Publié le 29 Avril 2012

Le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch, a estimé nécessaire la réaction de Benoît XVI, lors de la messe chrismale du 5 avril 2012. Le pape réagissait à «l’appel à la désobéissance» lancé en juin 2011 par des prêtres autrichiens. Selon le cardinal, interrogé par l’hebdomadaire italien Tempi du 26 avril dernier, tous les signataires ne sont pas d’accord avec l’ensemble des revendications qui tendent à une libéralisation de l’Église.

 

«Il était nécessaire que le pape s’exprime à ce sujet», confie le chef de dicastère, ajoutant : «naturellement, il l’a fait à sa façon, claire mais très gentille, (…) surtout il l’a fait dans le contexte de la messe chrismale, où les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales, dont celle de l’obéissance». L’obéissance ce mot est si utilisé par la hiérarchie au sein de l’Église, mais laquelle celle envers le message du Christ ou envers la forteresse Église. Elle a oubliée les message du Christ pour instaurer une Église fermée sur elle-même.

 

Interrogé sur l’extension de la contestation aux pays germanophones – Allemagne, Autriche, Suisse – le prélat a expliqué que ces pays ont « reçu le Concile Vatican II de façon très particulière, en accueillant surtout l’interprétation qu’en a fait Hans Küng, relayée par beaucoup de médias». Dans le monde germanophone, poursuit le cardinal Koch, on a assisté principalement «à la diffusion de l’idée de Küng selon laquelle le Concile constituerait un acte de rupture avec la tradition de l’Église et non d’évolution de celle-ci». Selon lui, «c’est sur cette interprétation que se basent les agitations actuelles». Revoilà la bonne vieille excuse, comme le cardinal Kurt Koch ne sait pas expliquer le mouvement, il le met sur le dos de Hans Küng qui pour le Vatican serait le responsable de tout ses mots, ce qui est vraiment risible.

 

Le cardinal est conscient que «de nombreux prêtres sont très inquiets à cause des problèmes de la pastorale dans la société contemporaine», ajoutant qu’il comprend ces inquiétudes. Il estime néanmoins que tous les signataires de la ‘Pfarrer-Initiative’ ne sont pas d’accord avec toutes les conséquences qu’implique l’appel des prêtres autrichiens. Signer un manifeste montre son accord avec toute les conséquences du mouvement et il est malvenu de dire ce que pense les signataires quand on ne les reçoit pas à Rome.

 

«L’appel à la désobéissance» (Aufruf zum Ungehorsam) a été lancé le 19 juin 2011 par le mouvement ‘Pfarrer-Initiative’. Ce dernier est né en 2006, en Autriche, sous l’impulsion de l’ancien vicaire général du diocèse de Vienne, le Père Helmut Schüller. Jusqu’à ce jour, le texte a été signé par quelque 400 prêtres et diacres autrichiens, soit un dixième du clergé du pays. Il rencontre aussi un certain succès en Allemagne, en Suisse, en France et en Irlande.

 

Les signataires y déplorent en particulier l’impossibilité pour les personnes divorcées et remariées d’accéder au sacrement de la communion. Ils prônent également le mariage des prêtres, un engagement plus large des laïcs dans la liturgie, ou encore l’ordination sacerdotale des femmes.

 

L’Église ne comprend pas le mouvement et essaye de faire croire qu’il est limité, mais ce sont maintenant les soutiens envers sa conception du Concile Vatican II qui s’avèrent minoritaires, car le sommet de l’Église ne parle plus à sa base et lui demande d’obéir, il devra comprendre que la base en a désormais assez.

 

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Publié le 28 Avril 2012

Le père Brian D'Arcy, l'un des prêtres les plus connus d'Irlande, a été censuré par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi au Vatican, selon le journal The Tablet.

 

Le père D'Arcy, un populaire contributeur de BBC radio Two et éditorialiste de Sunday World, âgé de 67 ans, ne fait aucun commentaire. Il est entendu que sa colonne est maintenant dirigée contre une église qui censure, mais n’a été en aucun changée par la suite.

 

La mesure disciplinaire qui porte sur le père D'Arcy donne le nombre de prêtres irlandais censurés par Rome à six. L'action contre le prêtre a été prise par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) l'année dernière après une plainte anonyme. Une plainte anonyme montre le courage de celui qui l’a faite, qui devrait avoir au moins le courage de dire ce qu’il pense en face plutôt que par derrière.

 

Le père D'Arcy s'est prononcé contre le célibat obligatoire des prêtres, l'enseignement sur la contraception et avait été un critique virulent de la manipulation de l’Église sur les abus sexuels des prêtres. Dans la foulée du rapport Murphy sur les abus commis dans l'archidiocèse de Dublin, le père D'Arcy appela une réforme des structures de l'Eglise et accusa le Saint-Siège d'utiliser des procédures juridiques pour se protéger des critiques sur sa gestion des abus sexuels. Le père d’Arcy a eu le courage de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et il mérite mieux qu’une mise en silence.

