Publié le 31 Octobre 2013

cardinalnewmansociety.org nous montre dans un article du 18 novembre 2013 qu'au sein de l'Université de Notre Dame, à South Bend, dans l'Indiana, le professeur de théologie Candida Moss, qui a fait la une l'an dernier avec son livre The Myth of Persecution: How Early Christians Invented a Story of Martyrdom, qui affirmait que l'Église au début a fabriquée des comptes rendus de martyrs et des persécutions afin de financer les églises, du fait que les récits des premiers martyrs chrétiens ont été modifiés, édités et mis en forme par des générations ultérieures de chrétiens et aucuns de ces récits ne sont complètement historiquement exacts, elle est maintenant en train de promouvoir l'idée que Jésus était un socialiste ou un collectiviste.

Avant de faire une apparition sur Fox New dans "The O'Reilly Factor", Moss retweeta que "Jésus était un socialiste du Moyen-Orient qui avait nourri les pauvres et plaidé en faveur de la gratuité des soins." En réponse Bill O'Reilly avait écrit : "D'accord !" Et malgré que Moss avait écrit un avis peu favorable au livre de O'reilly, Killing Jesus au The Daily Beast, elle avait signalé le fait qu'"il n'y a aucune mention de la gratuité des soins offert par Jésus et ses disciples, ou l'insistance que les riches donnent leurs biens" comme elle le souligna durant le show.

Elle avait dit également "La seule doctrine sociale la plus cohérente du Nouveau Testament, que les chrétiens doivent prendre en charge les pauvres, les veuves et les orphelins, mais cela devient presque une mention pour le meurtre de Jésus." Comme elle l'avance Jésus est mort, parce qu'il était un démagogue qui troublait la paix et a défié les autorités. Jésus n'est pas mort pour nos péchés. Même si les actions de Jésus avaient touché le sujet des impôts, il est mort en protestant contre le système d'imposition squelettique envers les riches privilégiés.

Dans cette édition du O'Reilly Factor, Moss déclara : "C'est de réputation historique que Jésus avait enseigné aux gens que pour aller au ciel, ils devaient céder leurs biens." O'Reilly rétorqua : "Si vous voulez en rester là , professeur, et si vous me disiez en tant que professeur de théologie à Notre-Dame que tout le monde doit vendre ses biens, et que s'ils font autrement ils ne peuvent pas avoir quelque chose ou aller au paradis, je vous direz que vous êtes dingue". Moss répondit en déclarant : "Jésus n'est pas un capitaliste travaillant pour le marché." Tout en disant : "Jésus est quelqu'un qui pense que notre première obligation sont les autres personnes ".

Le lendemain, Moss alla à l'émission de Stuart Varney sur le réseau Fox Business et déclara : "Je dirais que Jésus est un collectiviste". Elle avait ensuite poursuivi en disant que, lorsque Jésus retourna les tables dans le Temple de Jérusalem, on pourrait faire valoir que c'était à propos d'une réglementation bancaire plus stricte.

Bill Dempsey de Sycamore Trust, un organisme voué à la promotion de l'identité catholique dans l'Université Notre Dame, déclara à l'éducation catholique Quotidien, "Si Moss est de droite, l'Église a induite en erreur ses membres depuis 2000 ans de la pire façon possible. Et Notre Dame échoua envers ses donateurs en ne les avertissant pas qu'ils risquaient la damnation s'ils ne donnaient pas tout ce qu'ils ont". Dempsey a appelé la vision du Jésus de Moss comme un embarras pour l'université. "L'université Notre Dame avait pris un autre voie", avait-il dit .

Ce qui est dommage, c'est que rien de ce qu'elle dit ne va à l'encontre des dogmes définis ou des doctrines de l'Église. On se moque d'elle alors que ses positions ne semblent ni hérétiques, ni théologiquement dissidentes, mais historique et politique. Elle a juste essayé de donner une conception politique actuelle à Jésus.

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Une théologienne de l'université Notre Dame retweet que "Jésus était un socialiste du Moyen-Orient ..." dans une interview à The O'Reilly Factor

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Publié le 30 Octobre 2013

C'est ce qu'avance l'article du Vatican Insider du lundi 28 octobre 2013. Selon le coordinateur du groupe des huit cardinaux qui conseille le pape : «Il y a une Congrégation pour les évêques, l'une pour les prêtres et les religieux. Mais pas pour les laïcs qui sont les plus nombreux...» Le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa (Honduras), parlait ainsi de comment pourrait être la réforme de la curie. Il se trouvait à Logroño, en Espagne, où il était en voyage .

Le cardinal expliqua que "mêmes les ministères au sein du Vatican seront adaptées". Comme il l'avance : "Il y a un conseil pontifical pour les laïcs, mais il y a une congrégation pour les évêques, les prêtres et une autre pour les religieux, et il n'y en pas une seule pour les laïcs, qui sont les plus nombreux". Il est vrai qu'ils sont plus nombreux, et que le seul organe traitant des laïcs au Vatican est dirigé par des ecclésiastiques dont le nombre est minoritaire au sein de l'Église.

Un des moyens de la réforme de la curie viendra surtout par une amélioration du rôle des laïcs, et cela passerait par la création d'une congrégation qui leur serait dédié, qui pourraient ainsi fusionner divers conseils pontificaux (l'un pour la famille et pour les travailleurs de la santé notamment). Si cette congrégation leur est dédié, elle devra être dirigée par des laïcs, car il faut reconnaître que les clercs à quelques exceptions près ne connaissent pas grand chose de la vie des laïcs.

