Publié le 31 Juillet 2013

The Tablet dans un article du 30 juillet 2013 nous montre que le pape François a interdit la demande de plus de 130 prêtres d'offrir la messe sous la forme extraordinaire sans autorisation préalable.

Un décret en date du 11 Juillet déclara que tous les religieux des Frères franciscains de l'Immaculée devaient nécessairement célébrer la liturgie selon le rite ordinaire et que, "si l'occasion se présentait, l'utilisation de la forme extraordinaire (Vetus Ordo) devait être explicitement autorisée par les autorités compétentes".

Le décret est signé par le préfet des Instituts de Vie Consacrée et des Sociétés de vie apostolique, le cardinal Joao Braz de Aviz, et par le secrétaire de la Congrégation, Mgr José Rodríguez Carballo. Il entrera en vigueur le 11 Août.

Il est contraire au motu proprio "Summorum Pontificum" de 2007 publié par Benoît XVI qui avait permis aux prêtres de célébrer la messe dans l'ancien rite sans nécessiter d'autorisation de leurs évêques. Cela va pourtant dans la logique du pape François qui ne veut pas d'une Église continuellement tournée vers le passé.

Selon le site du magazine italien L'Espresso, le décret faisait suite à des plaintes de certains des frères qui voyait une division vers la forme extraordinaire de la messe.

Rien d'étonnant à cela avant d'être pape, il s'opposa à l’application dans son archidiocèse argentin du motu proprio Summorum pontificum. Le pape François en finira sans doute avec ce jeu de dupe qui a duré trop longtemps. Les lefebvrites n'ont fait aucun effort pour revenir et ils doivent en subir les conséquences.

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Publié le 30 Juillet 2013

Le NouvelObservateur.com dans son article nous montre que le pape François a condamné le lobby gay au Vatican mais a affirmé, lundi 29 juillet, qu'il ne lui revenait pas de "juger" les homosexuels.

"Les lobbies ne sont pas bons" mais "il ne faut pas marginaliser des personnes qui doivent être intégrées dans la société", a dit François dans une conférence improvisée qu'il tenait dans l'avion entre Rio et Rome. "Le problème n'est pas d'avoir cette tendance, c'est de faire du lobbying. C'est le problème le plus grave selon moi. Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?" a-t-il demandé. Comme le montre le lefigaro.fr, les paroles du pape François qui ne veut pas "juger" les homosexuels ont été accueillies aujourd'hui avec satisfaction par des associations progressistes américaines comme un "pas dans la bonne direction, même symbolique", qui doit aller plus loin.

C'était la première fois que le pape donnait une véritable conférence de presse. Il a répondu à toutes les questions sans en esquiver, parfois après des pauses de réflexion, de manière très maîtrisée, que lui posaient une quinzaine des 70 journalistes présents sur le vol. Interrogé sur les affirmations selon lesquelles il aurait été tenu dans l'ignorance des relations homosexuelles d'un prélat qu'il a nommé à la banque du Vatican, l'IOR, Mgr Ricca, le pape a répondu: "J'ai fait diligenter une enquête brève et nous n'avons rien trouvé sur lui". Comme le dit metronews.fr, depuis quelques jours, les rumeurs allaient bon train sur ce dernier. D'après un récent article de l'hebdomadaire italien, L'Espresso, l'homme d’Église entretiendrait ainsi une "relation intime" avec un militaire suisse en Uruguay. Rien d'étonnant à cela.

"Je n'ai encore vu personne au Vatican sur la carte d'identité duquel est inscrit gay. On affirme qu'il y en a. Le catéchisme de l'Eglise catholique dit très bien qu'on ne doit pas marginaliser ces personnes qui doivent être intégrées dans la société". Comme le dit lexpress.fr, le catéchisme de l'Eglise catholique auquel se réfère Jorge Mario Bergoglio exprime le respect pour les personnes mais le rejet des actes, dans une dichotomie difficilement tenable. Il propose un modèle de chasteté tout en sachant très bien qu'il est un idéal. Si on suit la logique du pape François, si l'homosexualité reste un acte "désordonné" -, c'est dans le regard porté par les prêtres et les évêques. Moins un regard de juge qu'un regard qui ouvre sur l'espérance et l'avenir. C'est une position difficile à tenir, car il faut qu'une autre mentalité rentre dans les mœurs plus ouverte envers les personnes de même sexe.

