Publié le 18 Février 2014

Libération.fr dans son article du lundi 17 février nous montre que le «G8» des cardinaux, chargé de conseiller le pape François pour une réforme de la Curie romaine et de l’Eglise, est entré lundi dans le vif du sujet en se penchant sur l’administration et les finances du Vatican.

Réunis à huis clos à la Maison Sainte-Marthe où le pape a élu domicile, ils ont entendu «la commission pontificale sur l’organisation économique et administrative du Saint-Siège», a indiqué à la presse le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.

Mardi, ce sera au tour de la commission d’experts sur l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la banque du Vatican, d’être entendue par les cardinaux. Et le lendemain ils se pencheront sur «les programmes organisationnels et économiques du Saint-Siège», a également indiqué le père Lombardi.

Également au programme de leurs discussions, coordonnées par le Hondurien Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga : la fusion de certains conseils pontificaux et la création d’un grand «ministère» en charge des questions liées aux laïcs, a indiqué l’agence d’informations sur le Vatican, i.media.

Selon cette dernière, toutes ces discussions suscitent une «tension palpable» dans la Curie, organe de 2000 personnes et d’une vingtaine de dicastères, dont certains responsables «ne sont pas encore confirmés dans leurs fonctions, plus de 11 mois après le début du pontificat».

Une première session à huis clos début octobre avait procédé à un état des lieux et rassemblé un grand nombre de suggestions et de doléances provenant des diocèses sur les problèmes très divers qu’affronte une Église de 1,2 milliard de baptisés : centralisation excessive, dissidences diverses, mauvaise communication, scandales... Lors d’une deuxième réunion en décembre, ils avaient passé en revue chacun des ministères de la Curie.

Les cardinaux du G8, de fortes personnalités venant d’Allemagne et d’Italie, des Etats-Unis, du Honduras et du Chili, d’Inde, d’Australie et de République démocratique du Congo, forment désormais un conseil consultatif institutionnalisé.

La semaine du pape est chargée. Après la réunion du G8, le pape François a convoqué l’ensemble des cardinaux de la planète les 20 et 21 février pour un consistoire extraordinaire consacré à la famille, avant les cérémonies samedi pour la création de 19 nouveaux cardinaux, d’une quinzaine de nationalités différentes.

À la veille de ces travaux, un haut prélat de la Curie romaine a invité des prêtres avec qui il célébrait la messe à prier pour le pape François, affirmant que celui-ci devrait prendre «des décisions graves pour l’Église».

Le travail commence et le pape François est décidé à suivre une voie de réforme, mais qu'il fasse attention car les "ratzingériens" sont encore nombreux au sein de la curie et ne semblent pas ravis par les innovations du nouveau pape. Qui sait si Benoît XVI n'a pas laissé le travail qu'il aurait du faire à un autre car il ne sentait pas capable de la faire, car il était un intellectuel plus qu'un pasteur.

Merci !

Réforme de l’Église : les cardinaux du «G8» entrent dans le vif du sujet

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Repost 0

Publié le 17 Février 2014

nouvelobs.com nous montre dans son article du dimanche 16 février 2014 que les croisés de l'ordre moral fustigent une conspiration imaginaire. Le gouvernement, poussé par des militants de l'égalité homme-femme et de la cause homosexuelle qui veulent aller plus loin, freine.

Des descendants de Maximilien Robespierre et d'Olympe de Gouges hanteraient les ministères et les salles des profs. Ils s'acharneraient à détruire la famille en imposant le mariage pour tous, pervertiraient la jeunesse en enseignant l'homosexualité et annihileraient le mâle occidental en assurant la suprématie féminine... "Il y a une volonté totalitaire de changer l'homme" : c'est ainsi que le polémiste Eric Zemmour fantasme le "politiquement correct" de ce "lobby gay". "Déconstruire les stéréotypes sexuels d'enfants de 3 ou 4 ans, c'est mettre les profs sous la surveillance de commissaires politiques LGBT [lesbiennes, gays, bi et trans] comme naguère les généraux russes étaient sous le contrôle des bolcheviques", assène Zemmour qui prétend détenir les "preuves" de ce qu'il avance.

Les preuves ? Nul n'a jamais pu produire la moindre consigne visant à imposer une "théorie du genre" dans l'Éducation nationale. Le procédé - bien connu - consiste plutôt à déformer des éléments de la réalité (la prise en compte de la question du "genre") pour étayer la thèse paranoïaque d'un complot. D'une simple sensibilisation à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes ("ABCD de l'égalité"), on infère un plan général visant à nier les différences sexuelles. Du mariage des couples de même sexe, on déduit la volonté de révolutionner les liens de la filiation en généralisant la procréation médicalement assistée (PMA) voire la gestation pour autrui (GPA). Et peu importe que le gouvernement n'ait plus d'appétit pour aucun de ces "changements de société". Le retrait exprès du projet de loi sur la famille et les amendements pro-PMA qu'il aurait pu susciter suffit à conforter les pires soupçons. Pas de fumée sans feu...

Pour dénoncer les promoteurs cachés de la loi Taubira, 150 militants du collectif Printemps français manifestaient en mai dernier devant le siège parisien du Grand Orient de France au cri de : "Francs-maçons, fascistes !" Ce qui est drôle puisque tout le monde sait que les fascistes ont comme ennemis les Francs-maçons. Depuis Joseph de Maistre, premier penseur contre-révolutionnaire, tous les maux de la fille aînée de l'Église ne proviennent-ils pas des frères ? "Les maçons sont très inquiets du climat actuel, mais le temps est passé où les lois de la République étaient discutées dans les loges", confie Daniel Keller, le grand maître du Grand Orient de France. Bien qu'il soit un fervent admirateur du culte républicain, le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon n'a jamais été initié. Et au Parlement il y a belle lurette que la "fraternelle", qui fit les riches heures de la IIIe République, n'est plus qu'une survivance folklorique. "Face à la montée de l'intolérance, le GO est aux abonnés absents", déplore même Guy Arcizet, ancien grand maître et militant socialiste proche de Bertrand Delanoë. Invitées à plancher sur la "crise des valeurs républicaines", les loges du GO rendront leurs conclusions au mois de juin !

