Publié le 31 Mai 2012

Pour la première fois, à l'issue de l'audience générale ce mercredi, Benoît XVI s'est exprimé publiquement sur les affaires de fuites de documents au Vatican. "Les événements intervenus ces derniers jours concernant la Curie et mes collaborateurs ont causé de la tristesse dans mon coeur, a t-il souligné mais n'ont jamais obscurci la ferme certitude que, malgré la faiblesse de l'homme, les difficultés et les épreuves, l'Église est guidée par l'Esprit Saint et le Seigneur ne manquera jamais de l'aider pour la soutenir sur son chemin. Cependant, a poursuivi le Pape, des suppositions ont été diffusées par certains moyens de communication, sans fondement, et qui sont allées bien au-delà des faits, offrant une image du Saint-Siège qui ne correspond pas à la réalité. Je souhaite, a -t-il conclu, renouveler ma confiance, mes encouragements à mes plus proches collaborateurs et à tous ceux qui, quotidiennement, avec fidélité, esprit de sacrifice et dans le silence m'aident dans l'accomplissement de mon ministère "


Malgré ces belles phrases, le scandale des fuites montre que le pape n'a pas été en mesure de contrôler sa messagerie électronique ou d'éviter la propagation de documents confidentiels venant des services financiers du Vatican ou d'audiences privées. La Curie n'a jamais semblé aussi opaque, incompétente, refermée sur elle-même et mal gouvernée qu’aujourd’hui. Le Saint-Père a tenté de minimiser l'ampleur de la crise, dénonçant un emballement médiatique qui salirait l'image de l'Eglise.

 

Selon les détracteurs du pape, ce scandale serait pourtant dû en partie à la personnalité de Benoît XVI, à une mauvaise gouvernance et aux affaires présumées de corruption. Certains cardinaux commencent à penser qu'ils pourraient à leur tour devenir pape. Plus intéressé par la doctrine que par les jeux de pouvoir, Benoît XVI a laissé faire. Mais, il y a au sein de la curie des hommes qui souhaitent que le Vatican devienne l'Etat le plus transparent du monde et qu'on y fasse le ménage.

 

Les enquêtes se poursuivent au Vatican. Le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, convoque quotidiennement les journalistes dans le cadre de l’affaire des fuites de documents confidentiels. L'occasion d'apporter de nouveaux démentis sur des informations divulguées dans la presse, de faire le point sur les procédures en cours et d'appeler à la prudence dans les interprétations des faits.

 

Lors d'une conférence de presse, le père Lombardi a souligné que le Saint Siège s'insurge "contre l'idée que ces fuites constituent une opération entreprise avec un objectif de purification" interne, et qu'il s'agisse "de luttes ou d'un complot" internes au Vatican. Le porte-parole a encore récusé que la pression s'accroisse dans l'Église pour demander une démission du pape : "Ceux qui en Italie le disent sont ceux qui le disaient avant. Cette vision ne correspond pas à la position de l'Église et de la Curie romaine."


Le silence est d’or, mais maintenant le cri du corbeau commence. Il s’agirait d’une conspiration plus large. C’est ce que pense la presse italienne qui estime que le majordome n’est qu’un bouc émissaire qui paye pour les autres et qu’au moins un prince de l'Eglise fait partie des personnes soupçonnées d'être à l'origine des fuites, une information démentie par le Vatican. «Il y a des cardinaux qui sont à l'origine des fuites, mais le Secrétariat d'Etat ne pouvait pas en parler, alors ils ont arrêté le majordome, Paolo (Gabriele), qui a seulement remis des lettres pour d'autres personnes», peut-on lire dans La Repubblica, citant une personne à l'origine des fuites. «Il n'a pas volé les documents. Son rôle était de les remettre», ajoute La Stampa, citant aussi un des auteurs des fuites.

 

Soyons sérieux, la curie est remplie d’ambitieux qui ont les dents longues qui ne pensent qu’à prendre le sésame, la place du pape ou en attendant celle du secrétaire d’État. Le pape est devenu trop vieux pour faire les réformes nécessaires et ne veut plus regarder la vérité en face.

 

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Publié le 29 Mai 2012

Devant ce flot d’informations déversé par les journaux italiens, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a dû procéder à certaines rectifications, critiquant certaines spéculations formulées sans fondement. Ainsi dans la soirée du 27 mai, le Père Federico Lombardi démentait la thèse selon laquelle la famille du majordome du pape aurait quitté son appartement du Vatican, ainsi que l’existence d’appareils de reproduction sophistiqués dont Paolo Gabriele aurait eu usage pour diffuser des documents confidentiels.

