Publié le 31 Mai 2013

L'article du Huffington Post .co.uk du 27 mai 2013 montre que le Vatican a précisé que les athées vont encore en enfer s'ils rejettent Dieu, après que le pape François a rompu avec la tradition pour offrir une homélie où il indiquait que les non-croyants qui font le bien seront rachetée par Jésus.

Les paroles du pape ont fait la une des journaux partout dans le monde, après avoir prononcé un discours préparé dans lequel il souligna que l'importance de «faire le bien» est un principe qui unit l'humanité toute entière.

Après avoir eu l'attention des médias internationaux, le Vatican tenta préciser comment on obtenait exactement son entrée dans le ciel, avec le père Thomas Rosica, un porte-parole du Vatican, qui dit que les gens qui connaissent l'Église catholique "ne peuvent pas être sauvés" s'ils "refusent d'entrer ou de séjourner en elle." Autrement dit, les athées vont toujours en enfer. Dans son analyse le père Rosica a donc réaffirmé la ligne développé par le prédécesseur du pape François, Benoît XVI, que la plénitude du salut ne subsiste dans l'Église catholique. Une vision qui est dépassée et qui ne porte plus.

Cependant selon lui, il y a encore de l'espoir pour le pécheur vu que "chaque homme ou femme, quelle que soit leur situation, peuvent être sauvé. Même les non-chrétiens peuvent répondre à cette action salvifique de l'Esprit. Nul n'est exclu du salut simplement à cause de ce qu'on appelle le péché originel". En gros, quiconque mène une vie droite et sainte sera sauvé qu'il soit catholique ou non, parce qu'il est un «chrétien anonyme», donc «Dieu sauve dans le Christ» ceux qui ne le connaissent pas sans faute de leur part. Il accepte cette thèse, en rappelant toutefois la prééminence de l'Église catholique. Dommage.

Comme avec tous les papes les avancées sont tout de suite freinées par la curie et remises dans un style plus traditionnel qui rendent le propos plus conservateur et lui enlève sa charité chrétienne.

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Publié le 29 Mai 2013

Dans l'article du nouvelobs.com nous voyons un mariage hors-norme pour un jour historique. En se disant "oui" ce mercredi 29 mai, à Montpellier, Vincent et Bruno sont les deux premiers mariés homosexuels de France.

Visiblement émus, les deux hommes, l'un porteur d'un nœud papillon, l'autre cravaté, ont été accueillis par de très longs applaudissements lors de leur entrée dans la grande salle de réception de la mairie de Montpellier. Ils se sont dit "oui" devant plus de 500 invités et journalistes venus du monde entier.

"Ce jour vous l'avez rêvé, et ce jour devient une réalité. Vincent, Bruno, nous allons, vous allez vivre un moment historique. Un moment historique pour notre pays, pour notre République", leur a dit en préambule la maire PS Hélène Mandroux.

La maire leur a ensuite demandé : "Vincent Autin, voulez-vous prendre pour époux Bruno Boileau ?", "Bruno Boileau, voulez-vous prendre pour époux Vincent Autin ?" 'Oui', ont répondu tour à tour les deux nouveaux époux.

"C'est un grand honneur de vous dire que vous êtes unis par les liens du mariage", a dit la maire après les deux "oui", alors qu'une salve d'applaudissements a accueilli l'union. Et c'est avec Frank Sinatra, chantant "Love and marriage", que les deux hommes ont échangé leurs alliances et se sont embrassés.

Et à l'heure des remerciements, Vincent a adressé ses pensées aux militants, aux associations qui se sont battues pour que le droit au mariage soit étendu. Il a également vivement remercié "Najat" [Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement]. "Najat. C'est fait Najat. Cette amitié fidèle nous suivra", a-t-il dit.

L'événement a été à peine perturbée par des anti-mariage homo qui ont jeté des feux de Bengale à l'extérieur de la mairie. Du gaz lacrymogène a été lancé par les forces de l’ordre pour les repousser.

Cette cérémonie marque l'aboutissement d'un long processus législatif au cours duquel des milliers d'opposants sont descendus dans la rue pour contester le projet.

