Publié le 29 Octobre 2011

Benoît XVI a tenu à remercier une fois encore les délégations qui ont accepté de participer à la rencontre d’Assise, le jeudi 27 octobre. Une journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la justice et la paix dans le monde, 25 ans après la rencontre historique voulue par Jean-Paul II. Un pèlerinage dont l’objectif était d’exprimer un engagement commun en vue d’un monde meilleur.

 

Le Pape a reçu ses invités, ce vendredi matin au Vatican, au cours d’une audience très amicale, voire fraternelle. Il a souhaité que cette intuition, qui a déjà porté de nombreux fruits, puisse continuer de grandir parmi les croyants et les personnes de bonne volonté partout dans le monde. Benoît XVI a remercié les chrétiens des autres confessions pour leur présence fraternelle, les juifs qui sont - a-t-il dit - particulièrement proches de nous, tous les représentants des religions du monde, dont certains sont venus de très loin, et les non-croyants en quête de vérité. Un dialogue ouvert apporte toujours la conciliation et le partage, et Benoit XVI a fait ce qu’il fallait pour qu’aucune religion ne soit mise de côté.

 

Le Pape a estimé qu’on pouvait aujourd’hui apprécier la clairvoyance de Jean-Paul II. Il est important que les croyants appartenant à diverses religions disent ensemble que la démarche spirituelle est toujours une démarche de paix. De tels rassemblements sont bien sûr exceptionnels, mais chaque jour, des membres de traditions religieuses différentes vivent ensemble dans l’harmonie. La rencontre du 27 octobre a prouvé – a constaté Benoît XVI – que notre désir de contribuer au bien commun est authentique et que nous partageons bien des choses. Le désir de paix anime toutes les religions et c’est pour cela que de tels rencontres doivent avoir lieu plus souvent, car elles montrent l’esprit d’ouverture de l’Église mais aussi des religions présentent de part le monde.

 

Le président américain Barack Obama a salué le rôle du dialogue interreligieux "pour soulager les affligés, faire la paix là où il y a des conflits et créer un monde meilleur pour nous et nos enfants", au lendemain la rencontre interreligieuse d’Assise du 27 octobre 2011. En outre, le bilan positif dressé par les principaux organes de communication du Vatican contraste avec les critiques émises par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, opposée depuis plusieurs mois à cette rencontre.

 

Laissons les lefebvristes se mettre de côté tout seul, car l’esprit de communion de cette rencontre d’Assise montre que le partage et la volonté de dialogue est la meilleure solution pour assurer la paix.

 

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Publié le 29 Octobre 2011

Depuis jeudi 20 octobre 2011, à l'appel de l'association fondamentaliste chrétienne Civitas, des extrémistes perturbent violemment les représentations, au Théâtre de la Ville, à Paris, de la pièce de Romeo Castellucci, Sur le concept du visage du fils de Dieu, qu'ils jugent "christianophobe". Ils tentent de faire annuler le spectacle de Romeo Castellucci, présenté au dernier Festival d'Avignon et dans de nombreuses villes européennes notamment en Pologne, en Italie, au Portugal ou encore en Espagne sans le moindre trouble. Il faut dire que la demande d'interdiction du spectacle par voie de justice avait été déboutée le 18 octobre, précise la direction du Théâtre qui a dû faire intervenir la police pour évacuer les perturbateurs.

 

Le soir de la première, quelques militants sont parvenus à monter sur la scène et à interrompre le spectacle, brandissant une banderole sur laquelle on pouvait lire "la christianophobie, ça suffit". Le directeur et le personnel du Théâtre de la Ville, le metteur en scène, les comédiens et techniciens, soutenus par le public ont fait en sorte que la représentation puisse reprendre. Au regard du spectacle, il apparait que ceux qui s’attaquent ainsi à la pièce de théâtre, espèrent trouver une vitrine pour leurs "idées", soit ne l’ont pas vu, soit ne l’ont pas compris. Leurs idées ne valent pas grand-chose, quand elles ne savent pas utiliser le respect et le dialogue.

 

Ces manœuvres d'intimidation visent un des créateurs les plus importants d'aujourd'hui. L'Italien Romeo Castellucci, 51 ans, pratique un théâtre qui dérange, trouble et divise - y compris à l'intérieur de soi-même -, à l'image de ce spectacle. Sous un immense portrait du Christ peint par Antonello da Messina au XVe siècle, Sul concetto di volto nel figlio di Dio met en scène un vieil homme incontinent et son fils et mêle, avec une époustouflante beauté plastique, l'amour et la perte, le trivial et le sacré, en une polysémie qui laisse libre cours aux interprétations. Un chemin de croix où le trivial rencontre le divin. Nul besoin de traduction, l’amour du fils pour le père contient tout. Comme toujours, Romeo Castellucci manie la parabole avec un art de l’image percutant, inoubliable. Car que montre Castellucci dans cette image hors normes et difficile, c’est tout simplement l’amour du prochain. Une vision imagée n’a jamais été un blasphème, elle cherche à faire comprendre quelque chose par des moyens détournés.

