Publié le 5 Janvier 2014

Libération.fr nous montre dans son article du samedi 4 janvier 2014 que les rebelles et les militants en Syrie, engagés depuis près de trois ans dans une guerre contre le régime, ont lancé cette semaine une «deuxième révolution», cette fois-ci contre des jihadistes affiliés à Al-Qaïda qu’ils accusent des pires abus.

Depuis vendredi, de violents affrontements opposent trois coalitions rebelles à l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe qui était jusqu’à il y a peu l’allié de la rébellion face aux forces du président Bachar al-Assad. Signe des ramifications du conflit syrien dans les pays voisins, ce même groupe extrémiste sunnite vient de s’emparer de la ville irakienne Fallouja après des combats sanglants avec les forces gouvernementales et de revendiquer un attentat suicide au Liban contre un bastion du Hezbollah, parti chiite qui combat aux côtés du régime syrien.

En Syrie, face à la multiplication des enlèvements et des décapitations attribués par les militants à l’EIIL depuis l’été 2013, dont le récent assassinat d’un médecin rebelle, des bataillons insurgés ont déclaré une guerre ouverte au groupe extrémiste. L'«Armée des Moujahidines», une nouvelle alliance de rebelles, s’est engagée vendredi à «combattre l’EIIL», accusé d'«enlever, torturer et tuer des commandants (rebelles) et des militants», des accusations souvent lancées également par l’opposition politique. Celle-ci a d’ailleurs a annoncé samedi son «soutien total» aux tentatives des rebelles de «libérer les villes de l’oppression autoritaire de l’EIIL», accusé d’avoir «volé» la révolution contre Assad.

Outre l’Armée des Moujahidines, le Front islamique --la plus puissante coalition rebelle en Syrie-- et le Front des révolutionnaires de Syrie, sont également engagés dans le combat. Dans les provinces d’Alep et d’Idleb (nord et nord-ouest), au moins 36 combattants membres ou proches de l’EIIL ont été tués et une centaine d’autres ont été capturés par ces rebelles depuis vendredi, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), faisant état d’au moins 17 rebelles tués dans ces mêmes combats. «Ce sont les plus affrontements les plus violents entre les deux bords. Il s’agit d’une attaque organisée des rebelles contre les postes de l’EIIL» dans ces régions, qui échappent en majorité au régime, a expliqué l’OSDH.

Le régime syrien a toujours affirmé combattre des «terroristes extrémistes», sans faire de distinction entre opposants politiques, combattants rebelles et jihadistes. Mais avec ce nouveau front entre extrémistes et rebelles, les militants se sont félicités de cette «seconde révolution», où ils souhaitent combattre à la fois le pouvoir à Damas et la «terreur» imposée par l’EIIL, qui prône une version extrême de l’islam.

«La révolution est revenue sur son droit chemin», a commenté Ibrahim al-Idelbi, un militant d’Idleb sur sa page Facebook. «Le 3 janvier 2014 : début de la révolution contre l’EIIL», a écrit Ammar, un militant de la région côtière de Lattaquié. «Les gens en ont marre de l’EIIL», a affirmé Abou Leila, autre militant d’Idleb. «Ils ont pris des routes qui étaient aux mains des rebelles avant de s’en retirer, laissant la voie libre à l’armée».

L’opposition a d’ailleurs récemment accusé l’EIIL de collusion avec Damas, estimant que le groupe jihadiste, au départ le bienvenu car bien organisé et armé, servait les intérêts du régime. Le groupe, qui milite ouvertement pour un Etat islamique en Syrie et est particulièrement puissant à Raqa (nord), est accusé d’imposer le voile aux écolières dans certaines régions rebelles, de détenir des centaines de militants ou des personnalités comme prêtre jésuite Paolo Dall’Oglio ou encore de décapiter des citoyens sur une simple accusation de blasphème. A Alep, la métropole du nord, de nombreux manifestants sont sortis vendredi et samedi pour dénoncer à la fois ce groupe et le pouvoir à Damas. «Ecrasons l’EIIL et Assad !», ont-ils scandé.

