Publié le 29 Février 2012

Le Corriere della Sera du 25 août 2011 avait publié le compte-rendu approfondi d’une étude de Roberto Cartocci sur le catholicisme en Italie publiée par les éditions Il Mulino. Les statistiques réunies dans cette étude offrent la photographie d’une Italie divisée entre un Nord déchristianisé et un Sud où la dévotion catholique est encore répandue.

 

Cartocci a remarqué que la sécularisation s’accompagne d’un processus opposé, à savoir la présence de mouvements qui renforceraient le catholicisme italien en garantissant à l’Église un poids politique décisif. L’étude indiquerait une accélération de la sécularisation vers le milieu des années1980. En 1985, au Congrès de Lorette, l’Église italienne avait fait basculer son centre de gravité, passant des associations traditionnelles ayant une base paroissiale comme l’Action catholique, l’Association chrétienne des travailleurs italiens, les scouts, aux nouveaux mouvements tels Communion et Libération, Saint Egidio, entre autres.

 

Une situation comparable à été visible en France où les mouvements ouvriers et étudiants catholiques ont été mis en minorité pour promouvoir le Renouveau charismatique, l’Opus Dei et la Légion du Christ avec le résultat peu flatteur qu’on connait aujourd’hui.

 

Ainsi était mis fin à une période de grande diversification d’un catholicisme italien qui couvrait, au prix de quelque conflit, une large palette de sensibilités et, grâce à la dimension nationale des associations, la péninsule tout entière. En revanche, les nouveaux mouvements n’ont qu’un enracinement géographique limité et notamment, ils sont sans influence sur les particularités de l’Église méridionale que Cartocci a notées.

 

Le Sud Italien est une région qui a toujours en partie voté à gauche et pourtant c’est ici que les associations catholiques ont le mieux tenu, comme quoi la gauche ne mange pas toujours du curé.

 

Si, d’un côté, s’est créé un noyau dur du catholicisme italien apparemment fort, de l’autre, l’appauvrissement de sa diversification interne a mené à une accélération de la sécularisation justement dans les régions où la présence de ces mouvements est la plus forte (comme c’est le cas pour Communion et Libération et la Lombardie). Faire face à la sécularisation n’est pas chose facile; c’est peut-être même impossible. Mais il est légitime de se demander si des choix différents auraient atténué la fracture révélée par Cartocci.

 

Une étude très intéressante qui permet de voir que ce sont les nouveaux mouvements catholiques qui ont accélérés le sécularisme et les mouvements traditionnels ont stabilisé la pratique, comme quoi l’activisme envers le monde ouvrier, paysan et étudiant, ne chasse pas les fidèles mais leur donne envie de rester.

 

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Publié le 29 Février 2012

Dans La Matinale chrétienne de La Vie – site chrétien d’actualité du 27 février 2012, c’'est dans le diocèse d'origine du pape, à Passau, que trente prêtres rassemblés depuis deux ans au sein de "Prêtres en dialogue" (Passauer Priester im Dialog) ont décidé de rejoindre l'Appel à la désobéissance lancé en juin dernier par le père autrichien Helmut Schuller et environ 400 autres prêtres. Maintenant c’est au tour de l’Allemagne d’adhérer au mouvement, ce qui n’est guère étonnant après la dernière visite du pape dans le pays.

 

Il y a quelques semaines, une pétition du même ordre avait été lancée en Belgique où elle avait rencontré environ 8000 signatures de prêtres et de laïcs, dont certaines prestigieuses, comme celle de l'ancien recteur de l'université de Louvain. Le mouvement s’étend et semble peu à peu montrer à la hiérarchie que ce courant n’est plus minoritaire, car l’Église ne peut plus dire qu’elle n’a pas besoin de réforme, la réforme a toujours fait partie de son histoire et ce sujet ne doit plus être évité.

