Publié le 6 Mars 2012

Dans un éditorial paru le 2 mars 2012 dans "La Lettura", supplément littéraire du quotidien "Corriere della Sera", le politologue italien Ernesto Galli della Loggia propose d’élargir le corps électoral du pape aux évêques du monde entier et d’en finir ainsi avec "l’oligarchie" du collège des cardinaux. Un "renforcement du rôle du pape" est aussi nécessaire afin de mettre un terme aux luttes de pouvoir qui discréditent le Vatican, estime l’historien.

 

Roberto Galli Della Loggia commence par analyser les «rumeurs malveillantes», les «fuites plus ou moins contrôlées» et les drames peu édifiants «dans les coulisses» qui ont récemment caractérisé la Curie romaine : des éléments qui révèlent un «dur conflit au sein de la direction de l’Eglise», un «choc de puissance» qui finit par discréditer l'Eglise selon le politologue, le pouvoir du pape apparait absolu qu’en apparence. En réalité, il faut même dans les nominations – considérer les «factions» et «l’inévitable influence de l’esprit d’affiliation et de groupes sur la carrière des hauts prélats», ainsi que les «ambitions personnelles exagérées.»


En face de tout cela, le politologue parle d'un désir de «démocratisation», et il ironise sur la «mauvaise définition» d’une plus grande collégialité des décisions et ne «définit jamais tout à fait le terme de retour à l'esprit du Concile». Galli Della Loggia se demande si la réponse en fait se trouve dans "le sens de la démocratie", proposant une solution alternative : «un renforcement du rôle du pape», qui comprend, cependant, «certains changements dans sa désignation afin de satisfaire à la fois la nécessité d'une plus grande participation et la nécessité de réduire les phénomènes actuels de rivalités carriéristes à la Curie.»


Étant donné que les cardinaux «constituent une oligarchie réelle, et que le pape est en fait un César oligarchique», «la base électorale doit être élargie», «l'extension du droit d'élection passive et active du Collège des Cardinaux en cours à tous les évêques du monde entier, qui pourrait inclure (avec le droit exclusif d'élection active) des représentants de divers ordres religieux, nous parlons alors d'un nombre total d'environ six mille personnes : un corps diversifié et assez grand de personnes pour éviter les querelles.» Selon Galli Della Loggia, les nominations à la papauté pourrait être présentée par un «certain nombre de signatures de soutien.» Un pape élu de cette manière aurait plus d’autorité. Pour Galli Della Loggia, c'est la seule façon de justifier, la «démocratisation» et la «collégialité».

 

Il convient de noter que l'idée d'élargir la base électorale du Pape n'est pas nouvelle. Elle a été proposée par les progressistes, après le Concile Vatican II. Paul VI discuta de cette possibilité avec ses collaborateurs, il envisagea d'étendre le droit de vote dans un conclave aux patriarches de l'Est qui ne sont pas des cardinaux, et aux présidents des Conférences épiscopales.

 

Un élargissement des électeurs du conclave pourrait apporter un plus et empêcherait surtout la curie romaine de verrouiller les portes, pour éviter à nouveau d’avoir un pape trop rigide et peu ouvert sur le monde.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost0

Publié le 5 Mars 2012

Les habitants de Wukan, bourgade du Sud de la Chine devenue célèbre après une rébellion contre ses cadres communistes corrompus, ont voté samedi et dimanche lors d'un scrutin municipal inédit dans le pays du parti unique.

 

Avec l'aval des autorités communistes, ce village côtier de la province du Guangdong a pu organiser un scrutin ouvert au cours duquel les électeurs ont choisi librement les sept membres de leur comité de village. Une bonne chose.

 

«Nous avons tous le sentiment que c'est un succès. Ça a eu une grande influence sur les gens et je crois que ça a contribué à augmenter la conscience des habitants de Wukan», a déclaré Hong Tianbin, chef d'un comité désigné pour superviser l'élection.

 

Les 13 000 habitants de Wukan étaient entrés en rébellion en décembre dernier, exaspérés par des saisies de terres depuis des années. Il est tout à fait normal qu’ils se soient soulevés pour reprendre ce qui leur avait été pris.

