Publié le 30 Avril 2013

http://www.uclouvain.be se pose la question dans un article du 26 avril 2013 : L’homophobie a-t-elle un fondement moral ou est-elle intrinsèquement immorale ? Vassilis Saroglou, professeur UCL, a examiné et répondu à cette question et d'autres, au travers de deux récentes études.

Autres questions à laquelle Vassilis Saroglou, responsable du Centre de psychologie de la religion de l'UCL, en collaboration avec deux doctorantes UCL (Joanna Blogowska et Csilla Deak), s'est intéressé : l’homophobie religieuse est-elle anodine ou peut-elle mener à de l’agression physique ? Et ceux qui sont contre l’homoparentalité le sont-ils par souci altruiste de protection des «vulnérables» (enfants) ou par moralité typiquement conservatrice ?

La première étude a été développée via des techniques expérimentales, en laboratoire. Concrètement, Vassilis Saroglou et son équipe ont mis en situation des volontaires afin de recréer des sentiments liés à la psychologie de l’agression. Il était bien entendu impossible de tester en laboratoire des agressions physiques. Les chercheurs ont donc mesuré la présence d’une agression, de manière indirecte, en incitant les participants à donner de la sauce piquante à une cible hypothétique et en observant la quantité donnée par ces participants en fonction du statut de la cible.

Cette stratégie de recherche est importante pour examiner si des préjugés et des stéréotypes au niveau cognitif se traduisent effectivement dans des actes d’agression physique. Les chercheurs UCL ont trouvé que plus les participants étaient croyants, plus ils avaient tendance à montrer de l’agression envers une cible prétendument gay qui estimait que la défense des droits des homosexuels était une avancée sociale importante. L’étude montre donc que la religion pousse à haïr non seulement le péché mais également les auteurs de ce péché.

La deuxième étude a examiné l’argument néoconservateur contre l’homoparentalité qui tend à mettre l’accent sur le besoin de protection du bien-être des enfants, supposés victimes de cette situation. Les chercheurs UCL ont examiné si la réprobation de l’homoparentalité était basée sur des préoccupations morales relatives au souci d’autrui ou si elle était basée sur des préoccupations morales conservatrices.

Il s’est avéré que seule la moralité conservatrice et rigide prédisait l’opposition à l’homoparentalité. Aucun effet des attitudes ou valeurs empathiques sur le rejet de l’homoparentalité n’a été trouvé, y compris parmi ceux qui justifient leur rejet par des arguments du type «protection des enfants».

L’une de ces études vient d’être acceptée pour publication dans la meilleure revue internationale en sciences sociales des religions : Journal for the Scientific Study of Religion.

Cette étude montre que la raison a encore de la place à se faire au sein de l'Église. Pour le pacifisme des manifestations contre le mariage gay, nous savons maintenant que les préjugés ont une grande place et pas l'amour du prochain.

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Publié le 29 Avril 2013

LEXPRESS.fr dans son article du 28 avril 2013 nous montre que l'ancien élu de Seine-Maritime et actuel ministre des Affaires étrangères inaugurait ce dimanche matin à Rouen la deuxième édition du festival "Normandie Impressionniste". Une centaine d'opposants au Mariage pour tous l'attendait...

Les happenings contre le mariage homosexuel se poursuivent. Un terme mal employé car les happenings sont des performances (au sens anglais du mot : «représentation»), des événements ou des situations qui pouvaient être considéré comme un art, rien dans la Manif pour tous ne permet d'avancer un tel terme. Le dernier à en avoir fait les frais est le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Alors que l'ancien élu de Seine-Maritime inaugurait la deuxième édition du festival "Normandie Impressionniste" ce dimanche matin à Rouen, il a été hué par des opposants. En marge de l'inauguration de l'événement, environ 150 à 200 opposants au Mariage pour tous, principalement des familles avec enfants, se sont manifestés, tenus éloignés du site de l'inauguration par des cordons des forces de l'ordre.

Ils ont notamment brandi une banderole géante "On veut du boulot, pas du mariage homo", selon cette même source. Des enquêtes révèlent l'ancrage du mouvement à droite. Souvenons nous que 79 % des catholiques pratiquants ont voté Nicolas Sarkozy durant l'élection présidentielle de 2012. Ne parlons pas des Juifs et des protestants qui eux aussi ont voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy. Les mouvements préexistant à la mobilisation contre le mariage homosexuel sont en fait presque tous liés à l'Église. Donc, un mouvement qui n'est pas vraiment apolitique comme il le déclare.