Dans le même temps à Genève, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé que des ressortissants belge, danois, suédois et suisse figuraient parmi ses cinq employés enlevés par un groupe inconnu dans le nord de la Syrie. Parallèlement, le principal bloc au sein de l’opposition en exil a annoncé qu’il ne participerait pas à la conférence de paix qui doit débuter le 22 janvier en Suisse. Le Conseil national syrien (CNS) maintient qu’il refuse de négocier avant d’obtenir des garanties sur un départ du président Assad. «Les rebelles sur le terrain rejettent également» la conférence en Suisse, selon un membre du CNS, Samir Nachar. «Cela signifie qu’elle n’aura pas lieu», a-t-il ajouté.

C'est une excellente nouvelle, la résistance en Syrie s'est enfin unie contre ses deux ennemis communs L'EIIL et Bashar al Assad. D'ailleurs devant leur perte dans l'ouest de l'Irak, L'EIIL vient de lancer un ultimatum de 24 heures ce samedi 4 janvier aux résistant syriens à Alep pour se rendre, où 36 hommes de leur hommes viennent de mourir. Le vent tourne en faveur des modérés et l'EIIL menace d'abandonner les zones libres à la dictature syrienne. Ce qui est maintenant un preuve pour la résistance syrienne que les Islamistes étaient et resteront toujours au service de Bashar al Assad. le jeu de dupe est fini.

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Publié le 4 Janvier 2014

Dans son article du 3 janvier 2014 Reuters.com nous montre que​ le pape François veut que les hommes qui veulent entrent dans le sacerdoce doivent être formés ou l'Église risque la création de "petits monstres" plus soucieux de leur carrière que du service des autres.

Dans des commentaires que le pape formula en novembre 2013 qui furent seulement publiés le vendredi 3 janvier 2014, le pape François déclare que les prêtres doivent quitter leur zone de confort et sortir dans les périphéries, autrement ils risquent de se transformer en "idéologues abstraits". "La Formation (des futurs prêtres) est une œuvre d'art, pas une action de police. Il faut former le cœur. Autrement nous formons de petits monstres. Et puis ces petits monstres forment le peuple de Dieu. Cela me donne vraiment la chair de poule" a-t-il dit.

Depuis son élection en 2013, comme le premier pape non-européen depuis 1300 ans, il veut aiguillonner les prêtres, les religieuses et les évêques pour qu'ils pensent moins à leur carrière dans l'Église et qu'ils écoutent davantage les besoins des catholiques ordinaires, en particulier les pauvres.

La reprise d'une institution sous le choc des l'abus sexuel des prêtres sur des mineurs, des scandales financiers et autres et de perdre des membres d'autres religions, Le pape François a essayé de se recentrer sur les enseignements chrétiens de base de la compassion, de la simplicité et de l'humilité. Sa conversation avec les membres de l'Union des Supérieurs Généraux est importante parce qu'elle transmet ses volontés directement aux prêtres dans leurs ordres religieux se trouvant dans le monde entier.

Pour le pape François les hommes ne doivent pas entrer dans le sacerdoce pour chercher une vie confortable ou augmenter le niveau de leur carrière ecclésiastique. "L'illusion est de lutter contre l'image de la vie religieuse comprise comme une évasion ou de se cacher dans la vision d'un monde difficile complexe et externe", leur a-t-il dit. Il fait également une référence indirecte à la crise des abus sexuels, quand il fait référence au fait qu'un homme à qui on a demandé de quitter un séminaire ne devait pas être admis dans un autre facilement.

Pour le pape François les prêtres devaient avoir "un vrai contact avec les pauvres" et avec les autres marginalisés de la société. "C'est vraiment très important pour moi : la nécessité de se familiariser avec l'expérience du réel, de passer du temps à se déplacer dans les périphéries pour connaître véritablement la réalité et le vécu des gens", leur a-t-il dit. Pour le pape : "Si cela ne se produit pas, nous courons alors le risque d'être des idéologues abstraits ou des fondamentalistes, ce qui n'est pas sain."

Le chef de 1,2 milliard de catholiques dans le monde établit un nouveau ton au Vatican, notamment en rejetant la résidence papale luxuriante que ses prédécesseurs utilisaient et en optant pour une petite suite dans la maison d'hôtes du Vatican, où il mange dans une salle à manger commune.

