Publié le 30 Juin 2013

BFMTV.com montre dans son article du 26 juin 2013 que Wendy Davis, une sénatrice démocrate texane, a réussi à faire échouer le vote d’une loi réduisant le droit à l’avortement dans son État, en parlant pendant 11 heures sans aucune pause.

Pendant onze heures, elle n’a cessé de parler. Wendy Davis, sénatrice démocrate américaine, s’est lancée dans un marathon de la parole, mardi, devant les sénateurs républicains texans. Le but de son action: bloquer, jusqu’à la fin de la session parlementaire, une loi prévoyant de réduire les droits à l’avortement au Texas (Senate Bill 5).

Le processus législatif américain permet en effet de "saborder" le vote d’une loi en gagnant du temps par tous les moyens jusqu’à la fin de la session ("filibuster" en anglais). Le règlement prévoit qu’un sénateur peut s’exprimer à la tribune du Sénat aussi longtemps qu’il le souhaite. Mais à une condition: la personne ne doit jamais s’arrêter de parler.

Ce qu’a fait Wendy Davis onze heures durant, debout, chaussée d’une solide paire de baskets, sans même faire une seconde de pause.

A l'exception de ce moment, où un sénateur démocrate tente de lui venir en aide en lui donnant une ceinture de force. Ce qui lui vaudra un avertissement.

Le dévouement et le courage de cette sénatrice a entraîné un immense mouvement de soutien, notamment sur Twitter. Elle a même reçu le soutien de Barack Obama en personne, qui a relayé le hashtag #StandwithWendy (debout avec Wendy).

Grâce à la mobilisation de la sénatrice et de ses soutiens, qui se sont déplacés par centaines à la chambre du Sénat texan, le vote de la loi s'est déroulé dans le plus grand chaos... et aurait visiblement échoué.

Selon le Washington Post, les perturbations des manifestants ont réussi à faire échouer le vote. "Malgré la date limite de fin de session, le lieutenant gouverneur David Dewhurst a déclaré que le chaos dans la chambre des sénateurs l’a empêché de signer officiellement avant la date limite", explique le quotidien américain.

Aux États-Unis, l'histoire de Wendy Davis a été reprise dans toute la presse. Désormais, le nom de la sénatrice est associé à un combat hors-normes pour le droit des femmes.

Ici, c'est le droit de toutes les femmes à disposer de leurs corps qui a été mis en avant, car les démocrates sont déterminés à défendre ce qu'ils considèrent comme une question de liberté religieuse.

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Un discours de 11h contre une loi anti-avortement aux États-Unis

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Publié le 29 Juin 2013

Le concile n'a pas su articuler la notion d'Église communion et le Peuple de Dieu dans la hiérarchie. La diversité ministérielle se trouve dans la communion ecclésiale. L'Église est essentiellement charismatique et ministérielle. Dans cette perspective, il n'est pas judicieux d'interdire aux femmes les différents ministères ordonnés. On peut concevoir également que des laïcs exercent un ministère non ordonné qui prend sa place dans la hiérarchie de l'Église.

Depuis Vatican II, le pape et les évêques ont de plus en plus conscience qu'il faut promouvoir la collégialité, la synodalité, pour une vraie universalité au sein de l'Église. L’Église est une communion d'Église locales avec une direction collégiale. Les Églises particulières sont vraiment l'Église. L’Église n'existe que dans la communion des Églises particulières. L’Église de Rome n'existe que dans la réciprocité de communion avec les autres Églises.

Il faudrait créer la carte de la continentalité dans l'organisation de l'Église en créant de nouveaux patriarcats comme durant les premiers siècles de l'Église. On devrait renverser les rôles et donner au synode ordinaire sa place et sa valeur dans l'Église. Les synodes ordinaires devraient recevoir le pouvoir délibératif et non consultatif. Innocent III et Boniface VIII au XIIIe siècle rappelaient l'ancien adage : "Ce qui nous concerne tous doit être discuté et approuvé de tous."

La centralisation romaine empêche au pape de faire sa mission apostolique, comme garant de la charité, de l'unité et de la communion de l'Église universelle. La centralisation romaine a souvent réduit la responsabilité des évêques à la simple obéissance au pouvoir romain. Et le plus souvent on choisit des évêques dans la ligne romaine. Donc on devrait revenir à ce que disait le pape Célestin 1er au Ve siècle: "Qu'on impose pas au peuple tel évêque qu'il ne voudrait pas."

