44 ans, et toujours là

Publié le 30 Avril 2022

Aujourd’hui, moi et mon frère nous fêtons nos 44 ans.

 

De bonne nouvelles sont venus comme la nomination de l’actuel archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich comme archevêque de Paris, le mardi 26 avril 2022, par le pape François, qui est réputé plutôt progressiste, on dresse de lui le portrait d’un fin gestionnaire, et il est connu pour sa fibre sociale se référant souvent aux encycliques du pape sur les questions sociales et environnementales, et pour son ouverture au dialogue et d’écoute au service de tous, tout en assurant qu’il serait « attentif et à l’écoute des peines [qu’ils ont] vécues ces derniers mois, ces dernières années avec le départ de [s]on prédécesseur» (https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/04/27/mgr-laurent-ulrich-le-nouvel-archeveque-de-paris-repute-plutot-progressiste_6123881_3224.html), et le fait que le pape François a demandé vendredi 29 avril à la commission pontificale pour la protection des mineurs de lui faire parvenir un rapport annuel sur la lutte contre le fléau de la pédocriminalité, car selon lui, il faut prendre un «nouveau départ» car il reste «encore beaucoup à faire» (https://www.ouest-france.fr/europe/vatican/pedocriminalite-dans-l-eglise-le-pape-francois-appelle-a-un-nouveau-depart-3b85ac42-c7b3-11ec-b486-9552f9f8b4a2).

 

Tandis, que la Conférence des baptisés (CCBF) monte au créneau pour défendre la démarche du chemin synodal allemand après que 74 cardinaux et évêques majoritairement américains qui voient un risque de “schisme”, ont signé une “lettre ouverte fraternelle” faisant part de leur “inquiétude croissante” à l’égard de celui-ci. La Conférence des baptisés (CCBF) voit dans celui-ci “un chemin d’avenir” et le fait savoir, car pour elle : “Ils veulent s’arrêter à une époque qui n’est plus la nôtre, analyse-t-elle. Nous avons déjà observé cette tendance chez les huit académiciens qui se sont manifestés auprès du Vatican contre le rapport Sauvé. L’Église est un lieu où il y a de très belles choses et d’autres qui ne le sont pas. Il faut être capable de regarder cet héritage”. Le chemin synodal prend le temps d’aborder les questions d’aujourd’hui, sans oublier celles qui ternissent son image, comme les crimes sexuels et les abus spirituels. Forte de 18 000 sympathisants et adhérents, la CCBF est fidèle à sa posture : “Ni partir ni se taire”. “Nous cherchons à générer un chemin d’avenir, pas à le figer ou à sauver ce qui ne peut plus l’être. Ce serait une perte d’énergie”, poursuit la présidente qui reconnaît, aussi, ne pas avoir les responsabilités d’un évêque. Justement, “une très grande partie du corps ecclésial et des responsables de l’Église catholique (…) pense que le chemin allemand est le précurseur courageux et vivifiant de cet autre chemin synodal qu’est le synode mondial des évêques sur la synodalité : elle veillera à ce que le ‘sensus fidei’ exprimé par les baptisés soit réellement pris en compte”, rassure le communiqué (https://www.reforme.net/religion/2022/04/28/chemin-synodal-allemand-le-soutien-de-la-conference-des-baptises-apres-lattaque-de-cardinaux-et-deveques/).

 

Le processus synodal enclenché par le pape François est porteur d’un renouveau, mais cela ne doit pas aller sans la participation des fidèles. Et comme le montre les questionnaires de la première phase du synode, les fidèles demandent notamment à l’Église d’être plus attentive aux personnes fragiles, plus à l’écoute et plus ouverte au dialogue (https://www.cath.ch/newsf/tessin-les-fideles-souhaitent-une-eglise-participative-et-ouverte/). Donc, comme pour la CCBF, nous n’allons ni partir, ni nous taire.

 

Merci !

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Église

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N
Bon anniversaire et merci pour votre blog que j'apprécie beaucoup et suis depuis longtemps !
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P
Nina Marzouki,<br /> <br /> Je vous remercie, cela fait toujours plaisir que notre travail plaise.<br /> <br /> Passez une bonne soirée.