Publié le 30 Septembre 2011

C'est un nouveau coup - et non des moindres - porté à la congrégation, après les révélations sur la fidélité difficilement justifiable de la direction de la Légion envers Maciel et ce jusqu'à son dernier souffle. L'emblématique directeur de l'agence de presse Zenit, agence de presse catholique créée par la Légion, démissionne. Jesùs Colina, qui avait fait de Zenit une agence de renommée internationale, claque la porte et expose ses motifs publiquement chez les confrères d’ACI Prensa.

 

Ses propos sont graves mais très justes, je vous en livre quelques extraits : "Ma décision marque la fin d'un processus de perte de confiance mutuelle commencé il y a plusieurs années. La façon dont la Légion a caché des informations au sujet du fondateur Macial Maciel a fissuré la confiance qu'un directeur d'agence de presse pouvait avoir dans cette institution. [...] Les supérieurs de la Légion avaient des preuves des différentes vies de Maciel des années avant sa mort. Pourtant, malgré la décision du Saint-Siège en 2006 [d'ordonner à Maciel de "renoncer à tout ministère sacerdotal public et à conduire une existence retirée dans la prière et la pénitence"], même après sa mort, ils ont continué à le présenter comme un exemple de vie. Ils m'ont invité à la messe célébrée trente jours après sa mort dans la chapelle du Centre d'Etudes Supérieures de la Légion. Dans l'homélie, le père Maciel a été présenté devant des centaines de religieux comme un exemple à suivre. Cela est particulièrement grave, car c'est une chose que de vouloir éviter le scandale en taisant les crimes commis, et c'en est une autre que de continuer à entretenir le mythe de sa sainteté. De plus, bien qu'il se soit passé des années depuis la sanction de 2006 et la reconnaissance publique des mensonges et crimes de Maciel, l'idée a été diffusée auprès des religieux et des proches de la Légion que la sanction pontificale était imméritée. Pour moi, c'est très grave, surtout si l'on considère tout ce que ce pape a fait pour la congrégation. [...] Il y a deux ans, la rédaction de Zenit a demandé au conseil d'administration que la gestion de l'agence soit complètement séparée et transparente comme garantie d'indépendance pour la suite. Zenit est une agence qui vit des dons de ses lecteurs, et doit être en mesure d'expliquer dans quelles mains passe chaque dollar donné. Et bien que le conseil ait promis de mettre sur pied la chose, dans la pratique cela n'a pas été fait. Je suis moralement convaincu que l'argent donné par les lecteurs a toujours été affecté à Zenit. Toutefois, formellement et administrativement, je ne peux pas le garantir".

 

La démission fracassante de Jesùs Colina, fondateur et directeur de la rédaction de Zenit, l’agence de presse créée par la Légion du Christ, jette une lumière crue sur les mensonges de la direction de la congrégation pour couvrir les crimes de son fondateur.

 

La Légion n'a pas réagi officiellement. Une dépêche, publiée par Zenit le 29 septembre au soir, reprend le message que Colina laisse aux lecteurs. Avaient-ils le choix, car un documentaire diffusé le lundi soir le 26 septembre à la télévision mexicaine affirme, témoignages et images à l'appui que les dirigeants de la Légion seraient restés fidèles à Marcial Maciel, leur fondateur, jusqu'à son dernier souffle, malgré les scandales de pédophilie déjà révélés et l'injonction du Vatican de se retirer loin de la Légion. L'émission a montré des images de Maciel sur son lit de mort, entouré par treize proches, dont Alvaro Corcuera, actuel directeur général de la congrégation, Luiz Garza (vicaire général) et deux consacrées, Elena Serrano et Malen Oriol.

 

Ne nous mentons pas, cela sera très difficile de mettre fin à la fidélité de Maciel dans la Légion du Christ comme j’ai pu le constater. Espérons que Mgr Velasio de Paolis arrive au but pour pouvoir mettre enfin sur les bons rails cette congrégation malgré les oppositions qu’il pourra rencontre.

 

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Publié le 29 Septembre 2011

Alors que les supérieurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X se réuniront à la maison du disctrict d'Italie, à Albano, les 7 et 8 octobre prochains, pour discuter du préambule doctrinal que les lefebvristes devront accepter s'ils veulent revenir à la pleine communion avec Rome, la question est sur toutes les lèvres : à quoi ressemble ce fameux préambule, dont rien n'a filtré jusque-là ?

 

Une piqûre de rappel s’impose : en 1988, un préambule avait déjà été présenté à Mgr Lefebvre par le cardinal Ratzinger pour éviter le schisme, et ce préambule a été publié en son temps par Nicolas Senèze, journaliste à La Croix, sur son blog La Crise intégriste, et l'avoir en mémoire lorsque l'actuel sera publié, afin de voir si de notables concessions ont été faites à la Fraternité.