Enfin, la centralisation romaine est un obstacle majeur à l'œcuménisme, car les autres Églises chrétiennes veulent un équilibre des pouvoirs. Et cette centralisation romaine empêche aussi l'inculturation en imposant aux Églises particulières une ligne romaine, ce qui ne va pas sans critique, puisqu'on ne peut pas faire la même chose en Europe et en Afrique.

L’Église ne finit jamais de se réformer (Ecclesia reformata, semper reformanda), elle ne peut pas devenir universelle en chaque culture et en toutes périodes de l'histoire, si elle n'est pas sans cesse en état de réajustement permanent.

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L'Église ne cesse jamais de se réformer

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Publié le 28 Juin 2013

The Tablet dans l'article du 26 juin 2013 montre que le cardinal Sean O'Malley a interdit au chef de l'Initiative des prêtres autrichiens favorable à la réforme de l’Église de parler sur la propriété de l'église dans l'archidiocèse de Boston.

Le père Helmut Schüller, dont l'organisation appelle à une plus grande transparence dans l'Église et l'admission des femmes au sacerdoce, devait prendre la parole à l'église de St Susanna dans la ville de Dedham le 17 Juillet dans le cadre d'une tournée nationale.

Mais cette semaine, les organisateurs de cette rencontre, Voice of the Faithful (VOTF), déclarèrent qu'ils avaient été informés que le cardinal O'Malley, qui a été récemment nommé l'un des huit conseillers directeurs de pape François, avait interdit au père Schüller - que le Vatican a déchu de son titre de "Monseigneur" - d'apparaître sur la propriété diocésaine.

La raison est que la pratique généralement admise dans les diocèses à travers le pays, est de ne pas permettre à des personnes de mener des allocutions dans les paroisses catholiques ou lors d'événements religieux, lorsque ces individus promeuvent des positions qui sont contraires aux enseignements catholiques. En gros, quand le débat ne convient pas on l'interdit, c'est une attitude peu constructive.

Les organisateurs ont déplacé la conversation dans une église unitarienne universaliste. Les chefs de Voice of the Faithful et de FutureChurch pensent que la décision de Mgr Sean O'Malley est "particulièrement pénible car elle est prise par l'un des huit cardinaux nommés pour aider à la réforme de la gouvernance de l'Église. Cette tentative de supprimer ces longues discussions est un mauvais signe au corps de Christ, le peuple de Dieu".

Cette décision nous donne l'impression que l'Église ne sait pas dialoguer et a peur du débat. Alors que les réflexions, les rencontres montrent que le débat est salutaire pour notre Église. Cette décision ne fera qu'envenimer la position des fidèles qui ne se retrouvent pas dans cette vision de l'Église.

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Publié le 27 Juin 2013

LesEchos.fr dans leur article du mercredi 26 juin 2013 nous montre que le pape François a annoncé mercredi la création d'une commission spéciale d'enquête sur la banque du Vatican pour s'assurer que ses activités soient "en harmonie" avec la mission de l'Église catholique.

Cette instance de cinq membres est présidée par le cardinal Raffaele Farina, archiviste et bibliothécaire émérite du Saint-Siège. Y siègent trois autres prélats, dont le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, et une femme professeur à l'université américaine de Harvard. Elle dépendra directement de l'ancien archevêque de Buenos Aires, court-circuitant ainsi la bureaucratie vaticane à la réputation entachée par des accusations de scandales et de corruption.

L'Institut pour les œuvres de religion (IOR, nom officiel de l'établissement), principale institution financière du Vatican, est au centre de nombreux scandales financiers qui sont une source de profond embarras pour l’Église depuis des dizaines d'années. Il lui est notamment reproché de ne pas respecter les critères internationaux de transparence dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale.

La commission, instituée par "chirographo" (décret personnel du pape), permettra au successeur de Benoît XVI de "mieux connaître la position juridique et les activités de l'IOR pour améliorer ainsi une harmonisation avec la mission de l'Eglise universelle". Elle sera dotée de tous les pouvoirs pour obtenir l'ensemble des données et informations nécessaires et pour se substituer aux règles existantes obligeant les responsables à respecter le secret dans l'exercice de leurs fonctions.