"Sur le lobby gay, je n'ai rien trouvé. Les lobbies ne sont pas bons", a-t-il dit citant en exemple les lobbies politiques ou francs-maçons. Mais l'Église est traversé aussi par des lobbies, par exemple les Légionnaires du Christ, Legatus, Word of God, l'Opus Dei, la communauté de l'Emmanuel, les Béatitudes, les Focolari, le Chemin néocathécuménal. Avant de critiquer les lobbies gays, politiques et francs-maçons, il faut faire le ménage chez soi.

Évoquant plus largement la sexualité dans l'Église, il a distingué "les délits" comme "les abus sur mineurs" et les "péchés", notamment les "péchés de jeunesse". "Des laïcs, des prêtres, des sœurs ont fait des péchés et se sont convertis. Quand le Seigneur pardonne, il oublie tout". Comme le montre lexpress.fr, c'est une distinction appréciée par des militants homosexuels qui y ont vu la fin d'un amalgame homosexualité-pédophilie, parfois fait dans les hautes sphères du Vatican. Interrogé sur le mariage gay et sur l'avortement, auxquels l'Église est fermement opposée, le pape a répondu : "Vous savez parfaitement la position de l’Église". Pour la seule fois, il a répondu brièvement, sèchement. Dommage, car on attend dans l'Église un parole plus compréhensive pour les femmes qui avortent et pour les homosexuels qui désirent fonder un foyer par le mariage.

Par ailleurs, le pape François a affirmé vouloir approfondir le rôle des femmes au sein de l’Église mais rejeté catégoriquement que celles-ci puissent être ordonnées prêtres. "On ne peut pas imaginer une Église sans femmes actives", a déclaré le pape argentin aux journalistes dans l'avion qui le ramenait de Rio, tout en rappelant que l'Église "a dit non" à l'ordination de femmes prêtres. "Cette porte est fermée", a-t-il dit. "L'Église est féminine, mère, et la femme, ce n'est pas seulement la maternité, la mère de famille", a estimé au cours d'une conférence de presse le pape qui a appelé de ses vœux "une théologie approfondie de la femme que nous n'avons pas encore faite". Mais il a redit "non à l'ordination des femmes". "La porte a été fermée" par Jean Paul II sur cette demande, a-t-il dit. "Une Église sans les femmes est comme le collège des apôtres sans Marie", a-t-il remarqué, ajoutant que "Marie est plus importante que les évêques".

S'il ne veut pas de femmes prêtres, le pape peut déjà prendre en compte des propositions récentes pour que les femmes aient une meilleure place dans l'Église. Future Church et Call to Action demandent aux États-Unis pour palier le manque de prêtres d'avoir recours au diaconat féminin. Le conclave des femmes réunit par le Comité de la Jupe, avec le soutien de la Conférence des Baptisé-e-s, a souhaité que les femmes deviennent diaconesses et cardinales laïques. Sans oublier le lectorat qui est aussi une proposition qui revient souvent.

Interrogé sur la question des divorcés remariés, il a souhaité qu'une réflexion se poursuive dans le cadre de "la pastorale du mariage", que les 8 cardinaux qu'il a nommés pour le conseiller doivent "porter de l'avant". "C'est toujours un thème. Aujourd'hui est venu le temps de la miséricorde. Un changement d'époque", a-t-il dit. Les divorcés peuvent communier, c'est la question des "secondes unions" qui pose problème, a-t-il rappelé. Il faudra trouver une solution, car les divorcés remariés ont le sentiment d'être rejeté par l'Église. Pourtant, Mgr Ulrich, archevêque de Lille a tenu à mettre les choses au clair sur la position de l'Église à l'égard du divorce. «Que le divorce est une faute, l’Évangile ne le dit pas, mais il est possible que des gens au sein de l'Église, des prêtres le disent».

C'est une ouverture dans la parole beaucoup plus ouverte, mais il faut encore beaucoup d'effort à ce que l'Église s'ouvre au monde, et des actions valent plus que des mots afin que cela se réalisé. Le pape François a amené un changement de ton, mais pas encore une vraie réforme. Il faudra voir ce qu'il fera prochainement.

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Le pape "ne juge pas" les homosexuels mais... condamne "le lobbying" gay

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Publié le 29 Juillet 2013

Hier après-midi, le pape rencontra les évêques latino-américains et les a mis en garde contre la richesse et le cléricalisme, mais aussi contre les idéologies "socialisantes" ou "restauratrices". Il demande à l'Église de faire une révolution de la tendresse tout en déplorant l'immaturité de nombreux laïcs latino-américains afin de vanter la foi populaire. En gros, on juge immature ceux qui ne suivent pas la ligne romaine, cela commence mal pour une révolution de la tendresse.

