Publié le 28 Janvier 2012

Dans une intervention diffusée au cours des Journées François de Sales à Annecy (France) le 27 janvier 2012, le président du Conseil pontifical pour les communications sociales a déploré que des blogs dont «l’origine est difficile à situer», parfois «anonymes», s’en prennent aux évêques, voire au pape. Bien sûr, si nous parlons au grand jour, je suis sûr qu’ils nous accueilleront chaleureusement et qu’ils ne nous dénonceront pas anonymement aux évêques. Les bonnes intentions et les promesses je les ai bien connues et je n’y crois plus. L'anonymat nous permet de parler librement sans être mis à l'éccart.


«Si nous sommes ‘du Christ’, dans le monde des nouvelles communications, a alors souhaité Mgr Claudio Maria Celli, nous devons être passionnés par la vérité et en même temps la vivre dans cette dimension de compréhension, de respect». La vérité, j’aimerais bien l’entendre de ceux qui s’opposent à des blogs et des sites comme les miens. Ce n’est pas la vérité qui commande leurs propos, ils se reconnaîtront eux qui se servent de mes propos pour les mépriser.


S’il a assuré que «l’Église, dont la mission est d’annoncer la Parole, devait utiliser tout ce qui est à sa disposition pour annoncer l’Évangile et sa vision de l’homme», Mgr Celli a souhaité «aller au-delà». «Nous devons avoir un véritable dialogue avec les hommes et les femmes enracinés dans cette culture numérique», a encore précisé le prélat dans ce message enregistré pour les journées de travail organisées par la Fédération française de la presse catholique sur les défis du numérique.


Tous ces mots pour ne pas dire un fait, imposer une pensée unique, celle du Vatican et non celle des fidèles qui est différente et qui sont en droit de dire au pape leur désaccord sur certains points.


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Publié le 24 Janvier 2012

Dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, les paroisses catholique et réformée de Porrentruy ont invité Olivier Le Gendre. L’écrivain, journaliste français et militant religieux a relaté, le 19 janvier 2012 au centre paroissial protestant de Porrentruy, les conditions dans lesquelles il a rédigé "Confession d’un cardinal" et "L’espérance du cardinal".


"Je connais beaucoup de prêtres et d’évêques qui donnent la communion à des gens remariés, alors que c’est parfaitement interdit par les autorités vaticanes. C’est ce type de réglementations qui m’insupportent. Le salut de l’Eglise catholique ne se trouve pas dans la hiérarchie".


Apparemment grand connaisseur des acteurs, des lieux et du fonctionnement du milieu ecclésiastique de l’enclave romaine, Olivier Le Gendre considère qu’il faut "inventer" un nouveau modèle d’Eglise: "Dans ce monde désenchanté et pour ce monde désenchanté, l’Eglise doit inventer une nouvelle façon d’être fidèle à son message". Inventer une nouvelle façon d’être fidèle au message aidera à ne pas se focaliser sur le passé ce qui pousse à ne pas voir le futur.


Cette théorie est l’une des pistes imaginées par un cardinal qui, en 2005, aurait contacté Olivier Le Gendre pour l’aider à rédiger ses mémoires. "Je n’étais pas très chaud pour travailler sur ce projet, mais après plusieurs rencontres, j’ai accepté le mandat". C’est ainsi qu’à l’automne 2007, le journaliste français publie "Confession d’un cardinal", aux éditions Jean-Claude Lattès. Avec cet ouvrage, suivi de "L’espérance du cardinal" – ils se veulent être la transcription d’entretiens avec un cardinal anonyme –, il atteint le grand public et fait vraiment parler de lui. Il aurait vendu plus de 100’000 exemplaires à ce jour. Un succès mérité.