 

L'action fut menée après que le P. Ottaviano D'Egidio, supérieur général de la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ, avait été convoqué par le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, il y a 14 mois. "Il y a quelque temps la Congrégation pour la Doctrine de la Foi était en contact avec notre supérieur général sur certains points de vue de Brian et depuis lors, Brian a été un co-gestionnaire afin de s'assurer qu'il pouvait continuer à apporter une contribution au journalisme religieux où il est impliqué", dit le père Pat Duffy, le provincial irlandais de la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ à The Tablet.

 

Le père Brian d’Arcy, un prêtre écouté a été mis au silence suite à une dénonciation anonyme, nous revoilà aux heures les plus noires d’une Église fermée sur elle même comme à l’époque de Pie X, cela montre que le Vatican n’a pas encore compris qu’à force de refuser le changement, il sera le grand perdant du siècle.

 

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Publié le 27 Avril 2012

Le pape Benoît XVI a écrit personnellement au président de la conférence des évêques Allemands pour apporte une clarification linguistique à la prière eucharistique en allemand, en usage depuis le Concile Vatican II.

 

Dans une lettre datée du 14 avril à l'archevêque de Freiburg, Robert Zollitsch, Le pape avait annoncé que sa lettre serait envoyée à toutes les régions germanophones de langue évêques, dont l'Autriche et la Suisse.

 

Bien qu'il y ait une forte résistance chez les évêques d'Allemagne et d'Autriche pour traduire le «pro multis» latin de la consécration du vin pendant la messe comme «Für viele» (pour beaucoup), plutôt que de «Für alle» (pour tous), le pape, dans sa lettre de trois pages, souligne que la traduction est certainement germanophone actuelle «compatible» avec les «principes qui ont guidé la traduction dans les langues modernes des livres liturgiques», mais il met en garde, cependant, contre les interprétations qui vont au-delà , prenant le risque de s'éloigner du texte original et de le banaliser. On ne s’éloigne pas du texte puisqu’on cherchait à s’approcher de la forme hébraïque qu’aurait prononcée Jésus et non du latin qu’il n’a jamais parlé.

 

Benoit XVI promeut plusieurs arguments fondés sur des passages de l'Évangile, il est également favorable à l'expression «Für viele» plus proche du latin, et plus fidèle aux paroles du Christ à la dernière Cène. La formule utilisée en allemand devrait être «Mein Blut, und für das für viele Euch vergossen wird zur Vergebung der Sünden» (Mon sang qui est répandu pour vous et pour la multitude en rémission des péchés). Que les évêques de langues germanophones le veuille ou non, Benoit XVI imposera son point de vue.

 

Le pape dit qu'il devait éviter une scission dans l'Église auprès de Zollitsch qui lui disait : «les évêques dans les pays germanophones sont encore divisés sur cette question». Cela n’amènera-t-il pas encore plus de divisions.

 

Benoît XVI avait dit que lorsque le Missel romain avait été traduit en allemand dans les années 1960, il y avait eu «un consensus exégétique» pour que le mot «nombre» soit une expression hébraïque. «Ce consensus exégétique ... n'existe plus», a t-il dit.

 

Á force de s’approcher de la forme latine, ne va t-il pas s’aliéner des fidèles habitué à un type de liturgie, mais en étant plus fin, on peut voir que cela ne fait plaisir qu’à une minorité traditionaliste et intégriste, sur laquelle s’appuie aujourd’hui le Vatican. L’œuvre du concile est en train d’être liquidée sans qu’on en dise un mot et cela n’est plus acceptable.

 

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Publié le 25 Avril 2012

En marge des traditionnelles manifestations du 1er mai, le candidat de l'UMP souhaite un grand rassemblement où il veut défendre, dit-il, le "vrai travail". Mais ce rassemblement de droite qui se tiendrait, selon son équipe de campagne, au Champ-de-Mars à Paris (VIIe arrondissement) est perçu comme une tentative de division par la gauche et inquiète la CFDT qui a réagi.

 

C'est la nouvelle notion avancée par Nicolas Sarkozy, celle du "vrai travail", en opposition à l'assistanat. Une notion déjà plus ou moins mise en avant l'année dernière quand Laurent Wauquiez, le ministre des Affaires européennes a proposé de faire travailler quelques heures les bénéficiaires du RSA. Une proposition qui a suscité une forte polémique, même dans les rangs de la droite.

 

«Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille», a lancé Sarkozy ensuite à la presse. J’aimerai que Sarkozy fasse l’expérience d’être au chômage comme 4 millions de français qui recherchent également un travail, et qui pour cela font des formations et des entretiens d’embauche. Le résultat est souvent un emploi précaire ou aucune proposition d’emploi.

