Publié le 28 Février 2013

nouvelobs.com dans son article du 28 février Le pape Benoît XVI, qui abandonnera à 20 heures sa charge de chef de l'Église catholique, s'est exprimé pour la dernière fois devant les cardinaux de la curie le jeudi 28 février vers 11 heures dans la salle Clémentine du palais apostolique.

 

Il a notamment promis son "obéissance inconditionnelle" à son successeur : "Parmi vous se trouve le prochain pape, auquel je promets déférence et obéissance inconditionnelle", a-t-il déclaré dans une brève déclaration à quelques heures de la prise d'effet de sa démission historique, ajoutant qu'il serait proche d'eux "par la prière" lors du prochain conclave. Au cours de l'intervention diffusée sur les télévisions du monde entier, Joseph Ratzinger a également fait allusion aux scandales qui ont émaillé les huit années de son pontificat, évoquant des "moments très beaux et des moments où il y a eu quelques nuages dans le ciel".

 

Portant sur les épaules la mosette (courte pèlerine) rouge bordée de fourrure blanche, il a souhaité que les cardinaux soient "un orchestre" dont "les diversités concourent à l'harmonie" de la réalité plus élevée de l'Église. Il a exprimé ses remerciements pour "la proximité", "les conseils" et la "grande aide" qu'ils lui ont procurés.

 

Le pape a aussi tenu à exprimer "ce qui lui tenait particulièrement à coeur" : que "l'Eglise n'est pas une institution mais une réalité vivante, qui avance avec le temps et ne cesse de se transformer". L'Eglise "est dans le monde mais n'est pas du monde", a-t-il encore ajouté.

 

Assis sur des fauteuils en face de lui, les princes de l'Eglise avaient le visage grave. Ils se sont ensuite levés pour aller le saluer. Quelques cardinaux étaient courbés par l'âge ou en fauteuil roulant. Beaucoup pleuraient ou étaient au bord des larmes, en baisant l'anneau papal, en lui serrant les mains et en échangeant quelques mots. Le pape était arrivé dans la salle Clémentine à petits pas, les traits tirés par la fatigue, et s'était assis sur un petit trône doré recouvert de velours rouge. Il pouvait voir en face de lui une superbe fresque montrant la barque de l'Eglise dans la tempête.

 

Le pape Benoît XVI, qui abandonne à 20 heures ce jeudi 28 février sa charge de chef de l'Eglise catholique,  a envoyé un dernier tweet quelques minutes avant son départ en hélicoptère du Vatican : "Mettez le Christ au centre de vos vies", écrit-il . "Merci pour votre amour et pour votre soutien. Puissiez-vous expérimenter toujours la joie de mettre le Christ au centre de votre vie !", a déclaré le pape dans le message posté à 17H02 (heure française) sur son compte appelé @pontifex, trois heures avant l'entrée en vigueur de sa démission historique. 

 

Benoît XVI a quitté jeudi après-midi le Vatican en hélicoptère pour se rendre à sa résidence d'été de Castel Gandolfo, à une trentaine de kilomètres de Rome. L'appareil, qui appartient à la République italienne mais est orné d'un drapeau du Saint-Siège, a décollé à 17H05 de l'héliport du Vatican, situé sur les hauteurs du petit Etat.

 

Ces derniers messages avant de quitter les cardinaux et les fidèles expriment le souhait de Benoît XVI de voir l'Église traverser cette crise et qu'elle retrouve son unité, mais cela tiendra aux choix du prochain pape.

 

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Publié le 28 Février 2013

Dans l'article de rtbf.be info jeudi 28 février, Le chef de l'Église catholique d'Australie, qui participera au conclave pour élire le nouveau pape, a publiquement égratigné Benoît XVI jeudi, jour de sa démission, lui reprochant sa renonciation "déstabilisante" et son incapacité à réaliser l'unité des catholiques.

 

Le cardinal George Pell, électeur australien au conclave qui devrait se tenir en mars pour désigner un nouveau souverain pontife, a estimé que "le gouvernement n'était pas (le) point fort" de Benoît XVI. Sans doute, mais il n'était pas aidé par son entourage qui aurait dû le suppléer.

 

"Je préfère quelqu'un qui puisse mener l'Église et la rassembler un peu", a-t-il déclaré à la télévision, citant en particulier comme point noir du pontificat de Joseph Ratzinger le scandale de Vatileaks qui a jeté le discrédit sur la Curie romaine. On aimerait savoir à qui il pense pour ce rôle.