La Civiltà Cattolica est le même périodique qui avait déjà eu un entretien historique avec le pape François en septembre 2013 dans lequel il disait que l'Église doit secouer son obsession sur l'avortement, la contraception et l'homosexualité afin de devenir plus miséricordieuse. Le pape François, connu sous le nom "d'évêque des bidonvilles" en Argentine à cause de son travail parmi les pauvres, déclara qu'atteindre les personnes marginalisées était "la façon la plus concrète d'imiter Jésus".

Ses premières visites étaient dans une prison pour mineurs et dans l'île italienne de Lampedusa pour rendre hommage aux immigrants qui sont morts en essayant de rejoindre l'Europe. Le pape François fit savoir à plusieurs reprises depuis son élection qu'il sentait que le Vatican est trop égocentrique et devait changer. Un comité de huit cardinaux du monde entier qu'il nomma pour le conseiller sur la façon de réformer l'administration centrale du Vatican, à savoir la curie, devrait présenter ses recommandations en février 2014.

Le pape François choisit une Église aimante et solidaire, il demande donc aux prêtres de sortir de leur bloc doctrinal pour se frotter au monde. Il n'est pas trop tôt, car un prêtre n'est pas un défenseur de la foi, mais celui qui doit accompagner le fidèle et savoir soigner ses blessures.

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Publié le 3 Janvier 2014

Je vais consacrer un article au père de Jésus, Joseph, resté trop en retrait par rapport à son épouse, Marie. Une grande injustice, non ? Et d'abord, une bonne année 2014 à tous ceux et à toutes celles qui liront ces quelques lignes !

Je vais consacrer un article au père de Jésus, Joseph, resté trop en retrait par rapport à son épouse, Marie. Une grande injustice, non ? Et d'abord, une bonne année 2014 à tous ceux et à toutes celles qui liront ces quelques lignes !

Il faut dire que déjà vu le peu d'informations sur Marie, c'est encore pire pour Joseph. Cependant, tout exégète digne de ce nom sait que de peu en fonction du contexte on peut essayer de retracer la vie d'une personne, grâce aux sources en nos possessions, pour nous les évangiles, les Antiquités Judaïques et la Guerre des Juifs de Flavius Josèphe, le Talmud et les recherches archéologiques en Galilée et en Judée. Donc on ne part pas de rien.

Si Joseph avait 15 ou 18 ans en 7 avant Jésus Christ, lors de ses fiançailles, tel que le veut le droit juif de l'époque, on peut estimer qu'il est né en 22 ou 25 avant Jésus-Christ, sous le règne d'Hérode Ier le Grand (37-4). D'après Matthieu 13, 55, Luc 2, 4 et Jean 1, 45 , il est assurément originaire de Nazareth, dont on sait fort peu de choses, car la source la plus ancienne sur ce dernier sont les quatre évangiles, sinon que c'était probablement une modeste bourgade - ce qui a été confirmé par les recherches archéologiques sur le site présumé du village dont estime la population de 100-200 à 400 habitants -, ce que souligne dans Jean 1, 45 par un proverbe probablement local : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? »

