Publié le 31 Mars 2013

Libération.fr nous montre dans son article du dimanche 31 mars 2013 que quelque 200 000 fidèles se sont massés sur la place Saint-Pierre pour assister à la première bénédiction «urbi et orbi» (à la ville et au monde) du nouveau pape.

 

Le pape François a dénoncé dimanche dans son premier message pascal «le sang versé» en Syrie et en Afrique, et fustigé «la traite des personnes, esclavage le plus répandu du XXIe siècle», tout en se disant convaincu que «la miséricorde» vainc le mal et «redonne vie aux ossements desséchés».

 

S’exprimant devant plus de 200 000 fidèles massés sur la place Saint-Pierre et la via della Conciliazione, le pape argentin a d’abord souligné avec chaleur la «grande joie» de la Résurrection : «Je voudrais qu’elle arrive dans chaque maison, dans chaque famille, spécialement là où il y a plus de souffrance, dans les hôpitaux, dans les prisons». «Jésus est ressuscité, c’est une espérance pour toi, tu n’es plus dans la domination du pêché. L’amour a vaincu, la miséricorde a vaincu», a-t-il dit, s’adressant familièrement à chaque chrétien, à chaque homme qui écoutait sur la place ou devant son écran de télévision.

 

«Que de déserts aujourd’hui encore l’être humain doit traverser (…), quand manque la conscience d’être gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et nous donne», a-t-il cependant constaté. «Mais la miséricorde de Dieu peut faire fleurir aussi la terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés», a-t-il ensuite martelé.

 

Le pape s’est exprimé pour la première fois sur le conflit syrien: «Que de sang a été versé! Et que de souffrances devront encore être infligées avant qu’on réussisse à trouver une solution politique à la crise?», s’est-il demandé. «Paix pour la Syrie bien-aimée, pour sa population blessée par le conflit et pour les nombreux réfugiés qui attendent aide et consolation». Il a aussi prié pour la paix en Irak, et cité en toute première de ses intentions «la route de la concorde» que doivent emprunter Palestiniens et Israéliens «pour mettre fin à un conflit qui dure désormais depuis trop de temps».

 

Passant à l’Afrique, il a évoqué le Mali, pour qu’il retrouve «unité et stabilité», la République démocratique du Congo et la République centrafricaine «où nombreux sont ceux qui sont contraints de quitter leur maison et de vivre dans la peur». François a particulièrement dénoncé les «nombreux otages» aux mains de «groupes terroristes» au Nigeria, lançant un appel pour les «enfants», qui concerne entre autres une famille française enlevée. La famille française Moulin-Fournier, avec quatre enfants de 5 à 12 ans, a été enlevée le 19 février au nord-Cameroun et emmenée au Nigeria. Des ravisseurs se réclament du groupe islamiste Boko Haram ont affirmé les retenir en otages.

 

Jorge Bergoglio a aussi plaidé pour la «paix en Asie, surtout dans la péninsule coréenne, et qu’y soient surmontées les divergences». «Que mûrisse un esprit renouvelé de réconciliation !», a-t-il ajouté, alors que de graves tensions opposent la Corée du Nord et la Corée du Sud.

 

A la fin de son message, le pape a élevé la voix pour dénoncer «la traite des personnes», qui est «l’esclavage le plus répandu du XXIe siècle». «Paix au monde, encore si divisé par l’avidité de ceux qui cherchent des gains faciles», a supplié le nouveau pape argentin élu le 13 mars.

 

Sans évoquer une seule fois son continent d’origine, l’Amérique latine, François a fustigé «la violence liée au trafic de drogue et l’exploitation inéquitable des ressources naturelles», rappelant un de ses leitmotivs : «Que Jésus fasse de nous des gardiens responsables de la Création.»


Le pape argentin était d'abord sorti du Vatican pour rejoindre à pied l’autel tout proche, vêtu d’une chasuble blanche et tenant une croix en or, afin de célébrer la messe de Pâques. L’autel était entouré de parterres de fleurs aux vives dominantes jaunes venues de Hollande, symboles joyeux du printemps et de la résurrection de Jésus. La messe de Pâques, retransmise par les télévisions, est la plus grande fête pour plus de deux milliards de chrétiens de toutes confessions. Les chrétiens orthodoxes fêteront Pâques le 5 mai. Il avait adressé samedi soir lors de la veillée pascale dans la basilique un appel chaleureux aux incrédules «loin de Dieu», en leur demandant de «s’interroger», de «faire un pas», d’«accepter de risquer», employant à dessein le tutoiement.

 

Le pape, qui veut continuer à porter l’évangélisation dans l’Occident sécularisé comme au bout du monde, jusque «dans les périphéries existentielles» de la violence et de la souffrance, avait exhorté aussi à ne pas avoir peur «des surprises de Dieu». Auparavant, Jorge Bergoglio, 76 ans, avait salué le rôle d’icône que joue le Saint-Suaire de Turin, dans un message vidéo à l’occasion de son «ostension» exceptionnelle d’une trentaine de minutes en mondiovision. C’était la première ostension depuis 1973 du tissu de lin à l’authenticité discutée, qui aurait enveloppé le corps crucifié du Christ. Et le pape argentin montrait ainsi son respect d’une forme de dévotion populaire.