"On veut du boulot, pas du mariage homo", une belle phrase, mais regardons de plus près si ils pensent à cela : les préoccupations pour l’économie (mais pas dans le même sens que les ouvriers et les classes moyennes), la réduction des déficits, l'immigration et la politique étrangère chez les catholiques pratiquants réguliers pèsent d’une façon très importante dans leur vote. Connaissant beaucoup de pratiquants que je côtoie, leur mots pour le travail des chômeurs et des demandeurs d'emploi est de dire qu'ils sont des assistés et qu'ils ne recherchent pas d'emploi, on sent la solidarité envers ceux qui souffrent. où est Jésus dans tout ça. J'aimerais les voir au chômage, il est facile de dire des contre vérités quand on a un emploi. Donc, avant de faire des leçons à François Hollande, il faut avoir le courage de se remettre en question.

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Publié le 28 Avril 2013

Dans l'article de tempsreel.nouvelobs.com du vendredi 26 avril 2013, l'analyse des images montre qu'il n'y a pas eu trucage, mais leur mauvaise qualité a fait enfler la polémique.

1,4 million... 300 000 ? Les organisateurs de la "manif pour tous" accusent la préfecture de police de Paris, et à travers elle le gouvernement, d'avoir truqué des images aériennes de la manifestation du 24 mars pour minimiser l'étendue de la mobilisation anti-mariage homo. L'analyse logicielle des images révèle qu'il s'agit d'un fantasme.

Les Champs-Elysées étaient bondés le 24 mars. 1,4 million de manifestants selon Frigide Barjot et les officiels de la Manif pour tous, 300 000 selon la préfecture. Cette dernière a donc convié les journalistes, puis les organisateurs, afin de visionner les films aériens tournés lors de la manifestation, rapporte BFMTV.com, qui a passé les images à l'analyse. Objectif : couper court aux rumeurs relayées sur internet qui dénoncent une manipulation de la police.

Combien de personnes ont pris part à cette manifestation contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe ? Le combat des chiffres est un classique des défilés dans la rue et les vidéos n'avaient pas vocation au comptage, mais face à la polémique, la préfecture a voulu prouver que la foule était plus éparse que ne le laissait penser Frigide Barjot et ses pairs.

La mauvaise qualité des images a favorisé la montée des tensions. L'AFP a formellement démenti accréditer la thèse d'une manipulation des photos de la police. En cause : la qualité des photos.

L'analyse via le logiciel Tungstène est formelle selon BFMTV.com : les "singularités" présentes sur l'ensemble des photos, que l'on pourrait considérer scientifiquement comme des "artefacts numériques" et qui sont des éléments "particulièrement inattendus" sur une photographie numérique classique, sont remarquables dans les zones où les détails sont moins visibles car plus plats (pelouses, rues vides etc.). Et toutes les images présentent ce même particularisme.

Selon BFMTV.com, "aucune des 24 images numériques de la série ne présentent de trace de trucage ni d'indice probant et écrasant qui pourraient permettre d'envisager une manipulation".

Le problème serait donc technique. "D'un strict point de vue scientifique, et nous conformant au principe de parcimonie, nous sommes obligés de considérer, en l'absence d'information complémentaire, que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Par conséquent, si toutes les images sont porteuses de ces artefacts c'est qu'elles en partagent, selon toute vraisemblance, la même raison, sans avoir besoin de mobiliser une volonté de trucage".

Les photos n'étaient donc pas truquées, mais la préfecture aurait pu s'épargner une polémique en améliorant ses techniques de tournage d'images aériennes.

Un bonne mise au point pour ceux qui contestent le travail de la préfecture qui a le mérite d'être claire et sans ambages. Un soit disant complot qui quand on regarde de plus près ne repose pas sur grand chose.

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Publié le 27 Avril 2013

Apic dans une dépêche nous dit que le Conseil pontifical pour la famille a démenti l’existence d’un document en phase d’élaboration sur la communion aux divorcés remariés. Dans un communiqué diffusé le 25 avril 2013, le dicastère romain a souligné que cette information, apparue dans la presse, était "sans fondement".

Quelques heures auparavant, le quotidien italien "La Repubblica" assurait que le pape François avait chargé Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, de rédiger un document allant vers une résolution de cette question "au cas par cas" et en rendant plus facile l’annulation d’un premier mariage, sur demande de nombreux évêques italiens, actuellement en visite "ad limina" au Vatican. Les évêques français, qui étaient pour leur part en visite "ad limina" quelques mois auparavant, avaient également mentionné ce problème à Benoît XVI. Les voix au sein même de l’Église sont nombreuses à demander un assouplissement en la matière.