 

Souvenons-nous : Une tentative de normalisation de la situation de la FSSPX a lieu le 5 mai 1988, par la signature d'un accord entre le cardinal Ratzinger et Mgr Lefebvre. Cet accord reconnaissait le principe de l'ordination d'un évêque, le maintien de «la discipline spéciale concédée à la Fraternité par une loi particulière». Mais le lendemain, 6 mai, MgrLefebvre revient sur sa signature. Les observateurs notent la similitude de formulation des conditions du Vatican avec les accords préalablement refusés en 1988 par Mgr Lefebvre.

 

Ce dimanche à Ruffec, Mgr Fellay a reçu les vœux d'une religieuse de la Fraternité. A la fin de son sermon, il a exprimé ses doutes sur le processus en cours, selon Aciprensa : "Rome a fait deux propositions à la Fraternité Saint Pie X : l’une doctrinale, l’autre canonique. Ni l’une ni l’autre ne sont claires. Ces deux textes sont modifiables, ils peuvent être réécrits, étant sauve la substance. Le problème est de savoir quelle est la substance. Il y a beaucoup de questions et peu de réponses. Rome fait un pas vers la Fraternité. Elle se doit de l'examiner sérieusement. Les textes vont faire l'objet d'une étude très attentive. La Fraternité ne signera pas un texte qui ne serait pas clair. Elle ne fera rien qui puisse diminuer sa Foi ou son esprit de Foi. De même qu’elle ne fera pas le pas si elle n’est pas certaine des bonnes intentions à son égard. Et selon que l’un ou l’autre prélat de la curie est interrogé, on obtient l’une ou l’autre réponse". Un ton qui tranche avec celui, beaucoup plus conciliant, adopté au lendemain de la rencontre à Rome avec Mgr Levada.

 

Aurait-il oublié que le rôle doctrinal irrévocable du concile Vatican II, le respect de son authenticité et de la légitimité de son enseignement, jusqu'ici toujours réfuté par la fraternité - est une «base indispensable» à une «éventuelle» réconciliation avec la FSSPX. De toute façon, nous savions tous que ces négociations étaient vouées à l’échec.

 

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Publié le 26 Septembre 2011

Benoît XVI a déconcerté de nombreux Allemands en ne répondant pas à leurs attentes de réformes, durant quatre jours de visite dans son pays natal. Mais le pape avait prévenu qu'il ne fallait pas attendre d'annonces spectaculaires pendant son séjour et il a rappelé les fidèles à l’ordre. De toute façon de ce pontificat, on attend plus grand-chose.

 

"Il est venu, il a parlé, il a déçu": tel est le titre de l'article du Sueddeutsche Zeintung dressant le bilan de la visite pontificale. "La visite du pape va approfondir les clivages déjà présents dans l'Eglise catholique", souligne le quotidien. Même si le journal note la présence massive des catholiques au rendez-vous (300 000 personnes, "plus que prévu"), il ajoute: "En Angleterre, le pape avait pu retourner le scepticisme en excitation - pas en Allemagne". Le bilan est plutôt réaliste.

 

Il faut dire qu’en Allemagne, le pape n’a pas dévié de sa ligne jugée trop conservatrice par une importante partie de la population, notamment par les protestants, qui représentent un tiers des Allemands. Mais même au sein de l’Eglise catholique, un important courant attend de Rome une inflexion vers la modernité. «"Papa locuta causa finita", ce proverbe qui veut que "quand le pape a tranché, le débat est clos", les catholiques allemands n’en veulent plus», estime le rédacteur en chef d’une revue catholique éditée par l’archevêché de Fribourg. On comprend que les fidèles ne veulent être traités comme de vulgaires subalternes.

 

Le Spiegel concède quant à lui que "le pape a fait de son mieux, sans réussir à faire jaillir l'étincelle". Et de raconter, comme un symbole du décalage entre les jeunes et le pape, la veillée du samedi soir à Fribourg, durant laquelle un animateur a proposé un questionnaire à des jeunes présents, à qui l'on avait distribué un ballon rouge (pour "non") et un ballon vert (pour "oui"): "Je dirige ma vie selon les indications de Rome": seuls quelques ballons verts flottent dans une marée de rouges."La religion ne joue pas un rôle majeur dans ma foi": vert, la foule était d'accord. "Les femmes ont peu de responsabilité dans l'Eglise": malheureusement, oui: vert. "La pratique de l'homosexualité est un péché": bien sûr que non, définitivement rouge". Le fossé se creuse et il semble durable, car les fidèles veulent que l’Église leur demande leur avis avant de décider quelque chose. Une demande de réforme n’est en rien un crime contre l’Église

 

Les catholiques allemands attendent une avancée de Rome sur la question des divorcés remariés, du rôle des femmes dans l’Eglise ou de l’homosexualité, avec, en toile de fond, un débat nouveau : «Faudrait-il plus de séparation entre les églises et l’Etat, en République fédérale, un pays où le fisc collecte l’impôt religieux versé par les fidèles, et où les écoles publiques dispensent des cours de religion ?» Il faut bien débattre de question de poids dans un pays laïc et ne pas y voir une attaque contre la religion.

