Publié le 31 Mars 2012

Dans l’article de LeTemps.ch du vendredi 23 mars 2012 de Patricia Briel, on se demande si la hiérarchie vaticane peut ignorer encore longtemps les revendications des laïcs ? Une bonne question qui demande une réponse.

 

Il faut bien dire que depuis une année en Europe, de plus en plus de laïcs, prêtres et autres théologiens dénoncent l’immobilisme de Rome face aux demandes de réformes au sein de l’Eglise catholique. La surdité et l’immobilisme du Vatican face à des questions brûlantes, comme l’accès des hommes mariés à la prêtrise, l’ordination des femmes, la communion des divorcés remariés, la place des laïcs dans l’Eglise ou encore l’érosion de la vie paroissiale leur devient de plus en plus insupportable. L’absence de débats est de plus en plus problématique pour un nombre toujours plus grand de catholiques. La passivité des évêques est encore plus déconcertante.

 

Les mouvements qui réclament des réformes en profondeur au sein de l’Eglise se multiplient. De nombreux laïcs, prêtres, théologiens ou catholiques issus de la base, multiplient les appels à des réformes en profondeur. Dans plusieurs pays d’Europe, mais aussi aux Etats-Unis, au Brésil et en Australie, des prêtres, des professeurs de théologie et des laïcs appellent à une insurrection (pacifique) contre l’immobilisme de l’Eglise catholique. Il faut dire que depuis un an, les appels aux réformes, voire à la désobéissance, se multiplient en Europe, le mouvement ne pouvait que s’étendre en dehors du continent Européen, car les diocèses connaissent tous les mêmes problèmes.

 

Leur demande est simple : ils réclament l’ordination d’hommes mariés et de femmes, l’accès à la communion pour les divorcés remariés, un rôle accru pour les laïcs. Des sujets qui auraient dû faire l’objet d’un large débat au sein de l’Église, au lieu de cela, on a toujours coupé court à la discussion sur ces sujets sensibles qui méritent une autre réponse que «non».

 

Le Vatican ne peut plus ignorer ce qui semble être devenu désormais une lame de fond.

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Publié le 29 Mars 2012

La lecture de l’évangile du dimanche 25 mars est la dernière tiré de l’évangile de Jean, et se situe après l’entrée de Jésus à Jérusalem (12, 14 – 19) :

« Il y avait quelques Grecs qui étaient montés pour adorer à l'occasion de la fête. Ils s'adressèrent à Philippe qui était de Bethsaïde de Galilée et ils lui firent cette demande : « Seigneur, nous voudrions voir Jésus. » Philippe alla le dire à André et ensemble ils le dirent à Jésus. Jésus leur répondit en ces termes :

« Elle est venue, l'heure où le Fils de l'homme doit être glorifié.

En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui tombe en terre ne meurt pas, il reste seul ; si au contraire il meurt, il porte du fruit en abondance.

Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui cesse de s'y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle.

Si quelqu'un veut me servir, qu'il se mette à ma suite, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera.

« Maintenant mon âme est troublée, et que dirai-je ? Père, sauve-moi de cette heure ? Mais c'est précisément pour cette heure que je suis venu.

Père, glorifie ton nom. »

Alors, une voix vint du ciel : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. »

La foule qui se trouvait là et qui avait entendu disait que c'était le tonnerre ; d'autres disaient qu'un ange lui avait parlé. Jésus reprit la parole : « Ce n'est pas pour moi que cette voix a retenti, mais bien pour vous. C'est maintenant le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. Pour moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. »-Par ces paroles, il indiquait de quel mort il allait mourir. » (Jean 12, 20 – 33.)

Le récit à l’origine, comme le démontre Marie – Émile Boismard, devait suivre l’expulsion des vendeurs du Temple, car son contexte se déroulerait très bien lors de la fête des Tentes, fête importante de pèlerinage et que les Nations de la Terre viendront célébrer à la fin des Temps dans la prophétie de Zacharie 14. La raison pour laquelle Jean rapporte cet épisode.

Mais qui sont les Grecs dont on parle ici ?

 

Il y a trois solutions possibles. Des Juifs de langue grecque, venant de la Diaspora, tel les Hellénistes du chapitre 6 des Actes des Apôtres, parmi lesquels ont été recrutés les 7 diacres (certains ont même était jusqu’à penser que c’était eux). Ou des prosélytes, c’est – à – dire des païens convertis, peut – être à la recherche d’un maître comme celui qui chercha l’enseignement de rabbi Hillel et rabbi Schammai dans le Talmud. Des craignants – Dieu, c’est – à – dire des sympathisants païens du Judaïsme qui ne se sont pas convertis du fait des règles contraignantes de cette religion (les 613 commandements sont significatifs).

Ils se trouvent probablement sur le parvis des Gentils lorsqu’ils rencontrent l’apôtre Philippe. Ils s’adressent à lui probablement parce qu’ils parlent grec, ce que met en valeur qu’il « était de Bethsaïde de Galilée », ville de pêcheurs de la tétrarchie d’Hérode Philippe, la plus hellénisée de la Palestine, ce que démontre son nom d’origine grec. Leur adresse est en fait une demande la suivante : « Seigneur, nous voudrions voir Jésus. ». Comme le montre Geza Vermes, le mot Seigneur ici n’a pas un usage religieux, c’est une marque de respect, qui correspond à « Monsieur » ou « Monseigneur » en ancien français. Et le fait de voir ne signifie pas seulement de la curiosité, ces Grecs veulent probablement voir Jésus pour recevoir son enseignement. Ici, la piste du prosélyte pourrait l’emporter.

