Publié le 31 Août 2013

TF1.fr dans son article du 30 août nous montre que la préfecture de police de Paris a annoncé vendredi l'interdiction de la Marche prévue samedi du parvis de la Défense à la place de la Concorde par les Veilleurs, opposés au mariage homosexuel. Dans un communiqué, la préfecture regrette "l'absence totale de dialogue" qui l'a conduite à annuler la manifestation sur le parcours envisagé pour des raisons de "préservation de l'ordre public". Interrogé vendredi par l'AFP, un membre du mouvement des Veilleurs a assuré que "la marche aura lieu", donnant rendez-vous samedi à 17h30 comme prévu au parvis de la Défense. En faisant cela, ce mouvement rentre dans l'illégalité.

La préfecture de police (PP) avait déjà fait savoir mercredi que le projet de Marche, dont le parcours empruntait notamment l'avenue des Champs-Élysées ne pourrait se tenir "dans les conditions envisagées", avançant "la protection des institutions", "la préservation de l'ordre public" mais aussi "la propre sécurité des manifestants sur des sites particulièrement fréquentés" le samedi. Un geste tout à l'honneur de la préfecture de police.

La PP a expliqué être entrée en contact avec des Veilleurs, un groupe issu des manifestations contre le mariage pour tous, mais que "toutes les propositions de rencontres en vue d'engager un dialogue sur le choix de cet itinéraire et les modalités de la veillée sont restées sans suite". Ces interlocuteurs, "dont aucun n'accepte de se reconnaître comme organisateur du mouvement", précise la PP, considèrent "ne pas avoir à se soumettre à une formalité légale pour organiser un événement de voie publique susceptible de rassembler plusieurs centaines de personnes".

Les manifestations sur la voie publique en France sont soumises à l'obligation d'une déclaration préalable indiquant le but de la manifestation, le lieu, la date et l'heure du rassemblement et l'itinéraire projeté. Les autorités peuvent demander aux organisateurs des modifications de parcours ou d'horaire. Ce qui n'a pas été fait par les Veilleurs. La loi est la même pour tous, et c'est le cas aussi pour ce mouvement.

La PP se dit toutefois "toujours ouverte" pour étudier les modalités d'un autre itinéraire "compatible avec les exigences de l'ordre public". Jeudi, les Veilleurs avaient appelé à cette marche expliquant dans un communiqué qu'il ne s'agissait pas d'une "manifestation" car "leurs rassemblements n'entravent pas la circulation et ne présentent aucun slogan ni aucun signe distinctif". Ils s'étaient engagé à respecter l'ordre public "en toute circonstance". Les manifestations sont toujours interdites sur les Champs-Élysées, notamment en raison de la proximité du Palais de l’Élysée.

La préfecture de police se souvient de la Manif pour tous du 24 mars 2013 qui souhaitait défiler sur les Champs-Élysées, ce qui lui fut interdit. Ils utilisèrent le fameux argument du déni de démocratie, mais la suite des événements donna raison à la préfecture de police puisque des manifestants tentèrent de pénétrer sur la place Charles-de-Gaulle, puis sur l'avenue des Champs-Élysées, en tentant de forcer les barrages de police.

Les Veilleurs, une trentaine, sont partis le 11 août de Rochefort (Charente-Maritime) pour rejoindre Paris, dernière étape de leur périple "à la rencontre des Français". Comme le montre LeMonde.fr dans son article du 30 août 2013 décidée début juillet pour "éveiller les consciences", cette marche se voulant "pacifique" devait fédérer des sympathisants en chemin. Las, les "veilleurs" sont bien forcés de reconnaître que seuls une vingtaine de marcheurs permanents ont répondu à l'appel. Trois marcheurs ont suivi l'intégralité du tracé. Certains ne cachent pas leur déception, qui s'attendait à plus de monde, même au mois d'août. En revanche, les veillées organisées chaque soir à 21 heures ont connu plus de succès, rassemblant plus de sympathisants, jusqu'à 300 personnes à Nantes. Sur 22 étapes, au moins quatre ont été ponctuées d'accrochages avec des partisans du mariage homosexuel : Rochefort et Châtelaillon (Charente-Maritime) au début, Couëron et Nantes (Loire-Atlantique) sur la fin.

