Publié le 31 Octobre 2012

Hans Meier, ancien président du Comité central des catholiques allemands (ZDK) 1976 à 1988 et ancien ministre bavarois de la Culture,  parle dans une interview avec le magazine d'éthique chrétienne et sociale des ouvriers et du mouvement ouvrier en Suisse, "lieu de rencontre" (n ° 11), de l'arriéré des réformes dans l'Eglise, de ses «rencontres» rhétoriques avec Joseph Ratzinger et approfondit la relation entre l'Église et de la démocratie aujourd'hui :

 

"L'Église est dans son auto-compréhension, mais pas dans la démocratie. Mais elle vit dans une démocratie et peut apprendre beaucoup d'elle. Par exemple, un différend conforme aux règles démocratiques peut être négocié sans que la réputation des uns et des autres soit entachée ou, que sur cette base l'Église nie la foi."


Rien d'étonnant à ce que Hans Meier parle de démocratie, car il l'a vécue au sein du Zdk qui est constituée de membres élus démocratiquement qui interviennent régulièrement dans le débat public en Allemagne et qui organisent, indépendamment de la Conférence épiscopale, des manifestations comme le Katholikentag. Les évêques allemands sont invités à ces rassemblements, au même titre que les hommes politiques du pays. Il s'agit là aussi d'un modèle de démocratie au sein des laïcs catholiques.

 

Comme l'a dit en 2005, Hans Meier : «Avec la France, la Hollande et la Belgique, l'Allemagne est l'un des pays qui s'est le plus engagé dans la préparation du concile Vatican II. Les espoirs ont été importants. La frustration de constater qu'ils ne se sont pas réalisés est d'autant plus forte.» Voilà pourquoi la Zdk dénonce depuis des années la rigidité du Vatican sur les questions sociales, morales et sexuelles, elles rencontrent un écho favorable au sein de la population.

 

Le Zdk peut porter une parole de contestation, car il dispose d’une liberté de parole supérieure aux évêques. De plus à chaque Katholikentag le Zdk montre un très fort engagement, aux côtés des plus pauvres, dans l’économie, dans la santé ou l’éducation. Beaucoup de laïcs ont du mal à accepter les décisions arbitraires prises à Rome. "Leur poids dans la vie de l'Eglise est très fort en Allemagne, précise Hans Maier, ancien président du Comité central des catholiques allemands (ZdK), puissante organisation de laïcs. Du coup, ils tolèrent mal une hiérarchie à Rome qui fonctionne de façon moins démocratique." Le Comité central des catholiques allemands (ZdK) a relevé la nécessité d’un changement de «mentalités et de structures» au sein de l’Église.

 

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Publié le 30 Octobre 2012

Le supérieur des Jésuites déclara que lorsque les évêques sont confrontés à un défi particulier, notamment en recherchant de nouvelles façons d'évangéliser dans ces temps modernes, les solutions actuelles du Synode des évêques auraient pu bénéficier du regard de l'histoire et de la gestion des affaires.

 

Identifier ce qui a fonctionné durant plus de 2000 ans lorsque les chrétiens ont été évangélisés est essentiel, tout comme la reconnaissance des erreurs qui peuvent devenir une sorte de «nouvelle sagesse», déclara le père Adolfo Nicolas, supérieur général de la Compagnie de Jésus. Le père Nicolas dit que dans le synode, il aurait fallu plus de laïcs, qui n'en sont pas seulement l'objet, mais ils doivent être aussi les agents essentiels de cette nouvelle évangélisation.

 

Dans le même temps, a t-il ajouté : "Nous savons que de nombreuses erreurs ont également eu lieu, en particulier dans le fait de ne pas écouter les gens, d'avoir jugé avec superficialité les grands mérites de cultures anciennes et de leurs riches traditions  et, en imposant des formes de culte qu'elles n'avaient pas. Tout du moins, exprimer la relation et la sensibilité des gens se tournant tourner vers Dieu dans la prière et la louange."


"Cela me fait penser à ce que Steve Jobs avait coutume de dire souvent : "Je suis plus intéressé par les questions des clients que par les questions des producteurs", et, ainsi, lors du synode nous étions tous les producteurs à l'exception de quelques laïcs" déclara -t-il à des journalistes lors d'un briefing le 25 octobre au Vatican avec sœur Sara Butler, membre des Missionary Servants of the Most Blessed Trinity qui participait au synode comme experte, et qui déclara que le nouveau Conseil pontifical pour la Promotion de la nouvelle évangélisation, dont elle est consulteur, sera "le corps qui va prendre cette place" en travaillant en étroite collaboration avec les membres des mouvements laïcs. Le conseil avait organisé une réunion l'année dernière avec environ 8000 personnes, a-t-elle dit, "je suis convaincu que leur contribution sera intégré" dans les projets du Conseil pontifical. On est en droit d'en douter, tant les laïcs sont peu concultés dans les décisions de l'Église.

 

Le père Nicolas, dit que la voix des laïcs est nécessaire pour voir "ce qui se passe réellement dans l'évangélisation en termes réels dans le monde réel." Il dit qu'il comprend que le but du Synode était de "regarder vers l'avenir "parce que le monde change", l'humanité change donc également, et ainsi l'évangélisation doit changer."