Olivier Le Gendre était au Centre paroissial protestant de Porrentruy, le 19 janvier, pour animer une conférence intitulée "Chrétiens, comment être porteurs d’Espérance pour notre monde?" Invité par les paroisses catholique et réformée de Porrentruy dans le cadre de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le journaliste a évoqué ses rencontres avec "son cardinal", un personnage présenté comme un haut responsable proche du pape Jean Paul II, apparemment "tourmenté" par le sens de son action à la tête de l’un des ministères les plus importants du Vatican. Poste qu’il a quitté pour se consacrer aujourd’hui aux enfants délaissés dans un pays du Sud-Est asiatique. Un journaliste ne livre pas ses sources, il est normal qu’il ne donne pas le nom de ce cardinal.


A travers de multiples anecdotes et de propos attribués à "son cardinal", Olivier Le Gendre évoque "l’enjeu qui sépare deux grandes tendances de l’Eglise: l’une qui tente de restaurer les pratiques ancestrales, tandis que l’autre prépare la relève pour le moment où l’affaiblissement de l’institution sera si criant que de nouveaux modes de fonctionnement deviendront obligatoires". Un avis que partage tout fidèle conscient, sauf le Vatican mais il peut toujours changer d’avis, il suffit d’attendre.


Dans "ses" révélations, le cardinal se confie sur différents événements qui ont secoué le Vatican, dont l’attentat contre Jean Paul II ou les scandales financiers. Et, quand on lui demande pourquoi il s’obstine à préserver l’anonymat de "son cardinal", Olivier Le Gendre rappelle que le plus petit Etat du monde est habité, géré et dirigé par des hommes. "Le Vatican est un endroit complexe où beaucoup d’informations et de rumeurs circulent. De plus, dans la population qui l’anime, il y a 5% d’escrocs qui colportent des rumeurs ou qui sévissent dans le domaine financier. Ça laisse tout de même 95% de gens de bonne volonté".


Selon le cardinal interrogé par Olivier Le Gendre, la théologie du célibat sacerdotal est dépassée: "Nous sommes la religion de l’Incarnation. Il ne faut donc plus séparer le prêtre de la vie concrète. Le gouvernement de l’Eglise s’obstine à concocter des lois sans arrêt, il sacralise à outrance en croyant pouvoir tout maîtriser, tout contrôler en permanence". Un point de vue tout à fait réel, car dans les faits, c’est ce que ressentent les fidèles, même s’ils aiment le pape.


Pendant deux bonnes heures, Olivier Le Gendre a parlé de ses livres, de "son cardinal" et des idées qu’ils partagent pour redorer l’image de l’Eglise et mettre un terme à "la crise des chiffres" (la baisse des vocations, la désaffection grandissante dans les églises).


Olivier Le Gendre amène ses attentes et ses espoirs pour l’Église qui doit changer afin de ne pas connaître un déclin, il faudra faire ce qu’il faut pour qu’elle soit cette Église pauvre et solidaire qu’elle aurait du toujours rester.


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Publié le 21 Janvier 2012

Le Vatican a annoncé, le 20 janvier 2012, avoir validé les célébrations non liturgiques du Chemin néocatéchuménal, né en Espagne dans les années 1960. Cette approbation des pratiques liturgiques néocatéchuménales vient clore un aveuglement d’une dizaine d’années.


Peu avant une audience accordée par Benoît XVI à quelque 7000 membres du Chemin néocatéchuménal, le secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, Mgr Josef Clemens, a lu le décret d'approbation des célébrations contenues dans leur directoire catéchétique. Initiateur du "Camino", l'Espagnol Kiko Argüello a fait part de sa "grande joie". C'est bien le seul.


Le décret met fin à un long parcours de reconnaissance d'une communauté appréciée au Vatican pour le "courage" de ses membres, dont certains sont missionnaires en Chine ou à Cuba. Un aveuglement aussi net que pour l’Opus Dei et les Légionnaires du Christ. Le Chemin néocatéchuménal est un "itinéraire de formation chrétienne" né dans les années 1960, dans la banlieue défavorisée de Madrid. Son initiateur, Kiko Argüello, a rapidement été rejoint par une autre laïque, Carmen Hernandez, ainsi que par un prêtre italien, Mario Pezzi.


