Publié le 13 Janvier 2014

Dans les nouvelles d'intereclesialcebs.org nous voyons que les missionnaires qui participèrent à la 13e réunion des communautés ecclésiales de base (CEB), débâtèrent le vendredi 10 janvier 2014, au gymnase multisports sur les situations liés aux questions sociales, politiques, économiques et religieuses vécues par les populations dispersées sur tout le territoire national brésilien , qui demandent encore des organes gouvernementaux, non-gouvernementaux, religieux et communautaire du plus grand intérêt dans ces résolutions. Les questions relatives à la santé, l'éducation, l'environnement, la protection sociale, le logement, la protection des peuples autochtones et la lutte contre la corruption y furent abordées.

Elias Ishy, participant de l'État du Mato Grosso do Sul, déclara que : "La rencontre nous unit dans la foi que nous exprimons. La foi motive la recherche de meilleures conditions de vie, où le respect envers son prochain se réalise à travers la perspective de vue une aide mutuelle, et aussi dans la discussion de ce qui est nécessaire à faire pour les communautés à travers tous les recoins le pays ".

Selon Elias, les préoccupations soulevées ne sont pas seulement pour les représentants des communautés ecclésiales de base, mais aussi pour des religieux représentant l'Église catholique, qui pourront offrir une meilleure assistance aux populations et entretenir la foi aux propres fidèles du Christ.

Pour le coordonnateur national des communautés ecclésiales de base, le père Vileci Vidal, les discussions présentés lors de la 13e réunion des communautés ecclésiales de base garantit aux populations une connaissance de la réalité vécue par les différentes ethnies et cultures qui composent le peuple brésilien et conjointement, établir des mécanismes qui entraînent la diminution des problèmes identifiés à travers la division des responsabilités au sein de la communauté.

Les missionnaires se posent ici les bonnes questions et veulent donner leur soutien aux populations qui à travers les communautés ecclésiales de base veulent diminuer les problèmes qui les touchent.

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Publié le 13 Janvier 2014

CNBB.org.fr dans son article du vendredi 10 janvier montre que les pèlerins de la 13e interecclésiale des Communautés ecclésiales de base (CEB) ont participé le jeudi 9 janvier 2014 à la célébration des martyrs et des prophètes, présidée par l'évêque de São Gabriel da Cachoeira, Don Edson Damian, et qui s'est tenue dans le jardin, où se trouve la statue du père Cicero.

Ce moment fut marqué par des prières, des hymnes et des psaumes. La célébration avait suivi le script de la Via Crucis et, à cette occasion, furent rappelés les martyrs et les prophètes comme, Don Helder Camara, Sœur Dorothy Stang, Margarida Alves, Chico Mendes, Oscar Romero, entre autres.

Selon ce que dit Don Edson aux pèlerins présents à la célébration : "Tant qu'il y aura des martyrs il y aura de l'espérance, tant qu'il y aura des prophètes et des martyrs il y aura des CEBs lutant pour la justice et la prophétie au service de la vie." Il ajouta en citant les paroles de Dom Helder Camara : "Ne laissez pas mourir l'espoir".

Pour Don Edson, il est nécessaire "d'avoir le courage de vivre en faveur de notre identité et une volonté obstinée de suivre l'annonce du Royaume, vent et marré contre l'anti-Royaume néolibéral."

Enfin une parole juste envers ceux qui ont été les martyrs et les prophètes de l'Église en Amérique latine qui doivent servir de modèles à ceux qui luttent pour la justice et non pour servir d'alibi face à des régimes qui ne sont pas appréciés par une certaine partie de l'Église.

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Publié le 12 Janvier 2014

Comme le montre cet article du vendredi 10 janvier 2014 de la CNNB.org.br, parmi les 4000 participants de la 13e Interecclésiale des communautés ecclésiales de base à Juazeiro (CE), furent présents les dirigeants autochtones du Brésil qui exigent une plus grande flexibilité dans la défense du territoire et la préservation de leurs cultures. Y furent représentés les Pataxós et Pataxó Hã-Hã-Hãe (Bahia), Xukuru-Kariri et Jeripancó (Alagoas), Potiguara (Paraíba), Xavante (Mato Grosso), Pankararu (Pernambuco), et Kassupá Wajoro (Rondônia), Xerente ( Tocantins), Nukini et Nawa (Acre), Munduruku et Tembe (Pará), Tremembé et Pitaguari (Ceará).