En ce qui concerne le dialogue avec les autres religions, le père Nicolas dit que le sujet "n'a pas été très central" durant ce synode qui "a passé beaucoup de temps et d'énergie réflexion sur les fondements de la nouvelle évangélisation, ou sur l'évangélisation en général". En fait, il dit : "C'est «une question de frontière», qui explique que vous devez faire très attention à la frontière sur laquelle vous ne devez ne pas vous aventurer dans un territoire qui n'a pas de limites claires."


En gros, le père Adolfo Nicolas, estime que même si le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation a fait du bon travail, il a raté l'occasion d'aborder des questions importantes qui sont très pertinentes pour les futurs travaux de l'évangélisation.

 

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Publié le 29 Octobre 2012

L'Année de la Foi étant confiée par Benoit XVI à la Marie, la mère de Jésus, j'ai décidé de lui consacrer une série d'article en trois parties qui comme vous pouvez le deviner sera vu du point de vue de l'exégète et de l'historien. Ce qui fait que j'ai peu de chances d'avoir le prix de théologie du Vatican, mais ce n'est pas grave. Et il faut dire qu'entre le Ier siècle et le Ve siècle, Marie devint plus une création dogmatique q'un personnage réel. Ici, nous tenterons d'approcher qui fut vraiment la mère de Jésus et à travers elle son fils.
Les évangiles, écrit entre 64 et 95, ne nous apprennent rien de sûr sur Marie, ceux-ci concernant avant tout Jésus et les récits de l'enfance sont plus récents que l'évangile de Marc. On a sur cette dernière que quelques informations éparses qu'il convient de compléter à l'aide de la Torah et du Talmud et des recherches archéologiques.
 
On apprend dans les évangiles de Luc et de Matthieu que Marie, qui est une cousine de la mère de Jean le Baptiste, Élisabeth, une aaronide, est probablement né et a grandi à Nazareth (Luc 1, 26-27), a une sœur qui portait le même nom (Jean 19, 25), - ce qui indique une récurrence de ce nom au sein de sa famille et son origine galiléenne (Myriam était la sœur de Moïse) ainsi que du contexte de sa naissance au temps d'Hérode Ier le Grand (marah, " amertume ", " rebelle ") -, et Que sait-on de Marie, la mère de Jésus ? (1ère partie)est "accordée en mariage" (Matthieu 1, 18) à un homme du nom de Joseph, qui serait descendant du roi d'Israël, David. L'Annonciation et le Magnificat montre aussi que Marie était une personne déterminée, au fort caractère, et que l'évangéliste Luc a su jouer sur l'interprétation en hébreu de son prénom. Ces maigres données peuvent être complétés par la recherche sur le contexte familial au Ier siècle. Les familles juives étaient nombreuses (donc Marie n'a pas eu qu'une sœur), et le mariage, si l'on suit le Talmud, se faisait entre gens du même statut social et de la même tribu (le mariage est clanique). Joseph étant tekton, un artisan, la famille de Marie était probablement du même milieu, donc de petits notables de village, et de la même tribu, donc de la "Maison de David". Elle ne pouvait donc pas être une aaronide, ce serait l'évangéliste Luc qui pour faire un parallèle avec Jean, le Maître de Jésus, créa cette parenté. Il semblerait aussi que la revendication familiale d'une descendance royale prestigieuse est ancienne, mais à prendre avec des pincettes car le titre de " Fils de David ", comme on peut le voir avec l'Iduméen Siméon Bar Goria en vint à désigner tout prétendant au trône d'Israël. Le mariage, comme l'indique Matthieu 1, 18, était un contrat entre les parents, car les futurs mariés étaient jeunes, Joseph devait avoir entre 15 et 18 ans et Marie entre 12 et 15 ans. C'était la famille de la mariée qui négociait la dot que devait verser le fiancé, et le contrat avait valeur d'acte de mariage, dont la cérémonie avait lieu 1 an plus tard afin de permettre aux époux de préparer au mieux leurs conditions de vie de couple.
 
Que sait-on de Marie, la mère de Jésus ? (1ère partie)Ce serait au cours de cette période qu'aurait lieu l'Annonciation et que Marie serait devenue enceinte d'après Matthieu 1, 18. L'Annonciation n'est pas un récit authentique. Il est probablement à l'origine un récit d'annonce de naissance calquée sur celui de Samson, dont il reprend le schéma. Cependant, quelques éléments sont intéressants d'un point de vue historique. On y voit que Marie est baigné dans l'atmosphère apocalyptique de la fin de règne d'Hérode, et, aurait peut-être eu un appel prophétique au début de son adolescence sans qu'on puisse dire lequel. Comme Jeanne d'Arc savait-elle communiqué avec son subconscient ? L'affirmation de Matthieu 1, 18 pour R. E. Brown ( The Birth of Messiah : A commentary on the Infancy narratives of Matthew and Luke, The Anchor Yale Bible Reference Library, 1998) est une interpolation à un récit d'annonce à Joseph, calqué sur les midrach concernant la naissance de Moïse, où l'ange apparaissait à celui-ci après que l'on apprennent que Marie était "accordée en mariage" à Joseph. Le récit aurait été modifié après que la conception virginale se soit imposé au sein de la communauté chrétienne. Que sait-on de Marie, la mère de Jésus ? (1ère partie)Mais ce récit primitif, nous apprend que Joseph était probablement lui aussi à l'écoute de l'Esprit. Peut-on présumer à quel secte appartenait ou sympathisait ces deux jeunes galiléens ? C'est une possibilité. Mais il n'y avait que deux groupes religieux organisés en Galilée à l'époque et comptant de nombreux sympathisants, les Galiléens, disciples de Judas le Galiléen, faction extrémiste du parti pharisien, et les Hassidim, des rabbins charismatiques. La place donné à l'Esprit dans ces deux récits d'annonce fait pencher pour la seconde théorie, de même si on considère que le Magnificat était aussi à l'origine prononcée Marie (Boismard penchait plutôt pour Élisabeth dans une version primitive du récit de la Visitation dans L'évangile de l'enfance (Luc 1 - 2) selon le Proto-Luc, in Etudes religieuses 35, J.Gabalda, Paris, 1997).
 