Les Veilleurs refusent le dialogue avec la préfecture de police de Paris, si ce mouvement n'est pas clivant comme il le prétend alors pourquoi refuser ce que demande la préfecture qui ne fait qu'utiliser la loi. Le déni de démocratie ne vient pas de la préfecture mais de ceux qui refusent des lois votées par des parlements élus démocratiquement.

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Publié le 30 Août 2013

Cet ouvrage publie les textes de 3 conférences données par le père Joseph Moingt, en particulier celle de septembre 2010 à Blois. Joseph Moingt, jésuite, théologien, âgé de 97 ans, signe ici a été réalisé en collaboration avec Jean Housset, Gilles Lacroix et Guy de Longeaux, sous l'égide de l'association Chrétiens en recherche 41. Il faut signaler que depuis le succès de son dernier ouvrage, «Croire quand même», ce jésuite de 96 ans est invité à travers la France pour répondre à ceux qui s’inquiètent de l’avenir de l’Église. Il leur dit de rester, à ceux qui sont tentés de quitter l'Eglise. Après avoir lu «Croire quand même», des fidèles se sont sentis fortifiés dans leur foi et encouragés à rester dans l’Église. En 2011, ce livre forma des groupes de lecture à travers la France qui valurent à Joseph Moingt de nombreuses invitations à des conférences comme le montre La Croix.

Le concept de Faire bouger l'Église catholique est de préconiser une profonde mutation de l’Église en total décalage dans la société actuelle, et cela dans une large perspective. Ce livre pose ici les bonnes questions, et donne sans doute de meilleures réponses que notre hiérarchie.

Faut-il se résigner à voir l’Église catholique se replier sur elle-même, comme par un étrange effet de glaciation ? Peut-elle toujours être coupée à ce point des hommes d'aujourd'hui ? Non, répond le théologien Joseph Moingt, qui se livre ici à un plaidoyer sans complaisance pour que l’Église trouve un nouvel élan.

Un élan qui passe nécessairement par une mutation profonde : promouvoir des vraies communautés d'Évangile, comme le montre les expériences qu'il a vécu avec ces laïcs qui assistent à l'Eucharistie, mais qui ont aussi besoin d'être hors de leurs paroisses pour partager l'Évangile ou des Réinterprétations de vie, en gros l'Église a besoin de laïcs de plus en plus formés pour se sentir des chrétiens, et prendre leur responsabilité pour le destin de l'humanité, aussi en allégeant l'institution, offrir aux femmes une place digne de ce nom, pour y "instaurer liberté, altérité, égalité, coresponsabilité, cogestion" pour que la femme soit réellement l'avenir l'Église comme il le souhaite et revenir aux grandes intuitions du concile Vatican II qui voulaient favoriser une coopération étroite entre les clercs et les laïcs et appeler les laïcs à prendre de larges responsabilités chrétiennes au service de l’Évangile surtout, et dans l’évangélisation du monde, mais également à l’intérieur de l’Église : il y avait des paroles très fortes qui invitaient les évêques et les prêtres à prendre les conseils auprès des laïcs expérimentés.

N'est-ce pas le sens d'un authentique humanisme évangélique ? Il y a urgence à aller de l'avant. Il y a urgence à inscrire une nouvelle espérance, loin des peurs ou des crispations du passé. Comme il le disait lors d'une de ses conférences : «Il est urgent de repenser la foi chrétienne pour dire "Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme" dans le langage d'aujourd'hui, et en continuité avec la Tradition», pour confirmer que l'Église ne peut plus faire face à réponses dogmatiques.

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Faire bouger l'Église catholique

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Publié le 29 Août 2013

BFMTV.com dans son article du 29 août 2013 nous montre la trentaine de "veilleurs" partis de Charente-Maritime le 11 août ont l'intention de maintenir leur programme contre l'avis préfectoral.

La préfecture de police de Paris s'est opposée mercredi pour raisons de sécurité à la marche et la veillée envisagées samedi dans la capitale par les "Veilleurs", des adversaires au mariage homosexuel partis de Charente-Maritime. La trentaine de "Veilleurs", qui font étape à Nantes, ont annoncé leur volonté de maintenir leur programme. C'est une mauvaise idée surtout quand on se dit non clivant, car quand on ne clive pas on ne recherche pas le conflit.

