Publié le 30 Novembre 2013

Comment des catholiques sincères face à l'intransigeance de leur hiérarchie peuvent-ils montrer leur désapprobation alors que le débat n'y existe pas, pourtant selon le vieux principe juridique : "ce qui concerne tout le monde doit être décidé par tout le monde". Les méthodes sont simples et peu compliquées à réaliser.

Elles se présentes de diverses manières dont les signes les plus forts sont les suivants : entre les années 1980 et 1990, 35 000 catholiques autrichiens avaient quitté l'Église pour protester contre les nominations d'évêques imposées. Actuellement on a pu voir en Écosse qu'en soutien au père Matthew Despard suspendu pour avoir dit qu'il y a une "culture contre l'homosexualité dans l'Église" des paroissiens boycottent la messe. Plus pratique est cette proposition du père Joseph Moingt en 1975 qui demandait dans la revue jésuite Études en protestation au fait que l'Église se rapprochait trop des "Silencieux de l'Élise" de renoncer à baptiser les enfants, et contrairement à la volonté des évêques et de faire la "grève" de la confirmation.

De même, une symbolique peut se développer : porter à sa boutonnière un signe de reconnaissance indiquant par exemple sa fidélité au concile Vatican II ou aux futures réformes. On peut alors faire comme tous les participants aux rencontres avec le père Helmut Schüller aux États-Unis qui porteront un ruban rouge, couleur de l’Esprit Saint et de la Pentecôte. Autre exemple d'opposition spontanée et massive, le boycott d'événements religieux. Plus significatif encore est l'exemple autrichien : le 26 février 1992, 6000 personnes soutiennent les premières victimes des méthodes de Mgr Kurt Krenn; le 20 juin 1993, 15 000 personnes manifestent à l'appel d'une "Église ouverte". À cela, il faut ajouter qu'à la visite de Jean-Paul II à Sankt Pölten en 1998, la présence des manifestants et de leurs banderoles très explicites que les caméras de télévision n'ont pu ignorer.

Il faut aussi se dévouer pour offrir une protection opérante aux théologiens, mais aux aussi aux prêtres et aux évêques condamnés par leur hiérarchie. La protestation publique face à certaines autorités catholiques est également encouragée. Cela peut prendre aussi la forme de lettres de protestation. Des catholiques ont déjà manifesté leur désaccord à travers des nominations imposées à travers de lettres au Vatican. Des pétitions peuvent être présentées par les fidèles. Les signes de protestation peuvent aussi être les suivants : lettres, déclarations de théologiens, une protestation, créer des associations pour avoir un espace de parole libre et critique. Les laïcs pourraient aussi créer des centres de consultation qui ne soient pas sous la responsabilité de l'Église.

Ces méthodes sont accomplies volontairement et à visage découvert, le plus souvent collectivement. Ces manifestations de mécontentement seront considérées dans la mesure où elles changent la donne, notamment en donnant une légitimité aux mouvements d'opinion au sein de l'Église, qui feront émerger un véritable mouvement de réforme. Il est préférable que l'Église soit à l’écoute des gens, proche de leurs problèmes quotidiens par opposition à une Église autoritaire, hiérarchisée, ne supportant aucune critique.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost 0

Publié le 29 Novembre 2013

L'article de FRANCE24.com du vendredi 29 novembre 2013 nous montre qu'à la tête du "service de premier secours" du Vatican, le prélat polonais Konrad Krajewski, "aumônier" du pape, met en pratique les priorités du pape François pour une Église solidaire.

L'ancien cérémoniaire qui a servi Jean Paul II et Benoît XVI, nommé "aumônier ("elemosiniere") de Sa sainteté" le 3 août, a reçu carte blanche du pape argentin pour improviser des solutions rapides pour les gens en difficulté, raconte-t-il aux journalistes. De l'île de Lampedusa à un foyer de sans-abris près de la gare Termini, cet homme décidé de 50 ans redynamise un service qui a toujours fonctionné mais tourne à plein régime sous le nouveau pontificat.

"L'Elemosineria pontificia" délivre toutes sortes de parchemins - pour un mariage, une ordination, une fête... - avec le sceau papal, pour la somme de 25 euros, voire plus si possible. Ainsi se financent les "premiers secours" du pape. L'an dernier, quelque 250 000 parchemins ont été vendus, 6500 aides fournies. Le bureau intervient aujourd'hui au rythme intense d'une centaine de virements par semaine.

Onze employés distribuent les secours depuis un petit immeuble de briques abritant "l'Elemosineria", qui travaille sous la tutelle directe du pape et séparément des autres œuvres caritatives (Cor Unum, Caritas, etc...). Dix-sept calligraphes confectionnent les parchemins chez eux.

Pragmatisme, efficacité. L'air est au changement. Selon Mgr Krajewski, les gardes suisses, "une armée de 120 jeunes toujours disponibles" ont accepté une "nouvelle mission" : "ils aident volontiers, effectuent un service nocturne pour les gens paumés" dans le quartier, les raccompagnant chez eux.

"Nous recevons tous les matins des lettres dans une grande enveloppe. Elles viennent directement du Saint-Père. Il vous dit : lui, tu vas l'appeler. Ou tu sauras comment faire... Il n'y a pas de critères, les choses naissent selon les circonstances", raconte-t-il. Quand il veut voir le pape, il passe à la résidence Sainte-Marthe et le voit cinq minutes entre deux portes.