Que sait-on de Marie, la mère de Jésus ? (1ère partie)Ensuite, selon Matthieu 1, 25, Joseph, au bout des un an, semble être venu chercher lui-même sa femme, procédure plus rare, et qui se faisait avec  l'accord des parents. Le mariage était consommé le soir même, contrairement à ce qu'affirme ce même verset 25 qui nous dit : "mais il ne la connut pas jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus." Pour Raymond Edward Brown  (id.), le début du passage ne figurait pas dans le récit primitif. D'ailleurs Luc 1, 35 ne suggère pas autre chose en ces termes : " L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu. " On se suggère pas une conception virginale mais le fait que l'Esprit de Dieu viendra sur elle (c'est l'évangile de Matthieu qui amène plus loin cette opinion), comme sur la tente de la Rencontre dans le désert du Sinaï, et conforte l'hypothèse rapporté plus haut. Que sait-on de Marie, la mère de Jésus ? (1ère partie)D'ailleurs, d'après François Bovon (L'Evangile selon saint Luc, 1 - 9, Labor et Fides, 1991) , Luc 1, 38  était suivi directement par Luc 2, 6, et semblait indiquer qu'à l'origine Jésus naissait à Nazareth. Les récits de naissance de Matthieu et de Luc seraient des créations des évangélistes ou des communautés primitives destinés à démontrer que dès sa naissance, Jésus va réaliser les promesses des Prophètes, et parfois inspirés de midrach comme celui de Moïse, destiné à montrer que Jésus est un nouveau Moïse ou un nouveau David. La paternité de Joseph ne semble pas d'ailleurs faire de doute du vivant de Jésus, comme le montre la référence au terme " parents " dans Luc 2, 41. Le nom choisi par Marie d'après Luc semble suggérer que cette dernière pensait que la libération d'Israël viendrait de son vivant : Yehoshoua signifie Dieu sauve, et est le nom en hébreu du prophète Josué, qui aurait conquis la Terre promise. Après sa naissance si l'on suit Luc 2, 21-24, Marie et Joseph respecte scrupuleusement les rites juifs concernant celle-ci (circoncision, présentation, et purification de la mère) même si ces procédures ne nécessitait pas d'aller au Temple de Jérusalem. En Galilée même se trouvait des villages de lévites. C'est Luc qui aurait repris probablement des petits sommaires circulant dans les communautés chrétiennes afin d'affirmer la judéité de Jésus entre 50 et 70 pour transformer ce récit en un récit d'annonce du règne messianique par la bouche d'hommes de Dieu.
 
Ensuite, on ne sait rien sur Marie et Jésus à part l'anecdote où Jésus est retrouvé à 12 ans dans le Temple au milieu des docteurs, sinon que probablement que Marie et Joseph eurent une famille nombreuse, comme le confirmerait que dans Luc Jésus est le "premier né" du couple (terme légal, toujours rapporté à côté d'un frère aîné dans la Bible et sans qu'on retrouve une fois la mention de fils unique à côté de Jésus tel qu'on retrouve la mention dans Luc 7, 12, 8, 42, 9, 38 qui fait très bien la différence). Que sait-on de Marie, la mère de Jésus ? (1ère partie)Le but d'une famille était alors de pérenniser son nom à travers sa postérité avant tout masculine et de conforter la position de sa famille en mariant bien ses filles, et la présence des frères et des sœurs de Jésus dans l'évangile de Marc et de Jean est donc tout à fait approprié de ce point de vue. En effet, vu que les frères accompagnent Marie dans ces deux évangiles, ils ne peuvent être des cousins qui, eux ont à s'occuper aussi de leurs parents, et des auteurs du Ier siècle, maniant mieux le grec, n'aurait pas commis les erreurs des traducteurs de la Septante (Colossiens 4, 10 utilise le terme approprié d'anepsios au lieu d'adelphos, qui est bien différencié dans Luc 14, 12 et 21, 16 du mot proche en grec, sungenes, et le terme grec adelphé pour sœur dans le Nouveau testament n'y désigne jamais de cousine), tout en sachant que le terme cousin existe aussi en araméen, berdousen ou E bin amo. Le choix de leur nom (Jacques, Joseph, Judas, Simon), comme celui de Jésus, montre une famille empreinte de nationalisme qui s'exprime à travers un respect scrupuleux de la religion juive afin de se démarquer de l'hellénisme qui se trouvait dans les cités construites par Hérode le Grand et Hérode Antipas en Galilée, dont la ville proche de Sepphoris. Si le Magnificat (qui est une composition des premières communautés chrétiennes ou de l'évangéliste Luc) est à l'image des sentiments de Marie à l'époque, cela recoupe cette vision des choses et montre que celle-ci ressemblait bien aux Galiléens de l'époque, très fervents et nationalistes.
 