Pourtant le mouvement a toujours fait l’objet de critiques sévères. Ainsi les évêques japonais ont estimé que le Chemin représentait un facteur de divisions. D’autres critiquent ses méthodes d'encadrement, qui sont clairement des pratiques sectaires et notamment leur manière de célébrer de façon isolée, qui provoque des fractures au sein des paroisses. Il suffit de parler certaines innovations non conformes aux règles liturgiques de l'Eglise : messe le samedi au lieu du dimanche, communion en commun assis autour d'une table, prédication confiée à un laïc plutôt qu'à un prêtre, témoignages de fidèles lors de longues cérémonies émotionnelles. Le Chemin avait dû procéder à quelques modifications dans ses règles de fonctionnement. En 2008, après une révision attentive, le Conseil pontifical pour les Laïcs a approuvé ses statuts et en 2011, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a approuvé le Directoire catéchétique, après l’avoir amendé. Mais dans la pensée, ce mouvement est toujours le même.


Le "Chemin" est aujourd'hui présent sur tous les continents, dans plus de 900 diocèses et rassemble environ 40 000 communautés. Il compte en outre plus de 70 séminaires "Redemptoris Mater". Son dynamisme, sa puissance et sa visibilité ont séduit bien des évêques et curés de paroisses. De nombreux responsables d’Eglise reconnaissent que le Chemin répond bien à certaines de leurs attentes et non à celles des fidèles : évangélisation de ceux qui sont éloignés de l'Église ou qui n'ont pas été catéchisés; insistance sur la communauté permettant de sortir de paroisses trop impersonnelles; accent mis sur l'initiation chrétienne et le baptême. En gros des fers de lance de la nouvelle évangélisation de Benoit XVI très présents lors des JMJ.


Je n’attends rien de ces recettes miracles pour faire revenir les fidèles dans l’Église, car ce n’est pas en validant ces groupements douteux qu’elle va revaloriser son image, mais en changeant totalement le fond et la forme.


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Publié le 18 Janvier 2012

"Nous sommes en face d’un nouvel ordre mondial, dans lequel le pouvoir économique a été transféré de l’Ouest à l’Est. Il est évident que l’Europe, comme entre autres les Etats Unis, souffrent de cette situation. L’Europe politique n’est pas ’KO’, mais elle est en grande difficulté du point de vue économique", analyse Ettore Gotti Tedeschi, président de l’Institut des Œuvres de religion (IOR), la "banque du Vatican".


Interrogé par Radio Vatican le 16 janvier 2012 sur la récente dégradation de la dette de neuf pays de l’Union européenne par l’agence de notation américaine "Standard and Poor’s", le banquier italien relève que ces 25 dernières années, le système occidental a coupé le monde en deux, instaurant un monde de consommation en Occident et transférant une grande partie de la production de biens dans une autre hémisphère.


"Pour 60 à 70%, les biens de consommation sont désormais produits dans une aire géographique où ils coûtent moins cher… (…) Nous devons - si nous voulons être compétitifs pour pouvoir maintenir nos places de travail, pour pouvoir avoir une présence productive au niveau mondial - retrouver notre compétitivité", souligne Ettore Gotti Tedeschi.


Pour cela il faut restaurer la croissance et l'emploi  par un retour à la compétitivité obtenu par une action vigoureuse. Ce que malheureusement aucun gouvernement européen n’a fait.


Samedi dernier, sous le titre "Moment suspect", "L’Osservatore Romano" déplorait en première page la décision de "Standard and Poor’s" (SP), intervenue "au moment même où les marchés montraient de légers signes d’amélioration à travers une détente (des taux obligataires, ndlr) sur les titres de dette publique". Le quotidien du Vatican mettait en doute les intentions de SP en parlant de son "attaque" survenant avec un "sens du calendrier parfait et suspect".


Les agences de notations ne cherchent plus à aider les États, elles cherchent surtout à alimenter la spéculation des marchés financiers. Il faut pour cela limiter leur influence.