 

"Je leur pardonne car ils ne savent pas ce qu'ils font", a dit Romeo Castellucci, paraphrasant les paroles du Christ, après les perturbations provoquées par des membres de l'Institut Civitas au Théâtre de la Ville. Disant "détester la provocation" et ne pouvoir "accepter la caricature et l'effrayante simplification effectuées par les fondamentalistes chrétiens, Romeo Castellucci estime que les perturbateurs "sont dépourvus de la foi catholique même sur le plan doctrinal et dogmatique".

 

Une belle mise au point face au fanatisme des plus bas dont Civitas est l’exemple le plus nauséabond. C’est triste de voir des catholiques aussi peu compatissant et ouvert. Consternant.

 

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Publié le 28 Octobre 2011

Les dignitaires religieux rassemblés jeudi à Assise (centre de l'Italie) ont exprimé et renouvelé solennellement leur engagement commun pour la paix et dénoncé les guerres livrées au nom de leur foi, alors que le monde est confronté à la montée du fanatisme religieux.

 

"Jamais plus la violence, jamais plus la guerre, jamais plus le terrorisme ! Au nom de Dieu, que toute religion apporte sur la terre la justice et la paix, le pardon et la vie, l'amour !", a déclaré le pape, lors de la cérémonie finale sur le parvis de la basilique Saint-François d'Assise, au milieu des chefs des délégations.

 

Treize d'entre eux avaient réaffirmé avant lui leur engagement pour la paix, plaçant l'accent qui sur l'éducation, qui sur la solidarité, qui sur le respect des convictions. Les interventions se sont succédé, au nombre de onze, toutes pacifiques dans le terrain du dialogue interreligieux qui est un peu complexe. Les représentants orthodoxe, anglican, arménien, protestant, juif, yoruba, bouddhiste, musulman et agnostique se sont adonnés à un dialogue pacifique et positif.

 

Le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, a espéré que chacun d'entre eux, "retournant chez lui, aura à coeur d'être un témoin et un messager". Car "la paix est possible, même aujourd'hui !", a-t-il lancé.

 

Plus tôt dans la journée, devant musulmans et hindouistes, bouddhistes et juifs, protestants et orthodoxes, dans la basilique Sainte-Marie des Anges, qui abrite la chapelle de la Portioncule, où François d'Assise est mort en 1226, le pape a prononcé un vibrant réquisitoire contre le fanatisme religieux. "La cruauté impitoyable" du terrorisme "contribue à la destruction" de la religion, a-t-il dit, confiant aussi sa "honte" pour les violences commises jadis par les chrétiens. Benoit XVI se retrouve ici dans la droite ligne de Jean-Paul II quand il demanda pardon pour les péchés de l’Église.

 

Il a, parallèlement, dénoncé les politiques anti-religieuses. Selon lui, "le non à Dieu" des "ennemis de la religion" a produit tout autant "de cruauté et une violence sans mesure". "Les horreurs des camps montrent, a-t-il insisté, les conséquences de l'absence de Dieu". Benoit XVI vise ici les nazis qui se sont détournés de Dieu. Je tiens seulement à rajouter sans pour autant m’opposer au pape, que ce n’est pas seulement le non à Dieu qui conduit aux horreurs mais la haine et quand on ne sait qu’utiliser la haine, c’est là qu’on se détourne de Dieu.

 

Par contraste, Benoît XVI a eu des paroles très chaleureuses pour les athées ouverts au dialogue, estimant qu'ils posent des questions légitimes, et que leur incroyance s'explique par "l'image réduite ou déformée de Dieu" donnée par de nombreux religieux. Benoit XVI se retrouve ici dans la ligne de Jean XXIII qui disait que l’Église pouvait discuter avec la croyance athée. Cela me rappelle André Comte-Sponville qui insiste sur le fait qu'il n'adhère pas aux croyances du catholicisme, mais n'entend pas renoncer pour autant à une certaine partie de ses valeurs qu'il juge pertinentes.

 

L'un des quatre athées que Benoît XVI avait invités, la philosophe franco-bulgare Julia Kristeva, mentionnant Sade et Freud devant le pape, a demandé aux religions de ne pas avoir peur de l'humanisme contemporain, "héritier souvent inconscient de l'humanisme chrétien". Une belle opportunité de dire à l’Église de ne pas avoir peu de l’humanisme contemporain qui partage beaucoup de valeurs avec le christianisme. Peu avant, le Nigérian Wande Abimbola, représentant des Yorubas, avait entonné un hymne traditionnel, inusité sous ces voûtes. Un beau geste qui montre que l’Église peut être à l’écoute d’autres religions.