Philippeva le dire à André, originaire de la même ville, et qui depuis sa vocation, forme un binôme avec lui. Et ils vont alors transmettre la demande à Jésus.

Ici, on s’attendrait à une réponse de Jésus telle que celle qui se trouve dans tous les évangiles synoptiques : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. » (Matthieu 15, 24), « … aussi, je vous le dis, beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux » (Matthieu 8, 11). En effet, d’après Zacharie 14, ce n’est pas le Messie qui convertira les Païens mais ce seront ces derniers qui viendront d’eux – mêmes adorer Dieu à la fin des Temps à Jérusalem. Pour cela, il fallait d’abord que Jérusalem soit purifié pour accueillir Dieu, d’où peut – être l’épisode de l’expulsion des vendeurs du Temple qui figurait à l’origine à sa suite.

 

Mais Jésus n’agit pas de cette manière et, des versets 20 à 26, enchaîne une série de logia, dont aucune ne répond réellement à la question posée par les « Grecs ». C’est probablement une construction soit œuvre de l’évangéliste ou de sa communauté à partir de différents logia, tel que l’a fait remarquer Charles Harold Dodd.

 

Le premier logion sur le Fils de l’homme pour ce dernier ne serait pas authentique, mais c’est oublier que la mention de Fils de l’homme y est rare, et que dans le judaïsme la glorification du Fils de l’homme signifiait simplement sa manifestation. Jésus s’y désigne – t – il, désigne – t – il le juge suprême de Daniel 7, désigne – t – il la communauté restaurée d’Israël ? On ne peut le savoir car le logion ne se situe plus dans son contexte original.

Le deuxième logion, celui du grain de blé, est, pour Charles Harold Dodd authentique, du fait essentiellement de sa proximité avec les paraboles des évangiles synoptiques, notamment avec celle de la graine de moutarde. Si on enlève les ajouts qui sont probablement l’œuvre de l’évangéliste et non de la communauté qui l’avait conservé, la parabole originale serait la suivante : « … si le grain de blé qui tombe en terre meurt, il porte du fruit en abondance. » Et signifierait soit, par la croissance, que le Royaume de Dieu s’établira progressivement sous l’impulsion divine, soit par le contraste que le Royaume de Dieu viendra subitement et de manière « catastrophique ».

Le troisième logion, qui, pour Dodd, dans la forme courte de l’évangile de Jean serait plus authentique, a son équivalent dans les évangiles synoptiques en Marc 8, 35 par exemple : « Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera. » Jésus fait remarquer probablement à ses disciples que la recherche du Royaume de Dieu n’est pas une chose aisée et que si on veut y parvenir, il faut être prêt à tout sacrifier à son image. Ce logion aurait plus sa place dans la longue séquence de Marc 8, 34 – 9, 1, où Jésus prépare ses disciples au pèlerinage à Jérusalem.

Le dernier logion est peut – être si l’on suit Dodd, la fusion de deux logia autrefois indépendant, ce que démontrerait leur équivalent synoptique. « Si quelqu'un veut me servir, qu'il se mette à ma suite » a son équivalent en Matthieu 16, 24 : «Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. » D’après Dodd, si on suit la ligne des évangiles synoptiques, Jésus aurait donc demandé à ses futurs disciples : « Si quelqu’un veut m’accompagner dans mes voyages, il doit me ‘‘ suivre ’’ » Mais « Si quelqu'un veut me servir » est aussi un équivalent de « Si quelqu'un veut venir après moi », il vaut mieux choisir le sens où le disciple suit le maître, donc dans les deux cas, Jésus invite ses futurs disciples ou disciples à tout abandonner pour suivre son enseignement. L’autre logion : « Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera », d’après Dodd, aurait son équivalent en Matthieu 10, 32 : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est aux cieux ». Dans les deux cas la fidélité des disciples de Jésus envers leur Maître leur sera comptée auprès du Père.

 

Il semblerait que ce soit l’évangéliste qui ait repris ces différents logia, conservés dans la communauté, afin de les réunir dans une intention théologique. D’abord, en mettant le logion sur la « glorification » qui signifie dans l’évangile l’élévation de Jésus sur la croix. Puis, en modifiant, la parabole du grain blé en y ajoutant « ne meurt pas, il reste seul », qui ne met plus en valeur la croissance ou le contraste, mais la mort de Jésus qui permettra la conversion de nombreuses personnes. Le logion sur la « vie » est une invitation à suivre Jésus dans le martyr pour avoir la « vie éternelle », tout comme celui sur le « service » qui est une invitation non plus à se mettre à la formation du Christ, mais à le suivre jusqu’à la mort, et Dieu donnera récompense à ceux qui l’auront choisi, et le logion « … et là où je suis, là aussi sera mon serviteur » aurait pu être ajouté à ce dessein. Dans ces logia sonnent l’idée d’une communauté persécutée et expulsée des synagogues, celle d’Éphèse probablement entre 88 et 95, à qui l’évangéliste invite à suivre l’exemple du Christ.

 

Au point même qu’il reprend probablement des versets 26 à 28 la scène de la prière à Gethsémani tel qu’elle devait figuré dans la tradition de la communauté de Jean et qui figurait probablement avant le récit d’arrestation de Jésus, comme dans les évangiles synoptiques. On peut voir une proximité avec la source de l’évangile de Luc, où une voix venue du Ciel remplace l’ange. Il aurait rajouté la mention des versets 29, où l’on voit la foule, pour faire peut – être comme lors du baptême de cet événement une scène de témoignage, et les versets 30, où Jésus explique les raisons de cette voix avec le logion du verset 31 : « C'est maintenant le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. » Celui – ci pourrait être authentique car il est bien dans l’esprit de Zacharie 14 car Jésus, qui vient d’expulser les marchands du Temple, y voit le signe de la venue du Royaume, qui mettra à bas le prince de ce monde, qui dans la communauté de Jean, désignait l’empereur de Rome. Pour Boismard, ce logion aurait été la seule réponse de Jésus aux Grecs et aurait terminé le récit original, ce qui toutefois est difficile à démontrer.