Le pape François considère que le cléricalisme est la maladie dans l'Église, car cela est absurde d'imaginer que le développement des laïcs, hommes et femmes dans les communautés chrétiennes, et dans les structures de l'Église elle-même passe par leur «cléricalisation». Il ne souhaite pas que les laïcs soient mis comme les prêtres sur un piédestal, mais qu'ils apportent leur expérience dans l'Église et donc leur connaissance du monde.

Une congrégation pour les laïcs, c'est une excellente idée. Encore faut-il que la curie romaine imbue de ses privilèges ne veuille pas freiner une telle réforme, pour y arriver il faudra que le pape ait une stratégie en tête. Attendons de voir la quelle pour ne pas être déçu plus tard.

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Publié le 29 Octobre 2013

Le Vatican a rappelé le mardi 22 octobre 2013 que les divorcés remariés ne peuvent pas recevoir la communion. La curie a de nouveau soufflé le chaud et le froid en cassant les espoirs d'un changement de doctrine sur le sujet.

Dans un article de l'Osservatore Romano intitulé "La force et la grâce", Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a expliqué que communier ne sera possible qu'avec une annulation émanent de l'Église. Selon l'archevêque allemand : "Même s'il n'est pas possible d'autoriser les divorcés remariés à recevoir les sacrements", et "Comme le soulignent constamment les récents documents du Magistère, les pasteurs d’âmes et les communautés chrétiennes sont appelés à accueillir avec ouverture et cordialité les personnes vivant dans des situations irrégulières, pour être à leurs côtés avec empathie, les aidant et pour leur faire sentir l’amour du Bon Pasteur." Les divorcés remariés ne veulent pas d'empathie, il veulent être pleinement dans les sacrements de l'Église.

Le texte de Matthieu 19 pour interdire le remariage des divorcés a été lu dans une façon trop littérale et non contextualité. Dans son opposition à la répudiation, il est possible que Jésus ait été mû par son souci de défendre la femme opprimée. Ce qui permet de le supposer, c'est que Jésus a toujours défendu les femmes humiliées. Les épouses n'avaient, à cause des dispositions juridiques, aucun recours en matière de droit. Pourtant dans ce dialogue de controverse le compte rendu de Matthieu note une raison possible de divorce et permettre donc une exception, l'adultère. Ce n'est que dans cette condition que le remariage serait permis.

Cet article montre aussi les limites de l'argumentaire de l'Église qui est aussi obligé de cité les hypothèses qui s'opposent à son argumentaire trop peu attaché à l'agapè chrétienne : "Aujourd’hui, certains exégètes estiment que ces paroles du Seigneur auraient été appliquées avec une certaine souplesse dès les temps apostoliques : et précisément dans le cas de la porneia/fornication (Mt 5, 32; 19, 9) et dans celui de la séparation entre un partenaire chrétien et un non chrétien (1 Co 7, 12-15)."

Il faut signaler que c’est difficile pour les divorcés remariés d’aller à la messe et de voir les autres communier sans pouvoir le faire eux-mêmes. Pendant longtemps c'était une catégorie de l’Église qu’il fallait rendre invisible. Comme le dit dans La Croix, le P. Luc Forestier, oratorien, professeur d’ecclésiologie à l’Institut catholique de Paris : "Cette question de l’accès des divorcés remariés à la vie sacramentelle est absolument essentielle et urgente."

Certains comme Sandro Magister disent que c'est le pape François qui a dicté cette mise au point. Le doute est permis car la curie romaine avait déjà à l'époque de Jean-Paul 1er essayé de limiter des réformes vitales pour l'Église. La curie avait demandé aux journalistes de l'Osservatore Romano de couper certaines remarques qu'avait fait le pape lors de son audience générale du 27 septembre 1978.

Le pape François n'a-t-il pas dit : "L'Église ne doit pas seulement attendre les divorcés remariés, mais aller les trouver. (…) Il faut repenser toute la pastorale matrimoniale, car nous avons un problème avec la communion." Sachant que la curie s'opposera à tout changement dans ce domaine, le pape François a comme par hasard convoqué un synode extraordinaire sur la famille en 2014 pour approfondir la réflexion sur ce thème. Une décision sur le cas des divorcés remariés prise par les évêques pourrait laisser les mains libres au pape et lui permettre de se passer de l'opposition de la curie.

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Publié le 28 Octobre 2013

La conception qu'on a des catholiques dans les médias est celle de personnes plus préoccupés par la morale que par les questions sociales et il faut dire que la "Manif pour tous" a porté un coup net à l'image d'une Église tolérante et ouverte sur les autres. On arrive toujours à réunir des personnes contre des réformes permettant d'ouvrir des droits aux autres, mais où sont les pratiquants quand la souffrance est à leur porte. Dans ma paroisse, un des prêtres de ma paroisse disait que Jésus avait dit de partager ses biens avec les pauvres lors d'une homélie et fut accusé par un paroissien d'être de gauche. Pourtant c'est dans l'Évangile de Luc. Des fidèles travaillant dans le social dans ma paroisse sont eux aussi visés par des propos aussi détestables.