Mgr Krajewski résout les cas au plus vite, par exemple couvrir par virement un mois de loyer impayé. Pour éviter les mensonges, "nous appelons le curé. C'est mieux d'avoir une lettre timbrée du curé". "L'autre jour, le pape m'a dit d'envoyer 200 euros à une vieille dame de Venise qui s'était fait voler son porte-monnaie en allant renouveler ses médicaments. Les lettres qu'il reçoit sont souvent des cris de révolte", raconte celui qu'on appelle "Don Corrado", parce que son nom est trop compliqué à mémoriser.

Envoyé par le pape à Lampedusa, Konrad Krajewski a distribué 1700 cartes téléphoniques pour permettre aux Erythréens sauvés du naufrage d'appeler chez eux. Souvent les secours sont spirituels. Lettres, appels téléphoniques, mais aussi visites. Sa petite Fiat blanche de service a beaucoup plus roulé cette année.

Début novembre, le pape avait reçu une lettre déchirante d'une famille italienne évoquant l'affaiblissement irréversible de leur petite Noemi, atteinte d'amyotrophie spinale. Il envoie en voiture Mgr Krajewski voir la famille, qu'il accueille ensuite la nuit à Sainte-Marthe, fait prier la foule pour elle sur la place Saint-Pierre.

Devant un échec humain, "le pape dit souvent pourquoi cette vie ratée est-elle arrivée à lui et pas à moi ? Il dit aussi : mes bras sont trop courts. Prolongeons les miens avec les tiens".

L’Aumônerie apostolique, en anglais et en allemand, il est traduit par «Bureau des charités du pape», semble montrer un nouvel activisme qu'il n'avait pas auparavant, sans doute sous l'effet du pape François, mais elle démontre aussi à travers l'exemple de Mgr Krajewski que le pape veut une Église proche des gens et de leurs problèmes.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 28 Novembre 2013

Le nouvelobs.com nous montre dans on article du jeudi 28 novembre 2013 que la garde des Sceaux a reçu un accueil triomphal lors d'un meeting organisé par le PS à la Mutualité pour "défendre la République face aux extrémistes".

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a rendu un hommage appuyé mercredi 27 novembre à la garde des Sceaux, Christiane Taubira, victime de récentes attaques racistes, assurant former avec elle un "beau couple" entièrement dédié à la défense de l'état de droit face aux "extrémismes".

"Moi, parmi vous, je suis celui qui connais le mieux [...] Christiane Taubira. Progressivement, malgré les analyses, les avis [...], nous formons, je le dis, un beau couple" dédié à "l'état de droit", a lancé le ministre de l'Intérieur lors du meeting organisé par le PS à la Mutualité pour "défendre la République face aux extrémismes". "On veut nous opposer à chaque fois, c'est tellement facile...", a ajouté Manuel Valls devant quelques centaines de militants socialistes. "Pour se battre pour la République, pour se battre pour nos valeurs et pour combattre ceux qui combattent la République, il faut une République forte et un état de droit. Et cet état de droit, nous l'incarnons tous les deux", a poursuivi le ministre de l'Intérieur. Manuel Valls était manifestement soucieux de renforcer l'image de cohésion avec la ministre de la Justice, après les informations parues cet été qui faisaient état de dissensions entre eux à propos du projet de réforme pénale porté par la garde des Sceaux.

L'heure était d'ailleurs lors de ce meeting au soutien et à la solidarité avec Christiane Taubira après les attaques dont elle a fait l'objet, attaques qui ont permis "le réveil" à gauche face aux racisme et à la xénophobie, selon le ministre de l'Intérieur. "Au fond, ceux qui ont voulu s'en prendre à elle ont d'une certaine manière rendu un grand service. Ils ont fait la démonstration que la gauche pouvait enfin se réveiller, que la gauche était capable d'indignation", a dit Manuel Valls. "C'est autour de toi que le réveil s'opère", a renchéri le ministre de l'Education, Vincent Peillon. "Le moment est venu du rassemblement, du combat, de la fierté d'être de gauche", a-t-il ajouté.

Très appréciée des militants socialistes, qui lui ont fait encore mercredi soir un accueil triomphal, Christiane Taubira a fustigé les "racistes, antisémites et xénophobes", préférant toutefois livrer un plaidoyer passionné en faveur de la République et de son école notamment. "Ils commencent par vilipender les apparences, ils commencent ainsi par la différence qu'ils voient et ils finissent par celle qu'ils imaginent. Et ils mettent tout le monde et chacun en danger", a lancé cependant la ministre à l'adresse de ceux qui l'ont attaquée. "La nation n'est pas le bien de ces égoïstes compulsifs, elle n'est pas le bien de ces archaïques, elle n'est pas le bien de ces obsédés de l'ennemi", a-t-elle ajouté sous les applaudissements. "Voilà pourquoi, nous ne nous laisserons pas faire. Nous continuerons à leur barrer la route", a-t-elle poursuivi en se livrant à un vibrant plaidoyer en faveur de la République et notamment de son école.