A l’occasion de la rencontre internationale des familles, le 2 juin 2012, à Milan, Benoît XVI avait réaffirmé que les couples de divorcés remariés, s’ils ne pouvaient avoir accès à la communion, faisaient "pleinement partie de l’Église". Lors d’une rencontre avec le clergé du diocèse d’Aoste, au nord de l'Italie, le 25 juillet 2005, le pape émérite s’était exprimé sur la situation "particulièrement douloureuse pour les personnes qui se sont mariées à l’Eglise, mais qui ne sont pas vraiment croyantes et qui l’ont fait par tradition, puis ayant contracté un nouveau mariage non valide, se convertissent, trouvent la foi et se sentent exclues du sacrement".

Le pape rapportait alors que, lorsqu’il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il avait invité plusieurs Conférences épiscopales et spécialistes à étudier le problème du "sacrement célébré sans foi". "Je n’ose pas m’avancer en affirmant que l’on puisse trouver ici réellement un motif d’invalidité parce qu’il manquait une dimension fondamentale au mariage", confiait aussi le pape quelques mois après son élection. Il ajoutait qu'il le pensait personnellement, "mais à la suite des discussions que nous avons eues, j’ai compris que le problème est très difficile et doit être encore approfondi".

Avec l’arrivée du pape François, beaucoup pensent que des évolutions pourraient avoir lieu sur le sujet. Comme le dit La Croix, le synode du diocèse de Rouen en mai 2010, comme tous ceux organisés en France depuis plusieurs décennies, avait émis le souhait que les prêtres puissent autoriser, au cas par cas, la communion. Il est grand temps que l'Église puisse autoriser les divorcés remariés à communier par devoir de justice.

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Publié le 26 Avril 2013

Le Point.fr montre dans son article du 24 mars 2013 que le quotidien "L'Osservatore Romano" a déploré "un choix idéologique qui divise, plus qu'une volonté partagée de protection pour tous les types de relations".

Le vote de la loi sur le "mariage pour tous" par le Parlement français témoigne d'un "choix idéologique", qui "divise" et refuse d'être à l'écoute "de larges pans de la société", a accusé mercredi le quotidien du Vatican, L'Osservatore Romano. Porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, interrogé mercredi sur l'adoption du projet mardi, a aussi réagi négativement : "Cela ne me réjouit pas. C'est une bonne chose que chacun puisse savoir qu'il a un père et une mère." "Le mariage entre un homme et une femme est une question fondamentale", a-t-il commenté à titre personnel, en marge d'une conférence de presse. Mais à la lecture de l'Église, on croirait que les couples de même sexe veulent prendre la place des couples hétérosexuels, ce qui n'est pas le cas, puisqu'il veulent juste une véritable reconnaissance de leur situation de couple.

Le quotidien du Vatican a déploré "un choix idéologique qui divise, plus qu'une volonté partagée de protection pour tous les types de relations". La mobilisation contre le projet gouvernemental a été plus forte que prévu par le gouvernement, et l'adoption par les couples homosexuels suscite de très vives tensions dans la société française. Mais le choix idéologique de l'Église a créé des divisions dans la société française, elle aurait dû faire comme au Portugal où la hiérarchie catholique portugaise s’est refusée à mobiliser ses ouailles sur un sujet qui, selon le cardinal-patriarche de Lisbonne Mgr José Policarpo, est «de la responsabilité du Parlement». Une belle leçon a donné à l'Église en France.

L'Osservatore Romano s'en est pris au cabinet de Jean-Marc Ayrault, "qui a fortement soutenu le projet de loi" et qui "n'a pas voulu écouter les très nombreuses voix qui s'étaient élevées ces derniers mois dans de larges pans de la société française, et pas seulement chez les catholiques". "Le mouvement qui a vaillamment tenté de s'opposer à l'approbation de la loi telle qu'elle a été conçue rassemble de vastes couches de la population et compte dans ses rangs des intellectuels et des représentants de toutes les orientations politiques et religieuses, sans distinctions", a relevé le journal catholique. Il a regretté l'absence d'un référendum sur le sujet : "On peut se demander si, dans le processus qui a conduit à l'élaboration de la nouvelle loi, il n'aurait pas été nécessaire d'impliquer toute la société civile."

