Publié le 30 Septembre 2012

Si on fait revenir les lefebvristes dans l'Eglise nous pourrons découvrir jusqu'où ils peuvent aller dans la haine, le terrorisme intellectuel et la délation.

 

Ces derniers vont minutieusement et insidieusement espionner, traquer, dénoncer, poursuivre ou calomnier tel ou tel "moderniste" présumé ou convaincu, jusqu'à le voir chassé de son séminaire, de son université, de son journal. Une phrase dans un article de revue, une opinion émise dans une homélie, des fréquentations laïques trop lâches, des lectures profanes : tout est bon pour confondre "l'ennemi de l'intérieur".

 

Cette entreprise de calomnie, de dénigrement et de démoralisation, compromettra gravement l'autorité des évêques. Des journalistes, des députés, des laïcs, des théologiens, des enseignants, des évêques verront leur carrière brisée par ces personnes aux méthodes peu recommandables.

 

Leur idéologie tient de Pie IX et du Syllabus de 1864, un rejet global, absolu et définitif de la "modernité". Pour eux pas question de céder au progrès, au libéralisme et à la société moderne, de plus, il faut également combattre les confusions théologiques, philosophiques, religieuses, sociales, domestiques et morales. Face au progrès, à l'ouverture, aux libertés, au relativisme, ils préconisent le retour en arrière. L'encyclique Pascendi de 1907 de Pie X qui condamne sévèrement le "modernisme" est aussi une de leur référence. Leur idéologie sur la tolérance religieuse on la trouve dans l'encyclique Editae saepe de 1910 où l'on traita de la Réforme protestante de façon injurieuse. Depuis, il y a eu le concile Vatican II, qu'ils refusent obstinément car il ne cadre pas avec leur vision étriquée de l'Église.

 

Si les intégristes reçoivent une prélature personnelle, elle ne recevra plus les ordres de l'évêque du lieu d'implantation de la structure, mais directement du pape, par l'intermédiaire de la congrégation pour les évêques, cela formera donc un pouvoir parallèle, occulte et irresponsable.

 

Leur rêve dépassé est de voir Rome à nouveau régner sur la chrétienté. Pour ceux qui diront que nous faisons de la calomnie, nous tenons à, leur dire que je tiens le meilleur exemple de ce que l'intégrisme peut faire, la Sapinière, qui est très instructive sur la soit disant fraternité de ces catholiques.

 

Mais cela a déjà commencée car beaucoup de théologiens, de prêtres et d'évêques progressistes ont été dénoncés à Rome de façon anonyme, et Rome au lieu de les défendre écoute ce courant minoritaire voulant une Église rétrograde, ce qui n'est pas étonnant, car la curie romaine a peur d'une société qu'elle ne comprend pas et va vers ceux qui la comprenne encore moins. À force de voir le Diable, on ne voit plus le bon Dieu. Cela nous montre que l'intolérance ne mène qu'au repli sur soi, qui n'est pas bon pour parler au monde.

 

Si Rome fait revenir les lefebvristes, l'Église perdra toute crédibilité et une bonne partie de ses fidèles, tout cela pour faire revenir à peine 150 000 fidèles et à peine 500 prêtres, nous trouvons que ce sera cher pour le prix à payer d'une soit disant unité qui ne profitera pas à la majorité, mais à un courant minoritaire n'ayant pas su ouvrir sa porte au monde.

 

tai_gong_wang et freyr1978

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Publié le 29 Septembre 2012

L’ancien majordome du pape Benoît XVI, Paolo Gabriele, a comparu pendant deux heures samedi matin devant un tribunal chargé de le juger pour avoir pendant des mois photocopié des dizaines de documents confidentiels du pape et de ses collaborateurs.

 

Au service de Benoit XVI depuis 2006, de tous les voyages, Paolo Gabriele était au plus près du Pape. Il était le premier et le dernier à le voir chaque jour, et l’aidait à se vêtir. Il photocopiait des documents et les transmettait à un journaliste, qui a publié en mai un livre intitulé Sa Sainteté, révélant les coulisses du Vatican, faites de rivalités et de complots. L’affaire a été qualifiée de Vatileaks, en référence à Wikileaks. Lors de ses interrogatoires, il a expliqué qu'il avait agi pour révéler le "mal et la corruption" au sein du Vatican. Se pensant mandaté par "l'Esprit saint", il trouvait que le pape n'était pas suffisamment informé et voulait remettre l'Eglise "sur les rails".

 

Devant ses juges, trois magistrats laïcs, il comparaît libre, sans être escorté de gendarmes, mais peut aussi choisir de se faire représenter par son avocat. Le procès pourrait être assez rapide puisque l'ancien majordome a reconnu les faits lors de ses interrogatoires, mais ses avocats peuvent soulever des exceptions d'incompétence ou de nullité, ce qui prolongerait sa durée. La salle du tribunal, qui ne peut accueillir que quelques dizaines de personnes, voit se dérouler chaque année une trentaine de procès, surtout pour des délits mineurs comme des vols sur la place Saint-Pierre, a expliqué à la presse le professeur Giovanni Giacobbe, procureur à la cour d'appel du Vatican.