 

Cette fois, c'est le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire qui en remet une couche. Le responsable du programme de l'UMP met dos à dos ceux qui, dit-il, travaillent dur toute la journée et ceux qui vivent des revenus de l'assistanat. Un appel du pied à l'électorat du Front national. L'autre catégorie prise à partie : celle des syndicats. Depuis le début de sa campagne, Nicolas Sarkozy dénonce ceux qu'il appelle les "corps intermédiaires" accusés de faire de la politique plutôt que de défendre les intérêts des salariés. Sans les syndicats et leur travail, le droit du travail n’existerait pas en France.

 

«Avec Sarkozy, les vrais travailleurs auront droit à une vraie hausse de la TVA, une vraie taxation des mutuelles et un vrai gel du Smic», prévient Alain Vidalies, chargé du pôle «emploi, travail» dans l’organigramme de Hollande. Pour le député PS joint par Libération.fr, la contre-manifestation de la droite «est une provocation» qui s’inscrit dans «la stratégie de tension sociale de Sarkozy, sans aucun respect pour les organisations syndicales». Le parti socialiste prévoit, comme les autres années, de se rassembler sur un point fixe à Paris «pour saluer le cortège et respecter l’indépendance des syndicats».


Jean-Luc Mélenchon, qui s’était dit disponible auprès des syndicats pour grossir les cortèges du 1er mai, accuse, lui, Sarkozy de vouloir «une radicalisation du combat». Peu avant, le conseiller du candidat du Front de gauche, Eric Coquerel, avait fustigé une «déclaration de guerre aux travailleurs» et un «clin d’œil supplémentaire» à l’extrême droite: «Ça me fait penser au Front national qui depuis des années essaie de concurrencer la fête des travailleurs et les syndicats en essayant de préempter le 1er mai.» Le NPA prête carrément à Sarkozy des «accents de Pétain» pour«gagner les voix» de Marine Le Pen. Et le sénateur (EELV) Jean-Vincent Placé se scandalise d’une«provocation préméditée» pour «courir derrière les voix» du Front national. Ce n’est pas faux, mais il ne faut pas exagérer, car tout l’UMP n’est pas derrière ce fait. Les chiraquiens l’ont montré.

 

Depuis Quimper, François Hollande lui a répondu, avertissant qu’il ne comptait pas faire du 1er mai «une fête des uns contre les autres, une fête de tous ceux qui travaillent ou qui voudraient travailler». Son directeur de campagne, Pierre Moscovici, a dénoncé à son tour la formule «des plus ambiguës» de «vrai travail». Il est vrai que cette formule sert à diviser ceux qui travaillent avec ceux qui n’ont pas le bonheur de travailler, et ce n’est pas bon de diviser un pays qui propose l’égalité à tous.

 

On se rappelle que la CGT et la CFDT ont été vivement critiquées par le chef de l'Etat lors des mouvements autour d'Arcelor Mittal et Seafrance. Tandis que Sarkozy a, tout au long de sa campagne de premier tour, torpillé les syndicats, entre autres «corps intermédiaires», les accusant de «faire de la politique» plutôt que de «défendre les intérêts des salariés», la CFDT a exprimé son «inquiétude». «Au lendemain du premier tour, il est inquiétant d’entendre des responsables politiques s’auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l’objet du 1er mai», a déclaré dans un communiqué la commission exécutive de la centrale de François Chérèque, réunie lundi. Il n’est pas bon de détourner cet événement si symbolique où tous ont leur place, même ceux qui recherchent du travail.

 

Dans le discours sarkozyste du 24 avril, les 18% de la candidate du Front national sont là pour «réveiller» la droite. Ce réveil, il entend bien le démontrer le 1er mai, en organisant à Paris sa fête du «vrai travail». Ces électeurs, il leur donne rendez-vous à Paris, place du Trocadéro, le 1er mai pour fêter «la France fière et pudique», la France qui «aime le travail», qui veut manifester «son attachement à la famille» et tient à transmettre à ses enfants son patrimoine, «fruit des années de labeur et de sueurs». Il n’avait jamais été aussi explicite, jugeant Marine Le Pen «compatible avec la République». La haine de l’étranger et le retour en arrière n’est pas vraiment compatible avec la République.

 

Nicolas Sarkozy en opposant les travailleurs aux chômeurs, montre qu’il n’est pas le président du rassemblement, mais de la division. Force est de constater que si l’UMP continue ainsi, il va trahir le gaullisme et y perdre son âme. Mais le mal est déjà fait, comme en Europe où les régimes de droite se sont alliés à l’extrême droite, laissant comme seule force réelle d’opposition la gauche. La droite doit se réveiller avant de perdre son âme. Et le vote catholique ne doit pas porter sur des intérêts individuels mais sur le bien commun, et ce n’est pas le cas ici.