D'après John P. Meier (Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, éditions du Cerf, Paris, 2004), son nom, Yosseph ou Yosé en dialecte galiléen, qui est celui de l’un des 12 fils de Jacob, reflète une volonté apparu dans la Judée au IIe siècle avant J. - C., à l’époque des frères Maccabées et de la montée du mouvement nationaliste qui s’opposait à la tentative d’acculturation des Grecs, de refléter l’époque patriarcale et l’Exode. Cette renaissance juive était surtout forte dans les petites villes et dans les milieux ruraux, comme en Galilée, et s'était semble-t-il affermi depuis qu'Hérode le Grand régnait sur le pays depuis 37, ayant fait de la province un tremplin pour son ascension lorsqu'il en était stratège en 47 av. J. - C. en y éliminant les partisans des Hasmonéens, qui avait rejudaïsé la Galilée à partir de 104 av. J. - C, dont Ezéchias, le père de Judas le Galiléen. La symbolique du nom prend aussi plus d'évidence quand on sait qu'au temps de Jésus, il était donné au moment de la circoncision qui avait lieu 8 jours après la naissance. Celle-ci avait pour but, d'après la formule utilisé par le père à cette occasion, d'« introduire notre enfant dans l'alliance d'Abraham notre père » (Schabbath, 137, 2). Donc parce que Dieu a changé les noms d'Abraham et de Sarah lorsqu'il a institué la circoncision, les parents faisaient de même. Ce nom était choisi d'ordinaire parmi ceux qui étaient déjà portés par un des parents. Cela avait été probablement le cas de Joseph. Pourtant, son seul frère dont nous possédons le nom s'appelait Clopas (Jean 19, 25 ; Hégésippe, Histoire ecclésiastique, in Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique 3, 11), peut-être le même que Cléopas (Luc 24, 18), qui est un nom d'origine grecque et le diminutif de Kléopâtros. La famille de Joseph appartenait-elle à ces groupes bilingues, qu'évoque José Antonio Pagola (Jésus. Approche historique, collection Lire la Bible, éditions du Cerf, Paris, 2012) - en se référant à des inscriptions en araméen (ou hébreu) et grec, trouvées en Basse Galilée et sur les rives sur le lac de Génésareth -, qui parlaient araméen et employaient un grec rudimentaire ? Possible, mais on ne peut aller plus loin.

Sinon, on ne connaît pas le nom de ses deux parents. Toutefois, on peut estimer que le nom de son père était Jacob, si l'on tient compte que ce nom était celui de l'un de ses fils (Marc 6, 3 ; Matthieu 13, 55) - pratique courante - et qu'on lui donne ce nom dans la généalogie de Matthieu (1, 16), peut-être ici symbolique, le patriarche Jacob étant le père du patriarche Joseph. On ne sait pas non plus l'étendue de sa famille, qui selon les mœurs de l'époque, est probablement nombreuse, sans qu'on puisse estimé le nombre d'enfants, ou de garçons et de filles, car nous n'en connaissons que deux, Joseph et Clopas. Il se peut aussi que cette famille, comme d'autres familles juives, ait été de la descendance de David, comme l'atteste la plus ancienne source chrétienne, l'Épître de Paul aux Romains (1, 3), écrite entre 55 et 57. Un cercueil datant de l'époque de Jésus découvert à Jérusalem qui porte l'indication : " Appartient à la maison de David ", pourrait le confirmer. En effet, d'après Daniel Marguerat : « (...) toutes les familles faisaient ces généalogies. Pas seulement celle de Jésus » (interviewé par Jocelyn Rochat dans l'article Zut, on a encore oublié Joseph ! dans Allez Savoir !) et donc de son père, Joseph, qui sont inconnues, car comme l'on très bien remarqué les exégètes actuels, celles de Matthieu et de Luc donnent plutôt l'impression du fait de leurs incohérences et de leur contenu théologique qu'elles ont été élaborées ad hoc dans le but de prouver la descendance davidique. De plus, « Il est (...) important, souligne David Flusser, de rappeler que, s'il existait au Ier siècle des personnes qui pouvaient faire remonter leur ascendance jusqu'à David, nous n'avons aucune certitude quant à l'appartenance de Jésus lui-même ( et de Joseph) à la lignée davidique » (Jésus, Seuil, 1970 ; Éclat, 2005).

Si Joseph était tekton (Matthieu 13, 55 et la version vetus latinus de Marc 6, 3), on estime que son père devait l'être également. Ce mot mal rendu par " charpentier " signifie plutôt en grec " bâtisseur ", " constructeur ", si bien que l'auteur du Protévangile de Jacques, écrit probablement entre 150 et 170, fait ainsi dire à Joseph qu’il « construit des bâtiments ». D'après Pierre Antoine Bernheim, " Ces activités pouvaient nécessiter une formation assez longue et des connaissances techniques approfondies. Le terme grec utilisé, tekton, comporte une connotation d'habileté et de sagesse. C'est pourquoi les meilleurs artisans étaient très recherchés (...) " (Famille et éducation de Jésus dans La Bible est sa culture. Jésus et le Nouveau Testament, dirigé pat Michel Quesnel et Philippe Gruson, Desclée de Brouwer, Paris, 2000), notamment à cette période de construction qu'est le règne d'Hérode (37-4 av. J. - C.). Donc, tout sauf des journaliers, comme le pense James Tabor.