 

Le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée 1er, a exprimé son inquiétude pour "la marginalisation accrue des communautés chrétiennes du Moyen-Orient". Il est normal qu’il s’inquiète car le sort des chrétiens au Moyen-Orient est des plus précaires et les nouveaux gouvernements qui naitront du printemps arabe devront de régler.

Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises, a demandé un "clair engagement" pour "une juste paix à Jérusalem". Cet engagement est plus qu’urgent, car si la paix se règle en Terre sainte, alors il y aura une paix possible au Proche-Orient et cela pourrait mettre fin à un conflit qui a trop duré.

 

La journée se déroulait sous la devise: "pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix" et était organisée de sorte que chaque religion prie séparément, pour éviter tout syncrétisme. Robes colorées des moines bouddhistes, turbans des sikhs, tuniques noires des patriarches orthodoxes et calottes rouges des cardinaux catholiques se sont mêlés toute la journée dans une ambiance détendue.

 

Puis tous, pour la première fois, musulmans et hindouistes, bouddhistes et juifs ont échangés un signe de paix avant de se rendre sur la tombe de Saint François, dans la crypte de la basilique, avant de repartir ensemble en train pour Rome. Quatorze représentants (orthodoxe, luthérien, sikh, baptiste, musulman, taoïste, bouddhiste, shinto, agnostique), ont renouvelé, très sobrement, leur «engagement pour la paix».

 

Une petite foule fervente était au rendez-vous, bien loin de celle qui avait accueilli Jean Paul II aux précédentes rencontres de 1986 et 2002. Le pape, âgé de 84 ans, a semblé grave et un peu figé dans ses gestes comme s'il était saisi par la solennité du moment.

 

Pour le prieur de Taizé, Frère Aloïs, il était "plus urgent que jamais" de tenir cette rencontre. "Ce qu'a dit le pape sur la recherche de la vérité" des agnostiques, "était très beau", a-t-il dit à l'AFP. Pour l'ouléma indonésien Nashihin Hasan, la violence religieuse a deux causes : "un manque de compréhension global" des fidèles et aussi "la transformation par certains de la religion comme instrument de leurs intérêts". Une vision réaliste bonne à entendre.

 

De leur côté, les catholiques intégristes, farouchement opposés à cette rencontre, ont estimé que "le pape accueille les fausses religions", sur leur site "La porte latine". Dommage, ces derniers s’ils continuent à se mettre à l’écart ne reviendront jamais au sein de l’Église, mais après tout le rejet n’amène forcément que le rejet.

 

Une journée qui amène beaucoup d’espoir et qui a permise aux religions de se mettre dans le même rang d’une communion fraternelle pour la paix.

 

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Publié le 27 Octobre 2011

La Vie dans sa Matinale chrétienne du 27 octobre, montre que le délégué pontifical en charge de la Légion, le cardinal Velasio de Paolis ne souhaite pas d’enquête supplémentaire, c’est qu’il cionfirme dans une interview exclusive à l'Associated Press : "Je ne vois pas ce qui pourrait sortir de bon d'une investigation supplémentaire" sur la façon dont ont été couverts les crimes de Maciel. "Nous courons le risque de nous retrouver dans une histoire sans fin. Parce que certaines choses sont trop privées pour que j'enquête", a déclaré le prélat.

 

On est un peu sur notre faim, mais comment  Mgr De Paolis pouvait faire autrement face aux résistances et à la détresse de ceux qui ont été trompés par Maciel alors qu’ils croyaient que c’était un saint.

 

Du côté des adversaires de la Légion, la réaction est vive. Ainsi le père Richard Gill, ancien responsable du mouvement laïc de la Légion Regnum Christi pour les Etats-Unis, a critiqué la politique de Mgr De Paolis, qui s'est refusé jusque-là à changer la direction de la Légion en profondeur. Sur le blog UScatholic.org, Bryan Cones titre "La dissimulation continue" : "Trop privées? C'est ce genre de mots qui est utilisé par ceux qui abusent de leur pouvoir, en particulier en matière sexuelle". Il note que De Paolis lui-même est incapable de nommer le charisme propre de la Légion - "Bonne question" répond-il quand on la lui pose - ce qui est, selon lui, "une raison suffisante pour la dissoudre. La Légion a été fondée à partir du péché profond de Maciel. Elle doit être dissoute - mais seulement après que ce qui est encore caché dans les ténèbres soit amené à la lumière". Et d'appeler à la création d'une commission Vérité et réconciliation au sein de l'Eglise.

