Le pape François se rendra pour la première fois en Océanie en 2022

Publié le 23 Octobre 2021

Ouest-France.fr avec l’AFP nous montre que le pape avait annoncé début septembre qu’il se rendrait prochainement en Grèce et à Chypre, mais sans en préciser la date. C’est chose faite depuis le vendredi 22 octobre 2021. Le pape François a confirmé à l’agence de presse argentine Telam que ce voyage aurait lieu «le premier week-end de décembre». Il a également ajouté qu’il effectuerait son premier déplacement en Océanie en 2022, sans préciser dans quel(s) pays. Le pape François, qui aura 85 ans en décembre et a subi une opération du côlon en juillet, avait réduit drastiquement ses voyages l’an dernier en raison de la pandémie de Covid-19. Cette année, il a fait un voyage historique en Irak et s’est rendu en Slovaquie en septembre. Au total, il a effectué une trentaine de déplacements à l’étranger depuis son élection en 2013.

 

«Pour le moment, j’ai en tête deux voyages que je n’ai pas encore planifiés, au Congo et en Hongrie», a par ailleurs déclaré le pape à Telam lors de cet entretien réalisé à résidence Sainte-Marthe, où il réside. Il avait déjà fait une visite éclair à Budapest en septembre pour présider la messe de clôture du Congrès eucharistique international. Il ne s’agissait pas d’une visite d’État proprement dite, mais d’une participation à un événement spirituel, avec en marge du programme une rencontre commune avec le président Janos Ader et le Premier ministre Viktor Orban. Dans cet entretien à Telam, le pape a aussi évoqué des déplacements en Papouasie Nouvelle-Guinée et au Timor oriental, prévus initialement pour 2020 qui avaient dû être reportés.

 

Lors de sa visite en Grèce, il retournera sur l’île grecque de Lesbos, emblématique de la crise de l’accueil des réfugiés, où il s’était déjà rendu en 2016, avait-on appris mi-octobre auprès de l’archevêque local et du ministère grec des Migrations. Une délégation du Vatican a d’ailleurs visité le camp de migrants de Mavrovouni à Lesbos pour planifier ce voyage Prônant l’accueil sans distinguer la religion, ni le statut de réfugié ou d’exilé économique, le pape François avait marqué les esprits en avril 2016 à Lesbos, alors principale porte d’accès à l’Europe et où s’entassaient plus de 3000 migrants dans le camp insalubre et surpeuplé de Moria. «Nous sommes tous des migrants !» avait-il lancé, avant de ramener à bord de son avion trois familles musulmanes syriennes dont les maisons avaient été bombardées.

 

Au cours de cet entretien avec l’agence argentine, le pape François est également interrogé sur les enjeux du sommet du G20, qui doit se dérouler les 30 et 31 octobre à Rome. «Le sommet du G20 à Rome doit se pencher sérieusement sur les relations entre pays sous-développés et pays développés», estime le pape François, qui fustige une forme d’« asymétrie» dans les relations internationales. Il souhaite également que ce sommet contribue à «faire baisser les tensions dans le monde» pour contrer «l’escalade de violences» auquel le monde est selon lui confronté. «La voie de la violence est toujours une défaite pour tout le monde», prévient-il. Il invite les participants au G20 à se tourner vers les pays les plus pauvres ou marginaux : «On ne peut pas sortir de cette crise dans laquelle nous sommes entrés sans se tourner vers les périphéries.» Un message que le pape François aura l’occasion de rappeler vendredi 29 octobre, lors de ses rencontres avec le président américain Joe Biden et son homologue coréen Moon Jae-in (https://africa.la-croix.com/en-2022-le-pape-francois-veut-se-rendre-en-oceanie-en-afrique-et-europe/).

 

Évoquant une autre dirigeante, la chancelière Angela Merkel, qui s’apprête à quitter le pouvoir après 16 ans, le pape salue «l’une des grandes dirigeantes qui entrera dans l’histoire». Elle fut «un exemple de bon sens», salue le pape François. «Les femmes ont une sensibilité particulière pour mieux gérer les moments de conflit, poursuit le pape. Elles sont réalistes et ont la capacité d’imaginer des solutions et de les mettre en œuvre», ajoute-t-il, alors qu’il entretient depuis plusieurs années d’excellentes relations avec la chancelière. Il voit dans la figure d’Angela Merkel un «appel aux femmes qui ont une vocation politique» (https://africa.la-croix.com/en-2022-le-pape-francois-veut-se-rendre-en-oceanie-en-afrique-et-europe/).

 

Enfin, ce samedi 23 octobre 2021, le pape François a salué l'enseignement social catholique comme toujours à jour. C'est un «trésor de la tradition ecclésiastique» et en même temps une incitation à lutter ensemble contre les inégalités et pour les préoccupations des plus faibles. C'est ce qu'a dit le pape François devant les participants à une conférence de la Fondation Centesimus Annus au Vatican. Il a admis que cette approche - compte tenu d'un système économique souvent exploiteur - ressemblait souvent à une nage à contre-courant. "Mais rappelons-nous, nous ne sommes pas seuls. Dieu est proche de nous", a déclaré le chef de l'Église. Tous les chrétiens sont appelés à un amour illimité, à travailler ensemble pour le bien de tous, sans préjugés. De cette façon, les «murs de l'égoïsme et des intérêts» pourront être surmontés (https://www.domradio.de/themen/soziales/2021-10-23/schwimmen-gegen-den-strom-papst-franziskus-wuerdigt-katholische-soziallehre).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Église

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