Entre la messe de clôture des JMJ dimanche matin et son départ, le pape a tenu à remercier les 60 000 volontaires qui ont aidé à ce que ces JMJ se tiennent. Il leur a ensuite demandé d'être révolutionnaires, d’aller à contre-courant, mais aussi se révolter contre la culture du provisoire pour qui "le mariage est démodé". Ce n'est pas le mariage qui est démodé, mais le sens qu'en donne l'Église, on ne se marie plus pour faire des enfants mais par amour. Aller à contre courant, c'est aller contre le discours dominant non dans la société car on peut y débattre, mais dans l'Église où le débat n'existe pas.

Juste avant de monter dans l'avion le pape a tenu à remercier les fidèles et leur a demandé de prier une nouvelle fois pour lui. Selon le pape François : "Le Christ prépare un nouveau printemps pour les jeunes du Brésil et du monde entier". Espérons que ce printemps de l'Église soit une révolution structurelle mais aussi dogmatique et non un retour en arrière, car ce n'est pas en modernisant l'apparence que le langage change forcément. Le pape à quitté Rio à 19h35 heure locale à Rome (1 h 15) «le cœur rempli d'heureux souvenirs».

Le bilan que nous pouvons donner de ces JMJ montre que le pape François a été préoccupé par la jeunesse, avec laquelle il parle de façon directe, et les problèmes sociaux (visite dans une favelas, discussion avec des mineurs prisonniers, demande de la culture du dialogue aux représentants de la société brésilienne et des allusions au mouvement social brésilien), mais le moins bon est qu'il montra une vision morale trop traditionnelle (contre l'avortement et le mariage entre personne de même sexe), cela n'est en rien étonnant car il est dans la ligne de Jean-Paul II.

Mais le plus choquant est que si le pape François est le pape des pauvres, il n'avait pas besoin d'un tel show qui a tout de même coûté 40 millions aux Brésiliens. L'humilité aurait demandé de vivre dans des lieux où la misère est présente, de faire une messe dans des églises simples et pas une "Catho Pride" sur la plage de Copacabana devant 3 millions de spectateurs. Le plus dérangeant est cet espèce de culte de la personnalité autour du pape que ce dernier déteste pourtant.

Mais après tout, ce show a été organisé par son prédécesseur et les autorités brésiliennes en avaient besoin pour montrer qu'elles étaient capables d'organiser la Coupe du monde de football en 2014, et les nombreux couacs de l'organisation peuvent nous inquiéter.

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Les JMJ par un regard extérieur à l'enthousiasme (épisode 7)

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Publié le 28 Juillet 2013

Hier soir, avait eu lieu la veillée de prière sur la plage de Copacabana après que les jeunes pèlerins enthousiastes aient franchi les 9,5 km du centre ville pour la rejoindre sous escorte policière, scandant : "Nous sommes la jeunesse du pape". Plus de 2 millions de jeunes se sont rassemblés et cela ressemblait à un camping géant. Les retardataires ont investis les rues alentour.

La plupart des jeunes présent qui ont été interrogés sont fidèles au dogme (même si c'est difficile), mais ils de plus en plus sont aussi en faveur de changements, d'une plus grande ouverture de l'Église. Il y a eu aussi une marche d'un million de personnes en faveur de l'avortement et du mariage pour les personnes de même sexe qui demandaient aussi une plus grande ouverture de l'Église sur ce sujet.

Le pape François a demandé aux jeunes d'être les acteurs du changement et de s'engager en politique. Cette exhortation risque de trouver un écho au sein de la jeunesse brésilienne qui est en première ligne de la contestation sociale qui demande de mettre fin à la corruption et de meilleurs services publics. Par humour le pape a dit que "Jésus est meilleur que la Coupe du Monde!" On ne sait pas si l'organisation brésilienne de la Coupe du monde 2014 va aimer.

Plus de 3 millions de jeunes catholiques ont assisté à la messe des JMJ ce dimanche matin sur la plage de Copacabana. Le pape François a demandé aux jeunes de ne pas avoir peur d'annoncer leur foi aux frontière du monde en disant que "l'Évangile est pour tous". Encore faut-il la situer au plus près des pauvres et ne pas faire de compromis. Il faut mettre que l'Église arrête de prendre ses distances avec la théologien, il faut des signes de rapprochement. Si comme le dit le théologien Leonardo Boff : "La manière d'agir du nouveau pape favorise cette doctrine", alors il faut remettre les pauvres au cœur de l’Église.