 

Les magistrats ont décider de convoquer à la barre, comme témoin, le secrétaire particulier du pape, Mgr Georg Gänswein. L'homme de 56 ans, considéré par certains comme l'éminence grise du pape, était le seul témoin cité nommément à de nombreuses reprises dans la sentence de renvoi. Supérieur direct du majordome de Paolo Gabriele, c'est lui qui, alerté par la gendarmerie vaticane, l'a confondu en mai.

 

La prochaine audience se tiendra mardi 2 octobre, ont décidé samedi les juges à l'issue de la première audience de ce procès inédit au Vatican. L’accusé, qui a reconnu les faits, sera alors entendu sur le fond. Il risque jusqu‘à quatre années de prison. Le pape a toutefois la possibilité de le gracier. Cette hypothèse est jugée probable par les observateurs. La somme des documents saisis dans les appartements du majordome - au Vatican et à Castel Gandolfo - remplit pas moins de 82 cartons. 

 

Fait totalement inédit dans l'histoire de l'Etat pontifical, plutôt connu pour sa culture du secret, ce procès était ouvert à la presse. Mais la publicité des débats a été très strictement encadrée : seuls huit journalistes ont été admis au sein du tribunal caché derrière la basilique Saint-Pierre et ils ne pourront rendre compte de l'audience qu'à son issue.

 

Dans une interview, accordée dans l'obscurité à la télévision en février dernier, Gabriele avait affirmé qu'une vingtaine de personnes "dans les différents organismes" du Vatican étaient impliquées dans "Vatileaks". Quant au procès de l’informaticien Claudio Sciarpelletti qui a aidé le majordome à s’emparer de ces documents, il a été disjoint. Son avocat a indiqué samedi qu'il se déclarait innocent, et son rôle est jugé secondaire. Il a aussi affirmé que son client recevait des documents à transmettre à Gabriele des mains d'un "Monseigneur", alimentant les spéculations sur une éventuelle implication de hauts prélats dans l'affaire.

 

Selon le président du tribunal, quatre autres audiences devraient être suffisantes pour clore ce procès inédit au Vatican qui prendrait alors fin d’ici une semaine. Ce procès mettra en évidence les tensions qui existent au sein de l'Eglise catholique.

 

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Publié le 29 Septembre 2012

Le site RMC.fr à travers un article du jeudi 27 septembre a montré que les populations étranglées par les mesures d'austérité n'ont plus que le choix des manifestations pour faire céder leurs gouvernements. Mardi 25 septembre au soir, une manifestation du mouvement des Indignés a dégénéré à Madrid. Au Portugal, 100 000 personnes ont manifesté ce week-end alors que la grève générale se poursuit en Grèce. Les mesures d’austérité provoquent un «ras-le-bol» de la population déjà touchée par la crise.

 

Plusieurs milliers de manifestants du mouvement des Indignés se sont une nouvelle fois rassemblés mercredi soir près du Congrès des députés à Madrid, aux cris de "Gouvernement démission", face à un fort dispositif policier. Les forces anti-émeute qui tentaient de les disperser, chargèrent à coups de matraques et tirèrent des balles en caoutchouc, après que certains jeunes eurent lancé des projectiles. Avant le mardi 25 septembre, une première manifestation avait été marquée par des affrontements ayant fait plus de 60 blessés, dont 27 policiers et l'interpellation de 35 personnes. En marge des manifestations à Athènes, des heurts ont éclaté en début d'après-midi entre forces anti-émeute et jeunes encagoulés, opérant par petits groupes.

 

En Grèce, Athènes a vu hier son énième journée de grève générale, ponctuée d'un gros rassemblement de 70 000 personnes dans le centre-ville. Selon la police, 34 000 personnes ont défilé au total à Athènes mercredi et 18000 à Salonique (nord), les syndicats évoquant le chiffre de 100 000. Le week-end dernier, le Portugal a vu sa première manifestation de masse (au moins 100 000 personnes), qui a d'ailleurs fait reculer le gouvernement sur une de ses propositions d'austérité (augmentation des cotisations payées par les salariés et abaissement de celles payées par les entreprises). Jusqu'à présent, les mesures d'austérité n'ont pas provoqué au Portugal de manifestations comparables à celles qui ont eu lieu dans d'autres pays européens.

 

La crise, la baisse des pensions de retraite et de chômage, la baisse des salaires dans le secteur public... Grèce, Espagne et Portugal sont le théâtre de manifestations de plus en plus massives, et parfois de plus en plus violentes. Le résultat d’un «ras-le-bol» et d’un «désespoir».  La contestation est importante, alors que les gouvernements ne semblent pas vouloir s'écarter de la ligne "austérité", les manifestations semblent donc être la seule solution face au désarroi des populations.

 

Ce que demandent les peuples en Grèce, Espagne et Portugal ce sont des revendications simples et très hétéroclites : contre «le chômage, la précarité et la corruption» ; contre les «dérives de la démocratie»; contre les effets des politiques d’austérité; pour une meilleure représentativité des peuples; contre les excès du capitalisme.