 

L’Eglise catholique allemande est plus rebelle que ses homologues françaises, italiennes ou espagnoles, c’est pour cela que le pape a rappelé les fidèles à l’ordre. C’est sans doute là son plus grand tort, car il a véritablement manqué de diplomatie envers les laïcs allemands et un pape ne devrait pas les traiter comme des enfants.

 

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Publié le 25 Septembre 2011

Benoît XVI a appelé les catholiques allemands à dépasser leurs querelles internes et à rester unis au sein de l'Eglise "en ces temps de péril" et de "crise de la foi", dimanche à Fribourg (sud-ouest). Enfin, il a montré son vrai visage, celui du «panzerkardinal» qui n’accepte aucune contestation.

 

Cette adresse, durant une messe sur l'aéroport de cette ville très catholique, était destinée, sans qu'ils soient nommés, à 150 théologiens contestataires de langue allemande, et aux nombreux catholiques, comme ceux de "Wir sind Kirche" (Nous sommes l'Eglise) ou des catholiques du réseau œcuménique "Die Kirche von unten" (l'Eglise d'en bas), tentés de se détacher des structures de l'Eglise. On peut les comprendre tant l’Église les a déçu sur les demandes de réformes et dans les cas de prêtres pédophiles. Mais la base aura toujours le dernier mot, sinon l’Église perdra tout.

 

"L'Eglise en Allemagne surmontera les grands défis du présent et de l'avenir et demeurera un levain dans la société si les prêtres, les personnes consacrées et les laïcs croyants dans le Christ collaborent dans l'unité", a dit le pape, lors de la messe. Collaborer dans quelle unité ? Une unité qui favorisera des groupes douteux qui imposeront leur vision trop rigide de la foi ? Cette unité là, personne n’en veut.

 

L'Eglise sera crédible, "si les paroisses, les communautés et les mouvements se soutiennent et s'enrichissent mutuellement, si les baptisés et les confirmés, en union avec l'évêque, tiennent haut le flambeau d'une foi inaltérée et laissent illuminer par elle leurs riches connaissances et capacités", a-t-il ajouté dans un appel à l'obéissance. On comprend que beaucoup de fidèles ne soient pas emballés par Benoit XVI au vu de cette phrase digne d’un pape du XIXe siècle ne comprenant rien à ce qu’ils désirent.

 

Le pape craint une "protestantisation de l'Eglise", chacun choisissant ce qu'il retient de croire et de ne pas croire. C’est terriblement drôle de voir un pape ressortir les attaques qu’on sortait contre le modernisme au début du XXe siècle.

 

Benoît XVI a dénoncé l'excès de débats: "ce ne sont pas les paroles qui comptent, c'est l'agir". Evoquant les grands prêtres juifs qui s'opposaient à Jésus, il a critiqué encore aujourd'hui "les experts en religion", dont "la religiosité devient routine" et que "Dieu n'inquiète plus" vraiment. Pour l’agir, on demande à voir vu les groupes que favorise Benoit XVI.

 

Benoît XVI a aussi recommandé à l'Eglise de "demeurer fidèlement unie aux successeurs de saint Pierre et des Apôtres" (le pape et les évêques) et aussi de se laisser rajeunir par "la joie des jeunes Églises" des pays du sud récemment christianisés. En gros obéissez et évangélisez, il n’est pas très démocrate notre pape.

 

Samedi, le pape avait bousculé la puissante Eglise allemande (24,6 millions de fidèles), en argumentant que si elle n'attirait plus, c'est qu'elle était trop bien installée, trop "tiède" et manquant d'inspiration spirituelle. Ce qui est terriblement injuste, car la faute ne vient pas d’elle mais du Vatican qui a couvert les prêtres pédophiles.

 

Bravo ! Benoit XVI nous a fait retrouver l’Église du déni, du retour en arrière et du fidèle revenu à la place que la hiérarchie voudrait, celui d’obéir. Il n’a rien compris au mouvement autrichien et il en payera surement le prix.

 

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Publié le 24 Septembre 2011

Benoît XVI achève son voyage en Allemagne, à Fribourg. Sa troisième visite dans son pays natal aura notamment été marquée par sa rencontre loin des caméras, avec cinq victimes de prêtres pédophiles. Une première dans le pays après les scandales médiatisés l’an dernier.