 

En dépit de la censure, ce soulèvement avait été très suivi sur les microblogs en Chine et le village de pêcheurs était rapidement devenu un symbole de l'aspiration démocratique en Chine, pays dirigé depuis six décennies d'une main de fer par le Parti communiste. La démocratie n’est pas un mot, c’est une aspiration de tous les hommes à vivre libre et ce village en est le porte étendard en Chine.

 

Les habitants avaient chassé les cadres accusés d'avoir saisi des terres pour les vendre à des promoteurs, avant que la répression ne se déchaîne. La bourgade avait été soumise à un blocus, les leaders de la révolte arrêtés. L'un d'eux est mort en prison dans des circonstances suspectes. Comme on le voit ici on réprime pour ne pas avoir à lâcher son pouvoir et couvrir ses excès.

 

Contre toute attente, le gouvernement du Guangdong avait finalement fait des concessions, acceptant notamment l'organisation de cette élection singulière. Que pouvait-il faire d’autre, de toute façon il n’avait plus le choix.

 

Cette élection a inspiré de nombreux pétitionnaires d'autres régions venus à Wukan tenter de profiter de la publicité pour faire valoir leurs propres doléances. Sur les microblogs, les Chinois suivaient l'expérience avec intérêt. "Wukan a écrit la première page de l'histoire post-moderne de la Chine", écrivait un internaute en évoquant un "progrès historique".

 

Le village de Wukan ont mis leur idéal de liberté avant tout et ont eu gain de cause. Ceci pourrait être un exemple aussi pour notre Église qui dit-on ne serait pas une démocratie, pourtant ne disait-on pas la même chose pour de nombreux pays avant qu’ils optent pour la démocratie.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 5 Mars 2012

La lecture de l’évangile de Marc du dimanche 4 mars concerne de l’épisode très complexe de la Transfiguration de Jésus :

« Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux, et ses vêtements devinrent éblouissants, si blancs qu'aucun foulon sur terre ne saurait blanchir ainsi.

Elie leur apparut avec Moïse ; ils s'entretenaient avec Jésus. Intervenant, Pierre dit à Jésus : " Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. " Il ne savait que dire car ils étaient saisis de crainte. Une nuée vint les recouvrir et il y eut une voix venant de la nuée : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le ! " Aussitôt, regardant autour d'eux, ils ne virent plus personne d'autre que Jésus, seul avec eux.

Comme ils descendaient de la montagne, il leur recommanda de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu, jusqu'à ce que le Fils de l'homme ressuscite d'entre les morts. Ils observèrent cet ordre, tout en se demandant entre eux ce qu'il entendait par " ressusciter d'entre les morts. » (Marc 9, 2 – 10.)

 

Ce récit devait suivre à l’origine la déclaration de Messianité de Pierre dans Marc 9, 27 – 30 qui était probablement suivit par la déclaration de Marc 9, 1 – 2 : « En vérité, je vous le déclare, parmi ceux qui sont ici, certains ne mourront pas avant de voir le Règne de Dieu venu avec puissance. »

En effet, les phases d’apprentissages des disciples de Marc 9, 31 – 38 serait plus logique après quand il prépare ses disciples à la montée à Jérusalem. Ce qui renverse le contenu du récit qui devient non une préparation à la mort et à la résurrection de Jésus mais à une préparation à la Parousie que va entraîner la montée de Jésus dans la Ville sainte au moment où Jésus semble prendre conscience d’être le Messie depuis la multiplication des pains, semble – t – il. De fait, celle – ci a lieu 6 jours après la déclaration de messianité de Pierre, qui est une référence probable à Exode 24, 16 : « la gloire du SEIGNEUR demeura sur le mont Sinaï et la nuée (que l’on retrouve dans le récit) le couvrit pendant six jours. » D’ailleurs, dans le targum du pseudo – Jonathan, c’est le « sixième jour » que Moïse est autorisé à monter au sommet du Sinaï. Le choix de Jésus n’est donc pas innocent, comme nous le verrons plus bas.