Après tout le pape François n'a-t-il pas dit : "L’amour avant la morale et la discipline". L'amour envers les homosexuels et les autres je ne le vois pas dans la Manif pour tous et le Printemps français (qui n'a rien à voir avec le printemps arabe qui s'est battu pour la démocratie). Ce dont l'Église a besoin ce n'est pas de tels mouvements mais de "la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la convivialité." Pourquoi pas ne retrouver cette Église ressemblant plus à celle de l'Action catholique ouvrière, de la JOC, de la JOCF et du Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne qui ont montré un apostolat des laïcs allant vers les autres et sachant soigner leurs blessures.

Comme le dit le pape François : "Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons parler de tout le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures… Et il faut commencer par le bas.” Les méthodes sont simples et demandent juste de savoir faire preuve de charité chrétienne. Nous les catholiques nous devons donc sillonner les rues pour faire le bien autour de nous, aider les sans-abris et inspirer les autres. Nous devons prôner l'écoute des autres et le civisme. Nous devons impliquer les gens dans la communauté et leur faire prendre conscience de ce qu'ils peuvent faire pour aider les autres. Le but est de donner la force de faire le bien. L'injustice devrait nous révolter et l'indifférence de notre société individualiste devrait nous pousser à agir. Nous aurons ainsi le mérite de faire fleurir la générosité sur des terres où la compassion est, croit-on, souvent portée disparue.

Finalement, nous devons donc être "une église miséricordieuse, tournée vers ceux qui sont loin, à rebours de tout repli identitaire." Le travail est encore long, mais nous devons croire que l'Église sache enfin voir le monde où elle se trouve. Nous devons donc aller de l'avant et ne pas condamner le monde dans lequel nous vivons.

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Les catholiques ne sont pas des moralistes, mais des êtres solidaires

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Publié le 27 Octobre 2013

Le vendredi 25 octobre 2013 à Angers, les opposants du mariage pour tous ont dérapé à l'encontre de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. Cette visite de la ministre l'amena à avoir des échanges avec les avocats angevins lui faisant part de leurs revendications. Et comme à leur habitude, ils ont accueillis Christiane Taubira de façon plutôt violente et non pacifique comme la Manif pour tous essaye de le justifier maintenant.

Comme le dit AngersMag.info, au milieu des "Taubira, casse-toi" ou "Taubira, démission", le groupe se met à scander "dictature socialiste". Ces opposant ne connaissent pas le jeu démocratique, car la loi sur le mariage pour tous a été adoptée de façon démocratique au Parlement, la majorité socialiste a même laissé faire durer les débats. Dans une dictature, il n'y arien de tout cela. Belle joueuse, Christiane Taubira du haut des marches du palais, salua les manifestants et à leur envoya un baiser. Les cris et les sifflets ont alors redoublé. Ici, on ne voit plus du pacifisme.

Bien sûr les participants à «la Manif pour tous» comme à leur habitude avaient amené leurs enfants. Ce qui est de l'inconscience pur et simple. Mais rien ne les arrête, Comme le dit marianne.net, ils sont prêts à tout, même à utiliser leurs enfants. On a vu ici ou là quelques-uns de ces militants brailler avec leurs enfants comme témoin au passage d'une visite officielle d'un ministre ou du Président de la République.

L'irréparable ne peut alors qu'arriver quand on distille la haine à ses propres enfants d'un gouvernement démocratiquement élu. «Taubira casse-toi, Taubira dégage, Taubira tu sens mauvais, tes jours sont comptés. Nous sommes le peuple (100 personnes), on ne veut plus de ta loi. Non à la dictature socialiste », criaient les enfants comme le montre AngersMag.info, sans vraiment comprendre la portée de leurs mots, dans des mégaphones, sous le regard amusé de leurs parents. Triste événement.

Une adolescente de 12 ans brandissant une peau de banane à l’attention de la ministre lança : «une banane pour la guenon». Avait-elle au moins conscience de ce qu'elle disait. Les CRS qui assuraient le cordon de sécurité furent surpris. «Des propos passibles d’une interpellation pour injure à un ministre en exercice», commentait l’un d’eux. Une parole du même niveau d'intelligence que cette candidate du FN aux élections municipales.

Le mouvement s'est radicalisé, et la Manif pour tous aura beau jeu de dire qu'ils ne sont pas responsable, qu'ils sont pacifiques, ce n'est pas le premier incident de ce type. Pendant sa campagne anti-mariage gay, le mouvement de Frigide Barjot avait dû prendre ses distances avec l'affiche d'un sympathisant zélé. "Je cherchais juste une affiche de film de monstre à détourner. Celle-ci était très épique", s'était justifié auprès du HuffPost son auteur.

Comme le montre HuffPost, devenue une icône de la gauche depuis son combat contre le mariage pour tous, Christiane Taubira, ancienne députée guyanaise et ex-candidate à la présidentielle, est aussi régulièrement la proie de quolibets et d'attaques racistes émanant de l'extrême droite.

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Publié le 26 Octobre 2013

Le pape François dans l'après-midi du jeudi 24 octobre 2013 a ordonné ses deux premiers évêques dans la basilique Saint-pierre : le Français Jean-Marie Speich, nonce apostolique au Ghana et l'Italien Giampiero Gloder, président de l’Académie pontificale ecclésiastique. C'est durant cette ordination qu'il lança un avertissement qui en dit long sur la conception qu'il a du rôle d'évêque : "Un évêque qui ne prie pas n’est qu’à la moitié du chemin, et finit dans la mondanité". Ici le pape montre que la prière doit amener l'action, mais seulement prier et ne rien faire amène aussi la mondanité.