On parlera de référendum, quand il y aura un vrai débat à ce sujet au sein de l'Église sur ce sujet, ce qui n'a pas été le cas. L’Église est très mal placé pour parler de démocratie dans un État, quand elle ne la pratique pas sur des sujets qui concernent les laïcs et non sa hiérarchie.

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Publié le 25 Avril 2013

info.catho.be montre que célébrant la messe de ce 24 avril devant des employés de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la ‘banque du Vatican’ dont le fonctionnement a été souvent remis en question, le pape François leur a fait comprendre que les «organisations» dont l’Église se munit n’étaient «nécessaires que jusqu’à un certain point».

Pour la deuxième fois, des employés de la ‘banque du Vatican’ étaient présents lors de la messe que le souverain pontife célèbre chaque jour dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Lorsque l’Église «crée des organisations, des services» et qu’elle devient «quelque peu bureaucratique», a averti le pape François dans son homélie, elle perd «sa substance principale et court le risque de se transformer en une organisation non gouvernementale. Or l’Église n’est pas une ONG, a-t-il poursuivi, elle est une histoire d’amour».

S’adressant ouvertement aux employés de l’IOR présents dans l’assemblée, le pape a affirmé : «tout est nécessaire, les services sont nécessaires (…) mais jusqu’à un certain point, comme aide à cette histoire d’amour». «Lorsque l’organisation prend le dessus, l’amour diminue et l’Église (…) devient une ONG», a alors prévenu le souverain pontife, invitant à ne pas suivre cette route.

Cette remise en question de l’utilité de certaines institutions ecclésiastiques par le pape François devant le personnel de la ‘banque du Vatican’ a pris un poids tout particulier dans le contexte difficile que vit actuellement l’IOR. Les rivalités internes révélées par l’affaire ‘Vatileaks’ ont égratigné son image et les autorités de l’Union européenne observent attentivement le travail de l’IOR en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.

Plus récemment, le pape François aurait décidé de ne pas accorder l’indemnité prévue de 25 000 euros par an pour chacun des cinq cardinaux de la commission de surveillance de la ‘banque du Vatican’.

Le pape François veut-il se débarrasser d'un bureaucratie trop présente et son modèle le plus visible est l'IOR, en tout cas il poursuit sur la voie de l'humilité et de la simplicité qu'il veut donner à l'Église.

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Publié le 24 Avril 2013

BFMTV.com nous montre dans son article du 24 avril 2013 que le président de la République François Hollande s'est félicité du vote de la loi sur le mariage homo, mercredi dans une allocution à la sortie du Conseil des ministres.

François Hollande a appelé les Français à l'apaisement après le vote de la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, dans une courte allocution donnée à la sortie du Conseil des ministres mercredi.

Le président de la République s'est félicité de "cette réforme" qui "élargit les droits des homosexuels sans rien enlever à personne." "Je suis sûr que la société en sera fière un jour, car c'est une étape vers la modernisation de notre pays, vers plus de liberté et d'égalité, des principes qui fondent notre République."

Il a assuré qu'il promulguera la loi "aussitôt que le Conseil Constitutionnel", saisi mardi par l'UMP et l'UDI, "se sera prononcé sur la conformité du texte", et demandé aux Français "que ce qui vient de se produire au Parlement soit compris comme étant la loi de la République".

Faisant référence aux opposants qui refusent de désarmer, le chef de l'État a appelé "d'ici là à l'apaisement, à la compréhension, au respect", et au rassemblement du pays sur "l'essentiel", à savoir l'emploi et le redressement économique. "Aujourd'hui plus que jamais le rassemblement du pays doit se faire sur ce qui est attendu par beaucoup de nos compatriotes: l'emploi, le redressement, la confiance."

Le président de la république devait montrer son support à la loi et son rôle de rassembleur, puis leur a rappelé l'essentiel, c'est-à-dire le combat pour l'emploi, qu'il n'a pas oublié contrairement à ce que de mauvaises langues pouvaient dire.

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Publié le 23 Avril 2013

Europe1.fr dans son article nous montre que les députés ont voté mardi 23 avril la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels.

L’assemblée nationale a définitivement adopté, mardi par 331 voix contre 225 le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. La France devient ainsi le 9e pays européen à autoriser le mariage homosexuel, et le 14e dans le monde. À l'annonce du résultat du vote, les députés de gauche ont applaudi debout et scandé "égalité, égalité" après un dernier discours de la ministre de la Justice Christiane Taubira.