Ettore Gotti Tedeschi relève également que les agences de notation, qui sont toutes aux Etats-Unis – dont l’économie est en compétition avec les économies européennes - pourraient expliquer beaucoup mieux leurs évaluations et être "davantage conscientes de la gravité et des conséquences" de celles-ci.


La crise économique de 2008 et grecque de la dette publique de 2010 ont touché les plus démunis, il est grand temps d’avoir des règles pour mettre fin à une économie sans contrôle qui ne donnera que de crises à répétition. Il est bon de voir l’Église reprendre son rôle, celui de défendre une économie solidaire.


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Publié le 14 Janvier 2012

Á Vienne, le cardinal Christoph Schönborn a dit que toute l'Eglise catholique doit se pencher sur les questions telles que la réforme soulevées par des groupes tels que l'Initiative des prêtres autrichiens (API), et pas seulement dans l'Eglise dans un pays.


Dans une série d'entrevues au cours de la période de Noël, le cardinal Schönborn a admis que l'API avait soulevé de vrais problèmes, mais il ne pouvait pas accepter les solutions qu'elle proposait. L'API appelle à la fin de la règle du célibat pour les prêtres et à une discussion véritable sur la prêtrise des femmes, la communion pour les divorcés remariés et une plus grande participation des laïcs dans l'Église.


Des sujets ignorés qui méritent un regard plus attentif et pas comme on le fait au Vatican, un déni pur et simple. Le cardinal Schönborn a admis qu’il y a un véritable problème et cela est une bonne chose, même il ne peut pas aller plus loin, car il pourrait perdre sa place.


Le cardinal Schönborn a dit : "dans le cas «des prêtres» de l’initiative qui exigent des solutions très pratiques à ces problèmes qu’ils mettent en avant dans de nombreux cas, la réponse est «Non» car ils ne peuvent être résolus que par l'Eglise mondiale et non pas localement."


Est-ce qu’il propose la solution du concile ? Car au niveau mondial, la décision sera irrévocable. Le pape lui-même ne pourra contester une décision conciliaire.


Le cardinal Schönborn a essayé de satisfaire les partis en présence, mais il marchait sur une corde raide. Le non à l’API est une mauvaise solution, car l’écoute aurait permise de trouver une meilleure solution comme un «non mais» qui aurait laissé la porte à de nouvelles négociations.


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Publié le 11 Janvier 2012

La Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) a publié le 7 janvier 2012 les indications pastorales à suivre au niveau mondial, national, diocésain et local au cours de l’Année de la foi (11 octobre 2012 – 24 novembre 2013). Selon le souhait de Benoît XVI, l’Année de la foi marquera à la fois le 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II (1962-1965) et le 20e anniversaire de la publication du Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC).


Au niveau de l’Eglise, trois événements majeurs marqueront l’Année de la foi : le Synode d’octobre 2012 sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, les Journées mondiales de la jeunesse à Rio de Janeiro en août 2013 et la messe de clôture que Benoît XVI célèbrera au Vatican le 24 novembre 2013, fête du Christ-Roi.


Deux dicastères s’engagent particulièrement dans l’Année de la foi. Le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens sera chargé de promouvoir des initiatives œcuméniques en faveur de l’unité des chrétiens, l’un des objectifs majeurs du Concile Vatican II. Le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation veillera à coordonner les initiatives promues par les différents dicastères du Saint-Siège.


L’Année de la foi sera balisée par les deux grands événements qui ont apporté leur marque à l’Eglise de ce demi-siècle: Vatican II (1962), dont on fêtera en 2012 le cinquantième anniversaire et le Catéchisme de l’Église catholique (CEC), promulgué le 11 octobre 1992 par le bienheureux Jean-Paul II.


A propos de la réception du concile, la «Note» rappelle les recommandations de Benoît XVI : depuis le début de son pontificat, le pape s’est engagé fermement en faveur d’une juste compréhension du Concile, promouvant le renouveau de l’Eglise par la redécouverte des enseignements de Vatican II. Non, le Concile Vatican II n’est en rien une continuité, c’est une rupture, il a été l’arrivée d’un nouveau printemps de l’Eglise, qui ouvrait une voie inédite face à un passé définitivement révolu. Il ne faut pas revenir en arrière, mais aller de l’avant.