La banque continuera durant l'enquête de la commission d'être gérée par ses administrateurs actuels et d'être supervisée par les régulateurs habituels. Selon le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, l'IOR n'est pas mis sous tutelle spéciale mais la commission disposera de prérogatives élargies pour accomplir sa mission. Elle devra, aux termes du décret qui porte la signature de François, rendre à ce dernier ses conclusions et tous les documents afférents dès qu'elle aura terminé ses investigations.

Par le passé, des sources vaticanes déclaraient que le pape pourrait décider de restructurer de fond en comble la banque, voire de la fermer.

Lors des réunions organisées avant le conclave qui a élu François, plusieurs cardinaux s'étaient interrogés sur l'opportunité pour le Saint-Siège d'être doté d'un établissement bancaire.

Le nouveau pape souhaite casser l'image d'institution privilégiée qu'a l'Église et le nouveau président de l'IOR, l'Allemand Ernst von Freyberg, a commencé à se pencher sur les comptes et les activités de la banque. Cette dernière, qui n'effectue aucune opération de prêts, détient des avoirs d'une valeur de 7,1 milliards de dollars qu'elle gère. Elle dégage 86,6 millions de bénéfices qui servent à financer des opérations de l’Église à travers le monde. En 2012, le Saint-Siège a décelé six tentatives de recyclage d'"argent sale" au Vatican et cette année, on en dénombre sept pour le moment.

Le nettoyage commence, mais il sera long, après tout le pape François a bien fait de ne pas rester au palais pontifical, car il peut prendre ses décisions seul et avec le recul nécessaire. Espérons qu'il prenne de meilleurs décisions que son prédécesseur, même si nous ne pouvons rien attendre au niveau des questions morales.

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Publié le 26 Juin 2013

ouest-france.fr et Libération.fr dans leurs articles du 21 juin nous montrent qu'il y aura 130 ordinations de prêtres en 2013, un chiffre proche de celui des dernières années mais très loin de compenser les départs des anciens. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi la Conférence des évêques de France (CEF).

92 prêtres diocésains seront ordonnés cette année et une quarantaine de prêtres religieux (exerçant dans les monastères ou auprès de communautés). Depuis plusieurs années, les ordinations de prêtres diocésains oscillent autour d’une centaine, soit huit fois moins que les départs pour cause de décès ou de retraite. Un chiffre loin de compenser les départs des anciens.

«Il est certain que nous vivons une crise des vocations conjuguée à une pyramide des âges vieillissantes», a commenté Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la CEF. «Mais je tiens à saluer l’engagement à vie de ces hommes », a-t-il ajouté. «Ils s’engagent au célibat et à rester greffés sur un diocèse pour le restant de leur vie.» Si c'est sensé nous rassurer, cela n'est pas le cas.

Il y a encore une dizaine d'années, cette tendance n'inquiétait pas certains évêques, puisqu'ils pensaient que les laïcs allaient prendre le relais autour de quelques prêtres. Mais dans les rangs épiscopaux actuels surtout de l'époque Benoît XVI, on ne veut pas admettre qu'il n'y aura plus de prêtre et que les laïcs puissent les remplacer.

Les ordinations dans les diocèses se déroulent généralement à l’approche du 29 juin qui marque la fête de Saint Pierre et Saint Paul, les pères fondateurs de l’Eglise. Cette année, les diocèses comptant le plus d’impétrants sont ceux de Fréjus-Toulon (10), Versailles (8), Paris (6), Gap (5). Mais ces diocèses ne vont pas mettre fin à la crise des vocations. "Demain une Église sans prêtres ?" est une question que les évêques doivent maintenant se poser et trouver de réelles solutions plutôt que des prières pour les vocations et la nouvelle évangélisation.

Par ailleurs, 86 séminaristes qui deviendront prêtres l’an prochain seront également ordonnés diacres en vue de la prêtrise, s’engageant dès maintenant au célibat, selon le CEF. C'est peu, la règle du célibat et la condition de vie des prêtres semblent avoir joué sur ce chiffre.

Ce chiffre nous montre que les prêtres venant de l'étranger et les communautés nouvelles n'arrivent plus à faire illusion, le manque de prêtre est criant. On peut alors se poser une question pourquoi la hiérarchie n'a-t-elle pas voulu réformer le statut du clergé séculier, car experts, sociologues, pasteurs et même quelques théologiens ont très tôt sonné l'alarme ?