Tous les groupes de gauche, à l'exception de quelques élus, ont voté le texte. Dix élus se sont abstenus. L'opposition de droite, l'UMP et l'UDI (centriste), a voté contre à l'exception d'une poignée de ses membres qui l'ont approuvée, comme l'UMP Franck Riester ou le centriste Jean-Louis Borloo, ou se sont abstenus, à l'image de Bruno Le Maire ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

Juste avant le vote, deux opposants au texte avaient tenté depuis les tribunes du public de déployer une banderole avant d'être évacués. "Les ennemis de la démocratie n’ont rien à faire dans l’hémicycle ! Sortez-moi ces excités ! Seuls les amoureux de la démocratie restent dans l'hémicycle !", crie alors le président de l'Assemblée, Claude Bartolone.

Après le vote de mardi, la bataille autour du mariage pour tous ne devrait pas s'arrêter. Les députés de l’opposition ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils saisiraient le Conseil constitutionnel, convaincus que le texte court un risque d’inconstitutionnalité. Du côté du gouvernement, on affiche sa sérénité. La ministre déléguée chargée de la Famille, Dominique Bertinotti, a assuré mardi matin de sa "confiance" dans la validité juridique du texte.

À Paris, les anti-mariage gay se retrouveront, à l’appel de "La Manif pour tous", à partir de 19 heures, à Sèvres-Babylone, pour un défilé jusqu'à l’Assemblée nationale. "La loi va être votée, nous n’avons aucun doute là-dessus et demain nous ne manifesterons pas contre le vote mais pour proposer une autre solution, celle de l’union civile qui, contrairement au mariage, n’aurait pas de conséquence sur la filiation", a déclaré Frigide Barjot. De leur côté, les "pro", d'abord à l'appel du collectif "oui, oui, oui", appellent aussi à un rassemblement à partir de 17h près de l'Assemblée, puis à un autre, à l'appel cette fois de l'Inter-LGBT, à partir de 18h, à proximité de l'Hôtel de Ville.

Un grand moment qui va entrer dans l'histoire de France, et à la plus grande joie de couple qui pourront dire que la France a donné une belle leçon de démocratie aux préjugés et démontré que l'égalité n'est pas qu'un mot.

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Publié le 23 Avril 2013

info.catho.be dans son article nous montre que ce 22 avril, le président du Conseil pontifical pour les textes législatifs a indiqué dans la presse italienne qu’une nouvelle figure pourrait apparaître, celle du "modérateur". Ce dernier travaillerait aux côtés de la Secrétairerie d’État et superviserait le bon fonctionnement des Congrégations et Conseils pontificaux. La tendance amorcée va vers davantage de collégialité. Le profil de la curie romaine telle que la veut le pape François se dessine peu à peu…

Alors que la Secrétairerie d’État du Saint-Siège est "une figure tournée vers l’extérieur, qui s’occupe des problèmes de l’Eglise universelle aux côtés du souverain pontife", le rôle du “modérateur“ se limite à la curie romaine, essentiellement les Congrégations et les conseils pontificaux, a expliqué le cardinal Francesco Coccopalmerio dans une interview accordée au quotidien italien «Corriere della Sera».

Le modérateur n’entravera pas les liens entre le pape et les dicastères, a assuré le canoniste italien, il viendra en aide à ces derniers, en veillant à ce qu’ils disposent de personnel et d’outils suffisants pour accomplir leur tâche. Dans cette interview, le haut prélat italien a également jugé essentiel que les chefs de dicastères se rencontrent fréquemment entre eux, que ce soit en présence ou en l’absence du pape. Ils doivent également pouvoir être reçus par le souverain pontife au moins une fois par mois. Selon le cardinal Coccopalmerio, il faut "un rapport constant entre les dicastères et le pape, qui doit savoir ce que fait chacun d’entre eux et donner son avis".

Enfin, interrogé sur la nature du groupe nouvellement formé des huit cardinaux chargés de conseiller le pape François dans le gouvernement de l’Eglise, le président du Conseil pontifical pour les textes législatifs a affirmé que ce groupe exprimait "la nécessité que le pape soit en contact et en communion avec les épiscopats du monde entier". Ce nouvel organisme devrait devenir pérenne, a confié le cardinal Coccopalmerio.