 

Ici, le récit est vu du point de vue de trois disciples de Jésus, qui les a emmenés au sommet d’une haute montagne, qui est peut – être le mont Hermon, près de Césarée de Philippe, où Jésus avait décidé de vivre dans la clandestinité pour échapper à Hérode Antipas (la multiplication des pains, où une foule de zélotes avaient tenté de le proclamer Roi en faisait maintenant un ennemi). Comme précédemment dans la réanimation de la fille de Jaïre, ce sont Simon Pierre, Jacques et Jean, fils de Zébédée, qui étaient peu à peu devenus les chefs du groupe des Douze et les plus convaincus de la Messianité de Jésus, tel que le montre les épisodes les concernant de l’évangile. Il y a aussi une allusion probable à Moïse qui lors de son séjour sur le Sinaï est accompagné par trois de ses proches collaborateurs (Exode 1 et 9).

Jésus ne se sent – il pas prêt ? Possible, car dans l’évangile de Marc, lorsqu’il se retire dans un lieu désert c’est pour se préparer par la prière à un événement décisif, mais pour une fois, il ne le fait pas seul. Il a peut – être perçu que ses disciples n’ont pas compris ses propos dans Marc 9, 1 et veut les y préparer avec leurs chefs. Dans la Bible, la montagne est aussi un lieu eschatologique (Isaïe 2, 2 – 3, 11, 19), sorte de nouveau Sinaï, où se réalisera l’accomplissement des prophéties. Peut – être veut –il que les disciples soit sur le même état d’esprit que lui d’un point de vue symbolique.

 

Lorsqu’ils arrivent au sommet, Jésus fut « transfiguré » (en fait transformé), un terme que l’on ne retrouve pas  dans la Septante, mais employé chez Philon d’Alexandrie et Paul de Tarse, donc dans les milieux juifs de la Diaspora et qui s’applique à la mythologie et la magie grecque. Mais la métamorphose ne concerne que « ses vêtements devinrent éblouissants, si blancs qu'aucun foulon sur terre ne saurait blanchir ainsi ». Un signe de nature apocalyptique (I Hénoch 62, 15 – 16). Dans ce même ordre d’idée, les trois disciples voient Élie et Moïse qui discutaient avec lui. L’ordre n’est pas innocent car Élie, d’après le Prophète Malachie (3, 23) et le Siracide (48, 10), devait revenir pour préparer le grand jour tant attendu, et d’après la liturgie du sabbat, le soir durant l’havdala, évoquait sa venue en même temps que le Messie. Et d’après un midrachDieu parle à Moïse : « Quand j’enverrai le prophète Élie, vous viendrez tous deux ensemble. » L’idée de deux précurseurs au Messie (Zacharie 4, 1 – 3) se retrouve ici, même si Moïse ne fut pas toujours associé à celle-ci, mais plutôt à la venue du Prophète (Deutéronome 18, 15, 18), équivalent dans le Pentateuque du Messie, et qui sera pareil à Moïse. Il faut savoir que dans le Judaïsme du Ier siècle, on croyait aussi à la venue d’un roi qui aurait les deux qualifications. Ces deux prophètes, qui annoncent nécessairement la venue du Messie et du jour de Dieu, renforce donc la théorie que Jésus prépare ses disciples à la montée à Jérusalem, qui marquera le moment final qui consacrera le Règne de Dieu.

Simon Pierre, le porte parole du groupe, dit alors : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. » Mais il ne semble pas avoir compris la portée eschatologique de l’événement car il met Moïse avant Élie, suggérant que c’est en tant que Prophète qu’ils sont venus et non en tant que précurseur de la Parousie. Le fait qu’il suggère d’élever trois cabanes pourrait suggérer que l’événement avait lieu lors de la fête des Tentes, où cette pratique est recommandée. Ce qui donne une très grande symbolique au récit si c’est le cas. Mais, comme le suggère Étienne Trocmé, il voulait peut – être faire tout simplement durer ce moment d’une grande intensité. La mention : « Il ne savait que dire car ils étaient saisis de crainte » a probablement été ajouté au récit primitif car Pierre fait ici preuve d’une logique étrange pour quelqu’un saisi de crainte.