Il insista sur le fait qu'"Il n'y a pas de frontières, pas de limites : Jésus nous envoie à tous". Il n'est pas seulement pour ceux qui semblent plus proches, plus réceptifs, plus accueillants". Si c'est le cas tous peuvent être envoyés, surtout les personnes de même sexe et les femmes. Cette messe a eu lieu en présence de la présidente du Brésil Dima Rousseff, la présidente argentine Christina Kirchner et le président bolivien Evo Morales.

Le pape François cita ensuite un jésuite espagnol mort au Brésil, José de Anchieta (1534-1597), qui n'avait que 20 ans quand le père Nobrega l'envoya proposer des conditions de paix à la peuplade des Tamuyas, pour dire aux jeunes que le meilleur instrument pour les évangéliser, c'est eux. À l'issue de la messe de clôture, le pape annonça que la ville de Cracovie allait accueillir les JMJ de 2016.

Le pape devra ensuite rencontrer le comité de coordination du Conseil épiscopal latino-américain, avant de s'envoler dans la soirée pour Rome. Il prononcera son dernier discours à l'aéroport de Rio. Demain, on pourra dresser un bilan avec le dernier discours du pape.

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Les JMJ par un regard extérieur à l'enthousiasme (épisode 6)

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Publié le 27 Juillet 2013

Hier soir a eu lieu la "Via Crucis" devenue un des moments essentiels des JMJ. Avec une interprétation de ce chemin de croix un peu plus neuve, modernisme dirons nous. Treize stations ont donc eu lieu le long de l'Avenue Atlantico et la 14e sur le podium où se trouvait le pape. jeunes. Les 14 stations ont été faites par les jeunes brésiliens avec des problèmes contemporains qui les concernent comme les réseaux sociaux, la vie de couple ou la maladie.

Le pape François a tout d'abord fait une allusion au mouvement social brésilien auquel beaucoup de jeunes participent : "Jésus s’unit aux nombreux jeunes qui ne mettent plus leur confiance dans les institutions politiques car ils y voient égoïsme et corruption". D'ailleurs, des manifestants qui exigeaient la démission du gouverneur de l'État de Rio Sergio Cabral se rapprochèrent pacifiquement, sous surveillance policière, de la plage de Copacabana où avait lieu la cérémonie présidée par le pape.

Le pape François a dit qu'il comprenait également que les jeunes soient découragés par la politique lassés par la corruption et les fausses promesses, mais aussi qu'il puissent perdre la foi à cause des "mauvais prêtres", et il s'unit à eux car pour lui c'est à cause de "l'incohérence des chrétiens et des ministres de l'Évangile". C'est une référence indéniable aux scandales provoqués par tous les membres du clergé (pédophilie, corruption, mondanité, etc.) qu'il dénonce.

En ce samedi 27 juillet, des milliers de jeunes vont partir en pèlerinage rejoindre le pape François dans une immense veillée de prière au bord de l'océan. Ils vont prier et dormir sur place, avant qu'ait lieu à la messe finale de dimanche. Tout d'abord, à la cathédrale San Sebastiano, il célèbrera dans la matinée une messe pour l'évangélisation des peuples. Le pape aura des rencontres officielles. Au Théâtre municipal, il fera une unique rencontre avec les responsables des divers secteurs de la société brésilienne. Mais les couacs de l'organisation poussent à se demander si la ville de Rio est prête à organiser la Coupe du Monde de football en 2014 et les Jeux Olympiques en 2016.

Ce matin, nous avons pu voir qu'une annexe locale des JMJ a lieu à Saint-Malo où se sont rendu plus de 1300 jeunes français, qui veulent être ne communion avec les JMJ de Rio. Si ce n'était que ça, mais voir des jeunes distribuer des ouvrages de l'association Lejeune sur la bioéthique, qui n'ont rien de scientifique. Pas étonnant puisque les organisation du Renouveau charismatique (Emmanuel, Béatitudes, ...) ont fait partie des associations de la Manif pour tous. Un moment de fête, ce n'est pas un jeu de propagande politique.

Le pape François fidèle à lui-même a lors de la messe célébrée dans la cathédrale Saint Sébastien, patron de Rio, demandé aux évêques du monde entier, aux milliers de prêtres, religieux et séminaristes d'aller dans les favelas aider les pauvres plutôt que d'être enfermés dans leurs paroisses. Le pape a réitéré aussi son rejet de l'avortement et de l'euthanasie, même s'il se refuse à en prononcer les mots, pour ne pas fâcher les jeunes brésiliens plus modernes sur le sujet. Mais aller à "contre-courant" comme le demande le pape, c'est aussi ne pas soutenir le discours traditionnel de l'Église mais innover.