Christiane Taubira a été victime récemment de dérapages à caractère raciste, qui ont suscité une vaste vague d'indignation dans la classe politique. "Minute" l'avait qualifiée le 12 novembre de "maligne comme un singe". La présidente du Front national Marine Le Pen avait réagi en qualifiant cette une de l'hebdomadaire d'extrême droite d'"archi nulle". Matignon a saisi le procureur de la République de Paris devant ces "faits susceptibles de constituer [une] infraction d'injure publique à caractère racial". "Minute" faisait écho à un dérapage d'une candidate FN dans les Ardennes, Anne-Sophie Leclere, qui avait eu recours à une métaphore similaire. Elle devrait être exclue bientôt du FN.

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a rendu hommage à la "France fraternelle et métissée". "Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et anti-républicaine de la part d'un bloc droitier, d'un tea party à la française, dont un des terreaux a été la Manif pour tous et qui se construit contre l'égalité des droits, contre les étrangers, contre l'impôt citoyen, contre toutes les valeurs des Lumières et de la République", a souligné le responsable socialiste. "La France n'est pas raciste, mais en ces temps de crise économique, sociale, morale, les dirigeants de l'extrême-droite xénophobe et raciste ne se sont jamais sentis aussi forts", a-t-il ajouté. "Le masque de cire de Marine Le Pen est en train de fondre et l'on retrouve le vrai visage du FN, celui de son père ! Alors, qu'on ne vienne pas nous dire que le FN a changé", a poursuivi Harlem Désir.

Plusieurs représentants des formations de la majorité ont pris la parole tour à tour, comme le président du Parti des radicaux de gauche (PRG), Jean-Michel-Baylet et le président du Mouvement unitaire progressiste (MUP), Robert Hue. Le sénateur d'Europe Ecologie Les Verts Jean-Vincent Placé est également intervenu, prônant un "nouvel humanisme cosmopolite".

Des militants ont exprimé leur satisfaction de la tenue de ce meeting, Frédéric Londé déplorant toutefois qu'il se tienne "un peu tard" après les attaques contre Christiane Taubira, perpétrées contre "une femme et une femme de couleur". Il a dénoncé "ceux qui considèrent que la République doit être blanche". La façon dont la garde des Sceaux a été traitée "est absolument ignoble", a renchéri Nathalie Vallé, déclarant avoir "extrêmement peur de la montée de l'extrême-droite". "Ce meeting tombe à pic. La politique n'est pas seulement un budget. C'est apprendre aussi le respect des autres", a ajouté une troisième militante. D'origine guyanaise, ex candidate à la présidentielle de 2002 sous l'étiquette PRG, Christiane Taubira a soutenu la loi sur le mariage homosexuel.

Depuis août, les socialistes battent le rappel sur la nécessité de lutter contre le FN, aussi bien sur le plan des valeurs que sur le plan programmatique, alors qu'approchent les échéances électorales de 2014. Le PS avait organisé ainsi début octobre un meeting similaire pour dénoncer le FN. Le parti prépare également un argumentaire destiné à ses militants pour répondre à ceux qui sont tentés de voter pour le FN aux municipales et aux européennes.

Le PS se réveille enfin, on attendait de la gauche un peu plus de mordant, car elle a toujours été connue comme le seul rempart face à l'extrême droite. Espérons que ce réveil soit fondateur d'une nouvelle vision de la politique où ce n'est plus l'extrême droite qui lance des débats nauséabonds.

Merci !

Racisme : la gauche fait bloc autour de Christiane Taubira

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 27 Novembre 2013

Dans leurs articles du mardi 26 novembre 2013, Le Point.fr, nouvelobs.com et LesEchos.fr nous montre que le souverain pontife a appelé à des changements à tous les niveaux dans "Evangelii Gaudium", le premier document important de son magistère.

Le pape François a appelé mardi à une réforme de l'Église à tous niveaux vers plus de collégialité, préconisant "une conversion de la papauté" et se disant "ouvert aux suggestions" pour un exercice de son ministère plus conforme à l'Évangile. Dans l'exhortation "Evangelii Gaudium" ("La joie de l'Évangile"), premier document important du magistère du pape François, celui-ci écrit : "Je dois penser à une conversion de la papauté. Il me revient, comme évêque de Rome, de rester ouvert aux suggestions orientées vers un exercice de mon ministère qui le rende plus fidèle à la signification que Jésus-Christ entend lui donner, et aux nécessités actuelles de l'évangélisation". Il préconise collégialité et décentralisation, affirmant qu'il veut développer "un statut des conférences épiscopales", à qui il veut donner plus d'autorité, y compris "doctrinale".

Le texte, qui ne contient pas d'infléchissements doctrinaux, est concentré sur l'évangélisation, rôle, insiste-t-il, de tous les catholiques. Il donne des orientations à la suite de l'assemblée synodale d'octobre 2012 sur la nouvelle évangélisation, mais, plus largement, livre le programme et les idées personnelles du pape. Le pape François critique longuement le "système économique mondial", dénonçant "exclusion et disparité sociales" et consacrant de larges passages à la pauvreté, à l'obligation des fidèles et des prêtres d'aller vers les pauvres, à la piété populaire. "Tant que ne s'éliminent pas l'exclusion sociale et la disparité sociale, dans la société et entre les divers peuples, il sera impossible d'éradiquer la violence. On accuse les pauvres (...) de la violence, mais, sans égalité de chances, les différentes formes d'agression et de guerre trouveront un terrain fertile qui tôt ou tard provoquera l'explosion", prévient-il.