 

Le jésuite a démenti catégoriquement l’existence d’un cardinal italien parmi les suspects. A ses yeux, un groupe de ‘taupes’ dirigées par une femme relève de «la pure fantaisie». Il a reconnu que la commission cardinalice auditionnait plusieurs personnes, «dont des cardinaux dirigeant des services de la curie». Le directeur du Bureau de presse n’a pas commenté le fait que Paolo Gabriele ait pu agir pour d’autres personnes. Il s’est contenté de préciser que le majordome était jusqu’à présent la seule personne en état d’arrestation, tandis que d’autres étaient auditionnées. Le Père Lombardi a aussi invité à distinguer très nettement les deux événements survenus simultanément, que sont l’arrestation du majordome du pape et le limogeage d’Ettore Gotti Tedeschi du Conseil de surintendance de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR).

 

En marge de la solennité de Pentecôte, interrogé sur l’état d’esprit de Benoît XVI, le Père Lombardi a expliqué que le pape était «informé et conscient de la situation délicate, vécue y compris au sein de la curie romaine». Et d’ajouter que Benoît XVI faisait toujours preuve de «supériorité morale et de foi». Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a reconnu que «la situation était douloureuse pour beaucoup de personnes, du fait de la proximité de Paolo Gabriele, mais aussi pour l’image négative du Saint-Siège et de l’Eglise» qui ressort de cette affaire. Le Père Lombardi a souhaité «un climat de vérité, de transparence et de confiance».

 

Pour la vérité et la transparence il faudra faire mieux, car les informations se font de plus en plus précise et pourraient porter sur 20 personnes dont des cardinaux qui seraient les auteurs de ces fuites. Un petit effort pour nettoyer l’Église vaudra mieux que les mensonges.

 

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Publié le 28 Mai 2012

Le récit de la Pentecôte d'Actes 2 est l'un des plus connus, avec de forts symboles tel les langues de feu qui descendent sur les disciples de Jésus. Cependant, la Pentecôte juive (Chavouot) n'était pas celle qui aura cours au temps des rabbins. Et il faut en tenir compte dans le récit de Luc.
 