Qu'à cela ne tienne, les agitateurs néoréacs reportent leurs fantasmes complotistes sur le "lobby gay". Délire ou réalité ? Née en Californie dans les années 1960, l'affirmation d'un droit à une sexualité queer a progressé dans les démocraties occidentales prenant à rebrousse-poil des siècles de traditions ethno-religieuses. En France, une myriade d'associations - notamment la fédération Inter-LGBT - sont mobilisées pour faire valoir leurs revendications jusque dans les partis politiques. Pour la galaxie conservatrice, leur jonction avec la cause féministe est de nature à menacer la famille hétérosexuelle. "Il y a un vrai travail idéologique derrière la notion de genre", dénonce Louis Manaranche, jeune agrégé d'histoire engagé dans la lutte anti-mariage gay. Non, il n'y aucun travail idéologique derrière le genre, les études de genre n'ont jamais nié les différences ente les sexes, elles montrent les stéréotypes au sein de la société qui lui sont liés. Alors, sus aux relais politiques de la mouvance LGBT ! En tête de liste, Najat Vallaud-Belkacem. Ancienne secrétaire nationale du PS chargée des questions de société, elle n'a pas attendu d'être ministre des Droits des femmes pour se prononcer en faveur d'une nouvelle conception familiale. "Le désir d'enfant n'est pris en charge par la société que pour les familles conformes au modèle traditionnel de la famille, composées d'un père et d'une mère. Il est temps de s'affranchir de cette définition naturaliste", écrivait-elle dans une tribune en 2011.

Conseillère auprès de la ministre jusqu'en avril 2013, la militante Caroline De Haas, fondatrice de l'association Osez le Féminisme ! est elle aussi dans le collimateur. D'emblée, elle a défrayé la chronique en imposant aux membres du gouvernement Ayrault des séances de "sensibilisation aux stéréotypes de genre". "Ce n'était pas Caroline De Haas qui était sous la tutelle de Najat, c'était le contraire", glisse un député de gauche. Cette ancienne collaboratrice de Benoît Hamon, classée à la gauche du PS, est l'une des inspiratrices des lois sur l'égalité homme-femme et sur la prostitution qui électrisent les défenseurs des traditions. Au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, s'active aussi Gilles Bon-Maury, ex-président du courant Homosexualités et Socialisme (HES) qui "propose de fonder le droit de la famille sur l'engagement parental et non plus sur des faits biologiques". La mission de ce conseiller : "L'accès aux droits et la lutte contre les violences faites aux femmes et la lutte contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre". Chargé par Martine Aubry de plancher sur les "nouvelles familles" dans le cadre du Laboratoire des idées censé "réarmer idéologiquement le PS", ce militant des droits homos avait contribué à faire du mariage gay et de l'autorisation de la PMA pour les couples lesbiens une des revendications de la plate-forme socialiste de 2012. Ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal et ex-maire du 4e arrondissement, quartier gay de la capitale, est, elle aussi, une militante convaincue de la PMA pour les couples lesbiens. Mais elle n'a remporté aucun de ses arbitrages de l'Elysée. Il est vrai que l'utilisation de la PMA hors de ses applications thérapeutiques ne figurait pas dans les 60 engagements de François Hollande. Quant au projet de loi Bertinotti sur la famille, qui prévoyait notamment la création d'un statut du "beau-parent", il a été ajourné sine die. La gauche de gouvernement incarnée par Manuel Valls a d'abord tenu compte de l'état de l'opinion...

Qui s'en plaint ? Une escouade de parlementaires de la majorité. Des verts, en première ligne, comme le député Sergio Coronado. Qualifié d'"hystérique" par le patron des députés UMP Christian Jacob lors des débats sur le mariage homosexuel à l'Assemblée, cet ancien assistant parlementaire de Noël Mamère œuvrait déjà en coulisses pour monter le premier mariage gay, à Bègles, en 2004. Il mène la bataille pour l'ouverture de la PMA à toutes les femmes et a signé l'amendement EELV supprimant la notion de "bon père de famille". Coronado veut désormais déposer une loi facilitant le changement d'état civil pour les transsexuels. "Sur ces questions-là, la gauche n'avance qu'à reculons depuis une vingtaine d'années, plaide-t-il. C'était déjà le cas au moment du pacs. On ne réforme pas à la papa. Le champ social n'est pas un long fleuve tranquille." Un temps membre d'EELV, l'avocate Caroline Mécary, spécialiste de l'homoparentalité, inverse la charge de la preuve : "Si lobby il y a, c'est le lobby catholique intégriste lié aux fondamentalistes américains, qui a soutenu le collectif de la Manif pour tous."

Chez les socialistes, les militants historiques n'entendent pas non plus baisser les bras. Dans une tribune au "Monde", le député Bernard Roman, à l'avant-garde de ces combats, vient d'annoncer qu'il serait "partie prenante à toute initiative" visant à ouvrir la PMA aux couples d'homosexuelles. De quoi faire peur à Hollande et Ayrault ? L'un et l'autre se souviennent qu'en décembre 2012 un amendement ouvrant la PMA aux couples de femmes mariées avait recueilli 126 votes favorables contre 61 voix hostiles au sein du groupe socialiste à l'Assemblée. L'avertissement a bien été entendu à l'Élysée qui, pour ne pas nourrir les peurs de la rue, a préféré battre en retraite.

