Publié le 30 Août 2011

L'Eglise catholique et la Fédération luthérienne mondiale préparent une déclaration commune pour 2017 sur la réforme, puisque cette année marque le 500e anniversaire des 95 thèses de Martin Luther. Le Cardinal Kurt Koch, président du conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a révélé cette information lors d’une interview à l'agence catholique allemande KNA.

 

Le document devrait interpréter le cas de la réforme, à la lumière de 2 000 ans d'histoire chrétienne, et de 1517, dont est venu la division des catholiques et des protestants. Selon le cardinal, la commémoration commune de la réforme pourrait être l'occasion d'arriver à une admission de culpabilité commune par les deux parties, dans le sillage d'une demande de pardon par le pape Jean Paul II en 2000, en raison du rôle que l'Église catholique a joué dans la «division de l'Eglise.» C’est aussi durant son pontificat qu’en 1998 les Églises luthériennes signent avec le Vatican ensemble un texte, la Déclaration commune sur la justification par la foi, sur une conception commune de la «justification par la foi». Ils parviennent ainsi à un accord sur l'un des points principaux de divergences issus de la réforme de Luther.

 

L’ancien évêque de Bâle voit un double aspect dans la Réforme dont le 500e anniversaire sera célébré en 2017. Sur le plan positif, une impulsion importante a été donnée pour un retour à la Parole de Dieu et à la place centrale de l’Écriture Sainte dans la vie de l’Église. De l’autre côté, la division de l’Église qui n’était pas l’intention de Luther. Le réformateur voulait le renouvellement de toute l’Église. Il ne voulait pas une nouvelle Église. La création de nouvelles Églises ne peut pas être vue comme une "réussite" de la Réforme. Mais, les catholiques et les protestants en sont largement responsables par leur refus du dialogue et la violence qui conduisirent aux guerres de religions au XVIe siècle.

 

«En l'absence de prise de conscience commune», le cardinal a dit, que «sans aucune purification commune de la  mémoire, et sans un aveu de culpabilité des deux parties, il ne peut y avoir, à mon avis, tout type de commémoration sincère de la réforme.» Le Cardinal souligne également que le pape Benoît XVI a personnellement demandé que le dialogue œcuménique ait un rôle plus central au cours de sa prochaine visite en Allemagne en septembre.

 

Une bonne nouvelle montrant que l’œcuménisme peut être réel quand on y met un peu de sien. L’Église peut ici montrer un autre visage bien plus noble quand elle sait parler à ses frères dans la foi.

 

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Publié le 28 Août 2011

Les réactions sur les blogs ne sont pas faites attendre depuis le début de la semaine, quand le Père John Lankeit, recteur de la cathédrale Saints Simon et Jude du diocèse catholique de Phoenix, a décrété qu’il ne voulait plus de filles servant à l’autel. Dans la capitale de l’Etat américain de l’Arizona, les opinions sur la question sont très partagées.

 

Pour se justifier, le Père John Lankeit explique que 80 à 95% des prêtres ont été servants de messe, bien qu'il ne connaisse pas le pourcentage de tous les servants de messe qui ont choisi le sacerdoce. Le recteur de la cathédrale a pris cette décision seul, l'évêque du lieu, Mgr Thomas J. Olmsted lui en ayant laissé la compétence, précise-t-il. Il semble que la cathédrale Saints Simon et Jude soit la seule paroisse du diocèse à interdire aux filles de devenir servantes de messe. Cette séparation est généralement justifiée par les évêques concernés comme un moyen de susciter les vocations sacerdotales, réservées aux garçons. Sans filles à l’autel, les garçons seraient moins distraits… Les filles, elles, doivent comprendre d’emblée qu’elles ont des tâches «féminines» à effectuer au sein de l’Église. C’e n’est pas vraiment une attitude très chrétienne que d’exclure les femmes de l’autel. L'église devrait être plus accueillante à l'égard des femmes ... Ce sont elles qui transmettent les préceptes éducatifs à leurs enfants, qui animent et assurent l'entretien des églises.

 

Le Père Lankeit déclare avoir pris cette décision pour promouvoir les vocations sacerdotales pour les garçons et les vocations religieuses pour les filles. Si sa décision a provoqué un choc pour certains catholiques locaux, explique-t-il, c'est qu'ils sont – peut-être sans le savoir – "davantage influencés par la société que par la doctrine de l'Eglise". Le vieux poncif que voici. Il faut rappeler que l’objectif visé par les groupes de servants d’autel a globalement évolué : bien plus que de «recruter» de futurs prêtres, il s’agit de faire participer et d’éveiller à une dimension liturgique les jeunes. Filles incluses.

 

Le recteur de la cathédrale propose aux servantes de messe renvoyées d'offrir leurs services comme sacristines. Il estime que sa décision est une manière d'honorer la dignité donnée par Dieu tant aux hommes qu'aux femmes. Elles prépareront notamment tous les objets liturgiques nécessaires pour la messe. Les femmes ne feront donc qu’une tâche subalterne. Cette vision de la femme me déplait et n’a plus rien à faire dans l’Église. Les femmes ont luttées pour l’égalité des droits dans les années 1960 et elles ont prouvées depuis longtemps qu’elles sont les égales de l’homme.

 

Et d'affirmer sur le site du diocèse www.simonjude.net que dans les diocèses et les paroisses où l'on fait "clairement la distinction et la complémentarité entre les hommes et les femmes, vous voyez croître les vocations", tant chez les hommes que chez les femmes. Citant des exemples dans le diocèse Lincoln (Etat du Nebraska) et dans une paroisse d'Ann Arbor, dans le Michigan, le Père Lankeit affirme que cette séparation a porté des fruits. A t-il des statistiques à avancer avant de donner des avis à l’emporte pièce ? Je peux dire que non.

 

Enfin, il faut rappeler que le service de l’autel, qui est une fonction de l’acolyte institué et qui peut être députée temporairement à d’autres ministres laïcs, n’est pas une suppléance du prêtre, n’est pas un degré dans le clergé et n’est pas en soi une préparation au ministère presbytéral. Ce ministère a au contraire été créé en 1972 pour favoriser la participation plus active et plus consciente du Peuple de Dieu dans la liturgie et pour distinguer plus clairement les ministères ordonnés et les ministères des laïcs. Donc rien, n’empêche les femmes de servir à l’autel, à part pour certains prêtres et évêques qui ont une vision dépassée des femmes datant des années 1950.

 

Pourtant le Vatican a donné son feu vert à l’engagement de filles (qui d’habitude ne servent pas la messe lors des célébrations au Vatican) pour servir la messe lors de la visite du pape à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne. Neuf servantes et huit servants de messe participeront ainsi à la prière avec les jeunes et à l’eucharistie finale, les 24 et 25 septembre. Ici le geste est beau et vient montrer que cette décision contestable.

 

Dire qu’un servant d’autel devient un futur prêtre est vraiment contestable, car certains sont pour la plupart jeunes et ne désire en rien mener une vie sacerdotale. Le renvoi des servantes d’autel est encore plus contestable, car elles sont une vision belle et constructive de la religion, ouverte sur le monde et montrant que l’Église sait donner des places aux femmes au sein de celle-ci. Désormais allont plus loin et acceptont de leur donner le lectorat et le diaconat et n’ayont pas peur de discuter de la prêtrise des femmes même si la hiérarchie la refuse.