 

Mais les temps changent, et la crise s'accentuant, la radicalisation syndicale s'étend, se renforce et pourrait devenir un facteur de changement vis-à-vis des politiques d'austérité. La faute n'en viendra qu'aux gouvernements, car on ne peut pas avoir que des réformes mettant la priorité à la concurrence et en affaiblissant la protection sociale, alors qu'on continue d'avoir la fraude fiscale des entreprises et l'évasion fiscale généralisée.

 

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Publié le 28 Septembre 2012

Le président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Norbert Brunner plaide pour des structures de subsidiarité dans l'église. Ni les synodes des évêques et encore moins les assemblées épiscopales sur les régions ne permettent aux évêques d'exercer leurs propres tâches, «tant que le principe de subsidiarité n'a pas été trouvé dans la constitution hiérarchique de l'Église», a déclaré Mgr Brunner jeudi soir à l'ouverture de l'Assemblée générale du Conseil des Conférences épiscopales européennes (CCEE) à Saint-Gall.

 

La mise en place des conférences épiscopales et des réunions épiscopales nationales avaient déjà été mises en place au cours du Concile Vatican II (1962-1965) par certains Pères conciliaires et des responsables de la Curie romaine, "non sans quelques soupçons" a ajouté Mgr Brunner en parlant aux évêques européens, dans la salle cantonale de Saint-Gall où ils s'étaient réunis pour l'ouverture de leur réunion annuelle.

 

Les adversaires de ces installations avait eu des craintes d'une «trop grande synodalité» de l'Église et qui serait donc confronté à une "restriction inacceptable de la primauté du pape." D'autres avaient eu peur que les conférences épiscopales sous l'autorité des évêques diocésains pourrait être restreintes.

 

Au niveau de l'Église universelle c'est le seul centre de contrôle, "ce qui est nécessaire pour l'unité de l'Église", comme le demandait alors Mgr Brunner. Il a fait ensuite appel au pape Pie XI, qui avait définit le principe de subsidiarité dans son encyclique «Quadragesimo anno» (1931) qui avait à l'époque formulé un principe social et éthique.

 

Les travaux de la CCEE dans un de ces domaines, "ne serait pas adéquate sans que le principe de subsidiarité ne soit pas orienté vers un but qui peut être traité", a déclaré Mgr Brunner, se référant au thème de la Conférence : "Les défis de notre temps : Aspects sociaux et spirituels". Les défis de notre époque et à chaque moment seraient les mêmes en Europe, en Afrique, en Asie et ailleurs, a déclaré Mgr Brunner.

 

C'est le cas, selon lui, entre autres, avec les questions de la baisse des vocations sacerdotales, de la pratique des fidèles et aussi les conditions d'admission à l'ordination. En août le regretté cardinal Carlo Maria Martini avait souligné dans un de ses derniers entretiens que les «assemblées épiscopales (synodes) devront répondre à ces questions spécifiques et à l'approfondissement théologique». Il partageait sa conviction "sans limitation", a déclaré Mgr Brunner.

 

Il n'est pas étonnant que cette pensée viennent de Mgr Brunner. En Novembre 2009, il avait déclaré qu'il était en faveur de l'ordination d'hommes mariés comme prêtres. Lors d'un synode, Mgr Brunner avait aussi insisté pour que les mesures prises au Concile Vatican II pour promouvoir la collégialité n'avaient pas trouvé leur objectif. Il se demandait avec une grande préoccupation, quelle valeur avait, au sein de la Curie romaine, les urgences pastorales des différentes Églises locales. Et s'il fallait chercher des formes efficaces, qui permettaient de donner, ou qui soient elles mêmes, des réponses valables pour les Eglises locales. Il faut selon lui, dans l’Eglise, conserver les compétences à chaque niveau et accorder plus de confiance aux évêques locaux. L’Église a donc besoin d’une curie qui reconnaisse les nécessités pastorales des Églises locales et qui soutienne les réponses à de telles exigences.

 

Une bonne mise au point sur ce que doit être la collégialité qui est la fait que le pape gouverne l'Église catholique en communion avec les évêques du monde entier.

 

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Publié le 27 Septembre 2012

La crise des vocation montre qu’il est urgent de décentraliser la paroisse pour susciter et vivifier, sur le territoire de la paroisse, des communautés de base où les chrétiens se sentent «partie intégrante» de l’Eglise. Ces communautés ecclésiales de base permettent de susciter un dynamisme spirituel et populaire qui peut se répandre comme une traînée de poudre. Ces communautés de base s'articulent en trois temps : la prière en groupe, pour sceller l'unité et demander le soutien de Dieu, le partage autour d'un texte biblique, pour discuter des valeurs présentes dans ce projet d'humanité voulu de Dieu et, enfin, le choix d'une visite, réalisée deux par deux, auprès d'un malade ou d'une famille dans le besoin – cette expérience de service devant être partagée à la réunion suivante.

