L'archevêque de Paris a présenté sa démission au pape

Publié le 26 Novembre 2021

francetvinfo.fr avec l’AFP nous montrent ce vendredi 26 novembre 2021 que Michel Aupetit, l'archevêque de Paris, a proposé au pape de lui remettre sa démission, a-t-on appris auprès du diocèse de Paris. Ce dernier a admis que le prélat avait eu "un comportement ambigu" avec une femme en 2012, après des révélations de presse lui ayant attribué une liaison. "Il a proposé au pape de lui remettre sa démission" par "un courrier envoyé cette semaine", a affirmé le diocèse de Paris, confirmant une information du Figaro (article payant).

 

Sur son site internet, Le Point (article payant) affirmait que l'archevêque avait eu cette année-là une relation intime et consentie avec une femme, faisant référence à un courriel qu'il aurait envoyé par erreur et qui ne laissait pas de doute, selon l'hebdomadaire, sur la relation entretenue. Il ne s'agissait "pas d'une relation amoureuse" ni d'une "relation sexuelle", a assuré vendredi à l'AFP le diocèse. "Il s'en était ouvert à sa hiérarchie à l'époque." "Je reconnais que mon comportement vis-à-vis d'elle a pu être ambigu, laissant ainsi sous-entendre l'existence entre nous d'une relation intime et de rapports sexuels, ce que je réfute avec force", a répondu Michel Aupetit dans l'article du Point. Cette démission "n'est pas un aveu de culpabilité mais un geste d'humilité, une mise à disposition", a souligné le diocèse. Michel Aupetit fait ce geste aujourd'hui "parce qu'il comprend qu'il puisse y avoir un trouble chez les catholiques du diocèse", a-t-on ajouté.

 

Seul le pape peut décider d'accepter sa démission, de lui attribuer une autre fonction ou de reconduire l'archevêque. Pour prendre sa décision, le Vatican prendra un compte deux autres éléments : les révélations d'immeubles, souvent issus de legs d'une valeur de 700 millions d'euros,  qui n'apparaissent dans les comptes du diocèse de Paris, ni les revenus qu’ils génèrent grâce à un système de contournement de la loi en passant par une SCI ou par une autre association qui devient propriétaire de l’immeuble en question, permet aux diocèses de ne pas déclarer ces immeubles "interdits" et de les rendre invisibles (https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/ces-700-millions-deuros-de-patrimoine-qui-napparaissent-pas-dans-les-comptes-du-diocese-de-paris_4859007.html), et une perte de confiance au sein de sa communauté, évoque le Saint-Siège à France télévisions.

 

La réponse du pape peut prendre plusieurs semaines, le temps pour lui d’examiner et d’évaluer les raisons qui poussent un prélat a vouloir «remettre sa charge». Il peut refuser la demande. François avait ainsi d’abord opposé une fin de non-recevoir à plusieurs demandes de démission du cardinal Philippe Barbarin, mis en cause pour ses silences au sujet des agressions sexuelles d’un ancien prêtre. Il avait finalement accepté la démission en 2020, lorsque l’archevêque de Lyon avait été relaxé en appel. En juin, le souverain pontife a rejeté la demande de démission de l’archevêque de Munich, Reinhard Marx, qui souhaitait tirer les conséquences de l’«échec», selon lui, de l’Église quant à «la catastrophe des abus sexuels», notamment dans le diocèse de Cologne. Initialement, Mgr Aupetit ne souhaitait pas rendre publique sa demande «pour que le pape puisse prendre sa décision librement», a-t-on souligné au diocèse (https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/26/l-archeveque-de-paris-michel-aupetit-a-presente-sa-demission-au-pape_6103764_3224.html).

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

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A
La question de la "démission", ou ""remise de charge" (on notera l'embarras) d'Aupetit n'a rien a voir avec sa possible relation amoureuse passée (et alors ? tant mieux pour lui si ce fut). C'est sa gouvernance autoritaire, bureaucratique, son refus de dialogue permanent qui a mis dans cet état de déliquescence avancée le diocèse de Paris. Aupetit est non seulement une grave erreur de casting mais souligne cruellement l'obsolescence cléricale de la méthode de nomination des évêques.
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P
ALAIN CANTABOUS,<br /> <br /> Depuis Mgr Marty, Paris n'a pas eu le droit à des pasteurs, d'où les choix peu en phase avec la voie choisie par le pape François actuellement. Mgr Aupetit était un mauvais choix dès le départ, car il avait un profil conservateur et peu ouvert au dialogue, comme l'a montré la gestion du diocèse. Espérons que cette fois, le choix du prochain archevêque ne soit pas bassement politique.<br /> <br /> Merci et passe une bonne soirée.
P
Que Mgr Aupetit considère que c'est trop grave d'avoir un sentiment , voire des relations avec une femme au point de démissionner , montre dans quel état d'aberation se trouve l'église , alors que les crimes pédophiles sont à cacher , voire plus ou moins absouts . IL FAUT un enorme changement , sinon c'est la fin du catholicisme romain
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P
Pierre François,<br /> <br /> Le changement ne viendra pas des évêques nommé par Jean-Paul II et Benoît XVI, mais plutôt d'une nouvelle génération vouant des réformes plutôt que de sauver le système clérical, responsable d'avoir couvert les crimes des prêtres pédophiles. Un nouvel aggiornamento pour que l’Église s'ouvre au monde est souhaitable. <br /> <br /> Merci et passe une bonne soirée.