Le pape renouvelle son appel à une trêve pascale

Publié le 24 Avril 2022

RFI.fr (https://www.rfi.fr/fr/europe/20220424-en-direct-guerre-en-ukraine-le-chef-de-la-diplomatie-am%C3%A9ricaine-attendu-%C3%A0-kiev) nous montre qu’à l'occasion de la Pâques orthodoxe, le pape François a demandé une fois de plus une trêve dans les combats en Ukraine et l'arrêt des attaques contre les populations. «La journée d'aujourd'hui marque les deux mois du début de cette guerre», le 24 février, a-t-il rappelé à l'issue de la prière dominicale devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre et dont certains brandissaient le drapeau ukrainien. «Au lieu de s'arrêter, la guerre a empiré. Il est triste qu'en ces jours qui sont les plus saints et solennels pour les chrétiens on entende davantage le bruit meurtrier des armes que celui des cloches qui annoncent la résurrection» du Christ, a ajouté le pape qui ne cesse de réclamer la paix en Ukraine et de dénoncer les souffrances des populations civiles. «Et il est triste que les armes prennent de plus en plus la place aux mots. Je renouvelle l'appel à une trêve pascale, le plus petit signe tangible d'une volonté de paix. Qu'on arrête les attaques pour soulager les souffrances des populations épuisées», a poursuivi le pape argentin.

 

LeMonde.fr (https://www.lemonde.fr/international/live/2022/04/24/guerre-en-ukraine-l-onu-appelle-a-une-treve-immediate-a-marioupol-pour-evacuer-les-civils_6123429_3210.html) nous montre que deux mois après le début de l’invasion russe, les Ukrainiens célébraient dimanche un Pâques orthodoxe sombre, certains bravant les bombardements pour recevoir les bénédictions rituelles et beaucoup d’autres s’efforçant de respecter les traditions d’une fête synonyme d’espoir.

 

À Lyman, sur la pluvieuse ligne de front dans l’est du pays, plutôt que de se saluer en souhaitant «Gloire à l’Ukraine !», les soldats recouraient à la phrase rituelle de cette journée, en lançant «Le Christ est ressuscité !», et leurs camarades de répondre «En vérité il est ressuscité !», rapporte l’Agence France-Presse. Dans la petite église orthodoxe du village, sous le feu régulier des obus russes, une cinquantaine de civils se sont regroupés dès l’aube pour la liturgie. Le grondement des artilleries ukrainienne et russe se fait entendre entre les psalmodies. «Si nous faisons les mauvais choix, les ténèbres nous ruineront, comme les ténèbres nous détruisent pendant cette guerre», déclame le prêtre dans son sermon. «Nous sommes reconnaissants pour l’aide humanitaire que nous recevons» et «reconnaissants envers la communauté qui prend soin des réfugiés» venus de la région voisine de Donetsk, a-t-il ajouté. Plus d’une dizaine de policiers en uniformes, certains en gilets pare-balles, les ont ensuite rejoints dans la petite église bleu pâle, chargés de paniers de brioches de Pâques à bénir.

 

À Boutcha, devenue symbole des massacres commis pendant l’occupation russe de la région de Kiev en mars, des habitants pleuraient leurs morts, rangés devant la fosse commune derrière l’église Saint-André. «Notre peuple vit sous les bombes, avec des larmes, de la tristesse et du chagrin, mais nous avons besoin de rayons d’espoir, et cette fête nous donne espoir», a commenté son prêtre, Andrii Golovine. L’heure du pardon pour les massacres que les Ukrainiens accusent les Russes d’avoir perpétrés à Boutcha - et qui se poursuivent ailleurs dans le pays - est cependant encore loin. «Il est essentiel que le mal soit jugé devant le tribunal de La Haye et que tous les criminels de guerre soient identifiés», dit le prêtre. Dans un message spécial pour Pâques dimanche, le président Volodymyr Zelensky en a aussi appelé à Dieu, lui demandant de «ne pas oublier Boutcha, Irpine, Borodianka» et d’autres localités où l’Ukraine accuse les forces russes d’atrocités. «Nos cœurs sont remplis d’une colère ardente, nos âmes sont remplies d’une haine ardente pour les envahisseurs et tout ce qu’ils ont fait, a-t-il lancé. Ne laissez pas la rage nous détruire de l’intérieur (…). Transformez-la en force bénéfique pour défaire les forces du mal.»

 

Le patriarche orthodoxe russe Kirill, allié du président russe Vladimir Poutine, a appelé samedi à prier pour une «paix durable» sans évoquer l’idée d’une trêve pour le week-end pascal des chrétiens orthodoxes. Les autorités ukrainiennes ont, elles, convié les fidèles orthodoxes à suivre les cérémonies de la veillée pascale orthodoxe en ligne, et à ne pas déroger au couvre-feu, redoutant des «provocations» lors des cérémonies qui attirent habituellement les foules (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-le-60e-jour-dinvasion-russe-20220424_ZQAF6VU3YFDRLN6KUVSQE5M72I/).

 

Ce dimanche, cela fait deux mois jours pour jours que les troupes de Vladimir Poutine ont lancé leur invasion de l’Ukraine. Une frappe russe sur des immeubles d’habitation à Odessa a fait au moins 8 morts et plus d’une dizaine de blessés civils samedi. La «perle de la mer Noire» avait été plutôt épargnée jusque-là, et des combats acharnés ont lieu autour de la ville de Kharkiv, dans le nord-est du pays, où les troupes ukrainiennes mènent une contre-offensive. Dans le Sud, à Marioupol, la Russie semble finalement déterminée à prendre le complexe sidérurgique fortifié d’Azovstal. Des membres du gouvernement américain, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken ainsi que le ministre de la Défense Llyod Austin, doivent se rendre dans la capitale ukrainienne pour la première fois depuis le début de la guerre. Ils doivent notamment discuter avec le président Volodymyr Zelenski au sujet des livraisons d’armes (https://www.liberation.fr/international/europe/en-direct-guerre-en-ukraine-retrouvez-les-dernieres-informations-sur-le-60e-jour-dinvasion-russe-20220424_ZQAF6VU3YFDRLN6KUVSQE5M72I/).

 

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

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