Au verset 1, les disciples se trouvent réunis probablement pas au Cénacle trop petit (d'ailleurs le texte utilise le terme la « maison où il s'était réuni » au verset 2). Pourquoi ? La question mérite d'être posée. La réponse peut se trouver dans la pratique de certains groupes marginaux au cours de cette fête, notamment grâce aux manuscrits de Qumran. Chez les esséniens on accueillait ce jour – là les nouveaux membres dans la communauté, on les faisait entrer dans l'Alliance (1 QS 1, 21 -11, 18). Il est possible que les autres groupes messianiques faisaient de même, dont les baptistes dont était originaire les baptistes. On sait, en effet, que les sabéens, un groupe baptiste samaritain, fêtait la Pentecôte le même jour que les nazoréens. Il faut se rappeler que dans le récit d'Actes 1, 26, les disciples on accueillit un nouveau membre, Matthias, parmi les Douze. Toutefois, on n'est plus très sur aujourd'hui que ce fut pour remplacer Judas, mais peut – être plutôt pour remplacer Simon Pierre, qui serait devenu le vizir du régent Jacques, frère de Jésus, un poste qui demandait plus de travail que celui de messager et missionnaire, le rôle des Douze dans l'évangile. Celui – ci est d'ailleurs sont probablement présents, car les « frères » et « Marie, mère de Jésus » (Actes 1, 14) sont présents, ce qui est normal vu leur importance.
Une Pentecôte, moins éclatante ?Si l'on suit ce que l'on sait aujourd'hui de la Pentecôte, le récit était probablement plus court comme le suggère certains exégètes et ne contenait pas l'intégralité des versets 1 à 4. Il devait commencer ainsi : « Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Tout à coup il y eut un bruit (qui venait du ciel comme le souffle d'un violent coup de vent) ». J'ai mis le verset 2a entre parenthèse car certains exégètes, comme Marie – Émile Boismard, pensent que c'est le tonnerre qui avait attiré l'intention de la foule, alors que pour d'autres c'est du bruit venant de la maison. Les disciples auraient-ils bougés les meubles pour accueillir les membres les plus importants du groupe pour accueillir celui qui tiendra dorénavant un rôle important dans les Douze ? Possible. Ce brouhaha venu du ciel ou de la maison finit par attirer non pas des pèlerins, mais des Juifs de la Diaspora qui résidaient dans la ville, tel ceux que l'on voit dans Actes 6, 9 : « des gens de la synagogue dite des Affranchis, avec des Cyrénéens et des Alexandrins, des gens de Cilicie et d'Asie », et parmi lesquels se sont recrutés le groupe Hellénistes. Est – ce jour là qu'ils se sont convertis ? On ne peut le savoir car on ne parle d'eux qu'en Actes 6, 1, mais peut – être certains des Sept. On voit ici le caractère marginal de cette célébration car ce ne sont pas des Juifs de la Diaspora venu pour le troisième plus important pèlerinage à Jérusalem, mais bien des habitants. Ce qui est probablement le cas car c'était les règles rabbiniques qui prévalait et elle ne correspondait pas à celle des nazoréens.
Il ne faut pas s'étonner si les disciples parlent les langues cités dans le récit : « Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, du Pont et de l'Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye cyrénaïque, ceux de Rome en résidence ici, tous, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu. » (Actes 2, 9 – 11) Ils ont originaires de Galilée, de profession commerciale ou artisanale, où il fallait savoir manier le grec, l'araméen et l'hébreu. Donc chacun pouvait comprendre ce qu'ils disaient. Ici, c'est probablement la réputation d'inculte des Galiléens qui jouent contre eux (Actes 2, 12). L'archéologie, elle, est plus indulgente, même pour ceux de la Haute Galilée.
 Une Pentecôte, moins éclatante ?
C'est Pierre qui s'exprime, après tout, en tant que second de Jacques. Il est légitimement le porte – parole et non le chef du groupe, ce qu'il était déjà du temps de Jésus dans le groupe des Douze. Il se peut aussi que Jacques était moins à l'aise. Cet attroupement a pu encourager les disciples à sortir de la clandestinité dans laquelle il était depuis la mort de Jésus (qui serait probablement entre 2 et 3 ans et non 40 jours, temps insuffisant pour rassembler le groupe dispersé), d'autant que les légions romaines présentes habituellement aux fêtes juives ne sont pas là du fait que car leur Pentecôte ne se célébrait pas au jour habituel. De plus, tel que le montre le livre des Jubilés (6,17 – 19), écrit vers 100 avant J. – C., et les Manuscrits de Qumran, c'était une fête tourné autour de l'alliance de Dieu avec son peuple. Pour le Deutéronome, il existe une équivalence entre « observer l'alliance » et « garder le serment» (7, 8). De plus, le mot hébreu signifiant : les semaines (Chavouot) est très proche du mot signifiant : les serments (Chevouot). Selon le livre des Jubilés, Noé avait le premier à célébrer cette fête de l'Alliance (l'allusion des Juifs de la Diaspora est significative), et il son exemple les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. Oubliée des hommes, l'ange révèle de nouveau l'Alliance à Moïse (voir Exode 24,1-11) : « Il a été ordonné et écrit sur les tablettes du ciel qu'on doit célébrer la fête des Semaines en ce mois une fois par an pour renouveler l'Alliance chaque année » (Jubilés 6,17). C'est en ce jour qu'ont eu lieu les grands événements de l'histoire : l'alliance avec Abraham parmi les animaux partagés, la promesse de la naissance d'Isaac, la naissance d'Isaac, l'alliance avec Jacob. L'Alliance du Sinaï a eu lieu aussi ce jour-là. Mais pour les Esséniens ce qui importe c'est le renouvellement annuel de l'Alliance, plus que la conclusion de l'Alliance au pied du Sinaï, car ce n'est pas un souvenir du passé de la force de l'Alliance de Dieu avec son peuple.
L'annonce de la Résurrection de Jésus ne montre – t – elle pas que Dieu n'a pas abandonné son alliance, même qu'en Jésus il la renouvelle. N'est –il pas venu « accomplir la Loi » (Matthieu 5, 17) ? La fête de Pentecôte s'y prêtait très bien car elle était devenue à partir l'exil à Babylone, une attente de la libération définitive, de l'Exode définitif, de l'Alliance définitive, de la Pâque définitive, de la Pentecôte définitive. Jésus semble ici devenir le centre de la fête qui devient annonce de la libération d'Israël à travers sa Résurrection, Jésus ouvrant ainsi la voie à la libération d'Israël était le premier ressuscité. Une Pentecôte, moins éclatante ?Ce qui s'exprime à travers un kérygme primitif sans doute très court (qui était sans doute celui cité par toutes la communauté primitive d'après les exégètes), cité par Pierre : « Hommes israélites, écoutez ces paroles : Jésus le Nazaréen, homme approuvé de Dieu auprès de vous par les miracles et les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous-mêmes vous le savez, ayant été livré par le conseil défini et par la pré connaissance de Dieu — lui, vous l'avez cloué à une croix et vous l'avez fait périr par la main d'hommes iniques, lequel Dieu a ressuscité, ayant délié les douleurs de la mort, puisqu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle. (...) Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité, ce dont nous, nous sommes tous témoins. (...) Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé, en rémission des péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.» (Actes 2, 14 – 36, 38 – 39.) Impressionné, la foule se serait converti au nombre de 3 000 (Actes 2, 41), pourtant, si on lit les autres récits, les conversions furent progressives et nombreuses réellement qu'à partir d'Actes 6 où apparaît la contestation avec les Hellénistes. Une anticipation de leur conversion ? Possible.
 