 

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Publié le 23 Avril 2012

La matinale chrétienne de La Vie – site chrétien d’actualité du 20 avril 2012 montre que c’est un sale temps pour les francs-tireurs du catholicisme. En Italie, le prieur de la communauté de Bosé, le très médiatique Enzo Bianchi, est dans le collimateur d'un théologien du Latran qui l'accuse de professer un "humanisme athée". Ce qui est ridicule.

 

Enzo Bianchi est le fondateur et prieur de la communauté œcuménique et mixte de Bosé, une icône du catholicisme progressiste, qui fut l'un des opposants les plus acharnés à la libéralisation de la messe tridentine par le pape Benoît XVI, et chroniqueur prolifique dans de nombreux titres italiens. Un personnage qui a lui au moins des convictions.

 

Le second est le père Antonio Livi, professeur émérite d'épistémologie à l'université du Latran, théologien de renom. Et celui-ci n'aime pas ce qu'écrit Bianchi et ne s'est pas privé de le dire il y a quelques jours dans le journal La Bussola. "Enzo Bianchi ? Il se présente comme le prieur de la communauté de Bosé, que les catholiques considèrent comme un nouvel ordre monastique mais qui ne l'est pas canoniquement parce qu'elle ne respecte pas les lois de l'Eglise sur la vie religieuse commune. Les fidèles le considèrent également comme un maître en spiritualité, un nouveau Saint François d'Assise susceptible de restaurer pour les chrétiens d'aujourd'hui un Evangile purifié; mais dans ses écrits, l'Evangile n'est pas la Parole de Dieu conservée et interprétée par l'Eglise, mais seulement un moyen rhétorique pour sa vision d'un humanisme nominalement chrétien mais substantiellement athée". En gros, le père Livi dit que celui qui ne pense pas comme lui est un athée, c’est un peu court.

 

En ligne de mire, un article de Bianchi daté du 4 mars, dans lequel Jésus est présenté comme une "créature" symbole de l'éthique sociale. Puis un autre article, le 11 mars, louant le théologien Hans Küng et accusant le Vatican d'avoir manqué en lui retirant sa charge de professeur de théologie "une occasion importante" de dialogue. C’est vrai que le dialogue n’est pas la qualité du Vatican envers ceux qui lui montre ses errements en pleine face.

 

Plus récemment encore, Bianchi écrit que la résurrection est "un symbole, le symbole de l'amour qui gagne contre la mort". Et Livi d'ajouter; "Bianchi ne fait pas de théologie, ne se réfère pas au dogme catholique, mais à une philosophie politico-religieuse ambigüe qui ne sert guère à comprendre ni à vivre la Vérité révélée de Dieu. Cela fait trop longtemps que Bianchi est considéré comme un maître à penser, un prophète du christianisme de demain; à un moment donné, il faut que quelqu'un dise l'ambiguïté d'une telle opération". Livi montre la rectitude du Vatican envers les progressistes qui ne sait que faire des pieds et des mains envers les intégristes, ce qui n’est pas normal.

 

La réaction de Bianchi ne s'est pas fait attendre: dans une lettre ouverte, Bianchi assure Livi de sa "foi catholique", et de son appartenance loyale à l'Eglise. "La foi que je professe est celle du Credo que je proclame chaque dimanche. Pour moi, Jésus-Christ est le Fils de Dieu, le sauveur mort et ressuscité pour notre salut". Et d'accuser à son tour Livi d'être un "intégriste".

 

Enzo Bianchi est un homme qui suit l’enseignement du Christ, mais pas celui du Vatican, qui utilise bien l’Évangile, malheureusement les gardes chiournes du Vatican ne veulent plus d’une autre ligne que la leur. Qu’ils continuent ainsi et ils verront les églises vides.

 

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Publié le 21 Avril 2012

Le Vatican demande une réforme profonde de la Conférence des religieuses (LCWR, Leadership Conference of Women Religious), l’organisation qui regroupe la majorité des congrégations religieuses féminines aux États-Unis. Objectif : renforcer l’ecclésiologie de communion. Les responsables de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et les représentants de la Conférence des Supérieurs des Ordres religieux présents aux États-Unis se sont rencontrés le mercredi 18 avril pour discuter d’un document résumant les conclusions d'une enquête entamée en 2008.

 

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a en effet mené une visite apostolique auprès de la Conférence des Supérieures majeures aux États-Unis. Dans un document rendu public le 18 avril, le cardinal-Préfet William Levada préconise un renouvellement patient et collaboratif de la LCWR, car ses initiatives et activités, multiples et louables, ont besoin d’une base doctrinale plus solide. La rencontre qui s’est tenue au Vatican est un premier pas. Il était important qu’elle se déroule dans un climat de respect réciproque pour éviter toute incompréhension quant aux objectifs de la note doctrinale. Celle-ci concerne l’Association en tant que telle et non pas la foi et la vie des religieuses faisant partie des Instituts membres de cette Association. La base doctrinale voulue par le Vatican est en gros l’obéissance totale au Magistère sans poser de question, cela veut forcément dire qu’elles n’auront plus le droit à leur liberté de conscience.