Contrairement à ce qu'aurait pu croire les mouvements réactionnaires du catholicisme ce n'est pas eux qui ont fait reculer le gouvernement, mais une opposition au sein de sa propre majorité à propos la PMA. Et quant on voit le Printemps français, cette opposition au mariage pour tous semble ne plus voir ce qui est du domaine du fantasme et de la réalité, cela ne peut donner qu'une mauvaise vision de la situation car la loi sur la famille n'a été que reportée.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 16 Février 2014

IrishTimes.com dans son article du samedi 15 février 2014 nous montre que l'Association des prêtres catholiques (ACP) a critiqué la décision des évêques irlandais de ne pas publier les résultats du questionnaire parrainé par le Vatican sur un éventail de questions controversées.

L' enquête a été menée dans les paroisses à travers tout le pays avant le Synode extraordinaire sur la famille à Rome en octobre prochain. Ce processus qui a lieu dans le monde entier, aborde un éventail de sujets, y compris l'homosexualité, le sexe avant le mariage et la question de la communion pour les divorcés remariés.

L'ACP a déclaré que la décision de ne pas rendre publiques les conclusions était contraire à l'ouverture du pape François qui est venu "à un moment où l'Église en Irlande est considérée avec suspicion. Cette décision des évêques ne servira qu'à faire que beaucoup se demanderont si ils se sont vraiment rendu compte des points de vue des gens". L'ACP dit que cela "permettra également de créer le soupçon au fait que les résultats de l'enquête peuvent être adaptés afin de les rendre plus acceptable aux vues traditionnelles du Vatican. Et ils susciteront une spéculation inutile quant à leur contenu". Pour l'ACP : "Cette approche secrète confirme une fois de plus la nécessité pour l'Eglise catholique irlandaise - à tous les niveaux - d'apprendre la valeur de la transparence."

Cependant, la position officielle de l'Église est que l'enquête est une question pour le Synode et qu'elle est conçu pour aider à informer la conférence dans deux semaines, plutôt que d'être destiné au public. Martin Long, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques irlandais, a déclaré que le processus même de recueillir des informations sur les points de vue des personnes était dans l'esprit du pape François. Il signale que : "Tous les retours doivent être considérés ensemble et faire autrement porterait atteinte à l'intégrité du processus", se référant à aux enquêtes menées dans d'autres pays. Il ne pouvait pas dire si les observations enregistrées seraient rendues publiques après le Synode qui se réunit cette année .

Toutefois, plus tôt cette semaine, l'ACP indiquait que les conférences des autres évêques avaient bougé pour publier les résultats, en nommant l'Allemagne et la Suisse en particulier. Il dit que ceux publiés à ce jour affichaient une divergence entre les enseignements de l'Église sur le mariage, la sexualité et la vie de famille , et les croyances des catholiques. Martin Long dit qu'il ne pouvait pas commenter ce qui se passait dans d'autres pays.

Ce questionnaire pour le synode pour la famille montre le décalage de l'Eglise avec ses fidèles et l'ACP craint que les évêques irlandais ne jouent pas le jeu, ce qui ne serait pas la première fois. On sera irrémédiablement déçu, car les évêques comme en Suisse ne veulent pas que l'enseignement de l'Église se soumette à l'opinion majoritaire, ils voudront utiliser le questionnaire pour mettre en avant l'enseignement traditionnel sur les familles qui doit s’appuyer sur les cours de formation chrétienne pour adulte afin de mieux saisir le sens de la morale catholique. Cette bonne initiative du pape François commence devenir un bel espoir finissant par le manque de volonté des évêques à comprendre les fidèles.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 15 Février 2014

nouvelobs.com nous montre dans son article du vendredi 14 février 2014 que vingt mille fiancés ont fêté vendredi la Saint-Valentin dans l'euphorie avec le pape qui les a exhortés "à ne pas avoir peur des choix définitifs" et à se demander pardon, condition de leur réussite.

L'amour "ne doit pas être construit sur le sable des sentiments, mais la roche de l'amour vrai, qui vient de Dieu. Il y a une peur générale de faire des choix définitifs (....) mais ne vous laissez pas vaincre par la culture du provisoire", a exhorté le pape lors de cette fête ressemblant à une immense kermesse paroissiale italienne, par un temps radieux, sur la place Saint-Pierre. "Le mari parfait n'existe pas, la femme parfaite n'existe pas, et encore moins la belle-mère parfaite!", a-t-il prévenu avec humour.

Devant une foule de fidèles de 24 pays mais en grande majorité des Italiens, le pape a basé sa catéchèse sur trois mots: "permesso" ("s'il te plait") "grazie" et "scusa" ("pardonne-moi"). Cela permet d'"entrer dans la vie des autres avec courtoisie", a-t-il résumé. Les désaccords et "les nombreuses erreurs", chacun les vit, et c'est pourquoi "il ne faut jamais finir la journée sans faire la paix", a-t-il recommandé, alors que beaucoup de couples divorcent.

"Ce pape correspond un peu plus à notre façon de vivre, à la vie actuelle, à la famille nouvelle", se félicite la Française Emmanuelle, 29 ans, au milieu des chants et des danses sur la place. Croyante, Emmanuelle est venue à Rome avec Benoît, athée. Ils ont laissé leurs deux enfants à leurs parents. "Benoît a pris l'initiative de s'inscrire à une préparation de mariage, alors qu'il est athée. Nous avons commencé il y a quinze jours. Cela me touche beaucoup qu'il ait accepté, c'est une belle preuve d'amour", témoigne Emmanuelle.

C'est Benoît qui tient le petit coussin blanc signé "Franciscus" que le Vatican a distribué à tous les inscrits, comme un talisman. C'est à ce coussin que doivent être attachées par des rubans, le jour de la messe de mariage, les deux alliances. Ce qui frappe, c'est que beaucoup ne sont pas venus endimanchés et proviennent de milieux et âges très variés. La fête qui s'est terminée par l'habituel bain de foule du pape, était organisée pour les couples suivant une préparation au mariage, condition jugée essentielle par l'Église.