C'est Luc qui par la suite retravaille le récit dans les années 80 – 90. Venant d'un milieu synagogal, il n'aurait pas compris pas pourquoi ce récit court ne mettait pas en valeur la fête de la Pentecôte, tel qu'elle se célébrait à la synagogue, une fête du don de la loi. Ce dernier ne savait évidemment pas que les rabbins avaient modifié la fête à partir de la chute du Temple en 70, car ça signifiait la fin de la fête des prémices (premiers fruits de la terre) qui étaient offert dans le sanctuaire d'Israël. Luc la centre donc sur l'étude de la torah, que l'on lisait pendant la première nuit de fête, d'où la mise en valeur des versets 1 à 4. L'épisode des langues de feu des versets 3-4 en est une allusion évidente car les rabbins disaient que le Torah était un feu et le Talmud est, ainsi, émaillé de récit d'hommes sur qui chutait des langues de feu ou qui était brûlant du feu de la Torah. Et augmente la portée apocalyptique du récit en utilisant la prophétie de Joël, où l'esprit devient annonciateur du salut, de la libération : « Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens auront des visions. Même sur les serviteurs et les servantes, en ce temps-là, je répandrai mon Esprit. » (3, 1 – 2.) Un beau travail augmentant le feu du récit primitif en le faisant monter en puissance. Probablement le but de son auteur.
freyr1978

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Publié le 28 Mai 2012

Après l'arrestation de Paolo Gabriele, majordome du pape Benoît XVI accusé d'avoir fait "fuiter" des documents confidentiels hors du Vatican, plusieurs titres de la presse italienne assurent qu'il ne serait qu'un exécutant. Et désignent son "commanditaire" : un cardinal...

 

Jusqu'à présent, le personnage central de ce qu'il est désormais convenu d'appeler "Vatileaks" (cette affaire de fuites de documents confidentiels du Vatican) est le propre majordome de Benoît XVI. Paolo Gabriele a été arrêté mercredi. Mais déjà, les soupçons se portent ailleurs. On sait que l'homme n'a pu agir seul : et les vaticanistes italiens ont relevé ce week-end que ce majordome, qui s'est toujours montré très attaché au pape, n'aurait pas été en mesure d'orchestrer tout seul cette fuite organisée de documents. Ce qui est tout à fait crédible, il n’est en rien le cerveau pour diriger de telles fuites.

 

C'est pourtant bien chez lui que la gendarmerie vaticane avait trouvé des documents confidentiels, un mois environ après la création d'une commission d'enquête chargée d'élucider l'affaire des fuites qui secouent le petit Etat depuis le mois de janvier. Mais la presse italienne, qui voit dans cet homme un simple exécutant, affirme ce lundi qu'un cardinal figure parmi les "taupes" du Vatican. "Un cardinal a guidé le corbeau", titre le quotidien romain Il Messaggero, tandis que le grand journal milanais Corriere della Sera a fait sa manchette avec le titre : "un cardinal parmi les corbeaux". Il est normal que la presse italienne s’en donne à cœur joie, car l’État où le silence règne est maintenant beaucoup plus bruyant.

 

Un livre publié il y a huit jours en Italie contient un nombre sans précédent d'informations issues de cette affaire, illustrant de nombreux débats internes, par exemple sur la situation fiscale de l'Eglise et divers scandales, comme la pédophilie qui a affecté le mouvement des Légionnaires du Christ. Ces documents n'apportent pas de grandes surprises, mais révèlent les venins et les rancœurs entre divers cardinaux et autorités, les uns accusant les autres et s'en remettant au pape, l'assurant de leur loyauté. Cela n’est pas nouveau, les cardinaux ont toujours cherchés à avoir de l’influence sur le pape et à être autour de lui.

 

Un de ces "corbeaux" anonymes, interrogé par le quotidien La Repubblica, estime que celui qui est à l'origine de la fuite organisée "agit en faveur du pape". "Parce que le but des corbeaux est de révéler la corruption qu'il y a dans l'Eglise ces dernières années". "Les vrais cerveaux sont des cardinaux. Et puis il y a des monseigneurs, des secrétaires et des plus petits poissons", ajoute-t-il. Parmi les taupes, selon cet anonyme apparemment bien au fait des rouages du Vatican, "il y a ceux qui s'opposent au cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, ceux qui pensent que Benoît XVIest trop faible pour diriger l'Eglise, et ceux qui pensent que c'est le moment opportun de se mettre en avant". Ce sont des gens qui malgré leurs désaccords ont trouvé un point d’entente en finir avec les affaires au Vatican.

 

Selon cette taupe citée par La Repubblica, le pape a été très affecté par l'éviction jeudi du président de la banque du Vatican l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi, qu'il apprécie beaucoup : "il s'est mis à pleurer", puis "s'est mis en colère et a réagi : la vérité sortira au grand jour", a-t-il martelé, selon cette source. Ettore Gotti Tedeschi a été limogé pour sa gestion, mais aussi, selon des sources informées, parce que soupçonné d'avoir diffusé en dehors du Vatican certains documents regardant sa banque.