 

Les communautés ecclésiales de base doivent être constituées de 20 à 100 membres qui se réunissent environ une fois par semaine. Á l’intérieur des communautés ecclésiales de base, il existe plusieurs ministères, groupes et pastorales, qui ont tous leur propre leader élu dans des conseils représentatifs ou nommés par les agents pastoraux. Elles s’appuie sur la pédagogie du «voir, juger, agir» développée par l’Action catholique.

 

«Foyers d’évangélisation», les communautés de base sont aussi des lieux de promotion et de formation des laïcs. Elles permettent leur implication dans l’action pastorale de l’Eglise. Les Communautés ecclésiales de base sont des acteurs de la vie ecclésiale, elles s’occupent de la pastorale, du catéchisme, de l’évangélisation et du service social, de l’œuvre caritative grâce à la participation active des membres qui ont d’étroits contacts avec la société. Elles sont par ailleurs d’un très grand soutien pour les évêques et les prêtres.

 

En général, ces communautés devront être le fruit de l’initiative des agents pastoraux, mais certaines proviendront sans doute des membres d’une communauté où il n’y a ni chapelle ni prêtre. L'organisation globale de ces petites sociétés (commune ou quartier), doivent rapidement été prises en mains par leurs membres se substituant à l'administration ecclésiastique déficiente. On se partage les tâches, on élit des responsables aussi bien au niveau de la vie religieuse (catéchèse, liturgie) qu'au niveau de la vie civile (santé, éducation, loisirs, logement, etc.). La lecture et les commentaires de la Bible constituent la base de ce partage.

 

Elles devront être soutenus par leurs évêques qui devront favorisé la formation de communautés chrétiennes, comme de petites cellules de la grande paroisse souvent trop lointaine. Ces actions viseront à former des communautés où les chrétiens partagent la coresponsabilité de la vie et de la mission de l’Église. Cela permet de décentraliser du pouvoir au curé de paroisse. Il s’agit pour ces communautés alors de diriger les activités religieuses et d’organiser les visites du curé en préparant les adultes au mariage et les parents au baptême de leurs enfants.

 

Ces groupes peuvent également donner naissance à des mouvements de revendications locales axés sur des biens et des services urbains. Elles peuvent former des coopératives alimentaires, des groupes de mères, de jeunes, des garderies d’enfants, des dispensaires de santé et des écoles publiques. Elles forment un réseau de fraternité et de solidarité qui sert de fondation et nourrit la mobilisation populaire et les mouvements revendicatifs. Les communautés de base et les militants catholiques seront alors le principal vivier des mouvements sociaux et politiques qui consolident la société civile et la démocratie.

 

Aujourd’hui en Amérique latine, les communautés de base restent actives, y compris dans le champ social, en milieu rural ou urbain : soutien des paysans sans terre, création de coopératives agricoles ou alimentaires, de centres de soin, de centres d’accueil et de formation pour les enfants des rues et les femmes victimes de violences, entraide communautaire pour construire des logements, favoriser l’accès à l’eau et à l’électricité.

 

Comment vivre dans une communauté sans prêtre ? C'est une question dont les communautés ecclésiales de base sont une réponse qu'il faut prendre comme une chance, car elles reflètent cet engagement laïc. Tout le monde est ainsi conscient de ses responsabilités. Il est essentiel par ce biais de nourrir sa foi, en l'ancrant dans un échange autour de la Parole de Dieu. Ces réunions contribuent à mettre en évidence les attentes des chrétiens, désireux qu'ils sont de prendre soin les uns les autres, d'être attentif aux personnes et aux personnes âgées qui les entourent afin de rejoindre leurs parents dans la catéchèse qu'ils organisent pour tous. Et cela montre que tout est encore à inventer.

 

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Publié le 26 Septembre 2012

Ça faisait un moment que je n'ai pas fait d'article - je me suis consacré à un article en trois partie sur Marie, la mère de Jésus, que je posterai bientôt. Mais il faut dire que les circonstances s'y sont malheureusement prêté.


En effet, quel ne fut pas ma surprise d'apprendre avant hier que les évêques allemands ont statué que pour les catholiques qui se retirent du paiement de l'impôt ecclésiastique ne doivent pas être administré les sacrements ou les enterrements religieux. La Conférence épiscopale d’Allemagne veut soit disant mettre les catholiques qui ont décidé d’arrêter de payer l’impôt ecclésiastique face à leurs responsabilités.

La conférence des évêques a publié un communiqué à charge jeudi qui a marqué une position plus ferme sur ceux qui choisissent de ne pas payer la taxe, qui s'élève à 8-9 %  de leur compte des taxes annuelles de l'année dernière d' une valeur d'environ  5 milliards d'€ à l'Église. Les catholiques qui souhaitent cesser de la payer seront excommuniés. Inquiète de ces départs, la Conférence épiscopale allemande a donc décidé de rappeler les conséquences pastorales qu’une telle sortie d’Église entraînait pour ces baptisés. Or à la suite, entre autres, des scandales liés aux affaires de pédophilie, beaucoup d’Allemands (18 000 en 2010) ont décidé de «sortir de l’Église» en ne payant plus l’impôt religieux. Ce qui est, si l'on tient compte des circonstances, tout à fait normal, mais pas pour la hiérarchie catholique, semble-t-il, de plus en plus coupé des réalités des fidèles pour qui ça a été la goute d'eau qui a fait débordé le vase.