Les thèmes de la 13e Interecclésaile "Justice et prophétie dans le service de la vie" et "les CEB pèlerines du Royaume dans le champ et dans la ville" viennent contribuer à la réflexion sur les réalités vécues par les peuples autochtones. Durant l'analyse de la situation sociale et ecclésiale présentée le mercredi 8 janvier par le Père Manfredo Oliveira, Raquel et Roberto Malvezzi Rigotto figurent de grand défis comme la délimitation, l'homologation et de l'occupation des terres autochtones

Le chef du Guarani-Kaiowá, Anastacio Peralta explique qu'il est nécessaire de valoriser la terre. Il déclare : "La nature n'est pas à exploiter, mais elle doit être admiré et prise en charge. Nous apprenons cela de nos ancêtres et nous savons le faire ".

Pour le chef Valerio Vera Gonçalves et son épouse Ana Lucia, il y a un besoin urgent de délimitation des terres. d'après leur commentaire : "Nous voulons la délimitation de nos terres. Elle est le moyen de survie que Dieu nous a laissé ". Pour eux, le soutien de l'Église a été essentiel dans ce débat. Valerio dit que : "Nous estimons que le soutien de l'Église a été en faveur de notre lutte. Je suis heureux parce que cette réunion des CEBs va toujours rappeler la délimitation de nos terres".

Depuis 40 ans, le Conseil indigène missionnaire (CIMI), une organisation liée à la Conférence nationale des évêques Brésiliens (catholique), accompagne et appuie les peuples autochtones à travers le Brésil. Ce partenariat est reconnu par les dirigeants qui, en solidarité avec d'autres alliés leur rend leurs terres et assurent la préservation de leurs cultures.

Nous voyons ici que la défense des populations autochtones au Brésil est importante pour l'Église et qu'elle apporte un soutien actif à leur cause. L'Église n'est pas un mouvement de repli sur soi, mais comme le montre cette initiative, elle est présente et solidaire en acte des plus grandes causes.

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Publié le 12 Janvier 2014

Dans son article du mercredi 8 janvier 2014, CNBB.org.br montre que des milliers de pèlerins venus de tout le Brésil et de pays d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique latine ont assisté à l'ouverture de la 13ème rencontre interecclésiale des communautés ecclésiales de base, qui a eu lieu le 7 à Juazeiro, dans le diocèse de Crato.

À cette occasion, l'évêque du diocèse, Mgr Fernando Panico, a salué les pèlerins : "Vous êtes tous les bienvenus au diocèse de Crato et Juazeiro. Au nom du diocèse de Crato célébrant son jubilé des 100 ans de chemin et en communion avec l'Église de Ceará, je vous accueille avec joie, respect, l'admiration la confiance".

L'évêque parla également du sujet et du thème de la réunion, qui sont respectivement, la justice et la prophétie au service de tous dans les CEB : les pèlerins du royaume dans les zones rurales et urbaines. Selon lui : "Nous sommes des pèlerins et des pèlerines du Royaume, la communauté des chercheurs de Dieu désirant rester au service du Royaume foulant les chemins de la justice et de la prophétie dans la vile et dans les champs. Une terre de pèlerins vous accueille avec joie. Nous sommes frères et sœurs, pèlerins de foi et d'espérance des nouveaux cieux et de la nouvelle terre."

Après l'ouverture, les délégations allèrent à l'hôtel local. Ces délégations représentent 24 paroisses dans les villes de Juazeiro do Norte, Crato, Barbalha, Caririaçu et Missão Velha.

Depuis le 5 janvier, les peuples autochtones de Bahia (Pataxo et Pataxós-écriture-hae), Alagoas (Xukuru-Kariri, Jeripankó), Paraíba (Potiguara), Mato Grosso (xavante), Pernambuco (Pankararu), Rondônia (Kassupá , Wajoro), Tocantins (Xerente), Acre (Nakuni, Nawa), avec les missionnaires du Conseil indigène missionnaire (CIMI) sont présent à Juazeiro pour assister à la 13ème Inter ecclésiale.