 

George Pell a également critiqué la démission de Benoît XVI, premier pontife à le faire librement en sept siècles, qui selon lui établit un fâcheux précédent. "Ceux qui, par exemple, seraient en désaccord avec un futur pape, seront tentés de lancer une campagne pour le pousser à la démission." Benoît XVI a fait un choix en pure conscience, car il était trop âgé. Rien ne permet de dire que c'est un dangereux précédent. Son successeur, a-t-il poursuivi, devra "maintenir la tradition, tant dans la foi que dans la morale, laquelle se trouve attaquée".

 

Mercredi, le cardinal Godfried Danneels s'était quant à lui montré élogieux sur le pontificat de Benoît XVI, évoquant "un grand respect" pour ses connaissances théologiques. "Sa démission lui ressemble totalement. Il montre qu'il a pris les responsabilités de sa fonction mais qu'elle ne lui colle pas à la peau", a déclaré l'ancien archevêque de Malines-Bruxelles mercredi avant de rejoindre le Vatican pour le conclave.

 

Ce jeudi à 20h, Joseph Ratzinger quittera le Vatican, sans cérémonie, pour se retirer sous le titre de "Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite" dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo. La seule manifestation concrète de cette fin de règne sera le levé de camp des gardes suisses devant la résidence.

 

Le pape va nous quitter cette nuit et les attaques commencent, il faut bien donner un place à un futur candidat, mais attention à ne pas être trop dur, car cela sera fatal.

 

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Publié le 27 Février 2013

Dans leurs articles du 27 février, rtl.fr et nouvelobs.com nous montre que le pape Benoît XVI a évoqué mercredi "les eaux agitées" de son pontificat tout en ajoutant que "Dieu ne laissera pas couler son église", lors de l'ultime audience de son pontificat devant plus de 150.000 personnes rassemblées Place Saint-Pierre.

 

Le pape a été très acclamé mercredi par une foule de plus de cent mille personnes venue lui rendre hommage pour sa dernière apparition sur la place Saint-Pierre, à la veille de sa démission historique dans une période d'incertitude pour l'Eglise.

 

Faisant un tour de la majestueuse place en papamobile décapotée sur les côtés, le pape, qui paraissait frêle à l'approche de ses 86 ans, a été acclamé pour sa 348e audience générale par une foule estimée à plus de 100 000 fidèles et touristes, brandissant des drapeaux ou banderoles disant "Merci" dans toutes les langues.

 

Dès les premières heures de la matinée, des fidèles venus en majorité de Rome avaient commencé à s'approcher de Saint-Pierre, pour assister à ce moment historique et emprunt d'émotion. La place comme la via della Conciliazione, la grande avenue menant du Tibre au Vatican était noire de monde. Des paraboles de télévision et des écrans géant étaient là, comme pour les funérailles de Jean Paul II en 2005 ou sa béatification en 2011.

 

Le pape a voulu laisser un message de confiance avant son départ jeudi : "dans ces derniers mois, j'ai senti que mes forces diminuaient et j'ai demandé à Dieu, avec insistance, dans la prière de m'éclairer de sa lumière, de me faire prendre la décision la plus juste (...) J'ai franchi ce pas dans la pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais aussi dans une grande sérénité d'âme", a-t-il assuré.

 

Dans les huit ans de pontificat, a-t-il reconnu, en faisant allusion aux scandales et controverses, "il y a eu aussi des moments pas faciles, dans lesquels les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l'histoire de l'Eglise, et le Seigneur semblait dormir". "Mais j'ai toujours su que la barque de l'Eglise n'est pas mienne, n'est pas nôtre mais qu'elle est Sa barque et qu'Il ne la laisse pas couler", a-t-il souligné.

 

Rappelant qu'en devenant pape le 19 avril 2005, "un grand poids avait été posé sur ses épaules" et que "la dimension privée de sa vie avait été complètement supprimée", Benoît XVI a redit qu'il se retirait désormais de toute activité publique, même si un pape "ne peut pas revenir à la vie privée". "Je continuerai d'accompagner le chemin de l''Eglise dans la prière et la réflexion", a dit le pape.

 

Jeudi, Joseph Ratzinger quittera le Vatican, sans cérémonie, pour se retirer sous le titre de "Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite" dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo. Puis il s'installera dans un monastère, caché aux yeux du monde, sur la colline du Vatican.