 

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Publié le 25 Août 2011

Le supérieur de la Fraternité catholique intégriste Saint-Pie X, Mgr Bernard Fellay, se rendra le 14 septembre au Vatican pour rencontrer le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF). La tenue de cette rencontre a été confirmée le 23 août tel que le rapporte l'agence d'informations religieuses I-média. Il sera accompagné de ses deux assistants, les abbés Niklaus Pfluger et Alain-Marc Nely.

 

Mgr Bernard Fellay avait annoncé dès le mois de juin qu'il avait été invité à rencontrer le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le poste qu'occupait auparavant Joseph Ratzinger avant d'être élu pape.

 

Cette rencontre aura pour but d'évaluer la portée des discussions à huis clos entamées en octobre 2009 au siège de la CDF. Ces discussions portent sur l'interprétation du concile Vatican II (1962-1965) mais aussi, entre autres, sur le concept de tradition, le Missel de Paul VI, sur l'unité de l'Eglise, l'oecuménisme ou le rapport entre le christianisme et les religions non chrétiennes, affirme I-média. Il est indéniable que les lefebvristes ne lâcheront rien sur ces sujets et j’en suis persuadé.

 

Benoît XVI s'est montré soucieux de mettre fin à ce schisme. Le Vatican a publié ainsi en mai une instruction visant à faciliter la célébration de la messe en latin d'avant Vatican II, chère aux lefebvristes, à la condition que l'autorité du pape ne soit pas contestée.

 

Vatican Insider rapporte que le Vatican devrait soumettre à Mgr Fellay des protocoles d’accord sur l’interprétation du concile Vatican II selon l’herméneutique de la continuité, un point sur lequel Benoît XVI a insisté dès le début de son pontificat. Le concile Vatican II est le seul concile qui est vraiment novateur avec celui de Jérusalem et ne semble pas épouser la continuité voulue par Benoit XVI.

 

Mais début juillet 2011, le Vatican avait dû réaffirmer l'illégitimité de nouveaux prêtres de la Fraternité, ordonnés sans l'accord de Rome. Le 18 juin, alors qu’il célébrait l’ordination de plusieurs nouveaux prêtres au séminaire de Winona (Etats-Unis), Mgr Fellay, avait tenu des propos très durs contre une Eglise "pleine d’hérésies". Il avait fustigé la béatification de Jean Paul II, et critiqué la rencontre interreligieuse d’Assise (Italie), organisée en octobre 2011, 25 ans après la première rencontre convoquée par Jean Paul II. Nous voyons bien ici qu’aucun accord n’est possible.

 

Dans le cas où les difficultés doctrinales seraient surmontées, Rome pourrait proposer à la fraternité sacerdotale Saint-Pie-X l’institution d’un ordinariat semblable à celui créé à l’intention des anglicans désirant rentrer en communion avec Rome. De cette manière, la fraternité dépendrait du Saint-Siège, et plus particulièrement de la commission Ecclesia Dei, et pourrait conserver ses caractéristiques propres sans devoir en répondre devant les évêques diocésains.

 

Si le Vatican leur donne cela, alors les lefebvristes auront une arme contre le concile Vatican II et beaucoup de fidèles pourront craindre la suite des événements. Car je peux dire que les lefebvristes demandent la tolérance qu’ils ne donnent pas aux autres. Espérons que la hiérarchie va se réveiller.

 

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Publié le 23 Août 2011

On avait invité mon frère et moi avant de partir en vacances au Portugal à venir aux JMJ, nous avons poliment refusé ne se sentant pas proches de ces manifestations dont le message et la démesure ne nous plaisaient guère, tout en sachant que nous serions contrôlé par la hiérarchie du fait que nous n’avions pas participer aux catéchèses qui avaient été imposées aux JMJistes avant de venir et de faire face aux traditionnalistes qui auraient rendu ce voyage imbuvable pour nous.

 

Sur les routes portugaises le 05 août 2011 et entre le 07 août et le 13 août 2011 au Portugal, les JMJ étaient continuellement annoncées jusqu’à énerver celui qui écoutait Radio Renascença, la radio catholique portugaise. Je me suis rendu compte que l’Église attendait trop des JMJ et qu’elle ne connait pas bien les préoccupations actuelles des jeunes.

 

En arrivant le 14 août 2011, à Fatima, j’ai vu ces jeunes JMJistes Portugais, Brésiliens, Américains, Asiatiques, Mozambicains et Cap Verdiens. Voir des jeunes sourirent tout le temps alors que le Portugal est actuellement dans une situation de crise telle qu’on ne peut l’imaginer qu’en y allant. Je peux vous dire qu’il n’y a pas de quoi sourire.

Oui, les progressistes vont aussi à Fatima, car c’est un endroit chaleureux où j’aime me ressourcer. J’aime beaucoup moins l’Église de la Santíssima Trindade qui est vraiment moche.

 

Le 15 août 2011, j’apprends que les JMJ ont fait participer beaucoup de paroisses espagnoles et on s’attend à l’arrivée de 1,5 millions de jeunes impatient de voir le pape. A l'heure où, de l'aveu même de l'Eglise, la foi est "fatiguée" et où le scandale des prêtres pédophiles conduit des milliers de croyants en Occident à rompre, le rassemblement de Madrid serait l'occasion de redonner du lustre à l'institution.

 

Le 16 août 2011, je vois que les JMJ ont un but celui de montrer que les jeunes ont leur place dans l’Église et que le pape est un bon guide. Il faut être sérieux, cette idée tient de l’illusion. La présence d’évêques au milieu de jeunes n’annonce rien de bon et sent un mouvement contrôlé par la hiérarchie. Et avant d’y participer les jeunes JMJistes ont subi une série de catéchèse pour bien les mettre sur le même plan que la hiérarchie. Des jeunes qui obéissent au lieu de poser les questions qui dérangent, cela ne donnera rien de bon. Les pèlerins ont dans leur sac à dos le "Youcat", catéchisme dans un langage moderne et compréhensible. Ils peuvent écouter des centaines de catéchèses, débattre, assister à des spectacles divers.

J’apprends que le pape a invité les jeunes athées à venir, ce qui est terriblement drôle. Ces mêmes jeunes qui défilent à la Puerta del Sol en demandant à vivre dans une Espagne laïque ?

 

En ce 17 août 2011, j’ai vu l’opposition de beaucoup d’associations laïques contre les JMJ, car le coût de 100 millions d’€uros est exorbitant pour un pays en crise et ils pensent peut être à raison qu’un partie des frais sera payée par les contribuables. Les organisateurs des JMJ minimisent ce constat en disant que rien ne sera payé par les contribuables. Cela me rappelle les JMJ de Cologne, où on ne devait rien payer aussi, et c’est l’Union Européenne qui les a financés. Et où l’UE trouve l’argent, dans nos impôts bien sûr. Une belle promesse de plus.

 

Une manifestation de protestation sera mobilisée contre Benoit XVI pour protester du coût que devront payer les contribuables espagnols. Ils se plaignent également à raison que lors de ses visites Benoit XVI a toujours essayé d’influencer la politique du pays. Un étudiant mexicain pro-Benoit XVI voulait faire du gaz pour s’en prendre à la manifestation. Heureusement, tous ceux qui soutiennent Benoit XVI ne sont pas comme lui, car ils ont du bon sens et acceptent la critique. En réponse la police se mobilise, ce qui est ridicule, car ce mouvement ne menace en rien Benoit XVI.