Dans le verset 32, probablement l’œuvre de l’évangéliste, car c’est une reprise du thème du serpent d’airain qui est comme un doublon, où Jésus, au lieu de parler de l’élévation comme une exaltation, une manifestation, en parle plutôt dans le sens de la crucifixion, et que dans la vision de la communauté qui a écrit l’évangile, c’est cette dernière qui a sauvé l’humanité. Ce que démontre la précision qu’apporte au verset 33 l’évangéliste qui s’adresse aussi à un public plus divers qui ne connaissait pas toujours la théologie de la communauté johannite.

 

Ce texte à l’origine probablement plus court et porté sur la réalisation des prophéties messianiques, notamment après l’expulsion des marchands du Temple, fut profondément remanié par l’évangile en y adjoignant des logia de Jésus, conservés dans la communauté, dans une perspective difficile celle des persécutions et des expulsions des synagogues dont furent victimes la communauté entre 88 et 95, afin, par l’exemple du Christ de redonner du courage à la communauté semble – t – il fortement éprouvée.

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Publié le 29 Mars 2012

Le pape Benoît XVI est rentré jeudi matin en Italie après six jours de voyage au Mexique et à Cuba, où il a demandé aux autorités d’accorder le plein exercice des “libertés fondamentales” aux Cubains et condamné l’embargo américain.

 

Après plus de dix heures de vol depuis La Havane, le boeing 777 Alitalia qui transportait le Pape s'est posé à l'aéroport de Rome Ciampino ce jeudi matin. Benoît XVI a ensuite regagné en hélicoptère ses appartements du palais apostolique au Vatican. Dans un télégramme adressé au président italien Giorgio Napolitano, le Pape a fait part de son admiration devant "la foi et le désir de progrès spirituel et social" des populations cubaine et mexicaine. Après deux jours passés à Cuba, le Pape avait pris congé de ses hôtes mercredi après-midi. Son avion a décollé de l’aéroport international José Martí de La Havane à destination de Rome.

 

Le dernier événement de son voyage, très attendu, controversé et médiatisé, aura été sa conversation de 30 minutes avec Fidel Castro, à la nonciature du Vatican à La Havane. Ce fut "une conversation très animée" de trente minutes, qui s’est malgré tout avéré être un échange intense et cordial, selon les termes du directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Le père de la Révolution cubaine et le pape ont évoqué les changements liturgiques à la messe. Les deux hommes ont également parlé de leur âge avancé: 85 ans pour Fidel Castro et 84 ans pour Benoît XVI.

 

Dans un entretien à l'agence I.media, le cardinal Marc Ouellet, président de la Congrégation pour les évêques et de la Commission pontificale pour l’Amérique latine a dressé un bilan de ce voyage apostolique. Selon le cardinal québécois, Benoît XVI "est venu parler de Jésus-Christ, il n’est pas venu faire une analyse sociale", "Il a à peine effleuré les maux du pays - la violence, le narcotrafic, l’exploitation, la corruption -, mais il a proposé la solution morale et spirituelle à ces problèmes". Ce n’est pas une solution morale qui mettra fin à ces problèmes, mais de vraies propositions, mais là Benoit XVI n’est pas Jean XXIII ou Paul VI. Le cardinal Ouellet est revenu sur l'enthousiasme et l'émotion des foules, en particulier au Mexique. Ce qui n’est pas étonnant, car ce sont des populations très croyantes et pratiquantes.

 

Un voyage sans grandes avancées pour ceux qui attendaient plus du pape au Mexique et à Cuba, car à ne pas prendre de risque, on ne peut pas laisser sa trace dans l’histoire.

 

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Publié le 28 Mars 2012

Le souverain pontife a été accueilli par des centaines de milliers de personnes, venues assister à la messe donnée place de la Révolution. Sous un soleil ardent, les fidèles, auxquels se mêlaient des athées communistes et des adeptes des rites afro-cubains de la santeria, ont prié et écouté le pape âgé de 84 ans.

 

Le pape Benoît XVI a demandé mercredi aux autorités cubaines d'«aller de l'avant» dans le respect de la liberté religieuse dans l'espace public, lors d'une grande messe donnée à La Havane en présence de quelque 500 000 Cubains, à la fin de son voyage sur l'île. «L'Église vit pour faire bénéficier les autres de l'unique chose qu'elle possède et qui n'est autre que le Christ (...) Pour pouvoir accomplir cette tâche, elle doit compter sur la liberté religieuse qui est essentielle, et qui consiste à pouvoir proclamer et célébrer la foi même publiquement», a-t-il souligné.

 

Depuis le voyage historique de Jean Paul II en 1998, l'Eglise cubaine a pu engager une collaboration, parfois difficile mais fructueuse, avec l'Etat, devenant son interlocuteur privilégié sur le terrain social. «Il faut reconnaître avec joie qu'à Cuba des pas sont actuellement en train d'être accomplis pour que l'Eglise mène à bien son incontournable mission d'exprimer publiquement et ouvertement sa foi», a reconnu Benoît XVI. Cette visite papale a pour but d'élargir l'espace acquis en vue d'affronter la concurrence religieuse, notamment en cas de changement politique. La période serait propice. Monseigneur Podvin va jusqu'à déclarer que "le pays est à un tournant de son histoire, les lignes bougent". Espérons le.