 

De leur côté, les prêtres rebelles autrichiens ont publié un second manifeste, en ligne sur leur site internet. On y lit notamment ceci: "Nous disons non, quand la loi canonique prononce un jugement trop dur et impitoyable: sur les personnes divorcées qui tentent un nouveau mariage, sur les amants homosexuels qui vivent en partenariat, sur les prêtres qui échouent dans le célibat et entretiennent une liaison, et sur ce grand nombre de personnes qui préfèrent obéir à leur conscience plutôt qu'à des lois faites par les hommes". Dans ce nouveau manifeste, ils pointent également la charge écrasante de travail des prêtres: "poussés jusqu'à l'épuisement dans l'accomplissement de leurs devoirs trop nombreux, leurs services étant réclamés bien au-delà de l'âge de la retraite, il ne leur reste ni le temps ni les forces pour une vie spirituelle". Un argument qui a sans doute plus de chances de rencontrer la compréhension de la hiérarchie que le premier.

 

Ce second manifeste précise bien les choses et montre que ces prêtres autrichiens ne sont en rien des révolutionnaires, mais des hommes de bon sens qui à travers cet Appel à la désobéissance ont lancé un message à une hiérarchie hermétique qui ne les écoutait plus. Le manque d’écoute les a amenés à cette dernière extrémité.

 

Je vous mets le lien afin que vous puissiez lire le second manifeste de l'Initiative des prêtres : link

 

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Publié le 27 Février 2012

"Les personnes divorcées et remariées sont autorisés à recevoir la communion." Lors du séminaire de Salzbourg fait par l'Action catholique autrichienne, le théologien allemand Eberhard Schockenhoff, un professeur de théologie morale à l'Université de Fribourg, a lancé un appel pour une "réévaluation théologique" des personnes divorcées et remariées et une nouvelle façon d'interagir avec eux dans l'Eglise. Selon Schockenhoff, l'Eglise doit mettre l'accent sur la préparation des divorcés remariés pour la réconciliation dans l'esprit des sources bibliques et de la pratique de l'Eglise primitive, rompant avec une attitude de "condamnation morale" qui provoque dans les parties intéressées un "sentiment douloureux d'exclusion".

 

Benoît XVI lui-même admet que la communion pour les personnes divorcées et remariées est une question ouverte. Il parlait lors d'une réunion à ce sujet avec les prêtres du diocèse d'Aoste le 25 Juillet 2005 et, plus officiellement, dans le discours à la Rote romaine du 28 Janvier 2006. Les deux fois, le pape les avait exhortés à «approfondir» un cas particulier : l'éventuelle invalidité d'un mariage dans l'Église célébré sans foi, pour ceux qui, après avoir passé une seconde union, sont retournés à la pratique de la vie chrétienne et à la communion.

 

Ces dernières années, Schockenhoff avait assez bien étudié le problème pour en consacrer un livre entier sur cette question, qui était considéré comme le thème principal de la journée d'étude, «Opportunités pour la réconciliation ? L’Église et les personnes divorcées remariées.» En outre, les "personnes séparées, les personnes divorcées et celles qui sont remariés ne sont pas en marge de l'Église, mais lui appartiennent comme beaucoup d'autres chrétiens qui s'éloignent ou ont fait des erreurs." Sa proposition est un radicale : l'Eglise peut et doit-donner la communion à des personnes divorcées et remariées.

 

Un théologien allemand nous montre que l’Église n’exclue personne car dans sa grande tradition, elle accueille tout le monde sans rejeter personne. Espérons que les divorcés remariés obtiennent enfin la place qu’il méritent au sein de l’Église.

 

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Publié le 26 Février 2012

La lecture du dimanche 26 février est la fin du prologue de l’évangile de Marc, où se trouve le séjour de Jésus au désert et son début de ministère en Galilée :

« Et aussitôt, l'Esprit le pousse au désert. Et il était dans le désert durant quarante jours, tenté par Satan. Et il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, proclamant l'Évangile (du Royaume) de Dieu et disant : " Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l'Évangile. " » (Marc 1, 12 – 15).

 

C’est deux récits très courts qui sont reliés par l’arrestation de Jean le Baptiste et qui mettent en valeur le Jésus prophète.

 

Dans le premier récit, Jésus se rend au désert, probablement celui de Judée, où d’après Marc, son maître Jean le Baptiste prêchait. Il ne le fait pas de sa propre initiative, c’est l’Esprit qui l’y a conduit. Il est donc encore toute à son expérience mystique du baptême et y reste 40 jours. Mais il n’y a aucune mention d’un jeûne comme dans l’évangile de Matthieu et de Luc. Cette durée est une référence aux 40 jours au pied du Sinaï dans le livre de l’Exode et non pas aux 40 ans dans le désert du peuple d’Israël. Donc à une préparation avant la remise de la Loi de Dieu, la torah à son peuple.