Originaires du Latium, Serena, 32 ans, et Daniele, 38 ans, vont se marier en octobre. Ils se connaissent depuis dix ans et ne vivent pas ensemble. "Je crois dans le sacrement du mariage, nous n'avons pas à faire nos preuves en vivant ensemble avant", explique Serena. Un couple romain, Maria Flavia, 41 ans, et Emmanuele, 32 ans, cohabite depuis deux ans mais "nous n'avons pas encore décidé si nous nous marierons", explique Maria Flavia. "Nous sommes venus pour entendre une impulsion du pape François". "C'est difficile le mariage aujourd'hui. C'est facile de se marier et de se séparer ensuite, ce n'est pas ce que nous voulons", ajoute-t-elle.

Le pape François, hostile au mariage gay, est très attentif à la crise du couple traditionnel catholique, marqué par de nombreux divorces et séparations après un mariage à l'Église, souvent simple convention sociale. Un consistoire et deux synodes doivent examiner ces questions dans les douze prochains mois.

Jorge Mario Bergoglio a souvent appelé les catholiques à "aller à contre-courant", en adhérant au mariage qui "n'est pas une simple force de gratification affective". En même temps, le pape, réaliste, ne fait guère de remarques sur la cohabitation avant mariage, très courante, alors que Jean Paul II et Benoît XVI insistaient plus sur ce point.

La "Saint-Valentin du pape", à l'initiative du Conseil pontifical de la famille, a eu un succès inattendu, sans doute dû aux fortes attentes que suscite le souverain pontife argentin, jugé plus tolérant à l'égard des situations les plus diverses.

Cette initiative montre que le pape François donne une grande importance à la famille qui espérons le saura écouter ce qu'elles auront à lui dire lors du prochain synode sur la famille.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 14 Février 2014

BFMTV.com et HuffingtonPost.fr dans leurs articles montrent qu'Anne Hidalgo a accusé, jeudi 13 février, le Front national de "joue(r) contre la République", demandant à son candidat parisien Wallerand de Saint-Just d'"arrêter de (se) cacher derrière un masque de respectabilité".

La candidate s'exprimait dans le cadre d'un débat à Sciences-Po, au cours duquel se sont succédé à la tribune les candidats à la mairie de Paris, chacun posant une question à celui qui le suit. Plusieurs syndicats de gauche et d'extrême gauche, Unef et Solidaires, ainsi que les antennes de Sciences-Po du PS, du MJS, du Front de gauche et d'EELV avaient appelé à venir manifester vers 16h devant l'établissement de la rue Saint-Guillaume. Une dizaine de manifestants antifascistes extérieurs à l'école ont brièvement fait irruption dans le hall avant d'en être évacués, selon un responsable de l'organisation qui a souhaité conservé l'anonymat.

Invitée à poser une question à Wallerand de Saint-Just, Anne Hidalgo a refusé. "Je n'ai aucune question à laisser à Wallerand de Saint-Just, qui est le leader parisien du FN, un parti qui joue contre la République. J'ai simplement envie de lui dire 'arrêtez de vous cacher derrière un masque de respectabilité, vous n'avez rompu en rien avec ce que sont vos racines, et aujourd'hui on sait bien que ces racines sont en train de provoquer des désastres dans notre fonctionnement démocratique'", a-t-elle expliqué.

Anne Hidalgo a le mérite de dire ce que tout le monde pense, oui le FN est un parti d'extrême droite, et il met en avant les thème traditionnels de l'extrême droite, l'opposition à l'Union européenne et à l'immigration, et la stigmatisation l'islam. En gros un pari antirépublicain qui s'oppose à la liberté, l'égalité et la fraternité. Sa dénonciation du système pourrait être efficace si le FN n'en faisait pas partie.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 13 Février 2014

APIC dans une dépêche du mercredi 12 février 2014 montre que du point de vue du futur cardinal Gerhard Ludwig Müller, des femmes pourraient accéder à de hautes responsabilités au Vatican. Il n'est certes pas envisageable qu'elles président des Congrégations, mais "on pourrait tout à fait les imaginer à la tête de Conseils pontificaux", a-t-il affirmé à l'agence CIC, partenaire de l'Apic à Rome.

Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi cite les Conseils pontificaux pour la Famille ou pour la Pastorale des services de la santé comme exemple d'organes qui pourraient être présidés par une femme. Par contre, l'exercice de tâches juridictionnelles dans l'Église catholique est liée à la prêtrise et ne peut être confiée à des laïcs.

Les 9 Congrégations du Saint-Siège sont des ministères de l'Eglise attachés à des missions centrales. Leurs domaines de responsabilité touchent au clergé, aux évêques et à la doctrine de l'Eglise catholique. Par contre, les Conseils pontificaux n'ont en général pas de compétences juridictionnelles. Ils sont surtout des organes de promotion. Mais jusqu'à présent, aucune femme ne se trouve à la tête d'un de ces Conseils.

L'archevêque Müller, qui sera créé cardinal le 22 février, estime que des femmes pourraient occuper des postes clés dans les domaines de la recherche théologique, de l'enseignement, de l'accompagnement ou de l'entraide. Il s'oppose à l'introduction d'un quota fixe, car il ne s'agit pas "d'engager des femmes ou des laïcs à tout prix".

En gros Mgr Müller propose une promotion aux femmes sans aucun pouvoir juridictionnel, il y a encore du travail pour que les femmes aient une vraie place dans l'Église.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 12 Février 2014

HuffingtonPost.fr, L'Express.fr et RTL.fr dans leurs articles du mardi 11 février 2014 nous montre que le Printemps français, groupe d'opposants radicaux au mariage homosexuel, appelle les parents à contacter les bibliothèques pour qu'elles retirent des rayonnages les livres reflétant à ses yeux la "théorie du genre". L'ouvrage Tous à poil, dont les ventes explosent depuis le début de la polémique est bien sûr visé. Le gouvernement a aussitôt condamné "ces pressions".