 

«Cependant, il est nécessaire d'aller de l'avant et je désire encourager les instances gouvernementales de la nation à renforcer ce qui a déjà été obtenu et à avancer sur ce chemin d'un authentique service du bien commun de la société cubaine tout entière», a-t-il ajouté. Des réformes qui, pour l'heure, se cantonnent pour l'essentiel au domaine économique laissant intacte la structure dictatoriale de l'Etat et le rôle de direction exercé en son sein par le Parti communiste.

 

Le droit à la liberté religieuse «légitime aussi le fait que les croyants offrent une contribution à l'édification de la société. Son renforcement (...) crée les conditions propices à la paix et au développement harmonieux, en même temps qu'il établit des bases fermes pour consolider les droits des générations futures», a-t-il estimé. «Quand l'Église souligne ce droit, elle ne réclame aucun privilège», a encore tenu à affirmer le pape. Mais le Vatican travaille avant tout à améliorer sa propre position, ce qui ne l'empêchera pas de défendre certains cas particuliers. Concrètement, permettre à ces associations de fonctionner, publier des journaux, organiser des processions.

 

Evoquant les domaines de l'éducation et de la culture, essentiels pour que les Cubains aient connaissance de la foi chrétienne, Benoît XVI a souhaité que l'Eglise puisse «donner son témoignage dans sa prédication et son enseignement, tant dans la catéchèse que dans le milieu scolaire et universitaire». Il est normal que l’Église veuille accompagner l’éducation et la culture, mais elle ne doit pas imposer sa vision sur ce sujet. Il faut partager, non imposer.

Le pape Benoît XVI a également reçu à sa demande le père de la révolution cubaine, l'ancien président Fidel Castro, ce mercredi à La Havane, au dernier jour de sa visite pastorale à Cuba, a annoncé le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi. Il s'agit de la première entrevue entre le «Lider Maximo», âgé de 85 ans, et le pape allemand, âgé de 84 ans. Fidel Castro avait rencontré par deux fois Jean Paul II, en 1996 au Vatican, puis lors d'une visite historique de celui-ci à Cuba, en 1998.

 

Réaffirmer sa position sur le dossier cubain pourrait également permettre à l'Eglise catholique de se remettre en avant sur la scène internationale. Cuba est un pays symbolique. Le cas cubain pourrait ainsi faire école, notamment pour la Chine ou le Vietnam. Des pays communistes, avec un certain nombre de chrétiens où l'Eglise a intérêt à élargir son espace institutionnel. Et cela Benoit XVI le sait très bien.

 

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Publié le 28 Mars 2012

Le pape Benoît XVI entame un séjour de près de trois jours à Cuba, où il a lancé un appel au renouvellement de la foi des Cubains pour qu'ils construisent une société ouverte et rénovée.

 

Le pape a célébré une messe à la place de la Révolution à Santiago où le président cubain, Raul Castro, y a fait son entrée vêtu de la traditionnelle «guayabera» blanche (chemise longue à quatre poches).

 

L'archevêque de Santiago, Dionisio Garcia, a noté «la fierté» de tous les Cubains à recevoir le pape. Benoît XVI a mentionné dans son discours qu'il portait les Cubains dans son cœur et qu'ils étaient présents dans ses prières. Il a aussi défendu le rôle de la famille et du mariage comme «cellule fondamentale de la société et la vraie Église domestique». Il n’a pas besoin de rappeler que le mariage et la famille sont fondamentaux, car à Cuba, l'Église catholique peut compter sur la bienveillance de l'immense majorité des 11,2 millions d'habitants, dont beaucoup adeptes de la santería, subtil mélange de christianisme et de rites afro-cubains. Ceci serait plus une pique à la sécularisation de l'Europe qui serait soit disant déchristianisé.

 

Benoît XVI a lancé un appel pour que les Cubains donnent un nouvel élan à leur foi. «Prendre les armes de la paix, le pardon et la compréhension [...] pour construire une société ouverte et rénovée.» avait dit le pape Benoît XVI lors de sa première messe publique. La prudence de Benoît XVI, le manque d'appel explicite pour les prisonniers politiques ou pour la liberté, sont déjà regrettés par certains d'entre eux. Pourtant au début de la messe, un homme a hurlé: "A bas le communisme, à bas la dictature", avant d'être emmené par des policiers en civil. La foule, très recueillie, a semblé désapprouver ce cri interrompant un office religieux. Aucune rencontre n'est prévue entre le pape et les dissidents, sa présence dans l'île fait croître la fièvre de l'opposition, l'Eglise se dissociant de ses protestations les plus spectaculaires.

 

À la déception des opposants s'est ajoutée une dénonciation de la collusion entre le régime communiste et l'Église catholique. Le 13 mars dernier, c'est à la demande de l'archevêché que la police a fait évacuer une église du centre de La Havane, occupée durant deux jours par des dissidents qui réclamaient davantage d'ouverture politique. Cette dénonciation n’est pas fausse, car avec une plus large ouverture démocratique, l’Église pourrait perdre sa place de principal interlocuteur avec le régime.