 

La dissolution aurait été une bonne chose surtout à court terme, mais sur le long terme, une restructuration aurait été un meilleur choix car elle permettrait d’éviter les dérives au sein de la Légion.

 

De son côté, le porte-parole de la Légion, le père Andreas Schoeggl, a levé le pouce pour qualifier le travail "formidable" effectué par Mgr De Paolis.

 

On peut penser que la Légion du Christ à ce moment-là sait mettre la poussière sous le tapis et ne pas regarder en arrière, mais c’est beaucoup plus complexe car cet ordre a perdu de sa superbe et risque de vivre durablement la vie perverse de son fondateur, Marcial Maciel. Mais qui sait faire table rase du passée leur permettra de redorer leur image, ce qui sera difficile.

 

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Publié le 27 Octobre 2011

La Matinale chrétienne du 26 octobre de La Vie – site chrétien d’actualité nous montre qu’après les diatribes de l'abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la fraternité lefebvriste, c'est au tour de l'abbé Davide Pagliarani, supérieur du district d'Italie, d'appeler à la pénitence pour la rencontre d'Assise. "Dans les maisons de la Fraternité aura lieu l'adoration du Saint-Sacrement, la récitation du rosaire et les membres devront jeûner ce jour-là". Cette pénitence sert-elle à quelque chose si elle s’oppose à une rencontre noble entre les religions pour s’opposer à la guerre à travers la paix, force est de constater que non.

 

Suit une exhortation aux fidèles pour qu'ils se joignent à la pénitence, aux intentions suivantes: "réparer l'humiliation de l'Epouse du Christ mise sur le même plan que les fausses religions", "faire connaître aux hommes d'Eglise que la seule paix possible entre les hommes est celle du Christ dans le Royaume du Christ", et la dernière, qui en dit long sur la représentation lefebvriste de Dieu : "demander à Notre Seigneur l'arrêt de l'épidémie croissante de guerre dans le monde qui semble être Sa réponse à la 'paix' d'Assise".

 

Ici cette image de Dieu n’est pas celle du Christ et rend triste la plupart des chrétiens désirant la paix dans le monde et qui devant ce message voit une vision fermée qui ne désire pas la paix mais imposer sa vision à tous, souvent les pensées fermées ne conduisent pas à la paix mais à la guerre.

 

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Publié le 26 Octobre 2011

Quelques jours avant le G20, le conseil pontifical «Justice et Paix» apporte son soutien à la taxation des transactions financières, à la recapitalisation des banques et à la séparation des métiers bancaires, Il souhaite la création d’une «autorité publique à compétence universelle». Le Vatican a dessiné lundi 24 octobre 2011 les grandes lignes de l’Autorité publique de compétence universelle, fondée sur "une éthique de la solidarité", que le pape Benoît XVI avait appelée de ses vœux afin de remédier à la crise économique mondiale.

 

Devant les déséquilibres mondiaux actuels et la faillite des organismes de régulation économiques et politiques (ONU), il est plus qu’urgent de mettre en place une Autorité politique mondiale, que Jean XXIII appelait déjà de ses vœux.

 

Selon une note du Conseil pontifical Justice et Paix, cette autorité, inspirée de l’ONU devrait "se placer au service des différents pays membres" et encourager "des formes inédites de solidarité fiscale mondiale", particulièrement en faveur des pays émergents, ainsi que l’établissement d’une "Banque centrale mondiale". Il s’agit de "dépasser cette situation qui voit les Etats lutter entre eux en permanence".

 

Notant que la crise a révélé des attitudes "d’égoïsme, de cupidité collective et d’accaparement des biens sur une vaste échelle", le document invite les peuples à "assumer une éthique de la solidarité, en abandonnant toute forme d’égoïsme mesquin et en embrassant la logique du bien commun mondial". Le Vatican est ici dans la droite ligne de Populorum Progressio de Paul VI en 1967, texte majeur de l’enseignement social de l’Église qui a eu un grand retentissement dans le monde, même dans les milieux non chrétiens.

 

Le Conseil pontifical esquisse ensuite le portrait-robot de l’Autorité publique mondiale. Elle devra "servir le bien commun" en favorisant "l’existence de systèmes monétaires et financiers efficaces", "se doter de structures et de mécanismes adéquats", "être structurée de façon réaliste et mise en œuvre progressivement" et impliquer le plus de pays possible. En outre, il est nécessaire d’éviter "le danger de l’isolement bureaucratique" de cette Autorité centrale, qui devra avoir comme référence l’ONU.