Vincent Autin, 40 ans, et Bruno Boileau, de dix ans son cadet, sont les premiers bénéficiaires de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, votée définitivement au Parlement le 23 avril et validée par le Conseil constitutionnel il y a dix jours.

C'est un moment historique qui est une victoire sur les préjugés montrant que dans une République aucune discrimination n'est envisageable quelle qu'elle soit.

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Publié le 28 Mai 2013

europe1.fr et BFMTV.com nous montre dans leurs articles du 27 mai 2012 qu'à l'occasion des 70 ans de la création du Conseil national de la Résistance, le président a commenté l'emploi de certains termes, comme "résistance" ou "fascisme" lors de la manifestation contre le mariage homosexuel, dimanche 26 mai.

Cette commémoration était prévue depuis longtemps, assure Élysée. Mais en venant rendre hommage au 70e anniversaire du Conseil national de la Résistance, lundi, au lycée Buffon, à Paris, le président a également livré une réponse politique aux manifestants qui ont défilé dans les rues, dimanche, contre le mariage pour tous. Parler de la "grande Histoire" pour relativiser la "petite", en somme.

Entouré de sept résistants dans une salle de classe, François Hollande a fait la leçon aux lycéens et lancé ce message : "il y a un moment où le pays doit savoir se rassembler sur l’essentiel". Un appel qui raisonne particulièrement au lendemain de "la Manif pour tous".

Le chef de l’État a dénoncé avec force l’utilisation par les manifestants les plus radicaux du vocabulaire de la Résistance. "Les mots ont toujours un sens. Il y a eu hier (dimanche) des débordements qui utilisent les mots de la seconde Guerre mondiale, de la lutte contre le nazisme, à des fins qui n’ont plus rien à voir avec ce que ces mots ont signifié", a-t-il regretté.

"La Résistance, c'était par rapport au nazisme, à l'Occupation. La collaboration, c'étaient des Français qui étaient avec l'occupant. Et le fascisme, le nazisme, la dictature, c'était une époque qui heureusement est révolue", a expliqué le président aux journalistes. "Donc nul n'a le droit d'utiliser ces mots pour défendre des idées, si on peut appeler ça des idées, d'aujourd'hui", a-t-il conclu.

À son arrivée sur place, le président a d’ailleurs eu droit à un comité d’accueil : 93 manifestants se réclamant du "Printemps français" ont agité des drapeaux et crié "Hollande démission" ou "Ta loi, on n'en veut pas". Sur le réseau social Twitter, de nombreux manifestants ont fait état d’interpellations, ce qui n’est, pour le moment, pas confirmé. Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate, s’en elle aussi fait l’écho. Les quelques 93 opposants ont été embarqués par la police dans deux cars pour manifestation non déclarée, a précisé l'entourage du président, soulignant que certains étaient en possession d'armes de 6e catégorie. Deux personnes ont été placées en garde à vue pour port d'armes prohibées.

Une bonne mise au point du président de la république pour apprendre à ces mouvements qu'on ne doit pas utiliser de tels mots en dehors de leur contexte historique, surtout quand ceux-ci ont refusé le processus démocratique qui a amené le mariage pour tous.

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Publié le 27 Mai 2013

Europe1.fr dans son article du dimanche 26 mai 2013 nous montre le baroud d'honneur d'un manifestation qui devait avoir une fin. La loi est promulguée depuis huit jours et le premier mariage gay sera célébré mercredi à Montpellier. Mais, dans une ultime démonstration de force, les détracteurs de la "loi Taubira" ont redit leur opposition au mariage gay dimanche. Ils étaient 150 000 à défiler à l'appel de "La Manif pour tous", selon la police. Les organisateurs, eux, ont estimé à "plus d'un million" le nombre de participants. Une manifestation distincte, de l'institut Civitas, a de son côté rassemblé 2800 personnes selon la police. Dimanche soir, après l'appel à la dispersion de la manifestation, des heurts ont éclaté sur l'esplanade des Invalides. Des incidents condamnés par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui a accusé des individus "issus de l'extrême droite et de la mouvance identitaire".