 

L’enquête a constaté de sérieux problèmes doctrinaux chez de nombreuses personnes consacrées : des prises de position inacceptables exprimées au cours des Assemblées annuelles de l’Association, des dissensions, par exemple sur l’ordination des femmes et sur la pastorale de l’homosexualité, des affirmations de féminisme radical incompatibles avec l’enseignement catholique. Or, les Associations de Supérieurs majeurs doivent être l’expression de la collaboration entre le Saint-Siège, les Supérieurs généraux et les conférences épiscopales pour soutenir la vie consacrée. Elles doivent donc avoir un enracinement doctrinal solide dans la foi de l’Eglise. En gros, la chasse aux progressistes commencée en Irlande, continue aux États-Unis avec les religieuses. Il ne faut pas réfléchir, il faut obéir. Rome sait tout et vous dit quoi penser. Consternant.

 

Un évêque a été chargé de superviser le travail de réforme : Mgr Peter Sartain, archevêque de Seattle a ainsi été nommé délégué du Vatican. Il devra examiner, guider et approuver, si nécessaire, le travail de la LCWR et aider les responsables de la Conférence des religieuses à appliquer les objectifs prévus par la note vaticane. Le délégué présentera un rapport à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui informera et consultera les deux autres dicastères concernés : la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, et la Congrégation pour les Évêques. Un travail de réforme, un mot qui ne vaut pas grand-chose quand cela sert à démolir. Rome dit souvent le mot réforme pour un retour en arrière. Le Vatican est incapable de faire une véritable réforme comme celle que demandent les prêtres autrichiens.

 

La réponse de la LCWR ne s’est pas fait attendre. La présidence de la Conférence des religieuses a été surprise par les conclusions de l'évaluation doctrinale de la LCWR faite par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Parce que la direction de la LCWR avait l'habitude de se réunir chaque année avec le personnel de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à Rome et parce que la conférence suit les statuts approuvés canoniquement, elles avaient donc été prises par surprise. C'est un moment de grande importance pour la vie religieuse et de l'Église élargie. Elles demandent nos prières pour qu’elles puissent avec le Conseil national de la LCWR dans les mois à venir revoir leur mandat et préparer une réponse.

 

La LCWR voit elle aussi passer le regard accusateur de Rome sur la liberté de conscience. Mais elles ont décidé de ne pas se laisser faire et c’est une bonne chose.

 

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Publié le 20 Avril 2012

Le prêtre mariste et théologien Seán Fagan a été informé par Rome que si un mot de leur dernière action contre lui atteignait les médias, il serait dépouillé de son sacerdoce.

 

Selon Mary Cunningham, une amie du Père Fagan, «le silence de Sean, après une vie au service de l'église, a été encore plus douloureuse. Parce que si un mot de cette action exigé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi conte lui montait dans les médias, il serait immédiatement interdit d'exercer sa fonction sacerdotale.» Ecrivant sur le site de l'Association des prêtres catholiques, et dans l’Irish Times qui confirmèrent la nouvelle, Mme Cunningham avait continué : "Sean, dont j’ai le privilège de l’appeler mon ami, aime notre Eglise catholique." Il aime son Église, mais l’Église elle n’aime pas le changement.

 

Le Père Brendan Hoban des l’association des prêtres, voit le traitement défini par le Vatican au Père Fagan comme «très inquiétant» et «si extrême qu'il met en évidence l'inadéquation de l'approche pour fermer le débat». Le Père Hoban a aussi ressenti qu'il était inapproprié en particulier de faire cela en Irlande, rappelant comment «le secret et la crainte» avaient joué un tel rôle dans les scandales d'abus sexuels. Les prêtres, comme il le dit "sont unis, à partir d'un point de vue pastoral, à leur avis cette approche est tout à fait mauvaise." Cette approche ne fera que montrer qu’à Rome, la hiérarchie est totalement déconnecté des réalités humaines.

 

En Juillet 2003, les évêques catholiques Irlandais décrivaient ce changement moral ? comme «une erreur» sous la direction du doyen, puis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sous la direction du cardinal Joseph Ratzinger, devenu le Pape Benoît XVI. Les soit disant erreurs dans le livre du Père Fagan, d'abord publié en 1997 et réédité en 2003, ont été répertoriés par les évêques comme «la négation de la force obligatoire du Magistère [Rome] sur la conscience», «l'acceptation non critique de la «tendance à substituer un concept dynamique et plus évolutif de la nature pour une vision statique», «Le rejet en vigueur de la compréhension de l'Église de la loi naturelle (éclairée par la révélation)»; «la négation explicite des absolus moraux, spécialement ces actes concrets qui sont intrinsèquement mauvais», et «la promotion d'une fausse compréhension de la conscience». En réalité, les évêques Irlandais en 2003 nous disent qu’un des grands don du concile Vatican II, la liberté de conscience n’est bonne que si c’est le Magistère qui nous dit comment penser, cela est tout simplement de la dictature spirituelle.