 

Au lendemain d'une rencontre avec cinq victimes pédophiles allemandes et d'un hommage à Martin Luther à Erfurt, haut lieu de la Réforme en ex-RDA, 25.000 fidèles et spectateurs ont accueilli le pape, dans cette ville catholique du pays de Bade, près de la Suisse et de l'Alsace.

 

Les forces de sécurité y étaient omniprésentes. Dans la matinée, un incident, absolument pas lié au pape selon le Vatican, était survenu à Erfurt (est) avant une messe en plein air de Benoît XVI. Un homme a été interpellé après avoir tiré avec une arme à air comprimé sans faire de blessé, ni perturber les célébrations, comme je l’avais déjà signalé dans l'article précédent.

 

Devant le puissant Comité central des catholiques (ZDK), le pape a porté ses critiques les plus sévères contre l'Eglise allemande : "en Allemagne, l'Eglise est organisée de manière excellente. Mais derrière les structures, se trouve-t-il aussi la force spirituelle qui leur est relative, la force de la foi dans un Dieu vivant?", a-t-il demandé.

 

"Sincèrement nous devons cependant dire qu'il y a un excédent de structures par rapport à l'Esprit", a-t-il ajouté devant des représentants laïcs engagés dans tous les secteurs de la société. Bizarre ! Ne faut-il pas des structures pour que l’Esprit s’y pose ?

 

L'Eglise allemande, encore puissante par ses structures, son réseau d'aide sociale, ses organisations d'aide au développement, a été affaiblie par le scandale des prêtres pédophiles en 2010. Elle est divisée entre conservateurs et progressistes et a du mal à entraîner de nouveaux fidèles dans une société sécularisée.

 

Le pape a aussi envoyé une pique à son pays, un modèle de "bien être, d'ordre et d'efficacité", selon lui, mais marqué par la "pauvreté en ce qui concerne les relations humaines et (...) le domaine religieux". Le bien être, l’ordre et l’efficacité sont aussi le moteur de l’Église et pour ceux qui ont un autre avis que la hiérarchie ont aussi le droit à une pauvreté dans les relations humaines et dans le domaine religieux. Cette pique n’est pas bonne, car elle peut être faite aussi au sujet du sommet de l’Église.

 

Plus tôt, à Erfurt, il avait évoqué la situation difficile de l'Eglise dans l'est de l'Allemagne. Les dictatures nazie et communiste ont eu l'effet ravageur d'une "pluie acide" pour la foi chrétienne, selon Benoît XVI. Le pape a salué la "soif d'authenticité" qui a conduit les citoyens de la RDA à vouloir la chute du Mur. Heureusement que l’Église sache se montrer forte dans ces événements critiques. C’est surtout l’après qui est mauvais.

 

La journée a été marquée à Fribourg par une rencontre "cordiale et affectueuse" avec l'ancien chancelier Helmut Kohl et père de la Réunification, arrivé en chaise roulante, accompagné de sa femme, a indiqué le Vatican.

 

Benoît XVI a aussi rencontré les dignitaires des Eglises orthodoxes dont il a salué les efforts pour se réconcilier entre eux. Le Pape a insisté sur leur proximité doctrinale avec l’Eglise catholique et évoqué l’espoir d’un dépassement du schisme. Mais cela n’arrivera que si la primauté du pape est revue pour ne pas froisser le patriarcat de Constantinople.

 

Le voyage de Benoit XVI s’achève dans un certain climat de contestation et aussi avec un certain savoir faire du pape qui a su ménager mais non tempérer les différents mouvements constituant l’Église.

 

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Publié le 24 Septembre 2011

Des coups de feu, qui n'ont "rien à voir avec le pape" ont éclaté en marge de la visite de Benoît XVI dans son pays natal où il a rencontré des victimes de prêtres pédophiles.

 

Benoît XVI s'est adressé à des victimes de prêtres pédophiles pour la première fois dans son pays natal. Une rencontre qui l'a apparemment ému mais qui est jugée insuffisante ce samedi 24 septembre par des associations de victimes. "Pour nous, c'est une gifle, car cette rencontre n'est pas suivie par des actions", a déclaré Peter Bringmann-Henselder, président de l'association allemande des enfants des orphelinats.

 

"La rencontre avec le pape ne changera rien au fait que des prêtres abusent d'enfants ou que des évêques étouffent ces scandales", a estimé la SNAP, association de victimes de prêtres pédophiles catholiques. Des dizaines de ses représentants ont manifesté en marge de la messe célébrée samedi matin par le pape sur la place de la cathédrale d'Erfurt. On peut comprendre leur déception tant ils attendaient des gestes et non des paroles.