Aux Invalides, là où ont convergé les cortèges, quelque 200 à 300 fauteurs de troubles ont affronté dimanche soir les forces de l'ordre pendant plus de deux heures, scandant "ça va péter, ça va péter !", "Dictature socialiste" et "Hollande démission !". Le ministre de l'Intérieur a aussitôt condamné "avec force" ces heurts qui ont débuté après l'appel à la dispersion de la manifestation. La police a finalement interpellé 350 personnes, dont 250 ont été placées en garde à vue, selon le dernier bilan communiqué lundi matin par Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur. Par ailleurs, 25 militants d'extrême-droite ont été interpellés place de l'Opéra, dans le 9e arrondissement de Paris, selon les informations d'Europe 1. Et 36 personnes ont été légèrement blessées en marge des manifestations, dont 34 policiers et gendarmes, un journaliste et un manifestant.

"Ces incidents ont été provoqués par plusieurs centaines d'individus, pour la plupart issus de l'extrême droite et de la mouvance identitaire, qui ont agressé violemment des policiers, dont quatre ont été blessés, des gendarmes, ainsi que des journalistes", a accusé Manuel Valls qui estime que ces heurts "prouvent clairement que le dispositif de sécurité conséquent mis en place à l'occasion de cette journée de contestation était pleinement justifié".

150 000 personnes ont participé à la "Manif pour tous", selon la préfecture de police. Les organisateurs ont de leur côté assuré que "plus d'un million" de personnes avaient pris part à la manifestation. La présidente de la "Manif pour tous", Ludovine de la Rochère, a en outre annoncé : "nous poursuivrons le combat partout en France". Quand une partie est perdue, il faut savoir se retirer.

En plus des trois cortèges de la "Manif pour tous", un quatrième, distinct et animé par les membres de l'institut Civitas, proche des catholiques intégristes, a aussi défilé, sans converger jusqu'à l'esplanade des Invalides. Cette manifestation a rassemblé de son côté 2800 personnes. Civitas a eu 25 de ses membres arrêté.

Dans les cortèges, de nombreux slogans faisaient allusion à la Fête des mères, la "dernière avant liquidation", note une militante socialiste. Les enfants sont nombreux dans les différents défilés de la Manif pour tous qui relient les Invalides. Ils sont même parfois au devant des cortèges, ce qui est dangereux. Sur Twitter, Christine Boutin, la présidente du Parti chrétien démocrate, a posté en début d'après-midi une photo de la manifestation, avenue de Suffren, dans le 15e arrondissement de Paris. Au moins, quand ce sera fini, elle célébrera les mariage entre personne de même sexe.

Une vingtaine de membres de Génération identitaire, un mouvement d'extrême-droite, ont affirmé dans l'après-midi qu'ils avaient investi le toit du siège du Parti socialiste, situé rue Solférino à Paris, rapporte Le Lab d'Europe 1. L'intrusion a duré une demi-heure. Le Parti socialiste a de son côté précisé qu'il s'agissait de "la terrasse mitoyenne" à son siège et que cette occupation constituait "une atteinte inacceptable envers la démocratie". Ce qui est vrai.

La préfecture de police, très critiquée après les violences qui ont gâché le 13 mai la fête du PSG, avait mobilisé 4500 policiers et gendarmes pour encadrer les quatre cortèges prévus dans la capitale. Au total, 96 personnes ont été interpellées, dont 39 placées en garde à vue, en marge des trois cortèges d'opposants de La manif pour tous et de celui organisé séparément par Civitas et Le printemps français. Parmi eux se trouvaient des activistes d'extrême droite des Jeunesses nationalistes et de Génération identitaire. "Cet après-midi, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation d'une centaine de manifestants, dont des militants des Jeunesses Nationalistes et de l'Œuvre Française qui refusaient de se disperser à l'issue de leur rassemblement", a précisé le ministère de l'Intérieur dans la soirée.