Le 11 août, une vingtaine de "Veilleurs", étudiants, actifs et retraités, ont quitté Rochefort pour une marche de 20 jours "à la rencontre des Français", avec pour objectif d'arriver samedi à Paris. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris (PP) "regrette de ne disposer d'aucun interlocuteur pour envisager conjointement les modalités de l'arrivée de la 'marche des veilleurs' dans la capitale". Elle informe avoir vainement "tenté d'entrer en contact avec un responsable du mouvement" pour "étudier la mise en œuvre d'un tel rassemblement sur un autre itinéraire et selon d'autres modalités". Ce n'est pas étonnant, vu que ce mouvement ne reste pas sur place et la paranoïa des mouvement anti-mariage pour tous envers la préfecture de police.

"Selon la loi en vigueur, tout rassemblement de voie publique doit donner lieu à déclaration préalable, ce qui n'a toujours pas été fait à ce jour", rappelle le communiqué. "La consultation des réseaux sociaux a permis à la préfecture de police d'apprendre que le mouvement dit 'des veilleurs' envisageait de se rassembler sur le parvis de la Défense dans les Hauts-de-Seine, le samedi 31 août avant de rejoindre la place de la Concorde en empruntant un certain nombre de grands axes de circulation parisiens, dont l'avenue des Champs-Élysées. À l'issue, un appel à organiser une veillée sur la place de la Concorde a été lancé, les participants souhaitant s'y maintenir toute la nuit", a dit la PP dans le communiqué. Dans l'article 1'Article 1 du décret-loi de 1935, les réunions sur la voie publique sont soumises à l'obligation d'une déclaration préalable, tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes, et, d'une façon générale, toutes manifestations sur la voie publique. Toutefois, sont dispensées de cette déclaration les sorties sur la voie publique conformes aux usages locaux. Tous ces critères n'ont pas été remplis par ces mouvement qui de fait est dans l'illégalité.

La préfecture informe que "le cortège ne pourra pas emprunter le trajet envisagé et que la veillée ne pourra pas avoir lieu dans les conditions projetées". La décision est prise "pour des raisons tenant à la protection des institutions et à l'ordre public mais également pour assurer la propre sécurité des manifestants sur des sites particulièrement fréquentés un samedi". C'est une raison tout à fait valable et qu'on ne peut mettre en doute sauf dans l'esprit victimaire de ce mouvement.

"Nous sommes dans État de droit, je me déplace librement dans mon pays", a dit à Gaultier Bès, porte-parole des "Veilleurs", présent à Nantes, étape de leur marche et où une veillée est prévue mercredi soir."Ce n'est pas une manifestation. J'estime n'avoir besoin de l'autorisation de personne pour lire des textes de Camus ou Bernanos dans la rue", a-t-il ajouté. "Nous ne troublons en aucun cas l'ordre public, nous sommes sur la chaussée, simplement sur les places publiques. Samedi nous irons sur le parvis de la Défense et la place de la Concorde comme prévu", a-t-il annoncé en précisant qu'ils sont une trentaine depuis le départ de Rochefort. Si ils font cela, ils seront dans une totale illégalité. Après tout la loi ne vaut pas pour eux, elle vaut pour les autres, c'est toujours l'idée que donne ces mouvements et cela est dangereux.

Ce mouvement ne se dit pas clivant pourtant comme le montre LeMonde.fr le jeudi 15 août, lors de la veillée, des orateurs du mouvement invitaient à accepter les homosexuels "au même titre que les accidentés de la route ou les malades mentaux". Cela donne idée de ce mouvement qui n'est pas là pour qu'on accepte réellement les homosexuels dans la société.

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Publié le 28 Août 2013

Un article du site de Radio Vatican du 27 août 2013 nous montre que depuis l’avènement d’un nouveau pape, il est beaucoup question des réformes à venir dans l’Église. Mais il peut y avoir des erreurs d’interprétation ou de jugement quant au sens authentique de ces réformes. D’où la réflexion proposée par le journal du Vatican dans son édition du 27 août. L’Osservatore romano explique ainsi que les réformes dans l’Église doivent avant tout favoriser la transparence. Il arrive ainsi que l’on doive se débarrasser des pratiques et des habitudes qui compliquent ou entravent la transparence de la mission de l’Église dans le monde.