 

Fondée aux Etats-Unis, la SNAP a récemment déposé un dossier "pour crimes contre l'humanité" devant la Cour pénale internationale (CPI), une démarche essentiellement symbolique. L'association allemande Eckiger Tisch, qui représente les victimes de pédophilie dans les institutions jésuites et avait demandé à rencontrer le pape pendant sa visite, ne souhaitait plus s'exprimer.

 

Benoît XVI, qui avait déjà rencontré des victimes aux Etats-Unis, en Australie, à Malte et à Londres, mais jamais encore en Allemagne, s'était dit "ému" et "secoué" après ses entretiens vendredi soir au séminaire d'Erfurt avec des victimes de prêtres et employés de l'Eglise pédophiles.

 

Selon le coordinateur général du voyage papal, Pater Hans Langendörfer, les victimes étaient trois hommes et deux femmes qu'il n'a pas rencontrés séparément. La rencontre "chargé d'émotions" a duré une demi-heure. Issus de différentes régions d'Allemagne et ayant subi des sévices différents, ils avaient appelé une hotline mise en place depuis l'an dernier par la conférence épiscopale allemande.

 

Le pape avait assuré aux personnes présentes que les responsables de l'Eglise "œuvraient à élucider les délits d'abus sexuels et s'efforçaient de favoriser des mesures efficaces pour la protection des enfants et des jeunes". Cette rencontre était attendue mais ne faisait pas partie du programme du pape, qui effectue pendant quatre jours sa première visite officielle en Allemagne. Espérons que cette promesse soit suivie d’actes, sinon l’Église en paiera le prix.

 

Jeudi, dans l'avion qui l'emmenait de Rome à Berlin, Benoît XVI, interrogé sur les scandales de pédophilie, avait déclaré "pouvoir comprendre que, devant de telles informations", ceux "qui sont proches des personnes touchées" disent : "ce n'est plus mon Eglise". Il avait invité les fidèles à surmonter "ces terribles scandales" en demeurant à l'intérieur de l'Eglise, qui est bien plus qu'une "association sportive ou culturelle".

 

Des dizaines de milliers de catholiques, mais aussi des protestants en Allemagne, ont officiellement demandé à être rayés des registres de leurs Eglises, en partie à cause des affaires de pédophilie. On peut comprendre qu’ils quittent leurs Églises, car le devoir de celles-ci est d’être là avec et pour les fidèles, et non de couvrir les actes de pervers pour pourvoir garder leur belle image.

 

Les scandales avaient éclaté en Allemagne après les révélations fin janvier 2010 d'abus sexuels dans le collège jésuite Canisius à Berlin, faites notamment par Matthias Katsch, ancien élève, victime de 1973 à 1981, et président de l'association Eckiger Tisch. Avant la rencontre de vendredi soir, cet homme de 48 ans, toujours catholique, regrettait que l'Eglise ne prenne pas ses responsabilités. Il jugeait également trop faibles les dédommagements de 5 000 euros au maximum prévus par l'Eglise allemande depuis mars 2011. On ne lui donne pas tort.

 

En juillet dernier, l'Eglise catholique allemande avait annoncé qu'elle allait ouvrir ses archives à des chercheurs indépendants pour faire toute la lumière sur les abus sexuels commis par des prêtres. Les recherches devraient durer un an. Espérons qu’elles soient suivies de fait.

 

Des coups de feu ont éclaté en marge de la visite papale samedi à Berlin. Un incident qui n'a "rien à voir avec le pape", selon le Vatican. L'incident s'est produit environ deux heures avant la messe qui a rassemblé quelque 28.000 personnes avec un dispositif de sécurité très important. "Le pape n'a pas été averti" et "personne ne s'est aperçu" de ces tirs survenus à 700 mètres du lieu de la messe et qui seraient "le fait d'un déséquilibré" selon la police allemande citée par un porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

 

L'homme, qui a finalement été interpellé dans son appartement, aurait pris pour cibles des agents de sécurité stationnés dans la rue, depuis une fenêtre sous les toits, selon la radio locale MDR, qui cite le porte-parole de la police locale, Eckhard Deutschmann. Personne n'a été blessé, a-t-il encore précisé.

 

Encore une journée, où le pape aligne le bon et le moins bon, mais au moins il aura eu une parole réconfortante envers des victimes des prêtres pédophiles, même si cela aurait pu être meilleur.