Il convient dans ce cas de se poser, à la lecture des évangiles et des coutumes juives de l'époque, la question d'une influence de Marie sur l'éducation de Jésus ? Si l'on suit les coutumes juives, on peut penser le contraire. Que sait-on de Marie, la mère de Jésus ? (1ère partie)La place de la femme était réservée aux travaux domestiques car la société juive était patriarcale : cuisine, lessive, ménage, filer et tisser les étoffes, faire la farine et préparer le pain, aller chercher l'eau au puits ou à la fontaine. Et elle élevait principalement les filles, car c'était l'homme qui était chargé de l'éducation des garçons et de lui apprendre un métier, selon les recommandations des rabbins (c'est probablement de lui que Jésus doit son métier de tekton). Cependant, la carrière de Jésus peut amener à relativiser ces points. Si comme le pense, Daniel Marguerat (L'Aube du Christianisme, Labord et Fides, Bayard, Genève, Paris, 2008) et François Bovon (Sur les traces de Jésus, documentaire BBC), la ville voisine de Sepphoris exerçait une grande inflence sur son aire locale, il se peut que Marie ait eu à s'occuper des enfants plus souvent, si Joseph devait y exercer son métier, et expliquerait peut-être une telle présence des femmes autour de Jésus. Mais si l'on suit le récit de Luc 2, 41-51, où sa famille le retrouve au Temple au milieu des docteurs, elle et son mari semble ignorer que leur fils soit invité à un grand destin. D'ailleurs, dans le Magnificat, qui suit l'Annonciation, il n'y a aucune allusion directe à Jésus ou au Messie.  Il faut dire si l'on suit l'évangile de Marc, Jésus et sa famille ne semblent guère s'être démarqué des habitants de leur village : " N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de Josès, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici, chez nous ? " (6, 3.) Et ce jusqu'à ce qu'il ait atteint environ 30 ans (dans les faits 33 ou 34 ans), d'après l'évangile de Luc.
Freyr1978

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Publié le 28 Octobre 2012

Le Synode sur la nouvelle évangélisation vient de s'achever avec les paroles du pape Benoît XVI sur l'engagement d'un renouveau spirituel de l'Église dans le monde toujours plus sécularisé, qui est sans doute sa chance. Il avait lui-même au cours des trois semaines de délibérations trouver de nombreuses suggestions et idées à partir des quelles il pouvait maintenant créer le document post synodal final, comme il l'a annoncé, dimanche 28 octobre, dans son message avant la prière de midi sur la place Saint-Pierre.

 

Ces propositions que le pape peut modifier à sa guise ont déçu ceux qui pensent que l'Eglise doit adopter des réformes et se doter de nouvelles structures : il y a peu d'avances concrètes sur le rôle des femmes, des laïcs, sur l'œcuménisme. Le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation s'est terminée le dimanche matin, avec quelques 250 évêques, par une messe solennelle du pape.

 

Le pape souligna devant des dizaines de milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre, que le Synode avait été un grand moment de communion ecclésiale. L'Église du monde entier était représenté, et la réunion devrait certainement apporter ses fruits. Le Synode avait dit clairement combien il est agréable d'être dans l'Église, précisément aujourd'hui, dans ce monde et au milieu de l'humanité avec ses peines et ses espoirs.

 

Benoît XVI désigna comme significative, la coïncidence de ce synode avec le 50e Anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II (1962-65) et l'"Année de la Foi" récemment ouverte. C'est la vision du pape, mais celle des laïcs se verra avec le temps et doit aussi être prise en compte.

 

Cela pourrait effacer l'idée que l'évangélisation n'est pas une invention nouvelle même aujourd'hui. Le Pape dit qu'il s'agit plutôt d'une dynamique qui avait été faite il y a 50 ans de façon claire de même que les "terres de mission" dans des pays traditionnellement chrétiens qui avaient besoin d'une nouvelle proclamation de l'Evangile. Durant la messe de clôture, Benoît XVI a proposé trois pistes principales à suivre pour répondre à cette "urgence", mais en en malheureusement oublié d'autres : une pastorale ordinaire ravivée, une mission ad gentes qui tienne aussi compte de la mondialisation et enfin l’adoption de nouvelles méthodes pastorales adaptées aux différentes cultures du monde. Ce sont des solutions qui ne tiennent pas compte des réalités de cette époque et de la vie des populations qui ne sont pas forcément perméable au message chrétien.

 

Le Synode finit sur une belle déception, montrant que l'Église doit faire une véritable réforme au lieu de s'accrocher au passé et de faire des solutions sans peu de conséquences.