Durant la soirée, j’ai été ravi de voir entre 3 et 5000 manifestants contre l’arrivée de Benoit XVI pour montrer que l’Espagne est un État laïc. On voyait parmi eux des jeunes prêtres. Cela montre que les JMJ ne sont pas soutenues par tous les Espagnols. Des affrontements ont eu lieu avec la police, car des jeunes JMJistes criaient "Vive le pape" ou priaient au passage des manifestants protégés par la police, ce qui n’est pas très honorable, sans que les manifestants s’en prennent à eux. On compte 11 blessés parmi les manifestants et 8 ont été jetés en prison. Les manifestants ont réussi malgré tout à manifester pacifiquement et à montrer que toute l’Espagne n’attendait pas Benoit XVI.

 

Benoit XVI vient de descendre de son avion le 18 août 2011 accueilli par le roi et la reine d’Espagne. Á l’intérieur de l’avion, Benoit XVI avait dit aux journalistes présents que l’homme devait être au centre de l’économie et donner à l’économie des valeurs éthiques. L’économie n’aucune valeur, ce dont elle a besoin c’est de règles. Mais Benoit XVI a visé juste.

Son premier discours aux JMJistes a été de leur dire de ne pas refuser l’Église. La déception est grande, car quand on est sans emploi, on s’attend à des propositions plus ambitieuses. Benoit XVI a demandé aux jeunes de ne pas abandonner leur foi et les a appelé à ne pas avoir peur d'afficher leur foi au grand jour.

Durant, la soirée, 3 à 5000 jeunes du mouvement des «Indignés» continuent à manifester et à se faire matraquer par la police. Ils se plaignent de la mobilisation policière et je ne leur donne pas tort.

 

Le 19 août 2011, le pape a commencé une longue série de rencontres au palais de la Zarzuela avec le roi Juan Carlos et la reine Sofia, entourés de leurs enfants et petits-enfants. Ensuite, il s'est rendu au monastère de San Lorenzo à l'Escorial, à 50 kilomètres de Madrid. Benoit XVI a parlé à 1600 religieuses âgées de moins de 35 ans, voilées de blanc, de gris ou de noir et appartenant à de nombreuses congrégations, du relativisme et de la médiocrité qui «impose la nécessité de cette radicalité», leur a lancé le pape, les remerciant pour leur rôle dans l'éducation, la santé, l'engagement missionnaire, la paix, "leur engagement en faveur de la vie". Ne devait-il pas ne pas parler de politique ?

Dans la foulée, il rencontra des milliers d'universitaires catholiques de moins de 40 ans. Il leur demanda de résister à une conception utilitaire de la recherche, détachée de l'éthique. Il vise ici les lois sur la contraception, l’avortement et celle qu’on essaye de mettre en place pour l’euthanasie. Ces lois ont été votées et on ne pourra pas revenir en arrière.

Benoît XVI déjeuna à la nonciature avec douze jeunes - six garçons et six filles-- des cinq continents, une tradition à chaque JMJ, avant de recevoir la visite du premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. La journée s'acheva par le Chemin de croix, de la Place Colon jusqu'à Cibeles, un parcours de 700 mètres où ont été installées les 14 stations. Les jeunes pèlerins catholiques y ont été appelés à intervenir contre toutes les souffrances et injustices, y compris les crimes sexuels contre les enfants. Une bonne chose, car c’est dans ce sens qu’est le plus visible la foi chrétienne.

 

J’ai pu voir des JMJistes peu convaincu par les confessions en plein air et le côté un commercial des JMJ. D’autres ont bien vu le côté missionnaire se cachant derrière les JMJ, par la présence de nombreux ordre religieux. Certains viennent pour voir le pape, d’autres sont venus pour faire des rencontres et s’amuser avec leurs amis. On pense malgré tout que les Espagnols devront payer une partie des JMJ sur un coût de 50 millions d’€uros.

 

Le 20 août 2011, le pape avait commencé sa journée dans le parc du Retiro, où il a confessé quatre jeunes pèlerins. Il s'est ensuite adressé à 6 000 séminaristes à la cathédrale de La Almudena, leur demandant de "ne pas se laisser intimider par un environnement qui prétend exclure Dieu". Non, une société laïque n’exclut pas Dieu, il lui donne sa place dans le domaine religieux.

Dans la sacristie de la cathédrale, Benoît XVI avait été salué par le chef de l'opposition conservatrice espagnole, Mariano Rajoy, après avoir eu la veille un entretien avec le chef du gouvernement socialiste, Jose Luis Rodriguez Zapatero, alors que des élections sont prévues en novembre en Espagne. Il a ensuite visité un institut où se trouvaient de jeunes handicapés mentaux et physiques associés aux JMJ.

 

Le soir, un violent orage avait perturbé la veillée, arrachant la calotte blanche du pape, qui avait eu de sérieuses conséquences sur l'organisation. Sept pèlerins ont été légèrement blessés quand s'est écroulée l'une des 17 tentes où l'adoration du Saint-Sacrement était proposée aux jeunes. D'autres tentes où les hosties étaient entreposées ont été endommagées. Le pape n'avait pas semblé déstabilisé par le violent orage. Il était resté souriant, sous un grand parapluie blanc. J’avais trouvé ça drôle, mais sans plus, le pape a eu autant d’humour que moi et c’est bien de le voir sourire un peu. Heureusement les blessés vont bien.

 

Sur une aire d’autoroute, j’ai vu des JMJistes faire de l’autostop pour revenir chez eux à Nantes. Si Benoit XVI les avait convaincu, il serait peut être restés jusqu’au bout.

 

Finalement le 21 août 2011, Benoît XVI a célébré la messe de clôture devant plus de 1,5 million de fidèles pour clore les 26e Journées mondiales de la jeunesse, à Madrid, dans la matinée du 21 août. Le pape avait exhorté les jeunes à ne pas «suivre Jésus en solitaire» et à ne pas avoir peur d’annoncer la foi. Il nous annonça également que les prochain JMJ se passeront à Rio de Janeiro en 2013.

 

Je peux le dire, les JMJ ne m’ont pas convaincu tant cela ressemblait à un énorme spectacle organisé pour montrer la force de l’Église. Elles ne feront pas revenir les jeunes à l’Église, comme je l’avais vu pour les JMJ de Paris en 1997. Malheureusement pour ceux qui glosent sur ces manifestations de masse, ces 1,5 millions de jeunes ne sont pas tous les jeunes catholiques et ils se rendront compte que le résultat des JMJ ne sera pas aussi fameux qu’ils le pensent. Ce dont nous avons besoin c’est d’une Église humble et pauvre proche des pauvres et pas d’un immense spectacle plein de démesure.

 

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Publié le 3 Août 2011

Avant de partir, je vous propose cet article car je ne pourrai pas le faire le 15 août, car je pars en vacances.
Il faut savoir d'abord que la fête de l'Assomption de Marie célèbre un dogme propre à l'Eglise catholique, et qui concerne la Marie, la mère de Jésus. Selon laquelle le corps de Marie, après sa mort, fut emportée au Ciel et ne connut donc pas la corruption, comme pour Jésus, son fils. Ce qui explique l'utilisation du terme « assomption » qui provient du verbe latin assumere, qui signifie « prendre », « enlever ». Son équivalent orthodoxe, s'appelle la Dormition de Marie, qui n'est pas un Dogme. Cette fête est célébrée dans les deux confessions le 15 août.
 