Jésus, ici, vit donc un événement quasi équivalent, d’après Marc, mais pas une nouvelle remise de la Loi ou une nouvelle Alliance, mais la venue du Royaume de Dieu tel qu’on le voit dans le second récit. Des signes le montrent : d’abord, Jésus est tenté par Satan, non pas celui du livre de Job et de Zacharie, qui ne désire que la perte de l’humanité, mais ici l’adversaire de Dieu, l’homme qui se fait honorer comme tel, l’empereur de Rome, et de l’occupation duquel Israël sera libéré lorsque les temps seront accompli. Mais contrairement à Matthieu et à Luc qui précise ces dernières, Marc ne les rapporte pas. Un moyen de passer la censure romaine surtout après les persécutions contre les Juifs des autorités locales romaines en Orient et à Rome des années 60 à 70.

Ensuite, il est avec « les bêtes sauvages », inaugurant la prophétie d’Isaïe 11, 6 – 9, où le Règne de Dieu amènera l’harmonie entre tous les animaux et entre les animaux et les hommes. Les anges y sont placés probablement car ils sont le signe de la faveur divine (Psaumes 91, 11 – 13), en particulier celle qui entoure Jésus los de ce séjour au désert.

Mais Marie – Émile Boismard, lui, se figurait le récit du désert dans sa version du Proto – Marc, sans la mention des 40 jours comme une anticipation de l’arrivée du Royaume de Dieu :

« Et aussitôt, l'Esprit le pousse au désert. Et il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient. »

Mais le texte de Marc, vu son ancienneté n’invite pas à une telle suspicion.

 

Cette chronologie est ignorée par l’évangile de Jean selon laquelle Jésus retourne dès le lendemain en Galilée et ne revient en Judée qu’après les noces de Cana, où il serait resté pour pratiquer le baptême, comme le faisait Jean, avec un succès équivalent voire supérieur. Cependant, cette retraite de Jésus au désert n’aurait rien d’impossible si le séjour de Jésus au désert ne dure pas 40 jours, durée purement symbolique, mais seulement après son baptême, une journée. Tout comme on peut le voir dans les autres exemples qui traversent l’évangile de Marc, où Jésus se retire seul pour prier dans des lieux déserts (Marc 1, 35, 45), lorsqu’il doit prendre une décision qui s’avérera décisive. Ce n’est pas alors le seul.

Les mouvements apocalyptiques juifs (esséniens, baptistes, zélotes) avaient une prédilection pour ces lieux, moins bien surveillé par les autorités romaines et leurs collaborateurs. Une mesure de prudence d’autant que Jésus est un disciple proche de Jean. Mais il se peut aussi, que comme les Esséniens du monastère de Qumrân, il s’y soit retiré afin de se préparer à la venue du Royaume, le désert depuis l’Exode était devenu un lieu de purification duquel avait émergé le peuple d’Israël vers la Terre promise.

 

Il semble que cette expérience sera déterminante pour Marc, mais dans les faits, ce sera l’arrestation de Jean, devenu trop dangereux pour le tétrarque de Galilée, Hérode Antipas. Jésus semble ici vouloir réveiller un mouvement en perte de vitesse après l’arrestation de son chef, mais pour cela il décide de quitter la Judée et la sévérité de Pilate (qui a laissé Hérode Antipas prendre Jean en Samarie) pour la Galilée. Pour cela, Jésus reprend son rôle de rabbi, de Prophète, de messager, reprenant son annonce, tel qu’on peut le voir dans Matthieu 3, 2 : « Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche. » Il en développe même la portée, en reprenant cette prophétie d’Isaïe 52, 7 : « Qu'ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds du messager qui annonce la paix, du messager de bonnes nouvelles qui annonce le salut, qui dit à Sion : " Ton Dieu règne. " »

C’est donc l’annonce d’une bessorah, en hébreu, c’est – à – dire « l’annonce d’un événement heureux » qui est annoncé par un héraut, bien plus forte que le terme grec évangile. En effet, pour le peuple d’Israël, car il annonce que son attente est finie, que le « Règne de Dieu est là », une réalité qui n’est pas expliqué car elle est connu par les auditeurs de Jésus car elle se réfère explicitement à la royauté de Dieu sur Israël et au temps de Jésus, tel que le montre la littérature apocalyptique (Psaumes de Salomon par exemple), à la croyance que lors de l’accomplissement des temps, Dieu viendrait régner sur son peuple.