 

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Publié le 23 Septembre 2011

Lors d'une visite au monastère allemand où vécut Martin Luther, père de la Réforme, Benoît XVI a déclaré vendredi que catholiques et protestants étaient pareillement confrontés aux défis posés par "une forme nouvelle de christianisme". Le pape n'a pas précisé quelle était cette menace mais il semblait à l'évidence faire allusion aux églises évangéliques et pentecôtistes dont le rapide développement, notamment dans les pays émergents, repose en partie sur la conversion de fidèles catholiques ou protestants. Benoît XVI a aussi lancé un appel à l'unité entre catholiques et protestants, dont le schisme remonte au XVIe siècle avec la parution en 1517 des "95 Thèses" de Martin Luther, qui fut moine catholique à Erfurt.

 

Le pape avait débuté sa journée à Berlin par une rencontre avec des représentants des quatre millions de musulmans d'Allemagne. A cette occasion, le souverain pontife a estimé que la Constitution allemande était assez solide pour s'adapter à une société multiculturelle et accueillir de nouvelles religions.

 

Benoît XVI a estimé que les communautés devaient se mettre d'accord sur des principes fondamentaux. "Ce cadre commun de référence passe par la Constitution, dont le contenu juridique doit être respecté par chaque citoyen, qu'il appartienne ou non à une communauté religieuse", a-t-il dit.

 

Tout en saluant les déclarations de Benoît XVI, qui confortent à leurs yeux la place de l'islam dans la société allemande, les responsables musulmans ont assuré que leur loyauté à la Constitution n'avait jamais été remise en cause. Cinq ans après le discours controversé du pape à Ratisbonne, qui semblait établir un lien entre islam et violence, les dirigeants religieux ont noté un changement dans les propos du souverain pontife.

 

"J'ai l'impression que le pape veut ouvrir une nouvelle ère de dialogue avec les musulmans", a dit à la presse Aiman Mazyek, président du Conseil central des musulmans (CCM). Benoit XVI s’est montré ici très diplomate et a montré que l’Église n’est pas prête à donner vie à des préjugés xénophobes.

 

La visite pontificale dans cette ville d'Allemagne marquée par le protestantisme s'est déroulée dans une relative indifférence mais environ 90 000 catholiques, soit 40 000 de plus que prévu, ont ensuite assisté à des vêpres dans la ville voisine d'Etzelsbach. Benoît XVI a par ailleurs créé la surprise avec une rencontre impromptue avec des victimes d'actes de pédophilie de la part de prêtres. Il a exprimé sa profonde compassion et ses regrets pour ce qui leur a été infligé, à eux et à leurs familles, a précisé le Vatican.

 

Dans un communiqué, le Vatican écrit que le pape a été "profondément bouleversé par les souffrances des victimes" et il leur a garanti que l'Eglise était "engagée dans la promotion de mesures effectives pour la protection des enfants et des jeunes personnes". Espérons-le, car le Vatican a fait beaucoup de promesses et souvent non tenues.

 

Comme prévu, le pape a tempéré les attentes de ceux qui espéraient des gestes spectaculaires. Au deuxième jour de son troisième déplacement pontifical dans son pays natal, Benoît XVI a déclaré à ses hôtes luthériens: "Confrontés à une forme nouvelle de christianisme, qui se répand avec un dynamisme missionnaire irrésistible, de manière parfois effrayante, les cultes chrétiens traditionnels semblent souvent perdus.

"C'est une forme de christianisme sans grande profondeur institutionnelle, sans grande rationalité et encore moins de contenu dogmatique, et sans grande stabilité. Ce phénomène mondial nous pose à tous une question: que nous dit cette nouvelle forme de christianisme, en bien et en mal?" Mais Benoit XVI a-t-il oublié qu’il favorise un mouvement de ce type au sein de l’Église catholique ? Le renouveau charismatique.

 

Geoff Tunnicliffe, secrétaire général de l'Alliance évangélique mondiale, a déclaré à Reuters que son organisation avait récemment publié un code de conduite pour ses œuvres missionnaires avec le Vatican et le Conseil œcuménique des Eglises.

 

Tout en insistant sur l'unité chrétienne, Benoît XVI a refusé d'assouplir les règles interdisant l'eucharistie catholique aux protestants. Il a assuré qu'il y avait eu "un malentendu politique" et qu'il n'avait jamais eu l'intention de venir avec un tel "cadeau œcuménique". L’unité oui, mais celle de Rome, pas celle que veulent les autres.

 

Réagissant à ces déclarations, le président du conseil de l'Église protestante allemande (EKD), Nikolaus Schneider, a exhorté le souverain pontife à adopter de "réelles mesures de réconciliation" avant le 500e anniversaire de la Réforme qui sera célébré en 2017.

 

Luther est "comme une charnière entre nos deux Eglises parce qu'il appartient aux deux", a-t-il déclaré. "Il est temps de cicatriser nos blessures mutuelles de la période de la Réforme et de l'histoire de nos Eglises qui s'en est suivie." Un bon discours où il a loué la passion de Martin Luther. Mais pour cicatriser les blessures, il faudra faire un geste beaucoup plus significatif.