À l'origine de cet appel, un blog marqué très à droite, le Salon beige, qui depuis la semaine dernière dresse une liste de "bibliothèques idéologiques" proposant des livres "à la gloire du 'gender'", de la "théorie du genre". Le site fournit même les coordonnées des bibliothèques, pour faciliter la démarche des parents. Sont ainsi dans le viseur du mouvement radical, des ouvrages comme Tango a deux papas, et pourquoi pas ?, La princesse qui n'aimait pas les princes ou encore Dinette dans le tractopelle.

"Les livres qui mettent dans la tête d'une petite fille ou d'un petit garçon qu'ils ne sont pas forcément fille ou garçon en fonction de leur sexe biologique mais qu'ils décideront quand ils seront plus grands, ces livres-là doivent être mis à part", estime Béatrice Bourges, la présidente du Printemps français. Elle considère que ces ouvrages "sèment la confusion" dans la tête des petits.

"On demande aux parents d'appeler les bibliothèques, d'appeler les mairies pour que ces livres soient retirés des rayonnages", explique-t-elle, se félicitant que des appels téléphoniques aient déjà été émis "un peu partout" en France par des "parents citoyens soucieux de l'éducation de leurs enfants".

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a dénoncé lundi les pressions exercées contre des bibliothèques par "des mouvements extrémistes". "Près d'une trentaine de bibliothèques publiques ont fait l'objet, ces derniers jours, de pressions croissantes de la part de groupuscules fédérés sur internet par des mouvements extrémistes qui en appellent désormais à la lutte contre ce qu'ils appellent les bibliothèques idéologiques", a affirmé la ministre dans un communiqué.

Selon Mme Filippetti, ces groupes "se rendent dans les bibliothèques de lecture publique, exercent des pressions sur les personnels, les somment de se justifier sur leur politique d'acquisition, fouillent dans les rayonnages avec une obsession particulière pour les sections jeunesse, et exigent le retrait de la consultation de tout ouvrage ne correspondant pas à la morale qu'ils prétendent incarner".

Même inquiétude du côté des professionnels. L'Association des bibliothécaires de France (ABF) a exprimé son "désaccord profond avec ces prises de positions partisanes et extrêmes". Selon elle, les ouvrages visés sont issus d'une bibliographie proposée par un syndicat enseignant pour promouvoir l'égalité femme-homme et la lutte contre l'homophobie. La directrice du Salon du livre jeunesse de Montreuil, Sylvie Vassallo, s'inquiète quant à elle des "attaques" qui "se multiplient depuis quelques mois sur le caractère 'pernicieux' de la littérature jeunesse".

"Ça existe peut-être mais je ne suis pas au courant", a réagi mardi Béatrice Bourges, évoquant simplement des appels téléphoniques.

Ces actions ont notamment visé les villes de Versailles, Rennes, Nantes, Dole, Toulon, Lamballe, Saint-Etienne, Troyes, Le Chesnay, Massy, St-Germain-en-Laye, Andernos-les-Bains, Neuilly-sur-Seine, Mérignac, Tours, Strasbourg, Castelnaudary, Quimperlé, Boulogne-Billancourt, Riom, Clermont-Ferrand, Lyon, Viroflay et Cherbourg, selon une source proche du ministère.

Le président de l'UMP Jean-François Copé a critiqué dimanche un livre, Tous à poil, qu'il avait présenté comme recommandé par le Centre national de documentation pédagogique aux enseignants pour les classes primaires. Selon le ministère de l'Education, il s'agissait en fait d'un livre recommandé par une association encourageant la lecture chez les jeunes dans la Drôme et l'Ardèche, reprise par l'académie de Grenoble.

Le Printemps français avec sa pseudo-censure est devenu le meilleur instrument pour que les parents découvre ces livres, ce qui n'est en rien étonnant car la censure a toujours été le meilleur moyen pour faire connaître ces ouvrages mais aussi de les rendre populaires et comme le dit le Manifeste de L'UNESCO, il faut proposer des collections reflétant les tendances contemporaines et l’évolution de la société. Comme le dit Juvénal dans ses Satires : «La censure épargne les corbeaux et s'acharne sur les colombes.»

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 11 Février 2014

Les attaques sont un moyen de ne pas voir la réalité en face, comme nous avons pu le voir dans ce blog, pourtant l'Église n'a pas besoin de répéter ou de reformuler les doctrines ou les dogmes existants, mais plutôt de chercher à enseigner le message du Christ à la lumière de l'évolution constante du monde contemporain, elle doit pour cela utiliser les remèdes de la miséricorde plutôt que les armes de la sévérité. Donc nous allons répondre à ces attaques qui veulent nous donner des intentions que nous n'avons pas :

1) Vous n'aimez pas l'Eglise ou vous êtes en colère contre elle ?

C'est une vieille attaque. Sur ce blog, on nous la donne souvent. Comme tous les catholiques, nous avons des responsabilités au sein de notre paroisse et nous acceptons naturellement de lui rendre des services. Nous aimons l'Église et pourtant il faut écouter les craintes des fidèles, le problème c'est que beaucoup on cru que l'élection du pape François allait tout régler. Tout n'est pas réglé. Dans une famille quand on aime, on ne doit pas laisser ses proches continuer à se réfugier dans le passé alors qu'ils peuvent aller de l'avant. Il faut même être dur. Ce que nous voulons c'est que l'Église aille de l'avant pas qu'elle s'enferme dans l'illusion à l'image de Mgr Ouellet :"nous serons moins nombreux mais nous serons plus lumineux". Nous attendons de voir la lumière, car les manifestations dites pour tous renvoient plutôt un message obscurantiste bien éloignée de ce que Jésus a dit à un scribe dans Marc 12, 29-31 sur les plus importants commandements : "Le premier, c'est : Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur; tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là." Un texte montrant que la luminosité se fait dans la diversité, car Jésus y fait un des rares compliment à un de ses adversaires, un scribe, probablement pharisien. Ce qui montre qu'à l'époque les débats étaient fraternels du fait d'une tradition juive qui acceptait les remises en question. Peut-être que l'Église devrait s'en inspirer à l'heure actuelle.

2) Vous êtes contre la doctrine ?

Là c'est une image d'Épinal. Progressiste, c'est forcément être contre la doctrine. La doctrine est un ensemble de principes et d'opinions liés à un mouvement religieux. L'histoire a montré que la doctrine évolue et qu'elle n'a pas toujours eu le même sens. C'est comme dire que Jésus, Paul, les épîtres pseudo-pauliniens, celui de Jacques, les apologistes, les Pères de l'Eglise d'Occident et d'Orient, les docteurs de l'Église et les théologiens et exégètes depuis le XVIIIe siècle auraient tous pensé la même chose, ce qui serait anachronique. Donc l'enfermer est dangereux. Souvenons nous que des théologiens comme Congar ou de Lubac furent jugés contraire à la doctrine; pourtant l'Église a avancé grâce à eux pour donner le concile Vatican II. Enfermer la doctrine en oubliant que la Tradition sur laquelle elle repose a toujours été en évolution depuis les épîtres de Paul est un non sens qui malheureusement a pris corps depuis le Syllabus de 1864 du pape Pie IX contre le modernisme. D'ailleurs Paul le dit très bien lui-même dans 2 Corinthiens 3, 6 : "la Lettre tue, mais l'Esprit donne la vie." Ce qui signifie qu'une pratique trop sévère de la loi écrite quitte à même la charger encore avec la loi orale empêche de la vivre pleinement en Esprit en faisant une contrainte. L'Église ne fait-elle pas la même chose à l'heure actuelle en rajoutant toujours plus de contrainte au lieu de se référer aux enseignements de Jésus voire même de Paul qui mettent en avant la charité envers le frère avant la Loi et s'élevaient contre le fait déjà à l'époque d'une certaine volonté à vouloir isoler la religion juive en une religion communautariste avec la volonté de certains pharisiens de vouloir de faire du peuple hébreu, un peuple de prêtres.

3) Comment pouvez vous être comme la Manif pour tous ?

C'est normal, puisque nous retenons cette parole que dit le pape Jean XXIII à propos des prophètes de malheur : "Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés; ils se conduisent comme si l'histoire, qui est maîtresse de vie, n'avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d'autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l'Église. Il nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin. Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l'Église, même les événements contraires." Les catholiques ne doivent pas se réunir pour condamner, mais pour présenter un autre visage de l'Église. Il y a de bien meilleur combat que d'être contre le mariage pour tous, contre l'IVG ou de lancer des rumeurs sur les programmes familiaux d'un gouvernement. L'Église doit être au service du monde et des pauvres. On ne peut pas servir le monde quand on veut imposer sa vision et de façon sèche.

4) Vous vous trompez sur les communautés nouvelles et les mouvements ecclésiaux ?

Nous aimerions bien, mais l'expérience nous a montré que ces mouvements n'apporteront pas le renouveau souhaité. Pourtant, nous avons des amis en leur sein. Devons nous être plus naïf que Paul quand il disait : "Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien" (Corinthiens 13, 1-2). Si Paul se méfait de telles pratiques, pourquoi devrions nous être aveugles. Comme le disait ce dernier : "Que celui qui reçoit l'enseignement de la Parole fasse une part dans tous ses biens en faveur de celui qui l'instruit. Ne vous faites pas d'illusions : Dieu ne se laisse pas narguer; car ce que l'homme sème, il le récoltera. Celui qui sème pour sa propre chair récoltera ce que produit la chair : la corruption. Celui qui sème pour l'Esprit récoltera ce que produit l'Esprit : la vie éternelle. Faisons le bien sans défaillance ; car, au temps voulu, nous récolterons si nous ne nous relâchons pas. Donc, tant que nous disposons de temps, travaillons pour le bien de tous, surtout celui de nos proches dans la foi (Galates 6, 6-10)." Si nous devons travailler pour le bien de tous, il faut donc ne pas interdire à d'autres des droits. Le problème avec les communautés nouvelles et les mouvements ecclésiaux, c'est qu'on nous parle d'Esprit, mais comment faire si on l'attache à la corde de la doctrine qui au lieu d'être souple est ici dure pour éviter de voir les changements du monde, oubliant ironiquement ce qu'à dit Paul sur la Torah écrite en particulier dans 2 Corinthiens 3, 6, alors qu'ils se réclament de l'Esprit oubliant ce qu'il est vraiment, l'instrument de la Parole de Dieu, de fait comme le montre le baptême de Jésus et le récit de la Pentecôte, c'est lui qui décide Jésus et ses disciples à enseigner le message d'un Dieu qui invite l'homme à le suivre et non à le convertir comme dans le sens moderne , mais plutôt comme on l'entendait dans le sens ancien, à leur faire changer de cœur pour accueillir un Dieu d'amour et non un Dieu de contrainte symbolisé à l'époque par la Loi juive et actuellement par le dogme qui éloigne tous ceux qui ne se retrouvent pas dans ce message à l'époque les pécheurs et le peuple de la terre, aujourd'hui les pauvres et les ouvriers. De plus dans ces communautés, on rencontre également le culte du chef. L'Opus Dei avec Josémaria Escriva de Balaguer et la communauté Saint-Jean avec Marie-Dominique Philippe en sont les plus beaux exemples. Pourtant Jésus n'a-t-il pas dit dans Matthieu 23, 8-10 : «Pour vous, ne vous faites pas appeler «Maître», car vous n'avez qu'un seul Maître et vous êtes tous frères.» «N'appelez personne sur la terre votre «Père», car vous n'en avez qu'un seul, le Père céleste.» «Ne vous faites pas non plus appeler «Docteurs», car vous n'avez qu'un seul Docteur, le Christ.»