Dans son texte pour l'homélie, le pape montra ce que devait être un évêque car pour lui "L'épiscopat est un service, et non pas un honneur". selon le pape François, un évêque doit "servir plus que dominer". Après tout le rôle d'un évêque n'est-il pas le service, l'annonce de l'Évangile. Mais il doivent aussi se montrer disponible pour les prêtres et les fidèles, et pour tous ceux qui auront besoin d'eux, même ceux qui ne se trouvent pas au sein de l'Église. Mais cette vision ne fait pas l'unanimité, car beaucoup d'évêques y voient une piste de lancement dans leur carrière et ont la conduite de princes traitant leurs prêtres comme des vassaux et les fidèles comme des serfs. Et souvent les vassaux et les serfs se révoltent contre les mauvais suzerains.

Pourtant comme l'a demandé le pape François lorsqu'il dénonçait "les évêques d'aéroports", les évêques doivent être constamment à l'écoute de leur clergé, mais aussi de leurs fidèles dans leurs difficultés, sans quitter leur diocèse. L'ambition et le manque d'écoute a donné beaucoup de mauvais évêques qui ne devaient leur poste que grâce aux réseaux plutôt qu'à leur compétence avec les résultats désastreux que l'on connait aujourd'hui.

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Publié le 22 Octobre 2013

Le pape François continue sur la ligne qu'il s'était fixé le 20 mars 2013 lors d’une audience avec des représentants de diverses confessions chrétiennes, venus la veille pour l’inauguration de son pontificat :

« L’Eglise catholique est consciente de l’importance du respect des diverses traditions religieuses », « Je désire assurer, dans le sillage de mes prédécesseurs, de ma ferme volonté de poursuivre sur le chemin du dialogue œcuménique ».

Et, en lors de son audience du lundi 21 octobre 2013 accordé à une délégation de la Fédération luthérienne mondiale et aux membres de la Commission luthérienne-catholique internationale pour l’unité à l’approche du 500e anniversaire du mouvement religieux qui donna naissance aux Églises protestantes en 1517, relaté par les sites internet d'Apic, Zenit et Radio Vatican, il a fait un geste très fort à ce sujet en saluant « les nombreux pas accomplis ces dernières décennies dans les relations entre luthériens et catholiques, non seulement à travers le dialogue théologique, mais aussi par la collaboration fraternelle dans de nombreux domaines pastoraux, et en particulier dans l’engagement à progresser dans l’œcuménisme spirituel ».

Il a d'ailleurs rappelé la publication par la Commission pour l’unité luthérienne-catholique le 17 juin dernier du texte, intitulé ‘’ Du conflit à la communion. L’interprétation luthérienne-catholique de la Réforme en 2017 ’’ - qui propose une relecture de l’histoire des deux Eglises en réassumant le dialogue commun, les fondements communs, sur les questions de foi - : « Je pense que l’effort de se confronter dans un dialogue sur la réalité historique de la Réforme, ses conséquences et les réponses qui lui ont été données, est très important pour tous ».

De ce fait, « Catholiques et luthériens peuvent demander pardon pour le mal causés les uns aux autres et pour les fautes commises devant Dieu, et ils peuvent ensemble se réjouir de la nostalgie de l'unité que le Seigneur a réveillé dans nos cœurs, et qui nous permet d’envisager l’avenir avec un regard d’espérance ». Ce qui est justement un des trois points évoqués par le texte de la Commission pour l’unité luthérienne-catholique, évoqué par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pour la promotion de l’unité des chrétiens, lors d'un entretien le 24 juin à Charles Peycherou, pour l'agence romaine : « celui de la repentance est seulement l’un d’entre eux. Nous avons beaucoup de raisons d’en parler, car après la Réforme, après la division de l’Eglise, nous avons eu des Guerres de religion horribles, surtout la Guerre de Trente ans, nous avons eu beaucoup de malentendus et beaucoup de blessures et on ne peut pas dépasser ce passé sans repentance. C’est un fait historique : si l’on observe l’histoire après la Réforme et toutes les guerres, on ne peut pas nier cette réalité ». Un pas essentiel pour faire avancer l'œcuménisme entre l'Église Catholique et les églises luthériennes, qui ont chacun des torts partagés au niveau historique, mais qu'il serait trop long de rappeler car il conviendrait aussi de parler des persécutions communes entre les deux confessions en plus des guerres, notamment avec la mise en place du « cujus regio, ejus religio » (tel prince, telle religion) suite à la paix d'Augsbourg (1555).

Toutefois, le pape n'est pas naïf, rapprochement ne veut pas dire symbiose entre catholiques et luthériens, voire protestants en général : « les difficultés ne manquent pas et ne manqueront pas, il faudra encore de la patience, du dialogue, de la compréhension mutuelle », car catholiques et protestants sont divisés sur de nombreux points, comme devait l'avouer Kurt Koch au sujet des chemins qui s’éloignaient en particulier « sur la pratique de la bioéthique », dont le document du 17 juin ne parle pas (Apic/IMedia/Zenit – DICI n°278 du 05/07/13), et en rappelant aussi le 18 juin que « l’Eglise catholique, par exemple, ne peut pas imposer la papauté aux luthériens, et les luthériens ne peuvent imposer l'hospitalité eucharistique ».

Mais, le pape François reste tout de même confiant du fait des progrès théologiques importants, - notamment depuis la déclaration commune Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification de la Fédération Luthérienne Mondiale et de l’Église catholique signée à Augsbourg le 31 octobre 1999 - qui ont été jusqu'ici accompli :

« (...) mais ne nous inquiétons pas !