Cible de critiques de la part du gouvernement, le président de l'UMP, Jean-François Copé, a estimé "normal" de manifester au côté des opposants au mariage homosexuel qui, espère-t-il, transformeront bientôt leur "engagement sociétal" en "engagement politique" au sein de l'UMP. En revanche, Laurent Wauquiez, également présent dans le cortège, s'est démarqué du président de son parti, appelant à avoir "la décence de ne pas chercher à récupérer de façon politicienne ce mouvement". Un très bon propos pour appeler à l'UMP qu'il est gaulliste, pas d'une droite qu'il faut éviter.

Le Front national de son côté n'a donné aucune consigne mais est aussi représenté, notamment par la députée Marion Maréchal-Le Pen, pour qui la manifestation est un "succès". Le député Gilbert Collard, également sur place, a de son côté profité pour rappeler que Marine Le Pen, absente de la manifestation, avait promis d'abroger la loi si elle parvenait au pouvoir.

Depuis plusieurs jours, la figure de proue de la contestation elle-même, Frigide Barjot, visiblement dépassée par sa droite, s'est déclarée menacée et privée de liberté de parole, au point, a-t-elle répété samedi, de renoncer à défiler dimanche. Les opposants les plus radicaux sont désormais regroupés sous l'appellation "Printemps français", nébuleuse que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a menacé de dissoudre en raison de ses excès et de sa "phraséologie factieuse". "Monsieur Valls ne nous fera pas taire, les menaces ne nous font pas peur !", lançait vendredi soir Béatrice Bourges, porte-parole de ce Printemps français qui prône des actions coup de poing plus musclées que les opérations "bisounours" de Frigide Barjot. Quand on menace un gouvernement, on est clairement factieux et le mouvement peut être interdit.

La Manif pour tous aura amené quelque chose, le retour des préjugés contre les personnes de même sexe, qu'il soit pacifiste ou pas ce mouvement aura refusé l'égalité pour des hommes et des femmes qui méritent d'être écouté, mais heureusement l'État a fait son devoir et n'a pas écouté cette manifestation qui n'a su voir que leur différence sexuelle.

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Publié le 25 Mai 2013

Et si les fidèles prenaient pour exemple le Mur de la démocratie à Pékin, qui ouvrirait dans l'Église une réelle démocratie face à une centralisation sans démocratie. Il faudra par ce biais insister sur la démocratie qui permettra aux fidèles d'être solidaires même face à la répression.

Le premier «Printemps de Pékin», nom donné aux différentes formes de manifestations pro démocratiques en Chine, a lieu en 1978-1979, avec le mouvement du Mur de la démocratie. En 1978, deux ans après la mort de Mao Zedong, les citoyens de Chine populaire furent autorisés à exprimer leurs critiques à l’encontre du régime. Ce mouvement prend source dans une volonté de Deng Xiaoping de laisser s'exprimer les intellectuels afin de tirer d'eux leurs meilleures ressources. Sous sa bénédiction, des milliers d'intellectuels chinois bénéficient alors de la liberté d'expression, qui se manifeste par la création d'un mur, au carrefour de Xidan, à Pékin, où étaient collés des dazibao, petites affichettes rédigées à la main utilisées comme moyen d'expression nées en 1966. Nombre de ces dazibaos étaient alors en faveur d'une libéralisation politique et ils permettaient à tout un chacun de s’exprimer librement. Ils critiquaient ouvertement les dirigeants chinois. La première affiche du Mur de la démocratie à Xidan collée par Wei Jinsheng, demande plus de libertés individuelles, affirmant que la seule «modernisation» importante est la liberté, et non l’amélioration des conditions de vie. C'est d'ailleurs sur ce mur que l'on trouve la célèbre dazibao de Wei Jinsheng : «La cinquième modernisation, la démocratie». Son manifeste reste aujourd'hui célèbre. Les gens affluent, échangent, discutent, se coordonnent, publient des revues contestataires et créent une Alliance pour les droits de l’homme; c’est le «mouvement démocratique», comme ils le nomment eux-mêmes. Le mouvement démocratique reçut un coup fatal en 1979 avec l’arrestation de Wei Jingsheng. Ce mouvement qui a permis à de nombreux intellectuels d'exprimer leurs aspirations démocratiques fût stoppé en décembre 1979, et nombreux furent les intellectuels arrêtés pour avoir exprimés des opinions contre le régime.