Ses origines sont très obscures car on n'en a aucune mention dans les textes du Nouveau Testament et encore moins dans les écrits chrétiens du IIe au Ve siècle, Marie disparaissant de l'histoire de l'Église après sa mention dans Actes 1, 14, au point qu'en 378, Epiphane de Salamine dans son ouvrage Panarion (notice 78 contre les antidicomarianites) dit qu'il ne peut pas affirmer que la vierge est morte ou non mais que si elle est morte sa mort a été heureuse. Tout ce qui suit reste du domaine de la supputation. D'ailleurs, les textes apocryphes du Transitus Mariæ, daté du Ve siècle, Grégoire de Tours, au VIe siècle, et Jean Damascène au VIIIe siècle, ne nous sont pas ici d'une grande utilité, sauf pour nous apprendre que Marie serait morte à Jérusalem, et aurait été enterré dans le Jardin de Gethsémani, au Mont des Oliviers.
L'Assomption de Marie, une fête avant d'être un dogmeMais même pour ces deux informations, elles peuvent être relativisées. Il vaut donc mieux faire preuve de prudence, et essayer de restituer les événements avec le peu que nous apprend le Nouveau Testament et les écrits patristiques. D'abord, Marie a probablement vécut avec les « frères de Jésus », aux côtés desquels elles se trouvent dans le Cénacle après l'Ascension dans Actes 1, 14, et elle était probablement présente lors de la Pentecôte, comme l'indique le « tous ensemble » de Actes 2, 1. Sa demeure possible était probablement la même que celle où demeurait le frère de Jésus, Jacques, qui dirigea l'église de Jérusalem et la première communauté chrétienne de 30 à 62. Sa mort dut se passer avant ou pendant la persécution soit contre les Héllénistes, en 36, soit d'Hérode Agrippa entre 41 et 44 car on ne parle pas d'elle à ce moment là, la tradition situant sa mort entre 40 et 42 serait en faveur de cette théorie. Elle semble avoir été un des membres fondateurs en qualité de témoins de la Résurrection du Christ, et l'une des chefs de cette dernière. Le rôle de prophétesse que lui attribuent certains historiens n'est pas impossible. De plus en tant que Mère du Messie elle était donc très estimée comme le montre sa récurrence dans l'Évangile de Jean, où elle est la plus citée des Quatre évangiles. Elle est probablement morte, entouré de sa famille et de proche, peut-être Thomas, qui pourrait avoir été plus proche que l'on ne pense de la famille de Jésus comme le montre le dit 13 de l'évangile de Thomas. Mais probablement pas tous les Douze. On ne sait pas si cette mort a marqué la communauté naissante. Mais vu le silence, on peut en douter, mais il se peut aussi que les choix de l'auteur des Actes des Apôtres ne se portaient que sur quelques événements significatifs, dont la mort de la mère de Jésus ne faisait pas partie. D'autant que la place qu'elle prend dans l'évangile de Jean est significative de l'importance qu'elle prit dans l'Église chrétienne naissante, peut-être parce que l'auteur avait grandi dans un milieu converti par les missionnaires judéo-chrétiens. Il faut se rappeler qu'il en fut de même pour les Quatre évangiles pour la mort de Joseph, son époux, qui a pourtant dû être significative pour Jésus. Si elle est morte un sabbat, la tradition que rapporte Juvénal prend de la consistance, car Thomas aurait pu être chargé par la famille au moment de la persécution de transférer le corps de Marie du tombeau où elle avait été déposé peut-être sur le Gethsémani, comme le rapporte la tradition, au tombeau familial peut-être à Nazareth, et non parce qu'il aurait été en retard.
Après, c'est la tradition qui prend le relais. D'après moi, au départ, le récit était un récit de tombeau vide, tel que le rapporte Jean Damascène au VIIIe siècle, d'après le récit de Juvénal, patriarche de Jérusalem entre 418 à 458. Thomas entre alors dans le tombeau et découvre qu'elle est vide. Tout ce qu'il reste sont les linges autour de son corps. Et probablement le récit s'arrêtait là tout comme celui de l'évangile de Marc. Il n'y avait aucune allusion au fait que Marie aurait été enlevée au Ciel.
 
On ne sait pas trop quand émerge les premiers récits de la Dormition de Marie, mais il est possible que ce ne soit qu'après le Concile d'Ephèse en 431, où Marie fut reconnu Theotokos, Mère de Dieu. La piété populaire a tout de suite fait sienne cette affirmation des théologiens et ne pouvait concevoir que Marie avait connut après sa mort, la fameuse Dormition, la corruption corporelle, à l'image de son fils. Ce qui peut expliquer l'apparition au milieu du Ve siècle peut-être en Egypte d'un ensemble d'écrits apocryphes, sur le Transitus Mariæ, Passage de Marie, parmi lesquels le transitus Mariae, du pseudo-Méliton et le Livre de la Dormition (Koimesis) de la Sainte Mère de Dieu par le pseudo-Jean.
L'Assomption de Marie, une fête avant d'être un dogmeLe récit était le suivant. Divinement averti, sur le mont des Oliviers, par un ange de sa mort prochaine, Marie meurt, entourée des Apôtres de Jésus, revenu miraculeusement de Mission. Jésus vient chercher son âme qui est confiée à l'archange Michel. Ses apôtres enterrent Marie au pied du mont des Oliviers, puis quelques jours plus tard, Jésus vient chercher le corps, corps et âme se trouvant dorénavant au Paradis.
Un bon récit pour la piété populaire, à tel point qu'après le Concile de Chalcédoine en 451, peut-être pour calmer ce mouvement, Marcien et Pulchérie, les co-empereurs de Constantinople, demandèrent le corps de Marie au patriarche de Jérusalem, Juvénal. Celui-ci fit preuve d'intelligence. D'après Jean Damascène qui rapporte le récit, il aurait dit que Marie est morte, entourée des apôtres, sauf Thomas, qui était en retard. Celui-ci demanda à voir sa tombe qu'il trouva inoccupé, d'où que les apôtres conclurent qu'elle était montée au Ciel. Marcien et Pulchérie firent donc élever une première église de la Dormition de Marie sur le site présumée de la tombe de Marie dans le mont des Oliviers, dans le jardin de Gethsémani. Si l'on suit une hagiographie, la Vie de Saint Théodose, la fête de la Dormition pourrait avoir été célébrée en Palestine avant l'an 500, ce que pourrait confirmer la célébration de « La commémoration de la sainte mère de Dieu » qui avait lieu, semble-t-il, dans l'église de la Dormition de Marie de Jérusalem suite à sa fondation tous les 15 Août. Celle-ci était précédée d'un jeûne.
Inquiet de la place prise par cette fête qui n'était fondé sur aucune source biblique et pastorale, le pape Gélase Ier condamne les Transitus Mariae en même temps que d'autres écrits apocryphes en 495-496, mais il est bien trop tard, car ces récits continuent à circuler et à alimenter la piété populaire au point que cette tradition orientale franchit bientôt l'Orient. La fête de la Dormition de Marie est ainsi connue en Gaule et en Égypte dès le VIe siècle où elle est célébrée le 18 janvier. La date proche de l'épiphanie avait été vraisemblablement choisie en ne gardant que le sens strict de maternité divine. On trouve aussi des martyrologes dans lesquels la fête est marquée pour le 23 Septembre.
La fête fut fixée définitivement le 15 août en Orient par l'empereur byzantin Maurice (588-602), suite à la consécration d'une autre Église à Gethsémani, qui venait remplacée la précédente, et qui l'étendit à tout son empire.
 