Il dénonce la traite des êtres humains : "Beaucoup ont les mains qui ruissellent de sang à cause d'une complicité confortable et muette." Le pape François "implore humblement" les pays musulmans d'assurer la liberté religieuse aux chrétiens, "prenant en compte la liberté dont les croyants de l'islam jouissent dans les pays occidentaux". Sept ans après le tollé causé dans le monde musulman par des propos de Benoît XVI à Ratisbonne (Allemagne) semblant lier islam et violence, le pape François s'inquiète d'"épisodes de fondamentalisme violent" mais invite aussi à éviter "d'odieuses généralisations", "parce que le véritable islam (...) s'oppose à toute violence".

Face à ces défis, le pape attend de toute l’Église catholique, y compris le Vatican, qu’elle se renouvelle, qu’elle sorte de son immobilisme hiérarchique et qu’elle entende "la nécessité d’une conversion pastorale". "Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités", affirme le texte.

Le pape invite à confier des responsabilités aux femmes, mais rappelle que "le sacerdoce réservé aux hommes est une question qui ne se discute pas". Ces responsabilités serait-elles le lectorat, le diaconat ou le cardinalat laïc. Attendons.

"On ne doit pas s'attendre à ce que l'Église change de position" sur la défense des enfants à naître, affirme par ailleurs le pape François sans citer le mot avortement. "Les enfants à naître sont les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd'hui la dignité humaine", écrit-il. Pourtant le pape nuance son propos : "Mais il est vrai aussi que nous avons peu fait pour accompagner comme il convient les femmes qui se trouvent dans des situations très dures, où l'avortement se présente à elles comme une solution rapide à leur profonde angoisse, en particulier quand la vie qui croît en elles est la conséquence d'une violence, ou dans un contexte d'extrême pauvreté. Qui peut ne pas comprendre ces situations si douloureuses ?" Il appelle donc à un meilleur accueil des femmes ayant avorté.

Le pape évoque la légitimité de la "liberté" dans l'Église des recherches sur "d'innombrables questions", évoque "la miséricorde", la relativité de la responsabilité dans le péché, et semble ouvert à un accès plus souple aux sacrements comme le baptême pour les enfants célibataires et la communion pour les divorcés remariés. Il avoue par ailleurs que les "guerres" entre factions libérales et conservatrices lui font "très mal". Le pape François insiste aussi sur l'obligation des fidèles et des prêtres d'aller vers les pauvres, sur la piété populaire.

Ce document montre un véritable souci de réforme de la part du pape François, mais il n'y a pas de surprise sur la morale ni sur la prêtrise des femmes, pourtant il y a un souci de sortir de l'Église barricadée pour devenir une Église ouverte.

Merci !

Le pape François appelle à une réforme globale de l'Église

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2013

L'article de RTL.Fr du lundi 25 novembre 2013 montre que la stèle qui orne la tombe de Georges Clemenceau, en Vendée, a été taguée dans la nuit de dimanche à lundi, avant la visite de Manuel Valls lundi. On pouvait notamment lire "On lâche rien", rapporte "Ouest-France". La stèle du Tigre taguée. Dans la nuit de dimanche à lundi, plusieurs inscriptions ont été taguées sur la stèle qui orne la tombe de Georges Clemenceau, à Mouchamps, en Vendée. Ces tags ont été effacés par les services municipaux avant la venue du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, rapporte le site internet du quotidien régional Ouest-France. Selon les informations du journal, parmi les inscriptions figuraient "Valls casse-toi" et "On lâche rien", cette dernière phrase étant l'un des slogans des anti-mariage pour tous.

On ignore pour l'heure si les tags ont bien été effectués par des membres de la Manif pour tous. Comme le dit le Huffington Post, ce même lundi 25 octobre, le compte Twitter de la Manif pour tous Vendée partageait une photo non datée montrant des partisans du mouvement juchés sur ce qui ressemble à une statue du "Tigre", grande figure de la Première guerre mondiale, ancien ministre de l'Intérieur et référence politique de Manuel Valls. Leur signature : "ONLR", pour "on ne lâche rien".

Toujours est-il, comme le rapporte le Huffington Post, que le compte national de l'organisation s'est désolidarisé cette action. Pourtant, comme le dit Bruno Roger-Petit dans leplus.nouvelobs.com le mardi 26 octobre : "Notons bien, encore, le choix des mots. La Manif pour tous ne "condamne" pas une "profanation", non, elle ne "cautionne" aucune "dégradation". C'est une réaction en service minimum. C'est donc plus qu'une nuance."

ouest-france.fr dans son article du mardi 26 novembre montre qu'à Mouchamps, sur la route qui longe la rivière du Petit-Lay, à quelques mètres du monument, on pouvait notamment lire, en lettres roses et bleues : «Valls casse-toi». La stèle elle-même, qui surplombe la tombe du Tigre et celle de son père, a aussi été la cible d'une inscription : «On ne lâche rien». «Il y avait aussi des références à la fédération LGBT et à la théorie du genre», glisse un élu. Un slogan, des thèmes et des couleurs qui rappellent évidemment ceux de la Manif pour tous.