En latin "Reformatus" selon la définition donnée par Tertullien (150/160-220), un Père de l'Église, c'est l'action de redresser, de corriger, de réformer. Les réformes ne font pas que favoriser la transparence, elle doivent également changer ce qui ne va pas et qui ont expliqué ce manque de transparence : le manque de dialogue, et par conséquence la peur du débat, cela doit donc amener la participation de tous et donc plus de démocratie. Les réformes apportent des changements pas des reculs.

Le quotidien explique qu’à côté des structures essentielles, d’institution divine, qui fondent la tradition, il y a, dans l’Église, d’autres structures qui ont été mises en places au fil du temps et qui peuvent donc être modifiées. Comme cela s’est du reste produit à plusieurs reprises dans l’histoire de l’Église. Le journal cite les réformes liturgiques et les innovations qui ont touché les organisations ecclésiastiques centrales comme les Congrégations ou la Curie romaine.

Le problème est que cette définition est seulement pour une réforme hiérarchique. Doit-on rappeler à L'Osservatore Romano que Jésus a annoncé la venue du Royaume de Dieu, pas celui de l'Église. Et il ne souhaitait que se forme une caste sacerdotale au modèle des Grand-Prêtres de Jérusalem. D'ailleurs, on ne voyait pas l'Église comme une institution pyramidale, mais l'ecclesia, l'assemblée des fidèles, la communauté des hommes libres qui prennent en main leur destin. Le terme sert à désigner la communauté. L'Église qui est perçue comme institution divine par la hiérarchie, n'a jamais été attendue par Jésus, mais inventée par les clercs pour asseoir leur pouvoir. S'il y a une réforme dans l'Église, elle doit concerner aussi l'assemblée des croyants et ne pas e faire à ses dépend.

L’auteur de l’article reconnaît qu’il a fallu parfois surmonter une certaine léthargie ambiante voire la résistance de ceux qui ne partageaient pas le même besoin de changement. Il y a ensuite une réforme plus profonde qui vise à transformer les existences dans un sens chrétien. L’Église se renouvelle dans la mesure où elle renforce le Corps du Christ et son union au Christ. D’une certaine manière, c’est par la sainteté et l’adhésion à l’Église que l’on participe à sa réforme, beaucoup plus qu’en apportant des retouches à des aspects contingents de son expression qui, parce qu’ils sont dépassés, donc finissent par occulter l’essentiel.

En gros, la réforme pour l'Osservatore Romano est faite avec des croyants qui n'ouvrent pas la bouche et acceptent de mauvaises mesures, si je me souviens bien jusqu'au Moyen Âge, les évêques devaient faire voter à main lever toutes leurs décisions par le peuple de Dieu pour qu'elles soient acceptées, si c'était le contraire ils étaient révoqué. Non, les croyants n'occultent pas l'essentiel, eux se souviennent de la Tradition et veulent jouer leur rôle.

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Publié le 27 Août 2013

Urgente24.com dans son article du mardi 20 août 2013 montre que la question n'est pas nouvelle mais a surpris par son retour à l'agenda du Vatican : celle de la probabilité d'un nouveau concile œcuménique de l'Église catholique.

Leonardo Boff, l'ancien franciscain et le plus visible orateur de la Théologie de la libération auprès des médias, est le personnage le plus récent, qui chronologiquement parlant, a appelé à un Concile Vatican III, durant l'année du 50e anniversaire de la mort Jean XXIII : "Les catégories de Vatican II ne sont pas suffisantes pour tenir compte des réalités nouvelles". Selon Boff, il devrait être un concile de tout le monde chrétien, et il devrait "identifier le type de collaboration que nous pouvons offrir dans la ligne d'une nouvelle conscience du respect, de la vénération, et de la prise en charge de tous les écosystèmes".

Suggestive, la demande de Boff n'est pas originale, mais elle existe depuis 36 ans et commença dans la revue catholique américaine Concilium, elle fut reproduite le par le vaticanologue Andrea Tornielli sur le site Vatican Insider (du quotidien La Stampa, propriété du groupe Fiat), qui se souvenait de l'ordre initial du jour : la démission du pape à 75 ans, un Synode des Évêques délibératif et non consultatif, l'abolition du célibat pour les prêtres, l'égalité pour les femmes dans la vie de l’Église, y compris la prêtrise.