En Allemagne, le système du «Kirchensteuer» permet de financer les Églises via la feuille d’impôt. Le citoyen coche sur ce document la religion pour laquelle il accepte qu’une petite partie des ses revenus soit reversée. Ce système, établi depuis le XIXe siècle, a fait de l’Église allemande l’une des plus riches du monde (4,9 milliards de recettes). Il permet aussi de comptabiliser avec précision le nombre de croyants des différentes religions. Ce qui n'est pas une mauvaise chose. Mais le fait de cocher la case concernant la religion est il faut le rappeler à la Conférence épiscopale n'est pas obligatoire. Et il est possible que certains Catholiques ne la cochent d'ailleurs pas.


Dans un décret général, entrant en vigueur ce lundi 24 septembre, il est ainsi écrit qu’un catholique qui aura signifié son retrait ne pourra plus recevoir les sacrements de pénitence, de l’Eucharistie, de la confirmation, ou encore de l’onction des malades (sauf en cas de danger de mort). Mais, en faisant cela, l'Église allemande n'est-elle pas en contradiction avec le Catéchisme de l'Église Catholique, comme on peut le voir dans son Catéchisme de 1998. En effet, si on le suit, dans les sacrements que Jésus a établis (1114,1117,1210), il a voulu qu’ils soient « accessibles à notre humanité actuelle » (1084). La Conférence épiscopale, contrairement à celui qu'elle prétend suivre, tente de limiter l'accès aux sacrements pour de simples questions financières. Pire, on empêche ainsi ces fidèles de recevoir, ce qui est considéré comme un « signe visible et efficace de l'amour de Dieu », qui à travers lui, communique le « don de l'Esprit ».

 Ceux-ci ne pourront pas non plus être parrain, ni membre d’un conseil paroissial ou diocésain, et perdra son droit de vote dans l’Église. Et s’il n’a montré aucun signe de remords avant sa mort, son enterrement à l’église pourra même lui être refusé. Ils seront donc excommuniés, mais, pourtant, ils ne tombent sous aucun des 9 délits qui amènent à une excommunication d'après le Code de droit canonique. Ce qui fait un peu tomber à plat l'argument suivant de la déclaration des évêques : " Ce décret précise que l'on ne peut pas quitter l'Église en partie ". Le Christ, lui - même, n'a pas retenu des disciples proches qui furent déçue après qu'il refusa de passer à l'action politique suite à la multiplication des pains (qui est devenue le discours sur le Pain de Vie dans l'évangile de Jean).


Mais, selon les évêques : " Il n'est pas possible de se séparer de la communauté spirituelle de l'Église et de l'Église institutionnelle ". Et un peu naïvement - il vaut mieux l'espérer -, le président de la conférence, l'archevêque Robert Zollitsch, lundi 24 septembre à l'ouverture de l'assemblée générale des évêques à Fulda, a déclaré que ce n'était pas un geste de menace. Un drôle d'argument, quand on pense que Thomas d'Aquin a une approche différente des sacrements : " Les sept sacrements touchent toutes les étapes et tous les moments importants de la vie du chrétien : ils donnent naissance et croissance, guérison et mission à la vie de foi des chrétiens. En cela il existe une certaine ressemblance entre les étapes de la vie naturelle et les étapes de la vie spirituelle. " (Somme théologique 3, 65, 1.) Ici, on ne parle nullement de l'Église institutionnelle. Et, si l'on suit le futur pape Benoit XVI, « Dans l’église primitive, on appelait sacrements les événements historiques, les paroles de l’écriture, les éléments du culte religieux qui laissent transparaître l’action du salut réalisé par le Christ et qui permettent donc à l’éternel de se manifester dans le temps et même de s’y rendre présent comme constituant sa véritable réalité intérieure » (Ratzinger, cité par Mgr Coffy, Église signe de salut au milieu des hommes, 1971, Centurion). Cette position théologique rejoint celle du concile Vatican II, selon lequel « du côté du Christ endormi sur la Croix qu’est né l’admirable sacrement de l’Église tout entière » (Constitution sur la liturgie, n° 5). Et, à partir de là, l’Église, « pour sa part, est dans le Christ comme un sacrement ou, si l’on veut, un signe et un moyen d’opérer l’union intime avec Dieu et l’unité de tout le genre humain » (Lumen Gentium, n° 1).

Donc interdire, les sacrements les plus importants au fidèle, n'est-ce pas les priver de la présence de Dieu visible à travers ces signes. Et donc de ce fait, l'Église allemande, qui si l'on suit Lumen gentium, est un « sacrement universel du salut » (n° 48), ne remplirait plus son rôle, celui d'apporter le salut de Dieu à ses fidèles et cela pour une simple question pécuniaire.