Celle-ci avait d'ailleurs appelé à manifester sous les fenêtres de la préfecture de Vendée, où dormait le ministre de l'Intérieur. Sur le réseau social Twitter, des militants posent debout, sur la statue de Clemenceau, à Sainte-Hermine, avec le drapeau vendéen et celui de la Manif pour Tous. «Coucou Manuel Valls. Nous aussi, avec Clemenceau, montrons notre détermination à ne pas subir.» Prendre Clemenceau comme symbole est drôle, car athée convaincu, il dut faire face à un conflit avec le Vatican (dans le cadre des mesures anticléricales entreprises par la gauche, qui est au pouvoir depuis 1879) et il éleva ses enfants dans l' anti catholicisme et l’anti monarchisme. Un homme ayant peu en commun avec la Manif pour Tous.

«Après les sifflets du 11-Novembre, on souille la mémoire de Clemenceau. On a dépassé les bornes. Ça me scandalise, a réagi la députée Sylviane Bulteau (PS). Les auteurs de ces actes sont en dehors de la République.» Bruno Retailleau, le président du conseil général (UMP), hostile au mariage gay, ne voulait pas croire que cet acte puisse venir du mouvement qu'il soutient. «C'est lamentable, c'est du vandalisme et c'est antirépublicain», a condamné le sénateur.

Nolwenn Porcheret, la présidente de la Manif pour Tous, a dit sa «colère» devant un «acte de vandalisme». «On ne touche pas à une tombe, ni à un monument d'unité nationale. Ça ne sert pas la cause que l'on défend.» Pas assez pour les socialistes vendéens, pour qui la Manif pour tous «condamne des actes qu'elle inspire».

La Manif pour tous a beau dire qu'elle n'est pas responsable de tout cela, cela arrive bien trop souvent. Oublie-telle comme le montre que LEXPRESS.fr le mardi 13 novembre montre que la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a affirmé avoir elle aussi été victime de racisme lorsque le mouvement de la Manif pour tous battait son plein. "Puisque tu l'aimes tant que ça, le mariage pour tous, t'as qu'à le faire dans ton pays !", lui ont lancé à plusieurs reprises des opposants à la loi Taubira. Un refrain haineux faisant référence aux origines marocaines de la ministre du Droit des femmes. Tout à fait minable.

Bruno Roger-Petit montre aussi que derrière la soit disant vision respectable se cache une façade qui l'est beaucoup moins : "que dissimule la façade présentable et respectable des notables de la Manif pour tous ? À quoi jouent-ils, ces mêmes notables, qui jamais ne renient les pires d'entre eux, telle Béatrice Bourges et son Printemps français, où l'on trouve des militants UMP, et qui s'en va participer, en Allemagne, à un rassemblement d'extrême-droite où l'on communie dans la ferveur avec ceux qui, en Russie, mènent en première ligne, aux côtés de Poutine, un combat impitoyable contre les homosexuels ?"

Ce mouvement qui n'est pas ce qu'il prétendait être doit regarder les choses en face la radicalisation de ses membres, plutôt que de taper sur le gouvernement, il devrait peut être là où se trouve ceux qui souffre, plutôt que de nous montrer un visage peu enviable digne des mouvements les plus réactionnaires.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 25 Novembre 2013

Comme le montre l'article de LePoint.fr du dimanche 24 novembre 2013 que dans un geste hautement symbolique à la clôture de "l'Année de la foi", le pape François, devant 60 000 fidèles, a serré fortement dans ses mains le reliquaire contenant des ossements vénérés comme ceux de Saint Pierre, fondateur de l’Église.

L'image du pape argentin de 76 ans, 265ème successeur de Pierre, pleinement concentré, l'expression grave, tenant fermement dans ses mains ce reliquaire de bronze tout au long de la prière psalmodiée du "Credo", a été un des moments forts d'une messe très solennelle. Elle achevait "l'Année de la foi" sur le parvis de l'église Saint-Pierre, en présence de 60 000 fidèles de tous les continents, par un temps frisquet.

C'était la première fois que les reliques de Pierre étaient présentées à la foule. Pierre avait été crucifié tête en bas dans les années 64-70, dans le cirque de Caligula, aujourd'hui les jardins du Vatican. Les ossements avaient été trouvés en 1940 sous la basilique. Les papes n'ont jamais attesté que les ossements étaient authentiques à coup sûr. Mais des tests scientifiques avaient conclu à une "probabilité" qu'ils le soient. Certains chercheurs le contestent dans une interminable querelle historique.

Cette messe très solennelle, avec des chants en latin, a été aussi l'occasion d'une grande collecte pour les victimes du typhon aux Philippines.

Le pape, légèrement pâle, a également remis sa première lettre d'exhortation apostolique "Evangelii Gaudium" ("la joie de l'Évangile"), à 36 personnes - évêques, prêtres, religieux et religieuses, représentants des mouvements d’Église, ainsi que deux journalistes et deux artistes, le sculpteur japonais Etsuro Sotoo et la peintre polonaise Anna Gulak. Une aveugle a reçu aussi le document sous forme auditive. Le document doit rester totalement secret jusqu'à mardi, et des sources vaticanes évoquent un texte important et dense: c'est le premier texte du magistère totalement de la main de François, contrairement à l'encyclique "Lumen Fidei", publiée en juillet, qui avait été largement rédigée par Benoît XVI.