Nous savons, comme nous l’a rappelé Benoît XVI, que l'unité n'est pas principalement le résultat de notre effort, mais de l'action de l'Esprit Saint auquel nous devons ouvrir nos cœurs avec confiance, car ils nous conduit sur le chemin de la réconciliation et de la communion ».

Cette conclusion optimiste rappelle aussi que « la réconciliation et la communion » sont ouvertes surtout depuis la décision de la Commission luthérienne-catholique, évoqué par le cardinal Koch le 18 juin, pour l'unité, d’entamer un processus de dialogue sur le thème du baptême (« Baptême et croissance dans la communion ») : « une nouvelle étape importante sur la voie de l'approfondissement de la compréhension entre luthériens et catholiques ». Ce travail, a-t-il estimé, pourrait ouvrir la possibilité d'une future déclaration commune sur " l’Église, l'eucharistie et le ministère ". En reprenant, Benoit XVI, il tient à rappeler qu'il ne continue que l'action de son prédécesseur en la matière, qui a été à l'origine de la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification. Même si sur de nombreux points, sa vision de l'œcuménisme l'avait mis en froid avec les églises luthériennes, il s'était en 2010 rapproché de ces dernières en visitant le 14 mars le temple protestant de Rome et en rencontrant le Mgr Munib Younan, évêque président de la Fédération Luthérienne Mondiale, le 16 décembre 2010. Et le 23 septembre 2011, à Erfurt, avait rappelé : « Dans une rencontre œcuménique, nous ne devrions pas seulement déplorer les divisions et les séparations, mais bien remercier Dieu pour tous les éléments d'unité qu'il a conservés pour nous », et avait lancé les travaux à l'origine du texte de la Commission pour l’unité luthérienne-catholique du 17 juin 2013, d'où la lettre très favorable qui lui a été envoyé après sa démission, le 2 mars par Mgr Munib Younan, et Martin Junge, secrétaire général de cette même fédération, qui se sont sentis « encouragés par la façon dont il a promu la valeur du discernement théologique sincère et profond dans le dialogue œcuménique » tout au long de son pontificat.

Ce qui a clairement favorisé le rapprochement actuel, qui pour le pape François est, en effet, dû à une action commune des efforts des deux partis, dont l'ancien pape ne fut pas étranger avant sa démission le 28 février. Bien entendu, inspirés par le Saint Esprit, qui dans la Bible guide les hommes dans leur action et donc tous les Chrétiens.

Freyr1978

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Publié le 22 Octobre 2013

Pour la suite du récit, nous devons privilégier la version de Marie-Émile Boismard :

« (Et) Jésus trouve Philippe et lui dit : " Suis-moi." Or, Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre. »

La version de Boismard a pour elle un avantage, car elle nous renseigne sur l'identité de l'autre disciple anonyme de Jean le Baptiste, qui serait en fait Philippe. Les évangiles nous donnent quelques indices à ce sujet : Il est le compagnon habituel d'André tout au long de l'évangile de Jean (6, 5-9 et 12, 20-22), à la suite duquel il intervient au v. 43, ce que laisserait supposer une variante textuelle du v. 41 concernant André : « Celui-ci, le premier, rencontre... ». Le récit de vocation de Marc 1, 16-20 montre aussi que les récits de vocation aurait concerné toujours quatre disciples, ce qui semble aussi être le cas dans la tradition johannique. D'ailleurs, les informations que nous donnent l'évangile à son sujet sont aussi un bon indice : au v. 44, on apprend que comme André et Simon-Pierre, il est originaire de la ville de Béthsaïde, suggérant une origine sociale commune à celle de ses deux concitoyens, dans le milieu de la pêche. Un simple employé ? Peu probable, car il appartient à un milieu hellénisé, comme le montre le choix de son nom par son père, qui, comme le souligne Juan Antonio Pagola (Jésus. Approche historique, collection Lire la Bible, Éditions du Cerf, Paris, 2012, p. 286) serait un hommage au tétrarque au roi Hérode Philippe II, le frère d'Hérode Antipas, et le fait qu'il est servi d'intermédiaire auprès de Jésus pour des Grecs. Il était probablement soit patron de pêche ou associé aux deux fils de Jonas, peut-être marié (1 Corinthiens 9, 5) et père de trois filles (Jérôme, évêque de Bethléem, La Vie des Hommes Illustres, 1, 45 ; Eusèbe de Césarée, L'Histoire ecclésiastique, 3, 31), et comme eux a été marqué par l'enseignement de Jean dont il devenu un disciple.

Le « Suis-moi » que Jésus lui adresse est donc plus compréhensif si les deux hommes se connaissent déjà. Dans le contexte rabbinique, c'était, en effet, pour les sages pharisiens un appel définitif à suivre leur enseignement. Un épisode concernant le sage pharisien Shammaï (Talmud, traité Shabbat 31a) montre d'ailleurs que l'accord du maître était nécessaire pour suivre un enseignement. Donc Jésus ne se démarque en rien de ses contemporains. Est-ce à dire que Philippe était un peu hésitant ? Ou comme les disciples des Pharisiens a attendu l'aval de son Rabbi ? On ne peut guère se prononcer à ce sujet même si la deuxième solution semble la plus convaincante.