Cela permet de penser que l'instruction qu'a reçu Joseph n'était guère différente de celle de Jésus. D'après José Antonio Pagola (id.), les garçons restait sous la responsabilité de leur " mère et des membres féminins de son groupe familial " jusqu'à 7-8 ans, puis " il était incorporé presque sans transition dans le monde des adultes ", l'éducation étant assez sommaire, leur père se concentrant sur l'enseignement de leur futur métier, souvent le sien, ce qui est très important pour la société juive du Ier siècle, car, comme le dit Rabbi Yehouda HaNasi (135-env. 225 ap. J. - C.), « Celui qui n'enseigne pas un métier à son fils c'est comme s'il lui enseignait le brigandage. » (Talmud de Babylone, Kidduschin, 29 a, 30 b.) En même temps, chez eux ou dans le local de la synagogue, ils devaient, souligne Bernheim (id.), sans doute apprendre les grands événements de l'histoire d'Israël et ce qu'il fallait pour vivre comme un Juif. Les plus doués et les plus motivés pouvaient chercher quelqu'un leur apprenant à lire voire écrire. Ce fut peut-être le cas de Joseph qui parlait peut-être trois langues : l'araméen, sa langue maternelle, l'hébreu, qu'il a appris à la synagogue, et le grec, de façon pratique et rudimentaire dans le cadre de son apprentissage de tekton « car, tel que le rappelle Flavius Josèphe, notre nation n'encourage pas ceux qui apprennent le langage de nombreuses nations » (Antiquités Judaïques 20, 21, 2). On peut donc comprendre en Jean 12, 20-22, pourquoi André et Philippe, s'il pratiquait un grec moins basique, ait pu servir d'interprète à Jésus auprès de pèlerins grecs voulant le rencontrer. À partir de 12-13 ans, devenu adolescent (la Bar mitsvah n'existe pas encore), l'apprentissage terminé, Joseph a dû être associé à l'entreprise familiale - un grand nombre d'enfants était aussi utile car c'était une main d'œuvre nécessaire au développement d'une entreprise surtout familiale -, et il pouvait aussi participer au culte synagogal et accompagner ses parents aux trois pèlerinages au Temple de Jérusalem, mais peut-être pas peaufiner son éducation religieuse car les écoles des Sages étaient chères et ne se trouvaient qu'à Jérusalem. Mais il est possible qu'il ait pu le faire d'une autre façon ce que nous évoquerons dans la deuxième partie de l'article.

Puis les parents cherchaient une épouse pour leur fils. C'était d'une grande importance pour les Juifs du Ier siècle, car « Celui qui n'a pas de femme n'est pas un homme complet » à tel point que l'on considérait que « Le Ciel - Dieu - condamne sept choses, et la première concerne l'homme qui n'a pas de femme ». L'homme se doit donc de vivre avec une femme féconde et entouré d'enfants pour respecter le premier commandement divin donné à l'humanité : « Soyez féconds et prolifiques » (Genèse 1, 28) et surtout d'assurer une descendance à sa famille et au peuple juif, ce qui était particulièrement important pour des familles juives habitants dans des hameaux isolés comme Nazareth. D'après Charles Perrot, les filles « étaient mariées entre douze et quinze ans et les garçons n'étaient guère plus vieux » (Les récits de l'enfance de Jésus, dans Cahiers Évangile n°18, Cerf, 1976) - peut-être avait-il quinze et dix-huit ans. Cette moyenne d'âge au mariage était dû au fait que les hommes et les femmes avaient une espérance de vie moins importante qu'aujourd'hui, expliquant que l'entrée dans l'âge adulte avait lieu plus tôt. Le mariage se déroule alors en deux temps dans le droit juif. Le premier est celui des fiançailles, qui consiste dans les faits à un contrat entre les deux familles, donc à un mariage arrangé, car il concernait des biens et des terres, du fait que les familles étaient surtout des unités de production, ce qui explique que celui-ci était endogamique (même milieu, ici celui des artisans, et même tribu, le mariage est alors clanique, sans que l'on puisse dire avec certitude laquelle comme je l'ai évoqué plus haut). Ce semble être le cas pour la famille choisi par le père de Joseph, car deux filles vont épouser Joseph et son frère, Clopas, et qui s'appelle toutes deux Myriam, celle qu'épouse le premier est probablement l'aînée des deux sœurs qui est alors nubile, et est peut-être né entre 22 et 19 avant Jésus-Christ. N'y a-t-il pas aussi une stratégie familiale qui passerait par l'alliance matrimoniale de deux familles rivales sur le marché du travail et aussi de créer un réseau concurrentiel aux élites dirigeantes du village ? Possible, mais on ne peut le prouver, même si d'après Jean 1, 45, Joseph semblait connu en dehors de son village. Connaissait-il sa promise ? Nazareth étant un modeste village, rien ne s'y oppose, surtout si on se rappelle que les galiléennes se déplaçaient plus librement que les Judéennes, devant aider aux champs lors des moissons, allant aux puits, et ne portant pas le voile, même si on ne peut le dire avec certitude.