Un enseignement qui reste proche de celui de Jean le Baptiste car l’homme est acteur du Royaume, car il doit se repentir. Le mot hébreu qui en est à l’origine tshuvah est plus fort que le mot grec qui a donné repentir, car il signifie littéralement changer de direction, de voie, de cœur, car si Israël est occupé c’est que le peuple est impur. Ce qui peut expliquer la liaison avec le désert, et aussi l’insistance sur les rituels touchant à l’impureté à l’époque de Jésus. Ce repentir ne passe pas les grands prêtres du Temple mais par le Royaume, donc par Dieu dont Jésus est l’intermédiaire.

Et aussi par la croyance à l’Évangile d’après Marc (on ne retrouve pas ce passage dans Matthieu), c’est – à – dire à ce message de salut. Mais ce message est une annonce subversive annonçant la fin de la royauté de l’empereur sur Israël. C’est donc aussi, comme le suggère Richard A. Horsley, un profond changement de société qu’il annonce, qui vise probablement la masse des paysans, les commerçants et les artisans de Galilée, victimes des taxes romaines. A l’image de l’annonce d’Isaïe 61, 1 – 2 qui inspirera Jésus tout au long de sa vie publique :

« L'esprit du Seigneur Yahvé est sur moi, car Yahvé m'a donné l'onction; il m'a envoyé porter la nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la libération et aux prisonniers la délivrance, proclamer une année de grâce de la part de Yahvé et un jour de vengeance pour notre Dieu, pour consoler tous les affligés… »

 

Des deux récits émergent donc l’image d’un Jésus prophète, qui annonce un message de salut, la délivrance tant attendue d’Israël par le Règne de Dieu. Est – il alors conscient d’être le Messie ou pense – t – il seulement un des derniers inspirés d’Israël venant annoncer le Royaume ? Il est possible qu’alors ce soit cette solution qui soit préférable, comme le démontre David Flusser, et que Jésus n’a eut conscience d’être le Messie qu’après la mort du Baptiste.

 

freyr1978

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Publié le 25 Février 2012

Dans l’article de libération.fr du 18 février 2012, l’ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, qui a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI, préconise la même solution pour la Grèce.

 

Il est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement de se passer de «l'aide» du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers.

 

Dès son entrée en fonction, en avril 2002, il décida de changer radicalement la manière de penser la sortie de crise. Le mois suivant, il était à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que leurs rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, il y avait déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux avaient été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.

 

Roberto Lavagna n'a pas voulu suivre cette voie et il expliqua au Fonds qu’ils ne voulaient plus de prêt et qu’ils sortiraient seuls de la crise. La seule chose qu’il demanda était un roll over partiel de toutes les échéances. Il s’engagea également à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car ils affichaient leur volonté de fixer eux-mêmes leur propre politique économique. Il dut leur expliquer trois fois de suite sa position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là ils arrêtèrent de soutenir financièrement les banques alors que le FMI leur imposait, exigeant même qu’ils privatisent la Banque de la Nation. Mais comme ils étaient sortis du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine.

 

Le sorties de crise doivent se faire en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est une absurdité. Après 4 ans de crise on ne peut pas prélever l'argent toujours aux mêmes. C'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce. Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne.

 

C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on fait les Argentins, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI leur ont alors dit qu’ils violaient les règles essentielles du capitalisme. Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui ne permet pas une relance par la croissance.

 

Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme.

 

Aider les gens plutôt que les banques voilà ce qu’il faut faire, malheureusement ceux qui sont à la tête de l’Europe n’ont pas encore compris que la Grèce, le Portugal et l’Espagne à force de cure d’austérité seront ruinés et ces pays connaitront des troubles sociaux jamais connus auparavant, tout cela pour le profit de quelques uns.