 

Paul VI soulignait déjà la nécessité que les peuples pauvres soient ouvriers de leur propre développement, tout en précisant qu’ils ne le réaliseront pas dans l’isolement. Ils doivent également être associés à la préparation des programmes de développement. Les organismes internationaux doivent s’interroger sur l’efficacité de leurs structures bureaucratiques et administratives, souvent trop coûteuses.

 

Il est précisé que les décisions de l’Autorité ne devront pas être "le résultat de la toute-puissance des pays plus développés sur les pays plus faibles" et que l’Autorité devra "se placer au service des différents pays membres, selon le principe de subsidiarité".

 

Paul VI, dans Populorum progressio, rappelait que l’on ne peut accepter que les pays pauvres soient volontairement maintenus dans un stade préétabli de développement, soumis à la philanthropie des peuples développés. L’accès des pays pauvres au développement ne doit pas non plus être freiné par des projets égoïstes ou protectionnistes de la part des pays développés.

 

Comme Benoit XVI l’a affirmé dans Caritas in Veritate en 2009, les pays riches doivent augmenter la part de leur PIB destinée à l’aide au développement des pays pauvres. À cette fin, ils pourront trouver des ressources supplémentaires dans la refondation de leurs systèmes de protection sociale (introduction d’une plus grande subsidiarité, lutte contre le gaspillage et les indemnités abusives) et dans la mise en place d’une subsidiarité fiscale (les citoyens décident de la destination d’une partie de leurs impôts).

 

Les politiques les plus urgentes concernent "la justice sociale mondiale" : elles ne doivent pas nuire aux pays les plus faibles, elles doivent "réaliser des marchés libres et stables" ainsi qu’une "juste distribution de la richesse mondiale, grâce aussi à des formes inédites de solidarité fiscale mondiale".

 

Ce qui est tout à fait juste car la finance doit être productrice de richesses et de développement, au service de l’économie réelle. En toutes circonstances, elle doit être éthique, mue par de bonnes intentions. En particulier, elle ne doit pas faire un usage abusif d’instruments sophistiqués qui peuvent servir à tromper les épargnants (importance de la réglementation afin de protéger les plus faibles). De nouveaux instruments, comme ceux de la micro finance, peuvent permettre de limiter les pratiques usuraires et de favoriser l’éclosion d’initiatives tout en faisant appel à la responsabilité des emprunteurs.

 

Concrètement, le Conseil pontifical préconise des mesures de taxation des transactions financières, la recapitalisation des banques avec aussi des fonds publics, l’instauration d’une discipline plus efficace des marchés opaques "privés de tout contrôle et de toute limite". Le Vatican souhaite ici que s’établisse des règles de contrôle financières plus sévères, ce qui est une très bonne idée.

 

Nous retrouvons ici l’Église dans le domaine qu’elle connait le mieux, le social. L’Église a déjà reçu des critiques du parti républicain aux États-Unis, mais force est de constater qu’elle a eu le langage prophétique attendu pour la défense des plus pauvres et qu’elle a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

 

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Publié le 26 Octobre 2011

L’évêque "démissionné" de Toowoomba, en Australie, a réfuté lundi 24 octobre en termes très vifs les arguments de Rome avancés pour son éviction en mai dernier.

 

Mgr William Martin Morris, sur le site internet de son diocèse situé dans l'Etat australien du Queensland, a publié lundi 24 octobre un long rectificatif. Dans sa lettre, il déplore que le Vatican lui ait dénié toute possibilité de se défendre contre ce qui lui était reproché, notamment en matière de sacerdoce féminin.

 

Mgr Morris, âgé de 68 ans, a été révoqué de son poste, qu'il occupait depuis 18 ans, en raison de ses idées jugées trop libérales. Il était depuis plusieurs années dans le collimateur de catholiques conservateurs qui l'avaient dénoncé à Rome, selon les médias australiens. Ce qui est tout à fait vrai.

 

Dans sa prise de position du 24 octobre, Mgr Morris réagit à une déclaration émise depuis Rome par la Conférence des évêques catholiques d'Australie en date du 21 octobre, soulignant qu'elle contenait des "inexactitudes" et des "erreurs de fait".

 

En 2006, dans sa lettre pastorale de l'Avent, l'évêque de Toowoomba s'était dit engagé à promouvoir activement les vocations au sacerdoce pour les hommes célibataires et prêt à inviter des prêtres d'outre-mer. Mais il avait osé dire qu'il fallait se montrer beaucoup plus ouvert envers d'autres options pour assurer que l'eucharistie puisse être célébrée. Il avait ainsi fait des suggestions pour pallier le manque de prêtres.