Au début des années 90, l'idée du concile revint à la charge, y compris dans son ordre du jour, cette fois des États-Unis par le biais du magazine catholique World Report, à travers l'historien britannique Paul Johnson. Il y eu aussi le philosophe et homme politique italien Rocco Buttiglione, un ami de Jean-Paul II (théoricien du mouvement catholique Communion et Libération), qui dans une interview avait fait allusion à la préparation de "matériaux pour un nouveau Grand Concile". Dans lequel s'inscrivait l'ultraconservateur autrichien Mgr Kurt Krenn. Le Vatican III mené par les wojtyliens plus orthodoxes devait être un concile plus disciplinaire pour freiner l'allant des «progressiste».

Le cardinal Joseph Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pensait que l'idée était "totalement prématurée parce qu'un conseil est toujours un grand effort, qui bloque certaines périodes de la vie normale de l'Eglise." En 1999, il revient au cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan, exigeait un «un instrument plus collégial mais universel dans son autorité», une réunion pour traiter «librement» des problèmes tels que le manque de prêtres, la place des femmes dans l'Église catholique, les ministères, la sexualité, la discipline du mariage, la pratique pénitentielle, et les relations œcuméniques.

Vatican III était en instance du décret "Apostolicam actuositatem" sur le rôle des laïcs, car le cléricalisme retrouva de la vigueur avec Jean-Paul II, mais il n'avait pas résolu les graves problèmes qui affligent l'Église catholique comme l'a compris le pape François qui estime que le cléricalisme est un obstacle sérieux pour «allumer la foi». On peut maintenant se demander pourquoi apparait sur l'ordre du jour du pape des sujets traités qui se glissent pour un concile Vatican III ?

Un concile pour régler les choses pourrait contrer la curie romaine bloquant toutes initiatives réformatrices, mais il faut cette fois-ci que les laïcs y participent. Un concile lancé comme à l'époque de Jean XXIII et qui prendrait de cour la curie serait une excellente chose. Il faudra pour cela attendre la suite des événements.

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Publié le 26 Août 2013

Le conclave crée la surprise le 26 août 1978 en élisant au bout de 4 tours de scrutins Albino Luciani, "Le pape au sourire", un défenseur des principes de Vatican II qui représentait un coup de bâton inattendu pour la plupart des conservateurs qui cherchaient à imposer le conservateur Génois Mgr Giuseppe Siri, pour défendre une interprétation plus conservatrice, voire "une correction des réformes révolutionnaires de Vatican II". Ainsi, l'élection surprise de Luciani était dû au travail inestimable accompli par le très prosélyte Giovanni Bennelli (un des supports de Paul VI qui permit à Albino Luciani d'obtenir la majorité des votes en sa faveur), ce qui incita la déception et l'inconfort des cardinaux les plus conservateurs face à la continuation de la politique de son prédécesseur, Paul VI.

Ainsi, Jean-Paul Ier avait choisi comme devise la phrase latine Humilitas («humilité») pour la papauté, qui s'exprima dans son rejet controversé du couronnement et de la cérémonie d'intronisation papale qui sera remplacée par une simple investiture contre ce qui était prescrit par la Constitution apostolique "Romano Pontifici eligendo" promulguée par Paul VI en 1975. C'était aussi le premier pape qui a choisi un nom composé en l'honneur de ses deux prédécesseurs (Jean XXIII et Paul VI) et qui montra sa volonté sans équivoque de développer les principes de Vatican II, mais c'est aussi le premier pape moderne à abandonner le "nous" royal dans ses interventions pour le "je".

Jean-Paul Ier avait un rêve, celui d'une Église catholique qui saurait vraiment répondre aux besoins de son peuple sur des questions vitales : telles que le contrôle artificiel des naissances. Il rêvait d'une Église qui saurait renoncer à la richesse, au pouvoir et au prestige qu'elle avait acquis par le biais du Vatican, d'une Église qui sortirait du marché, où le message du Christ était devenu corrompu, d'une Église qui saurait une fois de plus compter sur ce qui a toujours été son plus grand atout, sa véritable source de pouvoir, sa plus grande revendication d'un prestige unique : l'Évangile.