Avant cela, il rencontra les représentant de la société brésilienne au Théâtre municipal et il les exhorta à avoir une responsabilité sociale et à résoudre les conflits avec un dialogue constructif. Pour le pape François la politique et l'économie doivent permettre de partager le biens entre toutes les personnes mais aussi de discuter, tout en visant à une participation populaire plus large aux décisions. Pour le pape François il faut donc mettre en avant la culture du dialogue. Il faut donc écouter les demandes du mouvement social brésilien qu'on empêche d'approcher le pape.

Ce soir, aura lieu la veillé de prière au bord de l'océan et cela lancera le dernier moment des JMJ ce dimanche, la messe finale où le pape François montrera ce que ce voyage lui a apporté.

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Publié le 26 Juillet 2013

Hier soir sur la plage de Copacabana, le pape François a attiré 1,5 millions de personnes. Avant cela , il avait parcouru la promenade de Copacabana, dans sa papamobile décapotable blanche avant de rejoindre la scène. Le pape a posé la question au public : "En qui mettons notre confiance ?" Il a alors dit aux personnes présentes que ce n'est pas l'avoir, l'argent, le pouvoir qui rendent heureux, car ils poussent à ne jamais être rassasiés. Par ce biais , le pape François dénonce la société de consommation qui pousse à toujours avoir plus. Pour lui la foi nous enlève du centre et le rend à Dieu. Mais ce côté show est plutôt dérangeant surtout venant d'un pape prônant l'humilité et la pauvreté, ce côté rock star où il déchaîne des hurlements est peu en adéquation avec l’Église pauvre pour les pauvres.

400 personnes ont à nouveau manifesté hier soir contre le gouverneur de Rio et les 53 millions de dollars(40 millions d'Euros) que coûtent la visite du pape. D'abord devant l'immeuble du gouverneur, Sergio Cabral, ils se rendirent ensuite à la place de Copacabana aux cris de "En pèlerinage à Copacabana !", surveillés par la police. Cette visite du pape amène de grandes attentes qui risquent d'être déçues.

Ce vendredi 26 juillet, le pape François plus infatigable que jamais aura le droit à une des plus chargée journée où il doit confesser des jeunes, déjeuner avec d'autres, participer à un chemin de croix, et rencontrer de jeunes détenus. Cela amène déjà les inquiétudes de son entourage et des services de sécurité brésiliens.

Le pape commence sa journée dans le parc «Quinta da Boa Vista», par la confession de trois jeunes : un Brésilien, un Vénézuélien et un Italien. Il venait d'ailleurs de rappeler hier l'importance de la confession. C'est Jean-Paul II qui a remis à l'honneur la confession qui était surtout vu comme ressemblant à la pénitence de certaines formes de psychothérapie. On devrait plutôt faire comme les chrétiens dans les premières communautés de l'Église obtenaient le pardon pour leurs péchés en pratiquant la prière, les bonnes actions, le jeûne et l'aumône. Après tout c'est par les actes que l'on reçoit le pardon.

Il s’est rendu ensuite à l’archevêché, et du balcon, il insisté sur le rôle des grands-parents dans la société et sur l’importance du dialogue entre générations. Cela montre selon son avis que la sagesse vient avec la vieillesse, ce n'est pas toujours le cas. Quelques heures avant, il rencontra en privé de jeunes prisonniers. Il a pour coutume de rencontrer des détenus et l'incarcération des jeunes est un problème important pour lui. On peut y voir un critère social, mais toujours pas un mot pour le mouvement social brésilien. Il a après cela déjeuné avec douze garçons et filles des cinq continents.

Le soir, sur la plage de Copacabana, est prévue la "Via Crucis", le chemin de croix qui est un moment de ferveur traditionnel dans chaque JMJ, que nous verrons par la suite pour voir quel sera la position du pape tant au niveau social que pour l'Église.