 

Une communion d’intérêt pour rendre le Vatican plus propre, peut-être ira-t-on vers une affaire Mani pulitte («Mains propres») qui désignait à l’époque en Italie une série d'enquêtes judiciaires visant des personnalités du monde politique et économique italien entre 1992 et 2008.Cela nous permettra  peut-être d’en finir avec la politique du secret et avoir des gens en son sein plus intéressés par le sort du Peuple de Dieu que par leur vulgaires ambitions personnelles.

 

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Publié le 27 Mai 2012

La gendarmerie a récemment arrêté une personne en possession de documents confidentiels, dernier épisode en date de multiples polémiques qui agitent l'Etat.

 

Des dizaines de documents secrets du Vatican sur la place publique, une «taupe» interpellée, le banquier du pape limogé : le Saint-Siège a connu une semaine difficile, révélatrice de tensions mais aussi de la volonté de réformes qui travaille le plus petit Etat du monde.

 

Dernier épisode en date : une personne «en possession illégale de documents confidentiels» a été arrêtée par la gendarmerie vaticane, a annoncé vendredi le Vatican. Selon des sources informées, il s’agit de Paolo Gabriele, le majordome des appartements du pape, l’une des rares personnes en contact direct avec Benoît XVI. Selon le journal Il Foglio cependant, il se pourrait que, face au scandale, les enquêteurs aient cherché à identifier un coupable rapidement, et que le majordome ne soit pas forcément le vrai, ou l'unique, coupable.

 

Jeudi soir, un spectaculaire vote de défiance du Conseil d’administration de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la banque du Vatican, avait mis à la porte son président, Ettore Gotti Tedeschi. En 2009, la nomination de ce laïc catholique, expert de «l'éthique de la finance», apprécié du pape qu’il avait conseillé en 2009 pour son encyclique sociale «Caritas in Veritate», avait apporté l’espoir d’un assainissement des finances du Vatican. Il est rare qu’un haut responsable soit licencié de façon aussi brusque et aussi retentissante. Il lui est reproché de «n’avoir pas su remplir certaines fonctions de première importance».


Parmi les pistes citées par la presse italienne, figurent des désaccords entre lui et le cardinal Tarcisio Bertone sur plusieurs affaires concernant les intérêts financiers du Saint-Siège en Italie et la possibilité qu’Ettore Gotti Tedeschi ait révélé certains documents, dans un désir de transparence. Aucune de ces hypothèses n’est confirmée, Ettore Gotti Tedeschi et le Vatican observant le silence.

 

Samedi dernier était sorti en Italie un livre choc, «Sua Santita» («Sa Sainteté»), reproduisant des dizaines de fax ultra-secrets dont le pape était le destinataire ou avait eu connaissance et que des «gorges profondes» ont ensuite livrés à l’auteur, le journaliste Gianluigi Nuzzi. Ces documents illustrent de nombreux débats internes, par exemple sur la situation fiscale de l’Eglise en Italie, les finances des instituts catholiques, les scandales sexuels chez les Légionnaires du Christ ou encore les négociations avec les intégristes. La sortie du livre a donné lieu à une réaction furibonde du Vatican qui a menacé de poursuites. Ce comportement est surprenant car dans les documents publiés, point de surprises majeures.

 

Alors qu’une commission d’enquête dirigée par trois cardinaux est au travail sur les fuites intervenues en janvier, ce livre a donné lieu à une réaction furibonde du Saint-Siège qui a menacé de poursuites en Italie. Une réaction qui peut surprendre car les documents publiés, dont plusieurs sont des notes de Gotti Tedeschi, ne sont souvent pas des surprises, même s’ils révèlent de fortes tensions entre cardinaux.

 

La chute de cet homme respecté qui voulait transformer l’IOR en une banque modèle, survient à un moment crucial: début juillet, un groupe d’experts européens doit décider si le Vatican peut rejoindre la liste des Etats transparents dans la lutte anti-blanchiment, la «White list». Impliqué dans les années 1980 dans des scandales sulfureux mêlant mafia, loge maçonnique et services secrets, l’IOR a repoli son image sous le pontificat de Benoît XVI, en s’efforçant de remplir les critères contre le recyclage. Une nouvelle législation a été adoptée mais elle a été retouchée, apparemment pour limiter la possibilité d’enquêtes rétroactives, ce qui aurait mécontenté le banquier italien. En mars, pour la première fois, le Vatican figurait sur la liste des Etats potentiellement vulnérables au blanchiment d'argent publiée par le département d'Etat américain, sans être pour autant considérée comme un Etat à risque élevé.