À partir des fiançailles, Myriam était déjà considérée comme son épouse, et attendait sous le toit de son père, la cérémonie de mariage - appelé « réception » ou « introduction de l'épouse » (dans la maison de l'époux) - n'ayant lieu qu'un an plus tard afin de permettre aux époux de préparer au mieux leurs conditions de vie de couple et notamment pour le futur époux, d'autant plus s'il est un tekton, de construire la maison qui accueillera son futur couple, qui consistait souvent en une annexe à la maison paternelle.

Images tirées du manga Le Messie.
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Publié le 3 Janvier 2014

alpes.france3.fr nous montre que le pape François a célébré, ce vendredi 3 janvier, une messe d’action de grâce pour le père haut-savoyard Pierre Favre devenu Saint. Originaire des Aravis, il est l’un des fondateurs des jésuites.

Le 17 décembre dernier, le père Pierre Favre (1506-1546), Haut-Savoyard originaire de Saint-Jean-de-Sixt, était déclaré Saint. Ce vendredi, une messe a été célébrée en son honneur par le pape François à Rome. Une douzaine de Haut-Savoyards ont assisté à cette messe co-célébrée par Monseigneur Boivineau, évêque du diocèse d’Annecy.

Lors de cette messe, le pape François a prêché pour "la douceur" et contre "les coups de bâtons inquisiteurs". Dans son homélie, il a appelé les jésuites à ne "pas être centrés sur eux-mêmes" et, comme l'a été Pierre Favre, à ne jamais perdre "le désir de changer le monde".

Pierre Favre est un des modèles du pape François, selon ses propres confidences. Le pape a expliqué qu’il était son «jésuite préféré». Le Haut-Savoyard avait parcouru les routes d'Europe avant le Concile de Trente, allant à la rencontre de personnes de toutes conditions, y compris des adversaires, résistant à la montée de l'intolérance religieuse et tentant un œcuménisme avant la lettre avec les protestants. Le pape argentin souhaitait vivement que ce religieux resté dans l'ombre de ses célèbres contemporains jésuites, Ignace de Loyola et François-Xavier, soient proclamé Saints.

Espérons que l'Église prenne modèle sur Pierre Favre qui dialoguait avec tous, même avec les plus éloignées de l'Église et ses adversaires; tout en ayant une piété simple, voire naïve, une grande disponibilité, un discernement intérieur important, avec le fait qu'il était un homme capable de grandes et de fortes décisions tout en étant capable d'être doux et affectueux. Un dur travail, qui n'est pas impossible.

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Publié le 2 Janvier 2014

LeMatin.ch dans son montre que le pape François a appelé mercredi 1er janvier 2014 à plus de solidarité et moins de violence dans le monde. «Il faut s'arrêter sur la route de la violence» : tel est l'appel du pape François, qui prononçait son premier Angelus de l'année devant une foule de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre.

«Nous avons tous la responsabilité d'œuvrer afin que le monde devienne une communauté de frères qui se respectent, s'acceptent dans leur différence et prennent soin les uns des autres», a-t-il dit à l'occasion de la Journée mondiale de la paix célébrée par l'Église catholique le 1er janvier.