A propos du Catéchisme de l’Église catholique, l’année de la foi devrait aussi favoriser sa réception. La Note rappelle qu’il a été rédigé en collaboration avec l’épiscopat entier de l’Église catholique, et qu’il exprime «véritablement ce qu’on peut appeler la symphonie» de la foi. Offrant «une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Église a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi.» Le CEC n’est que la vison d'une théologie particulière, celle du Pape et de ses théologiens, au détriment d’un autre son de cloche, cela donne une vision dogmatisée de la foi qui ne voit pas la diversité des autres cultures.


Non, pour incarner notre foi dans la culture contemporaine, il faut essayer de retrouver la façon dont les premiers chrétiens disaient leur adhésion au Seigneur, à travers des registres aussi différents que les hymnes, les discours, les contes, la poésie, et bien d’autres. L'authenticité de la foi n'est garantie par aucune formule, mais elle réside dans la fidélité de la référence au Christ, toujours à renouveler, sous peine de voir le christianisme se fossiliser. Il faut absolument retrouver des premiers chrétiens, leur liberté de dire leur foi, leur inventivité.


Les Conférences épiscopales doivent tout mettre en œuvre pour diffuser les documents de Vatican II, du CEC et de son Compendium, qui doivent être accessibles au niveau économique, mais aussi sur de nouveaux formats et dans de nouvelles langues, notamment les langues locales des pays en terre de mission. Cette dernière tâche incombera à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. En gros, les évêques n'ont plus que le rôle de fonctionnaire du Pape.


Toutes les formes de communication doivent être exploitées pour parler de la foi et du concile: émissions télévisées ou radiophoniques, films et publications, «y compris au niveau populaire accessible au grand public» précise la note de la CDF, mais aussi grâce au patrimoine des œuvres d’art visibles dans les lieux confiés à la charge pastorale des diocèses. Le pape pense que les nouveaux médias sont une grande opportunité pour les croyants. Mais il devrait savoir mieux les utiliser pour montrer une bonne image des catholiques.


Les conférences épiscopales doivent par ailleurs veiller à ce que les catéchismes locaux et les différents instruments de travail catéchétiques en usage dans les Eglises soient en «pleine conformité avec le Catéchisme de l’Eglise catholique». Enfin, elles pourront consacrer une journée d’étude au thème de la foi, de son témoignage personnel et de sa transmission aux nouvelles générations. La foi ne peut pas s’étudier, elle se vit, même si on la transmet, rien ne dit que celui qui aura reçu le message aura toujours la foi. Elle ne peut donc pas s’imposer mais être voulue. Être chrétien est un choix pas une obligation.


Au plan diocésain, la CDF invite à célébrer l’ouverture et la conclusion de l’Année de la foi. De même, chaque évêque pourra consacrer une journée à l’étude du CEC et rédiger une lettre pastorale sur le thème de la foi. Le Vatican souhaite également la tenue dans chaque diocèse de «moments de catéchèse destinés aux jeunes et à ceux qui cherchent le sens de leur vie» et de rencontres avec des témoins privilégiés de la foi de l’Eglise. Pendant le Carême, les évêques pourront organiser «des célébrations pénitentielles pour demander pardon à Dieu, en particulier pour les péchés contre la foi». Les péchés contre la foi n’existent pas, donc nous n’avons pas à faire de telles célébrations.


Dans un autre registre, la CDF espère «inciter le monde académique et celui de la culture à de nouvelles occasions de dialogue créatif entre foi et raison, par des symposiums, des colloques et des journées d’étude, surtout dans les Universités catholiques». Il y a bien longtemps que la foi et la raison ne font plus bons ménage. Le dialogue créatif avec le monde de la culture est depuis longtemps au plus bas, car on impose pas sa vision, il faut accepter celle de l’autre.