 

Le président cubain a accueilli chaleureusement le pape même si quelques jours à peine, Benoît XVI avait déclaré que le système marxiste en place sur l'île était démodé. «Il est évident que l'idéologie marxiste telle qu'elle a été interprétée ne correspond plus à la réalité», avait dit Benoît XVI en entamant son voyage dans les Amériques. Dans son discours d'aujourd'hui, le pape a aussi critiqué le capitalisme qui a laissé l'humanité sans «valeurs et sans défense face à l'ambition et l'égoïsme de certains pouvoirs». Il se livre ainsi à une dénonciation voilée du capitalisme à qui il impute la crise économique. Il a cependant dit "porter dans (son) cœur les aspirations justes et les désirs légitimes de tous les Cubains, quels qu'ils puissent être".

 

Raul Castro a assuré le pape que Cuba favorise la liberté de religion complète et que le entretient de bonnes relations avec toutes les institutions religieuses. «La constitution cubaine consacre et garantit la liberté de religion totale pour tous les citoyens», a dit le président. La diplomatie vaticane, sous Benoît XVI, préfère l'action discrète aux déclarations intempestives. L’Eglise fait désormais figure de partenaire politique privilégié de l’État cubain, active dans les créneaux sociaux, 14 ans après la venue de Jean Paul II.

 

Le prédécesseur de Benoît XVI, Jean Paul II, avait fait à Cuba une tournée historique en 1998. Le défunt pontife y avait prononcé des mots rendus célèbres, souhaitant que Cuba «puisse s'ouvrir au monde et que le monde puisse s'ouvrir à Cuba». Mais à ce niveau là Benoit XVI n’est pas Jean-Paul II.

 

Avant son départ de Santiago, le pape s'est recueilli au sanctuaire de Notre Dame de la Charité d'El Cobre, sainte patronne de Cuba, qu'il a «suppliée» d'agir en faveur des Cubains «privés de liberté», lui confiant l'avenir de ce pays qui, a-t-il estimé, «avance sur des chemins de rénovation et d'espérance». La clé de lecture de la visite est «la réconciliation», a insisté mardi le porte-parole du Vatican.

 

Benoît XVI doit se rendre à la La Havane mardi où il reverra le président cubain. Cuba est la deuxième et dernière étape de son séjour dans l'Amérique latine hispanophone, après le Mexique où sa visite a suscité beaucoup de ferveur, le pays étant le plus catholique dans la région.

 

Benoit XVI n’est pas Jean-Paul II et utilise la diplomatie pour arriver au but, mais attention à ce que cela ne se retourne pas contre le Vatican, car la ruse y joue beaucoup et l’Église à ce niveau là n’a pas toujours été bonne. Le pape devra donc se montrer prudent avec le régime cubain en pleine transition.

 

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Publié le 26 Mars 2012

Après le très catholique Mexique, le pape Benoît XVI arrive lundi dans un Cuba multi-confessionnel, où l'Eglise catholique est minoritaire mais jouit, en l'absence de toute opposition légale, d'un rôle d'interlocuteur privilégié du régime communiste qu'il s'efforcera de renforcer.

 

Benoît XVI a donné le ton vendredi dans l'avion pour le Mexique, en affirmant que le marxisme «comme il a été conçu, ne répond plus à la réalité» et qu'«il convient de trouver de nouveaux modèles». Et en soulignant aussitôt la volonté des catholiques «d'aider à un dialogue constructif pour éviter les traumatismes». «Il est évident que l'Eglise est toujours du côté de la liberté de conscience, de la liberté de religion», a-t-il ajouté en assurant qu'à Cuba «de simples fidèles catholiques contribuent à ce chemin en avant». Pendant longtemps en Amérique latine, l’Église n’a pas toujours été du côté de la liberté, puisqu’elle a soutenue les dictatures militaires entre1960 et 1990, il est bon qu’elle se rappelle que la démocratie existe puisqu’elle ne l’applique pas chez elle.

 

Pas de confrontation à attendre pour autant entre le pape qui s'affirme «dans une continuité absolue» du voyage historique de Jean Paul II sur l'île en janvier 1998 et le régime, déterminé à le recevoir avec «affection et respect». L’intention du régime cubain est indéniable, il a besoin d’avoir une meilleure image pour en finir avec le blocus nord-américain.

 

L'archevêque de Santiago, où le pape entame sa visite lundi, a désamorcé la situation : «Le Saint-Siège connaît parfaitement les dispositions idéologiques du gouvernement cubain» et celui-ci «connaît le point de vue de l'Eglise», a expliqué Mgr Dionisio Garcia. «Je pense que cela n'aura aucune répercussion», a ajouté Mgr Garcia en soulignant que «ce qu'a dit le pape est évident», car «le marxisme, comme il a été conçu, doit être dépassé et révisé, et pas seulement à Cuba».

 

Le gouvernement cubain a lui aussi minimisé ces propos : à Cuba, «le projet social est en perfectionnement constant, décidé et construit de manière originale, démocratique, et nous écouterons avec respect le pape», a répondu vendredi le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez. C’est le même discours que nous sort si souvent Cuba au Conseil des droits de l’homme, qui bafoue pourtant ces fameux droits de l’homme.

 

A l'instar de Jean Paul II en 1998, le pape n'a pas prévu de rencontre avec des opposants. Benoît XVI «connaît bien la réalité cubaine» et le fait «qu'il reçoive ou non (des opposants) ne signifie pas qu'il soit étranger» à leur situation, a expliqué samedi Mgr Garcia. L'opposition a dénoncé dimanche plusieurs dizaines d'arrestations préventives pour empêcher les dissidents de se manifester en présence du pape. Les autorités, qui n'informent jamais de ces interpellations, ont seulement averti qu'elles ne toléreraient aucun trouble durant la visite. On peut voir ici que Cuba est toujours une dictature qui ne tolère pas l’opposition.