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Les JMJ par un regard extérieur à l'enthousiasme (épisode 4)

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Publié le 25 Juillet 2013

Hier, Le pape François a visité en début de soirée l'hôpital Saint-François d'Assise de Rio, spécialisé dans le traitement de la toxicomanie et de l'alcoolisme. En inaugurant, une aile réservée aux drogués et aux alcooliques, le pape s'est ouvertement opposé à la dépénalisation des drogues. De plus, il demanda que les pays latino-américains s'attaquent au trafic de drogue. Il faut dire que le Brésil est le premier consommateur de crack au monde, un dérivé de l'héroïne. Pour le pape la justice et mettre en avant chez les jeunes des valeurs communes pourront mettre fin au problème. C'est un point de vue comme un autre et qui a le mérite d'être clair, mais comme le montre le Portugal les sommes économisés contre le trafic de drogue peuvent être utilisés pour l'accompagnement des drogués et un meilleur suivi médical, mais aussi pour la prévention et les cures de désintoxication. C'est un problème de santé avant tout. Le pape partage cet avis, sans être d'accord avec les méthodes.

Ce jeudi 25 juillet, le pape se fera se remettre la clé de la ville en milieu de matinée (15 h) par le maire de Rio Eduardo Paes, qui a dû s'excuser au pape à propos des couacs de l'organisation. Ensuite en fin de matinée, il se rendra dans la favela de Varginha pour rendre visite à ses habitants de façon "symbolique". Il y bénira le nouvel autel de la petite église de Sao Jeronimo Emiliani. Il s'adressa enfin aux habitants dans un discours à la teneur social. Puis à 18 heures, il célébrera une messe à la plage de Copacabana où il s'adressera aux jeunes.

Nous apprenons que le mardi 23 juillet, le pape François a consacré son après midi à la question de la réforme de la curie, avec son ami le cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga. Si il fait une véritable réforme de cette pieuvre, il rencontrera alors de réelles difficultés, car beaucoup au sein de la curie ne sont pas prêts à ce que des réformes radicales arrivent et il devra être très rusé pour arriver à ses fins. Le pape en apprenant la catastrophe ferroviaire à Saint-Jacques-de-Compostelle mercredi soir, a demandé à ce qu'on prie pour les victimes et leurs familles. C'est un beau geste.

Dans la favela de Varginha, le pape François a encouragé les jeunes à ne pas accepter à la corruption, car la paix dans les favelas ne sera faite que par l'intégration et la justice sociale. C'est sans doute une allusion au mouvement social brésilien qui lutte contre la corruption et l'inefficacité des services publics. En visitant Varginha, le pape a demandé à ce que l'on intègre toutes les composantes de la société brésilienne lors d'un discours qu'il prononça sur le terrain de football de la favela devant des milliers d'habitants émus. Il a demandé aux autorités publiques et aux hommes de bonne volonté de travailler pour un monde plus juste, mais aussi à protéger cinq piliers fondamentaux : la vie, la famille, l'éducation, la santé et la sécurité. Le pape s'adressa enfin aux jeunes des favelas et du monde entier pour qu'ils continuent à combattre les maux de la société.

Le pape est-il toujours dans son rôle de pape qui combat la corruption et le matérialisme au sein de la curie où est-il la pape des pauvres qui soutiendra le mouvement social brésilien, c'est la suite des événements qui nous montrera la voie qu'il a choisie. Mais le mouvement social brésilien attend des actes forts du pape autre que des belles paroles. Le pape des pauvres comme on aime le surnommer n'est pas là pour faire du compromis mais il doit être pauvre au plus près des pauvres et donc solidaire d'eux.

Le pape va célébrer à 18 heures locale (23h) une grande messe à la plage de Copacabana et son message aux jeunes catholiques présents donnera une idée de la suite des événements, dont nous vous fournirons un compte rendu demain avec la journée du vendredi 26 juillet.

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Les JMJ par un regard extérieur à l'enthousiasme (épisode 3)

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Publié le 24 Juillet 2013

En ce mardi 23 juillet avant l'ouverture des JMJ, le cardinal André Vingt-Trois dans une célébration dans la cathédrale Saint-Sébastien de Rio demande aux 5000 français présents d'être "fiers" de leur foi. Fier de sa foi, on veut bien, mais comment l'être quand l'homme qui les prononce s'oppose aux évolutions essentielles de la société et a montré une intransigeance peu viable avec l'État d'esprit d'une jeunesse attendant mieux qu'une société bloquée sur le passé. Le plus drôle, c'est que les jeunes catholiques brésiliens d'après un sondage sont en majorité pour le mariage pour tous, pour la pilule du lendemain, contre la condamnation de l'avortement, pour l'ordination des femmes au sacerdoce et la fin du célibat des prêtres. Un modèle qui devrait inspirer les jeunes catholiques français.