Philippe semble tellement heureux de cette nouvelle qu'il veut faire vivre cette joie à d'autre tout comme André :

« Il va trouver Nathanaël et lui dit : " Celui de qui il est écrit dans la Loi de Moïse, nous l'avons trouvé : c'est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. " " De Nazareth, lui dit Nathanaël, peut-il sortir quelque chose de bon ? " Philippe lui dit : " Viens et vois.

Par contre, Philippe utilise une autre formulation qu'André au sujet de Jésus, qui selon Peter Tomson appartient à « phase primitive judéo-chrétienne de la tradition johannique », celle du Prophète « semblable à Moïse » de Deutéronome 18, 18, qui dans les milieux sacerdotaux et chez les Samaritains était l'équivalent du Messie. Jésus a-t-il volontairement associé les deux titres comme le suggérerai Jean 4, 25-26 ? Possible, mais il se pourrait tout simplement que c'était la vision du nouveau disciple, peut-être proche des milieux sacerdotaux. Ce qui n'est pas impossible vu la présence de villages lévites en Galilée. Au passage, Philippe donne un aussi des renseignements sur l'état civil de Jésus - les premiers de l'évangile - : il est le fils d'un certain Joseph, équivalent de nos noms de famille, information qui recoupe probablement une tradition commune à celle de l'évangile de Luc (4, 22 et son équivalent Jean 6, 42) qui semble attester la paternité physique de ce dernier qui ne posait donc aucun problème à ceux qui avaient conservé cette tradition. Il serait originaire de Nazareth, une bourgade totalement inconnu des sources de l'époque, mais qui, d'après les recherches archéologiques menées depuis les années 1980, était occupée depuis la période maccabéenne par une population d'agriculteurs. D'où l'interrogation légitime de Nathanaël : « De Nazareth, lui dit Nathanaël, peut-il sortir quelque chose de bon ? » qui serait, d'après André Chouraqui, peut-être un proverbe local montrant le peu de crédit apporté à ce bourg perdu des collines de Galilée que connaissait probablement cet homme originaire de la ville voisine de Cana d'après Jean 21, 2. Ce à quoi Philippe répond de la même façon que Jésus car c'est au futur disciple de se faire une idée de l'enseignement du Maître comme nous avons pu le voir.

Ce que fait Nathanaël, qui sera aussi surpris que Simon-Pierre au moment de cette rencontre (je mêle ici les versions de Boismard et de Fortna) :

« Jésus regarde Nathanaël qui venait à lui et il dit à son propos : " Voici un véritable Israélite. " (" D'où me connais-tu ? " lui dit Nathanaël ; et Jésus de répondre : " Avant même que Philippe ne t'appelât, alors que tu étais sous le figuier, je t'ai vu. ") Nathanaël reprit : " Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël. " »

Une fois de plus, le regard de Jésus agit comme catalyseur, et les mots que Jésus lui adresse afin d'orienter le choix de son futur disciple, en faisant la remarque suivante : « Voici un véritable Israélite. » Ce qui d'après Marie-Émile Boismard, serait un jeu de mot basé sur une étymologie fantaisiste d'Israël, contemporaine de Jésus - elle est connue de Philon d'Alexandrie -, qui aurait signifié « homme voyant Dieu », et selon laquelle Nathanaël était un véritable « voyant Dieu », donc un homme qui observe parfaitement la Torah. Robert Fortna poursuit le récit à la déclaration messianique de Nathanaël. Cependant pour l'exégète dominicain, le récit continue avec la surprise logique de ce fidèle observant de la Torah, raison de la parenthèse. Ce à quoi, Jésus répond par un fait mystérieux qu'il est le seul à connaître, prouvant qu'il est Prophète. Cependant, le récit ne suggère en rien la reconnaissance d'un Prophète, mais la réponse en est le symbole : « Avant même que Philippe ne t'appelât, alors que tu étais sous le figuier, je t'ai vu. » Jésus aurait donc vu que ce dernier avait décidé de consacrer sa vie à l'étude des Écritures, ce que signifie, d'après André Chouraqui (Les Evangiles. L'Annonce des quatre. Matthieu, Marc, Luc, Jean. Matyah, Marcos, Loucas, Iohanân, Brepols, 1990), l'expression rabbinique « être sous le figuier ». Ce qui est bien dans l'esprit de cet homme probablement aisé s'il peut se consacrer aux écritures. Est-il un de ses propriétaires aisés galiléens, si décriés par Horsley et Theissen par exemple ? C'est possible. Et A-t-il l'ambition de devenir rabbin ou prêtre ? La seconde hypothèse est intéressante si comme le pense David Catchpole (Resurrection people. Studies in the Resurrection naratives in Gospels, Smyth § Helwys Publishing Inc., 2002, Macon, Géorgie, États-Unis d'Amérique, 2002, p. 4) il serait « le disciple que Jésus aimait » à qui on prête cette dernière profession. Cependant, il ne semble pas avoir trouvé dans ses études une réponse à ses recherches qu'il n'a pu trouver que dans le message charismatique du Baptiste, dont il est devenu le disciple. Cet appel, comme celui des disciples précédents, montrent encore que Jésus choisit ses disciples parmi des gens qui sont capables de comprendre son enseignement.

Est-ce bien une prophétie ? Possible, cependant, comme je l'ai évoqué pour André, il se peut tout simplement que Jésus ait appris cela soit en écoutant Philippe, qui a l'air d'être un ami proche de Nathanaël, soit en regardant arriver ce dernier, démontrant des talents de physionomistes, qui était considérer comme une vertu des sages pharisiens et esséniens.