 

Il est entendu qu'une personne anonyme, qui pourrait être un évêque irlandais, s'est plaint directement à Rome au sujet du livre. Dans une lettre à ce journal en 2007, le Père Fagan avait noté comment, après le Concile Vatican II, le pape Benoît XVI avait écrit ce qui suit : «Le pape est l'expression de la liaison de l'autorité ecclésiastique, il garde toujours sa propre conscience, et doit être obéi avant tout, même si les événements vont contre l'obligation de l'autorité ecclésiastique.»


Cette direction du Magistère est mauvaise, car elle n’écoute pas les appels montant vers Rome. Que Rome fasse taire les prêtres progressistes pour définitivement devenir une forteresse que plus personne n’écoute.

 

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Publié le 18 Avril 2012

Une Controverse a été ouverte par lettre ouverte au pape d'un théologien américain et ancien collègue à l'époque où le professeur Ratzinger enseignait à l'université de Tübingen : «Joseph, retournez à votre esprit de réforme !»


Il commence avec un amical "Cher Joe", mais ce n'est pas une lettre d'un collègue perdu de longue date voulant rentrer en contact. Leonard Swidler, professeur de pensée catholique et du dialogue interreligieux à l'Université Temple à Philadelphie, prend la plume pour écrire une lettre ouverte au pape Benoît XVI, qui était un de ses collègues à l'Université de Tübingen, en Allemagne dans les années 60 et début des années 70. Le professeur Swidler avait été invité, tandis que le professeur Ratzinger était Ordinarius. Mais, comme le dit Swidler, une relation de "collégialité" s'élevaient entre eux.

 

Et c'est pourquoi, après l'«appel à la désobéissance» des prêtres autrichiens et la réponse de Benoît XVI dans le contexte historique de son homélie du Jeudi Saint, il exprimait franchement sa préoccupation historique «pour» des signes qui sont en opposition aux mots et à l'esprit du Concile Vatican II pour en «venir» à la fin de la chaire de Pierre.

 

Le professeur américain rappelle que le pape, en tant que «jeune théologien de premier plan» au sein du Concile, «avait contribué à faire progresser notre Église bien-aimée catholique du Moyen Âge à la modernité.» En Tübingen, rappelle Swidler, le professeur Ratzinger, Hans Küng, et d'autres collègues de la Faculté de théologie catholique "avaient publiquement défendu ... l'élection des évêques par des électeurs, et ... la durée limitée du mandat des évêques" dans le journal du corps professoral, Theologische Quartalschrift. Aujourd’hui ce bel avenir Benoit XVI y a mis fin alors qu’il l’avait voulu.

 

"Maintenant", écrit le théologien américain, "vous rejetez publiquement les prêtres catholiques fidèles pour avoir fait précisément ce que vous aviez précédemment si noblement défendu. Eux, et beaucoup d'autres à travers l'Eglise catholique universelle, sont à la suite de votre jeunesse, en essayant désespérément de faire progresser notre bien-aimée Mère l’Eglise bien plus dans la modernité", Désespérément, il répète, parce que «dans votre propre patrie, l'Allemagne, et ailleurs en Europe, les églises sont vides, et sont donc bien des cœurs catholiques quand elles entendent les paroles effrayantes venant de Rome et des «radicalement obéissants» (c’est-à-dire : «bénis oui-oui») évêques." Une belle défense des prêtres autrichiens qui ne sont pas écoutés par l’Église alors que leur message est juste.

 

Swidler rappelle à son ancien collègue, «Joe», qu’au Concile Vatican II, il était l'un des théologiens qui avait favorisé l'appel du Pape Jean XXIII à mettre à jour "par l'esprit de réforme le retour aux sources originales énergisantes (resourcement !) du christianisme (Fontes ad !-Aux fontaines !)." «Ces démocrates, épris de la liberté des sources de l'Église primitive», il note, qu’ils "étaient exactement le renouvellement de ces sources», les «fontaines du renouvellement qui ont été énoncées en détail par vous et vos collègues de Tübingen.» Que ces fontaines taries se ressourcent à nouveau pour amener l’Église dans un renouveau et un esprit de réforme salutaire.

 

L’ancien collègue du pape lui demande de revenir à l’«esprit de réforme» de sa jeunesse, «Joe», conclut-il, "je vous exhorte à revenir à vos fontaines de la réforme :  retourne Ad Fontes !" Une exhortation urgente, car la situation est grave et mérite mieux que l’aveuglement.