 

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Publié le 27 Octobre 2012

L'adoption d'un document de 20 pages au Synode des évêques du Vatican, achève la réunion des évêques ce samedi 27 octobre leur travail d'évangélisation. Un texte structuré de 58 «propositions» (recommandations) a été réalisé durant trois semaines de délibérations avec le Pape et doit être également publié. L'évangélisation doit être une tâche permanente de tous les croyants, ils doivent adopter les signes des temps et une prendre en compte une «inculturation de la foi». L'Eglise doit comprendre que la laïcité est un défi mais aussi une chance.

 

Le synode désigne les paroisses et le travail en petits groupes et communautés comme une place prioritaire pour l'évangélisation. Le synode se terminera dimanche avec une messe de clôture du Pape. Á partir des 58 Propositions, le pape Benoît XVI en collaboration avec les évêques du synode créera un document final officiel.

 

La nouvelle évangélisation devra donc répondre de manière appropriée aux défis de la mondialisation, comme ceux de la sécularisation, comme le texte le précise. Elle doit affirmer une politique de respect des droits de l'homme et de la liberté religieuse. Elle devrait déjà la faire pour les théologiens qu'elle prive d'enseignement, les évêques qu'elle pousse à la démission car ils ne sont pas dans la ligne et ceux qu'elle exclue comme les divorcés remariés et les homosexuels.

 

Elle doit également être inextricablement liée à la protection de la vie, défendre la justice et lutter pour l'éradication de la pauvreté et de l'exclusion. En outre, les évêques doivent inclure les migration internationales dans leurs efforts pour promouvoir les droits et devoirs des immigrés mais aussi de promouvoir un échange mutuel. Cela devrait jouer un rôle important dans l'évangélisation de l'enseignement social catholique. Cette situation devrait prendre en compte les «nouveaux visages de la pauvreté», comme pour les affamés, les sans-abris, ceux qui vivent seuls, les toxicomanes, les réfugiés, les migrants et les peuples autochtones. Encore faudrait-il quelle ne fasse plus des compromis avec l'enseignement de Jésus.

 

Outre dans les paroisses, l'éducation joue aussi un rôle central pour l'évangélisation dans les écoles et les universités catholiques, comme l'indique les propositions. Il faut donc mettre assez de liberté pour les écoles catholiques et plus généralement pour avancer les leçons. Cependant, les paroisses ne devraient pas être négligés dans la catéchèse des adultes. Il est important d'avoir une bonne éducation théologique des prêtres, des enseignants et des catéchistes. En gros, c'est de faire des robots obéissants aux ordres.

 

L'Eucharistie est pour le synode la source et sommet de l'évangélisation. Cela s'applique également à redécouvrir le dimanche chrétien, comme le recommande le synode. En plus d'une célébration digne de la liturgie, l'eucharistie doit être utilisé comme c'est le cas dans la piété populaire avec les pèlerinages et les lieux saints pour la nouvelle évangélisation. Aurait-il oublié que c'est l'enseignement de Jésus la base pour tous les fidèles.

 

Dans ce foisonnement d’idées, aucune ligne directrice n'a émergé : le renouvellement n'est pas venu de ce synode. L'«aggiornamento» n’est pas au programme de ce synode, il vaudrait peut être mieux développer des pratiques synodales de réflexion en commun au niveau local pour permettre à certaines intuitions novatrices de se développer.

 

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Publié le 27 Octobre 2012

L'évêque émérite de Vienne, Helmut Krätzl souligna dans une interview pour le quotidien "Die Presse" (édition de samedi) : "Le Concile Vatican II "doit continuer d'être pensé", et le potentiel encore endormi de la réunion de l'Église tenue il y a 50 ans, doit être reconnu et montré". Le nouveau livre de Krätzl "Le Concile : Un bond en avant - Un témoin fait le bilan" vient d'être publié dans les éditions "Tyrol".

 

Krätzl, qui aura dans deux semaines 81 ans, était en 1958 un étudiant au  début du pontificat de Jean XXIII à Rome, puis entre 1962 et 1963, il suivit le Concile comme sténographe. Tout comme dans son livre, il rappelle dans on interview à " Die Presse" le rôle de Joseph Ratzinger, aujourd'hui devenu le pape, "Nous avons aimé le lire, parce qu'il était progressiste et intéressé par la théologie, sa théologie était lisible -par opposition à la lecture lourde de Karl Rahner. Ratzinger était une véritable autorité pour nous." Dans les commentaires de l'époque on peut lire, "que Ratzinger était presque euphorique à propos de ce que le Concile avait apporté de nouveau."


L'évêque se plaint de ce qu'il y avait eu dans l'Église depuis les différentes étapes Concile à son retour en arrière, comme "sur la question de la paternité responsable". Il rappelle le texte correspondant du Concile sur la responsabilité et la conscience des époux à l'égard du nombre d'enfants (Gaudium et spes, 50) : "À partir de ce texte perçu comme un arrangement et une libération était venu la restriction sur les méthodes du contrôle des naissances, qui pour beaucoup n'est pas viable dans ce domaine. La question de la confiance au Magistère avait beaucoup perdue. L'Église s'est maintenant attribuée en grande partie un rôle en matière de morale sans en avoir l'expertise. "


Autre critique, le Magistère a également pratiqué l'approbation de la forme extraordinaire de la messe («rite préconciliaire»). Par Benoît XVI. Cette approbation accordée aux lefebvristes était perçue comme "un retour en arrière par rapport au renouveau liturgique que le concile voulait, puisque chacune des deux liturgies au sein de l'Église s'opposent."