La tâche vitale d'Albino Luciani fut imposée comme le développement des postulats du Concile Vatican II, car depuis sa élection il fut bloqué dans ses tentatives par la curie conservatrice, mais il essaya malgré tout d'assainir le Vatican des lobbies de pression. À peine assuma-t-il sa tâche, que Jean-Paul 1er décida que l'Église ne devrait pas se mêler de politique et chercha à dissocier la Banque du Vatican de l'argent sale qui y entrait par les partis politiques (en particulier celui des démocrates-chrétiens), de plus il avait l’intention de procéder à une véritable réorganisation de la hiérarchie vaticane mais ses nobles idéaux, ils ne put jamais les voir lorsqu'il mourut le 28 Septembre 1978, seulement 33 jours après avoir été élu.

Jean-Paul Ier a-t-il été assassiné ? La question ressurgit régulièrement. Pour l’Église, il n’a jamais été question d’assassinat. Jean-Paul Ier est décédé de mort naturelle, sans doute d’un infarctus du myocarde. Mais, médicalement impossible d’en dire plus puisque le Vatican a refusé que la dépouille papale soit autopsiée. Les tenants de la mort naturelle ont prétendu que Jean-Paul Ier était un homme malade tandis que les autres, dont son médecin personnel, ont affirmé que cet homme de 66 ans jouissait d’une excellente santé. La question reste en suspens, même si d'autres papes réformateurs ont connu ce sort et qu'on avait aussi établit la mort naturelle.

Jean-Paul 1er est à garder en mémoire, car en 33 jours il a fait beaucoup plus pour l'Église que Jean-Paul II en 26 ans de pontificat, son sourire peut encore nous guider encore sur la bonne voie.

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Le 26 août 1978 : Albino Luciani fut élu pape

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Publié le 25 Août 2013

Ces derniers temps, on a pu voir l'association des "Femmes du mur" créée en 1988, demander depuis plus de 20 ans le droit de prier au Mur des Lamentations de la façon dont elles le souhaitaient. Et surtout le faire à la manière des hommes : à haute voix, en portant des châles de prière, la kippa et en lisant la Torah. Elles le faisaient chaque premier dimanche du mois hébraïque sous la forme de manifestation de prière face au Mur des Lamentations, sous la forme de prières. Une chose qui était peu appréciée par les rabbins ultra-orthodoxes, puisque les femmes devaient prier en silence et à l'écart. D'ailleurs durant le jeûne d'Esther, en 1989, des hommes ultra-orthodoxes, outrés par le chant des femmes, leur lancèrent des chaises et des insultes verbales, ce qui entraîna le déploiement de gaz lacrymogène à la source du mouvement de violence. Pourtant dans les années 1880, il n'y avait pas de séparation entre les femmes et les hommes au Mur des Lamentations.

D'ailleurs agir autrement amenait l'arrestation des femmes par la police ce qui était un phénomène récent et soit des réactions violentes de la part des ultra-orthodoxes comme on peut le voir encore aujourd'hui. En 2009, une première femme du mouvement est arrêté pour avoir prié avec un châle de prière (talith). Cela était contraire aux décisions de la Haute Cour de justice en 2003 qui avait donné raison aux principes orthodoxes au niveau de la prière sur le Mur, alors que cette dernière avait permise à l'organisation en 2002 de groupes de prière et de lire paisiblement la Torah dans la section du mur principal réservée aux femmes.

En avril 2013, un tribunal israélien décida que les femmes pouvaient porter le châle de prière ("talit"). Ce tribunal jugea que les femmes à travers leurs initiatives ne faisaient de tort à personne, mais que le problème venait de ceux qui les attaquaient. Elles pouvaient donc prier comme bon leur semble. Elles ont pu prier le 10 mai au Mur des Lamentations en toute liberté, mais sous protection de la police à cause des ultra-orthodoxes qui ne veulent pas qu'elles prient au Mur des Lamentations.