Mais le centre de cet appel est plutôt chez Fortna, sa reconnaissance par rapport à la loi qui lui fait reconnaître Jésus : « (Rabbi, tu es le Fils de Dieu), tu es le roi d'Israël. » D'abord en tant que Rabbi, il rejoint son école afin de continuer sa formation, puis par sa reconnaissance en tant que Messie en utilisant le titre de « Fils de Dieu », qui, d'après Geza Vermes (Enquête sur l'identité de Jésus. Nouvelles interprétations, Bayard, Paris, 2003, p. 36-38), en vint à désigner le roi d'Israël puis, logiquement à celui qui devait lui succéder, le Messie, « Oint de Dieu », descendant de David dans la seconde moitié du IIe siècle. D'où le dernier terme logique mais lourd de conséquence, celui de « Roi d'Israël », donc de Messie. Donc on a bien ici un récit de reconnaissance du Messie-Royal Jésus. D'autant, comme l'avance Frédéric Manns, que dans la tradition juive, cette désignation du Messie en tant que Maître que ce soit pour Jean et Jésus est tout sauf innocente car « le judaïsme connaissait une tradition présentant le Messie comme un Maître (Osée 2, 12 ; Joël 2, 23 ; Isaïe 11, 1-4) » (Les racines juives du Christianisme, Presses de la Renaissance, Paris, 2006, page 212). Et cette reconnaissance messianique est probablement un des points les plus archaïques du récit car, comme dans ses équivalents marciens, Jésus n'est jamais au centre de l'action, c'est les autres qui le reconnaissent de Jean le Baptiste à Nathanaël.

Ici, encore, l'« l'humour de Dieu », évoqué par Peter Tomson, agit à travers Jésus comme dans l'appel de Simon-Pierre, où un homme en vous voyant vous dit des choses à votre sujet qu'il n'est pas censé connaître. Et, ensuite, il est tellement surpris qu'il est convaincu de la messianité de Jésus. J'image qu'ensuite, il y a du avoir des éclats de rire entre Jésus et ses deux disciples tant la scène est très humoristique.

Avec Nathanaël et aussi les autres disciples du récit, on voit aussi que Jésus attirait aussi intellectuellement ses futurs disciples (et pas seulement en fonction de son charisme), qui ont eu le temps de discuter avec lui. Raphaël Draï l'évoque très bien : « Ça se passait comme ça. Les grands maîtres, et les grandes figures de rabbi, provoquait cette adhésion, provoquait cet enthousiasme. Qui était un enthousiasme intellectuel. On voulait comprendre la parole divine, on voulait comprendre les signes des temps. On voulait comprendre tout cela. » (Secrets d'Histoire. Un homme nommé Jésus, 2013.) Ce récit de vocation a donc un caractère très archaïque qui est très proche de ce que nous apprends le contexte de l'époque de Jésus et les évangiles synoptiques. Cependant, ce récit s'écarte sur de nombreux points car il démontre que cet appel marque en fait un projet bien organisé entre Jésus et Jean dès sa reconnaissance par ce dernier, car tous les disciples de Jean qui vont désormais suivre Jésus sont originaires de sa région d'origine, la Galilée, et donc d'étendre du mouvement baptiste aux Galiléens qui viendront dans les régions de l'activité baptismale lors des pèlerinages à Jérusalem. Raison pour laquelle il fallait des disciples, issus de tous les milieux de la société juive de l'époque : Simon-Pierre, André, Philippe sont des pécheurs (toutefois aisés) et Nathanaël peut-être un propriétaire terrien, et ces derniers comme le montre le v. 41 : « avant tout autre », sont des relais de l'enseignement du Rabbi Jésus permettant le développement du groupe.

Mais qui aurait été voir ensuite André, à qui est accolé le verset ? On peut penser que c'était les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean car dans la tradition lucanienne (probablement commune à celle de Jean) citant les douze, les deux disciples figurent toujours après André (Luc 6, 14 ; Actes des Apôtre 1, 13) et auraient été disciples de Jean si on tient compte du fait que d'après les douze : « Il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a marché à notre tête, à commencer par le baptême de Jean jusqu'au jour où il nous a été enlevé » (Actes 1, 21-22). Ce sont les fils d'un pécheur aisé, comme le montre l'emploi d'«ouvriers » par ce dernier (Marc 1, 20), avec qui il travaille, peut-être mariés (1 Corinthiens 9, 5), qui vivaient probablement à Capharnaüm comme André et Pierre car ils pénètrent ensuite tous les quatre dans la ville dans le récit d'appel Marcien (Marc 1, 21). Peut-être que Jean a écourté un récit qui à l'origine relatait l'appel de 7 disciples, probablement tous âgé entre 16 et 19 ans, comme le montre le parcours de Flavius Josèphe, qui s'initia durant cette période aux différents courants religieux juifs avant de s'associer aux pharisiens. Après Nathanaël, le récit d'appel des sept auraient concernés, Jacques et Jean appelé par André et peut-être Simon-Pierre, dont il aurait été proche et qui ressemblait probablement à celui de l'appel de Simon-Pierre et expliquait comment Jésus leur avait donné leur surnom : « et il leur donna le surnom de Boanerguès, c'est-à-dire fils du tonnerre » (Marc 3, 17). D'après John P. Meier, ce surnom ne serait pas dû à leur caractère emporté mais désignerait plutôt à « leur témoignage retentissant dans la proclamation du règne de Dieu ». Dans les faits, peut-être comme pour Simon-Pierre, il aurait détourné un surnom péjoratif au sujet de leur caractère pour en faire quelque chose de positif. Puis peut-être Thomas, qui joue un rôle significatif dans l'évangile, peut-être appelé par Philippe (Actes 1, 13), et on aurait eu l'explication de sa désignation dans les évangiles par son surnom, tiré de l’Araméen teoma qui signifie « jumeau » (Jean 11, 16, 20, 24, 21, 2), ce qui indique d'après John P. Meier, que son véritable nom nous est inconnu, tout comme le nom de son frère jumeau - un des douze ? Si tout comme le pense John Dominic Crossan, l'évangile de Thomas viendrait d'un original araméen, proche du document Q, il est possible que le disciple s'appelait Jude, Judas en araméen, mais on ne peut en dire plus car nous n'avons aucune information le concernant dans l'évangile de Jean pas même son lieu d'origine précis à part qu'il est peut-être de Galilée. Toutefois, il était peut-être marié (1 Corinthiens 9, 5), un proche de Philippe et de Matthieu (Marc 1, 18) - son jumeau ? Était-il un fils d'Alphée, si on peut croire l'affirmation de l'évangile de Matthieu, où le disciple est identifié à Lévi, fils d'Alphée -, ayant peut-être une profession dans le domaine de la pêche (Jean 21, 2-3), qui l'a amené à côtoyer ces deux personnages peut-être à Capharnaüm, et disciple du Baptiste (Actes 1, 13) comme les précédents.