L'ancien vicaire général de Vienne décrit le thème de la "collégialité des évêques", comme "l'un des grands potentiels du Conseil qui n'a même pas été posé." Les évêques auraient eu la responsabilité du gouvernement de l'Église universelle, et cela "toujours avec le pape, et non sans un pape." Des efforts visant à une régulation appropriée de celle-ci n'est en rien devenu réelle.

 

Même l'état actuel du synode des évêques - qui se produit dans nouveau ensemble le dimanche pour la première fois depuis 2008 - était insatisfaisant. Le Pape Paul VI avait créé le synode, où tout participant de chaque Conférence épiscopale de l'Église universelle devrait être là. "Il avait dit en effet que les évêques avaient un rôle consultatif, mais le pape pouvait aussi leur donner la voix pour décider des questions exhaustives. Cela n'est jamais arrivé", a déploré Mgr Krätzl.

 

L'évêque auxiliaire à la retraite est fermement opposée à ce qu'un tiers du Concile Vatican II soit seulement développé. "Selon la situation météorologique générale actuelle" on devrait "corriger" le Concile Vatican II.

 

La situation du Concile, toutefois, "a complètement changé", a admis Mgr Krätzl. Il y a 50 ans une partie des solutions au manque des prêtres n'avaient toujours pas été indiqué. On est en mesure maintenant de répondre à ce manque, et l'ancien vicaire général propose l'ordination des diacres permanents qui peuvent être mariés, comme prêtres. En tout état de cause, il est essentiel "qu'on veuille aujourd'hui quelque chose de l'optimisme du concile", a déclaré Mgr Krätzl.

 

Cet optimisme a été brisé par les gardiens de la foi ne voulant pas s'ouvrir au monde et qui de ce fait ferme la porte aux autres. Il faut donc que le Concile Vatican II soit à nouveau ce ferment de renouveau et pas ce texte tronquée par une minorité. Le salut viendra des fidèles et non d'un synode incapable de prendre de réelles mesures.

 

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Publié le 26 Octobre 2012

À la fin des travaux du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, les Pères synodaux ont publié le 26 octobre un long «Message au peuple de Dieu». Mais la déception est grande, car aucune stratégie nouvelle n'est adoptée. L’annonce de l’Évangile est «une urgence qui touche toutes les régions du monde, celles de récente tout autant que d’ancienne évangélisation», indique le message des Pères synodaux.

 

Filant la métaphore sur l’Évangile de la Samaritaine, le message assure que «nombreux sont les puits qui s’offrent à la soif de l’homme» mais qu’un discernement est nécessaire pour «éviter les eaux polluées». «Il est urgent, poursuit-il, de bien orienter la recherche pour ne pas devenir la proie de désillusions destructrices». Ce qui est destructeur est de continuer dans le même sens en pensant que c'est une horloge qui peut-être réglée à l'infini, pourtant elle a ses limites et ne peut durer éternellement, sauf si elle s'adapte à son époque.

Le message indique qu’il ne s’agit pas «d’inventer on ne sait quelles stratégies, comme si l’Évangile était un produit à placer sur le marché des religions, mais de redécouvrir la façon dont, dans la vie de Jésus, les personnes se sont approchées de lui et ont été appelées par lui, afin d’introduire ces mêmes modalités dans les conditions de notre époque». «Il ne s’agit pas, indique encore ce texte, de tout recommencer à zéro, mais de s’insérer dans le long chemin de la proclamation de l’Évangile». Le refus continuel de réforme est dangereux, car l'Église est comme une maison, il faut faire des travaux pour la restaurer, si non elle s'écroule.

 

Ce message relève également l’invitation à évangéliser qui est avant tout un appel à la conversion de l’Église elle-même. Mais ne fait-elle pas tout le contraire pour redevenir crédible. Nous utilisons les mauvaises méthodes et nous en payeront le prix plus tard.

 

Puis, au fil des 12 pages de ce long message, en se gardant de tout «pessimisme», les Pères synodaux énumèrent les différents lieux et acteurs de l’évangélisation, parmi lesquels la famille, qui joue un «rôle essentiel dans la transmission de la foi», y compris «les situations familiales irrégulières», les jeunes, les laïcs, les paroisses, ou encore différentes composantes de la société comme les artistes, le monde de l’économie ou les hommes politiques. Mais ces différents acteurs sont au contact des médias, des ouvrages, ce qui peut leur donner un autre point de vue que celui de l'Église sur l'Évangile et même leur donner une vision ouverte sur le monde dont l'Église a peur.