 

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Publié le 24 Février 2012

La matinale de La Vie –site chrétien d’actualité du 23 février 2012 nous montre que selon un sondage publié mardi, 87% des Autrichiens soutiennent l'Appel à la désobéissance du père Helmut Schüller, qui prône une réforme radicale de l'Eglise catholique notamment en matière d'ordination des femmes et des hommes mariés, et l'accession à la communion des personnes divorcées-remariées. Ce chiffre montre que l’Église qui dit de ne pas suivre l’opinion devrait la regarder un peu pour voir si elle a tort.

 

En outre, 86% des Autrichiens savent qui est Helmut Schüller. Cette position de force dans l'opinion publique a amené le père Schüller à déclarer à plusieurs reprises que Rome ne pourrait jamais l'excommunier. Sa position est tout à fait juste, car l’excommunier serait se mettre à dos les fidèles Autrichiens.

 

Le sondage montre quelque chose que l'Appel à la désobéissance a une assise solide et ce n’est pas à coup de promesse qu’on en finira avec. Après tout ne met-il pas l’Église face à une réalité toujours plus écrasante.

 

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Publié le 24 Février 2012

Dans sa Matinale chrétienne du 22 février 2012, La Vie –site chrétien d’actualité nous montre qu’au Japon, quelques diocèses ont eu de grosses difficultés avec le Chemin Néocatéchuménal, au point de demander à ce que cette communauté nouvelle ne soit plus autorisée à exercer son apostolat dans leur territoire. Mais bien sûr, il ne fut pas écouté.

 

L'évêque émérite de Takamatsu, Mgr Mizobe Osamu, évoque dans un texte traduit par Eglises d'Asie les difficultés auxquelles il a été confronté avec ce mouvement, et ses mots sont sans appel: "Les plus graves difficultés avec le Chemin sont : premièrement, qu’ils prennent leurs rites particuliers pour des charismes, deuxièmement qu’ils ont une organisation décisionnelle totalement déconnectée de l’évêque local. Et troisièmement enfin, qu’ils rapportent à Rome tous les problèmes qui devraient être résolus au sein du diocèse, utilisant leurs réseaux d’influence afin d’obliger l’Eglise locale à capituler".

 

Cet évêque émérite montre par son expérience que le Chemin Néocatéchuménal n’est pas intégré dans les diocèses locaux et dénonce tout ce qui ne cadrerait pas au modèle actuel de l’Église. De plus comme l’Opus Dei et la Légion du Christ leur influence vient des milieux conservateurs trop présents à Rome et passant au-dessus des épiscopats locaux.

 

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Publié le 21 Février 2012

La discorde fondamentale entre la Fraternité Saint Pie X (FSSPX) et le Vatican est "dans le dossier" et le pape Benoît XVI n’offrira pas plus de concessions à la FSSPX, c’est ce que le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et membre de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a déclaré à Rome le 17 février 2012, en marge du consistoire.

 

Commentant les observations de la FSSPX par Mgr Bernard Fellay, chef de file que la fraternité qui ne veut pas reconsidérer son rejet des aspects clés du Concile du Vatican II, le cardinal Ricard a déclaré que le pape "a fait le maximum" pour amener un accord entre les deux parties. Pour le cardinal français, ce refus est inacceptable.

 

«Mais le moment est arrivé où il ne peut accepter que non seulement on refuse le concile, mais qu’on manifeste le refus de l’enseignement des papes successifs, de Jean XXIII à Benoît XVI, ainsi que du Catéchisme de l’Église catholique et du code de droit canonique.» a-t-il dit à l’AFP.

 

Rome est donc sur la voie de refuser la réintégration des lefebvristes, tant les supérieurs de la Fraternité Saint Pie X ont mis des bâtons dans les roues à une véritable négociation. Beaucoup n’attendait rien d’un accord avec la Fraternité Saint Pie X et savaient que les négociations échoueraient, car le Concile Vatican II n’est pas négociable. Rome a choisit de voir le futur, pendant que les lefebvristes sont restés sur le côté.