En voyant l'exemple du Mur de la démocratie à Pékin, et si nous avions aussi un Mur de la démocratie dans chacunes de nos Églises. Le concile Vatican II réforma la liturgie, la vision de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux, ne s'opposa plus à la liberté religieuse, et l'Église étendit sa réflexion aux questions soulevées par la modernité, il amena la collégialité, l'apostolat des laïques et une institution qui se veut désormais proche de ses fidèles. Mais toutes ces promesses furent balayées par les pontificats de Jean-Paul II et Benoît XVI. Car le concile Vatican II oublia une modernisation dans l'Église, la démocratie qui existait dès le début du christianisme primitif avant d'être balayé par une hiérarchie qui adopta les pratiques tyranniques de la monarchie. Sans la démocratie, le programme du Concile ne sera jamais respecté. Et il ne faudra pas avoir peur de débattre sur tout. La liberté est la seule «modernisation» qui importe vraiment, plutôt que de meilleures conditions de pratiques religieuses. Le Mur de la démocratie doit être une réponse à la suite du Concile Vatican II.

Ces groupes qui adopteront le Mur de la démocratie devront donc mettre en place des réseaux pour mener à bien les objectifs convenus. La plupart devront partager un désir de réformer la structure religieuse en place. Il faudra un appel ferme à la «démocratie». Ils devront partager une antipathie envers la structure religieuse actuelle qui avait donné un pouvoir illimité pour quelques dirigeants, aboutissant au freinage des réformes du concile Vatican II, et ils doivent vouloir aussi plus de liberté personnelle et religieuse. Ils devront tenir des conférences communes entre les différents groupes, au cours de laquelle ils devront discuter et argumenter de sujet religieux d'une manière intense mais coordonné. Ils ne devront pas seulement se rassembler devant le Mur de la démocratie, mais ils devront également se rencontrer dans leurs quartiers et dans les parcs publics pour échanger des idées et des débats sur un large éventail et sur de nombreuses questions concernant l'Église.

Les participants devront donc coordonner leurs actions dans chaque ville et parfois entre les villes. Ces derniers devront commencer à établir des connexions entre les régions, qui se développeront d'abord dans un réseau lâche. Même s'ils sont en petit nombre, voire plusieurs centaines à plusieurs milliers, leurs affiches, leurs débats et leurs magazines attireront des dizaines de milliers de lecteurs et d'auditeurs. Cela précipitera des débats sans précédent, des questions fraîches, la création de magazines et d'organisations indépendantes. Les gens pourront se battre pour leurs propres droits dans l'Église. Ils devront former des groupes non officiels, mettre en place des affiches, écrire et imprimer des brochures, et enfin mettre en place leurs propres réseaux pour atteindre leurs propres objectifs.

Après tout qu'avons nous à perdre. La répression est déjà là avec la "restauration apparente" initié par la hiérarchie comme le montre l'exemple de théologiens aux idées fondatrices qui ont reçu à "l'issue de procès inéquitables l'interdiction d'enseigner". Parmi eux, Hans Küng, Gotthold Hasenhüttl, Jon Sobrino, Leonardo Boff, Tissa Balassuriya. Tout aussi dévastateur est le fait qu'une théologie scientifiquement meilleure que la précédente fut empêché pour les professeurs dans les écoles catholiques. Furent ainsi empêchés d'enseigner Teresa Berger et Regina Ammicht Quinn. Le peu de d'effort de l'Église catholique en matière d'équité entre les sexes est scandaleux. En outre, Les différents évêques qui réclamaient des réformes au sein de l'Église, furent rejeté et abandonnés par leur collègues, comme Mgr Jacques Gaillot (France), William Martin Morris (Australie), Robert Bezak de Trnava (Slovaquie). Les groupes religieux et les ordres religieux furent réprimandés : l'Initiative des prêtres autrichien, le mouvement des prêtres irlandais l'"Association des prêtres catholiques", la "Leadership Conference of Women Religious", l'organisation des religieuses américaines et le forum religieux, le Conseil National de la république Slovaque.