La fête, qui était cantonnée à quelques îlots en Occident, se développa progressivement, mais avec beaucoup de lenteur, car la Dormition de Marie s'appuyait sur des récits apocryphes dont on se méfiait avec raison. D'ailleurs, c'est Grégoire de Tours, vers 594, qui est le premier à en faire une mention et à en donner la première formulation théologique en Occident, en s'appuyant justement sur les Transitus Mariae. En Orient, ce sera Méthode, patriarche de Jérusalem de 632 à 634, l'église qui fut à l'origine de la fête de la Dormition de Marie, qui va promouvoir ce concept à l'ensemble de l'église : « À titre de très glorieuse mère du Christ, l'auteur de la Vie et de l'Immortalité, Marie est vivifiée dans l'incorruptibilité éternelle de son corps, par celui-là même qui l'a ressuscitée du tombeau et l'a élevée jusqu'à lui de la manière que lui seul connaît » (Dormition de la bienheureuse Vierge Marie n°14). Au même moment, Timothée, un prêtre de Jérusalem (VIe - VIIe siècle) présumait que « la Vierge est jusqu'à présent immortelle (c'est-à-dire n'est pas morte) ». Une théorie que ne fera pas l'unanimité. Mais le concept d'Assomption après la Dormition ne semble pas prendre avant le VIIIe siècle en Orient et le XIIe siècle en Occident, sa mort était alors semble-t-il universellement reconnut par les savants chrétiens, la liturgie et la tradition
Le pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople, est le premier à célébrer cette fête à Rome le 15 août sous le nom de « Dormition de Marie » et le pape Serge Ier l'établit parmi les quatre fêtes mariales que doit célébrer tout chrétien avec l'Annonciation, la Nativité et la Purification. Elle prend le nom de Pausatio (Repos) dans un évangéliaire, datant de 740, puis d'Assumptio Sanctae Mariae, Assomption de Sainte Marie dans un missel ou sacramentaire de 770, nom sous lequel la connaisse les catholiques actuellement, qui affirme : « Elle a subi la mort temporelle, mais n'a pas été soumise à ses liens ». Cette dénomination se retrouve dans le sacramentaire envoyé par le pape Adrien Ier à Charlemagne entre 784 et 791. Cette fête était rendue solennelle par une procession nocturne qui allait de Saint-Adrien-au-Forum à Sainte Marie-Majeure, et par une vigile et un jeûne. A Rome aussi se trouvait une fresque (encore visible) représentant l'Assomption dans la basilique souterraine de Saint-Clément.
C'est au même moment qu'en Orient, des savants chrétiens prennent pour la première fois parti sur la question. Le premier est semble-t-il Jean Damascène (676-749) qui défend nettement ce concept : « Il fallait que celle qui avait conservé sans tache sa virginité pendant l'enfantement, conservât son corps sans corruption même après la mort... Celle qui avait hébergé le Verbe de Dieu en son sein, ne pouvait qu'être logée dans la demeure de son Fils » (Homélie pour la Dormition II, 3, 14, PG 96, 723-726). Il faut dire que l'environnement où il avait été élevé le prêtait à cette croyance, lui et son père avant lui, occupait le poste de chancelier impérial de l'empire islamique des Omeyyades, et que pour celui-ci une ascension corporelle de Muhammad dans le ciel était la politique officielle, puisque une sourate du Coran, le Voyage Nocturne, rapporte une montée au ciel de Muhammad après sa mort. Une position qui prend presque un caractère officiel quand Germain, patriarche de Constantinople de 715 à 730, la défend : « La mère de la Vie devait elle-même demeurer avec la Vie ; la mort ne pouvait être pour elle qu'un sommeil, et l'Assomption comme un réveil pour la mère de la Vie » (Homélie pour la Dormition, PG 98, 346-347). Toutefois, elle ne prit jamais le caractère d'un dogme comme il en sera plus tard dans l'Église catholique.
En 813, le Concile de Mayence rend la fête obligatoire à tout l'empire franc. En 847 une octave est jointe à cette solennité par le pape Léon IV, et en 863, le pape Nicolas Ier plaça la fête de l'Assomption au même plan que les fêtes de Noël et de Pâques.
Toutefois, l'Assomption en tant que doctrine ne semble pas prendre alors en Occident, où les textes sur lesquels ils reposaient étaient alors vu avec méfiance. D'ailleurs, le martyrologue du moine Usuard, datant de 875, en reprenant le pseudo-Jérôme, prend partie en faveur de la Dormition contre l'Assomption. Il sera d'ailleurs repris par Rome, ce qui peut expliquer la difficulté qu'a eut une doctrine de l'Assomption à émerger. On a donc juste alors officialisé la culture populaire qui en avait émergé.
Au même moment apparaît une nouvelle tradition sur la Dormition de Marie, dont la première allusion se situerait à la fin du IXe siècle dans un manuscrit syriaque dans lequel Marie aurait suivit l'apôtre Jean, auquel le Christ, sur la croix, l'avait confié, et y serait morte. Les seules autres sources pré-modernes sont trois auteurs syriaques des XIIe et XIIIe siècles. On situait sa Dormition dans le lieu qu'on appelle aujourd'hui la « Maison de Marie ».
 