 

Mention est également faite des situations familiales «dans lesquelles n’est pas respectée cette image d’unité et d’amour pour toute la vie que le Seigneur nous a confiée ». Alors que le sujet de l’accueil des divorcés remariés dans l’Église est revenu à plusieurs reprises dans les travaux synodaux, le message souligne que ceux qui sont dans des situations «irrégulières» demeurent «membres de l’Eglise même s’ils ne peuvent recevoir l’absolution sacramentelle et l’eucharistie». Il est grand temps de changer de direction avec les divorcés remariés, car on ne peut pas mettre de côté des fidèles pour des raisons douteuses.

Le message appelle également le monde politique à s’engager de façon désintéressée et transparente «pour le bien commun, dans le respect de la pleine dignité de la personne humaine, de sa conception jusqu’à sa fin naturelle ; de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, de la liberté d’éducation». Dans le document, il est également demandé aux politiciens de défendre «la liberté religieuse, de lutter contre les injustices, les inégalités, les discriminations, les violences, le racisme, la faim et la guerre». Les hommes politiques n'ont pas besoin de nos chers évêques pour mener à bien leur barque, ils font des choix et les applique, même si cela déplait à une minorité.

 

Tout ça pour ça, voilà ce que l'on peut se dire en voyant le résultat de ce synode qui n'a servit à rien. En plus, de cela nos chers évêques n'ont pas eu le courage de faire un ministère pour les laïcs et de tendre la main aux divorcés remariés. Un synode décevant doublé d'un manque de courage certain.

 

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Publié le 25 Octobre 2012

L'Église a rompu avec son image négative du passé et son "rejet du monde " au Concile Vatican II, déclara le cardinal Godfried Danneels. Pour lui, le Concile Vatican II avait été un concile qui ne ressemble à aucun des conciles précédent. C'était un événement spécial pour de nombreuses raisons. Même si il se trouve dans une longue lignée de concile : il était à bien des égards un nouveau type de concile.

 

Dans un discours prononcé le 18 octobre dans la cathédrale Clifton de Bristol et dans la cathédrale Saint-Georges à Southwark, au sud de Londres, le cardinal Godfried Danneels a donc dit que le Concile Vatican II représentait une "discontinuité avec la pensée passé" comparable à celui du Concile de Nicée en l'an 325, lorsque fut formulé le crédo de Nicée.

 

Ses remarques semblent toutefois entrer en conflit avec les analyses de Benoît XVI sur le fait que le Concile doit être compris comme la réforme dans la continuité. Le pape a ainsi critiqué l'"herméneutique de discontinuité", comme une analyse du Concile Vatican II. Le cardinal Danneels souligne que les conciles précédents étaient principalement un type de tribunal qui décidait et éliminait certaines choses, mais légitimait aussi d'autres choses et lui-même s'exprimait en termes juridiques. Dès le début, ce modèle ne fut pas adopté par les pères du Concile Vatican II. Vatican II avait choisi un genre littéraire différent et une autre langue. Il n'y avait pas de papiers sur des positions à découvert ou des jugements tranchants, pas de formulations de foi et de la discipline, et le langage normatif est très peu  utilisé.

 

Le cardinal belge parlait dans le cadre d'une série de conférences dans les deux diocèses pour marquer le début de l'Année de la Foi. Le cardinal Danneels, qui était présent en tant qu'expert du Concile Vatican II, déclara au public que le conseil démontra les traditions de l'Église et ses pratiques et qu'il "ne doit pas nécessairement rester [immuable] ainsi pour l'éternité."


Une mise au point très pertinente de la part du cardinal Godfried Danneels qui montre enfin que la vision du Concile Vatican II de Benoît XVI n'est pas partagée par tous, et cela est une bonne chose.

 

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Publié le 24 Octobre 2012

Plusieurs milliers de personnes ont participé mardi en France à des rassemblements contre l'adoption par les couples de même sexe. Organisés par Alliance Vita, ces rassemblements ont été organisés simultanément dans 75 villes - dont Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, et Avignon - sous forme de "flash-mob", ou défilés chorégraphiés, dont les images ont été postées sur internet.

 

Les hommes en noir d'un côté, les femmes en blanc ou en rose de l'autre scandent leur slogan, montrant que la parité ne joue pas dans cette manifestation. "Un papa. Une maman. On ne ment pas aux enfants", pouvait-on lire sur les tee-shirts des organisateurs de l'événement à Lyon, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes, avec "Mamma mia" d'Abba en fond musical. Une scénographie était organisée autour d'un jeune symbolisant un papillon, «dont les deux ailes sont le père et la mère, qui lui permettent de grandir et de s'équilibrer». Ayant pu voir les images sur le net, c'est vraiment risible.

 

"Vous pourrez bien me donner autant de papas que vous voudrez, ça ne me fera jamais une maman", pouvait-on lire sur les tracts roses distribués lors de la manifestation lyonnaise. Le rassemblement a donné lieu à quelques passes d'armes avec les passants. "On n'est plus au XIXe siècle, ni même au XXe", a lancé un badaud. "Si ça continue, bientôt, on va marier les animaux", lui a répondu un retraité affairé à distribuer des tracts. L'opération vise à s'opposer à la présentation, le 7 novembre en conseil des ministres, d'un projet de loi légalisant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Avec de tels propos, on comprend le nombre limité de manifestants, car ceux qui sont venus représentent un vision du catholicisme des plus datées.