Avant la messe d'ouverture le métro est tombé en panne pendant 2 heures, ce qui a provoqué la colère de certains passagers, pas difficile de deviner lesquels. La messe qui a eu lieu à 18 heures locale (23 h) sur la plage de Copacabana est très festive devant 560 000 jeunes (400 000 pour la police) sous le froid et la pluie. L'archevêque de Rio, Mgr Orani Joao Tempesta dit à ce public que le "monde a besoin de jeunes comme vous". Ce n'est pas avec le "Woodstock catholique" que les jeunes arriveront à trouver leur place dans le monde mais avec une réelle parole à leur encontre.

Selon lui les jeunes sont "l’espérance d’une société qui attend de trouver une solution à sa crise de valeurs". Mais si on sert des jeunes pour mettre en avant les valeurs traditionnelles de l'Église, le résultat aura peu de poids. Les jeunes ont plus de poids quand ils font partie de mouvements sociaux comme celui des "indignés" plutôt qu'en porteur d'un discours réactionnaire. Et nous pouvons voir que dans le mouvement social brésilien actuel les jeunes y ont une part importante, ce que l'Église doit prendre en compte. Il les invite également à croire qu’un "autre monde" est possible. Oui, il est possible, mais pour cela il faut être à l'écoute de ce monde pour lui apporter une parole différente et bien plus centrée sur l'Évangile. Ce n'est pas avec un "show" que l’Église convaincra le monde.

Le mercredi 24 juillet, la journée du pape sera chargée et les services de sécurité brésiliens sont déjà inquiets. Je découvre à 13 h, les "christothèques", une soirée animée par des prêtres DJ qui débute par une messe, puis fait place aux sons technos avec quelques titres remixés de façon "catholiques". L'Église est vraiment prêtre à tout pour attirer les jeunes, mais on peut se demander si le résultat aura des effets. J'en doute, elle n'est toujours pas arrivée à freiner la progression des mouvements évangéliques.

La première messe du pape François a lieu à 10 heures locale (15 h) devant 15 000 personnes dont 200 000 dehors, au sanctuaire d'Aparecida. Lors de cette messe, le pape a mis en garde les jeunes contre l'argent, le succès et le pouvoir, ces nouvelles idoles qui conduisent à une compensation éphémère. À la fin de la messe, il demanda aux jeunes de prier pour lui et dit qu'il reviendra en 2017 au sanctuaire d'Aparecida. Il a appelé aussi les chrétiens à l'espérance et à la joie. Comme en 2007, lors d'une visite de Benoît XVI à Aparecida, il fut l'auteur d'une déclaration où il prônait comme valeurs essentielles de l'Église l'humilité et la charité. Cette mise en garde du pape François en est un bel exemple, mais la mise en place d'une Église pauvre pour les pauvres sera difficile avec des mouvements ecclésiaux élitistes comme les Légionnaires du Christ ou l'Opus Dei.

Le pape François visitera plus tard l’hôpital franciscain Saint-François-d’Assise de Rio à 18 heures locale (23 h), qui est dédié au traitement de la toxicomanie. Nous le verrons demain, mais malgré ce côté festif, nous n'avons pas encore de réel changement dans le discours, pas d'évolution, au risque de décevoir ceux qui s'attendaient à un peu plus de modernité. Beaucoup risquent d'être déçus et n'y verront qu'une géante "Catho Pride".

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Les JMJ par un regard extérieur à l'enthousiasme (épisode 2)

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Publié le 23 Juillet 2013

Le pape François a atterri hier à l’aéroport Antônio-Carlos-Jobim de Rio de Janeiro à 15h45 heure locale (20h45) et il a fait un appel à la jeunesse en lui disant : «La jeunesse est la fenêtre à travers laquelle l’avenir entre dans le monde, et elle nous propose donc de grands défis.». Un bel appel à la jeunesse qui devra être montré dans les faits. Il a aussi appelé les jeunes à "faire des disciples". Encore que pour faire des disciples faut-il le message de l'Église porte, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Ensuite, il se fit un bain de foule comme à son habitude dans une décapotable au lieu de la papamobile blindé. La police dispersa hier une manifestation qui protesta contre le coût des JMJ et le "côté conservateur de l'Église" au moment où le pape François alla voir la présidente Dilma Roussef devant le siège du gouvernement de Rio, au Palais Guanabara. Cette manifestation était faite par des jeunes, comme quoi tous les jeunes ne sont pas ravis par les JMJ. D'autres manifestations sociales sont prévues à proximité de la plage de Copacabana où devront avoir lieu jeudi et vendredi des cérémonies des JMJ en présence du pape François.