Durant les jours précédant l'événement, une réunion avait eu lieu à propos de la réalité, des rêves et les défis des peuples autochtones, mais aussi des conférences et des célébrations en préparation pour l'interecclésiale 13, qui s'est poursuivit jusqu'au 11 Janvier.

Cette rencontre est une excellente initiative pour les CEB qui doivent trouver leur place dans un pontificat qui met en avant leur idées et qui leur permettra enfin de se faire entendre, du moins espérons le.

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Publié le 11 Janvier 2014

20min.ch dans son article du vendredi 10 janvier 2014 montre que des associations de victimes de vols de nouveau-nés commis en Espagne pendant la dictature franquiste (1939-1975) ont dénoncé dans une lettre «le silence absolu» et l'absence de coopération de l'Église catholique. Le comité doit examiner le 16 janvier l'application par le Vatican de la Convention éponyme.

Les associations «SOS Bébés volés Espagne», «SOS origines Espagne» et la Fondation Racines et droits international réaffirment «la participation de l'Église catholique» dans un «réseau de vente de bébés des années 1930 à 1990», découvert en 2011 en Espagne. Or, «le Vatican a ignoré les demandes répétées d'aide aux victimes de l'Espagne» et l'Église catholique refuse, y compris face aux demandes des autorités judiciaires, de remettre des informations biologiques de mères et d'enfants qui désirent se retrouver, écrit leur avocat Enrique Vila Torres.

Ce dernier dénonce «l'opposition claire manifeste, constante et déterminée des institutions ecclésiastiques espagnoles» de fournir des informations. Il affirme avoir écrit à cinq reprises entre décembre 2012 et novembre 2013 à la conférence épiscopale espagnole, l'archevêque de Valence, le secrétaire d'État du Vatican et directement au nouveau pape François. «Malheureusement, le silence absolu et l'indifférence ont été l'unique réponse», déplore-t-il dans la lettre.

Selon les associations, jusqu'à 300 000 bébés pourraient avoir été volés pendant la dictature de Franco et après la fin du franquisme, en 1975, aucune loi espagnole n'ayant encadré les adoptions avant 1987. Ces bébés étaient enlevés à leurs mères républicaines en vertu d'un décret de 1940 permettant au régime franquiste de s'en emparer s'il estimait que leur future «éducation morale» était en danger. Dans les premières années de la démocratie, le trafic d'enfants s'est poursuivi, dont la vente de bébés, parfois dans des cliniques gérées par des institutions catholiques.

Lorsque ces faits ont été révélés, les autorités espagnoles ont pris des mesures pour faciliter les recherches des familles. Mais de nombreuses plaintes ont été classées sans suite par la justice et l'Église fait systématiquement obstruction, selon les associations. La première et l'une des seules personnes à avoir été poursuivie dans ce vaste scandale, la religieuse espagnole Sœur Maria Gomez Valbuena, est décédée en janvier dernier à l'âge de 87 ans, avant sa deuxième audition par la justice.

La complicité de l'Église espagnole à ce crime odieux d'enlever des enfants à leur mère n'est plus à démontrer, et cela démontre toujours qu'elle n'a pas fait son devoir de mémoire en Espagne puisqu'elle refuse d'aider les associations de victimes.

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Publié le 10 Janvier 2014

nouvelobs.com nous montre dans son article du jeudi 9 janvier 2014 que les Légionnaires du Christ, puissante congrégation catholique éclaboussée par les crimes pédophiles de son fondateur, ont entamé mercredi par une messe à Rome des assises cruciales visant à rompre avec les dérives du passé et à sortir de l'opprobre général.

Le cardinal Velasio De Paolis, délégué pontifical chargé en 2010 par Benoît XVI d'imposer le renouveau du mouvement, a assuré les 61 délégués du monde entier que "la souffrance les a purifiés, les a mûris". L'issue en février de ce long "chapitre" - nom donné à la réunion - sera perçue comme un test de la détermination du pape argentin de remédier aux scandales de mœurs et de corruption dans l'Église.