Ce récit nous montre cependant que le groupe baptiste se scinde en deux pas pour des raisons de concurrence, thèse peu crédible, mais pour des raisons plus réalistes que nous verrons dans le chapitre suivant.

Freyr1978

Image tiré de la Bande dessinée " Venez et voyez ".

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Publié le 20 Octobre 2013

La cure d'austérité programmée pour 2014 au Portugal et les restrictions du budget en Italie ont ravivées ce samedi 19 octobre 2013 les manifestations contre l'austérité.

Entre 70 000 (selon les syndicats ) et 50 000 (selon les autorités) manifestants ont défilé à Rome pour protester contre les coupes sociales dans le futur budget. Un important dispositif policier a été déployé pour éviter les incidents. Malheureusement, il y eu également des heurts qui une centaine de manifestants autour du ministère italien des finances dont une dizaines d'entre eux furent interpellés. Selon les médias italiens, les manifestants voulaient occuper des immeubles et des hôtels pour protester contre le manque de logement pour les familles démunies frappées de plein fouet par la récession.

Les manifestants au Portugal ont manifesté devant les deux ponts des villes de Porto et de Lisbonne, à l'appel de la CGTP, principale force syndicale du pays. À Porto, les manifestants étaient entre 50 000 (selon le syndicat) et 25 000 (selon les autorités). À Lisbonne, les manifestants ont traversés le pont du 25 avril sur 400 autocars, mais il n'y a pas d'estimation des participants. Il faut dire qu'à Lisbonne, il était interdit de manifester à pied sur le pont. Des milliers de personnes s'étaient rassemblées dans le quartier d'Alcantara scandant "Gouvernement dehors !" et "menteurs, menteurs, nous voulons des élections !" On comprend la colère des Portugais, la nouvelle cure d'austérité prévue en 2014, qui touchera principalement les fonctionnaires. Leurs salaires seront réduits de 2,5% à 12%, les retraites coupées de près de 10%.

Les gouvernements qui gouvernent en Italie et au Portugal se sont trompés de cibles pour régler la crise, il faudrait modifier les politiques économiques si l'on veut régler la crise avant 2018. Les plus démunis ne devraient pas payer la crise qu'ont provoqués les riches et les banques.

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Publié le 19 Octobre 2013

Le Conseil constitutionnel a tranché le vendredi 18 octobre 2013 un élu ne pourra pas utiliser la clause de conscience pour ne pas faire un mariage entre personnes de même sexe, car celui-ci est conforme à la Constitution. C'est la réponse qu'il envoie à ce collectif de maire opposé au mariage pour tous qui revendiquerait 20 000 élus. Un brin mauvais perdant, ils ont annoncé qu'ils se tourneraient vers la Cour européenne des droits de l'homme pour obtenir satisfaction.

Ludivine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, fidèle à elle-même pense que c'est un motif pour "manifester largement", et elle a lors d'une conférence avec ce collectif de maires dénoncé une "décision liberticide" et "un recul des droits de l'homme". Ce qui est dommageable puisque comme le précise la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits" (article premier). Ce n'est donc pas une décision liberticide mais en accord avec les droits de l'homme. Sans oublier que "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits" (article 4). Donc le mariage pour tous et l'adoption aux couples de même sexe assurent donc les même droits aux couples de même sexe que ceux des couples hétérosexuels.

Le seul problème c'est que cette utilisation de l'objection de conscience est tout à fait inadaptée. Historiquement l'objection de conscience a toujours concerné le refus de l'obligation du service militaire et de faire une guerre. Au niveau de l'Église, c'est l'avortement et l'euthanasie qui sont condamnés comme atteintes à la vie, mais rien ne concerne le mariage homosexuel. C'est ici que le bas blesse, car nous pouvons voir ici la mauvaise foi de ce collectif qui veut mettre en avant des préjugés qui n'ont rien à voir avec l'objection de conscience.

Merci !

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