Le but de cette association est que l'accès du mur des Lamentations soit pour tous, qu'on soit libéral ou conservateur. Une grande part de ces femmes font partie du courant libéral, minoritaire en Israël, mais qui est largement majoritaire dans le monde et où les femmes ont une position égale à celle des hommes. Prier au Kotel (le Mur occidental) de façon non-traditionnelle permet de montrer en termes de droit à l'égalité pour les femmes et de droit à la liberté religieuse. Ce mouvement encourage les femmes juives à saisir leur religion librement, selon leur propre voie. Elles se situent fièrement au premier rang du mouvement pour le pluralisme religieux en Israël, dans l'espoir de permettre aux femmes partout dans le monde et à travers la gamme des mouvements juifs de trouver leur voix spirituelles.

Les "Femmes du mur" sont à modèle à suivre, car c'est de haute lutte qu'elles ont obtenu ce qu'elles souhaitaient, prier comme elles le souhaitaient au Mur des Lamentations, alors rien n'est perdu pour les femmes au sein de l'Église, car comme chez les Juifs, les catholiques libéraux (réformateurs) sont majoritaires dans le monde et elles devront montrer à la minorité conservatrice qui domine l’Église que le pluralisme existe même au sein de l'Église.

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Les "Femmes du mur", un modèle à suivre

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Publié le 24 Août 2013

En 1997, lors des JMJ où le pape Jean-Paul II était présent, il y avait eu 500 000 jeunes au Champs de Mars, là, c'est un chiffre officiel. Si c'est pour le pape, je veux bien qu'il y ait autant de monde comme on l'a vu à Rio de Janeiro avec le pape François. Mais être du côté de personnes qui disent que le mariage gay est un danger pour la société, cela n'attire pas grand monde.

La Manif pour tous du 13 janvier 2013 avait prétendu selon ses organisateurs un chiffre mirobolant d'un million de personnes au Champs de Mars. Ensuite la préfecture de police donna 340 000 personnes présentes, un chiffre contesté par les organisateurs mais en regardant de plus les photographies, on se rend compte qu'elle donne tort aux organisateurs de la Manif pour tous.

Alors imaginez, vu qu'ils ont mentis à propos de celle du 13 janvier 2013, les 1,4 million de manifestants donnés par les organisateurs le 24 mars 2013 aux Champs Élysées sont peu crédibles, alors que Johnny Halliday n'y avait attiré que 700 000 personnes, pas plus sérieux le chiffre de 1 million de personnes aux Invalides le 26 mai 2013, alors que Benoît XVI n'y avait attiré que 260 000 personnes en 2008.

Je vous mets les images en dessous pour vous faire une idée, la comparaison est frappante.

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JMJ 1997 et la manifestation du 13 janvier 2013JMJ 1997 et la manifestation du 13 janvier 2013

JMJ 1997 et la manifestation du 13 janvier 2013

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Publié le 23 Août 2013

L'article de dradio.de du jeudi 22 août 2013 nous montre que "Ce ne sont pas les homosexuels qui souffrent d'une maladie mentale, mais les homophobes." Cette opinion est celle de l'évêque mexicain de Saltillo, Raul Vera Lopez.

Selon ce portail Internet mexicain "M1nutouno", Mgr Raul Vera Lopez a déclaré le mercredi (heure locale) qu'il pense que ceux qui croient que les gays et les lesbiennes ont un comportement immoral sont ceux qui ont une maladie mentale.

Il appelle à adopter une attitude plus libérale, comme l'a fait dernier pape François dernièrement selon lui. L'évêque mexicain s'est battu ces dernières années pour les droits des homosexuels.

Espérons que des hommes comme Mgr Raul Vera Lopez donnent enfin à notre Église un visage plus humain, où les homosexuels ne seront plus jugés pour leur sexualité, mais seront accueillis comme des catholiques comme les autres ce qu'ils sont.

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Publié le 22 Août 2013

Libération.fr dans son article du mercredi 21 août 2013 nous montre que le père Pascal Vesin est arrivé à Rome pour que le pape lui lève sa sanction.

Pascal Vesin a été écarté de sa paroisse de Megève quand son engagement avec le Grand Orient de France a été révélé. Il ne peut retenir ses larmes : au bout de 39 jours de «pèlerinage» des Alpes françaises à Rome, le père Pascal Vesin a atteint son but, le Vatican, où il espère que le pape François lèvera la sanction qui le frappe pour être prêtre franc-maçon et fier de l’être.