Cependant les évêques invitent ceux qui souhaitent quitter l'Église à rencontrer les prêtres locaux pour discuter de leurs raisons pour voir si ils pourraient reconsidérer leur décision. Elle a aussi indiqué qu’une lettre pastorale sera adressée à chaque personne ayant signifié son désir de quitter l’Église. Jésus n'a-t-il pas dit : " Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. " (Matthieu 18, 15) Mais où est le péché dans le fait de ne pas payer l'impôt ecclésiastique ? Alors en France, les Catholiques qui ne payent pas le denier du Culte n'aurait-il pas du souci à se faire pour leur salut ? Jésus s'est-il jamais soucier des biens matériels ? Et l'Église ne devrait-elle pas être à l'image du Christ et de ses disciples, " Pauvre pour les pauvres " ?  Et est-ce réellement une réponse adéquate ? Le fait de quitter veut dire que la décision a été murement réfléchi et n'est donc pas un effet du hasard. Les évêques allemands semblent oublier aussi que certains de ceux qui payaient cet impôt n'était pas pratiquant. Que fait-on pour cela ? Le retour à l'Église semble ici plus que compromis si on ne compte pas les Catholiques dit culturels qui ne sont pas présents qu'en France. Et qui dans ces deux cas ne viennent qu'à l'Église que pour les sacrements qu'on essaye aujourd'hui d'interdire à ceux qui n'ont pas payé l'impôt ecclésiastique.


Il faut également compter le cas de ceux qui continuent à participer à la vie de l'Église en dépit d'être officiellement annulé des listes a été soulevée par le canoniste Allemand Hartmut Zapp, qui en 2007 avait annoncé qu'il ne voulait plus payer l'impôt ecclésiastique. Le décret a déclenché un vif débat en Allemagne, ce qui est tout à fait compréhensible, car il exclut des millions d'individus baptisés de la vie de l'Église catholique. "Ce décret à ce moment là est vraiment un mauvais signal donné par les évêques allemands qui savent que l'Église catholique est dans une crise profonde", a déclaré Christian Weisner de  "Nous sommes Eglise". Et cette décision, malheureusement, risque d'encourager encore plus de Catholiques hésitants à ne plus mettre la mention Catholique sur leur feuille d'impôt, et probablement de vider les églises du pays de Benoit XVI qui souhaite pourtant reconvertir l'Europe.

                                                                                                                                                                          Freyr 1978

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Publié le 25 Septembre 2012

'L’appel à la désobéissance' des prêtres autrichiens s'est développé également dans l’Eglise catholique en Suisse suite à l’appel lancé le 10 septembre . Une première assemblée de "L’initiative des prêtres" devrait se tenir en novembre avec l’élection d’un comité, indiquait le site internet de l’organisation sans donner davantage de détails. "L’initiative des prêtres Suisse" entendait donner une impulsion pour plus de sincérité dans l’Église. Elle veut exprimer ce qui se vit déjà au quotidien parmi les agents pastoraux en Suisse, notamment l’accès des divorcés-remariés à la communion eucharistique.

 

Lancé en juin 2011, "l’appel à désobéissance" a été signé par plus de 400 prêtres en Autriche. Il a également essaimé en Allemagne, en France, en Belgique et en Irlande. Il se présente comme un mouvement pour des communautés vivantes et veut pourvoir discuter des questions et des problèmes de l’Eglise catholique. La personne de contact pour "l’initiative des prêtres Suisse" le diacre Markus Heil, responsable de la paroisse de Sursee n’était pas atteignable le 11 septembre. Cela s'est arrangé depuis.

 

Á partir du 17 septembre, on apprenait que des prêtres, des diacres, des chefs religieux, des assistants pastoraux, des ministres de la jeunesse, des aumôniers d'hôpitaux, des prêtres, des  religieux, et plus de 90 aumôniers catholiques et des pasteurs de la Suisse se sont associés pour ce qui s'appelle maintenant "l'initiative des paroisses". Ils ont tous accepté le fait qu'il soient accusé de désobéissance parce qu'ils admettaient, par exemple,  la communion aux couples remariés. Le lundi 17 septembre, "l'initiative des paroisses" de la Suisse est pour la première fois entrée dans le domaine public. Ils demandent des changements structurels dans les grandes zones pastorales et les unités pastorales de l'Église catholique en Suisse, en raison de la pénurie de prêtres, qui de l'avis de l'initiative des paroisses est un développement malsain : "Il est inacceptable qu'un seul prêtre doive s'occuper de sept paroisses et se retrouve donc complètement débordé."


On sait que ce mouvement est en communion avec l'initiative des prêtres en l'Autriche qui connait également des bouleversements similaires "dans le programme" de l'Église catholique, écrivent ses fondateurs suisses. Les signataires de l'initiative des paroisses continueront en tout cas, leur pratique non autorisée de la doctrine de l'Église et prieront pour que "le renouveau de l'Église continue." Un «groupe central» de des quatre chefs de l'initiative s'est constitué et se trouve à  Sursee.