Lors de son homélie, le pape François a insisté sur la "centralité du Christ", "centre de la création, centre du peuple, centre de l'histoire", "Seigneur de réconciliation". Chacun, a-t-il dit, "avec ses péchés, ses moments heureux et sombres peut dire au Christ: je n'ai pas la force, mais souviens-toi de moi" et "le Seigneur donne toujours plus que ce qui lui est demandé".

Le pape a salué au premier rang les patriarches d'Orient : "L'échange de la paix avec vous veut exprimer avant tout la reconnaissance de l'évêque de Rome à l'égard de ces communautés qui ont confessé le nom du Christ avec une fidélité exemplaire, souvent payée fort cher". "Je veux rejoindre tous les chrétiens qui vivent en Terre Sainte, en Syrie et dans tout l'Orient, afin d'obtenir pour tous le don de la paix". Avant de descendre dans la foule, le pape François a appelé à prier pour les "persécutés en raison de leur foi, et ils sont si nombreux" !

A la veille de la première visite du président russe Vladimir Poutine, il a aussi eu une pensée pour l'Ukraine, qui "commémore le 80ème anniversaire de l'Holodomor, la grande famine, provoquée par le régime communiste (de Staline), qui a causé des millions de victimes".

Cette "Année de la foi" avait été initiée par Benoît XVI, en octobre 2012, quatre mois avant sa démission, et a drainé, à l'occasion de diverses cérémonies, quelque 8,5 millions de personnes en treize mois, selon les statistiques du Vatican. L'idée en était de relancer la foi, en perte de vitesse dans les pays les plus développés.

Joseph Ratzinger savait qu'il allait démissionner au milieu de cette année, faisant confiance à son successeur qu'il ne connaissait pas. Le pape argentin a respecté à la lettre tout le programme chargé, annulant tout juste deux concerts qui étaient des évènements à ses yeux trop mondains.

L'Année de la foi est finie mais attendons avant d'en faire un bilan majestueux, car ses résultats ne seront visibles sur le long terme, mais le message lui ne change pas et ne risque pas d'attirer les plus ouverts. L'évangélisation ne peut plus se faire comme au XIXe siècle, cela le pape François l'a compris mais pas la curie.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 24 Novembre 2013

Libération.fr montre dans son article du samedi 23 novembre qu'un an après le début de la mobilisation contre le mariage pour tous et malgré le vote de la loi Taubira, les militants de La Manif pour tous ont choisi samedi Nantes, ville du premier ministre Jean Marc Ayrault, pour la première manifestation de leur nouvelle campagne «anti-familiphobie».

Avec 3000 manifestants selon la police, 6000 venus de Bretagne et Pays-de-la-Loire selon les organisateurs, parmi lesquels la nouvelle présidente nationale de la Manif pour tous Ludovine de la Rochère, ils étaient deux fois plus nombreux que le 18 avril 2013 à Nantes lorsqu’un peu plus d’un millier de manifestants selon la police, avaient défilé. Les manifestants, toutes générations confondues, étaient nombreux à arborer, outre les drapeaux bleus ou roses représentant la famille de type homme, femme, enfants qu’ils défendent, des bonnets roses, en référence détournée aux bonnets rouges bretons.

Le cortège a commencé à défiler peu après 16H00 derrière une banderole «Familles en colère» avec à sa tête, coiffée d’un bonnet rose, Ludovine de la Rochère qui a remplacé Frigide Barjot au printemps. Parmi les slogans, les manifestants ont scandé : «Hollande démission», «Non à la dictature socialiste!», «PMA (procréation médicalement assistée, NDLR) GPA (gestation pour autrui), on n’en veut pas!», «Taubira casse-toi!», ou encore «Ayrault, si tu savais, ta réforme où on se la met !».

Dominique Bertinotti a rappelé dans les colonnes du Figaro que la gestation pour autrui ne serait pas abordée durant ce quinquennat. Quant à la procréation médicalement assistée, la ministre se range derrière la position du président François Hollande : pas de débat avant que le Comité consultatif national d'éthique ne rende son avis, au printemps 2014.

«Le peu que l’on sache, c’est qu’ils (le gouvernement) sont opposés au lien père, mère, enfant, ils veulent diluer ces liens», a dit en fin de manifestation Ludovine de la Rochère, sur une estrade, devant la préfecture de Loire-Atlantique, estimant que le gouvernement était «familiphobe». Bizarre, car le gouvernement veut garantir la promotion de toutes les familles, grâce à des mesures concrètes qui concernent le quotidien des parents et des enfants.