 

La lettre a été publiée par le site australien Catholica et a été traduit en italien par l'agence de nouvelles Adista.

 

Que l’Église retrouve un esprit de réforme des plus urgent pour son salut, car la hiérarchie a oubliée qu’on ne peut pas faire l’Église seule et elle en subira à finir les conséquences.

 

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Publié le 17 Avril 2012

Selon une enquête commandée par l’Association des prêtres catholiques (ACP) d’Irlande, les trois quarts des personnes interrogées considèrent comme "non pertinent" l’enseignement de l’Eglise catholique sur la sexualité, tant pour elles-mêmes que pour leur famille. Neuf catholiques irlandais sur dix estiment que les prêtres devraient pouvoir se marier. Une majorité approuve le mariage de personnes du même sexe et est en faveur de l’accès des femmes au sacerdoce.

 

L’enquête, intitulée "Perspectives catholiques contemporaines", a été réalisée pour le compte de l’ACP, une organisation forte de ses 800 membres, soit près de 20% des prêtres catholiques en Irlande. La pratique religieuse et les croyances ont été profondément modifiées dans la société irlandaise contemporaine. L’association de prêtres affirme, à partir des résultats de cette enquête, avoir le soutien du public irlandais pour entamer un dialogue ouvert avec le pape Benoît XVI. Les prêtres de tendance libérale estiment avoir un mandat des catholiques irlandais pour exprimer leur inquiétude concernant la déconnexion entre les enseignements de l’Eglise et ce que les catholiques à la base croient. Il y a bien longtemps que l’enseignement de l’Église est en déconnexion totale avec la vie des fidèles qui n’accepte pas que l’Église aille voir dans sa vie privée.

 

Selon l’enquête, 9 catholiques irlandais sur dix estiment que les prêtres devraient pouvoir se marier; 77% pensent que les femmes devraient pouvoir être ordonnées prêtres; 75% considèrent que l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité n’est pas pertinent; 60% ne sont pas d’accord avec la position de l’Eglise considérant comme immorale "toute expression sexuelle d’amour des couples homosexuels". L’Église ne voit toujours pas que la finalité de l’amour est la même pour les homosexuels et les hétérosexuels.

 

Lors de l’enquête, menée en février durant deux semaines par l’Institut "Amarach Research" à Dublin, un millier de catholiques ont été interrogés tant en République d’Irlande qu’en Irlande du Nord. 35% d’entre eux vont à la messe une fois par semaine, 51% une fois par mois et seulement 5% n’y vont pas du tout. Selon le Père Brendan Hoban, membre de l’ACP, l’association des prêtres croit dans les enseignements fondamentaux de l’Eglise catholique et n’a aucune intention de rompre avec Rome. Il a déclaré au quotidien irlandais "Irish Independent" que "nous ne sommes pas des prêtres dissidents… il n’y a pas 815 prêtres dissidents" en Irlande. Il déclare que ces prêtres réfléchissent à partir de ce qu’ils entendent dans les paroisses depuis des années. Leurs paroissiens montrent clairement qu’ils veulent des changements au Vatican, note le journal. Cela est indéniable, mais le Vatican n’écoute pas.

 

L’enquête montre également que près de 90% des personnes interrogées estiment que les catholiques divorcés ou séparés vivant une nouvelle relation stable devraient pouvoir recevoir la communion. Deux catholiques irlandais sur trois aimeraient pouvoir jouer un plus grand rôle dans le choix de leur évêque. Une pensée que tout catholique de bon sens partage.

 

Le Père Sean McDonagh, membre de l’équipe de direction de l’Association des prêtres catholiques, a déclaré à l’agence de presse catholique américaine CNS que l’enquête "confirme que ceux qui militent pour des changements dans l’Eglise ne sont pas une toute petite minorité, mais qu’ils sont en fait au cœur de l’Eglise". La peur du changement est indéniable, mais il va bien falloir bouger pour arrêter une voiture qui n’a plus de frein.

 

John Murray, un théologien de l’Institut théologique "Mater Dei" à Dublin, a déclaré saluer cette enquête "si elle peut conduire à une discussion sur la doctrine de l’Eglise". "Il y a eu trop peu de discussions sur ces sujets dans le passé... Nous en payons le prix maintenant: l’enseignement de l’Eglise est largement incompris par de nombreuses personnes en Irlande". Il a dit ne pas être surpris que nombre de personnes ont des difficultés avec certains enseignements de l’Eglise, estimant qu’il y a eu un "vide" pour nombre de catholiques irlandais, parce que ces enseignements n’ont pas été présentés de façon très élaborée. Les enseignements catholiques sont depuis longtemps donnés et pourtant les fidèles n’y ont jamais adhérés.