Les 61 responsables, venus principalement des Amériques, doivent plancher pour relancer cette congrégation conservatrice, perçue par Jean Paul II comme parangon de vertu pour sa capacité à recruter des prêtres et son obéissance. Un tiers des délégués proviennent du Mexique, pays du père Marcial Maciel, sulfureux fondateur de ce mouvement, regroupé en 109 maisons, fort de 953 prêtres, 932 religieux et novices, 945 séminaristes et quelque 70 000 laïcs.

Le Vatican est accusé par d'anciennes victimes de ne pas avoir réagi aux accusations récurrentes contre Maciel, mort en 2008 à l'âge de 88 ans. Le couvercle avait sauté sous Benoît XVI. Il avait envoyé une équipe d'évêques pour mener une enquête puis demandé en 2010 au cardinal De Paolis de piloter une réforme des statuts.

Les actes pédophiles, la corruption et les enfants naturels de Maciel avaient profondément ébranlé la Légion, mettant en lumière d'autres aspects sombres : affairisme, culte de la personnalité, secret, pressions psychologiques, méthodes contestables de recrutement dans les milieux pauvres.

Le vicaire général par intérim, l'Allemand Sylvester Heereman, a chiffré à 35 les prêtres de la Légion accusés d'avoir abusé de mineurs. Selon lui, 14 ont été acquittés en raison d'"accusations infondées". Neuf ont été reconnus coupables et dix sont encore sous enquête. Mais pour les associations anti-pédophilie, une partie de la réalité est encore cachée. Selon elles, en trois ans de mise sous tutelle, le changement en profondeur n'a pas eu lieu, parce qu'une partie des dirigeants de l'ère Maciel -complices des abus ou non - sont restés à leurs postes.

S'il enregistre des démissions, le mouvement recrute. En 2013, quelque 30 prêtres ont été ordonnés, contre une centaine de religieux en formation qui ont quitté la Légion, selon des statistiques internes. Certains aimeraient qu'elle soit carrément dissoute ou refondée sous un autre nom. Beaucoup - conformément à la ligne du Vatican - souhaitent qu'elle continue en définissant de nouvelles méthodes. Certains restent nostalgiques de l'ère Maciel.

Le pape argentin, qui a nommé un évêque espagnol des Légionnaires, Fernando Vergez Alzaga, secrétaire général du gouvernorat du Vatican, a demandé au cardinal De Paolis de lui envoyer les nouvelles constitutions à la fin du chapitre pour approbation.

Dans son homélie, le cardinal a souligné le travail déjà accompli ces dernières années par les Légionnaires sur eux-mêmes. Il a souhaité que les futures "constitutions" ne soient pas "seulement un code de règles qui unit (les membres) par la discipline" mais "l'expression d'un idéal, d'une vocation, d'une mission, d'un parcours de sainteté communs". "Vous avez beaucoup souffert. Vous avez souffert la honte d'être accusés, regardés avec suspicion, exposés à l'opinion publique, aussi à l'intérieur de l'Église. Vous avez su accepter cette souffrance (...) par amour de l'Église et de la Légion", a estimé le délégué du pape qui finira sa mission à l'issue de ce "chapitre" et dont la tutelle a été jugée par certains trop douce. Encore une fois, aucun mots pour les victimes qui espèrent mieux qu'une ode à la Légion.

Le père Thomas Brenti, assistant du provincial pour l'Europe occidentale, a dit sur Radio Vatican qu'une majorité des membres souhaiterait une démarche supplémentaire de la congrégation pour demander pardon aux victimes. Les délégués entameront jeudi la révision des "constitutions" durant une vingtaine de jours. Puis ils procèderont à l'élection de la nouvelle direction. Une seconde étape sera consacrée "à divers thèmes de la vie de la congrégation".

On recommence et on oublie tout, c'est un peu juste. Le toilettage n'est pas une solution. Il aurait mieux valu que la Légion du Christ soit dissoute ou refondée sous un autre nom (avec un bon nettoyage en se débarrassant des restes nauséabonds de l'ancien fondateur) pour faire le vide du passé.