 

François avait repris une prière de Saint-François d’Assise, dont il a choisi le nom : «Je fais mienne la prière de Saint-François d’Assise : Dieu très-haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon cœur; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité.» Une nouvelle fois, le pape insistait avec humilité sur son état de pécheur à l’égal de tous les hommes, en évoquant les «ténèbres de son cœur».

 

Le pape émérite Benoît XVI devrait célébrer Pâques dans le silence du palais pontifical de Castel Gandolfo, près de Rome, et s’associer à la prière de son successeur. Pâques est célébré de la Terre Sainte à l’Irak et au Nigeria jusqu’aux Philippines et en Amérique Latine, parfois dans des conditions difficiles de menaces islamistes et de violences.

 

La nouvelle évangélisation «doit repartir de Jérusalem», a exhorté le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twad, dans son homélie au Saint-Sépulcre, lieu de la résurrection du Christ selon la tradition, en invitant François à venir en Terre sainte. «Le Seigneur nous invite ici à porter la lumière de la foi au milieu du Proche-Orient, là où le christianisme est né, là où naît tout chrétien», a déclaré Mgr Twal, plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte.

 

«En tant que chrétien», le président Barack Obama a présenté samedi ses vœux pour Pâques et la Pâque juive à des millions d’Américains, les pressant de réfléchir sur les valeurs communes du pays.

 

Un dimanche de Pâques que le pape François a mené comme à son habitude, il demande aux fidèles de na pas avoir peur. Il sait sans doute que les attentes sont grandes chez de nombreux fidèles, et il commence par remettre les pauvres en avant, mais il sait qu'il devra réformer l'Église et c'est cette réforme qui sera intéressante à voir.

 

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Publié le 31 Mars 2013

BFMTV.com dans son article du 30 mars 2013 nous montre que le pape François a lancé samedi soir lors de la veillée pascale un appel vers les non-croyants et les incrédules qui se trouvent "loin de Dieu", en leur demandant de "s'interroger", de "faire un pas", d'"accepter de risquer".

 

Au cours de son homélie commentant la Résurrection du Christ, l'ex-archevêque de Buenos Aires a demandé aux fidèles d'"accepter que Jésus ressuscité entre" dans leur vie. "Accueille-le comme un ami, avec confiance", a exhorté le premier pape jésuite et le premier du continent américain, à l'adresse des chrétiens et au-delà.

 

"Si jusqu'à présent tu as été loin de lui, fais un petit pas : il t'accueillera à bras ouverts. Si tu es indifférent, accepte de risquer: tu ne seras pas déçu. S'il te semble difficile de le suivre, n'aie pas peur, fais-lui confiance, il t'est proche, il te donnera la paix que tu cherches et la force pour vivre comme Lui le veut", a-t-il expliqué en adoptant comme toujours depuis son élection le 13 mars un langage simple et direct.

 

Lors de la cérémonie, le pape a administré les sacrements de l'initiation chrétienne (baptême, confirmation et première communion) à quatre néophytes venus d'Italie, d'Albanie, de Russie et des Etats-Unis.

 

Le rite de la veillée pascale avait débuté dans l'atrium de la Basilique Saint-Pierre par la bénédiction du feu et la préparation de la bougie de Pâques, avant la procession vers l'autel en silence dans l'obscurité totale de la nef. Cette "liturgie de la lumière" a culminé avec le chant "Exsultet". Dans un message à son habitude très optimiste, l'ex-cardinal Jorge Bergoglio a appelé les chrétiens et le reste du monde à ne "pas perdre confiance".

 

"Ne sommes-nous pas souvent fatigués, déçus, tristes, ne pensons-nous pas que nous n'y arriverons pas ? Ne nous fermons pas sur nous-mêmes, ne perdons pas confiance, ne nous résignons jamais: il n'y a pas de situations que Dieu ne puisse changer", a-t-il dit. "Les problèmes, les préoccupations de tous les jours tendent à nous faire replier sur nous-mêmes, dans la tristesse, dans l'amertume...", a-t-il constaté. Mais la "nouveauté" offerte par le Christ c'est "la victoire sur le péché, sur le mal, sur la mort, sur tout ce qui opprime la vie et lui donne un visage moins humain".

 

Le pape François essaye de puis quelques temps de faire retrouver la confiance aux catholiques et leur demande de ne pas perdre espoir, mais il faudra aussi pour cela répondre à leur attentes qui sont nombreuses.

 

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Publié le 30 Mars 2013

tempsreel.nouvelobs.com dans son article du 29 mars 2013 nous montre que le pape François a présidé vendredi son premier Chemin de croix au Colisée, priant avec les milliers de fidèles pour l'Orient en guerre et contre l'avortement et l'euthanasie.

 

Au lendemain d'une cérémonie inédite du Jeudi Saint dans une prison pour mineurs de Rome, où il avait lavé les pieds de deux musulmans et de deux femmes, le pape âgé 76 ans, portant un long manteau blanc, a suivi avec concentration dans la nuit les méditations du Chemin de croix et ses 14 stations.

 

Il n'a pas porté la croix lui-même. Il s'était installé comme son prédécesseur Benoît XVI sur une terrasse du Palatin, sous un dais rouge, dominant le célèbre amphithéâtre où des milliers de chrétiens avaient été martyrisés aux premiers siècles. À l'arrière-plan, une grande croix sur laquelle des torches étaient allumées illuminait la nuit profonde. Une foule dense de quinze mille personnes environ, dont beaucoup portaient des lumignons, était très recueillie au cours de la commémoration de la montée de Jésus au Golgotha.