«Il faut reconnaître le rôle unique, irremplaçable, de la mère et du père», a-t-elle réaffirmé. «Le gouvernement tente de nous faire passer pour des radicaux, des extrémistes, des factieux... La ficelle est énorme», a-t-elle dit. Le 11 novembre 2013, a considérablement prouvé le contraire. «Nous sommes toujours les mêmes, nous n’avons pas changé». Si, vous êtes considérablement radicalisé. «La famille est le rempart contre la paupérisation, le désespoir, l’extrémisme», a-t-elle affirmé. Mais, comme le dit BFMTV.com entre familles recomposées, parents célibataires ou encore couples homoparentaux, le portrait-robot est multiforme. On ne peut plus limiter la famille à un seul modèle. Il faut donc prendre en compte la "diversité des modèles familiaux" en mettant en l'accent sur l'enfant comme le désire la loi sur la famille.

La dispersion a eu lieu sans incidents après les prises de parole vers 17H00. Une contre-manifestation favorable à la loi Taubira en début d’après-midi avait rassemblé 80 personnes qui n’ont pas croisé la Manif pour tous.

Le porte-parole historique du mouvement, Albéric Dumont, s’est réjoui du succès de la manifestation et a donné rendez-vous aux manifestants «À Paris !». Les organisateurs de la Manif pour tous ont annoncé que la manifestation, marquant la reprise de leur activité militante, sera suivie à Paris le 8 décembre d’une opération escargot en véhicules motorisés (scooters, motos, voitures), puis, le 15 décembre, d’une manifestation, «à Versailles».

Afin de s’inscrire dans les échéances électorales à venir, une «charte municipale avec «les principes, les convictions que nous défendons», va être diffusée aux élus et candidats aux municipales», a déclaré Ludovine de la Rochère lors d’un point presse avant le début de la manifestation. «Nous rendrons publics les noms et les communes de ceux qui y auront adhéré : aux électeurs d’en tirer les conséquences», a-t-elle ajouté. Dans le même temps, des forums sont organisés en novembre et décembre en régions pour préparer un projet de loi alternatif pour la famille dont ils comptent rendre publics les principes fin janvier.

L’ancienne égérie du mouvement, Frigide Barjot, devenue présidente de «L’avenir pour tous», avait annoncé dans un communiqué samedi matin qu’elle n’appelait pas à manifester à Nantes «pour éviter tout nouveau dérapage et maintenir la paix civile». Interrogée à ce sujet, Ludovine de la Rochère a demandé à «quel jeu joue Frigide Barjot depuis des mois ?» : «j’avoue ne pas comprendre» dit-elle. On comprend tout à fait, car la Manif pour tous s'est radicalisée considérablement.

Ce mouvement qui est désormais minoritaire essaye des opérations coup de poing pour briller encore, mais on voit à travers lui cette offensive réactionnaire qui a resurgi avec ses plus bas instincts.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 23 Novembre 2013

LeMatin.ch dans son article du vendredi 22 novembre 2013 montre qu'après avoir parlé "pediludum" (football en latin) avec Sepp Blatter, le pape a demandé aux rugbymen argentins et italiens de prier pour qu'il forme "une bonne équipe" au Vatican.

Passionné de foot et "tifoso" de l'équipe argentine de San Lorenzo de Almagro, l'ancien archevêque de Buenos Aires a d'abord reçu le président de la Fédération internationale (FIFA), Joseph Blatter. "Un incroyable moment", a twitté le Suisse. "Une rencontre entre deux sportifs, deux vrais fans de foot", a-t-il poursuivi devant la presse étrangère. Ensemble, les deux hommes ont exalté les valeurs du football "capable de faire se rencontrer les peuples et de construire des ponts", l'un des chevaux de bataille du pape François, qui veut amener la religion "dans les périphéries". Sepp Blatter n'était pas venu les mains vides : il a offert au pontife une édition spéciale du magazine de la FIFA... en latin. Où l'on apprend que football se traduit par "pediludum" (jeu au pied), un mot qu'il a fallu créer car les Romains ne connaissaient ni le penalty, ni le corner...

Puis le pape a changé son ballon d'épaule en recevant les équipes nationales de rugby d'Italie et d'Argentine, qui disputent un test-match samedi à Rome. L'important au rugby, un "sport très sympathique" mais également "dur", c'est, comme dans la vie, "de tendre vers l'essai" et ne "pas courir seul", leur a-t-il dit. "Je prie pour vous mais priez également pour moi, a-t-il lancé, pour qu'avec mes collaborateurs, je forme une bonne équipe !"

Ce n'est pas la première fois, depuis son élection le 13 mars, que le pape célèbre les valeurs du sport. En août dernier, en recevant les équipes nationales de football d'Italie - dont ses parents sont originaires - et d'Argentine - où il est né -, François a lancé un programme intitulé "Scholas". Coordonné par le professeur José Maria del Corral, qui a travaillé avec Jorge Mario Bergoglio à Buenos Aires, ce projet promeut l'insertion sociale à travers le sport, dans les écoles publiques et privées d'Amérique du Sud. Un programme auquel a adhéré Agustin Pichot, joueur emblématique des Pumas, pour qui le rugby peut "servir à éduquer les enfants, en apprenant et jouant en même temps". D'autres initiatives ont été lancées par le Vatican, dont le "ministre" de la Culture Gianfranco Ravasi qualifie le sport d'"esperanto", "grande voie de communication" à travers le monde.