Au niveau local, enfin, paroisses, communautés, associations et mouvements sont aussi invités à participer à la diffusion du catéchisme. La CDF compte en particulier sur les communautés nouvelles et les mouvements ecclésiaux pour offrir leur témoignage de foi au service de l’Eglise. Comme par hasard, ce sont ces mouvements qui vont s’en occuper de diffuser le catéchisme, ce qui n’est pas étonnant car ce sont les béni oui-oui du Pape. Les fidèles sont appelés à communiquer leur expérience de foi avec les membres d’autres confessions chrétiennes ou d’autres religions mais aussi avec les non-croyants. En gros, on nous demande de dire notre foi à des gens qui n’ont pas besoin de nous pour croire ou refuser de croire.


Et si nous revenions aux Évangiles plutôt que de diffuser le message du magistère qui ne porte plus depuis longtemps, il y a bien longtemps que l’Église n’est pas revenue au message libérateur du Christ, ce qui est dommage.


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Publié le 10 Janvier 2012

«Joseph Ratzinger n'aurait jamais dû devenir pape. Il ne pouvait pas l’être. Selon les règles non écrites des conclaves avec une telle «division» sur son nom, il n’aurait jamais été capable d’avoir le vote des deux tiers nécessaire pour être élu.» Tels sont les mots d'ouverture d'un nouveau livre, Joseph Ratzinger, un pontificat dans la crise, de Marco Politi, le vaticanologue vétéran qui, dans une interview avait indiqué en novembre 2004, le Cardinal Ratzinger comme un «candidat secret» pour devenir le prochain pape. Dans son livre, Politi décrit le contexte de son entrevue avec Joseph Ratzinger.


Il souligne qu’en octobre, il avait initialement émis une demande formelle d'entrevue en 2001. Toutefois, c'est seulement en Novembre 2004, à un moment où Jean-Paul II était en mauvaise santé chronique trop évidente que le principal porte-parole du Vatican, et membre de l'Opus Dei, Joaquin Navarro-Valls confirma l'entrevue. Politi suggère qu’au cours de l'été 2004, à l’intérieur du Saint-Siège, plein de cardinaux hispaniques ultraconservateurs de la Curie avaient décidés que le «Rottweiler de Dieu», le cardinal Ratzinger était le meilleur pour défendre leurs opinions conservatrices. Les cardinaux en question comprenaient les Colombiens, Dario Castrillon Hoyos et Alfonso Lopez Trujillo, l'Espagnol Julian Herranz et le Chilien Jorge Medina Estevez. L'idée de l'entrevue avec Politi, correspondant au Vatican, par le quotidien de gauche la Repubblica a été de "promouvoir" leur homme.


Le reste, bien sûr, est dans l'histoire. Les plans les mieux conçus pour concrétiser en avril 2005 l’élection du pape Benoît XVI vinrent de la Curie, alors sue dans les 20 années précédentes, le cardinal Ratzinger n'avait même pas figuré sur la liste des papabili (futurs papes), élaboré par les vaticanologues. A mi-chemin de la septième année du pontificat de Benoît XVI, Politi montre un point intrigant. Ceux qui ont promu Ratzinger avaient des idées très claires sur la façon dont il devait être élu. Par exemple, ils ne se sont jamais posés la question de son efficacité ou de son autorité compétente a maintenant 84 ans.


Lorsque Politi parle d'une «crise» dans ce pontificat, il se réfère à la «curie désorienté», dont beaucoup, soutiennent le Concile Vatican II. Actuellement le navire de l'État est à la dérive sans boussole, sans gouvernail ou même sans un barreur déterminé : "Si gouverner, c'est affronter les problèmes avec sa tête, rechercher de solutions et créer de meilleures conditions pour le développement de la communauté que vous menez, ainsi que de réformer l'organisation dans laquelle vous êtes responsable, qui vous rend plus préparé pour les défis de l'avenir, alors il est évident que Benoît XVI montre tous les signes d'incertitude stratégique sur la politiques à suivre", nous dit-il.


