Publié le 26 Février 2011

Ce lundi l'archevêque de Dublin, Diarmud Martin, qui a ouvert les archives de l'Eglise à la justice irlandaise et souhaité que les prêtres pédophiles répondent de leurs actes, et le cardinal américain O'Malley, archevêque de Boston ont lavé les pieds de huit victimes d'abus sexuels à la manière du Christ lors de son dernier repas.

 

C'est après avoir écouté les rapports gouvernementaux qui décrivent les horreurs subies par les victimes de pédophilie, que les deux prélats ont fait ce geste, en signe de pénitence.

 

"Nous voulons faire partie d'une Eglise qui place les victimes à la première place - au dessus des questions d'intérêts propres, de réputation ou d'institution" a déclaré O'Malley chargé par le pape d'accompagner la réponse aux abus sexuels en Irlande et dont on connaît la sévérité en matière de pédophilie.

 

Ici, l'Eglise a une autre image, celle de l'Eglise servante et qui sait reconnaître ses erreurs, comme l'avait souhaité Jean-Paul 1er.

 

Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 23 Février 2011

affiche matthieuDans notre contexte de crise économique, un film m'a attiré le regard et c'est celui de Pier Paolo Pasolini réalisé en 1964, l'Evangile selon saint Matthieu. Un film dédié à Jean XXIII.

 

Ici pas de vision douce du Christ, on retrouve le discours enflammé de l'Evangile selon saint Matthieu. Pasolini a sans doute été inspiré par ce Christ pacifique qui n'est pas "venu apporter la paix mais le glaive" et qui est venu diviser la famille.

 

Ce Christ est agressif, menaçant, maudissant les puissants, haïssant la mauvaise propriété et menant son combat de façon déterminée, avec la colère de celui qui sait que son combat est juste et qui doit affronter les obstacles qu'on lui dresse sur son chemin. Les discours violents qu'il porte contre les villes comme Capharnaüm, Nazareth ou Jérusalem sont tels qu'on les retrouvent dans cet évangile.

 

Ici le Christ a une mine hagarde de guérillero, prophète exalté, vindicatif, homme du peuple en communion avec tous les révoltés. Le choix de l'acteur pour faire le Christ dans un étudiant espagnol luttant contre le franquisme et le fascisme s'avéra bon pour porter le message si révolutionnaire du Christ.

 

Pasolini devra affronter les intégristes lors de la sortie de son film. Et ces derniers n'utiliseront pas des méthodes très dignes comme lui balancer des oeufs pourris, se bagarrer avec lui ou l'insulter. Des méthodes qui ne grandissent pas ces croyants.

 

Un film très actuel remettant le message du Christ dans son contexte et dans le notre, alors ne vous privez pas de le voir pour ressentir enfin l'enseignement du Christ autrement.

 

Merci !

 

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Culture biblique

Repost 0

Publié le 19 Février 2011

jpi audL'Eglise comme l'a dit Jean XXIII plutôt que de condamner devrait être une Eglise des pauvres, une Eglise qui se fera servante et pauvre.

 

Où sont passées les belles idées lancées lors de l'ouverture du concile Vatican II le 11 octobre 1962.  

Ce tournant historique n'a pas été compris par ceux qui ont été à la tête de l'Eglise. Aujourd'hui une minorité essaye de fermer le concile dans la tradition. Beaucoup d'êveques ont eu la tentation de s'arrêter là, mais la suite des événements leur a donné tort.

 

Un concile trahit par le synode des évêques sur les 20 ans du concile Vatican II en 1985 qui réaffirma le principe hiérarchique et où l'on anbandonna l'ecclésiologie du Peuple de Dieu pour affirmer une vision conservatrice du Concile Vatican II afin de mettre au rencard la collégialité épiscopale.

 

Les fidèles attendent maintenant comme "signe des temps" un assouplissement de l'Eglise sur la morale sexuelle et le célibat sacerdotal, mais l'Eglise réaffirme la fermeté du magistère dans ce domaine. L'ordination des femmes reçoit une fin de non recevoir. Et le dialogue interreligieux s'avère terni depuis Dominus Iesus en 2000.

 

Aujourd'hui de plus en plus de fidèles en viennent à raison réclamer la convocation d'un concile Vatican III. Ce concile pourrait répondre aux questions laissées en suspens lors du concile vatican II.

 

La hiérarchie catholique devrait se souvenir de cette belle phrase de Jean-Paul 1er qui lui permettrait de parler d'une autre voie : "Si vous rencontrez une erreur, plutôt que de la déraciner ou de la pourfendre, voyez si vous pouvez la traiter avec patience et permettre à la lumière d'éclairer le noyau de Bon et de Vrai, qui en général ne manque pas de s'y trouver."


Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par OverBlog

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost 0