Le pape allemand, qui aura régné huit ans, a pris la décision historique de démissionner. Il est le premier pontife à le décider librement en sept siècles. Il n'avait plus les forces d'assumer sa fonction face aux défis d'un monde en pleine mutation. Un conclave doit se réunir en mars, à une date encore inconnue.

 

Demain Benoît XVI quittera cette fonction si difficile et laissera la place à un nouveau pape, on peut maintenant se poser la question de sa place dans l'Église qui sera sans doute intellectuelle, mais le nouveau pape devra trouver sa place après ses 8 ans de pontificat.

 

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Publié le 26 Février 2013

Dans une dépêche de Kipa du  25 février, le co-fondateur de l'initiative des prêtres autrichiennes, Helmut Schüller a appelé les catholiques à quitter "le rôle bien rodée de sujets." Ils doivent exercer de leurs propres mains leurs droits dans l'Église, comme l'a déclaré Helmut Schüller dimanche soir à Nuremberg. Il critique le fait que le principe de subsidiarité dans la doctrine sociale catholique ne s'applique pas dans l'église elle-même à ce jour. "Comment l'Église peut vraiment prêcher la transparence, le courage de l'individu, la responsabilité envers ses responsables, si elles ne sont pas pratiquées dans ses rangs ?"


Helmut Schüller parla ainsi devant plus de 600 personnes dans l'église bondée de Nuremberg de la communauté de l'"Incarnation du Christ". L'activité de formation en ligne d'une séries de sermons de Carême de la ville de l'église de Nuremberg fut annulée en raison de la pression du diocèse de Bamberg et d'Eichstätt.

 

Les prêtres autrichiens exigent des droits fondamentaux pour tous les baptisés. Les "règles de la maison Église" doivent veiller à ce que les croyants peuvent mener le dialogue juridique avec l'Eglise. L'obéissance est problématique lorsque ce "sont ceux qui s'en réclament, qui sont contrôlé par n'importe qui." Le terme "amateur" pour les catholiques non consacrés devrait être remplacé par les mots "gens d'église". Il est nécessaire de se lever et de parler librement d'un "texte brut", même avec les dignitaires.

 

Les évêques ont demandé au représentant de l'initiative de se repentir. Pour Helmut Schüller, il n'y a pas ce qu'a voulu le Concile Vatican II, une collégialité ancré entre les évêques et le pape dans le gouvernement de l'Église universelle, qui doit être prise au sérieux et ces derniers doivent "prendre soin de leur Église." Cette tâche a été trop longtemps négligée par les réformateurs religieux. "Si nous obtenons des changements fondamentaux, tous les enjeux de la réforme restent sur le papier."


Helmut Schüller met en garde contre des attentes élevées pour le prochain pape. Ce sera certainement un "monarque absolu", surtout à cause du système du Vatican qui l'empêche de parler librement. Avec son élection, le pape devient un "prisonnier". Dans le même temps, les gens connaissent les vrais décideurs et ils ne sont pas dans les coulisses.

 

Le thème choisit par Helmut Schüller était lié à l'activité de formation : "Nous sommes le peuple de Dieu." Le prêtre avait formé son initiative des prêtres en juin 2011 par son appel à la "désobéissance". Par conséquent, les évêchés de Bamberg et Eichstätt tentèrent d'empêcher sa performance en tant que prédicateur à propos des "femmes dans l'Église" à Nuremberg. La "désobéissance dans l'Église" existe, à première vue on ne sait pas pourquoi, mais utilisez une assemblée liturgique en tant que plate-forme, et là sera la raison. La paroisse catholique de l'«Incarnation du Christ» a mise en place une série activités éducatives sous le slogan "l'apôtre du Concile 2013 - où est l'Église ?".

 

Helmut Schüller se range dans la grande tradition de l'Église, car comme nous le montre le message final de la conférence de la “Fédération internationale pour un ministère chrétien renouvelé” de 2008 à laquelle il participa : "Dans le passé, l'Église catholique s'est adaptée aux 'signes des temps'; elle a créé un ministère des anciens à Jérusalem et des ministères charismatiques à Corinthe, puis elle a fait appel à de hauts fonctionnaires impériaux romains et a développé les communautés monastiques féodales; elle a envoyé des missionnaires dans le monde entier; elle a soutenu des prophètes luttant pour la justice sociale; elle a formé des pasteurs attentifs à la vie quotidienne. Il est temps de créer maintenant un nouveau ministère qui réponde plus particulièrement aux besoins  concernant le genre et l'état civil, mais aussi un ministère qui soit vraiment collégial." Les enjeux sont énormes et espérons  que le prochain pape puisse entendre cet appel.