 

En revanche, le Vatican a indiqué que le pape serait «disponible» pour une éventuelle rencontre avec le père de la Révolution cubaine Fidel Castro, retiré du pouvoir en 2006. Les médias étaient également à l'affût d'une possible rencontre avec le très croyant président vénézuélien Hugo Chavez qui soigne un cancer à Cuba et qui est arrivé dimanche à La Havane pour y suivre une radiothérapie de quelques jours. Si cela est vrai, alors l’opposition cubaine pourrait mal le prendre.

 

Ce voyage à Cuba est déjà bien sensible, car les castristes et leurs opposants vont se servir du voyage du pape à leur profit, dont benoit XVI va devoir se montrer très prudent afin de ne pas leur tendre une perche.

 

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Publié le 26 Mars 2012

C'est en grande pompe que le chef de l'Eglise catholique a achevé son voyage au Mexique. Benoît XVI a rassemblé dimanche 25 mars une foule immense de fidèles lors d'une messe en plein air célébrée au parc du Bicentenaire de Leon (centre), l'occasion pour l'archevêque de cette localité de dénoncer "la peur, l'impuissance et les souffrances" engendrées par la guerre des cartels de drogue au Mexique.

 

Lors de sa dernière journée dans ce pays, le pape allemand a dit la messe devant une foule joyeuse estimée par les organisateurs à 300 000 personnes qui, pour certaines, brandissaient des photos du chef de la chrétienté et de Notre-Dame de la Guadalupe, sainte patronne du Mexique. Certains avaient campé depuis plus de 24 heures pour apercevoir Benoît XVI, qui a fait sa traditionnelle entrée dans le parc à bord de sa "papamobile" en arborant un sombrero blanc et noir au plus grand plaisir de ses hôtes. Ici, Benoit XVI montre son côté joueur, ce qui est bien sympathique.

 

Mgr José Martin Rabago, archevêque de Leon, a donné le ton en détaillant les souffrances d'un pays où la guerre entre les cartels de la drogue et les pouvoirs publics a fait plus de 50 000 morts ces cinq dernières années. "Nous avons vécu des périodes de violence et de mort qui ont engendré une sensation pénible de peur, d'impuissance et de chagrin", a-t-il dit lors de son allocution. Un bon bilan de la violence provoquée par les cartels de la drogue au Mexique. C’est déjà la conférence épiscopale mexicaine sous son autorité en 2010 qui dénonça les liens douteux de certains des membres de l’Église qui avaient accepté l’argent des cartels désavouant le message qu’elle aurait pu donner sur ce sujet. Cette dénonciation arriva à temps, mais bien trop tard pour les prêtres refusant de se vendre aux cartels qui eux se sont fait et se font encore assassiner.

 

Benoît XVI lui a embrayé le pas en désavouant un christianisme reposant sur "la puissance des armées". Invoquant Notre-Dame de la Guadalupe, il a demandé son intercession pour que "cette chère nation continue à appeler (...) au respect de la vie humaine, et à la stimulation de la fraternité, évitant la vengeance inutile et déracinant la haine". La fraternité est-elle possible face aux puissants cartels de la drogue mexicains qui se débarrassent par les armes de tous ceux qui s’opposent à eux. L’amour n’a pas de place pour ces puissants cartels qui s’enrichissent en vendant la mort. Jésus avait initié un mouvement de résistance passive, une notion qu’utilisèrent ensuite Gandhi et Martin Luther King. Il ne faut pas attendre bras croisé et prier, mais manifester et appeler le gouvernement à faire sont travail afin de montrer que la population est contre les cartels. Car les cartels n’ont peur que quand on leur résiste.

 

Le souverain pontife doit partir lundi matin pour Cuba, dernière étape délicate de son voyage, après avoir été chaleureusement accueilli dans cette région très pieuse du centre du Mexique. Pendant ce temps, à Cuba les médias en ligne présentent Benoît XVI comme un allié naturel du régime. C’est amusant, mais pas étonnant.

 

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Publié le 25 Mars 2012

Benoît XVI célèbre dimanche une grande messe près de Leon, au lendemain d'une deuxième journée au Mexique marquée par une rencontre chaleureuse avec les jeunes mais aussi l'ombre d'un scandale pédophile sur lequel le Vatican a fermé les yeux.

 

Des dizaines de milliers de Mexicains étaient déjà en route pour le parc du Bicentenaire (des indépendances latino-américaines) à Silao, à quelque 40 km de Leon. Samedi en milieu de journée, des milliers de fidèles jeunes et vieux avaient déjà afflué, baluchon sur le dos, s'apprêtant à y camper.

 

Samedi, le pape avait rencontré le président Felipe Calderon à Guanajuato, la capitale de l'Etat, à une soixantaine de km de Leon. Il est arrivé avec retard tant les foules étaient massées pour l'acclamer tout au long de la route. L'entretien de vingt minutes a peu porté sur des questions spécifiques comme l'amendement constitutionnel discuté au parlement pour étendre les droits religieux, mais bien plus sur l'éducation des jeunes contre la violence, thème qui tient à cœur au pape, a expliqué le père Federico Lombardi, le porte-parole du Vatican. La lutte du gouvernement conservateur contre le crime organisé a été aussi évoquée. Huit victimes des narcotrafiquants --anciens otages, membres de familles de victimes-- ont été présentées par le président à Benoît XVI.