 

Ces rassemblements se sont déroulés dans le calme à quelques incidents près. Á Lille, des contre-manifestants de la Lesbian & Gay Pride ont tenté de faire entendre leur voix. Sous l'arche de La Défense, un couple lesbien s'est livré à des démonstrations au milieu des manifestants. A Chalon sur Saône, des militants du Planning Familial ont manifesté face aux sympathisants d'Alliance Vita. Au moins, ces personnes montrent que l'ouverture d'esprit existe en France et qu'elles ne laisseront pas ces personnes parler au nom de tous, alors qu'ils ne sont qu'une insignifiante minorité.

 

L'association Alliance Vita qui se dit aconfessionnelle et sans appartenance politique, a été fondée notamment par Christine Boutin en 1993 pour répondre à l'adoption des premières lois bioéthiques. Elle milite à la fois contre la légalisation de l'euthanasie et contre le principe de l'adoption par les couples homosexuels. Cette association ne respire pas le modernisme le plus profond et essaye d'imposer des idéaux religieux à une société laïque, ce qui est vraiment une attitude peu réaliste à l'heure actuelle.

 

D'autres happenings sont également prévus les 25, 26 et 27 octobre. Un appel à une manifestation nationale devrait être lancé durant l’hiver, selon Alliance Vita. J'invite tous les Français à rester chez eux pour montrer leur désapprobation ou bien à faire des contre manifestations pour montrer que le mariage homosexuel est un mariage civil et que ces pseudo-catholiques n'ont pas leur mot à dire.

 

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Publié le 23 Octobre 2012

Le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation du Vatican, entre dans sa phase finale. Actuellement, les 260 évêques et 140 conseillers et observateurs travaillent en petits groupes sur 57 "propositions" qui seront terminées ce week-end. Le texte d'environ une demi-page est extrait à partir des 327 propositions qui avaient été développées dans les douze cercles linguistiques.

 

Le travail dans les groupes linguistiques ont été suivi par un débat de dix jours, dans lequel le synode avait abordé divers aspects du thème de «La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne». Les 57 «recommandations» seront adoptées samedi et publié.

 

La veille, vendredi, le synode veut donner un "message d'espoir" pour le public. Dans le rapport de plus de 10 pages, le Synode a voulu résumer les expériences de leurs trois semaines de consultation sur le thème de l'évangélisation en particulier pour leurs églises locales.

 

Les propositions sont la création d'une commission de violations de la liberté religieuse, une «étude spéciale» de la question des divorcés remariés l'importance de la beauté dans la liturgie, la conversion nécessaire de l'Église à l'Évangile, le sort des migrants, la pertinence de la doctrine sociale de l'Eglise, l'Eglise de l'adaptation à des contextes urbains, le rôle du dimanche, le sacrement de la Réconciliation, la disparition de la «discrimination résiduelle» contre les femmes, la relation entre la science et la foi, le dialogue avec l'islam, etc. Curieusement, la possibilité de la création d'un ministère de catéchiste laïc ne semble pas être dans cette liste, alors que cette intuition fut cité à de nombreuses reprises dans les débats.

 

Les 57 «propositions» sont une continuation systématique, mais aussi l'approfondissement des travaux préparatoires et des textes pour le synode, pour cela le synode a nommé comme consultant l'exégète du Nouveau Testament de Bochum, Thomas Söding. Les scénarios se trouvant dans les premiers documents ont été remplis d'une variété de rapports de terrain provenant du monde entier et d'un caractère pastoral concret.

 

Comme une touche spéciale du synode Thomas Söding rappela la question de la liberté religieuse à l'intérieur et à l'extérieur de l'église. En outre, cette affaire concernait également la transmission de la foi, qui doit toujours être renouvelée. Il évoqua le sermon du Pape, sur le 50e anniversaire du concile où il avait appelé à la continuité en conjonction avec la rénovation.

 

Thomas Söding ensuite réaffirma la centralité de la Bible pour le renouvellement de la foi - en plus du catéchisme. Il parla du synode des évêques en 2008, lorsque le rôle de la Bible fut donnée comme centre de la vie des chrétiens. En outre, dans le synode sur la nouvelle évangélisation, la transmission de la foi fut particulièrement soulignée par le catéchisme. Une attention accrue sur la Bible est impérative souligna Thomas Söding. En plus du catéchisme, elle est le pilier le plus important de l'éducation religieuse, déclara le conseiller du synode des évêques.

 

Selon Thomas Söding l'examen de la Bible permet une implication profonde et active avec leur propre foi,. En outre, il souligna le rôle de l'éducation religieuse comme le seul endroit où les étudiants entrent en contact avec les croyances. Selon ce qu'en dit l'exégète, les leçons ne devrait pas être réservé seulement aux études religieuses, mais elles doivent puiser dans le christianisme à l'intérieur et en dehors,.

 

C'est une réelle déception, faire des laïcs des missionnaires alors que les premiers chrétiens furent des «témoins plutôt que des missionnaires», c'est dur à croire. Car ces derniers étaient dans des structures sociales et familiales déjà établies qu'ils ont investi de l'intérieur, propageant leur doctrine par l'exemple et par contagion. Il n'est donc pas utile de transmettre, c'est ce que l'on peut appeler la mission immobile.

 

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