 

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Publié le 25 Février 2013

liberation.fr dans son article du 25 février montre qu'à trois jours de sa démission, le pape Benoît XVI a autorisé lundi les cardinaux à avancer le conclave qui élira son successeur, dans une ambiance empoisonnée par la démission d’un cardinal britannique soupçonné de comportement indécent et les miasmes du scandale Vatileaks.

 

Selon la Constitution apostolique, un conclave peut s’ouvrir entre 15 et 20 jours après le début de la période de «siège vacant». Mais à trois jours de son départ volontaire, un événement historique et quasiment inédit en 2000 ans d’histoire de l’Eglise catholique, Benoît XVI a édité un décret (motu proprio) permettant d’anticiper ces délais.

 

Les cardinaux, réunis «en congrégations» à partir du 1er mars, pourraient donc avancer l’ouverture du conclave qui normalement ne pouvait commencer avant le 15 mars. D’autant que nombre d’entre eux seront déjà à Rome pour assister mercredi à l’ultime audience publique de Joseph Ratzinger devant la foule réunie Place Saint-Pierre. À moins qu’ils ne décident au contraire d’éviter toute précipitation et de mettre les problèmes sur la table avant d’entrer en conclave, l’Église traversant une période particulièrement troublée.

 

Lundi, le prélat d’Écosse, le cardinal Keith O’Brien, a démissionné de son poste d’archevêque et décidé de ne pas participer au conclave. Remarqué pour des déclarations favorables aux gays mais en même temps connu pour une opposition frontale au mariage homosexuel, ce cardinal est accusé par trois prêtres et un ancien curé de «comportements indécents», selon le journal britannique The Observer paru dimanche. «Je ne me rendrai pas au conclave», a déclaré Keith O’Brien, seul Britannique à pouvoir voter au conclave. «Je ne souhaite pas que les médias se focalisent sur moi à Rome, mais plutôt sur le pape Benoît XVI et son successeur», a-t-il expliqué. Dans un communiqué,  il conteste ces accusations. La démission de Mgr O’Brien intervient alors que les derniers jours du pontificat de Benoît XVI sont agités de spéculations sur les motifs du départ du pape et de polémiques sur la participation de certains cardinaux au conclave.

 

Des associations de victimes d’abus pédophiles font ainsi campagne contre la venue à Rome des cardinaux Roger Mahony (Los Angeles), Sean Brady (Irlande) et Godfried Daneels (Belgique), leur reprochant d’avoir couvert les crimes sexuels de prêtres ou de religieux de leurs diocèses. Pour Mgr Charles Scicluna, ancien 'procureur' anti-pédophilie au Vatican les cardinaux qui ont couvert des abus sexuels "doivent participer au conclave". Le Motu proprio "Normas nonnullas", portant la date du 22 février, indique qu’aucun cardinal électeur ne peut être exclu de l’élection. Il apporte certains détails liturgiques, mais aborde aussi quelques points techniques assurant la confidentialité du vote.

 

Les médias italiens se sont aussi fait l’écho d’intrigues qui auraient poussé le souverain pontife de 85 ans à renoncer à sa charge. Ainsi, selon Repubblica et Panorama, l’enquête ultrasecrète confiée à trois cardinaux après l’éclatement du scandale Vatileaks aurait mis au jour l’existence d’un «lobby gay» à la Curie qui serait victime de chantage dans un scandale mêlant sexe, finances vaticanes et carriérisme.

 

Pour le Saint-Siège, selon lequel toute l’affaire des fuites de documents confidentiels Vatileaks est close depuis la condamnation du majordome du pape en septembre, ces allégations sont «des informations fausses» visant à «conditionner» le futur conclave. L’Américain Greg Burke, conseiller de communication de la Secrétairerie d’Etat, a jugé lundi que les médias «peuvent essayer» d’exercer une influence sur le prochain conclave, et «certains peuvent être vraiment odieux».