Si la première réunion officielle du conseil de huit cardinaux nommés par le pape François pour le conseiller n’aura lieu qu’en octobre prochain, les lignes de la réforme du Vatican apparaissent progressivement. Quelques jours avant son entretien avec le «Corriere della sera», le cardinal Coccopalmerio confirmait déjà la tendance amorcée, vers davantage de collégialité dans le gouvernement de l’Église, dans une émission diffusée sur la télévision publique italienne. Evoquant la question de la Secrétairerie d’État, dont le trop grand pouvoir a été critiqué lors des Congrégations générales qui ont précédé le conclave de mars 2013, il avait alors mentionné la possible mise en place d’un "petit collège de trois ou quatre personnes" pour seconder le secrétaire d’État, qui maintiendrait toutefois son individualité et ses fonctions. A la différence des huit cardinaux chargés de conseiller le pape, les cardinaux membres de ce petit collège seraient présents en permanence au Vatican, avait précisé le cardinal Coccopalmerio.

Une bonne résolution pour que la curie ressemble enfin à un bon système de gouvernement plutôt que de continuer dans un véritable amateurisme, et cela nous permet d'attendre avant de voir ce que cela pourrait donner.

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Publié le 22 Avril 2013

cath.ch dans un article du 22 avril 2013 montre que des décennies de doutes sur l'attitude du pape Pie XII envers les régimes fascistes et nazis dans les années 1930-1940 pourraient bientôt prendre fin. Le rabbin Abraham Skorka, un grand ami du pape François, a récemment suggéré que le pontife avait l'intention d'ouvrir les archives du Vatican portant sur le sujet, rapporte le 18 avril 2013 le quotidien britannique "The Telegraph".

Abraham Skorka connaît le pape argentin depuis 20 ans. Il a coécrit avec l'ancien archevêque Bergoglio l'ouvrage "Sur le ciel et la terre". Le dignitaire juif a récemment affirmé avoir discuté longuement avec le nouveau pape du rôle de Pie XII - surnommé par certains critique, "le pape d'Hitler" - lors de la deuxième guerre mondiale. François lui aurait ainsi assuré penser que la question de l'héritage de Pie XII devait être "examinée en profondeur". Le rabbin est convaincu que son ami est en faveur d'une ouverture des archives du Vatican, afin de clarifier l'affaire une fois pour toute.

Bon nombre de critiques ont accusé depuis des décennies Pie XII d'avoir coopéré avec les régimes fasciste de l'Italie et nazi de l'Allemagne depuis le début de son pontificat en 1939. Certains l'ont notamment blâmé pour être resté silencieux face à la tragédie de l'Holocauste. Ce soupçon a été entretenu par le refus du Vatican de donner aux chercheurs l'accès aux archives concernant son pontificat.

Dans le même temps, certaines données suggèrent que Pie XII a organisé l'exode de plus de 200 000 juifs d'Allemagne dans les années 1930. Le cardinal Eugenio Pacelli, du véritable nom de l'ancien pape, aurait demandé à des archevêques du monde entier de fournir des visas à des "catholiques non aryens", ainsi qu'à des juifs convertis au christianisme, afin de leur permettre de sortir d'Allemagne.

Les démarches visant à canoniser Pie XII sont en cours depuis des décennies à Rome. Mais en 2011, un groupe d'éminents universitaires catholiques ont officiellement demandé au pape émérite Benoît XVI de suspendre la procédure, tant que l'on ne possédait pas plus d'informations sur son rôle lors de la seconde guerre mondiale. En 2009, le pape allemand avait créé une polémique en élevant l'ancien pontife au rang de "vénérable", le rapprochant ainsi de l'état de sainteté.

Abraham Skorka, actuellement recteur du Séminaire rabbinique d'Amérique Latine basé en Argentine, est devenu un ami proche du cardinal Bergoglio alors qu'il était archevêque de Buenos Aires. Les deux religieux avait l'habitude de participer à leurs cultes respectifs, et leur amitié a initié un intense mouvement de rapprochement entre les catholiques et juifs d'Argentine, le pays comptant la plus large population juive en Amérique latine.

Le rabbin Skorka a précisé que le pape François était un farouche opposant de l'antisémitisme et de "toute forme de fanatisme". Le dirigeant israélite prédit également que le pape argentin sera un pontife "révolutionnaire". Selon lui, il ne touchera pas à la doctrine de l'Église, mais fera évoluer drastiquement ce qui tient du protocole, de la flamboyance, du luxe, ou encore de la relation aux pauvres.

Il est grand temps d'ouvrir les archives du Vatican pour qu'enfin le rôle de Pie XII durant la Seconde guerre mondiale soit mis au clair et de mettre fin à la légende noire du soit disant "pape d'Hitler".

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