 

Mgr Morris avait dans ce contexte relevé que des discussions étaient menées au plan international, national et local concernant notamment l'ordination d'hommes mariés choisis et approuvés par leur communauté paroissiale locale, l'accueil d'anciens prêtres, mariés ou célibataires, qui voudraient reprendre leur ministère, l'ordination de femmes, mariées ou célibataires. Si des discussions était menées sur ce sujet, il n’était pas en tort car il n’avait fait qu’être le relais de celles-ci.

 

Il avait également mentionné la reconnaissance des ordinations de prêtres anglicans, luthériens ou de l'Eglise unifiée d'Australie (Uniting Church in Australia - UCA). Ce qui aurait été un pas nécessaire pour le retour d’une partie de nos frères protestants dans l’Église.

 

Dans leur lettre de Rome, les évêques australiens qui se sont rendus en visite "ad limina" au Vatican précisent qu'ils ont rencontré à ce propos le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et le cardinal William Joseph Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

 

Ils relèvent qu'ils ont une compréhension plus adéquate de ce qui a été tenté par le Saint-Siège "pour résoudre les difficultés avec Mgr Morris", "qui ne concernent pas seulement des questions de discipline de l'Eglise, mais aussi de doctrine ecclésiale enseignée définitivement", notamment en ce qui concerne le sacerdoce ministériel. "Ce que le Saint-Siège a fait était de caractère fraternel et pastoral plutôt que juridique", précisent les évêques australiens. Ils affirment dans leur communiqué que des efforts ont été faits durant des années, mais il est arrivé un point critique quand Mgr Morris "a manqué de clarifier sa position à la satisfaction du Saint-Siège". Les évêques australiens ne sont pas en tort ici, ils n’ont fait qu’entendre la version du Vatican, qui devait clarifier sa position, même s’ils essayaient de ne pas être trop sévères envers Mgr Morris, car il avait été un des leurs.

 

Mgr Morris déplore n'avoir jamais vu le rapport écrit à son sujet par Mgr Charles Chaput, le visitateur apostolique chargé d'enquêter sur lui, et qu'on ne lui a jamais montré aucun des "évidences" et preuves récoltées à cette occasion. Il n'en a vu que des extraits contenus dans un mémorandum que lui a remis le nonce apostolique, l'archevêque Ambrose de Paoli. Ce mémorandum, écrit Mgr Morris, "était rempli d'erreurs", et il n'y a pas eu de procès canonique qui aurait établi une "cause grave" pour le démettre de ses fonctions. Ce n’est pas forcément de la faute du visitateur apostolique, car il n’avait entendu qu’une version des faits et ne pouvait pas prendre une décision juste sur le sujet.

 

L'évêque congédié souligne encore qu'il n'a pas voulu démissionner de son propre chef parce que cela aurait été vu comme l'acceptation que ce qu'on lui reprochait, comme d'avoir brisé la communion de l'Eglise, était vrai. Il ne pouvait le faire en conscience, déclare-t-il, tout en assurant de son amour de l'Eglise.

 

L’affaire Mgr William Morris montre une vision inconciliable entre un pasteur et une institution trop marquée sur ses principes, peut-être l’affaire aurait pu être réglée de manière pacifique si les deux parties avaient réussies à trouver un accord qui les auraient contentées toutes les deux.

 

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Publié le 24 Octobre 2011

L’usage du nouveau Missel en langue anglaise qui sera obligatoire dans toutes les paroisses de rite romain des États-Unis et dans d’autres régions du monde anglophone dès le 27 novembre prochain, ne fait pas l'unanimité. C’est ce qu’annonça, le 17 juin 2011, le cardinal par Gregory Aymond, archevêque de La Nouvelle-Orléans. Les nouvelles traductions du Missel en anglais ont été approuvées par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements en juin dernier. Ce travail devait rendre le Missel en langue anglaise plus proche de la troisième édition Missel Romain de 2007 promulgué par Rome.

 

Cette traduction officielle, élaborée depuis de nombreuses années par la Commission internationale pour l’anglais dans la liturgie (ICEL) est une nouvelle traduction du missel de Paul VI, dit de la forme ordinaire. Elle a mis plusieurs années avant de voir le jour, à cause des méthodes de travail utilisées et du consensus recherché. Ce document romain établit un certain nombre de normes pour les traductions avec lesquelles les experts en traduction étaient en désaccord. L’instruction romaine souligne que le travail de traduction n’est pas tellement un acte de créativité ou de reformulation, mais bien la restitution exacte et fidèle des "editiones typicae", les éditions normatives (ou "typiques") en langue latine des textes liturgiques. C’est sans doute là le problème.

 

C’est une mise en cause de la traduction anglaise faite dans l’enthousiasme en 1970 juste après le Concile Vatican II et qui fut approuvée par les conférences épiscopales américaines, cette dernière est connue pour ses formules éloignées de celles qu’on récitait auparavant en latin. Cette traduction était également soit disant controversée sur la question des genres et sur l’utilisation du langage "inclusif" visant à ne pas discriminer les femmes. Ce qui était une bonne chose.