Ce n'est qu'au XIIe siècle que les choses évolueront. Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux de 1115 à 1153, directeur de conscience de l'ordre cistercien, portait une dévotion particulière à la Vierge, qu'il nommait Notre Dame, et dont il chercha à développer le culte dans toute la Chrétienté. Cette dernière devient alors la figure de la Chrétienté franque.
On peut alors comprendre alors le réveil du débat sur l'Assomption de Marie. Bernard de Clairvaux sera le premier à discourir à ce sujet dans ses Sermons sur l'Assomption : « S'il est pour toute chair un temps pour parler, s'écrie-t-il, c'est bien aujourd'hui où la Mère du Verbe fait chair est enlevée aux cieux... La piété ne souffre pas que nous taisions aujourd'hui la gloire de Marie » (4e Sermon sur l'Assomption, Seuil, 1953, p. 1003). Un argument de poids vient alors soutenir cette doctrine, le traité Liber de assumptione, attribué à Augustin d'Hippone, qui acceptait l'Assomption corporelle de Marie et fut probablement écrit en réaction au Pseudo-Jérôme.
L'Assomption de Marie, une fête avant d'être un dogmeMais c'est surtout à partir du XIIIe siècle que cette doctrine prend forme, lorsque les théologiens se déclarèrent en sa faveur. Le franciscain portugais, Antoine de Padoue, custode de Limoges en 1226 et provincial d'Italie du Nord de 1227 à 1231, prend position en ces termes : « Vous savez clairement que la Vierge Marie a été élevée au ciel dans son corps. De la même façon que Jésus Christ est ressuscité en triomphant de la mort et est monté à la droite du Père, ainsi pareillement est ressuscitée aussi l'Arche de sa sainteté, lorsque la Vierge Marie a été élevée dans la demeure céleste » (Serm. In Assump. B.V.M). Le Dominicain, Albert le Grand, maître de théologie à l'Université de Paris de 1245 à 1248, maître régent de l'École supérieure de théologie (Studium generale) de 1248 à 1254, et évêque de Ratisbonne de 1260 à 1263, prend également position sur le sujet : « Il est clair que la bienheureuse Mère de Dieu a été élevée en son âme et en son corps au-dessus du chœur des anges » (Mariale, q. 132). Son disciple, Thomas d'Aquin, maître régent à Rome de 1265 à 1268 et du studium generale de Naples de 1272 à 1273, fera de même en ces termes : « le corps de Marie a été élevé au ciel avec son âme » (MD n°511). Et de même son contemporain, le franciscain Bonaventure de Bagnoregio, ministre-général des franciscains de 1257 à 1273 et cardinal-évêque d'Albano de 1273 à 1274 : « Dieu n'a permis en aucune façon que le corps de Marie fut réduit à la corruption ou tombé en cendres. Il est donc évident que c'est en son âme et en son corps qu'elle se trouve au ciel : sans quoi elle n'aurait pas la jouissance béatifique achevée » (Sur le Cantique 8, 5).
La culture populaire put donc, sous la caution des théologiens, développer certaine forme plus expressive de foi en l'honneur de l'Assomption de Marie, mais il faudra attendre le XVe siècle avec l'apparition en France de la première procession de l'Assomption. A l'occasion d'une victoire remportée sur les Anglais qui furent obligés de lever le siège de la ville en 1443, la procession de l'Assomption fut instituée à Dieppe. Par la suite, peut-être en réaction à la Réforme protestante qui ne reconnait pas l'Assomption de Marie car elle n'est fondée sur aucune source biblique ou patristique (tel que le démontre le fait que l'archevêque de Cantorbéry, Thomas Cramner n'hésita pas à l'enlever du Book of Common Prayer de l'Église établie d'Angleterre de 1552), se développe à la fin du XVIe siècle en Italie une procession pour le 15 août, qui existe toujours comme nous le verrons plus bas.
C'est donc dans le même esprit que le pape Pie V, lors de la réforme du Bréviaire (1570), enleva les citations du « pseudo-Jérôme », qui ne prenaient partie contre l'Assomption corporelle et remplacés par d'autres qui défendaient ce point de doctrine.
Cette fête prendra de l'importance en France surtout à partir de 1638, le roi Louis XIII, lors ce qu'il eu la certitude d'avoir un enfant (Louis XIV né en 1638) après 22 ans de mariage, à la suite d'un vœu fait à Toulouse, en reconnaissance consacre sa personne et son royaume à le Vierge Marie par une déclaration donnée à Saint Germain en Laye le 10 février 1638. Il demande également que des processions aient lieu en son honneur le 15 Août dans chaque paroisse. L'Assomption devient une fête nationale, d'autant que la consécration du royaume de France à Marie fut confirmée par Louis XIV en 1650 et par Louis XV en 1738.
Mais celui que l'on surnomma le pape des Lumières, Benoit XIV (1740-1758) prend alors fermement position contre l'Assomption dans De festis Domini Nostri Jesus Christi et Beatae Virginis Mariae avec de très bons arguments : « L'assomption de la bienheureuse Vierge n'est pas un article de foi... les textes de l'Ecriture que l'on a l'habitude de citer en sa faveur peuvent être interprétés autrement et la tradition ne suffit pas pour élever cette doctrine au rang des articles de foi... ». Ce qui explique certainement pourquoi on en entendit plus parler avant 1849.
L'Assomption de Marie, une fête avant d'être un dogmeEn 1801, après le Concordat, L'Assomption devient une des quatre fêtes d'obligation, c'est-à-dire chômées pour célébrer Dieu, Jésus, la Vierge et les Saints avec Noël, l'Ascension et la Toussaint. Napoléon Ier naît le 15 août 1769, en fit, par le décret du 19 février 1806, sa fête officielle, la « Saint-Napoléon ». Selon l'hispaniste français Damas-Hinard (1805-1870), « le pape Pie VII proposait à l'empereur de canoniser un Bonaventure Bonaparte, mort obscurément dans un cloître. » Mais Napoléon préféra s'inspirer d'un personnage historique à l'existence contestée (Saint Neopolis aurait été un martyr vivant au IV° siècle avant Jésus Christ.), l'objectif de l'Empereur était, en effet, d'opérer une sorte de syncrétisme entre une fête religieuse, l'Assomption, et une célébration étatique, la Saint Napoléon. C'est ainsi que la fête nationale, du moins jusqu'en 1815, continua à être célébrée le 15 août.
Evidemment abandonnée lors de la Restauration, la Saint Napoléon ne fut célébrée que par les milieux bonapartistes, nostalgiques de l'Empire, la fête de l'Assomption retrouvant son rôle religieux. En 1852, devenu Empereur suite à un coup d'Etat, Napoléon III décida d'instituer cette fête par décret. Festivité aussi bien laïque que chrétienne, le 15 août resta la fête nationale jusqu'en 1870, date de l'entrée en guerre contre la Prusse. Suite à ce conflit désastreux pour la France, la république fut proclamée, et la Saint Napoléon disparut pour de bon.
Les nouveaux dirigeants, aussi hostiles à l'Empire qu'à l'Eglise, décidèrent en mai 1880 que la fête nationale serait désormais fêtée le 14 juillet, ce qui donna naissance à notre fête nationale actuelle, alors qu'étrangement au Canada d'anciens colons français, les Acadiens choisirent le 15 août 1881 Notre Dame de l'Assomption pour sainte patronne. Le 15 août est depuis pour eux un jour férié, équivalent de notre fête nationale.
Le 15 août est resté également un jour férié en France après la séparation de l'Église et de l'état en 1905, mais aussi en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, au Luxembourg, en Pologne, en Autriche, en Bavière et en Grèce, mais elle ne l'est pas dans les autres pays d'Europe et particulièrement dans les pays protestants. En effet, refusant toute exégèse sur la question car ne prenant en compte que ce qui est relaté dans les livres seuls considérés comme inspirés de Dieu, le protestantisme refuse cette doctrine, ou croyance dans laquelle il voit une nouvelle tendance de l'Église catholique à la « mariolâtrie » (adoration idolâtre de la mère de Jésus Christ plutôt que de Dieu). Toutefois, dans l'anglicanisme et le luthérianisme, la fête s'est maintenue comme une célébration en l'honneur de Marie, mais sans usage officiel du mot « Assomption », a part pour les anglo-catholiques.
 