 

En 2011, Mgr Carlo Maria Vigano, alors secrétaire général du gouvernorat du Vatican, avait dénoncé à Benoît XVI des cas de «gabegie» et de «corruption» au sein de l'administration vaticane. Mais ce qui inquiète le plus la Curie romaine est que plusieurs personnes bien placées dans l'appareil aient décidé de trahir pour livrer ces documents.

 

Le pape allemand, qui a fait de la rigueur une priorité, a créé en 2010 une Autorité d’information financière (AIF), mais ses pouvoirs seraient aussi au cœur de discussions serrées. Ce qui inquiète le plus la Curie romaine est que plusieurs personnes bien placées dans l’appareil aient décidé de trahir. Est-ce un complot systématique pour discréditer le Vatican ? Gianluigi Nuzzi a présenté ses sources comme des héros qui ont «souffert» profondément de devoir trahir mais ont été animées par le désir d'éradiquer la corruption du Vatican. Il décrit l'homme à l'origine des fuites comme quelqu'un en qui le pape a confiance, mais qui souhaite réparer de nombreuses «injustices» en «faisant connaître à tous ce qui se passe au Vatican». Selon Nuzzi, cet homme n'est pas seul.

 

Une thèse violemment contestée par certaines voix au Saint-Siège. Le théologien de gauche italien Vito Mancuso voit une conjuration pour «éliminer Bertone». Une thèse qui circule depuis le début de l’affaire sur le secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, jugé honnête mais critiqué pour sa gestion jugée maladroite. Ce Salésien a la confiance du pape mais de solides inimitiés dans l’appareil. Une hypothèse avancée est celle d’un complot d’une «vieille garde» anti-Bertone de cardinaux proches de Jean Paul II, qui regrettent une époque où le Saint-Siège avait une voix plus forte... et moins sourcilleuse sur la transparence. Bertone arrivera à 78 ans à la fin décembre, âge auquel son prédécesseur Angelo Sodano se retira des affaires, donc il suffit d’attendre et pas besoin de complot.

 

Il sera long et difficile de nettoyer les écuries d’Augias que sont devenus le Vatican, et malheureusement nous n’avons pas d’héros comme Hercule pour pouvoir le faire, mais cela laisse présager de bons signes, car le silence qui régnait en son sein s’est fissuré et cela annonce le meilleur pour la suite. Après tout Jésus n’a-t-il pas dit : «il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour.» (Marc 4,22)

 

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Publié le 25 Mai 2012

Le cardinal Walter Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des sciences historiques, a déclaré le lundi 21 mai à Rome que la déclaration Nostra Aetate, qui a marqué un tournant dans les relations entre les juifs et l'Eglise catholique, n'avait pas un caractère "contraignant" du point de vue doctrinal.

 

Il parlait aux journalistes lors de la présentation du livre Les "clés" de Benoît XVI pour interpréter le Concile Vatican II (Editions Cantagalli), qui est son co-auteur, avec Mgr Agostino Marchetto, secrétaire à la retraite du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, et Mgr Nicolas Bux, un consultant sur plusieurs Congrégations romaines. Cette déclaration s'inscrit dans le contexte d'un possible retour dans l'Eglise de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, dont certains membres se sont interrogés sur la validité de la déclaration Nostra Aetate.

 

Nostra Aetate est l’un des grands documents du Concile Vatican II (1962-1965), qui reconnaît notamment le lien particulier qui unit juifs et chrétiens, même si le cardinal Brandmüller ne visait pas tant le contenu des textes que leur nature canonique, puisque pour lui “Nostra Aetate” a un statut de déclaration et non de constitution, il n’est pas en droit de réduire la portée des textes conciliaire.

 

Cette déclaration intervient après celle du 16 mai faite par le cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, pour qui Nostra Aetate est contraignante pour un catholique, au même titre que tous les autres textes du magistère. Mais il a tenu à dire que Nostra Aetate était "obligatoire" pour un catholique. Ce propos est confirmé par Mgr Agostino Marchetto pour qui les textes du Concile ne sont pas négociables. Cette opinion n'est malheureusement pas partagée par le cardinal Walter Brandmüller.

 

On peut y voir une perche tendue, car une telle affirmation intervient dans le contexte complexe d’un possible retour dans la pleine communion avec l’Eglise de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

 

Cette déclaration est la main tendue de trop, car elle inquiète nos parents dans la foi juifs et nous démontre une fois de plus que le retour des lefebvristes serait une mauvaise chose, si on en vient à réduire la portée de textes conciliaires important pour leur faire plaisir, une unité de ce genre là, je n’en veux pas.

 

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Publié le 23 Mai 2012

Le 98e ‘Katholikentag’ allemand s’est clôturé dimanche 20 mai 2012 par une messe en plein air dans la cour d’honneur du château de Mannheim. Parmi les quelques 20 000 fidèles qui ont assisté à la célébration se trouvait le président de la République fédérale d’Allemagne Joachim Gauck.