 

Les évêques de St-Gall, de Coire et de Bâle ont appris avec surprise le lancement de "l’initiative des paroisses" en Suisse alémanique. Dans un communiqué commun, publié le 20 septembre 2012, Mgr Markus Büchel, Mgr Vitus Huonder et Mgr Felix Gmür s’étonnent que les agents pastoraux n’aient pas d’abord cherché le dialogue avant de lancer publiquement leur pétition. Jusqu’à présent, l’initiative calquée sur le modèle autrichien de "l’appel à la désobéissance" a recueilli 190 signatures. C’est pourquoi les trois évêques alémaniques invitent les initiant à dialoguer avec eux. Des propositions de rencontre seront adressées très prochainement aux personnes concernées. Pour les évêques les évidences énoncées dans l’appel ne constituent pas une voie viable.

 

Les signataires de l’appel considèrent comme des évidences le fait de partager la table eucharistique avec les frères réformés, de distribuer la communion aux divorcés-remariés, d’accorder la bénédiction de leur nouvelle union. Les personnes, indépendamment de leur orientation sexuelle, doivent pouvoir appartenir à l’Église avec tous les droits et tous les devoirs, poursuit l’appel. Enfin, les homélies doivent pouvoir être prononcées par des laïcs, hommes et femmes, formés et mandatés. En accord avec les prêtres, ces mêmes laïcs devraient pourvoir prononcer des parties de la prière eucharistique.

 

Markus Heil en réponse aux évêques souligne que l'initiative "ne contient pas de demandes. Seraient-ils capable de comprendre cela, si c'est le cas alors nous pourrions nous retourner sur nos pas comme des crabes". L'initiative est aujourd'hui une «réalité» qui montre aux évêques qu'ils devraient réfléchir aux moyens "pour faire face à la réalité avec nous et pas en tant que Comité d'action." L'initiative vient donc renforcer la solidarité avec les agents pastoraux, afin qu'ils sachent qu'ils ne sont pas seuls dans leur action canoniquement illégale. Maintenant plus de 200 ouvriers pastoraux ont signé l'initiative et le mouvement semble aller sur la durée .

 

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Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 24 Septembre 2012

Une partie du discours de Benoît XVI au premier groupe des évêques français en visite Ad Limina le 21 septembre est passé inaperçu, durant lequel il leur a rappelé que la France possède une longue tradition spirituelle et missionnaire, au point d’avoir été qualifiée par Jean-Paul II d’éducatrice des peuples : Les défis d’une société largement sécularisée, a dit Benoît XVI à ses hôtes, "invitent désormais à rechercher une réponse avec courage et optimisme, en proposant avec audace et inventivité la nouveauté permanente de l’Evangile. C’est dans cette perspective, pour stimuler les fidèles du monde entier, que j’ai proposé l’Année de la foi...qui est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde".

 

La seule chose qu'on peut redouter avec la nouvelle évangélisation sont des velléités prosélytes, une volonté de reconquête catholique ou un retour à des positions anté-conciliaires.

 

Passant ensuite en revue les devoirs de l'évêque Bon Pasteur qui connaît ses brebis, il a rappelé que "l’évêque diocésain est appelé à manifester une sollicitude particulière à l’égard de ses prêtres, plus particulièrement ceux qui sont d’ordination récente et ceux qui sont dans le besoin ou âgés".

 

Mais dès l'on ordination le prêtre doit avoir la vive conscience qu'il est ordonné par un peuple et pour un peuple (qui «l'a fait et le fait prêtre»). Et l'évêque doit vivre la mission d'une toute autre manière que celle d'une Église qui s'impose.

 

Puis il a salué les initiatives pour "mettre à leur disposition les moyens dont ils ont besoin pour entretenir leur vie spirituelle et intellectuelle. "De nos jours sans doute, les ouvriers de l’Evangile sont en petit nombre. Il est donc urgent de demander au Père d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Il faut prier et faire prier pour cette intention et je vous encourage à suivre avec la plus grande attention la formation des séminaristes".

 

On ne souligne pas ici l'apport de l'expérience humaine à la vie missionnaire de l'Église, où le prêtre doit se sentir en fraternité avec ceux auxquels il est envoyé. On met toujours plus en avant le prêtre, sans donner un meilleur rôle aux laïcs face à la crise des vocations de plus en plus criante.

 

"La solution des problèmes pastoraux diocésains...ne saurait se limiter à des questions d’organisation, pour importantes qu’elles soient. Le risque existe de mettre l'accent sur la recherche de l'efficacité avec une sorte de bureaucratisation de la pastorale, en se focalisant sur les structures, sur l’organisation et les programmes, qui peuvent devenir autoréférentiels".

 

Que faire d'autre, quand on ne sait pas passer d'un monde à l'autre, à un moment où l'on devrait inventer une Église vraiment insérée dans la société et dont les ministères qu'on serait appelé à remplir, devrait être très divers. 