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Publié le 9 Janvier 2014

Comme le montre Radio Vatican le montre dans son article du 8 janvier 2014, le pape François a adressé un message aux 4000 participants de la 13e Rencontre nationale des communautés ecclésiales de base au Brésil, qui se tient du 6 au 11 janvier 2014. Il les a invités à ne pas perdre le «contact avec cette réalité si riche de la paroisse du lieu» et à s’intégrer «volontiers dans la pastorale organique de l’Eglise particulière».

Le souverain pontife les a encouragés, dans une lettre publiée au Vatican le 8 janvier, dans leur œuvre d’évangélisation, «devoir de toute l’Église». «Très souvent, [les CEB] apportent une nouvelle ferveur pour l’évangélisation et une capacité de dialogue avec le monde, qui renouvellent l’Église», fait-il observer.

Les communautés ecclésiales de base cherchent à faire le lien entre annonce de l'Évangile, bonne nouvelle de libération pour les pauvres et les opprimés, et conscientisation libératrice des plus vulnérables. Ces communautés ont eu une grande importance au Brésil dans l’Église de l’après-Concile Vatican II (1962-1965).

Cette Rencontre sera une occasion pour les communautés ecclésiales de base de réaffirmer leur rôle dans l'Église et définir leur importance en tant que moteurs du changement au Brésil. Une excellente idée pour qu'enfin l'Église prenne une démarche collégiale que ne souhaite pas la curie, après tout le pape a besoin d'alliés pour faire ses prochaines réformes.

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Publié le 8 Janvier 2014

Libération.fr dans son article du mercredi 8 janvier 2013 nous montre que les Légionnaires du Christ, puissante congrégation éclaboussée par les crimes pédophiles de son fondateur, se réunit à partir de ce mercredi à Rome pour entamer une refonte qui permette de rompre avec les terribles dérives du passé.

Pendant plusieurs semaines, 61 responsables de la Légion et de son mouvement laïc, Regnum Christi, venus principalement des Amériques, vont plancher pour relancer cette congrégation conservatrice, présentée par Jean Paul II comme parangon de vertu pour sa capacité à recruter des prêtres et son obéissance. Un tiers des délégués proviennent du Mexique, pays du père Marcial Maciel, sulfureux fondateur de ce mouvement présent dans 22 pays, regroupé en 109 maisons, fort de 953 prêtres, 932 religieux et novices, 945 séminaristes et quelque 70.000 laïcs. Le Vatican est accusé par d’anciennes victimes de ne pas avoir réagi aux accusations récurrentes contre Maciel, mort en 2008 à l’âge de 88 ans, semblant longtemps vouloir le protéger.

Le couvercle avait sauté sous Benoît XVI. Après avoir mis à la retraite d’office et dénoncé en 2006 «le faux prophète» Maciel, il avait demandé en 2010 au cardinal italien Velasio De Paolis de piloter une profonde réforme. Les actes pédophiles, la corruption et les enfants naturels du père Maciel avait profondément ébranlé la Légion, mettant en lumière d’autres aspects sombres: affairisme, culte de la personnalité, secret, méthodes peu évangéliques de recrutement dans les milieux pauvres.

Le vicaire général par intérim nommé en 2012, l’Allemand Sylvester Heereman, a chiffré à 35 les prêtres de la Légion ayant été accusés d’avoir abusé de mineurs. Selon lui, 14 ont été acquittés en raison d'«accusations infondées» ou parce que leur comportement a été reconnu «imprudent» mais non criminel. Neuf ont été reconnus coupables et dix sont encore sous enquête. Mais pour les associations anti-pédophilie, une partie de la réalité est encore cachée, et la mentalité n’a pas changé. Selon elles, en trois ans de mise sous tutelle, le changement en profondeur n’a pas eu lieu, parce qu’une partie des dirigeants de l’ère Maciel - complices des abus ou non - sont restés.

«Une large variété de sensibilités» coexiste, a reconnu Heereman dans une interview à la revue National Catholic Register. S’il enregistre des démissions, le mouvement continue d’ailleurs de recruter, notamment au Mexique. En 2013, quelque 30 prêtres ont été ordonnés, contre une centaine de religieux en formation qui ont quitté la Légion, selon des statistiques internes.