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Publié le 25 Juin 2013

7sur7.be dans son article du lundi 24 juin 2013 rapporte les propos du pape François devant une délégation du Comité juif international qui nous dit qu'un "Un chrétien ne peut pas être antisémite", en soulignant dans un autre message que les "horreurs d'Auschwitz ne doivent plus jamais avoir lieu".

Condamnant toutes les manifestations de haine entre les fidèles des deux religions, le pape a souligné devant cette délégation que la déclaration du Concile Vatican II (1962/65), "Nostra Aetate", qui avait affirmé les liens de proximité entre les deux monothéismes, pour la première fois après des siècles d'antisémitisme, restait "un point de référence fondamental" pour l'Église.

D'où il découle qu'"un chrétien ne peut pas être antisémite", a-t-il fait valoir avec netteté, en évoquant ses propres souvenirs de dialogue intense qu'il avait tissé quand il était archevêque avec les rabbins argentins, notamment avec le rabbin de Buenos Aires Abraham Storka, avec qui il est resté très lié. "Nous nous sommes enrichis dans ce dialogue", a-t-il rappelé.

Finissant son discours par les mots "pace" (paix en italien) et "shalom", le pape François a lancé aux délégués du Comité juif international : "Je vous demande le don de votre prière, et je vous offre la mienne".

Le cardinal Jorge Bergoglio, aujourd'hui pape, était réputé pour la grande cordialité de ses relations avec la communauté juive argentine. Il poursuit la ligne de rapprochement adoptée par Jean Paul II et Benoît XVI, même si de nombreuses incompréhensions et susceptibilités demeurent entre le catholicisme et le judaïsme.

Radio Vatican a par ailleurs révélé que le pape avait envoyé un message de fraternité avec les juifs, à l'occasion de l'interprétation dimanche de la symphonie "La souffrance des innocents" par l'orchestre du mouvement catholique, le Chemin néocatéchuménal, devant l'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz (Pologne). "Les horreurs commises en ce lieu ne doivent plus jamais se produire", a écrit le pape argentin.

Une bonne mise au point qu'on devra rappeler à chaque fois que cette tentation arrive, un chrétien ne doit pas être antisémite, car comme l'avait dit Pie XI en 1938 : "l'antisémitisme est inadmissible. Nous sommes spirituellement des sémites."

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Publié le 24 Juin 2013

tf1.fr nous montre dans son article du lundi 24 juin 2013 qu'après les 46,24% remportés par le jeune candidat FN à Villeneuve-sur-Lot et la courte victoire de l'UMP, les éditorialistes de la presse nationale et régionale voient dans le scrutin une claque pour toute la classe politique.

Organisée dans la foulée de l'affaire Cahuzac, la partielle de Villeuneuve-sur-Lot a vu l'élimination du PS au premier tour et l'élection (53,76%) de l'UMP Jean-Louis Costes contre un jeune candidat FN, Etienne Bousquet-Cassagne qui recueille 46,24% des suffrages. Mais la presse nationale et régionale ne s'y trompe pas : si le FN n'envoie pas un troisième député à l'Assemblée, il s'agit bel et bien pour le parti de Marine Le Pen d'une victoire politique et idéologique.

Tout d'abord, ce scrutin va demeurer pour le pouvoir socialiste, "le synonyme d'une débâcle, comme Sedan ou Waterloo dans l'histoire de France", écrit Jean-Paul Piérot dans l'Humanité. "Lorsque s'ajoute aux fautes inexcusables d'un homme, Jérôme Cahuzac, le sentiment que la politique qui est conduite depuis un an n'est pas en rupture avec celle qu'ils ont rejetée en sortant Nicolas Sarkozy, une bonne partie des électeurs de gauche font le constat d'avoir été trompés deux fois", avance l'éditorialiste du quotidien communiste. "L'ascension du Front national se banalise", s'inquiète-t-il encore.

Pour l'UMP c'est "une victoire en trompe-l'oeil", renchérit Pascal Coquis (Les Dernières Nouvelles d'Alsace). "C'est le Front national qui, jour après jour, engrange les bénéfices de la crise économique, sociale et morale qui agite le pays." "Le FN s'est imposé dans le débat et dans les têtes. D'élection en élection, il mène le jeu", souligne Jean-Louis Hervois (La Charente Libre).