Même si les problèmes internes ne peuvent pas être résolus du jour au lendemain, ils doivent être constamment traités dans le cadre d'un processus à long terme. Les erreurs et les insuffisances seront inévitables, mais il ne faut pas s'en inquiéter. C'est infiniment mieux que de faire face à des suzerains abusifs contre lesquels il n'existe aucun recours. Nous devons être les maîtres de notre propre voie. Nous n'avons pas besoin de monarques et nous ne voulons pas servir comme de simples outils pour des ambitions personnelles. Nous voulons participer à la modernisation de la vie des gens. La démocratie, la liberté et le bonheur doivent être nos seuls objectifs.

Tai_gong_wang et freyr1978

Et si nos églises avaient un Mur de la démocratie

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Publié le 24 Mai 2013

Selon un article de parismatch.com du vendredi 24 mai 2013, les athées sont des gens de bien s’ils pratiquent le bien, a expliqué, en substance, le pape François lors de l’homélie de la messe qu’il célèbre chaque matin en sa résidence.

«Contentez vous de faire le bien et nous trouverons un point d’entente» a-t-il dit en imaginant un dialogue entre un catholique et un non-croyant.

Le pape François pense que tous ceux qui font le bien peuvent être racheté par Jésus, y compris les athées. Le pape croit que les athées qui font du bien sont de bonnes personnes.

Certains athées ont exprimé l'espoir que le pape François se révélera progressiste sur des questions comme la pauvreté et les inégalités sociales, tandis que d'autres étaient plus sceptiques disent qu'il serait "intéressé par un partenariat d'égal à égal". La suite des événements nous en dira plus.

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Publié le 24 Mai 2013

Dans un article de ouest-france.fr, le pape a appelé jeudi 23 mai 2013, dans un discours très critique, les évêques italiens à ne pas être des «fonctionnaires paresseux», à tenir leurs «portes ouvertes» et à savoir écouter «le récit silencieux de celui qui souffre».

Dans ce qui apparaît comme une critique indirecte sur la gestion des affaires de pédophilie, sans cesse minimisées par l’Église italienne, le pape François a remarqué : «être pasteur signifie être disposé à cheminer au milieu ou derrière le troupeau, être capable d’écouter le récit silencieux de qui souffre», a-t-il martelé dans la basilique Saint-Pierre devant les évêques italiens réunis.

Le pape présidait la «profession de foi» de l’épiscopat italien, à la fin de sa 65e assemblée générale. Il s’est montré très critique et sévère. «Le manque de vigilance rend tiède le pasteur, le rend distrait, oublieux et même indifférent […] Il risque d’être séduit par la perspective d’une carrière, la tentation de l’argent, et les compromis avec l’esprit du monde», a soutenu le souverain pontife. Il «devient paresseux», il est «transformé en un fonctionnaire, un agent public plus préoccupé de lui-même, de l’organisation et des structures que du vrai bien du peuple de Dieu», a-t-il ajouté.

Le pape François critique ici les évêques italiens à qui il a rappelé leur rôle, mais à travers eux il vise tous les évêques qui mettent en avant leurs ambitions personnelles au dépend du peuple de Dieu. Un changement de méthode ? On attend de voir ce qu'il en est.

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Publié le 23 Mai 2013

nouvelobs.com dans son article du 21 mai 2013 nous montre que le pape François a dénoncé mardi, lors d'une visite à une soupe populaire, le "capitalisme sauvage" et prêché pour un retour des valeurs de générosité et de charité.

"Un capitalisme sauvage a enseigné la logique du profit à tout prix, du donner pour recevoir, de l'exploitation sans tenir compte des personnes (...) et nous en voyons les résultats dans la crise que nous traversons", a dit l'ancien archevêque de Buenos Aires, premier prélat sud-américain à monter sur le trône de St-Pierre.

La semaine dernière, il avait lancé un vibrant appel à une réforme de la finance mondiale, estimant que l'impitoyable "culte de l'argent" et la "dictature de l'économie" avaient aggravé la vie de millions de personnes à travers la planète.

"L'argent doit servir, il ne doit pas gouverner", avait-il déclaré aux ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège pour son premier grand discours sur la finance depuis son élection en mars.