 

Des séminaristes chinois, des familles italiennes, des religieuses du Liban et du Nigeria, des jeunes du Brésil - où se dérouleront les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) fin juillet en présence du pape François - ont porté la croix sur le parcours autour du Colisée. Les méditations ont mis l'accent sur les guerres au Moyen-Orient, sans citer nommément le conflit syrien : "Que le sang des victimes innocentes soit la semence d'un Orient plus fraternel" qui redevienne "berceau des civilisations". Leur rédaction avait été confiée à deux jeunes Libanais par le cardinal maronite Bechara Boutros Raï, selon le souhait du pape Benoît XVI.

 

François a rappelé le voyage de son prédécesseur au Liban en septembre, rendant hommage aux musulmans : "nous avons vu alors la beauté et la force de la communion des chrétiens de cette terre et de l'amitié de tant de nos frères musulmans et de beaucoup d'autres". Un chant des chrétiens maronites en arabe accompagnait la cérémonie. Les fidèles du Moyen-Orient vivent une coexistence parfois difficile avec les musulmans, la montée de l'islamisme, le départ de nombre d'entre eux vers l'Occident. Les textes des deux jeunes Libanais ont plaidé en faveur des "Églises orientales - en proie à diverses difficultés", parfois même à "la persécution".

 

Les méditations ont aussi porté sur les menaces dans les pays occidentaux, que selon l'Église, constituent : l'avortement, l'euthanasie, les manipulations génétiques : "prions pour tous ceux qui promeuvent l'avortement. Pensons aussi aux défenseurs de l'euthanasie et à ceux qui encouragent des techniques et des procédés qui mettent en danger la vie humaine". L'opposition de l'Église à ce niveau n'est pas nouvelle, mais les catholiques aujourd'hui pensent plutôt à une éthique qui peut évoluer selon les contextes et les sociétés. On n'a donc pas à restreindre la liberté humaine sur les questions morales telles que le divorce, la contraception et l'avortement. C'est à chacun qu'il revient à discerner ce qu'il faut faire en sa propre conscience. Il faut donc défendre ouvertement, à travers des publications, des formations et divers événements, les différents éléments du droit reproductif.

 

L'euthanasie si l'on suit Céline Béraud dans son ouvrage Catholicisme en tension (2012), peut être lue comme une sécularisation du sens de la mort. Autrefois signe d'élection ou de punition, elle est aujourd'hui intégrée au souci de soi et de son corps duquel on voudrait écarter la souffrance inutile. La notion rédemptrice de cette dernière a complètement disparu.  

 

Elles ont renvoyé dos à dos "fondamentalisme violent" et "laïcisme aveugle qui étouffe les valeurs de la foi et de la morale au nom d'une supposée défense de l'homme". Mettre au même niveau le fondamentalisme et la laïcité est un peu fort. La laïcité est fondée sur la liberté de conscience des personnes, la liberté d'expression de toutes les convictions dans le cadre de la loi et la séparation rigoureuse des institutions religieuse et de l'État.

 

Le pape François a clos de quelques mots simples cette cérémonie qui s'est déroulée dans un profond recueillement : "En cette nuit une seule parole doit demeurer, c'est la Croix elle-même. La Croix de Jésus est la Parole par laquelle Dieu a répondu au mal du monde".

 

Parfois, a relevé le pape jésuite, "il nous semble que Dieu ne répond pas au mal, qu'il demeure silencieux". "En réalité, Sa réponse est la Croix du Christ : une Parole qui est amour, miséricorde, pardon". "Les chrétiens doivent répondre au mal par le bien", a-t-il recommandé.

 

Auparavant, au cours de la célébration de la Passion, sous les marbres de la basilique Saint-Pierre, le prédicateur de la Maison pontificale, le père capucin Raniero Cantalamessa, avait appelé François, 266ème pontife de l'Eglise catholique, à "la faire revenir à la simplicité", à la réformer. "Au fil des siècles, pour s'adapter aux exigences du moment, les vieux édifices se sont remplis de cloisons, d'escaliers, de salles". Désormais, les "adaptations" qui se sont succédé "ne répondent plus aux exigences. Il faut avoir le courage d'abattre tout cela", a-t-il dit, en écho à ceux qui réclament une réforme de l'Église éclaboussée par des scandales. Il a énuméré les obstacles : "l'excès de bureaucratie, les vestiges d'apparats, les lois et controverses dépassées".

 

Le marathon pascal devrait se poursuivre samedi et dimanche. Seul changement de taille annoncé : François a voulu que plusieurs lectures et processions soient raccourcies. "Cela répond au désir de simplicité du pape", a dit le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

 

La passion du Christ a été célébrée un peu partout dans le monde, notamment aux Philippines où des catholiques ont été provisoirement cloués sur des croix ou se sont flagellés, formes de dévotion réprouvées par l'Église du pays. À Jérusalem, des dizaines de milliers de pèlerins ont parcouru la Vieille ville sous la surveillance de la police israélienne, en parcourant la célèbre Via Dolorosa.

 

Le pape François a simplifié la célébration du Vendredi Saint, qui s'est centrée sur le Moyen Orient où les chrétiens vivent difficilement leur foi, mais il ne faut pas trop s'extasier tout cela il le faisait déjà quand il était évêque de Buenos Aires, mais cette humilité est une bonne chose pour la suite. Mais ce sera sur les réformes qu'il sera jugé.