L'Assomption de Marie, une fête avant d'être un dogmeC'est aussi XIXème siècle, après la proclamation du dogme de l'Immaculée conception par Pie IX en 1854 que se développe dans un courant de piété marial, avec envoi de nombreuses pétitions à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l'Assomption, même si il y avait déjà eut un précédent. Les archevêques de Malines (Belgique) et d'Osma (Espagne) avaient, en effet, demandé au Pape, dès l'année 1849, une définition du dogme de l'Assomption. De 1854 à 1945, ce seront huit millions de fidèles qui écriront en ce sens, auxquels il faut y ajouter les pétitions de 1332 évêques, de 83 000 prêtres, religieuses et religieux. Pendant près d'un siècle la foi populaire se passionne littéralement pour cette cause, tel que le montre peut-être le fait que le 21 mars 1922, le pape Pie XI proclama dans la Lettre apostolique, « Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam », Notre-Dame de l'Assomption patronne principale de la France, suite à une réclamation de l'évêque d'Orléans.
Face à ces demandes répétées, par la lettre Deiparae Virginis Mariae du 1er mai 1946, le pape Pie XII demande à l'épiscopat du monde entier s'il était souhaitable de procéder à la définition de ce dogme. 90% des évêques y furent favorables. 10% des évêques s'interrogèrent sur l'opportunité d'une telle déclaration. Quelques-uns émirent des doutes sur le « caractère révélé » (ce qui est tout à fait compréhensible si l'on tient compte de ce que j'ai rapporté plus haut) de l'Assomption de Marie. La réponse, ayant été donné à la quasi-unanimité, le pape avait annoncé qu'il confirmait « l'enseignement unanime du magistère ordinaire de l'Église et la croyance unanime du peuple chrétien ». Mais ce ne fut que le 1er novembre 1950 que l'Assomption de Marie fut établie sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus de Pie XII, en ces termes :
« En l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste » (§ 44).
Depuis la déclaration d'infaillibilité pontificale par Vatican I, en 1870, cette déclaration de Pie XII constitue la seule utilisation de l'infaillibilité papale ex cathedra. Et Pie XII, en choisissant le terme d'Assomption, qui est un terme passif, voulait ainsi signifier que selon lui que Marie ne s'est élève pas élevé au ciel d'elle-même. Mais que ce ne fut qu'après sa mort qu'elle fut prise, corps et âme, et élevée au Ciel.
Des célébrations mémorables accompagnèrent la proclamation du dogme, qui clôturait une année jubilaire, à l'occasion desquelles Pie XII couronna une statue de la Vierge, dans la crypte de saint Pierre à Rome.
Le 21 novembre 1964, le pape Paul VI promulgua la Constitution dogmatique Lumen gentium sur l'Eglise qui énonça : « Enfin, la Vierge Immaculée, préservée de toute tache de la faute originelle, au terme de sa vie terrestre, fut élevée à la gloire du ciel en son âme et en son corps et elle fut exaltée par le Seigneur comme Reine de l'univers afin de ressembler plus parfaitement à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Apocalypse 19, 16) et vainqueur du péché et de la mort. » (Chapitre VIII, & II.)
 
Les célébrations divergent selon les confessions mais nous allons tenter de faire des comparaisons.
Cette fête, que les deux confessions fêtent le 15 août, est aussi importante pour les catholiques que les orthodoxes. Pour les premiers, c'est une fête d'obligation, donc ils doivent assister à la messe du jour, et pour les seconds c'est l'une des Douze grandes fêtes du Calendrier orthodoxe.
La fête est précédée, dans la tradition orthodoxe, d'un jeûne strict de 14 jours du 1 au 14 août (le jour de la fête de la Transfiguration, le 6 août, il est cependant permis de manger du poisson et de boire du vin), le « carême de la mère de Dieu ».
À la veille de la fête (c'est-à-dire au début du jour liturgique de la fête), des vêpres sont célébrées en début de soirée chez les orthodoxes et les catholiques. Le rituel orthodoxe contient trois lectures de l'Ancien Testament, interprétées symboliquement à partir du Nouveau Testament. En Genèse 28:10-17, l'échelle de Jacob qui unit le ciel et la terre désigne l'union de Dieu avec les hommes qui se réalise pleinement et plus parfaitement en Marie portant Dieu en sein. En Ézéchiel 43:27-44:4, la vision du temple dont la porte orientale est perpétuellement fermée et remplie de la gloire du Seigneur, symboliserait la virginité perpétuelle de Marie. Marie est aussi identifiée avec la « maison », en Proverbes 9:1-11, que la Divine Sagesse a construit pour elle-même : « La Sagesse de Dieu a bâti en Toi, Vierge Sainte, sa maison - et s'est incarnée dans sa mystérieuse descente - Entre toutes les générations Tu fus l'Élue pure pour être la demeure du Verbe pur. » Dans le rituel catholique, les trois lectures sont 1 Chroniques 15,3 - 16,2, concernant la procession pour le transport de l'arche au temps de David, 1 Corinthiens 15, 54-57 : « O mort ou est ta victoire ? », symbolique lors de l'Assomption de Marie et ce qui étrange Luc 11, 27-28, où Jésus sermonne en ces termes une femme qui avait félicité sa mère pour sa naissance : « Heureux ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui la gardent ». Mais chez les catholiques, ces vêpres sont peu à peu remplacées par des messes anticipées.
Le rituel catholique de la fête, la messe se déroulant le matin, comme lors des célébrations du dimanche, est également tourné vers Marie, comme le montre les deux principales lectures du jour. D'abord, le récit de l'Apocalypse (11,19-12,10) qui rapporte la vision d'une femme vêtue de soleil, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles, qui sans doute au sens premier représente l'Église, mais la tradition a eut une tendance à y voir une figure de Marie. Ensuite, Luc 1,39-56 qui rapporte la scène de la Visitation (probablement fictive) de Marie à sa cousine Élisabeth et la prière de Marie : « Mon âme exalte le Seigneur... le puissant fit pour moi des merveilles ». Symbolique à plus d'un titre, car cet épisode constitue un passage de relais entre Jean le Baptiste et Jésus, et l'espoir qu'aurait fait naître cette naissance dans sa mère, celui de la libération des hommes. Chez les orthodoxes, cette dernière figure en première lecture suivit par les récits de Luc 10, 38-42, et de Luc 11, 27-28. Le premier relate l'épisode de Marthe et Marie, où Jésus nous apprend que Marthe aurait dû préférer écouter la Parole de Dieu comme sa soeur plutôt que de travailler à la bonne tenue de la maison en ces termes : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. » Et le second passage est celui lu comme évangile chez les catholiques lors des vêpres. Il y aussi une autre spécificité purement orthodoxe dans le fait que la célébration se déroule avec l'icône de la dormition de Marie qui la représente endormie couchée sur son lit de mort entourée des apôtres et le Christ en gloire recevant dans ses bras l'âme de sa Mère pour l'emmener au ciel.
L'Assomption de Marie, une fête avant d'être un dogmeL'après-midi, se sont mis en place depuis le XVe siècle, un nombre important d'événement en relation avec cette fête. D'abord, des processions, célébrées dans les églises catholiques, avec la statue de la Vierge où la statue est transportée sur les épaules des porteurs la veille ou le soir du 15 août soit autour de l'église, soit de l'église vers une chapelle. Il en existe de nombreux exemples. Ainsi, depuis la décision de Louis XIII en 1638, on fait partout en France une procession solennelle pour la fête de l'Assomption. La procession avec la statue de la Sainte Vierge n'est plus prescrite par le rituel liturgique, mais elle se fait encore dans un certain nombre de paroisse. La statue est transportée sur les épaules des porteurs. C'est une procession aux flambeaux le soir du 15 août ou parfois la veille. La procession a lieu soit autour de l'église, soit de l'église vers une chapelle. Le 15 août est une date très importante pour les Marseillais. Ils sont le 14 au soir à la procession de la statue de Notre Dame de la Garde. A Paris, le 14 août, il y a une procession fluviale sur la Seine. A Lyon : en présence du cardinal Barbarin, procession aux flambeaux à 20h30, le 14 août. Au Puy-en-Velay (Haute-Loire), chaque 15 août, une longue procession derrière la Vierge noire se déroule dans les rues de la vieille ville, en présence de 10 000 pèlerins et touristes. Plus de 10 000 motards à Porcaro (Morbihan) pour la « fête de la Madone » avec bénédiction des motards.
Il en est de même en Italie, où plusieurs processions se déroulent lors de cette fête, qui la plus importante pour les Italiens après Noël. A Sassari en Sardaigne,il existe depuis 1580 une procession dite des Candelieri. On offre à la vierge des cierges le jour de l'Assomption. Les « candelieri » (chandeliers) sont de grandes colonnes de bois en forme de cierges, décorées de l'image du saint patron de la corporation ou des outils de travail. A Valentano, la procession du 15 août remonte à l'an1655. Quand il est déjà nuit noire, dans les rues illuminées par de nombreuses lumières à chaque balcon, passe la procession avec la statue de la Sainte Vierge. Dans l'île de Pescatori, une procession de bateaux pour la pêche amène une belle statue de la Vierge « Assunta » tout autour de l'île.
Il en est de même en Belgique où après la messe de la fête de l'Assomption le 15 août en Belgique à Marbais, une procession démarre avec le Saint-Sacrement, escorté par les pèlerins de la Confrérie de Saint-Roch.
De nombreuses fêtes ont également lieu, le 15 août, en liaison avec la procession.
D'abord, la fête du pain et de la moisson, au cours de laquelle dans certaines régions françaises, on porte aujourd'hui à l'église les premiers fruits du jardin, joliment arrangés en des bouquets que bénit le prêtre. Cette coutume remonte à l'usage païen de ramasser, vers cette époque de l'année, des plantes odorantes (bienfaisantes et maléfiques) pour les placer dans les maisons, les étables, afin de chasser mauvais esprits et mauvaises bêtes. La liturgie christianisa cette coutume. On relève des formulaires de bénédiction à partir du Xe siècle. L'Assomption se fêtant avec le mûrissement des grains, il était obvie de bénir les premiers fruits de la terre, les fleurs et les plantes médicinales au moment où l'on fêtait Marie, fleur des prés et lys des vallées (Cantique 2,1). Assurément, de tous les fruits de la terre, Marie, en son assomption, est le plus beau.
L'Assomption de Marie, une fête avant d'être un dogmeEnsuite, les fêtes de la mer avec bénédiction de la mer et bénédiction des bateaux pavoisés dans le nord, en Bretagne et en Provence, avant le début de la saison de pêche. Cette tradition a vraisemblablement pour origine les temps reculés où leurs maris passant de longs mois en mer, les femmes s'adressaient à la Vierge Marie pour lui demander de protéger un mari, un frère, un fils. Lors de la bénédiction de la mer et des bateaux, le prêtre, qui est sur une vedette avec les enfants de chœur, bénit chaque bateau par un signe de croix et on jette une gerbe de fleurs au large à la mémoire des marins disparus.
Et pour beaucoup de paroisses de Provence, le 15 août, est également la fête paroissiale, la fête patronale de beaucoup de paroisses en Provence. On y fait souvent, encore actuellement, une procession dans le village.
En Belgique, en Outre-Meuse, le 15 août est une aussi une fête qui se déroule sur 3 jours à Liège. C'est une célébration religieuse (où la messe y est dite en wallon et en français, où une procession y célèbre l'Assomption) mais la particularité la plus caractéristique de cette fête est de boire un alcool de baies de génévrier appelé « peket », une tradition qui remonte au passé wallon. Il y a aussi un défilé folklorique, sans signification religieuse, avec des personnages géants.
Dans la basilique de Santa Maria de Elche en Espagne se tient également chaque année pendant les festivités en l'honneur de l'Assomption de la Vierge Marie une représentation théâtrale lyrique dans les diverses traditions qui sont construit par les apocryphes concernant l'Assomption de Marie. El Misteri d'Elx acquit la reconnaissance à tel point qu'en 1632 le pape Urbain VIII par une bulle dispensa la basilique Santa Maria de l'interdiction de jouer une représentation à l'intérieur des églises qui avait été acceptée par le Concile de Trente.
La fête de la Dormition orthodoxe est suivit 8 jours d'après fête, la célébration de l'octave qui n'existe plus dans le rituel catholique. La fête est aussi encadré et accentuée par trois fêtes en l'honneur de Jésus-Christ, connue sous le nom des «Trois fêtes du Sauveur au mois d'août ». Ce sont la procession de la Croix (1er août), la Transfiguration (6 août), et l'icône du Christ « pas faite  à la main » (16 août).
J'espère que cet article vous aura appris des choses utiles sur cette fête. Je consacrerai à mon retour à un article moins festif et plus prosaïque.
                                                                                                                                                                                                       Freyr1978