Le nouveau pape, grand admirateur de St-François d'Assise, prône l'humilité et la sobriété à tous les niveaux de l'Église catholique. Il s'est personnellement imposé un mode de vie frugal, loin des ors des palais pontificaux.

Après tout le pape François est un fervent partisan de l'aide aux pauvres, il a passé beaucoup de temps à prêcher la justice sociale, pour lui la bonne compréhension de Dieu se base sur le souci des plus pauvres, ce qui explique cette insistance sur la doctrine sociale durant son pontificat qui ne sera pas révolutionnaire au niveau de la doctrine morale.

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Le pape dénonce le "capitalisme sauvage"

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Publié le 22 Mai 2013

Tf1.fr nous montre dans un article le concert géant qui s'est déroulé le mardi 21 mai 2013 au soir à Paris pour fêter le vote du mariage pour tous. L'événement, qui s'est terminé vers 23h30, a rassemblé 35 000 personnes, sans qu'aucun incident ne soit signalé.

La loi du mariage pour tous a été promulguée il y a huit jours déjà. Et pourtant, les anti et pro continuent de se mobiliser. Alors que les opposants doivent manifester à Paris le 26 mai, les partisans du projet ont choisi l'option festive en organisant un concert géant mardi soir.

Pari gagné : 35 000 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées place de la Bastille à Paris, pour assister au concert gratuit. Tête d'affiche de cette manifestation, l'artiste franco-britannique Mika, qui a rendu publique son homosexualité en septembre dernier, est monté sur scène vers 23h, face à plusieurs milliers de personnes rassemblées malgré le froid et la pluie. Les artistes Mademoiselle K, Zaza Fournier, Les Lascars gays, Magga étaient également de la fête qui s'est terminée vers 23h30 sans qu'aucun incident ne soit à déplorer.

Pourtant, dans un climat tendu depuis des mois, et quelques-heures seulement après le suicide d'un opposant au mariage gay dans la cathédrale Notre-Dame, certains redoutaient une action de groupuscules extrémistes en pleine soirée.

Quoi qu'il en soit, le maire de Paris Bertrand Delanoë, la ministre déléguée chargée de la Famille Dominique Bertinotti, l'ancien ministre socialiste Jack Lang, le Premier secrétaire du PS Harlem Désir et des responsables associatifs ont assisté à une partie du concert.

Une belle fête pour montrer que l'égalité est aussi partagée par de nombreuses personnes et que pour elles le mariage pour tous n'est pas un danger pour la société, mais une ouverture réelle à un monde sans préjugés.

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Publié le 21 Mai 2013

Dans un article de CNS du 17 mai 2013 nous voyons que Mgr Juan Ignacio Arrieta a une mallette spéciale, il l'utilise exclusivement pour effectuer sa documentation pour un projet qui serait d'entièrement réviser un pan de la loi fondamentale de l'Église catholique.

Cette mallette noire contient un projet de texte de 40 pages pour une rénovation du «Livre VI : Les Sanctions dans l'Église» du Code de Droit Canon, ainsi qu'une synthèse de 800 pages recommandée pour modifier les sanctions et faire face aux objections suite modifications proposées.

Mgr Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour les Textes législatifs, se plonge dans cette mallette au travail dans son bureau donnant sur la Place St Pierre et à la maison le soir. Comme le dit Mgr Arrieta, "comme toute société, l'Église catholique a des lois, et alors que les préceptes de sa foi ne changent pas, les lois ne doivent être adapté à l'évolution des situations dans lesquelles ses membres tentent de vivre leur foi".

Alors que le conseil pontifical se penche sur de petits ajustements sur plusieurs articles du Code de droit canonique, promulgué en 1983, et des moyens d'accélérer le processus d'évaluation de la validité des mariages, la section relative aux infractions et aux peines est jugé avoir besoin d'une retouche de plus.

Une nouvelle intéressante qui nous l'espérons respectera les droits les plus élémentaires, mais ne soyons pas naïf il ne s'agit pas d'une remise à niveau du droit canon qui en aura sans doute besoin plus tard.

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