 

Benoît XVI, qui a reçu lundi les trois cardinaux chargés de cette enquête parallèle, a décidé que leurs conclusions resteraient secrètes et «à la disposition exclusive» du nouveau pape. Mais cela n’empêchera pas ses auteurs d’en évoquer la teneur avec les autres cardinaux pendant leurs rencontres «en congrégations» avant le conclave. Il est normal, a expliqué le porte-parole du Vatican, le père Lombardi, que «les cardinaux se conseillent et s’aident à comprendre les situations». Les trois cardinaux pourront donc, s’ils le désirent, donner «des éléments utiles pour l’évaluation» de celles-ci, mais «sans mettre le texte à disposition» des autres.

 

Preuve que le Vatican, qui a assuré son souci de «transparence» dans cette affaire, reste soucieux de contenir autant que faire se peut les résultats de cette investigation : les participants sont soumis à un «serment» de ne rien divulguer à l’extérieur. Benoît XVI a demandé le 25 février 2013 que le rapport d’enquête sur les 'Vatileaks' passe exclusivement entre les mains de son successeur.

 

Benoît XVI part le 28 février et va laisser d'excellentes dispositions pour le prochain conclave, cela annonce que le Vatican veut éviter un nouveau scandale en contrôlant les médias, mais pour éviter cela il faudra donner un peu d'informaton.

 

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Publié le 24 Février 2013

Dans son article du 24 février, liberation.fr nous montre le pape Benoît XVI, visiblement très ému, a déclaré dimanche que Dieu lui avait demandé de «se dédier à la prière et la méditation», ce qui ne signifie pas «abandonner l’Église», lors de son ultime prière de l’Angelus avant sa démission historique, dimanche sur une Place Saint-Pierre noire de monde.

 

Fait exceptionnel avant une démission quasi unique au cours des 2000 ans d’histoire de l’Église catholique, le pape a évoqué sa propre personne et «ce moment de sa vie» lors de sa prière avant l’Angelus.

 

«Le Seigneur m’a appelé à "monter sur la montagne", à me dédier encore plus à la prière et à la méditation», a-t-il dit, interrompu à plusieurs reprises par les chaleureux applaudissements de la foule qui brandissait des banderoles «Saint-Père nous t’aimons», «merci sa Sainteté», «fidèle aux papes, les papa boys». Comme le disait Le Point.fr le 22 février, le pape entend se consacrer à la prière et à l'écriture et n'interférera pas dans l'action de son successeur. Mais sa démission pourrait mettre dans l'embarras le nouveau pape. Une telle promiscuité géographique avec son successeur aura une influence psychologique.

 

«Mais ceci ne signifie pas abandonner l’Église, au contraire, Si Dieu me demande cela c’est justement pour que je puisse continuer à la servir avec la même intensité et le même amour, comme je l’ai fait jusqu'à présent, mais désormais d’une façon plus adaptée à mon âge à mes forces», a-t-il poursuivi, louant le ciel avec un grand sourire pour le retour d’un grand soleil à Rome après plusieurs jours de pluie. Sa retraite pour la prière et la méditation ne veut pas dire que Benoît XVI se retire de l'église, ce qui pourrait gêner le futur pape.

 

Comme à l’accoutumée, Joseph Ratzinger a ensuite salué les fidèles dans plusieurs langues, et conclu par un message improvisé, fait exceptionnel de sa part : «Nous serons toujours proches !» Toutefois il ne fait aucune allusion à la rumeur de chantage sur des cardinaux.

 

Benoît XVI a su se retirer au bon moment, car il croyait beaucoup trop aux changements au niveau personnel et intime plutôt qu'à des réformes structurelles, et de ce fait il a su voir que la direction de l’Église n’est pas seulement liée à la qualité de la réflexion, mais plutôt à une énergie intellectuelle, une force de réaction, une aptitude à prendre des décisions rapidement. Pou cela, il faut reconnaître à Benoît XVI le courage de savoir se retirer au bon moment et de prendre une décision qui espérons le servira d'exemple.

 

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Publié le 24 Février 2013

Le Point.fr et La Tribune de Genève.ch montrent dans leurs articles du 23 février que Joseph Ratzinger a également rappelé aux prélats que "le Malin veut toujours salir la création de Dieu". Une référence aux scandales au Vatican ?

 

Le pape Benoît XVI a promis samedi aux cardinaux sa "proximité spirituelle", après sa démission historique le 28 février, en leur rappelant "le mal de ce monde, la souffrance et la corruption". "Même si se termine aujourd'hui la communion extérieure visible", reste "la proximité spirituelle, une profonde communion dans la prière", a dit le pape qui achevait ses exercices spirituels de carême par une adresse aux cardinaux.