Le premier pape venu d'Amérique Latine a aussi appelé à la fin de la violence et de l'injustice qui «ne peut pas nous laisser indifférents ou immobiles». «Il est temps de s'arrêter sur la route de la violence», a-t-il lancé avec force, s'écartant de son texte préparé à l'avance. «Qu'est-ce qui se passe dans le cœur de l'humanité? Il faut s'arrêter ?», a-t-il martelé, mettant en avant «la force de la douceur, la force non violente de la vérité et de l'amour».

Lors de la messe du Nouvel An célébrée dans la matinée dans la basilique Saint-Pierre, en présence de nombreux membres du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, il a aussi évoqué «la faim et la soif de justice et de paix». Pour lui, 2014 doit apporter «un réel engagement à construire une société plus juste et plus solidaire». Il a aussi appelé les fidèles à faire preuve de «force, de courage et d'espoir» durant l'année nouvelle.

Fidèle au style familier qui lui vaut une grande popularité, le pape François a terminé sa prière en saluant la foule rassemblée sous un soleil radieux d'un joyeux «bon repas et bonne année !»

Élu en mars 2013 après la démission historique de son prédécesseur Benoît XVI, le pape François a suscité l'espoir de changement dans l'Église catholique secouée par une série de scandales, dont celui des abus pédophiles, et la sécularisation des sociétés occidentales. Le pape de 77 ans ne cesse d'appeler à «une Église pauvre pour les pauvres», moins «auto-référentielle» (centrée sur le Vatican) et plus collégiale, en donnant plus de poids aux évêques du monde entier.

Le pape François a encore une fois appelé à mettre fin à la violence, sa solution pour cela est la solidarité. Encore faut-il la rencontrer au sein de l'Église, et il y a du travail.

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Publié le 1 Janvier 2014

Dans l'article de abcnews.go.com du 31 décembre 2013 le pape François a utilisé le service dans la basilique Saint-Pierre pour rendre grâce, une tradition de fin d'année au Vatican, afin d'inciter les gens à se poser une question : Ont-ils principalement promus leurs propres où ont-ils aider les autres en 2013 ? Selon le pape c'est ce que nous devrions considérer pour mettre en route les célébrations du Nouvel An.

Le pape François demanda durant son homélie : "Et demandons-nous, courageusement : comment avons-nous vécu le temps que Lui nous a donné ?" "L’avons-nous utilisé surtout pour nous-mêmes, pour nos intérêts, ou avons-nous su le dépenser aussi pour les autres ?"

Il encouragea également les gens çà se demander s'il ont utilisé 2013 pour améliorer le lieu où ils vivent. Tout en demandant si : "Cette année, avons-nous contribué, à notre mesure, à la rendre plus vivable, ordonnée, accueillante ?"

Le pape François déclara qu'il y avait "tant de personnes marquées par des misères matérielles et morales, des personnes pauvres, malheureuses, souffrantes, qui interpellent la conscience non seulement des responsables publics, mais de tout citoyen."

Au cours de sa première année en tant que pape, il souligna qu'il voulait que l'Église catholique soit une Église des "pauvres", axée sur la proximité avec ceux qui vivent en marge de la société et ceux qui sont dans le besoin.

Citant Rome, le pape fit remarquer que la ville est "pleine de touristes, mais aussi pleine de réfugiés. Rome est pleines de gens qui travaillent mais aussi de personnes qui ne trouvent pas de travail ou font des travaux sous-payés et parfois indignes ".

Le pape François déclara que "tous ont le droit d’être traités avec la même attitude d’accueil et d’équité, parce que chacun est porteur de la dignité humaine". Après le service solennel dans la basilique, le pape François mit un long manteau blanc et sortit dans la place Saint-Pierre pour admirer la crèche grandeur nature et saluer des fidèles.

Juste après son élection en tant que pape au mois de mars, il avait établi son style comme celui d'un pasteur plus proche des gens qui aime discuter, serrer des mains et embrasser son troupeau en public.

Le pape François a une nouvelle fois mis en avant son souci de ceux qui sont aux périphéries de l'Église, et il demande à chacun d'accueillir celui qui souffre. Mais après tout c'est à chacun de nous d'avoir les actes d'amour sans qu'on nous les demande, car il faut donner sans rien attendre en retour.

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