 

Fille d'un pasteur luthérien, la chancelière allemande Angela Merkel a assisté à cette cérémonie entrecoupée d'interludes de musique sacrée, avec notamment des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Le président Christian Wulff, catholique, avait aussi fait le déplacement dans la capitale de la Thuringe.

 

Depuis son élection, le pape a envoyé des signaux contradictoires sur ce sujet qu'il connaît bien car son pays natal compte presque autant de protestants, essentiellement luthériens, que de catholiques.

 

A Etzelsbach, près de l'ancien Rideau de fer séparant jadis l'Allemagne de l'Est de l'Allemagne de l'Ouest, Benoît XVI a salué les catholiques ayant réussi à conserver leur foi malgré la pression de "deux dictatures impies", le nazisme et le communisme.

 

Le pape doit célébrer une messe en plein air samedi dans le centre d'Erfurt, ville de l'ancienne RDA.

 

Ce deuxième jour est entrecoupé de geste et de non geste, Benoit XVI n’a fait aucune avancée œcuménique, le refus de permettre l’eucharistie catholique aux protestants y est pour beaucoup, mais dans le dialogue interreligieux, c’est une avancée.

 

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Publié le 23 Septembre 2011

Au premier jour de la plus délicate visite de Benoît XVI dans son pays natal, des Allemands opposés à ses positions sur la sexualité et ulcérés par les affaires de prêtres pédophiles ont manifesté jeudi contre sa venue à Berlin, où des députés ont boycotté le discours qu'a prononcé le pape au Parlement.

 

Le pape Benoît XVI a été confronté d'emblée aux scandales de pédophilie jeudi en commençant une visite de quatre jours dans son Allemagne natale, où il est contesté. "Je peux comprendre que devant de telles informations, surtout pour ceux qui sont proches des personnes touchées, quelqu'un dise : ce n'est plus mon Eglise", a déclaré Benoît XVI, 84 ans, en répondant à des journalistes qui l'accompagnaient de Rome à Berlin. Mais il a invité les fidèles à surmonter "ces terribles scandales" en demeurant à l'intérieur de l'Eglise, qui est bien plus qu'une "association sportive ou culturelle". Faisant allusion à l'évangile de la pêche miraculeuse, le pape a déclaré que l'Eglise était "le 'filet' du Seigneur dans lequel les poissons bons et mauvais sont tirés des eaux de la mort vers la terre de la vie".

 

Des dizaines de milliers de catholiques, mais aussi des protestants, ont formellement demandé à être rayés des registres de ces Eglises, secouées par des affaires de pédophilie. Une rencontre entre Benoît XVI et des victimes était probable, selon le Vatican, comme ce fut le cas dans d'autres pays. La confiance n’est plus là, et le pape aura beau faire des tours de manche, ils ne reviendront pas car l’Église qui devait protéger les innocents a couvert des monstres.

 

Mais ses paroles n'ont pas apaisé les contestataires tenus à bonne distance par les forces de l'ordre dans le centre de Berlin. Le souverain pontife, qui a rencontré la chancelière Angela Merkel, des responsables politiques et des personnalités de la communauté juive, a été chaleureusement applaudi durant au Bundestag (Chambre basse), honneur rarement accordé. Mais une centaine de députés (la Chambre compte 620 sièges) ont boycotté le discours, qui a suscité dans la population de vifs débats sur la séparation de l'Église et de l'État. Quelque 8 000 personnes opposées aux positions conservatrices du pape et révoltées par les affaires d'abus sexuels imputés à des ecclésiastiques ont protesté contre sa venue dans le centre de Berlin, brandissant des banderoles où l'on pouvait lire "Repars chez toi, le pape" ou "Moins de religion = plus de droits de l'homme". Benoît XVI a même été critiqué par un dirigeant de la communauté juive, Deiter Graubmann, qui l'a par ailleurs félicité de son souci d'améliorer le dialogue entre chrétiens et juifs. Graubmann l'a prévenu que les juifs se sentiraient blessés si le défunt Pie XII, pape durant la Seconde Guerre mondiale, était béatifié. On s’attendait à ce comité d’accueil qui heureusement montre que ce voyage n’est pas soutenu par tous.

 

La journée du pape s'est terminée par la célébration d'une messe en plein air en présence de 70 000 fidèles qui ont prié sous la pluie au stade olympique de la ville.