 

Pendant ce temps, sur une place de Guanajuato en fête, dans un cadre baroque espagnol pittoresque, trois mille jeunes attendaient de rencontrer le pape, en scandant, battant des mains et chantant: "Se ve, se siente, el papa esta presente !" ("On le voit, on le sent, le pape est présent !"). De jeunes étudiants catholiques portaient des tee-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire : "Nous offrons des valeurs fondées sur le Christ et sur Marie aux jeunes d'aujourd'hui". "Toute l'Eglise prie pour la paix au Mexique" proclamait un calicot pendu sur une façade. La prière n'amènera pas la paix au Mexique, mais une véritable opposition aux narcotrafiquants.

 

Le pape leur a délivré un court message chaleureux, parlant des enfants orphelins "victimes de l'abandon et de la violence", et évoquant indirectement le drame des abus sexuels qu'ont endurés ou endurent encore les enfants dans l'Eglise et ailleurs : "Je désire élever ma voix, pour inviter chacun à protéger les enfants et à avoir soin d'eux afin que jamais leur sourire ne s'éteigne", a-t-il dit solennellement. "Le disciple de Jésus ne répond par au mal par le mal", leur a-t-il encore recommandé, face à la tentation de la vengeance après les nombreuses violences qui endeuillent les familles mexicaines. Facile à dire devant l’impunité des narcotrafiquants qui achètent tout même la justice.

 

Au même moment, des victimes d'abus sexuels de la part du Mexicain Marcial Macial, fondateur décédé de la congrégation des Légionnaires du Christ, diffusaient un manifeste adressé au pape, dans lequel ils accusent Benoît XVI d'avoir retardé l'enquête de l'Eglise sur cette affaire. "On ne nous a pas écoutés et on ne nous a pas crus au moment opportun. Pendant des années, nous avons été ignorés", a affirmé le manifeste. Cette ignorance à été voulue par Mgr Angelo Sodano, le secrétaire d’État du Vatican entre 1990 et 2006, soutenu par Jean-Paul II. Ils ont aussi critiqué le fait que Benoît XVI n'ait prévu aucune rencontre les victimes. Ce qui est tout à fait vrai.

 

Marcial Maciel est décédé aux Etats-Unis en janvier 2008, à l'âge de 87 ans. Il était accusé d'avoir eu une fille issue d'une liaison cachée et d'avoir abusé de huit anciens séminaristes. L'actuel pape était de 1981 à 2005 à la tête de la Congrégation pour la foi, à un moment où les plaintes pour abus sexuels visant Maciel se sont multipliées.

 

Les victimes ont également présenté un livre intitulé "La volonté de ne pas savoir", qui comprend plus de 200 documents des archives du Vatican montrant, selon elles, que Ratzinger connaissait les dénonciations d'abus sexuel contre Maciel. Selon les vaticanistes, Maciel a été protégé au Vatican, parce que son ordre était dynamique, mais Ratzinger ne figurait jamais parmi ses protecteurs.

 

Dans une conférence de presse, le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a jugé "très injuste d'affirmer que ce pape a cherché à occulter" ce scandale. Il a affirmé qu’«un grand nombre de documents" montraient le contraire. Pour expliquer l'absence de rencontre prévue au Mexique, le père Lombardi a expliqué qu'il n'y avait pas d'entrevue avec des victimes à chaque voyage du pape. Mais cela serait mieux afin de ne pas donner d’argument en sa défaveur.

 

La demande de rencontre des victimes mexicaines du père Maciel semblait en outre avoir été faite "dans une certaine agressivité et une certaine ambiguité", a-t-il fait valoir. On peut comprendre l’agressivité, quand on sait que le Vatican était au courant des vices de Maciel depuis 1948.

 

Le pape doit quitter lundi matin le Mexique pour Cuba, deuxième étape de son périple latino-américain. Espérons que durant cette messe de dimanche, il saura trouver un juste milieu, car on ne peut pas parler seulement à ses partisans, mais donner un message d’amour au monde.

 

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Publié le 24 Mars 2012

Benoît XVI est arrivé vendredi au Mexique porteur d'un message de fermeté contre les cartels de la drogue dans un pays ébranlé par les violences. Son avion a atterri à León, bastion catholique dans le centre du pays, où le pape a reçu l'un des accueils les plus fervents de tout son pontificat. Plusieurs dizaines de milliers de personnes l'ont acclamé le long du trajet de 35 km accompli à travers les rues de la ville.

 

Durant le vol en provenance de Rome, le pape a évoqué le thème de la drogue devant les journalistes qui l'accompagnaient, jugeant qu'il fallait faire "tout" ce qui est "possible pour combattre ce mal destructeur contre l'humanité et notre jeunesse." "Il est de la responsabilité de l'Eglise d'éduquer les consciences, d'enseigner la responsabilité morale et de démasquer le mal, démasquer cette idolâtrie de l'argent qui asservit l'homme, démasquer les fausses promesses, les mensonges, la fraude qui se cachent derrière les drogues", a-t-il ajouté.

 

Cette réalité, l’Eglise au Mexique n’y a pas échappé. L’Eglise catholique du Mexique a reconnu en 2010 que des secteurs de son clergé avaient succombé au "pouvoir corrupteur" des trafiquants de drogue, comme d’autres secteurs de la société. Il existe pourtant des soupçons selon lesquels des bienfaiteurs liés au trafic de drogue auraient aidé financièrement, avec l’argent du commerce le plus sale et le plus sanglant, à la construction de chapelles, ce qui est immoral et doublement condamnable.