Par exemple la création, en octobre, de la première équipe de cricket formée de séminaristes, qui sera amenée à défier pacifiquement Anglicans, Musulmans ou Hindous. Le Vatican va aussi lancer des matches de football pour la paix, disputés par des joueurs de toutes confessions religieuses. Le coup d'envoi de cette initiative sera lancé la semaine prochaine par l'Argentin de l'Inter Milan Javier Zanetti. Un intérêt relevé par le mouvement olympique: samedi le pape recevra la médaille d'or de l'Ordre olympique des mains du président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, reçu lui aussi ce vendredi par le pontife. À cette occasion, les deux hommes ont relevé la contribution du sport "dans la construction d'un monde meilleur et pacifié". C'est la deuxième fois, après Jean-Paul II en 1982, qu'un pape recevra cette distinction.

Le pape François à travers le sport signale comment doit être l'Église : une équipe dont ses dirigeant doivent être des modèles de respect et de loyauté, mais qui doit amené la paix et la réconciliation. Beau programme, mais bien difficile à mener.*

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 22 Novembre 2013

Dans sa dépêche du jeudi 21 novembre 2013, APIC montre qu'un prêtre catholique écossais Matthew Despard, suspendu le 17 novembre 2013, par Mgr Joseph Toal, évêque du diocèse de Motherwell, au sud de l’Écosse, a reçu le soutien d'une grande partie de ses paroissiens. L'évêque l'avait sanctionné pour avoir écrit qu'il existait dans l’Église une culture de «persécution des homosexuels».

Pour protester contre la suspension du père Despard, une majorité des fidèles de la paroisse de St-John Ogilvie ont quitté précocement la messe dite par l'évêque Toal. Selon le quotidien écossais «Herald Scotland», alors que l'édifice était plein au début de la célébration, il ne restait à la fin qu'une poignée d'auditeurs. A l'entrée de l'église, des partisans du prêtre faisaient signer une pétition pour sa réintégration.

Alors que Mgr Toal allait commencer la cérémonie, une paroissienne a affirmé vouloir faire une déclaration, soutenue, selon le journal écossais, par des tonnerres d'applaudissements. Durant sa courte allocution, la fidèle a décrit le père Despard comme un «homme d'une honnêteté sans faille». Elle a déploré le fait qu'il soit sanctionné «pour avoir dit la vérité», ajoutant qu'elle n'était pas sûre que «le pape François aurait été d'accord avec cela». Elle a précisé qu'elle ne retournerait pas à la messe tant que le père Despard ne serait pas revenu.

Après les remarques de la paroissienne, l'évêque a tenté tant bien que mal de continuer la messe. La grande majorité de l'assistance a immédiatement quitté l'église et fait la queue au dehors pour signer la pétition.

Des paroissiens défendent leur prêtre pour avoir dit la vérité et montrent à leur évêque que cette suspension ne peut pas se prendre seule mais avec leur accord. Ce qui n'est pas le cas ici.

Merci !

Un prêtre catholique suspendu reçoit le soutien d'une grande partie de ses paroissiens

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 21 Novembre 2013

Comme nous le montre l'article du nouvelobs.com du lundi 18 janvier 2013, le Vatican a annoncé lundi avoir demandé au cabinet comptable Ernst & Young d'effectuer un audit de son 'gouvernorat', institution particulièrement visée l'an dernier par des allégations de corruption lors du scandale dit Vatileaks.

Depuis son élection en mars, le pape François a engagé différentes réformes face aux scandales financiers, notamment au sein de l'Institut pour les œuvres de religion (IOR), la 'banque du Vatican'. Le gouvernorat gère, lui, les activités menées au quotidien par le Vatican, dont ses musées, et c'est en son sein que l'archevêque Carlo Maria Vigano, vice-gouverneur de la cité papale, était en poste lorsqu'il s'est plaint publiquement de la corruption environnante.

Dans une lettre à l'ancien pape Benoît XVI, révélée lors du Vatileaks, Carlo Mario Vigano se dit notamment choqué d'apprendre que le Vatican a payé environ 550 000 euros en 2009 pour acheter une immense crèche installée sur la place Saint-Pierre. Le gouvernorat a démenti les accusations attribuées à Carlo Mario Vigano, selon lesquelles il aurait pu réduire ce coût de moitié s'il n'avait pas été transféré aux États-Unis comme nonce apostolique, malgré un appel à ses supérieurs.

Avec cet audit, le gouvernorat devient le troisième département du Vatican à faire l'objet d'une surveillance externe, après l'IOR et l'administration financière du Vatican (Administration du patrimoine du siège apostolique, Apsa), qui gère les actifs immobiliers et financiers du petit État.

Le Vatican a en outre réformé lundi les statuts de son Autorité d'information financière (AIF), après un changement de compétences au sein de cette institution, dans le but d'une plus grande transparence, afin de renforcer l'indépendance de ce régulateur face à la curie romaine.

Le pape François avait déjà reconnu qu'il y avait un "courant de corruption" au sein de la curie, on rêve d'une opération mains propres au Vatican qui mettra au jour un système de corruption et de financement illicite, ce qui lavera la curie romaine de ses brebis galeuses mais cela sera difficile car la curie commence à freiner de possibles réformes.

Merci !

Le Vatican demande un audit de son gouvernorat à Ernst & Young

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0