 

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Publié le 29 Mars 2013

BFMTV.com et tempsreel.nouvelobs.com dans leurs articles du 28 mars 2013 nous montrent une cérémonie de Pâques inédite qui s'est tenue jeudi dans une prison de Rome. Le pape François a lavé les pieds de détenus, dont pour la première fois des jeunes filles, dans un climat marqué par l'émotion, a rapporté dans la journée Radio Vatican.

 

L'ex-archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglio, élu le 13 mars et qui a choisi son prénom de pape en hommage au Saint patron des plus pauvres, Saint François d'Assise, a choisi de perpétuer ce geste rituel dans le centre de détention pour mineurs de Casal del Marmo, dans la banlieue de Rome.

 

Devant les jeunes rassemblés dans la chapelle de la prison, le pape argentin a prononcé une courte homélie, improvisée, sur un ton très simple, accessible et chaleureux, avant le procéder au lavement des pieds de dix jeunes hommes et de deux jeunes filles. Auparavant, le défenseur des droits des détenus avait indiqué que les deux jeunes filles étaient une Italienne catholique et une Serbe musulmane.

 

Le lavement des pieds par le pape reproduit un geste du Christ, "un signe qui est une caresse de Jésus", a dit François, soulignant être venu faire ce geste "de tout cœur", "comme prêtre et comme évêque". "Le Seigneur a donné un exemple", a-t-il encore souligné, commentant l'évangile du lavement des pieds : "Il ne s'agit pas de laver les pieds des autres tous les jours, mais nous devons nous aider". "Si on s'est mis en colère contre quelqu'un, laissons tomber", a-t-il ajouté, en reprenant l'expression courante parmi les jeunes italiens "Lascia perdere".

 

La cérémonie était accompagnée de chants à la guitare. Aucune image n'a été diffusée par égard pour les jeunes détenus. Seule Radio Vatican retransmettait les paroles du pape.

 

La double innovation de François, s'ajoutant à d'autres marquant sa simplicité et son refus de la pompe vaticane, pourrait irriter les milieux catholiques les plus traditionalistes et certains dans la Curie. François a déjà renoncé à porter la mosette rouge de pape, gardé sa croix d'archevêque en fer, refusé la voiture officielle du Vatican et ne semble pas pressé de rejoindre le vaste appartement pontifical, préférant la plus modeste résidence Sainte-Marthe qui accueillait les cardinaux pendant le conclave. 

 

Laver les pieds à des jeunes filles est une première pour un pape qui a décidé de ne plus faire de différence, un sens fort qui vient s'ajouter à de nombreux autre signes d'humilité. Encore faut-il qu'il puisse faire longtemps ce qu'il désire, car la curie romaine trop longtemps porté sur le faste ne l'aidera pas beaucoup. Le changement devra arriver vite.

 

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Publié le 28 Mars 2013

M6info.fr nous montre que le pape François a invité jeudi 28 mars 2013 les prêtres à ne pas être "tristes" ni fermés sur eux-mêmes comme des "collectionneurs d'antiquités", au début de célébrations de la Semaine pascale qui le conduiront dans la soirée auprès de détenus mineurs.

 

Devant 1600 religieux, Jorge Bergoglio a fustigé les prêtres qui se cantonnent à être des "gestionnaires", les appelant à redynamiser leurs messes, lors de la "messe chrismale" du Jeudi Saint, où le pape donne traditionnellement des orientations au clergé.

 

Élu sur le trône de Pierre le 13 mars, le premier pontife d'Amérique dessine les contours de son pontificat, sans annoncer encore de réformes concrètes. Il préconise plutôt une nouvelle manière d'être du pape et des prêtres, qui devraient oser aller dans les "périphéries" dangereuses du monde annoncer l'Évangile à ceux qui "n'ont rien de rien".

 

"Où se trouve la souffrance, où le sang est versé, il y a un aveuglement qui désire voir, il y a des prisonniers de tant de mauvais patrons", a lancé le nouveau pape, applaudi longuement lors de cette messe très solennelle en la basilique Saint-Pierre. Le pontife de 76 ans devrait dans la soirée rendre visite à de jeunes prisonniers d'un centre pénitentiaire de Rome, et laver les pieds de douze d'entre eux, de nationalités et de confessions diverses. Le cardinal Bergoglio le faisait déjà à Buenos Aires. Mais c'est la première fois à Rome que le "lavement des pieds", marquant l'attitude de service du Christ envers ses disciples, a lieu dans une prison et non dans la cadre fastueux d'une basilique.

 

Lors de la messe chrismale, première de sept cérémonies pascales qui se termineront dimanche par la bénédiction "Urbi et orbi", François a critiqué les "prêtres tristes", devenus amers face à la sécularisation massive, "des collectionneurs d'antiquités". Le prêtre qui "ne sort pas de lui-même, au lieu d'être un médiateur, se convertit peu à peu en intermédiaire, en gestionnaire", a-t-il encore regretté. Avec une telle "insatisfaction", "la soi-disant crise d'identité sacerdotale nous menace tous et se greffe sur une crise de civilisation", a constaté le pape argentin.