Face à ceux qui aimeraient que le mouvement soit carrément dissous ou refondé sous un autre nom, beaucoup - conformément à la ligne du Vatican - souhaitent qu’il continue mais accélère son processus de transparence et définisse de nouvelles méthodes. Mais il y a aussi des nostalgiques de l’ère Maciel : «parfois nous recevons des messages de Légionnaires qui veulent revenir au passé et sont très blessés que le rôle du fondateur soit relativisé», a confié le père Heereman.

Les séismes secondaires se poursuivent. Encore en 2013, William Izquierdo, un ancien frère américain a été accusé d’avoir abusé d’un novice. Le père brésilien Deomar De Guedes, conseiller général, possible candidat à la direction de la Congrégation, s’est retiré spectaculairement, constatant qu'«il n’y a pas d’espoir de changement», alors que 70% des responsables en poste avant le scandale sont encore là.

En décembre, le pape François a annoncé la nomination d’une commission d’experts pour la protection de l’enfant dans l’Eglise. En juin, il avait indiqué que le «chapitre» - nom donné à la réunion qui s’ouvre mercredi- aurait «pour principales missions l’élection d’un nouveau gouvernement et l’approbation des nouvelles constitutions», «étapes incontournables pour le chemin d’un authentique et profond renouveau». Il avait aussi adressé «une parole d’encouragement» aux Légionnaires.

Le pape argentin a par ailleurs nommé en septembre un évêque espagnol des Légionnaires, Mgr Fernando Vergez Alzaga, au poste clé du secrétariat général du gouvernorat du Vatican. Comme l'avait dit le pape François, il l'avait nommé évêque pour qu'il puisse coordonner la pastorale des employés de la cité-État, qui comprennent également ceux qui travaillent au bureau de poste du Vatican et dans les Musées du Vatican.

Espérons que le pape François ne fasse pas que ce léger toilettage, car nous voyons que la Légion du Christ ne change pas vraiment. La réforme va être longue.

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Publié le 7 Janvier 2014

Comme le montre kathweb.at dans son article du dimanche 5 janvier 2014, le débat amené par le Parti Démocrate Italien (PDI) pour la reconnaissance d'un partenariat pour les personnes de même sexe amène le porte parole du Vatican à modérer les déclarations du pape à ce sujet. Pourtant dans cette rectitude morale de la curie romaine se trouve en Italie une voix qui parle de façon favorable dans l'Église sur ce sujet, car un évêque italien a demandé la reconnaissance des partenariats civils voulus par l'État.

Pour l'évêque de Mazara del Vallo, Domenico Mogavero, dans une interview donnée au journal italien, "La Stampa", c'est contraire à la charité chrétienne et au droits de l'homme de traiter ces communautés dans la loi comme si elles n'existaient pas. Cependant, il ne souhaite pas que ces partenariats soient égaux à un mariage. Mais pour lui, il est légitime que ces couples aient des droits comme le transfert d'une pension au conjoint en cas du décès de l'un des deux partenaires.

Le Parti Démocrate Italien (PDI) dirigé par le premier ministre Enrico Letta prit une impulsion politique pour la reconnaissance des partenariats entre personnes de même sexe. Il souhaite s'inspirer du Royaume-Uni, où les couples du même sexe sont en pleine égalité avec les couples mariés. Dans 145 villes et villages, les homosexuels ne peuvent pas s'inscrire sur une liste pour le don du sang.

Cependant la proposition du PDI suscite une controverse au sein de la coalition au pouvoir en Italie. Angelino Alfano (centre droit), le ministre de l'Intérieur, a pris ses distances sur le plan visant à légaliser le partenariat pour les couples de même sexe. Auparavant, Mgr Angelo Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne avait rejeté la proposition du PDI.

C'est dans ce contexte, que le porte parole du Vatican le père Federico Lombardi fut obligé de faire une mise au point sur les propos du pape François qui avait pourtant appelé l'Église à relever le défi des nouvelles situation familiales, même pour les couples de même sexe. Il faudra bien que l'Église fasse face à une réalité qu'elle ne peut plus ignorer.