 

Au point que ces structures n'aient "que peu d’impact sur la vie des chrétiens éloignés de la pratique régulière. L'évangélisation demande, en revanche, de partir de la rencontre avec le Seigneur, dans un dialogue établit dans la prière, puis de se concentrer sur le témoignage à donner afin d’aider nos contemporains à reconnaître et à redécouvrir les signes de la présence de Dieu".

 

La nouvelle évangélisation a été faite en réaction à «un certain enfouissement de la foi qui, à force de trop vouloir être le "levain dans la pâte", s'est pratiquement dissoute comme du beurre dans une soupe bien chaude», selon les mots de Jean-Baptiste Maillard, dans un livre consacré au sujet.

 

Saluant la générosité des laïcs appelés à participer à certains offices et charges dans l’Eglise, le Pape a dit qu'il convenait "cependant de rappeler que la tâche spécifique des fidèles laïcs est l’animation chrétienne des réalités temporelles au sein desquelles ils agissent de leur propre initiative et de façon autonome, à la lumière de la foi et de l’enseignement de l’Eglise. Il est donc nécessaire de veiller au respect de la différence entre le sacerdoce commun de tous les fidèles et le sacerdoce ministériel de ceux qui ont été ordonnés au service de la communauté, différence qui n’est pas seulement de degré, mais de nature. D’autre part, on doit garder la fidélité au dépôt intégral de la foi telle qu’elle est enseignée par le magistère authentique et professée par toute l’Eglise".

 

Aujourd’hui encore subsiste un fossé qui ne peut pas être franchi par l’Église, sans qu’un signe institutionnel fort soit donné de son engagement au côté de ce monde. Le but est la peur de laisser l'Année de la Foi aux mains de groupes plus identitaires, mais en faisant cela l'Église ne pourra donner qu'un message sans force et trop copié sur ce que veut le magistère, alors qu'elle devrait avoir une «sympathie sans borne» envers les hommes plutôt que voir ce qui est mauvais dans ce monde.

 

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Publié le 23 Septembre 2012

Un bon évêque doit guérir les divisions, gouverner sans contrôle, et parler humblement, mais avec confiance, comme l'a dit le Père Timothy Radcliffe, l'ancien Maître général de l'Ordre des Prêcheurs (Dominicains) de 1992 à 2001, le mardi 11 septembre.

 

Timothy Racdcliffe prêchait dans une messe à la cathédrale Saint-Tchad à Birmingham pour marquer le jubilé d'argent de l'ordination de Mgr William Kenney à l'épiscopat. Mgr Kenney avait servi comme évêque auxiliaire de Stockholm pendant 19 ans avant d'être nommé évêque auxiliaire de Birmingham en 2006.

 

Timothy Radcliffe a déclaré : "L'évêque doit nous rassembler dans l'unité ... qui purifie la communauté de la domination et de l'humiliation." Il ajouta : "Les évêques sont ordonnés pour gouverner ... au service de la primauté de Dieu et non selon la loi de l'évêque. Cela signifie que l'Eglise doit être une oasis de liberté", a t-il dit.

 

Timothy Radcliffe exprime ici son idée que les batailles, nécessaires pour défendre la liberté de l'Église, ont conduit à une structure de gouvernement trop centralisée et éloignée du collège des évêques, pour en sortir il faut donc encourager un débat plus ouvert à l'intérieur de l'Église. L'Église s'est toujours montrée nerveuse lorsqu'il s'agit de débattre de sujets de dissensions, craignant que cela ne mette en péril son unité. Mais c'est seulement par un débat rationnel et charitable qu'elle pourra témoigner de sa foi.

 

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Publié le 23 Septembre 2012

Les évêques allemands se sont engagés dans un processus visant à modifier les règles relatives à l'emploi dans l'Église des divorcés remariés.

 

À l'heure actuelle toute personne travaillant pour l'Église qui se remarie peut être licencié. Toutefois, à la deuxième réunion du "Forum de dialogue" de l'Eglise allemande à Hanovre qui a eu lieu du 14 au 16 septembre, à laquelle ont participé 300 délégués venus de tous les diocèses allemands, les changements à la règle ont été largement débattus, et la question sera examinée avec impatience lors de la session d'automne à venir de la conférence épiscopale allemande.

 

Le forum de dialogue a été initié par la conférence épiscopale allemande après la crise des abus sexuels du clergé qui a déferlé sur l'Allemagne en 2010 et a causé le départ de plus de 180 000 catholiques allemands de l'Église.

 

L'évolution de la position de l'Église en Allemagne sur les couples divorcés remariés devrait être sur l'ordre du jour dans les années à venir, car le statut matrimonial des divorcés fait partie des thèmes prioritaires mis en avant par le laïcat catholique dans le processus de dialogue qui va se poursuivre dans les années à venir, parmi les évêques et les associations de laïcs catholiques. Il s'agit d'une question sensible, mais comme l'a dit Mgr Rainer Woelki, l' archevêque de Berlin : "les divorcés ont gagné leur place dans notre communauté", donc "Nous devons prendre note de leur position dans la vie et aller à leur rencontre avec compréhension et compassion." Ce geste pourrait être un début, mais la méfiance reste de mise, car des promesses ne restent que des promesses.

 

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