 

La traduction nouvelle a été fortement critiquée par des évêques américains. Pour le P. Thomas Reese, l’ancien patron de l’hebdomadaire des jésuites, America, «c’est un retour en arrière qui va embrouiller les fidèles». Les expressions comme «consubstantiel» ou «oblation» sont pour le Père Reese ou pour l’ancien évêque d’Erie (Pennsylvanie) et DonaldTrautman, totalement incompréhensibles pour les fidèles. Il faut dire que l’opposition la plus farouche a été menée par des collaborateurs du magazine jésuite America. Des théologiens ont mis en avant avec beaucoup de subtilité qu’il est normal que le missel prenne des libertés avec le texte original latin. Il faut dire que l’esprit vivifie et la lettre tue.

 

L’ACPassociation of catholic priests –, une association irlandaise, vient d’émettre plusieurs critiques contre la nouvelle traduction et demande officiellement aux évêques du pays de ne pas la mettre en application pendant une durée de cinq ans, le temps de la revoir. Le principal reproche qui lui est faite est que cette nouvelle traduction serre de trop près l’original latin, débouchant sur un anglais trop éloigné de l’anglais quotidien et rendant donc, selon les responsables de l’association, la compréhension par les fidèles trop difficile. Précisons que la nouvelle traduction a été approuvée par Rome. Dans le détail des revendications de cette association, on note qu’elle demande que l’on s’inspire de l’attitude des évêques allemands qui avaient décidé de refuser la bonne traduction imposée par Rome. Les évêques allemands ont au moins pour eux d’avoir du courage.

 

Le célèbre liturgiste américain Anthony Ruff, qui a longtemps travaillé au sein de cette Commission internationale ICEL se refuse à faire la promotion de la nouvelle version en langue anglaise du nouveau Missel. Il estime que cette version officielle du Missel, est le fait d'un petit groupe sans beaucoup de consultation de prêtres ou de laïcs et que ce texte "insatisfaisant" est imposé par Rome aux Conférences nationales des évêques "en violation de leur autorité épiscopale légitime". Ce qui est tout à fait vrai, car depuis 1990, les conférences épiscopales sont réduites à diffuser l’enseignement du Saint-Siège sans pouvoir donner leur avis devant l’opinion publique.

 

Le moine bénédictin, qui est professeur de liturgie et de chant grégorien à la Saint John’s University de Collegeville, dans l’État américain du Minnesota, a publié une lettre ouverte aux évêques américains. Il y annonce qu’il se retire désormais de toutes les conférences qu’il devait faire dans les diocèses américains pour présenter la nouvelle traduction du Missel. C’est normal de ne pas soutenir un texte qui trahit ses idées.

 

D’ailleurs, un prêtre éminent de Seattle le Père Michael G. Ryan a lancé une campagne visant à retarder l'utilisation de la nouvelle traduction du nouveau Missel en langue anglaise sans que sa congrégation ne le soutienne. Ryan a placé la traduction dans un contexte plus large, soutenant qu'elles étaient utilisées comme un outil – dont certains diront même une arme - pour faire avancer un ordre du jour précis, y compris le systématique démontage de la grande vision «du deuxième Concile du Vatican.» "Une vague de soutien qui est pour le retrait de la traduction, écrit-il, pourrait convaincre ceux qui «ont décidé que la latinité est plus importante que la lucidité» à écouter les gens qui se trouvent dans les bancs de l’Église et réévaluer leur position dans celle-ci". À ce jour, presque 22 500 personnes ont signées une pétition sur le site Web, whatifwejustsaidwait.org qui soutien le retrait de la nouvelle traduction.

 

Pour les évêques américains, cette mise en cause est très excessive. Non, car les fidèles n’ont pas été invité à donner leur avis sur ce nouveau missel alors qu’il est fait pour eux. L’Église devrait savoir que le fameux acceptez et obéissez n’est pas une façon de guider le peuple de Dieu, mais plutôt qu’elle devrait faire participer les fidèles à ses décisions.

 

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Publié le 23 Octobre 2011

C'est en tout cas le titre du Vatican Insider sous la plume d’Andrés Beltramo Alvarez. Mgr William Levada, jusque-là préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, doit quitter son office en début d'année prochaine, atteint par la limite d'âge. Et le nom de son éventuel successeur, qui court sur bien des lèvres au Vatican, est celui de Mgr Gerhard Ludwig Müller, évêque de Ratisbonne.