Ces dernières années, il y a eu la pénurie de ces "signes d'incertitude." Laissant de côté la question controversée de la manipulation du Vatican de la crise des abus sexuels des prêtres, il ya une longue liste d’«incidents» politiques qui auraient dû amener la sonnette d'alarme.


Ces incidents incluent : L'apparence anti-islamique dans les remarques de Benoît XVI en septembre 2006 à Ratisbonne, en janvier 2009 sa réintégration des lefebvriste dont Mgr Richard Williamson, un négationniste connu de l’Holocauste en janvier 2009, les remarques sur "préservatif" vis-à-vis du SIDA sur le chemin au Cameroun en mars 2009, les nominations dans l’Èglise de l'archevêque Stanislaw Wielgus à Varsovie en décembre 2006 et de l'évêque Gerhard Wagner à Linz, en Autriche, en mars 2009. Les deux hommes devaient «démissionné», avant même qu'ils ne puissent prendre leurs nouvelles nominations, car c'est Octobre que le premier avait été connu comme un collaborateur des services secrets polonais pendant la période communiste, alors que les opinions peu orthodoxes du second - il avait dit que l'ouragan Katrina à la Nouvelle Orléans était une «punition divine», ainsi que les avis que ses avis sur les ouvrages d’"Harry Potter" qui corrompraient selon lui les jeunes - outragèrent ses confrères qui bloquèrent heureusement sa nomination.


Dans le passé, il y avait une tendance dans les cercles du Vatican à minimiser ces «incidents» en les appelants «des erreurs de communication». Politi argumente, cependant, qu'ils confondent la gouvernance du pontificat fermée, isolée et déconnectée où l'information ne circule pas librement avec le monde réel, où il devrait y avoir un débat interne où il est parfois difficile d'identifier la «ligne» à suivre sur des questions clés telles que la crise des abus sexuels des prêtres ou les relations avec les Juifs ou avec l'islam. Pour illustrer son point de vue, Politi souligne le "minimalisme" du style de gouvernement de Benoît XVI. Le collège des cardinaux ne s'est réuni que trois fois en consistoire au cours des six dernières années. Les réunions collégiales au Vatican des chefs de dicastères ont lieu seulement deux fois par an. Les nonces ne rencontrent Benoît XVI qu’au début et en fin d'une nouvelle mission diplomatique.


Même les visites ad limina à Rome faites par les évêques tous les cinq ans ont été réduits à une réunion collective avec le pape. Dans le passé, Jean-Paul II avait au moins une brève conversation avec chaque évêque, de son propre chef. De même, tandis que Jean-Paul II utilisait ses heures de repas pour les réunions et la collecte d'informations sur un large éventail au Vatican, dans l'église et avec les conseillers laïcs, Benoît XVI lui garde ses habitudes. Politi souligne aussi que le théologien Benoît XVI passe beaucoup de temps à écrire et à penser à ses livres.


Le résultat, suggère Politi, est que le pape est en effet «déconnecté» des réalités de son Église même si elle n’est pas nécessairement «dysfonctionnelle», car le Pape peut passer des semaines sans une rencontre face-à-face avec son porte-parole principal, le Père Federico Lombardi, et qui sur une base religieuse donne un regard rapide sur le Vatican à partir de coupures de presse. Cela est-il surprenant, non car Politi conclut que, dans ce pontificat, le Saint-Siège n’a plus la place internationale qu’il avait autrefois.


Marco Politi nous montre une conclusion qui n’échappe à personne, Benoit XVI n’est pas le pape qu’il nous fallait pour entrer au XXie siècle, et les temps vont être durs ici.


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Publié le 3 Janvier 2012

La politique de restauration du pape suscite tellement de frustrations, de conflits, l'éloignement de tant de catholiques qu’une fois touché le fond il sera obligatoire de discuter. On est maintenant dans une période très douloureuse. Le Concile Vatican II a été la base d'une transformation mais il faut aller plus loin.