Prêtre depuis dix-sept ans, Pascal Vesin, 43 ans, curé de la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie, à Megève, dans les Alpes françaises, est adhérent actif du Grand Orient de France depuis treize ans. «J’espère être reçu par le pape François ou par un de ses secrétaires. Ma cause dépasse le cas Pascal Vesin», dit-il à l’AFP, soulignant qu’il restera dans cet espoir à Rome jusqu’aux alentours du 7 septembre.

Depuis le 14 juillet, le père Vesin a marché seul sous un soleil écrasant de Megève jusqu’à Rome, faisant du camping sauvage, portant les prières de ses paroissiens. La barbe noire fournie, le visage rougi par le soleil, portant un bandana des Journées mondiales de la jeunesse de Rome en 2000, et chargé d’un lourd sac à dos, il ajoute sous forme de boutade : «J’avais plein de monde dans mon sac, beaucoup ont marché avec moi !» Il dit avoir reçu de nombreux mails et sms de soutien, de catholiques et de non catholiques.

«Homme blessé» par «l’injustice» de la sanction qui lui avait été signifiée en mai par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le curé démis d’Arly-Montjoie avait envoyé un premier «courrier lapidaire» au Vatican le 6 juin. Il a effectué depuis «un retour sur lui-même» qui lui a permis de formuler ses arguments «réfléchis» dans une lettre envoyée le 1er août de Pontremoli (Toscane) au pape. Elle a été expédiée «par quatre ou cinq canaux, notamment via certains cardinaux» dans l’espoir qu’elle parvienne effectivement à François.

«Dans ce texte, ce n’était plus un franc-maçon qui dit : il faut m’accueillir mais un prêtre qui appelle au dialogue avec la maçonnerie, et plus largement avec le monde. L’Église ne peut en rester aux condamnations», témoigne-t-il, estimant que c’est aussi le message qu’apporte le pape argentin. Son diocèse a justifié la sanction romaine en expliquant que le prêtre avait opté, malgré les avertissements, pour la liberté absolue de conscience, revendiquant sa double appartenance à l’Église et au Grand Orient. Il a indiqué au prêtre que «rien ne restait fermé», la sanction dite «médicinale» qui lui a été infligée pouvant être «levée» s’il abandonnait la franc-maçonnerie.

Le père Vesin confirme qu’il n’entend pas quitter sous la pression une affiliation, selon lui, pleinement compatible avec l’appartenance à l’Église, car les maçons ont, dit-il, vraiment évolué. «Ma démarche est dans la dynamique de ce que le nouveau pape annonce et semble commencer à faire. On va le vérifier dans les faits», confie-t-il, se disant profondément attaché à l’Église. Le père Vesin est resté choqué par la sécheresse de la lettre de la CDF, qui lui «a interdit de célébrer la messe et de communier» tant qu’il ne renoncerait pas à la franc-maçonnerie. «C’est médicinal, m’a-t-on dit. Mais il s’agit de guérir de quoi ?»

Le prêtre qui touche son salaire de 700 euros jusqu’en décembre et bénéficie d’une couverture sociale jusqu’en mai prochain, n’entend pas aller devant les prudhommes comme certains lui ont conseillé. «Je ne conspire pas contre l’Église comme le faisaient les maçons en 1905. On ne bouffe pas du curé au Grand Orient. On ne m’a pas demandé de renier ma foi. J’ai apporté le message du Christ et je crois à la recherche spirituelle des athées. C’est moi qui ai choisi de frapper à leur porte, par souci d’ouverture.»

Le Grand maître du Grand Orient, José Gulino, a écrit au pape. «Mais ce n’est pas à la Maçonnerie de dire au pape ce qu’il doit faire ou ne pas faire avec ses prêtres», remarque-t-il, un peu critique de la teneur de cette lettre. «Je demande à l’Église une ouverture, mais je demande la même ouverture dans la maçonnerie, par exemple l’abandon du secret», ajoute ce prêtre qui prône un rôle accru des laïcs et des femmes dans l’Église.

Espérons que le père Vesin ait gain de cause, car son ouverture est chaleureuse et permettrait à l’Église de ne plus faire de préjugés douteux sur la franc-maçonnerie. Mais les cœurs arides des censeurs du Vatican seront-ils touchées par un véritable message d'amour, le pape François sera la meilleur boussole à ce sujet.

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Curé et franc-maçon, il demande la grâce du pape

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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