 

La suite du récit continue à avoir une tonalité eschatologique. En effet, une nuée, qui dans la Bible est le lieu de la présence divine, recouvre alors les disciples et une voix venue du ciel ou une « fille de la voix » (batqol) dans la langue des rabbins apparaît pour rendre témoignage à Jésus : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le ! »

Mais le titre de « Fils » ou de « Fils de Dieu » n’avait pas au temps de Jésus le sens actuel. Il désignait les juifs pieux (l’exemple des hassidim galiléens, guérisseurs et exorcistes, parmi lesquels Honi le Traceur de cercles, et Rabbi Hanina ben Dosa, à qui ont a attribué ce titre est intéressant), le peuple d’Israël (Jubilés 1, 24) et le Messie attendu, comme le démontre la prédiction de 2 Samuel 7, 14, qui fut réinterprété dans les milieux apocalyptiques, dont les esséniens : « Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils ». On pourrait privilégier que Jésus est un juif pieux, peut – être un hassid lui – même comme le pense Geza Vermes, car dans le Talmud, une batqol qui venait de l’Horeb (là où Moïse aurait reçut la Loi) proclamait quotidiennement au sujet du Rabbi Hanina ben Dosa : « L’Univers entier est soutenu à cause de mon fils Hanina » (bTaan. 24b). Cependant, c’est plutôt le Messie qui doit être privilégié car Jésus a accepté le titre que lui a donné Pierre (Marc 8, 29 – 30), raison pour laquelle il a recommandé le silence à ses disciples, vu le risque couru par cette proclamation, et il a promis à ses disciples qu’il établirait le Royaume de leur vivant (Marc 9, 1 – 2). Et le fait qu’on dise de l’écouter, lui, plutôt que les deux Prophètes, le démontre car c’est le Messie qui vient accomplir les temps.

 

La nuée semble disparaitre ensuite, mais ce n’est pas mentionné dans le récit. Mais le mont Hermon gagne aussi en crédibilité car une des ses caractéristiques est l’apparition subite de nuages qui, après quelques minutes, disparaissent aussi vite qu’ils sont venus. Les disciples restèrent finalement seul avec Jésus comme si l’événement n’avait jamais eu lieu. Et, en descendant de la montagne, « il leur recommanda de ne raconter à personne ce qu'ils avaient vu ». Il ne fait que renouveler le secret qu’il confère au titre messianique très dangereux pour celui qui le revendique. Dans la Transfiguration, ce qui est indiqué est que Jésus vient accomplir ces temps à Jérusalem même, ce qui est encore plus dangereux. Donc il fait preuve d’encore plus de prudence en recommandant aux trois disciples de ne pas le répéter aux autres. Mais cette consigne du silence pourrait avoir une autre raison : les disciples ont eu une vision, terme utilisé dans la Bible pour désigner un événement surnaturel et non pas réel, qui avait été renforcé par des effets d’optique : la lumière du soleil faisant resplendir les vêtements, deux ombres prenant des formes humaines, et les nuages qui se dissipaient rapidement. Jésus, qui du fait de leur récit, a, par contre, pu voir une manifestation divine dans cette vision favorable à sa décision (et dont il n’est pas témoin), leur aurait conseillé de ne rien dire craignant qu’il ne serait pas cru. Après tout le débat est ouvert sur le sujet.

 

C’est probablement Marc qui a ajouté « jusqu'à ce que le Fils de l'homme ressuscite d'entre les morts. Ils observèrent cet ordre, tout en se demandant entre eux ce qu'il entendait par " ressusciter d'entre les morts. » Faisant ainsi du récit de la Transfiguration une anticipation de la Résurrection de Jésus, mais montrant aussi que Jésus ne l’avait probablement jamais annoncé car les disciples se demandaient ce qu’était la résurrection des morts alors qu’en Marc 8, 31 – 32, il annonce sa Passion et sa Résurrection. Étrange.

 

Ce récit permet de mieux comprendre la détermination dont fera preuve Jésus lors de son séjour à Jérusalem du moins du point de vue de Simon Pierre, Jacques et Jean qui n'évoqueront l'épisode qu'après sa Résurrection aux autres disciples et peut - être à la communauté naissante sans l'interprétation que lui a donné l'évangéliste. Du moins au départ, rien n'empêche qu'il fut ensuite réinterpréter par eux et connu de la communauté de Marc, probablement à Rome, dans les années 60.