Alors que le front républicain "frôle la mort clinique", le FN "s'installe dans la cour des grands", conclut Patrice Chabanet. "À l'évidence, les cartes de la politique française sont rebattues". "Les fumets peu délicats des affaires actuelles ajoutent un côté délétère à un climat de plus en plus marqué par le rejet des politiques", explique Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain). Ainsi le FN "s'épanouit sur les ruines", constate Raymond Couraud (L'Alsace), alors que "la désagrégation pathétique de la vie politique fabrique le désarroi des électeurs." "Absent de tout pouvoir décisionnel", le parti d'extrême droite "offre l'incontestable avantage de pouvoir tout promettre, n'ayant rien à prouver au quotidien", ajoute-t-il.

Tandis que Jean Levallois (Presse de la Manche) parle d'un "triomphe" du FN, Jacques Camus (Groupe Centre-France) ironise sur "Villeneuve-sur-Calotte" estimant que le score du parti d'extrême-droite "constitue bel et bien une gifle adressée à l'ensemble de la classe politique traditionnelle". Nombre d'éditorialistes dénoncent la stratégie Sarkozy/Copé face au FN. "La voix de Jean-François Copé reprenant les traces de la campagne Sarkozy 2012 pour battre le fer de l'immigration et des intégrismes tant qu'il était chaud", accuse Jean-Louis Hervois, "voilà bien le combat fatal qui s'engage entre deux droites décomplexée et qui mène tout droit le débat politique dans une impasse tragique."

Comme le dit les LesEchos.fr dans son article du dimanche 23 juin 2013, Le président François Hollande a commenté brièvement la victoire du candidat UMP face à celui du FN lors de la législative partielle du Lot-et-Garonne. «Nous aurons à tirer toutes les leçons de ce scrutin et du second tour et du premier tour», a déclaré le chef de l’État, qui était interrogé lors d’une conférence de presse à Amman où il était en déplacement pour quelques heures. Le président a indiqué qu’il aurait l’occasion d’évoquer ce scrutin une fois à Paris, qu’il doit regagner dans la nuit après un déplacement au Qatar et en Jordanie.

Le gouvernement a intérêt à prendre des leçons de ce scrutin, car l'aveuglement n'est pas une bonne chose, mais l'UMP n'est pas mieux loti, car c'est à cause de son fameux "ni FN, ni PS", qu'on peut comprendre que beaucoup d'électeurs de gauche ne viennent pas voter pour l'UMP. Si, L'UMP et le PS ne font pas alliance contre le FN, alors un parti anti-européen, xénophobe et islamophobe aura des maires et des députés européens qui pourront nous montrer leur discours nauséabond alors qu'ils n'ont aucun programme digne de ce nom. L'oubli est ici fameux de ce qu'est l'extrême droite au pouvoir et je répondrais par Antoine Prost : "Si nous voulons être les acteurs responsables de notre propre avenir, nous avons d'abord un devoir d'histoire." Ce n'est pas le cas ici.

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Publié le 23 Juin 2013

tf1.fr dans son article du samedi 22 juin montre qu'une exposition photo contre l'homophobie, affichée sur des grilles près de la mairie du IIIème arrondissement de Paris, a été vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi.

"Vous avez certainement vu le communiqué du Maire ce matin qui condamne avec force la destruction de toutes mes photos qui étaient exposées en extérieur. Je quitte le Parc Floral pour la Mairie du 3ème. Mais à priori il reste plus rien". Le message posté par Olivier Ciappa sur Facebook date de samedi en début d'après-midi. L'artiste, qui exposait des photos sur le thème de la lutte contre l'homophobie sur les grilles de la mairie du 3e arrondissement à Paris s'est ensuite rendu sur place pour découvrir une douzaine de tirages vandalisés.

Les faits ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé samedi le maire d'arrondissement. Les clichés "ont été détruits, les visages ou les yeux méthodiquement lacérés ou découpés au cutter, avec une violence inouïe", s'est indignée l'association de lutte contre le sida AIDES. "Ces actes homophobes aussi détestables que stupides montrent combien il est nécessaire, tous les jours, de lutter contre les discriminations sous toutes leurs formes", écrit le maire PS du IIIème Pierre Aidenbaum dans un communiqué, annonçant l'intention de la mairie de porter plainte.