 

Les vocations se raréfient en Occident et des centaines de prêtres abandonnent le sacerdoce ou tombent dans la dépression, alors que l'Église a été entachée par les graves scandales de pédophilie. "L'onction" de Dieu qu'est chargé de transmettre le prêtre "n'est pas destinée à nous parfumer nous-mêmes, ni davantage pour que nous la conservions dans un vase, parce que l'huile deviendrait rance et le cœur amer", a aussi averti le pape dans une critique cinglante d'un certain clergé "autoréférentiel" et fermé, qu'il avait déjà dénoncé dans une intervention remarquée lors du pré-conclave. Lorsque les fidèles dans les paroisses "reçoivent une onction de joie, on s'en rend compte: ils sortent de la messe avec le visage de ceux qui ont reçu une bonne nouvelle".

 

Il a aussi invité les prêtres à ne pas être déconnectés du reste du monde: "nos fidèles apprécient l'Évangile (...) lorsqu'il arrive jusqu'à leur vie quotidienne, lorsqu'il illumine les situations limites, où le peuple fidèle est exposé à l'invasion de ceux qui veulent saccager sa foi", a-t-il dit dans une note combative et sombre sur le monde contemporain. L'Église doit avant tout au lieu de défier le monde contemporain savoir lui parler, ainsi elle pourra être écouté. Espérons que le pape François lui parle au lieu de le condamner.

 

Enfin, François a défendu la "beauté" de la liturgie, un sujet sensible chaud pour les catholiques traditionalistes et pour ceux qui au Vatican ont été mécontents qu'il ait abandonné si vite certains habits et rites que chérissait son prédécesseur Benoît XVI. "La beauté de la chose liturgique n'est pas seulement un ornement et un goût pour les vêtements, mais la présence de la gloire de notre Dieu resplendissant en son peuple vivant et consolé", a-t-il jugé.

 

Une bonne mise au point du pape François qui veut que les prêtres se réveillent, mais aussi envers les traditionalistes trop porté sur la pompe durant les liturgies.

 

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Publié le 28 Mars 2013

Comme nous le dit info.catho.be, le pape François a présidé le 27 mars au matin, sa toute première audience générale place Saint-Pierre, devant plus de 15 000 fidèles. A la veille de l’ouverture du Triduum pascal, le pape a exhorté les catholiques à «sortir d’eux-mêmes» pour «apporter le Christ». Lors de cette audience au cours de laquelle il n’a pris la parole qu’en italien, le nouveau pontife s’est aussi livré à un bain de foule.

 

Au début de sa première catéchèse, le nouveau pape a assuré qu’il récupérait le «témoin des mains de son bien aimé prédécesseur Benoît XVI» et reprendrait après Pâques le fil des enseignements sur l’Année de la foi. Mais, pour cette première audience, il a tenu à évoquer le sens de la Semaine sainte, «centre de l’année liturgique où nous vivons le sommet du dessein d’amour de Dieu pour l’humanité».

 

Après avoir rappelé que le Christ était entré dans Jérusalem «pour se donner totalement», qu’il s’était livré volontairement à la mort pour manifester son amour pour les hommes, le pape a assuré que vivre la Semaine sainte signifiait «apprendre à sortir de nous-mêmes pour aller surtout vers ceux qui ont besoin de compréhension, de consolation, d’aide». Il est bon de rappeler que le chrétien doit être là auprès de ceux qui souffrent.

 

«Quelqu’un pourrait dire : ‘Mais père, je n’ai pas le temps, j’ai tellement de choses à faire, c’est difficile, que puis-je faire avec mon peu de forces et avec mon péché?’», a relevé le pape. Il a ensuite fait ce constat : «Nous nous contentons souvent de quelque prière, d’une messe du dimanche distraite et inconstante, de quelque geste de charité, mais nous n’avons pas le courage de ‘sortir’ pour apporter le Christ». Le choix d'apporter le Christ diffère selon les circonstances, le faire par l'exemple est préférable que de faire une évangélisation stérile. Il faut inviter et non forcer, mais aussi parler. Ce que faisait Jésus.

 

Quittant de temps à autre le texte qu’il avait sous les yeux, le pape François a plusieurs fois insisté sur des passages de sa catéchèse en exhortant les fidèles : «N’oubliez pas cela !…La Semaine sainte est un temps de grâce que le Seigneur nous donne pour ouvrir les portes de nos cœurs, de nos vies, de nos paroisses, de nos mouvements, de nos associations, et sortir vers les autres pour leur apporter la lumière et la joie de notre foi», a redit le pape. Abandonnant son texte, il a ajouté : «tant de paroisses fermées, cela fait de la peine». C'est pour cela qu'il faut que l'Église modernise son langage pour qu'elle puisse être écoutée.

 

Étonnamment, le pape argentin a salué les pèlerins hispanophones en italien. On indique au Vatican que le nouveau pontife entend montrer par là son souci d’égalité entre les fidèles, quelle que soit leur langue. Parmi les milliers de fidèles présents se trouvaient de très nombreux étudiants, venus du monde entier avec le pèlerinage annuel organisé par l’Opus Dei (dont on a du mal à connaître la position durant ce pontificat) à l’approche de Pâques. Au terme de l’audience, le pape a pris le temps de saluer les fidèles massés sur les côtés du parvis, en particulier plusieurs personnes handicapées ou âgées, en fauteuil roulant. Un geste des plus nobles que devraient méditer certains catholiques bon teint.