 

freyr1978

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Culture biblique

Repost0

Publié le 2 Mars 2012

En cette phase de restauration, mon esprit vagabonde en attendant que cette phase se passe et je me mets à rêver d’avoir une Église qui voit son avenir plutôt que de reculer continuellement. J’aimerais un pape comme Jean XXIII qui déclarait que «le concile n’a pas pour but le seul bien-être du peuple catholique, mais qu'il soit aussi une invitation aux communautés séparées pour la recherche de l’unité…» On est loin de Benoit XVI.

 

Une grande époque où entre les sessions, des évêques, rencontraient dans leur diocèse les laïcs et les prêtres investis dans une charge pastorale. Ceux-ci étaient informés des travaux conciliaires et ainsi ils pouvaient mesurer comment, durant le concile, on avait perçu leurs préoccupations et leurs initiatives. Aujourd’hui, il y a un certain manque de consultation et d’espaces de dialogues. L’Église doit renouer avec son ancienne tradition démocratique.

 

L’enthousiasme de cette époque était beau à vivre. Les séminaristes suivaient avec intérêt les informations véhiculées par la presse. Et à l’époque l’Église ne tirait pas sur la presse à boulet rouge. Dans les paroisses, il y avait de nombreuses initiatives concernant la mise en œuvre de la liturgie et la formation du peuple de Dieu, qui trouvait enfin sa place dans l’Église. Aujourd’hui parler du peuple de Dieu est devenu limite un gros mot.

 

L’avenir doit être ouvert, il faut donc amener une réforme plus nette. Ces nouveautés doivent être exemplaires comme une nouvelle manière pour l’Eglise d’être présente au monde, en étant ouverte au dialogue, et qui donne une meilleure place aux femmes, aux divorcés remariés et aux homosexuels, aussi le fait que les chrétiens des différentes confessions puissent se réunir, mais cela fut cassé par Dominus Iesus en 2000, et favoriser la place de la Bible et de sa nécessaire interprétation dans la vie des chrétiens et dans la liturgie, elle doit donc aussi accepter ses différentes interprétations, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En gros une Eglise ouverte, une Eglise présente dans le monde, qui sache écouter et parler aux hommes selon leurs langages. La levée de l’excommunication des évêques intégristes en 2009 n’a pas été le signe attendu, mais une énorme déception chez les fidèles, car c’était comme renier la plupart des avancées du concile Vatican II.

 

Malheureusement notre hiérarchie a peur du changement et se tourne vers le repli identitaire, il faut rompre avec cette logique défensive. De plus, ce repli identitaire est dû au fait des nouveaux mouvements (Opus Dei, Légion du Christ, Chemin néocatéchuménal, Communion et Libération et les Focolari, je rajouterai aussi le Renouveau charismatique), à la pensée conservatrice et à la théologie approximative. L’Église fait l’erreur de tout défendre, comme si tout tenait et à ne rien concéder de ses erreurs.

 

Ce qu’il nous faut c’est une Église qui sache nous dire que notre foi ne répond pas à toutes les questions. Que la liberté de pensée et de conscience est un cadeau que Dieu donne au monde. Et qu’elle sache dire qu’elle n’a pas toujours respecté cette liberté. Qu’elle a été aussi objet de scandale et qu’elle en subit les conséquences.

 

Le pontificat de Benoit XVI ne correspond pas à ces attentes provenant de nombreux fidèles, c’est pour cela qu’il faut attendre que l’esprit saint vole à nouveau au-dessus de l’Église, mais rien ne dit que cette attente doit être passive, il suffit de voir les mouvements progressistes se lever à nouveau pour que l’Église s’ouvre à nouveau et ne se cache pas dans son terrier. Le monde tel qu’il est n’est pas mauvais, c’est la vision de l’Église qui l’est, car elle ne peut accepter que les changements dans la société se fasse sans elle, alors qu’elle aurait du les accompagner et non vouloir imposer sa vision.

 

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost0