Publié le 28 Février 2014

Kipa dans sa dépêche du jeudi 27 février 2014 nous montre que le cardinal allemand Walter Kasper appelle à une refonte de l'enseignement de l'Église catholique à propos du mariage et de la morale sexuelle. Comme le cite l'hebdomadaire d'Hambourg "Die Zeit" (27 février) à partir du discours inédit du cardinal Kasper devant le Collège des Cardinaux, l'insistance sur les règles n'arrive pas à convaincre les gens, comme les cardinaux ont pu l'observer. La Bible permet de comprendre les commandements non comme un fardeau et comme une restriction de la liberté, mais comme un cheminement vers une vie bien remplie.

L'ancien préfet du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens plaide pour une voie au sein de l'Église entre rigueur et laxisme. L'hebdomadaire cite son propos à l'égard de l'admission des divorcés remariés aux sacrements : "La compassion n'est pas une grâce onéreuse distribué par inversion". Tout en disant : "Les sacrements ne sont pas une récompense pour une bonne conduite et pour une élite, cela peut exclure ceux qui en ont le plus besoin."

En ce qui concerne l'admission à la communion Mgr Kasper appelle dans son discours à une réforme : "Si un homme divorcé s'est remarié et regrette qu'il ait échoué son premier mariage, quand il se débattait pour le faire survivre, son deuxième mariage civil peut se vivre dans la foi, comment pouvons nous alors lui donner le sacrement de la Pénitence et lui refuser la Sainte Communion ?"

Le pape François avait personnellement chargé le cardinal allemand de la rédaction du discours qu'il avait prononcé devant le consistoire des 150 cardinaux à Rome le 20 février. Selon le Time, Mgr Kasper appelle l'Église a surmonter sa peur du changement : "L'anxiété n'est en rien chrétienne". Il faut valoir que l'Église réponde à la réalité de laïcs catholiques et pardonne les péchés. comme il le signale : "Nous croyons en effet au pardon des péchés. Sur la possibilité de prendre un nouveau départ."

Le texte intégral de son discours, selon la maison d'édition Herder Freiburg pourrait voir le jour sous un format de poche le 10 mars. L'ouvrage est complété par Mgr Kasper à travers une introduction et un épilogue, comme le déclara un porte-parole de la maison d'édition le jeudi 27 février. Le Vatican n'avait pas mentionné ce discours qui fut d'abord publié sur son site Internet.

Le cardinal Kasper donne des paroles de miséricorde pour soulever problème des divorcés remariés, mais le cardinal Reinhard Marx vient de révéler que de fortes oppositions se sont révélées lors du consistoire au discours d'introduction du cardinal Kasper. Il serait peut-être temps de mettre les fidèles au courant de ce discours qui montrerait que certains membres de notre hiérarchie n'ont nullement peur du changement.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 27 Février 2014

Comme le montre RFI.fr dan son article du lundi 24 février 2014, les personnes qui ont défilé contre le mariage pour tous ou, plus récemment, contre le droit à l'avortement, sont-elles représentatives des catholiques de France ? Il semble que non. C'est l'information qui ressort d'un sondage commandé par le quotidien Le Parisien / Aujourd'hui en France. Alors que le Vatican doit présenter ce lundi 24 février les résultats de la grande enquête lancée par ses soins à destination des catholiques du monde entier pour déterminer leurs mœurs familiales.

Au total, 63% des Français se déclarent catholiques, dont une grosse moitié se dit non pratiquante. Et ce qui ressort du sondage publié ce dimanche 23 février par le quotidien Le Parisien / Aujourd'hui en France, c'est qu'ils sont loin de coller à l'image que l'on peut un peu trop rapidement leur donner. En effet, 90% d'entre eux se disent favorables au droit à l'interruption volontaire de grossesse, 54% n'ont pas de problème avec le mariage homosexuel, et un peu plus de 40% est même pour leur droit à l'adoption.

Alors, ces chiffres sont certes un tout petit peu en-dessous de la moyenne nationale, non croyants et autres religions compris. Mais ils viennent balayer l'idée que tous les catholiques de France supportent des mouvements comme la Manif pour tous.

Chez les personnes qui se disent pratiquantes, là, c'est un peu différent. Le mariage homosexuel n'est plus du tout accepté, seulement 37% s'y déclarent favorables. Un point commun, cependant, entre les personnes croyantes, et non croyantes, la question de la PMA. La procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels, seulement 39 % des français y sont favorables. A peine moins chez les catholiques (30 %).

Enfin, dernier enseignement, une grande majorité de personnes, là aussi, croyantes ou non, est favorable à une modernisation de la ligne de l'Église sur les questions de société, telles que l'autorisation des moyens de contraception ou le mariage des prêtres.

Cette étude démontre l'écart entre les fidèles et la hiérarchie sur la morale sexuelle, ce qui n'est pas étonnant en soi puisque depuis Humanae Vitae en 1968, les fidèles veulent que l'Église n'aillent pas dans leur chambre à coucher, par respect de la vie privée.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 26 Février 2014

nouvelobs.com nous montre dans son article du mardi 25 février 2014 que le pape François s'est adressé mardi dans une lettre aux familles du monde entier, leur demandant leur soutien par la "prière", alors que plusieurs assemblées d'évêques sont prévues pour "affronter les nouvelles urgences" qui concernent la famille.

Par cette démarche inhabituelle, le pape a exprimé une nouvelle fois la grande importance qu'il accorde à ce qui sera débattu et décidé sur la famille dans les prochains mois, notamment au prochain synode d'octobre. Et il souligne que lui et les évêques ont fortement besoin de l'appui des fidèles, dans cette entreprise très délicate.

Le pape François ne donne aucune indication sur les futures orientations des travaux, alors qu'ils devraient porter notamment sur la question de l'admission à l'eucharistie des divorcés remariés et plus généralement sur celle des échecs matrimoniaux et des divorces dont le nombre explose en Occident.

"Je me présente au seuil de votre maison (....) Aujourd'hui l'Eglise est appelée à annoncer l'Évangile en affrontant aussi les nouvelles urgences pastorales qui concernent la famille", dit-il. "Ce rendez-vous important implique le peuple de Dieu tout entier, évêques, prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs des Églises particulières, qui participent activement à sa préparation par des suggestions concrètes et par l’apport indispensable de la prière", a poursuivi le pape.

Le Vatican avait envoyé aux diocèses un questionnaire sans tabou (cohabitation, divorce, homosexualité). Les réponses qui sont parvenues montrent en Occident un grand écart entre la doctrine et la pratique quotidienne des catholiques. Elles inquiètent beaucoup de cardinaux.

"Chères familles, cette Assemblée synodale vous est consacrée d’une façon particulière, à votre vocation et à votre mission dans l’Église et dans la société, aux problèmes du mariage, de la vie familiale, de l’éducation des enfants, et au rôle des familles dans la mission de l’Église. Par conséquent, je vous demande de prier intensément l’Esprit Saint, afin qu’il éclaire les Pères synodaux et qu’il les guide dans leur tâche exigeante", a-t-il ajouté.

Comme le montre Radio Vatican dans son article du mercredi 26 février 2014, Le Vatican fait aussi savoir que la première synthèse des réponses parvenues a été appréciée de façon unanime par le Conseil du Synode des évêques . Elle traduit l’urgence de donner un nouvel élan à l’Évangile des familles et met en relief les difficultés liées à la vie familiale. Le Conseil du Synode des évêques n'a donc rien compris aux attentes des fidèles. Mgr Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi va plus loin dans Vatican Insider en disant que les fidèles ne connaissent pas la doctrine de l'Église et il préfère développer la pastorale du mariage, car il juge préférable de ne pas toujours se concentrer sur la question des divorcés remariés.

Ne pas regarder ce qu'attendent les fidèles et leur proposer autre chose est le meilleur moyen de s'éloigner des préoccupations réelles des couples. Si comme le dit le pape François les familles seront écoutées, alors que les évêques et les cardinaux ne fasse pas la sourde oreille pour ne pas donner un synode stérile de plus.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 25 Février 2014

LesEchos.fr dans son article du lundi 24 février 2014 nous montre que le nouveau ministère sera chargé de superviser la gestion du Vatican et s’occupera notamment de la préparation du budget et de la planification financière. Le Saint-Siège poursuit donc la «normalisation» de sa gestion financière.

Le Vatican continue de rationaliser sa gestion. Deux mois après demandé conseil à KPMG en vue de moderniser ses procédures comptables et financières, et quatre jours après avoir suspendu les heures supplémentaires et gelé les embauches, le pape François a créé ce lundi un ministère de l’Économie. Celui-ci aura pour objet de superviser la gestion du Vatican. Il s’agit de la première décision d’ampleur du pape dans le cadre de sa grande réforme de la Curie, a annoncé le Saint-Siège.

«Un nouveau secrétariat à l’économie aura autorité sur toutes les activités économiques et administratives à l’intérieur du Saint-Siège et de l’État de la Cité du Vatican», annonce le communiqué, précisant qu’il sera chargé de la préparation du budget et de la planification financière. Il sera dirigé par le cardinal australien George Pell. Ce dernier est une forte personnalité au franc parler que le pape François avait choisie en mai dans son «G8», le conseil des cardinaux qui le conseillent régulièrement.

Ce nouveau ministère mettra en œuvre les directives formulées par un nouveau «Conseil pour l’économie». Cette nouvelle instance se réunira périodiquement «pour évaluer les directives et les pratiques concrètes» à adopter. Il sera composé de huit cardinaux ou évêques, et de sept experts laïcs de diverses nationalités «en possession de compétences financières et d’une professionnalité reconnue».

Cette réforme est adoptée à la suite des recommandations d’une commission, composée en majorité d’experts laïcs et dotée de pleins pouvoirs, nommée à l’été par le pape pour enquêter sur les activités économiques et administratives du Saint-Siège. Cette annonce survient alors que 150 cardinaux du monde entier viennent de se réunir en consistoire à Rome.

Le Vatican a énuméré les principes exigés par diverses commissions pour ce nouveau secrétariat : simplification, amélioration de la coordination, consolidation de la gestion, vérification financière, implication d’experts extérieurs de haut niveau, planification, «reporting», meilleure utilisation des ressources.

Par «motu proprio» document en son nom propre, le pape a encore annoncé la nomination d’un «contrôleur général» qui sera doté de pouvoirs lui permettant d’opérer «des contrôles dans n’importe quelle agence ou institution du Saint-Siège et de l’État de la Cité du Vaticane». Selon ce même document, l’Administration du patrimoine du siège apostolique (APSA) jouera le rôle de «Banque centrale du Vatican», «avec toutes les obligations et responsabilités des institutions analogues dans le monde entier».

En août 2013, le pape avait déjà accru la surveillance financière du Vatican. Il avait en effet renforcé les fonctions de l’Autorité d’information financière (AIF), instituée en 2010 par son prédécesseur Benoît XVI, dans le cadre de sa coopération avec le comité d’experts européens Moneyval dans la lutte contre le blanchiment d’argent.

En juillet 2013, une enquête menée par le parquet italien avait conclu que l’organisation de la banque du Vatican avait pu faciliter le blanchiment d’argent. L’institut pour les œuvres de religion (IOR) est au centre de multiples scandales financiers depuis des dizaines d’années.

Ce qui ternit l’image de l’Église catholique qui cherche à accélérer la «normalisation» de l’IOR et qui a engagé celle-ci dans une profonde réforme. Quelques semaines après la révélation des conclusions de l’enquête, le pape François avait ainsi placé la banque sous haute surveillance.

Le pape François plus que décidé à faire le grand nettoyage des finances du Vatican, a enfin créé un ministère de l'économie et il faudra y placer des hommes de confiance qui ne seront pas des financiers âpres aux gains.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 24 Février 2014

nouvelobs.com dans son article du lundi 24 février 2014 nous montre que le pape François a demandé dimanche aux 19 cardinaux qu'il a créés samedi d'aller vers plus de sainteté et d'éviter "les comportements de cour", tels qu'"intrigues, bavardages, favoritisme", lors d'une messe au Vatican. Un cardinal "entre dans l'Eglise de Rome, il n'entre pas dans une cour", a prévenu la pape François au cours de la messe qu'il célébrait dans la basilique Saint-Pierre de Rome, aux côtés des nouveaux cardinaux créés la veille.

Dans son homélie, le pape a insisté sur la nécessité d'un "supplément d'oblativité gratuite", de sainteté, que tout nouveau cardinal se doit de pratiquer. "Aimons ceux qui nous sont hostiles, bénissons celui qui dit du mal de nous, saluons d'un sourire celui qui peut-être ne le mérite pas, n'aspirons pas à nous faire valoir, mais opposons la douceur à la tyrannie, oublions les humiliations subies", a lancé le pape François.

Le pape François a ajouté que les cardinaux devaient s'entraider et éviter des "habitudes et des comportements de cour: intrigues, bavardages, cercles, favoritisme".

Le pontife, qui a choisi notamment de résider hors des appartements officiels du Vatican afin d'aller vers plus de simplicité, avait déjà demandé récemment à ses fidèles de s'abstenir de "papoter" après la messe. "Peut-être suis-je occupé à papoter tu as vu comment elle est habillée celle-là ! Comment il est vêtu celui-là ! Parfois on fait cela après la messe, et on ne doit pas le faire", avait-il dit lors d'une audience générale place Saint-Pierre le 12 février dernier.

Dimanche, il a insisté sur le fait que Jésus n'était pas venu "pour nous enseigner les bonnes manières, des manières de salon !". "Être saints n'est pas un luxe, c'est nécessaire pour le salut du monde", a-t-il souligné.

Il a présidé cette célébration aux côtés de près de 150 cardinaux, réunis au cours des jours précédents au Vatican pour un consistoire extraordinaire de deux jours sur le thème de la famille puis pour un consistoire ordinaire pour la création des nouveaux cardinaux. De Ouagadougou, d'Abidjan, des Cayes en Haïti, de Cotabato aux Philippines, de Managua, de Castries (Sainte-Lucie) aux Antilles, de Pérouse (centre de l'Italie), plusieurs d'entre eux sont venus des "périphéries", formule qu'aime utiliser le pape François. Seize nouveaux électeurs (moins de 80 ans, en cas de Conclave) sont entrés au Sacré collège, et trois autres sont émérites sans droit de vote. Le Sacré collège compte désormais 218 cardinaux dont 122 électeurs.

Le pape François veut que les cardinaux soient des serviteur unis pas des courtisans qui doivent pratiquer l'Évangile, un très bon rappel pour ceux qui avaient souvent oubliés qu'ils n'étaient pas des fonctionnaires obéissants.

Merci !

Le pape aux 19 nouveaux cardinaux : "évitez les comportements de cour"

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 23 Février 2014

Libération.fr dans son article du samedi 22 février 2014 nous montre que le pape François a créé samedi dans la basilique Saint-Pierre ses 19 premiers cardinaux, avec l’appui moral de son prédécesseur Benoît XVI, venu pour la première fois assister à une cérémonie publique depuis sa démission il y a un an.

Le pontife émérite de 86 ans, était au premier rang, habillé tout de blanc, calotte blanche sur la tête, parmi les cardinaux, vêtus de rouge. Il a été salué avec chaleur à son entrée par le pape François, et de nouveau à la fin de la cérémonie, les deux hommes se serrant la main longuement. Le secrétaire d’État Pietro Parolin a remercié Benoît XVI pour sa présence, lors de cette cérémonie très solennelle conduite en latin.

Jorge Mario Bergoglio devenu le pape François a succédé le 13 mars 2013 à Joseph Ratzinger qui avait démissionné le 28 février. C’est la première fois que l’ancien pape allemand, qui vit retiré au Vatican et a promis de ne pas s’immiscer dans les affaires de son successeur, participe à une grande cérémonie publique dans la basilique. Vraisemblablement, le pape François le lui a demandé pour manifester la pleine communion au sein de l’Église.

Dix-huit des dix-neuf nouveaux cardinaux étaient présents, car le très âgé Loris Francesco Capovilla, 98 ans, ancien secrétaire du pape Jean XXIII, n’a pas réussi à venir de Bergame (nord de l’Italie). Chaque nouveau cardinal s’est approché et agenouillé pour se voir poser sur la tête la barrette (coiffe rouge à quatre bords). Le pape leur a passé l’anneau cardinalice à un doigt, et remis son titre dans un parchemin enroulé, chacun recevant symboliquement la charge d’une des centaines d’églises romaines. Il les a ensuite embrassés avec plus ou moins de chaleur. Il a notamment manifesté beaucoup d’attention pour Lorenzo Baldisseri, le secrétaire général du synode des évêques.

De Ouagadougou, d’Abidjan, des Cayes en Haïti, de Cotabato aux Philippines, de Managua, de Castries (Sainte-Lucie) aux Antilles, de Pérouse (centre de l’Italie), plusieurs des nouveaux cardinaux étaient venus de villes des «périphéries», formule qu’aime utiliser le pape François.

Le choix du pape argentin reflète l’accent qu’il met sur les pasteurs plutôt que les administrateurs. Il avait écrit dès janvier aux heureux choisis que leur sélection n’était «ni une promotion, ni un honneur, ni une décoration», mais «un service». Il leur avait demandé d’éviter «toute fête étrangère à l’esprit évangélique d’austérité, de sobriété et de pauvreté».

Seize nouveaux électeurs (moins de 80 ans, en cas de Conclave) entrent au Sacré collège, et trois autres sont émérites sans droit de vote. Le Sacré collège compte 218 cardinaux dont 122 électeurs. La moitié de ceux-ci (61) sont encore européens. 17 sont d’Amérique du Nord et 17 d’Amérique centrale et du sud (Antilles comprises), 13 sont Africains et 13 Asiatiques, un est d’Océanie.

Le pape François a demandé aux cardinaux nouveaux et anciens de «vivre en communion» avec lui et entre eux, et d’être armés de «compassion». S’adressant à ces hommes vêtus de pourpre - la couleur du martyr -, il les a exhortés au «courage, pour annoncer l’Évangile en toute occasion, opportune ou inopportune, et pour rendre témoignage à la vérité» et être «des hommes de paix».

«Nous voulons exprimer notre proximité spirituelle à tous les chrétiens qui souffrent de discriminations (....) L’Église a besoin de notre prière pour eux, afin qu’ils soient forts dans la foi et qu’ils sachent réagir au mal par le bien», a-t-il dit, appelant à éviter la tentation du conflit intercommunautaire dans une allusion implicite à la Centrafrique ou au Soudan du Sud.

Comme au lendemain de son élection, le pape François a insisté sur la nécessité pour l’Église d’être en mouvement : «Dans les Évangiles: Jésus marche beaucoup, il instruit les siens au long du chemin. Jésus n’est pas venu pour enseigner une philosophie, une idéologie… mais une route à parcourir avec lui. Et la route s’apprend en la faisant, en marchant. Mais ce n’est pas facile, ce n’est pas confortable, parce que la route que Jésus choisit est celle de la Croix».

Pour le pape François, les cardinaux doivent avec lui à l’unité de l’Église, et même aller au-delà des conflits, pour cela ils doivent se mettre au service de la communauté. Le pape met en avant le devoir et son refus du cléricalisme mais il doit faire attention maintenant à ce que cela soit le cas.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 22 Février 2014

Comme nous le montre les articles de BFMTV.com, Euronews.com, Europe1.fr, L'Express.fr et leparisien.fr du samedi 22 février 2014, les événements s'accélèrent ce samedi en Ukraine, après la flambée de violence qui a fait des dizaines de morts en trois jours. Au lendemain d'un accord signé par le président ukrainien et les responsables de l'opposition, en présence des médiateurs européens, l'opposition a pris le contrôle du Parlement dans une ambiance de fin de règne pour le président Viktor Ianoukovitch.

Depuis vendredi soir; des informations contradictoires sur son éventuelle démission circulent. Mais réfugié à Kharkiv, dans l'est du pays, son fief politique, le président a affirmé qu'il ne donnera pas sa démission et dénoncé un «coup d'État». Pourtant, la police l'a lâché en se déclarant "être au côté du peuple", samedi dans un communiqué publié au nom de l'ensemble des effectifs du ministère de l'Intérieur sur son site officiel. Elle souhaite des "changements rapides". L'armée a annoncée également qu'elle "ne va pas s'impliquer" dans le conflit a annoncé un communiqué de l'Etat-major ukrainien.

Cette démission de Ianoukovitch est réclamée par les contestataires de Maïdan depuis le début de cette crise il y a trois mois. Hier encore, ils estimaient que l’accord de sortie de crise prévoyant une présidentielle anticipée, un gouvernement d’union nationale et une révision de la constitution était insuffisant tant que le chef de l’Etat ne quittait pas ses fonctions.

Depuis ce matin, les signes avant-coureurs d'une chute du pouvoir se multiplient, après la démission du président du Parlement et d'une quarantaine de députés proches de Ianoukovitch. Le bras droit de l'opposante Ioulia Timochenko, Olexandre Tourtchinov a été élu pour lui succéder. Un autre proche de Timochenko, Arsen Avakov été désigné à la tête du ministère de l'Intérieur, tandis que le Parlement votait une résolution pour libérer «immédiatement» l'opposante. Finalement le Parlement ukrainien a voté samedi une résolution pour libérer "immédiatement" l'opposante emprisonnée. Le texte, voté à 322 voix, "prévoit la libération immédiate de Ioulia Timochenko sur la base d'une décision de la Cour européenne", a expliqué le député Viktor Chvets, juriste du parti Batkivchtchina dont fait partie l'opposante emprisonnée.

D'ailleurs, l'opposant Vitali Klitschko a appelé samedi les parlementaires à la convocation d'une élection anticipée d'ici au 25 mai. "Nous exigeons une présidentielle anticipée d'ici au 25 mai", a t-il déclaré. «Le Parlement doit adopter une résolution exigeant que Ianoukovitch donne sa démission», a-t-il ajouté.

Ianoukovitch n'a plus que le soutien des russes et des pro-russes ce qui est peu, car ses proches politiques l'abandonnent peu à peu. Les signes de fin de règne se multiplient en Ukraine, où l'opposition a appelé le Parlement à lancer une procédure de destitution du président Viktor Ianoukovitch. Les événements vont vite et il faudra faire attention à la réaction de la Russie. Le Parlement vient de voter la destitution du président Viktor Ianoukovitch. Il décide par ailleurs d'une élection présidentielle anticipée le 25 mai au motif que le président "ne remplit plus ses fonctions". La démocratie semble plus forte que la terreur, mais attention à ne pas tomber de haut.

Merci !

Ukraine : les événements s'accélèrent

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 21 Février 2014

BFMTV.com nous montre dans son article du jeudi 20 février 2014 que face aux évolutions de la société, le pape François a réuni les cardinaux au Vatican pour remettre au centre la famille traditionnelle.

Progressiste, oui, mais il n'oublie pas la famille traditionnelle, "cellule fondamentale de la société humaine". Le pape a appelé jeudi les cardinaux du monde entier convoqués en consistoire à faire redécouvrir aux fidèles les valeurs de la famille, selon lui "dépréciée", "maltraitée".

Après trois jours d'un "G8" des conseillers du pape sur les réformes dans l'Église, les cardinaux du monde entier se sont rassemblés jeudi au Vatican. Ils tiendront plusieurs sessions d'une dizaine d'heures jusqu'à vendredi sur le thème de la "pastorale familiale", face aux délicates évolutions dans la société (divorces fréquents, contraception généralisée, cohabitation hors mariage, couples homosexuels). La pastorale de la famille évoluera-t-elle pour toucher le plus grand nombre? Il faut dire les familles ont connues de beaucoup de changements depuis les années 1950, il faut donc voir quel sera le message de l'Église à leur encontre.

"La famille, leur a déclaré la pape François dans un court et énergique mot de bienvenue, est aujourd'hui dépréciée, elle est maltraitée, et ce qui nous est demandé, c'est de reconnaître combien il est beau, vrai et bon de former une famille, d'être une famille aujourd'hui; combien c'est indispensable pour l'avenir de l'humanité. Il nous est demandé de mettre en évidence le lumineux plan de Dieu sur la famille".

Appelant les cardinaux à définir "une pastorale courageuse, intelligente et pleine d'amour", le pape argentin a exposé ce "plan de Dieu" en quelques mots, puisant dans la tradition biblique la plus pure : "la famille est la cellule fondamentale de la société humaine. Depuis le début, le Créateur a placé sa bénédiction sur l'homme et sur la femme afin qu'ils soient féconds et qu'ils se multiplient sur la terre; et ainsi la famille représente dans le monde comme le reflet de Dieu".

La famille selon le plan de Dieu est une théorie qui voudrait que Dieu ait voulu créer la famille comme modèle pour la société et que l'Église en en serait un parfait exemple. On sait depuis que l'Église n'est pas non plus comme toute famille exemplaire. Sauf que si le modèle familial change, cela veut-il dire que Dieu a d'autre plans pour la famille que l'Église ne sait pas voir ?

Ce consistoire est le premier grand sommet de l'Église catholique depuis le conclave qui a élu le pape François le 13 mars 2013 en remplacement de Benoît XVI. Le cardinal allemand Walter Kasper y a invité à aller au-delà de l’alternative entre rigorisme et laxisme en matière de pastorale familiale. Attendons de voir ce que cela donnera.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 20 Février 2014

Vatican Insider dans son article du mercredi 19 février 2014 nous montre que les conseillers du pape ont présenté leurs conclusions sur la réforme de l'institution financière de la curie romaine. Le mercredi matin, le pape François s'est vu présenté un plan de réorganisation de l'APSA (Administration du Patrimoine du Saint-Siège), de l'IOR et des structures économiques et administratives du Saint-Siège en général.

Aucun détail n'a été livré et le porte parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi ne s'est pas montré plus explicite. Il semble, cependant, que le Vatican se dirige vers la création d'un seul «ministère des Finances» pour y mettre les corps financiers du Saint-Siège ensemble et réorganiser ses centres de coûts. En outre, il est possible que l'IOR soit absorbé par l'APSA d'une manière ou d'une autre.

Selon le père Lombardi, les huit conseillers auraient travaillé dur, suggérant les chemins à prendre et présentant des propositions concrètes sur la façon de réorganiser les dicastères économiques du Saint-Siège et de l'IOR.

Le "G8" se réunira à nouveau pour deux prochaines sessions de travail sur la réforme curie. Elle se dérouleront du 28 au 30 avril après les canonisations de Jean XXIII et des Jean-Paul II et l'autre du 1er au 4 Juillet.

Le G8 semble vouloir nettoyer les écuries d'Augias que sont devenues le Vatican, qui à travers l'Eglise voulait montrer une image parfaite, au moins depuis l'arrivée du pape François cette perfection n'est plus mise en avant, mais ce sont les pauvres qui le sont. Mais, cela sera un travail difficile car beaucoup au sein de nombreux lobbys catholiques ne souhaitent pas ce nettoyage qui voudrait dire une Église qui ne désire plus être au-dessus des hommes.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 19 Février 2014

LeDauphiné.com nous montre dans son article du mardi 18 janvier 2014 que dans une interview au quotidien La Croix, le cardinal Maradiaga s'estime favorable à ce qu'un couple marié intègre le Vatican pour traiter, entre autres, des questions relatives à la famille.

Le G8 des cardinaux du Vatican planche depuis le début de semaine sur la réforme du gouvernement de l'Église. Le coordinateur de ces réunions de travail, le cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, propose qu'un couple marié dirige un conseil pontifical des familles au sein d'une future Congrégation pour les laïcs. "Je ne vois aucun obstacle à ce qu'un conseil pontifical des familles [...] soit [...] dirigé par un couple marié." Le cardinal hondurien précise sa pensée : "Chaque jour, de plus en plus, les hommes et femmes laïcs prennent leurs coresponsabilités comme dirigeants dans l'Église."

Autre idée soulevée lors du "G8", un secrétariat des finances pourrait voir le jour au Vatican. Une suggestion née du flou qui entoure la Banque du Vatican, soupçonnée de blanchiment d'argent.

Des nouvelles intéressantes qui permettent de voir un véritable soucis de réforme de la part du pape François qui devra faire attention, car il a de puissants ennemis à l'intérieur de l'Église.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0