 

Par ailleurs, le pape François a profité de cette audience pour demander «un arrêt immédiat des violences et des pillages» en Centrafrique, trois jours après le renversement du président François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans. «Je suis avec attention la situation en Centrafrique. Je lance un appel pour que cessent immédiatement les violences et les pillages, et que soit trouvée au plus tôt une solution politique à la crise qui puisse redonner la paix», a-t-il affirmé. Le pape appelle heureusement à la paix, car la violence n'apporte jamais rien de profitable à un pays.

 

Le pape François a donné une première audience où une partie de son message invite les chrétiens à ne pas avoir une foi stérile, mais il leur demande aussi de ne pas oublier les plus pauvres, ce qui est très juste.

 

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Publié le 27 Mars 2013

journaldemontreal.com dans son article du mardi 26 mars 2013 nous montre que le pape François a confirmé sa volonté de simplicité qui caractérise son pontificat en restant «jusqu'à nouvel ordre» dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican, où il est arrivé avant son élection le 13 mars, plutôt que de s'installer dans le vaste appartement pontifical qui lui est réservé au troisième étage du palais apostolique.

 

«François entend rester jusqu'à nouvel ordre» dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican, appréciant d'être «au milieu d'autres membres du clergé», plutôt que d'emménager déjà dans l'appartement où s'installent tous les papes, a annoncé mardi le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

 

L'appartement pontifical «est prêt» à la suite de petits aménagements consécutifs au départ de Benoît XVI, mais le nouveau pape «entend rester» à Sainte-Marthe, a expliqué le porte-parole devant des journalistes, sans dire quand ou si François pensait s'installer finalement dans l'appartement officiel. La résidence Sainte-Marthe compte environ 120 chambres et a été spécialement aménagée pour héberger les cardinaux pendant les conclaves. Hors de ces périodes extrêmement rares, des évêques, religieux et prêtres y résident en permanence.

 

À Sainte-Marthe, François a déjà quitté la simple chambre qui lui avait été réservée en tant que cardinal au début du conclave, pour emménager dans la suite de trois pièces qui lui était destinée après son élection, et où il peut recevoir des visiteurs dans le cadre de ses fonctions, a précisé le père Lombardi.

 

Selon le porte-parole, François se rend déjà pour son travail au deuxième étage du palais pontifical, où se trouve la grande bibliothèque et où les papes reçoivent leurs hôtes officiels. Il ne va dans l'appartement au troisième étage que pour l'Angélus qu'il prononce d'une fenêtre donnant sur la place Saint-Pierre.

 

Selon des informations de presse non confirmées, Jorge Bergoglio aurait trouvé l'appartement officiel trop spacieux et aurait même suggéré de n'en occuper qu'une partie. Le nouveau pape argentin a multiplié les gestes de simplicité, contraires aux us et coutumes ostentatoires du Vatican, créant la surprise, l'admiration, mais parfois aussi une certaine incompréhension parmi les prélats du Saint-Siège.

 

Il est ainsi allé régler lui-même la facture de la chambre qu'il occupait dans une maison religieuse à Rome, a refusé la voiture officielle du pape après son élection, pris l'ascenseur avec les autres cardinaux, puis le minibus avec eux. Il a choisi des habits pontificaux sobres et a gardé sa croix pectorale en fer qu'il avait comme évêque de Buenos Aires, plutôt que de prendre la croix en or qui lui revenait.

 

Des cardinaux ont rapporté que le nouveau pape était venu s'asseoir le lendemain de son élection au milieu d'eux, comme si de rien n'était, à une table du petit-déjeuner du réfectoire de Sainte-Marthe. Il avait aussi désiré conserver sa petite chambre alors que la suite de trois pièces l'attendait.

 

Contrairement à Joseph Ratzinger, plutôt timide et solitaire, il goûte la compagnie et les gestes chaleureux. Dans plusieurs discours et homélies, le pape argentin qui prend pour modèle François d'Assise, a insisté sur la pauvreté et la lutte contre les «mondanités» dans l'Église catholique. 

 

Le pape François continue son chemin et n'est pas pressé de venir dans son appartement pontifical, il désire prendre son temps et étant un homme de contact, la résidence Sainte-Marthe s'avère meilleure.

 

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Publié le 26 Mars 2013

9782889260331Je vais vous parler d'un livre de Joël Pralong, un prêtre Suisse qui devrait être lu par tous les catholiques qu'ils soient pratiquants ou non, intitulé "Mais qui a dit que Dieu n'aimait pas les homos ?", publié dans les éditions Saint Augustin et Broché, le 28 février 2013 qui est en dehors de tous les préjugés religieux sur l'homosexualité.

 

Joël Pralong est Valaisan de pure souche, né à Salins, au cœur du Valais. Après une formation d’infirmier en psychiatrie de trois ans, et deux ans de pratique, il entreprend des études de théologie à Fribourg. Ordonné prêtre en 1984, il est nommé vicaire puis curé dans différentes paroisses du canton. Il se passionne pour l’écriture dès 2007, avec une envie de partager sa foi en Dieu et en l’homme. Ses publications sont le fruit de sa réflexion, cueilli sur le terrain de son expérience humaine et pastorale éclairée par de nombreux ouvrages. Il veut dire sa certitude que le Dieu de Jésus-Christ, loin d’enfermer l’homme dans des règles morales, lui offre, au contraire, un authentique chemin de libération et de guérison intérieure.