 

Ce vendredi, Benoît XVI sera à Erfurt (Thuringe, centre) pour une journée sous le signe de l'œcuménisme. Samedi et dimanche, il se rendra à Fribourg (Bade-Wurtemberg, sud-ouest) pour rencontrer l'Eglise catholique allemande sans sa diversité. Les protestants attendent notamment du pape qu'il autorise les épouses protestantes de fidèles catholiques à recevoir la communion lors de messes catholiques, ce que le Saint-Siège a toujours refusé. Après Erfurt, le pape se rendra à Etzelsbach, une ville de l'ancienne RDA où une petite communauté catholique avait été en butte aux persécutions du régime communiste de l'époque. Il achèvera son voyage à Fribourg, dans le sud-ouest du pays.

 

Un début de voyage difficile, mais qui n’étonne pas Benoit XVI qui saura faire le pour et le contre pour trouver les mots justes et espérons le pour parler à la diversité de l’Église qui n’est pas seulement les courants le soutenant.

 

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Publié le 22 Septembre 2011

Le correspondant à Rome de n-tv.de Ugo Gümpel titre, lui, "Nous ne sommes plus pape" - allusion au fameux titre "Nous sommes pape!" du quotidien Bild au lendemain du conclave.

 

Il dresse un très sombre bilan de l'Eglise de Benoît XVI, une "Eglise de catacombes". Avec une entame-choc: "Dans son ouvrage Le sel de la terre, Joseph Ratzinger écrit que l'Eglise doit se préparer à une nouvelle ère de persécutions... que Benoît XVI a tout fait pour encourager". Il y va fort, mais la crise de l’Église en Allemagne est telle que ce n’est pas à coup de belles intentions qu’on va régler le problème.

 

Et de citer ce qui constitue, selon lui, les nombreux rendez-vous manqués du pape: la remise au pas sous son prédécesseur des théologiens de la libération, le traitement a posteriori des affaires de pédophilie, et "l'ouverture de l'Eglise à des sectes: Opus Dei, Communion et Libération, le Chemin néocatéchuménal, les Légionnaires du Christ". Et de tempêter: "Pourquoi n'y a-t-il pas eu de parole claire du pape sur la prostitution de masse pratiquée par le chef du gouvernement italien? Une telle dépravation est probablement unique au monde, mais le pape se tait. Pourquoi? Parce que Berlusconi a couvert l'Eglise de cadeaux fiscaux?" Ce constat dit amplement ce que pensent beaucoup de catholiques aujourd’hui.

 

Pour le Neue Presse Cobur, le constat est sans appel: "Eglises vides, défections en masse, l'Eglise catholique est en crise profonde. Benoît XVI est un intellectuel qui aime à gloser sur la sécularisation et le mal, mais qui aborde les problèmes de sa propre Eglise avec réticence". Un bon bilan du pontificat actuel.

 

D'une façon plus générale, les mots "pape" et "critique" ont été accolés dans pas moins de 1500 articles dans la presse web allemande; en comparaison, les mots "pape" et "joie" sont présents dans autant d'articles, mais très souvent de façon négative, comme dans "La joie et le dégoût", ou "Entre critique acerbe et grande joie", ou "Une joie mitigée pour la visite du pape".

 

La presse allemande sait dire ce qu’elle pense, ce qui est une excellente chose, car tout le monde a le droit d’avoir des opinions autres que celle de l’Église à son sujet et on appelle cela la liberté d’expression, ce qu’oublient beaucoup de partisans du pape aujourd’hui.

 

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Publié le 22 Septembre 2011

En Autriche, c'est toujours la crise ouverte entre le cardinal Schönborn et son ancien bras droit Helmut Schüller, leader de la fronde des 339 prêtres (qui seraient à présent près de 400).

 

Intervenant à la radio et à la télévision autrichiennes cette semaine, l'archevêque de Vienne a réaffirmé sa volonté que l'enseignement de l'Eglise reste le même dans son diocèse concernant le célibat consacré et l'ordination des femmes. Ce qui risque de ne pas arranger son dialogue avec nos prêtres réformateurs.

 

Il dit également partager le sentiment des pétitionnaires que "des réformes structurelles sont nécessaires" et impératives, mais n'approuve pas les solutions qu'ils proposent, car leurs approches diffèrent. Le cardinal Schönborn s’est dit favorable pour l’ordination d’hommes mariés en 2010 afin d’éviter les abus sexuels, mais voulut utiliser la voire légale, ce qui fut un échec.

 

Dans ces deux interviews à la télévision autrichienne et à la radio, le cardinal Schönborn a insisté sur sa responsabilité première en tant qu'évêque qui était de voir l'unité des Eglises confirmée. L’unité existe quant on est en accord avec la vision dépassée de l’Église et cela n’est pas le cas ici.

 

Dommage, car c’est une vrai solution qui aurait mis fin au problème et pas la sourde oreille aux réclamations de ces hommes qui essayent de sauver ce qui peut l’être encore.

 

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