 

Joseph Ratzinger a également rappelé aux prélats que "le Malin veut toujours salir la création de Dieu" par "le mal de ce monde, la souffrance et la corruption". "La foi est une boussole qui nous fait sortir de la boue et de l'obscurité" a ajouté le Saint Père. Mais la foi ne peut être pareille à sa vision rigoriste. L'engagement que nous donne la foi nous amène à travailler pour la justice comme condition de la paix, pour la non-violence active, et pour une Église prophétique, servante et pauvre au service d’une humanité fraternelle restent d’actualité.

 

Comme le montre ktotv.com, ce même samedi, la Secrétairerie d'État du Saint Siège a jugé "déplorable" les informations non vérifiées voire même fausses qui circulent ces jours-ci dans les médias à l'approche du conclave. D'après liberation.fr, le Vatican y voit des pressions inacceptables faites sur les cardinaux appelés bientôt à élire le successeur de Benoît XVI. Selon les vaticanistes, la fuite de documents a pu être utilisée par l'un ou l'autre pour déconsidérer un rival au sein de la curie et pourrait se répéter dans le but de peser sur le choix du nouveau pape.

 

Joseph Ratzinger a aussi remercié les cardinaux «pour ces huit ans durant lesquels vous avez porté avec moi, avec grande compétence, affection, amour et foi, le poids du ministère de Saint-Pierre».

 

Après la démission historique de Joseph Ratzinger, qui prendra effet le 28 février, un conclave des cardinaux doit se réunir à une date encore non fixée, probablement avant le 15 mars, pour élire son successeur. La succession de Benoît XVI demandera une prise de risque plutôt que se cramponner à son pré carré, car c'est en prenant des risques que la situation change.

 

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Publié le 23 Février 2013

Dans un article du CatholicHerald.co.uk du 22 Février, le cardinal Keith O'Brien (74 ans), archevêque de St. Andrews et Edimbourg, a déclaré à la BBC qu'il serait «très heureux» si les hommes mariés avaient la possibilité d'entrer dans le sacerdoce.

 

Le cardinal, un des hommes d'Église britanniques admissibles au conclave, a déclaré qu'"Il fut un temps où les prêtres étaient mariés, et bien sûr, nous savons qu'à l'heure actuelle dans certaines branches de l'Église - et dans certaines branches de l'Église catholique - les prêtres peuvent se marier, même si ce n'est évidemment pas d'origine divine, on pourrait le discuter à nouveau".

 

"De mon temps, il n'y avait pas d'autre choix et vous n'aviez pas trop à les considérer comme faisant partie de la prêtrise. Quand j'étais un jeune garçon, le prêtre ne pouvait pas se marier, et c'est tout."


"Je serais très heureux si d'autres avaient l'occasion de considérer si oui ou non ils pourraient ou devraient se marier." Une excellente réflexion au moment où se vit la crise du sacerdoce.

 

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Publié le 23 Février 2013

Dans un article de Vatican Insider du 17 février, l'ancien chef de l'Église catholique en Angleterre et au Pays de Galles a récemment souligné le défi présenté par les questions de bioéthique. D'après lui : "Le prochain pape sera un autre pape conservateur - peut-être le dernière avant une grande explosion dans l'Eglise."


"Le nouveau pape ne devrait pas condamner la contraception" : c'est le titre du journal britannique The Telegraph suite à  une interview avec l'ancien chef de l'Église catholique en Angleterre et au Pays de Galles, le cardinal Cormac Murphy-O'Connor.

 

Le cardinal O'Connor, qui est une figure très respectée en Grande-Bretagne, et pas seulement parmi les membres du clergé anglican, mais aussi parmi les laïcs ainsi, vient de fêter ses 80 ans et ne pas pourra participer au conclave à venir. Il a toutefois pu voter au conclave qui a élu Benoît XVI en 2005.

 

Quand on lui demande quelle ligne le futur pape devrait prendre en ce qui concerne le sujet de la bioéthique, il pense qu'"un changement radical de l'enseignement précédent était peu probable", mais "il serait «sage» de se concentrer sur «ce qui est bon et ce qui est vrai» sur le mariage et la vie de famille à la place". "En d'autres termes, à son avis, l'enseignement catholique doit s'éloigner de la phrase «nous condamnons cela, nous condamnons cela.»" Le cardinal anglais a toutefois souligné son opposition ferme à l'égard du mariage homosexuel.