 

Durant les cinq jours de la manifestation, plus de 1200 événements se sont déroulés au cours desquels les questions religieuses, ecclésiales, mais aussi sociales et politiques sont été débattues. Selon les organisateurs, 80 000 personnes ont assisté à au moins une rencontre, soit plus que lors de l'édition précédente. Le prochain 'Katholikentag' aura lieu en 2014 à Ratisbonne.

 

Le président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Robert Zollitsch a invité les catholiques au courage et à la confiance. Ce 'Katholikentag' a démontré que l'Eglise est vivante et dynamique. Il a montré aussi que les chrétiens doivent prendre un nouveau départ dont le monde et l'Eglise ont besoin. Celui qui se met en route se détourne d'une "mentalité d'assuré" qui se répand trop dans la société comme dans l'Eglise, a souligné l'archevêque de Fribourg-en-Brisgau. La mentalité d’assuré est vraiment un terme bateau pour dire que nous n’avons pas la vision de Rome sur comment faire l’Église.

 

Aloïs Glück, président du Comité central des catholiques allemands (ZDK), dans un discours souvent interrompu par les applaudissements, a invité à l'engagement dans la société et dans l'Eglise. "Nous avons vécu une Eglise vivante, crédible et pleine de vitalité". "La situation de notre Eglise est plus que la somme de ses manques". Ce 'Katholikentag' a été ouvert à toutes les questions qui freinent le développement de l'Eglise. L'approfondissement de la foi et les nécessaires réformes ne sont pas deux choses opposées, a-t-il insisté. Aloïs Glück a plaidé pour un débat loyal et une recherche ouverte de solutions. "Uniquement se plaindre et gémir n'est pas un chemin." Le dialogue loyal est fait depuis longtemps par ceux qui veulent des réformes, mais malheureusement la hiérarchie n’a pas le même sens du dialogue loyal.

 

Les débats sur les réformes nécessaires dans l'Eglise ont été extrêmement forts. D'une part, l'évêque de Ratisbonne Gerhard Ludwig Müller, proche du pape, qui sera l'hôte du prochain Katholikentag, en 2014, avait vivement critiqué les catholiques "fidèles qui demandent de plus en plus fort la participation des femmes et des laïcs comme un droit et des solutions pour les divorcés remariés." "La question est de savoir si ceux qui veulent soi-disant réformer sont en fait, dit-il, que des gens qui ne reçoivent rien de la vie, et s'accrochent à des événements visant à promouvoir une forme d'existence parasitaire ?"


Ce propos de l’évêque de Ratisbonne montre le peu d’ouverture d’esprit qu’ont les proches du pape, comment peut-il juger ceux qui veulent des réformes sans les connaitre. Les considérer comme des parasites alors qu’on les dit fidèles un peu avant, c’est vraiment désolant et peu enclin à la charité chrétienne.

 

Toutefois, le président et ancien pasteur, Joachim Gauck, demanda aux catholiques d'avoir «un esprit de dialogue.» Il exhorta les chrétiens à s'impliquer davantage dans la politique : «Comment l'Eglise pourrait-elle être présente dans la société si elle ne portait que sur le spirituel ?» Pour le président, "l'Eglise catholique est à la recherche d'un dialogue plus approfondi avec les laïcs." Si cela est vrai pourquoi n’a-t-on pas le droit de contester les mauvaises décisions de la hiérarchie. Le dialogue ne se fait pas d’un côté.

 

On comprend mieux pourquoi Hans Küng n’a pas voulu venir, si c’était pour entendre le Benoit XVI illustré. Les laïcs Allemands vont souffrir, car leurs demandes ne seront jamais entendues.

 

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Publié le 21 Mai 2012

Le Vatican a annoncé hier qu’il avait décidé de traiter au cas par cas les quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), ou lefebvristes, afin de modifier de manière significative la méthode qu'il a utilisée jusqu'à présent.

 

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi dans un communiqué avait indiqué qu'il poursuivra ses discussions avec l'unité de Mgr Bernard Fellay, le supérieur de la FSSPX, mais il avait dit qu'il devait maintenant faire face "individuellement et séparément" aux trois autres évêques de la FSSPX.

 

Mgr Fellay aurait montré sa volonté de trouver un accord ce qui n’est pas sûr, pour faciliter la rentrée de la FSSPX en communion avec Rome, mais ses trois confrères ont sérieusement mis en cause Rome en question et exprimé qu’ils avaient des soupçons sur l’accord avec le du Pape.