 

Or, nous rappelle le vaticaniste, si ce dernier est un ami personnel de longue date du pape, il est également un ancien élève du fondateur de la théologie de la Libération, Gustavo Gutierez, "avec qui il a noué une longue et étroite amitié", selon Beltramo. Pour preuve, celui-ci cite un extrait de son discours de réception comme docteur honoris causa à l'université de Lima, une université péruvienne "dont sont sortis les mouvements progressistes les plus importants, y compris le mouvement pro-gay", explique le journaliste: "Je ne me réfère pas à la théologie de la libération d'une façon théorique ou abstraite, ni sur un mode idéologique, à la louange des groupes progressifs dans l'Eglise. Je ne crains pas non plus que cela puisse être interprété par un manque d'orthodoxie. La théologie de Gutierrez, de quelque manière que vous la regardiez, est orthodoxe car orthopraxique: elle nous enseigne la bonne façon d'agir en chrétien lorsque cela vient de la vraie foi". Et Beltramo enfonce le clou: "même si Müller a précisé que cette théologie n'a rien à voir avec la politique, il a consacré la moitié de son discours à la condamnation de "l'infamie de notre époque : le capitalisme néolibéral et ses conséquences".

 

Cela ne fait pas pour autant de lui un progressiste forcené : c'est lui qui avait, en 2009, fait suspendre Paul Winckler, le responsable allemand du mouvement réformiste Wir sind Kirche (Nous sommes l'Eglise). Ce qui viendra faire taire ceux qui doutent de son orthodoxie.

 

Les deux dossiers les plus brûlants qui attendent le probable nouveau préfet sont : les négociations avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, et les affaires d'abus sexuels, qui depuis la réforme engagée par Benoît XVI sont tous transmis à la Congrégation. Dans le premier dossier, si l'hypothèse Müller se confirmait, ce serait une nouvelle plutôt réfrigérante pour les lefebvristes, le signe que Rome n'entend pas céder à leurs exigences : Mgr Müller vient en effet d'un diocèse où la Fraternité est implantée, avec qui il a déjà eu maille à partir, notamment en 2009, lorsque Mgr Fellay a procédé dans son diocèse de Ratisbonne à des ordinations sans l'aval de Rome. C'est alors lui qui avait demandé une nouvelle excommunication des prêtres lefebvristes et de leur consécrateur. Une réaction des plus normales face à un acte qui était un défi à son autorité d’évêque de Ratisbonne.

 

Dans le second dossier, celui des abus sexuels, c'est une excellente nouvelle pour les victimes. Confronté dans son diocèse, à l'instar de beaucoup d'évêques allemands, à des affaires de pédophilie, il a montré une grande capacité à la transparence: dès 2008, il avait mis en place une équipe spécialisée comprenant psychologues et juristes, et engagé un avocat chargé de rechercher les victimes et recueillir leurs témoignages. Une excellente initiative que devrait prendre en exemple beaucoup d’évêques.

 

Si Benoit XVI choisit Mgr Gerhard Ludwig Müller comme le nouveau préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, alors ce sera un signe fort, celui d’une Église décidée à traiter les problèmes de façon exemplaire, tout en gardant son orthodoxie, même si on peut ne partager tout ses avis.

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 21 Octobre 2011

Les réformes engagées dans l'archidiocèse de Vienne par son évêque, le cardinal Schönborn, prévoient de regrouper les paroisses, comme cela se pratique un peu partout sur le vieux continent, afin de faire face au manque de prêtres. Moins de paroisses et des communautés plus petites qui peuvent être menées par des laïcs : c'est le sens des réformes dans l'archidiocèse de Vienne.

 

Presque simultanément, le père Helmut Schüller, initiateur de l'Appel à la désobéissance autrichien, a aussitôt demandé conformément à son manifeste qu'il y ait davantage de paroisses, avec des prêtres attachés à leur communauté. «Ceci est nécessaire afin d'être près du peuple, dit Schüller. Lorsque la pénurie de prêtres arrivera, l'Eglise catholique aura perdu beaucoup trop de temps». Un point de vu réaliste que devra épouser l'Église tôt ou tard.

 

Les signataires de l'Appel ont reçu le soutien de Hans Küng, qui, dans une interview accordée à Passauer Neue Presse, a déclaré: "J'espère que beaucoup de prêtres se joindront à cette initiative. On a beaucoup débattu du terme de "désobéissance": je n'ai aucune objection à cela. Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes".

 

Cette phrase d’Hans Küng est pleine de bon sens, car les actions de Jésus dans la Palestine de son temps, telles que relatées dans les évangiles, témoignent d’un appel profondément actuel à la désobéissance civile permanente au nom de la justice qui ne laisse rien d’intact, qui vise toutes les institutions et naît d’une «relativisation absolue» de toutes les organisations humaines, quelles qu’elles soient, aussi saintes soient-elles.

 

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