 

"Je pense que tout prêtre devra faire face à tout ce qui doit être affronté et en matière de contraception, je pense que le pape ne dira pas l'Église a eu tort tout le temps. Il va dire ... il y a des façons et des moyens." Il est bon de rappeler que ces derniers jours le cardinal de Cologne Mgr Meisner a montré les premiers signes d'ouverture au sujet de la contraception en cas de viol et de l'utilisation de la pilule contraceptive dans certains cas.

S'exprimant dans l'émission Today sur BBC Radio 4, le cardinal O'Connor a déclaré : "Je ne m'attends pas à ce que le prochain pape soit un radical. Chaque pape quand il n'est pas élu pour changer ce qui a été transmis à travers les siècles." "Le pape doit maintenir les traditions de l'Église, mais il a tant besoin d'être «à l'écoute»". Le cardinal prévoit qu'il est peu probable le prochain pape s'écarte de la voie empruntée par Jean-Paul II et Benoît XVI, étant donné que les membres actuels du conclave ont été choisis par eux. Le cardinal O'Connor déclare : "Cela va être un autre Pape conservateur - peut-être le dernier avant une grande explosion dans l'Eglise".

 

«Chaque jour, on nous dit que nous vivons dans une société séculaire et multi-religieuse et que c'est un signe de la tolérance», comme l'avait écrit 2009 le cardinal dans un long article sur la crise économique, publié dans le journal du Vatican l'Osservatore Romano. "Mais nous devons aller au-delà de la simple tolérance qui met l'accent sur les droits individuels et réfléchir à la façon dont notre interdépendance peut améliorer nos vies d'une manière créative. Les croyants ont un monopole surévalué et les non-croyants ont certaines croyances au sujet de ce qui constitue une société juste et saine qui ne sont pas tout à fait opposées aux convictions des chrétiens, des musulmans et des membres d'autres religions."


En octobre dernier, le cardinal O'Connor avait organisé un séminaire sur «La foi et le système de justice pénale», dans lequel il déclara que lorsque des déclarations sont faites au sujet de la dignité de chaque être humain - ce qui devrait - pour les croyants être à l'image de Dieu s'appliquent aux 87 mille personnes qui sont derrière les barreaux dans les prisons d'Angleterre et du Pays de Galles.

 

Un avis plein de justesse qui au lieu de se fixer sur le pré carré de l'Église essaye de voir plus loin et de proposer un message au plus près des Évangiles qui espérons le sera écouté par le prochain pape.

 

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Publié le 22 Février 2013

Dans une dépêche du 22 février, APIC annonce que l’Église catholique allemande a décidé le 21 février d’autoriser dans les hôpitaux qu’elle gère l’utilisation de la pilule dite "du lendemain" pour les femmes victimes de viol. L’information a été donnée par Mgr Robert Zollitsch, président de la Conférence des évêques d’Allemagne, au sortir de leur assemblée plénière de printemps à Trêves.

 

"Dans les hôpitaux catholiques, les femmes victimes de viol, reçoivent bien entendu une assistance humaine, médicale, psychologique et pastorale. L'administration d'une 'pilule du lendemain' peut être incluse dans la mesure où elle agit comme un contraceptif et non comme un abortif" ont affirmé les évêques allemands. "Les procédés médicaux et pharmaceutiques qui causent la mort d'un embryon continueront à pas à être utilisés", précisent-ils dans le communiqué final de l'assemblée.

 

Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, avait rédigé en janvier 2012 une prise de position allant dans le sens de ces décisions. Son texte a été rédigé "en lien la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, ainsi que l'Académie pontificale pour la vie", a-t-il précisé.

 

Dans une autre dépêche d'APIC du 22 février, l’Académie pontificale pour la vie tient son assemblée plénière au Vatican, les 22 et 23 février 2013, sous la présidence Mgr Ignacio Carrasco De Paula. En marge de la rencontre, centrée sur le thème "Vie et foi", le prélat a estimé que l’usage de la "pilule du lendemain" en cas de viol était "acceptable".

 

Une brèche est ouverte, les évêques allemands viennent de lancer un pavé dans la marre, la contraception peut être permise en cas de viol et cela peut annoncer une position plus ouverte en ce sens, encore faut-il que la hiérarchie lâche du lest.

 

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