 

Mgrs de Galarreta, Tissier de Mallerais et Williamson n'ont jamais eu l'intention de ratifier cet accord avec Rome. Ils sont tous les trois opposés à la politique de rapprochement avec Rome. Selon quelques indiscrétions, une désapprobation du préambule doctrinal et de l'accord proposé par le Sainte Siège, aurait été exprimée par les deux évêques lefebvristes présents à l'Albano le 7 et 8 octobre 2011, Tissier de Mallerais et Alfonso de Gallareta. Let roisième, Richard Williamson, était encore moins disposé à un accord, vu qu’il n'était pas présent à la rencontre. Ils ont fait parvenir une lettre récemment à Mgr Fellay et au Conseil de la FSSPX pour eux il n’est pas question d’un accord pratique avec Rome.

 

Le retour de lefebvristes se fera à quel prix, au prix de la véritable unité, ou de l’unité de façade que l’on essaye de nous faire croire, car leur retour sera mortifère et amènera Rome à se repentir de son choix, mais les signes sont bons, qui pourraient mettre fin à la main tendue et empêcher leur retour.

 

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Publié le 20 Mai 2012

Les dirigeants des pays du G8 ont plaidé ensemble, samedi 19 mai, en faveur de la croisse économique pour compenser l'effet d'austérité budgétaire. Ils ont appelé au maintien de la Grèce dans la zone euro.

 

Alors que certains dirigeants européens ont émis ces dernières semaines l’hypothèse d’un retour à la drachme, les dirigeants du G8 l’ont martelé : il faut continuer de soutenir Athènes, asphyxiée par les mesures d’austérité. Il faut aussi et surtout miser davantage sur la croissance pour relever l’Europe.

 

Cette ligne, à laquelle s‘étaient ralliés François Hollande et Mario Monti, va à l’encontre de la discipline budgétaire de fer portée par Angela Merkel. Dès vendredi, donnant le ton du sommet, Barack Obama s'était aligné sur la proposition de François Hollande, favorable à des mesures d'incitation à la croissance face à l'austérité prônée par Angela Merkel, qui est apparue isolée. Samedi, le président américain a prôné une approche équilibrée pour la relance de l'économie mondiale.

 

Dans ce G8 divisé sur l’Europe, Barack Obama s’est voulu rassembleur : “La croissance et l’emploi doivent être notre priorité, a-t-il déclaré. Une économie européenne visant la croissance, et stable, est dans l’intérêt de tous, y compris dans l’intérêt des Etats-Unis.”


Le message est clair, les Etats-Unis ont besoin de l’Europe, d’où l’attention portée au nouvel arrivant. Au G8, François Hollande a trouvé un écho à son projet de relance par la croissance. Les Etats-Unis, qui plaident depuis des années dans le désert pour une relance européenne, semblent avoir trouvé en Hollande le fer de lance qui leur manquait.

 

“Il y a eu cette conclusion d’inscrire la croissance au rendez vous des principales rencontres internationales et européennes des prochains mois”, a déclaré le chef de l’Etat français.

 

Barack Obama a paru s'efforcer de contenter à la fois la chancelière allemande Angela Merkel, apôtre de la rigueur, et les nouveaux dirigeants italien Mario Monti et français François Hollande, qui souhaitent donner davantage priorité à la relance. Reflet de cette double ambition, les dirigeants du G8 ont proclamé leur "impératif [...] d'encourager la croissance et les emplois" tout en redressant les comptes publics.

 

François Hollande est arrivé à mettre le mot croissance et à apporter son soutien à la Grèce au G8, soutenu en cela par Barack Obama et Mario Monti. Enfin, une sortie de ce cercle vicieux de l’austérité qui ne fait que monter les extrêmes, relancer l’économie et maintenir les comptes est possible, le Danemark le prouve.

 

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Publié le 19 Mai 2012

Le théologien Hans Küng a refusé une invitation pour célébrer le 50e anniversaire du Concile Vatican II au Katholikentag à Mannheim (Allemagne), qui aura lieu le samedi 19 et le dimanche 20 mai.

 

Le Comité central des catholiques allemands (ZdK), le plus grand organisme des laïcs catholiques Allemands qui organise le Congrès et a plus de 12 millions de membres, invita Hans Küng et l'ancien président du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité chrétienne, le cardinal Walter Kasper, afin de participer dans leur «Gala du Concile» comme l’a si bien surnomme Hans Küng. Mais quatre jours avant le congrès commence, Hans Küng refusa d’y participer.

 

«J'ai été honoré de recevoir l'invitation mais est-on d'humeur à une célébration à une époque où l'Eglise est dans une telle détresse douloureuse ?" Hans Küng donna dans un texte de quatre pages sa réponse. "A mon avis, il n'y a aucune raison de faire un gala festif. Mais plutôt un service honnête de pénitence ou un service funèbre pour le Concile", a t-il dit.

 

Hans Küng a eu raison de refuser cette invitation, car venir fêter le Concile Vatican II ainsi c’est comme s’il avait approuvé la vision de la curie romaine, celle d’enterrer le Concile pour faire revenir les lefebvristes.

 

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