 

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Publié le 20 Février 2012

Avant de recevoir des mains de Benoît XVI la barrette rouge de cardinal, Mgr João Braz de Aviz, proche des Focolari, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, responsable des 800 000 religieux et religieuses à travers le monde, s’est confié à I.MEDIA le 17 février 2012.

 

Alors qu’une bonne majorité des cardinaux électeurs (82 sur 125) provient d’Europe ou d’Amérique du Nord, il souhaite que le collège cardinalice soit toujours plus «universel» et que l’on tienne compte, à Rome, des épiscopats du Sud et il demande : «Pourquoi ne tenons-nous pas compte de ce qu’ont déjà appris les Églises à travers le monde, en appelant à Rome leurs représentants ?» Il est indéniable de voir que l’Europe est encore trop vu comme le centre de la religion catholique, pourtant les regards se portent de plus en plus vers le Sud, où l’Église est plus dynamique.

 

Dans l’Eglise, mais plus largement sur le plan politique et économique, il souhaite aussi que l’Europe et les Etats-Unis descendent de leur piédestal. Il nous dit que «L’Europe devrait redescendre à une attitude de fraternité à l’égard des autres continents en cessant de les regarder de haut.» Mgr João Braz de Aviz n’est pas en tort ici, car l’Europe ne représente plus que 25 % des catholiques dans le monde.

 

Le nouveau cardinal assure enfin que son nouveau titre n’est qu’un encouragement supplémentaire au «service» et pas une «grosse promotion». Ce n’est en rien étonnant vu qu’il apprécie l'option préférentielle pour les pauvres.

 

Une demande qui devrait être entendue, car nous savons tous que depuis les années 1960, c’est du Sud que vient un souffle nouveau dans l’Église qui pourrait la revivifier. La curie romaine devrait s’ouvrir plus et ne plus être centrée sur l’Europe, car nous voyons tous que les épiscopats d’Asie on été punis pour leur opposition systématique à des décisions plus que contestables de la curie.

 

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Publié le 19 Février 2012

Je vais vous proposer à partir d’aujourd’hui un commentaire de la lecture de l’évangile de chaque messe du dimanche.

Celle de ce Dimanche 19 février était la guérison du paralytique :

 

« Quelques jours après, Jésus rentra à Capharnaüm et l'on apprit qu'il était à la maison. Et tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte. Et il leur annonçait la Parole.

Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé porté par quatre hommes. Et comme ils ne pouvaient l'amener jusqu'à lui à cause de la foule, ils ont découvert le toit au-dessus de l'endroit où il était et, faisant une ouverture, ils descendent le brancard sur lequel le paralysé était couché.

Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Quelques scribes étaient assis là et raisonnaient en leurs cœurs : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul ? » Connaissant aussitôt en son esprit qu'ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous ces raisonnements en vos cœurs ? » « Qu'y a-t-il de plus facile, de dire au paralysé : « Tes péchés sont pardonnés », ou bien de dire : « Lève-toi, prends ton brancard et marche » ? » Eh bien ! afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre, il dit au paralysé : Je te dis : lève-toi, prends ton brancard et va dans ta maison. »

L'homme se leva, il prit aussitôt son brancard et il sortit devant tout le monde, si bien que tous étaient bouleversés et rendaient gloire à Dieu en disant : «  Nous n'avons jamais rien vu de pareil ! » » (Marc 2, 1 - 12).

 

Ce récit ne semble pas suggérer au premier abord une guérison, tout comme dans celui de la synagogue où il expulse un esprit impur. Elle se passe dans le domicile de Jésus, que l’on situe dans la maison de son disciple Simon Pierre. Mais Jésus demeurant dans la ville a très bien pu y avoir son propre domicile. C’est le rabbin, l’interprète de la loi, que viennent voir les habitants de Capharnaüm à l’enseignement non conformiste, qui se différencier de celui des scribes (Marc ne parle presque pas des Pharisiens, mais bien de ces derniers, qui sont les vrais opposants de Jésus avec les sadducéens) ce qui explique alors sa popularité.