 

Alors que le débat social agite les esprits au sujet du mariage des personnes de même sexe, il a voulu emprunter un autre chemin, celui du cœur, en donnant la parole à ces hommes et à ces femmes étiquetés d'"homosexuels" qui, humblement et dans le silence, cheminent, avancent, se posent mille et une questions quant à leur identité, leur place dans la société et dans l'Eglise. En quête de sens et de bonheur.

 

En quête de spiritualité. En quête de Dieu. Ce livre, étayé de témoignages différents, est traversé de lumière, celle de l'espérance. Dans chaque récit, il a perçu la trace de Dieu, l'empreinte de l'Esprit, les pas de Celui qui, fidèlement, marche aux côtés des pauvres que nous sommes tous.

 

Les témoignages de ces hommes et de ces femmes homosexuels évoquent leur identité, leur foi catholique et leur place dans la société. L'auteur démontre ici que l'Evangile ne contient aucune parole discriminante envers les homosexuels, mais que le Christ appelle au contraire à la tolérance et à l'amour d'autrui, quel qu'il soit.

 

Il plaide pour un regard qui ne juge pas, car "on ne bâtit rien avec de la morale et des règles". Pour accueillir les plus fragiles, il souhaite que l'Eglise ouvre des espaces de dialogue, aussi parce que "les prêtres ont besoin d'être bousculés". Pour cet ancien infirmier en psychiatrie, "l’homosexualité constitue toujours un combat et très souvent une souffrance pour les concernés". Puisse ce petit livre faire changer de regard et donner à chacun la place auquel il a droit, sans étiquettes.

 

Une belle initiative que devrait faire les évêques en France, après tout c'est à la rencontre des paroissiens homosexuels que nous pouvons nous débarrasser de préjugés datés.

 

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Publié le 25 Mars 2013

franceinfo.fr, tf1.fr, france24.com, bfmtv.com et tempsreel.nouvelobs.com dans leurs articles du 24 mars 2013 nous montre que la manifestation contre le mariage homosexuel dimanche à Paris a rassemblé 1,4 million de personnes selon les organisateurs, 300 000 selon la police. Des incidents ont perturbé les abords du cortège, Manuel Valls estime dimanche soir que la manifestation a "échappé aux organisateurs".

 

"Une grande armée qui se lève", voilà comment les organisateurs ont qualifié la foule qui s'est rassemblée dimanche de 14h à 18h entre la Défense et l'Arc de Triomphe, ", en référence au nom de l'avenue qui remonte vers la place de l'Etoile, pour exprimer son opposition au projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Les organisateurs se félicitent de l'ampleur du rassemblement, ils revendiquent au moins 1,4 million de participants.

 

Des écrans géants jalonnaient le parcours. Aux balcons, des banderoles étaient accrochées : "Touche pas à ma filiation", "On veut du boulot pas du mariage homo" ou encore "non au gaystremisme". Drapeaux au vent, bleu outre mer, fuchsia, blanc, mais aussi ceux de leur région, les manifestants étaient encadrés par environ 8000 bénévoles pour assurer accueil et sécurité. Des mots d'ordre peu convaincants et qui montre une ignorance de l'homosexualité basée sur des préjugés datés.

 

Au cours d'une brève conférence de presse Frigide Barjot, l'une des principales organisatrices de la manifestation, a enjoint le président Hollande à s'intéresser davantage à l'économie dégradée du pays plutôt qu'aux familles: "Nous voulons que le président s'occupe d'économie et laisse la famille tranquille", a-t-elle dit, en compagnie notamment de Hervé Mariton (député UMP de la Drôme). Des membres du FN, tels Bruno Gollnisch, Gilbert Collard étaient également présents dans le cortège. Comparer l'incomparable pour Frigide Barjot n'est pas difficile. Vouloir des droits ne s'oppose pas à l'emploi, sait-elle au moins qu'il y a aussi des personnes de même sexe qui sont au chômage et qui souhaite avoir les mêmes droits que les hétérosexuels.

 

Selon une première estimation de la préfecture de police de Paris, les manifestants étaient plutôt 300 000. "Les chiffres définitifs seront communiqués en début de semaine prochaine, après visionnage de l'ensemble des films de la manifestation", a déclaré un porte-parole de la préfecture. Lors de la précédente mobilisation le 13 janvier, les organisateurs avaient chiffré à un million le nombre des participants, contre 340 000 selon l'estimation de la police.

 

Les organisateurs avaient alors accusé la préfecture d'avoir volontairement minoré la participation. "Ca devient risible et grotesque, ça ne peut pas durer", a réagi Frigide Barjot, la chef de file de La manif pour tous, à l'origine du mouvement, parlant d'une "volonté délibérée de ne pas dire la vérité". "C'est continuer à vouloir faire monter la pression", a-t-elle ajouté. "On canalisait tout ça, mais il ne faudra pas nous en vouloir si ça part dans tous les sens", a-t-elle encore dit.  Frigide Barjot a déclaré que les organisateurs demandaient à être reçus à l'Elysée "dès demain", annonçant au passage "une nouvelle manifestation rapidement". Le chantage, ce n'est pas vraiment quelque chose que Jésus utilisait pour se faire entendre, lui parlait intelligemment et savait expliquer ses choix, il ne se cachait pas derrière de faux semblants.