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Publié dans #Culture biblique

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Publié le 3 Août 2011

Á la prochaineNous partons deux semaines en vacances ce jeudi, nous tenions à vous prévenir. Vous nous connaissez, elles seront studieuses et amusantes.
 
Lors de notre retour, je vous ferai un article bilan des JMJ de Madrid. Mais mon frère vous mettra un article sur l'Assomption avant de partir.
 
Et malgré notre absence, continuez à venir sur notre blog, voir d'anciens articles et laisser quelques commentaires et pas trop nombreux j'espère. Cela nous fera plaisir à notre retour.
 
Merci !


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Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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Publié le 2 Août 2011

Mgr Jose Raul Vera Lopez, évêque de Saltillo au Mexique, a reçu une "série de questions" du Vatican concernant son soutien présumé aux homosexuels, indique la "Catholic News Agency" le 28 juillet 2011.

 

"Il y a eu un appel du Vatican et je suis prêt à clarifier les choses. Je dois répondre à une série de questions sur mon travail avec les homosexuels", a confié Mgr Vera Lopez. En cause, l’engagement de l’évêque pour la communauté San Elredo, une association fondée par le prêtre américain Robert Coogan et accusée par certains paroissiens de défendre des positions contraires à l’enseignement de l’Eglise.

 

"Dans le diocèse de Saltillo, nous avons des objectifs très clairs, a déclaré Mgr Vera Lopez. Nous travaillons avec la communauté gay pour les aider à retrouver leur dignité, qui est souvent attaquée à la maison et dans la société. Ils sont traités comme de la merde." Et d’ajouter: "Je ne suis pas contre le magistère de l’Église. Ce serait contre mes principes de promouvoir la dépravation et l’immoralité."


Noe Ruiz, coordinateur de la communauté San Elredo, envisage de quitter le diocèse afin d’éviter que le travail de l’évêque ne soit entravé. "Si demain ils viennent dire à Mgr Raul Vera ’Vous mettez en danger votre travail à Saltillo à cause d’une si petite communauté, un réseau d’à peine 600 personnes’, cela ne vaudrait pas la peine de prendre le risque", a-t-il déclaré au journal mexicain "Zocalo".

 

En Mars de cette année, l'évêque Vera Lopez a publié une déclaration sur son appui aux communautés gays sur son site diocésain afin de l'exprimer. La manifestation visait à «éradiquer ce que certains secteurs de l'Eglise croient sur l'homosexualité» «notamment sur la sexualité, la famille et le forum de la diversité religieuse.» En particulier la croyance «que les actions homosexuelles sont contraires à Dieu.»


Le Père Robert Coogan, le prêtre américain qui a fondé la communauté San Elredo, a maintenu que le travail du groupe n'est pas contraire aux enseignements de l'Église. Il a ajouté: «Comment une personne ayant une attraction pour le même sexe peut avoir une vie épanouie ? Et la seule réponse que donne le catéchisme est de leur dire d'être célibataire, et cela n'est pas suffisant.»


Espérons que Mgr Raul Vera Lopez sera compris par le Vatican, car son combat pour les minorités est admirable. Les catholiques gays ne sont pas à rejeter comme des croyants de seconde zone, ils ont droit à un meilleur accueil et méritent le respect. Et il ne faut pas jouer sur l’homophobie, car l’Église a toujours été là pour les minorités et en a été une, donc elle devra revenir à un message un peu plus évangélique pour répondre aux questions difficiles.

 

Merci !

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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