L'exposition du photographe Olivier Ciappa, intitulée "Les Couples imaginaires", met notamment en scène, dans une trentaine de portraits en noir et blanc grand format, des personnalités de tous horizons formant des couples homosexuels ou familles homoparentales fictifs. Le photographe "a mis sur pied ce projet en partenariat avec AIDES et SOS Homophobie, afin d'apaiser une société en tension avec ses minorités après les débats difficiles" autour du mariage homosexuel, précise AIDES. Le vernissage de l'exposition, prévu mercredi, est maintenu, a assuré le maire du IIIe.

Avec ses partenaires, l'association AIDES affirme elle aussi vouloir porter plainte. Elle rappelle que ces actes de vandalisme interviennent une semaine avant la "marche des fiertés", ou Gay Pride, prévue samedi prochain à Paris, un mois jour pour jour après la célébration du premier mariage gay en France. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a dit avoir appris avec "colère et tristesse" ces "agissements", qu'il "condamne avec la plus grande fermeté". "Je souhaite que les auteurs soient rapidement interpellés", a-t-il indiqué dans un communiqué, appelant "au sens du respect et à la conscience républicaine de chacun".

BFMTV.com nous signale dans un article du dimanche 23 juin 2013 qu'une deuxième série d'actes de vandalisme a été commise dans la nuit de samedi à dimanche sur cette exposition photo contre l'homophobie, affichée à l'extérieur d'une mairie parisienne, et trois personnes ont été interpellées en flagrant délit, a-t-on appris de source policière et auprès du photographe. Le photographe a précisé qu'il n'y avait quasiment plus de tirage indemne, sur une trentaine au total, après les dégradations commises la nuit précédente. Le vernissage, prévu mercredi, n'est pas remis en cause, a indiqué le photographe, précisant qu'il pourrait se transformer en manifestation de soutien.

Face aux homophobes qui ne savent que montrer leur haine, moi je préfère l'abbé Pierre aux mots plus humains : «Je comprends le désir sincère de nombreux couples homosexuels qui ont souvent vécu leur amour dans l'exclusion de la clandestinité de faire reconnaître celui-ci par la société.»

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Publié le 22 Juin 2013

De nombreux aspects du Nouveau Testament ont un sens. Jésus était un anticonformiste, qui ne soutenait pas les valeurs familiales. Jésus s'est toujours mit du côté des petits, des marginaux, des exclus, des incompris; il fréquenta également les prostituées, les pécheurs, les collecteurs d'impôts. Après tout Jésus a prêché l'amour, la tolérance et le pardon des péchés. Il ne condamne pas et ne vilipende pas comme ses prétendus disciples le font aujourd'hui. Il s'entourait de gens qu'il aimait. Jésus ne comprendrait pas la haine et le fanatisme d'aujourd'hui.

Souvenons nous que Jésus a été accusé d'être un "ivrogne et un glouton" et de "faire la fête avec des prostituées et des pécheurs." Il a apparemment bénéficié aussi d'un lavement des pieds par une femme pécheresse. D'autres commentateurs ont noté le silence de Jésus envers l'homosexualité dans les Évangiles. Mais une chose est significative, dans le Sermon sur la Montagne, au centre de son enseignement, il a offert un aller simple pour le royaume de Dieu, à quiconque est persécuté. Et avec le climat d'homophobie que reçoivent les personnes de même sexe notamment en France, on peut alors les ranger dans cette distinction.

Mais le passage de Marc 7, 14-16 pourrait être vu comme une tolérance des actes homosexuels. L'expression se lit ainsi : "Il n'est rien d'extérieur à l'homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller ..." Donc, cela suggère que Jésus a donné une grande importance à cet enseignement, l'enjoignant à tout le monde. La phrase se réfère à des lois alimentaires mais peut s'étendre également aux "transfusions sanguines, aux médicaments, aux greffes d'organes, et à l'insémination artificielle", mais aussi à des actes homosexuels.

Finalement comme le dit Marcus Borg, Jésus se révèle être un social libéral, entraîné par une "politique de la compassion" qui défend les droits des femmes et des pauvres contre un établissement social oppressif. L'éthique de la compassion de Jésus, dit Marcus Borg, impliquerait aussi actuellement la défense des droits des homosexuels et la fourniture de soins de santé universels.