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Publié le 6 Janvier 2014

Le nouvelobs.com dans son article du lundi 6 janvier 2014 nous montre que le Vatican a une nouvelle fois déploré lundi l'interprétation, selon lui erronée et tendancieuse, des propos du pape touchant la question de l'homosexualité que de nombreux médias présentent comme une ouverture et une rupture avec le passé.

Certains médias avaient évoqué une nouvelle ouverture du pape François aux couples homosexuels après la publication, début janvier, d'un échange qu'il avait eu fin novembre 2013 avec les supérieurs des congrégations religieuses et dans lequel il évoquait la situation d'une petite fille élevée par un couple de femmes.

A Radio Vatican, le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a jugé "plus qu'évidente" la "distorsion" des propos du pape François, notamment dans les médias italiens, dénonçant leur "instrumentalisation" alors que la question de la reconnaissance des couples homosexuels est d'actualité en Italie. Dès que les médias donne une vision positive du pape François, ils se trompent. Ont-ils peur d'une vision positive ?

Cependant le pape François a reconnu devant l'Union internationale des Supérieures générales que "Du point de vue éducatif, les mariages homosexuels nous lancent des défis que nous avons parfois du mal à comprendre." Il est bon que la hiérarchie y réfléchisse enfin sans préjugés.

Le pape, dans cet entretien, évoquait les défis éducatifs posés à l'Église par le nombre croissant d'enfants de divorcés, prenant l'exemple d'une fille de parents séparés vivant avec sa mère et la "petite amie" de celle-ci. L'éducateur, a précisé le pape, "doit s'interroger sur la façon d'annoncer Jésus-Christ à une génération qui change", en étant "attentifs à ne pas administrer un vaccin contre la foi" aux jeunes.

Il avait alors cité quelques unes de ses "expériences" à Buenos Aires concernant "la préparation nécessaire pour accueillir dans des contextes éducatifs des enfants, des jeunes, qui vivent des situations complexes, particulièrement en famille". Et le pape d'affirmer : "Je me souviens du cas d'une petite fille très triste qui, au final, avait confié à son institutrice : la petite amie de ma mère ne m'aime pas".

Le seul fait que le pape ait cité la situation d'une petite fille dans un couple lesbien avait été considéré comme une ouverture, alors que le pape relevait le malaise d'un enfant dans un couple recomposé. "Le pape ouvert aux couples gays", ont même titré certains journaux italiens.

Le père Federico Lombardi a précisé que le pape entendait parler "de la souffrance des enfants" vivant en dehors de la famille traditionnelle.

Pourtant le pape François alors qu'il était archevêque de Buenos Aires souhaitait qu'on reconnaisse les droits des homosexuels et soutenait les unions civiles, mais pas le mariage entre personne de même sexe. Il ne voulait pas que l'Église prenne une position condamnant des gens, mais plutôt une position de respect des droits de toutes les personnes vulnérables.

Comme à chaque fois qu'un pape évoque l'homosexualité, ses propos sont soumis à des réductions, ont déploré des sources vaticanes. Alors que le pape François rentrait du Brésil en juillet dernier, sa phrase "si une personne est homosexuelle et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?", avait fait la Une dans le monde entier.

Non, le problème pour la curie est que le pape s'éloigne des politiques réactionnaires en matière de sexualité et propose à ses pairs une certaine compréhension à propos de l'homosexualité. Pour lui, la position ferme de l'Église serait contreproductive. Il adopte une approche modérée sur la sexualité.

Le pape François a convoqué l'automne prochain une assemblée d'évêques (synode) pour traiter de ces questions de la famille. La nouveauté du pontificat est l'approche sans tabou et sans condamnation morale des situations des divorcés et des homosexuels. Ce qui ne veut pas dire que le pape argentin les juge positives.

Comme à l'époque de Jean-Paul 1er, la curie censure ou modifie le sens des propos du pape que donne les journalistes par peur de ce pape qui ne veut pas de discours préparé à l'avance. Le pape François a habilement abordé la question de l'homosexualité en adoptant une approche modérée mais la curie n'est pas prête à abandonner le virage réactionnaire impulsé sous Jean-Paul II.

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