Je viens d'entendre ce matin un jeune participant de ces JMJ dire sur RTL : "les messes sont différentes, on bouge beaucoup plus, on danse, on s'enlasse." Il lui en faut bien peu. Ces messes spectaculaires manquent de quelque chose. Faire un culte festif ne les arme pas face aux évangéliques au Brésil qui eux progressent inexorablement. Ce n'est pas avec les méthodes du Renouveau charismatique qu'on endiguera cette lente érosion, mais avec des fidèles mieux formés et le système des communautés ecclésiale de base est le meilleur moyen d'arrêter cette progression des évangéliques.

Ce mardi 23 juillet 2013, c'est journée de repos pour le pape dans sa résidence du Sumaré, sur les hauteurs de Rio. Les services de sécurité chargés de la surveillance sont inquiets à cause de l'enthousiasme des participants des JMJ et de la contestation sociale toujours aussi présente. Ce sera dans la soirée que les JMJ commenceront vraiment avec la messe d'ouverture sur la plage de Copacabana présidée par l'archevêque de Rio, Mgr Orani Joao Tempesta.

C'est surtout mercredi que les choses sérieuses vont commencer pour le pape lorsqu'il se rendra à Aparecida, cela nous donnera plus d'idées des buts que l'Église attend de ces JMJ.

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Les JMJ par un regard extérieur à l'enthousiasme (épisode 1)

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Publié le 22 Juillet 2013

TF1.fr nous montre dans un article du 21 juillet 2013 que la société française n'est soit disant "pas encore tout à fait" décadente mais le risque existe, estime le cardinal-archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, dans une interview au Parisien-Dimanche.

C'est un discours plutôt alarmiste sur la France que tient le cardinal-archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, dans une interview au Parisien-Dimanche. "On est dans une société de violence où les réflexes de sociabilité ne sont plus intégrés", déclare l'ex-président de la Conférence épiscopale. "Nous n'avons plus d'objectif commun qui mobilise au-delà des intérêts particuliers ou corporatistes." L’idée de déclin relève de la psychose, le but est tout simplement de faire peur, mais la peur amène souvent de mauvaises solutions.

Prié de dire si la société française approche de la décadence, Mgr Vingt-Trois, qui s'est notamment opposé au mariage homosexuel et à une loi autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon, répond : "On s'en approche si on laisse filer les choses en disant que, finalement, l'égalité c'est que tous les particularismes puissent s'exprimer, qu'ils sont tous aussi légitimes, qu'il n'y a plus de règle commune pour faire le tri." Si tous, les particularisme peuvent s'exprimer parce qu'ils sont légitimes pourquoi ce n'est pas le cas au sein de l'Église. On ne peut pas demander aux autres ce qu'on ne pratique pas chez soi.

A propos de la loi sur l'embryon, votée mardi par le Parlement, il dit redouter une "instrumentalisation de l'humain" dans la recherche scientifique. Contrairement à ce que dit le cardinal Vingt-Trois, lyoncapitale.fr montre dans un article du 18 juillet 2013 qu'il n'y aura pas d'"instrumentalisation de l'humain" car la législation française interdit la fabrication d’embryons dédiés à la recherche. Ceux-ci proviennent de stocks d’embryons congelés obtenus dans le cadre de procréation médicalement assistée (PMA). Ils ne peuvent cependant être utilisés dans le cadre de la recherche qu’avec l’autorisation du couple qui les a fournis. Mais cela il se garde bien de le dire.

Il estime enfin que la lutte contre le fondamentalisme religieux, notamment musulman, passe par une réflexion dès l'école sur les religions et non par leur négation. "Si l'école continue d'avoir des comportements laïcistes béotiens", le recours de "jeunes marginalisés" au fondamentalisme musulman "ne peut que s'aggraver", dit-il. "Pour lutter contre le fondamentalisme, il faut apprendre aux gens à réfléchir sur les religions et ne pas faire comme si elles n'existaient pas", ajoute l'ecclésiastique. Mais les religions doivent y lutter en leur sein, plutôt que de reprendre le discours de ces mouvements minoritaires. Le cardinal Vingt-Trois a-t-il bien compris la séparation des pouvoirs dans un régime laïc. Cela n'a pas l'air d'être le cas.

Allons y parlons de décadence, de déclin, faisons peur aux Français au lieu de les faire réfléchir. Cela n'amène rien de bon à part que montrer que l'Église ici tout comme avec le mariage pour tous ne sait pas de quoi elle parle.

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