 

Malgré les appels réguliers au calme, via haut-parleur, des organisateurs, des gaz lacrymogènes ont été dispersés à plusieurs reprises dans l'après-midi pour empêcher des manifestants d'accéder aux Champs-Elysées, où ils avaient interdiction de manifester. "Cent à 200 personnes ont tenté de forcer un barrage pour rejoindre les Champs-Elysées", a expliqué un porte-parole de la préfecture de police, évoquant le "comportement très agressif de certains manifestants", mentionnant "quelques interpellations". "Hollande dictateur !", scandaient ces manifestants, en grande majorité des jeunes, avant d'entonner La Marseillaise. De nombreux badauds restaient sur place. "Libérez les Champs !", criaient d'autres. "C'est honteux", a crié une sexagénaire, au sein d'une foule composée de nombreuses familles avec enfants. Pourtant la préfecture de police leur avait interdit d'y aller, pour des raisons "d'ordre public" - à cause notamment de la proximité de l'Elysée. Ce qui est vrai.

 

 Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a estimé que la manifestation avait "incontestablement" échappé aux organisateurs, "débordés par des groupes extrémistes". Dans la soirée de dimanche, les forces de l'ordre ont évacué quelques centaines de manifestants installés sur les Champs-Elysées. "La stricte force nécessaire a été employée pour contenir les débordements d'une minorité de manifestants très agressifs", a dit le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

 

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, présent ainsi que de nombreuses personnalités de droite ont pris prétexte de l'incident pour lancer un début de polémique, mettant en cause la police. "C'est inacceptable d'envoyer des gaz contre des enfants. Est-ce qu'il est normal qu'on ait des forces de l'ordre dans la République qui tirent sur des familles et des enfants ?" s'est indigné l'ancien ministre UMP Laurent Wauquiez présent au rassemblement. Sur place également, Jean-François Copé en a profité pour demandé "des comptes" à François Hollande après avoir "croisé" des familles qui auraient été victimes de gaz lacrymogène dispersé par les forces de l'ordre. Pour Claude Guéant, aussi présent au rassemblement, le gouvernement devrait s'occuper de d'autres sujets plus importants. On devrait dire la même chose des responsables de l'UMP qui au lieu de s'opposer au mariage entre personnes de même sexe devrait aider le gouvernement au lieu de le critiquer dans sa politique de l'emploi.

 

En début de soirée, après la dispersion du cortège, quelques milliers de manifestants particulièrement déterminés faisaient face à la police sur l'avenue des Champs-Elysées, entonnant différents chants et la Marseillaise, a constaté un journaliste de l'AFP. Des personnes issues "essentiellement du GUD et de l'extrême-droite", selon Manuel Valls. Le ministre a évoqué des "dizaines d'interpellations".

 

Le texte de loi, qui ouvre aux homosexuels la possibilité de se marier et d'adopter, a été voté le 11 février par les députés, et sera examiné en séance publique par les sénateurs à partir du  4 avril. Les opposants comptent redemander dimanche soir à François Hollande de retirer le texte pour le soumettre au référendum. Selon eux, ce projet "bouleverse totalement la société en niant la parenté et la filiation naturelles" et "les conséquences économiques, sociales et éthiques seront inéluctables". On disait la même chose en Espagne, pourtant j'ai beau regarder, la société n'a pas changé pour autant.

 

Comme le dit Arnaud Montebourg : "ce n'est pas une poignée d'individus qui va changer le débat" sur le mariage pour tous. La manif pour tous a démontré ce dimanche son amateurisme ne sachant pas contrôler les incidents en son sein, et leur radicalité aveugle qui ne peut que blesser que les personnes de même sexe. Pas homophobe, la manif pour tous, on se le demande. Et beaucoup de catholiques et de Français demandent à ce mouvement d'arrêter de parler en leur nom.

 

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Publié le 24 Mars 2013

tf1.fr nous montre dans son article du 24 mars 2013 qu'au cours de son homélie à l'occasion du Dimanche des Rameaux, le nouveau pape a confirmé lui-même sa participation au grand rassemblement de la jeunesse catholique qui aura lieu en juillet au Brésil.

 

Pour la première fois, le pape François a célébré ce dimanche, en plein air, la messe des Rameaux. Cette étape incontournable du calendrier catholique le mènera jusqu'à Pâques, la semaine prochaine.

 

Lors de son homélie, il a profité de l'occasion pour annoncer personnellement  qu'il participera aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se dérouleront en juillet à Rio de Janeiro, au Brésil.

 

"Chers amis, moi aussi je me mets en route avec vous, sur les traces du bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI. Désormais nous sommes proches de la prochaine étape de ce grand pèlerinage de la Croix du Christ", a-t-il lancé aux jeunes présents sur la place Saint-Pierre. "Je regarde avec joie vers juillet prochain, à Rio de Janeiro. Je vous donne rendez-vous dans cette grande ville du Brésil. Préparez-vous bien, surtout spirituellement dans vos communautés, pour que cette rencontre soit un signe de foi pour le monde entier", a-t-il ajouté.

 

C'était un secret de polichinelle, encore fallait-il savoir si le pape François allait y aller, car nous savons que comme Benoît XVI, il n'aime pas beaucoup voyager, mais il faut savoir se faire violence.

 

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