5) Nous ne sommes pas républicains ?

Être républicain, c'est soutenir la liberté, l'égalité et la fraternité. Donc limiter les droits pour d'autres personnes, ce n'est pas l'égalité et cela contredit la fraternité. On ne peut pas avoir la liberté sans l'égalité et la fraternité. Nous sommes nés d'immigrants portugais fuyant la dictature salazariste et c'est eux qui nous ont fait aimer la République française, car elle avait tout ce qu'ils n'avaient pas : liberté de s'informer, de débattre, de s'exprimer et de voter. Ces droits élémentaires, ils auraient pu l'attendre de l'Église dans leur pays et bien non, car elle a soutenu ce régime qui bradait les libertés de sa population. Heureusement que maintenant, c'est le contraire. Donc, il est normal que nous nous élevions pour que d'autres aient des droits qu'ils n'ont pas et que nous sommes contre le fait de revenir sur d'autres droits. C'est pour cela que nous ne comprenons pas un mouvement comme la Manif pour tous qui en plus a du mal à comprendre en particulier au niveau du mariage pour tous qu'elle n'a pas son mot à dire, car depuis la loi de 1905, l'Église et l'État sont séparés, de ce fait la première n'a pas son mot à dire au niveau de la législation civile, ce qui est le cas au niveau du mariage et de l'adoption pour les personnes de même sexe.

6) Nous ne débattons pas ?

C'est bizarre, car nous ne faisons que ça. D'ailleurs nos commentaires en sont une preuve. Nous répondons toujours, même si les réponses ne font pas toujours plaisir. Le problème, c'est que nous voulions faire de ce blog un lieu de débat intelligent, malheureusement nous n'avons pas toujours eu des interlocuteurs prêts à cela. Notre blog existe pour débattre pas pour se faire insulter ou nous faire dire ce que n'avons pas dit. Nous aimons arriver à un consensus, mais comment y arriver quand beaucoup de traditionalistes et de conservateurs viennent constamment vous harceler pour changer ce que vous écrivez. Ont-ils peur que des catholiques puissent voir que dans l'Église la miséricorde existe encore ? Ce blog montre que finalement l'Église doit débattre comme le fait le judaïsme qui en est arrivé à admettre des femmes rabbins car rien ne s'y opposait dans la Tradition. Un débat qui fut demandé sur le mariage pour tous par des groupes ouverts comme David & Jonathan, l'Action Catholique Ouvrière, le Réseau du Parvis, l'association "Femmes et hommes, égalité, droits et libertés dans les Eglises et la société" (FHEDLES), le Carrefour des chrétiens inclusifs, et les protestants d'Évangile et Liberté et du Mouvement du christianisme social. D'ailleurs nous avons tenté de lancer le débat, lors d'une assemblée paroissiale, ce que nous avons regretté c'est que notre prêtre bien que progressiste n'ai pas osé lancé le débat sur l'adoption des enfants par des homosexuels et des lesbiennes bien que le pape François lorsqu'il était archevêque de Buenos Aires n'y était pas opposé. Ce qui nous inquiète, c'est que lors de cette assemblée, nous avons pu remarquer ce qui est pire que les proposition que nous y avons faite s n'ont soient pas été retenues voire même modifiées, car nous ne nous souvenons pas que les communautés nouvelles aient quelque chose à voir avec les communautés ecclésiales de base d'ailleurs sans ces dernières, le Honduras serait tombé entre les mains des chrétiens évangéliques, ces fous de Dieu desquels ils veulent qu'on se rapproche. Sans oublier notre proposition d'un meilleur accueil des homosexuels au sein de l'Église fut tout simplement effacé. Nous avions également voulu un groupe de réflexion de la Bible, afin de permettre à ceux qui sont éloignés de la religion de découvrir Jésus, proposition transformée en groupe de lecture de la Bible, où ne vont que les convaincus, la plupart du temps des membres des communautés nouvelles. Si dès les paroisses, on freine des initiatives qui pourraient apporter un certain renouveau, il n'est pas étonnant que le message qu'elle porte ne soit écouté par personne sauf les convaincus. Le Christ ne cherchait pas convaincre les convaincus mais à ce que Dieu accueille tout le monde même ceux qui n'étaient pas Juifs dans le Royaume de Dieu qui allait arriver.

Nous savons bien que malgré ces réponses, certaines personnes diront encore que nous ne sommes pas catholiques, mais catholique veut dire aussi "universel". Après tout l'unité se fait dans la diversité. Devons-nous rappeler que l'Église primitive était fortement divisée à ses débuts. En effet, l'histoire a depuis montré que différents groupes existaient, celui autour de la base primitive autour des disciples et des frères de Jésus, celui autour du groupe des Hellénistes, celui autour de Paul, celui des cercles johanniques d'Éphèse, celui d'Apollos et peut-être celui autour de Thomas, si l'Évangile qui porte son nom constitué d'abord sans apport gnostique, peut-être un groupe samaritain autour de Simon le Mage qui n'a rien à voir avec le gnostique Simon de Gitton. Dans les faits, c'est l'auteur de l'Acte des apôtres entre 80 et 90 qui a construit une unité qui n'a jamais existé essayant de démontrer que ce qu'avait dit Paul dans le premier épître au Corinthiens que les chrétiens devaient être unis derrière le Christ malgré leur division et donc l'auteur la crée par le biais de l'épisode de la conversion de Corneille et du concile de Jérusalem de 48, mais il ne parvient pas à cacher les division qui ont lieu au sein de la communauté primitive. Il suffit de lire le dernier voyage de Paul à Jérusalem trop révélateur du sujet et de ce fait même démontre ce qu'aurait voulu l'auteur à son époque, une vraie unité au sein de la communauté chrétienne trop divisée pour cela.