 

D’après son expérience, "quand les gens voient la profondeur de l’enseignement de l’Eglise, ils comprennent et l’apprécient davantage". Pour lui, l’Eglise ne peut sacrifier la vérité sur la base d’un sondage d’opinion. Mais si un sondage d’opinion dit cela, alors qu’en sera-t-il quand on en fera d’autres tout aussi défavorables à la pensée de l’Église. Notons que l’Eglise catholique en Irlande ces dernières années a perdu beaucoup de sa crédibilité en raison des scandales d’abus sexuels. Quatre évêques ont dû démissionner après avoir été critiqués pour la manière dont ils avaient géré les allégations d’abus sexuels.

 

Ce sondage est intéressant et montre que les catholiques Irlandais désire que cela change, après tout cela ne fera pas de mal à une Église éclaboussée par les prêtres pédophiles qu’elle a couvert.

 

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Publié le 16 Avril 2012

Un message du Pape a été lu vendredi en la cathédrale de Trèves en Allemagne au cours d’une célébration solennelle marquant le début de l’exposition de la Sainte Tunique. La célébration était présidée en qualité de Légat pontifical par le cardinal Marc Ouellet, Préfet de la Congrégation pour les évêques. L’Ostension qui se poursuivra jusqu’au 13 mai intervient cinq siècles après la première exposition publique de la relique, suscitée par l’empereur Maximilien Ier. Ce fut l’occasion pour Benoît XVI de lancer un nouvel et vibrant appel à l’unité de l’Eglise qui semble plus que jamais menacée.

 

L’intégrité du corps du Christ est blessée par l’égoïsme, les faiblesses et les erreurs de son Eglise. Il y a des phrases particulièrement fortes dans le message du Pape. Benoît XVI ne cite aucun cas précis mais comment ne pas penser aux scandales et aux mouvements de désobéissance qui émaillent la vie de l’Eglise ? Pour les Pères de l’Eglise, la tunique du Christ, «sans couture, tissée d’une seule pièce, que les soldats romains tirent au sort après la crucifixion», ce vêtement est le symbole de l’unité de l’Eglise. «L’amour du Sauveur remet ensemble ce qui est divisé». Le Christ n’abolit pas la pluralité des hommes – explique le Pape - mais Il les réunit dans une communauté unique et indivise, les uns pour les autres et avec les autres dans leur diversité, médiateurs vers Dieu.

 

Aurait–il oublié comment l’Église était organisée durant les premiers siècles. Dans les questions importantes et nécessaires régnait dans l’Église l’unité alors qu’une grande liberté et diversité étaient admises dans les choses de moindre importance. Cette liberté et cette diversité permettaient aux Églises régionales de s’organiser en toute indépendance conformément à leurs traditions nationales. Aujourd’hui même dans les choses de moindre importante les Églises régionales n’ont plus leur mot à dire. L’unité n’est alors qu’un beau mot servant à justifier les décisions les plus contestables.

 

Dans ce sens, la Sainte Tunique est un avertissement lancé à l’Église pour qu’elle demeure fidèle à ses origines, qu’elle prenne conscience de son unité, de son consensus, de l’efficacité de son témoignage, qui ne peuvent venir que de Dieu. Ce vêtement modeste rappelle aussi à l’Eglise sa dignité. Benoît XVI lance une mise en garde particulièrement ferme : la dignité et l’intégrité de l’Eglise ne peuvent être bradées ni abandonnées au vacarme du jugement sommaire de l’opinion publique. Pour être des disciples du Seigneur il faut être prêt à la conversion et à l’humilité. L’opinion publique on l’aime quand elle est pour vous, mais quand elle ne l’est pas c’est facile de ne plus l’entendre.

 

Le pape devrait savoir que le principe qui valait dans l’Église ancienne était celui de l’unité dans la diversité. Cette diversité actuellement est bonne pour les protestants et les orthodoxes à Rome dans le dialogue œcuménique, mais au sein de l’Église, elle n’existe pas. Cette multiplicité de leurs particularités nationales faisait en outre de ces Églises régionales le signe vivant de l’unique grâce multiforme de Dieu (1 Pierre 4, 10). La constitution de l’Église ancienne était un «système» ouvert vers le haut, comparable à une coupole qui s’ouvrirait vers le ciel. Il n’y avait pas au sommet un monarque, mais une pluralité de dignitaires unis entre eux fraternellement sur un pied d’égalité.

 

Le Pape invite les chrétiens à ne pas s’enfermer dans l’isolement et l’immobilisme, mais au contraire à demander au Seigneur de nous aider à redonner vie aux contenus de la foi chrétienne au milieu des épreuves de notre temps. En gros, combattre le monde moderne en se centrant sur une Tradition qui ne sait plus se renouveler. C'est attristant.

 

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