Cela est symptomatique de problèmes plus profonds qui découlent de la création par Vatican I d'une Église ayant un monarque de droit divin. Mais la simple organisation ne doit pas seulement changer, ce qu'il faut, c'est un nouveau concile; et apporter un Vatican III, dans lequel les catholiques auront à prendre en charge leur foi.


L'Église catholique est actuellement une maison divisée. Face à la crise des vocations et aux désaffections des églises, l'Eglise catholique hésite entre la même ligne conservatrice impulsée par Jean Paul II sur les questions de société ou, au contraire, s'ouvrir et s'adapter au monde moderne.


Cette division est visible et se divise en deux camps. Les néoconservateurs qui sont irrités par les infléchissements de la mutation conciliaire, surtout parmi les plus proches du Pape. Ce sont ces hommes clés puissamment installés à l’intérieur même de la Secrétairerie d’État et à la tête de très importants dicastères. Les progressistes eux ne désespèrent pas cependant de faire adopter leurs vues, notamment celle de la "mondialisation de la solidarité" et du "débat au sein de l'Eglise". Ils sont malheureusement minoritaires au sein du Vatican.


En gros, il y a la différence est entre ceux qui regardent en avant vers Vatican III et ceux qui regardent en arrière vers Vatican I. Cette polarisation a été effectivement camouflée pendant le long pontificat de Jean Paul II, qui avait mené une sorte de contre-révolution contre les réformes de Vatican II. Sous le Pape Benoît XVI, ce mouvement de restauration papale est en cours de consolidation.


Il faut dire que le matin confiant du Concile Vatican II a été de courte durée. L'espoir a été ensuite étouffé par la curie vaticane. Depuis plus de 30 ans, l'Église a reculée devant la réforme et est retournée dans la défense de sa structure hiérarchique traditionnelle. Ses procédures sont archaïques, encombrantes et précieuses, mais totalement en décalage avec un monde démocratique. Elle se méfie de l'implication des laïcs. Seuls ceux qui sont considérés conformes à ses vues étroites sont admis dans le temple. Les évêques sont alors choisis sur la base d'être en faveur du célibat sacerdotal, l'adhésion obligatoire à l’habit sacerdotal, la docilité pour l'enseignement pontifical et surtout contre la contraception et l'ordination des femmes. La Loyauté est définie dans un vieux sens étroit et elle a si peur des femmes que sa misogynie est habillée d’abstractions théologiques.


Un nouveau concile où, dans le plein exercice de la collégialité épiscopale, l’Église pourrait entreprendre en toute liberté de dénouer certaines impasses d’ordre disciplinaire ou doctrinal qui ont de l’importance pour le bien commun de l’Église et de toute l’humanité serait une bonne solution pour répondre aux questions laissées en suspens par le Concile Vatican II.


Quelques questions qui devraient être repensées et non des moindres parmi lesquelles figurent la collégialité du ministère épiscopal, les liens avec Rome, la pénurie de prêtres, la situation des femmes dans la société et dans l’Église, le rôle des laïcs et leur participation active à la vie sacramentelle, la sexualité, la vision de l’Église sur les homosexuels, les règles entourant le mariage et le sacrement du pardon, les rapports avec les autres Églises chrétiennes.


Si elle le fait ainsi, l’Eglise saura ouvrir ses portes aux prêtres mariés et aux femmes prêtres. Elle bénéficierait d'idées laïques, comme, par exemple sur l'intimité humaine et la démocratie. Elle travaillera au développement d'une saine théologie de la sexualité. Le Concile Vatican II avait promis une Église qui s'engagerait positivement avec la condition humaine dans le monde moderne. Il devait contribuer au dialogue de sa longue tradition, mais aussi apprendre de nouvelles connaissances contemporaines. Il faut aspirer à une Eglise qui est dans ce moule. Nous avons donc besoin d'un nouveau Concile si ce n'est même que pour nous rappeler les belles idées du dernier.


En effet, il faut reconnaître que dans la réalité il est peu probable que cela se produise pendant le pontificat de Benoît XVI. Espérons que le prochain Pape fera de Vatican III une priorité absolue.


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