Jésus a toujours refusé de mettre de côté une partie de l'humanité. Il a toujours défendu les opprimés, et il se dressa contre les élites de son temps à ce sujet. Alors il est vraiment peu louable de la part des catholiques anti-homosexuels de refuser des droits à une minorité, vu que nous aussi lors des premiers siècles de notre Église, nous étions aussi une minorité. Nous devrions nous sentir solidaires et non plein de préjugés qui n'ont plus lieu d'être.

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Jésus a défendu les minorités

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Publié le 21 Juin 2013

ledauphine.com dans son article du mercredi 12 juin 2013 montre que c’est par le biais d’une lettre adressée à ses désormais anciennes brebis que Pascal Vesin, ex-curé de la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie, demis le 23 mai dernier de ses fonctions dans l’Église pour appartenance à la franc-maçonnerie, a dit au revoir à ses paroissiens.

Dans cette missive, Pascal Vesin dit porter “encore et toujours le souci de l’unité sur notre paroisse” tout en rappelant le choix d’honorer sa “liberté de penser” même s’il “respecte que certains ne comprennent pas ce choix”. “Tout a été fait pour que ma parole soit confisquée”.

Dénonçant une “triple injustice”, Pascal Vesin regrette que “les conditions de mon départ ne m’ont pas permis de m’expliquer devant les paroissiens. Tout a été fait pour que ma parole soit confisquée”.

Quant aux “bien-pensants, baignant dans la dénonciation anonyme”, ils “semblent avoir eu raison. L'Église inviterait-elle à donner raison à la pratique de la délation ?”… Accepter une telle dénonciation montre que Rome n'a rien compris à la franc-maçonnerie. L’Église est prête à dialoguer avec les incroyants et avec les autres religions, mais les francs-maçons n'entrent dans aucune de ces cases.

De quoi faire réfléchir pour cet homme qui estime avoir “subi cette décision par une méconnaissance flagrante de ce qu’est, aujourd’hui, la franc-maçonnerie”. Il n'a pas tort, la Maçonnerie a pour but l’amélioration de la condition humaine. Toutes les loges maçonniques ont en commun des valeurs morales et humaines telles que la tolérance, la fraternité, la solidarité, et le respect de l’Autre. Donc, l'Église s'oppose aux francs maçons qui prône les mêmes idées, ce qui est peu porteur.

Une méconnaissance qui pour lui “génère trop souvent la peur” et d’inviter “pour reprendre les propos de Mgr Jean-Charles Thomas, de réfléchir sur le dialogue qui pourrait exister entre l’Église et la franc-maçonnerie”. Comment faire un dialogue constructif quand le procès fait par le Vatican qui interdit aux catholiques de s’inscrire dans une loge maçonnique, voire même de le considérer comme un «péché grave» (comme le relevait à Rome, le 26 novembre 1983 dans la «Doctrine de la Foi», un certain cardinal Joseph Ratzinger, devenu depuis Benoît XVI…) pourrait démontrer que 300 ans après sa création officielle, rien n’a vraiment changé dans les a priori que la franc-maçonnerie suscite toujours voire toujours plus, au sein de l’église romaine.

Alors que ses soutiens continuent de se battre, notamment sur les réseaux sociaux, Pascal Vesin assure en conclusion de sa lettre “je ne vous oublierai pas”.

Cette condamnation se base sur l'ignorance sur la franc-maçonnerie qui propose à ses adeptes une élévation morale et spirituelle, donc un complément de formation par rapport à leurs appartenances religieuses (dont ils respectent l’existence). Elle ne pratique pas de culte et laisse ses membres vaquer aux activités de la religion de leur choix.

Selon france3.fr, une raison plus valable est qu'il est un "fidèle défenseur de la laïcité", favorable au mariage des couples homosexuels, ce dernier était allé jusqu'à déclarer sur le sujet : "l'Église n'a pas à s'immiscer dans le temporel. Elle peut poser des questions, ouvrir le débat mais de là à manifester... Que l'Église accompagne les grands changements de société oui. Mais dans ce cas-là elle se trompe de combat". Ces déclarations allaient alors à l'encontre de la pensée générale de l'Église concernant le mariage civil des couples du même sexe. Certains fidèles ont trouvé cette solution pour éviter qu'on touche à leur vision bien pensante.

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L’au revoir de Pascal Vesin

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