Comme nous le disons dans notre blog, nous voulons une Église qui serve mais ne condamne pas. Un travail encore long, car les derniers événements ont démontré que la miséricorde n'est pas encore entrée dans les mœurs. L'Église devrait être comme la Soul Music et parler à l'âme, comment faire si on met des freins à celle-ci.

tai_gong_wang et freyr1978

Les attaques ne justifient que ceux qui ont des préjugés à votre encontre

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost 0

Publié le 10 Février 2014

BostonGlobe.com nous montre dans son article du dimanche 9 février 2014 que Mgr Sean O'Malley, archevêque de Boston et membre du G8 du pape François, semble signaler la possibilité de percées sur deux fronts : les femmes dans l'Église, et la pratique d'accorder des annulations pour la mariage, ce qui signifie une déclaration de l'Église sur la dissolution d'un mariage ce qui fait que, techniquement, le mariage n'a jamais existé.

Mgr O'Malley déclare qu'il est possible que le pape François puisse nommer une femme à la tête d'un important département de décision au Vatican, comme l'hypothétique "Congrégation pour les laïcs". Certains théologiens croient que seuls les clercs peuvent exercer le pouvoir au nom du pape. Tout en excluant les femmes prêtres et les femmes cardinales, le pape François appelle à un plus grand leadership des femmes, un sentiment dont Mgr O'Malley se fait l'écho. Il dit qu'il "pense que nous avons tous hâte d'avoir des laïcs plus engagés, en particulier plus de femmes dans des postes de responsabilité au Vatican".

Sur les annulations de mariage, Mgr O'Malley dit que le système dabs l'Église doit devenir plus "facile à utiliser", peut-être en permettant d'apporter à certains cas une conclusion, au niveau national, sans faire appel à Rome. Il soutient que : «Parfois, le processus peut traîner pendant des années, ce qui ne devrait pas arriver».

Pour le reste rien ne change. Il ne voit aucune justification théologique pour assouplir les règles au niveau des divorcés remariés. Il avertit également ceux qui ont des attentes élevées que le changement de ton qui présagerait des changements majeurs dans les enseignements de l'Église sur la contraception, l'avortement, l'homosexualité, et d'autres questions seront susceptibles d'être déçu.

Le synode sur la famille apporte de grandes attentes qui risquent d'amener de belles déconvenues, car si cette consultation ne sert qu'à amener l'Église à vouloir se limiter à l'enseignement traditionnel l'échec sera patent. Enfin, pour les femmes les promesses ne sont pas des actes, et leur donner des ministères laïcs comme le diaconat, le lectorat et l'acolytat serait un geste bien plus visibles et parlant.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 9 Février 2014

Un climat réactionnaire désespère l'Europe, comme en France, il s'agit de 10% de l’électorat allant de l’extrême droite au centre-droit. Une minorité bruyante, mais qui au grand désespoir des catholiques sont souvent ses mouvances les plus réactionnaires qui s'estampillent maintenant Manif pour tous et essayent de nous faire croire qu'ils sont apolitiques. Beaucoup de catholiques ont honte d'être comparé à ces groupes qui ne les représentent aucunement. Il faut donc un "New Deal" pour les catholiques qui ne doivent pas avoir honte de reprendre ces catholiques emplis de préjugés. L'exemple de l'Amérique latine dont la population catholique est majoritaire et qui adopte des mesures progressistes devraient nous inspirer.

Les catholiques devraient être mus par une vision active pour la liberté et la justice civiles, pour l'expansion des programmes de développement sociaux au delà de grands programmes de société, la participation active des minorités à la politique et l'opposition catégorique aux attitudes conservatrices des catholiques réactionnaires et à l'attitude distante de beaucoup de ceux-ci aux sérieux problèmes sociaux comme la pauvreté et le racisme. Comme le disait Robert Francis Kennedy : «Chaque fois qu’un homme se dresse pour défendre un idéal, améliorer le sort de ses semblables, redresser une injustice, naît une minuscule vaguelette d’espoir et, venues d’innombrables foyers d’énergie et d’audace, elles forment un courant qui peut balayer les plus puissantes murailles d’oppression et de résistance».

Il faut que les catholiques aient un discours, profondément novateur, ils doivent s'imposer par la simplicité, la charge émotionnelle, sur des sujets qui touchent chaque peuples : la liberté, la démocratie, les droits civils, l'éducation, la santé publique, la lutte contre la violence. Ils ne doivent pas se contenter de discourir, ils doivent agir, se rendre auprès des travailleurs, des ghettos urbains, rencontrer les militants des syndicats et des droits de l'homme, devenir la voix d'une partie majoritaire de la population qui n'a jamais eu droit au chapitre.

Il faut donc que les catholiques examinent tout et ne prennent rien pour acquis. Ils ont une obligation morale dans ce sens et doivent onc faire un effort honnête afin de comprendre l'autre pour avancer ensemble. Ils doivent travailler avec leurs opposants pour résoudre les problèmes intérieurs surtout sociaux et non les combattre. Les catholiques doivent combler les lacunes qui existent actuellement entre les riches et les pauvres, entre jeunes et vieux. Il faut pour cela une conscience collective et se tourner vers l’autre. Il faut mettre en avant l’amour.

Il faut donc réformer en profondeur l'Église et lui donner un nouvel élan. Il faudra toujours qu'elle s'engage profondément dans la défense des minorités, des pauvres et des jeunes générations, et donc se mobiliser contre les inégalités. L'avenir d'une société revigorée est fondé sur le partenariat et l'égalité sociale, non sur les préjugés interdisant des droits à une partie de la population. Les catholiques ne devraient pas s'opposer sourdement aux gouvernements qui ne sont pas de leur bord mais seulement leur dire : "Qu'est-ce que vous voulez et comment puis-je aider ?"

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost 0