Et c’est à ce moment qu’un groupe amène un paralysé posé sur un lit. Á l’époque de Jésus, il faut le savoir les paralysies mentales, dû par exemple à une crise cardiaque, n’étaient pas rares, et, isolait socialement la personne qui en était victime, car elle devenait dépendante des autres pour la porter et l’aider dans sa vie de tous les jours, et ne pouvait assurer un revenu à sa famille. Ici, il n’y a donc pas d’action du Diable (duquel il n’y a que deux allusions réelles dans les évangiles) ni d’ailleurs dans les récits d’esprits impurs trop souvent vus de nos yeux modernes. Mais la maladie était vu comme une sanction des péchés soit de la personne soit des fautes de sa famille, et le temps de l'occupation romaine a peut-être encouragé cette vision, car si Israël était occupé c'était que tout le peuple était fautif, et les maladies et les cas de possession le démontrait. D’après ce que nous savons des maisons de la Galilée de cette époque (notamment grâce aux recherches menés à Capharnaüm), les gens qui accompagnent le paralysé se sont donc vu obligés, du fait du monde devant la porte, de monter par l’escalier annexe de la maison qui donnait accès à une terrasse ou directement au toit. Celui - ci était le plus souvent fait de chaume ou de faille, d’où la facilité pour y faire un trou.


Jésus dit alors : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Mais ce n’est pas lui qui les remet mais Dieu, car il ne dit pas : « Je te pardonne tes péchés », une erreur qui font trop souvent certains trop peu au courant des pratiques juives de l’époque. Donc l’interrogation des scribes est étonnante d’autant plus pour des gens qui sont eux les interprètes officiels de la loi. Ici, contrairement à ce que dit le récit, Jésus ne blasphème donc pas et ce ne serait donc pas un sujet de débat, tel que l’on très bien montré E. P. Sanders, Marie – Émile Boismard et Paula Fredriksen. Certains, ayant vu le problème, ont pensé que Jésus aurait fait un miracle le sabbat qui impliquait une action du paralytique, interdite dans les prescriptions propre à ce jour, d’où l’opposition des scribes. Mais cela aurait été signalé dans ce récit. Est-ce possible que la communauté de Marc, helléniste, l’ait rajouté pour mettre en valeur le titre de Fils de l’homme de Jésus qui y avait une signification particulière, comme le montre la conversion de l’eunuque éthiopien par le diacre Philippe ? On peut se le demander. Si on garde l’essentiel du récit, ce serait une opinion de quelques scribes et donc non l’opinion majoritaire, et ces derniers, semble – t – il ne trouve rien à redire à la position de Jésus qui n’est pas en contradiction avec la Torah.


Pour Sanders et Boismard, ce débat ne figurait donc pas dans le récit primitif, qui aurait plutôt été le suivant :

« Quelques jours après, Jésus rentra à Capharnaüm. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé porté par quatre hommes. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. Je te dis : lève-toi, prends ton brancard et va dans ta maison. » L'homme se leva, il prit aussitôt son brancard et il sortit devant tout le monde, si bien que tous étaient bouleversés et rendaient gloire à Dieu en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil ! »

Un texte court plus court et vivant que le texte actuel et qui pour Boismard aurait figuré dans un Proto – Marc. Et où les gens amènent directement le paralysé à Jésus qui procède à la guérison sans qu’il y ait la présence d’une quelconque foule qui n’aperçoit le paralytique que lorsque le miracle a déjà eut lieu. Jésus respecte ici, semble - t – il, la coutume juive selon laquelle on enseignait à la synagogue et à l’extérieur, dans les places de village ou en pleine campagne, comme le montre le cas du sermon de la montagne et de ses enseignements au bord du lac.

Mais, dans les deux cas, en relevant l’homme, Jésus le fait revivre socialement, et c’est cet élément qui est mis en valeur, tout comme dans le récit de l’homme à la main sèche qui était dans la même situation. Jésus est ici celui qui vient faire revivre son peuple, en lui montrant que Dieu est décidé à lui pardonner ses erreurs, car le Royaume des Cieux (qui viendra sur terre) s'est approché, et avec lui le moment de la délivrance arrive et donc la fin de la maladie. On comprend mieux alors l’exclamation de la foule : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil ! » Il est aussi probable qu'il ne se passait pas grand chose dans la ville avant que Jésus vienne y demeurer et en  faire le centre de sa prédication d'où peut-être cette surprise mais qui peut cacher également la compréhension du geste de Jésus.

 

freyr1978

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Culture biblique

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