 

Benoît XVI n’a pas attendu pour évoquer la question délicate de la laïcité et demander, devant le président mexicain Felipe Calderon, le respect du droit fondamental à la liberté religieuse. Le Mexique, deuxième plus grand pays catholique du monde, est en même temps un Etat laïc où devrait bientôt voir le jour une loi constitutionnelle visant à reconnaître pleinement la liberté religieuse. Le pape a assuré que l’Eglise n’entend pas obtenir de privilèges, mais pouvoir mener à bien sa mission, «une mission qui ne concerne pas seulement les croyants», a d’ailleurs précisé Benoît XVI. Le pape a aussi insisté dès son arrivée sur «l’inégalable dignité de toute personne humaine» alors que le pays reste partagé sur la dépénalisation de l’avortement. Encore une fois, Benoit XVI dit que son voyage n’est pas politique et pourtant il fait de la politique tout en essayant d’avoir son mot à dire sur la législation du pays.

 

Benoît XVI, qui aura 85 ans en avril, est descendu lentement de l'appareil en se tenant à la rampe. Il a salué un groupe de jeunes enfants avant de s'adresser à la foule rassemblée à l'aéroport. D'une voix sûre et calme, il a déclaré en espagnol être venu au Mexique en "pèlerin de la foi, de l'espoir et de l'amour". "Je prierai spécialement pour ceux dans le besoin, en particulier pour ceux qui endurent les souffrances provoquées par des rivalités anciennes et nouvelles, par les ressentiments et par toutes les formes de violence", a dit le pape.

 

Ce message pontifical est particulièrement attendu au Mexique, deuxième pays catholique du monde par le nombre de fidèles, mais où l'Eglise romaine est en perte de vitesse face aux chrétiens évangélistes, vu que la Théologie de la libération s’est vu effacer alors qu’elle était la seule à pouvoir les contrer. Mais porte t-il ce message, car un sondage montre que 50 % des Mexicains trouvent Benoît XVI trop conservateur sur les thèmes du divorce, de l’avortement, de l’homosexualité et de l’usage des préservatifs. Il va devoir faire ses preuves pour s'attirer l’affection des Mexicains.

 

En raison de son âge et du décalage horaire, Benoît XVI s’offre maintenant 24 heures de repos avant les premiers rendez-vous officiels.. Le pape pourrait par ailleurs être confronté à Leon à des critiques sur l'étouffement des scandales de pédophilie par le Vatican. Celui-ci avait mis des dizaines d'années à réagir aux révélations sur les crimes pédophiles du fondateur mexicain des Légionnaires du Christ, Marcial Maciel Degollado, mort en 2008. Joseph Ratzinger était au poste clé de la Congrégation pour la doctrine de la foi au moment où des preuves s'étaient accumulés contre Maciel. Des experts du Vatican estiment qu'il voulait évincer Maciel et était clairvoyant mais n'a pu rien faire face à certains prélats qui admiraient un prêtre mexicain chef d'une congrégation à succès.

 

Lundi, le pape se rendra à Cuba, où, a-t-il dit, les catholiques doivent "aider à un dialogue constructif" avec le régime communiste, mais où "l'Eglise est toujours du côté de la liberté de conscience, de la liberté de religion".

 

Les voyages de Benoit XVI au Mexique et à Cuba permettront de voir une Église d’Amérique latine dynamique, mais qui ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Et nous pourrons voir si ce dernier saura se montrer plus diplomate qu’à son habitude, car certains peuvent blesser.

 

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Publié le 23 Mars 2012

Le Portugal au ralenti ce jeudi, première grève générale de l’année pour protester contre la politique d’austérité du gouvernement. C'est la première grève générale depuis le début de l'année.

 

Un mouvement à l’appel du plus important syndicat au Portugal la CGTP. La CGTP, le plus important syndicat du Portugal, cherche par ce mouvement social à arrêter l'activité du pays. L'adhésion était "un peu plus faible" que lors des derniers mouvements de grève.

 

La grève touche principalement les transports dans les principales villes du pays. Des manifestations sont prévues dans la journée. “Occupez les rues, bloquez tout”, c’est l’un des slogans adopté par les grévistes. “Cette grève est liée aux mesures de la troïka, comme la suppression de deux salaires par an, les 13ème et 14ème mois, explique une manifestante. Les fonctionnaires comme les salariés des transports publics ont souffert de ces suppressions.” Le défilé des syndicats s'est dirigé dans le calme vers le parlement portugais, où il devait être rejoint par les mouvements de jeunes “indignés”.

 

A l'appel de la centrale syndicale CGTP, des salariés de divers secteurs se sont mis en grève jeudi au Portugal pour protester contre la politique d'austérité du gouvernement, ce qui a fortement perturbé la circulation des transports publics à Lisbonne, provoqué la fermeture de ports et la paralysie du trafic ferroviaire.

 

La CGTP s’est lancée seule dans la bataille. Contrairement à son allié traditionnel l’UGT, la centrale n’accepte pas les réformes visant à assouplir le marché du travail, des réformes facilitant les procédures de licenciement et réduisant les indemnités des salariés. Alliée de l'opposition socialiste, l'UGT craint que le Portugal ne connaisse le sort de la Grèce sans politique d'austérité. Cette réforme annoncée par le gouvernement du Premier ministre Pedro Passos Coelho sera la semaine prochaine au parlement, où la coalition de droite dispose d'une confortable majorité.

 

Outre les transports, les écoles, les hôpitaux, les tribunaux, les musées, ou encore le ramassage des ordures ménagères furent perturbés.

 

La CGTP a eu raison même seule de s’opposer à cette reforme qui n’en a que le nom qui est un recul net dans le domaine social depuis l'instauration de la démocratie au Portugal en 1974. Voilà pour faire plaisir aux marchés, des gouvernements ont oubliés de servir d’abord le peuple plutôt que les marchés financier et cela est injuste.

 

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