Publié le 31 Mars 2014

Les articles du nouvelobs.com et de TF1.fr du lundi 31/03/2014 nous montrent que près de deux ans après son arrivée à l'Elysée, François Hollande a subi dimanche un revers cinglant, avec la déroute des socialistes aux municipales et la victoire de la droite et du FN. Vote sanction et abstention ont bien été les maîtres-mot de ce second tour des municipales. La majorité de gauche a subi dimanche la sanction annoncée sans avoir pu contenir l'essor de l'UMP et de ses alliés centristes.

Selon des chiffres provisoires du ministère de l'Intérieur, la gauche a perdu 155 villes de plus de 9.000 habitants et le Front national et l'extrême droite en ont gagné 14 ou 15, il annonce quelque 1 200 conseillers municipaux.. A l'échelle nationale, la droite remporte 45,91% des suffrages, la gauche 40,57%, l'extrême droite 6,84% et les candidats sans étiquette 6,62%, toujours la place Beauvau.

Dès dimanche soir, Jean-Marc Ayrault a estimé que "le message clair des électeurs" devait être "pleinement entendu". Comment ne pas faire autrement qu'accepter alors que des bastions historiques de la gauche sont tombés comme Limoges (à gauche depuis 1912), Angers, Saint-Ouen, Bobigny (depuis plus d'un siècle), Pau ou encore Quimper. Le président de l'UMP Jean-François Copé a salué de son côté "une vague bleue" avec, de fait, la "première grande victoire" de son parti à une élection locale. La droite appelle le gouvernement à "changer de politique", tandis que la gauche a pris acte de résultats "décevants", promettant d'entendre le message des urnes.

L'ampleur de la déconvenue socialiste renforce l'hypothèse d'un remaniement ministériel rapide. La grande inconnue demeurait le sort de Jean-Marc Ayrault, qui a finalement démissionné. François Hollande a donc décidé de nommer Manuel Valls au poste de Premier ministre. François Hollande prendra la parole à la télévision à 20 heures.

Les élections ont montré qu'il fallait un nouveau premier ministre pour donner une ligne claire, et le message semble avoir été compris. la suite des événements nous dira si Manuel Valls a été le bon choix.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 30 Mars 2014

NCRonline.org dans son article du vendredi 28 mars 2014 nous montre qu'un militant de la paix et des droits de l'homme de longue date, arrêté de nombreuses fois, le père franciscain Jerry Zawada est suspendu de son ministère public pour avoir concélébrer la messe avec une femme prêtre en 2011. La lettre qui lui retire ses facultés sacerdotales publiques alors qu'il est âgé de 76 ans, est venu le 21 mars de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui examina la documentation relative à la liturgie du 22 novembre 2011, que le père Zawada concélébrait avec une femme prêtre catholique Janice Sevre - Duszynska.

La lettre dit qu'après avoir examiné attentivement les faits, ce dicastère a décidé d'imposer au père Jerome Zawada, une vie de prière et de pénitence à vivre dans le couvent Queen of Peace à Burlington, dans le Wisconsin. En outre, le père Zawada ne peut plus se présenter en public comme un prêtre ou célébrer publiquement les sacrements, mais il peut concélébrer la messe avec d'autres frères au couvent et en privé.

Le père Zawada déclara à NCR : "Je ne m'occupe pas de la partie de la prière", "mais quand ils m'ont appelé, et quand ils disent que j'ai besoin de passer du temps dans la pénitence, eh bien, je ne vais pas faire pénitence pour mes convictions et aussi pour les convictions de tant d'autres."

Le frère John Puodziunas, ministre provincial des Frères Franciscains de l'Assumption BVM province, dit qu'il n'a pas encore discuté de la lettre avec le père Zawada mais le fera peut-être au cours des prochaines semaines. Il confirme que cette lettre lui enlève son ministère sacerdotal public, mais il déclaré qu'il n'a pas été décidé de comment il va restreindre ses mouvements à l'extérieur du monastère. Dans le même temps, dit-il, "les couvents ne sont pas des prisons."

Le frère John Puodziunas déclare : "Je ne peux pas imaginer que nous nous approchons d'un point de vue qui serait : Il est restreint, il ne peut pas quitter le couvent, ce "genre de chose"." Comme il le signale : "Je pense que la lettre est assez claire, il s'agit pour lui de ne pas agir publiquement en tant que prêtre, ce qu'il n'a pas fait depuis des années de toute façon."

Le père Zawada malgré cette lettre dit : "Mais rien n'a changé dans les termes de mon engagement et de mes convictions" concernant l'ordination des femmes, ajoutant qu'ils n'ont fait que s'approfondir. Il dit également : "Je crois fermement en l'ordination des femmes et d'hommes mariés dans l'Église catholique", ajoutant qu'il se sentait obligé d'être transparent avec ses vues et qu'il avait beaucoup appris de prêtres de différentes confessions. Il dit ensuite : "Je sais qu'ils pensent que j'e n'ai pas très bien observé l'obéissance durant ces années, mais je me dois d'utiliser ma conscience. J'ai 'écouté d'autres personnes qui parlent également par la voix de Dieu."

Malgré la réception de la lettre de la Congrégation pour de la doctrine de la foi, le prêtre encore pugnace est conforté par des observations du pape en juin à la Conférence latino-américaine des religieux, sur le fait si une telle missive devait venir : "Ne vous inquiétez pas . Expliquez ce que vous avez à expliquer, mais allez de l'avant." Le père Zawada pose alors la question : "Même le pape François dit aux religieux américain de ne pas se soucier de la congrégation latine. Eh bien, pourquoi devrais-je men 'inquiéter, alors ?".

Le père Jerry Zawada est un homme de conviction, et ce n'est pas une lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui mettra fin à ses convictions. La hiérarchie catholique est figée sur la question des femmes, pourtant si nous sommes spirituellement des sémites comme le disait Pie XI, alors pourquoi nous ne suivons pas nos pères dans la foi, les Juifs. Ils ont discuté de la question de savoir si les femmes pouvaient devenir rabbin en sont arrivés à dire que rien dans la Tradition ne s'y opposait, car pour eux la halakah (l’ensemble des prescriptions, coutumes et traditions collectivement dénommées «Loi juive») est en évolution, car elle est en constante interprétation. Quand des prêtres disent la même chose, ils sont mis au silence et c'est le cas ici du père Zawada.

Merci !

Un Militant de longue date de la paix est suspendu de la prêtrise après avoir concélébré la messe avec une femme prêtre

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 29 Mars 2014

Liberation.fr et LeMonde.fr dans leurs articles du samedi 29 mars 2014 nous montrent que la réforme sur le mariage gay a déchiré le parti conservateur tandis que l’Église anglicane d’Angleterre, majoritaire dans le pays, l’a également contesté. Elle a exclu mi-février la bénédiction de mariages homosexuels ainsi que la possibilité pour les membres du clergé de se marier avec une personne du même sexe.

Cependant, l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby, chef spirituel des 80 millions d’anglicans dans le monde, a indiqué jeudi que l’Église ne mènerait plus campagne contre le mariage de couples de même sexe. «Je pense que l’Église a réagi en acceptant totalement l’idée que c’est dorénavant la loi, et doit réagir samedi en continuant à démontrer, dans la parole et les actes, l’amour du Christ pour tous les êtres humains», a-t-il déclaré au journal The Guardian.

L’évêque de Buckingham (nord-ouest), plusieurs évêques anglicans à la retraite ainsi que plusieurs rabbins se sont «réjouis qu’à partir de demain, les couples de même sexe puissent se marier en Angleterre et au Pays de Galles», dans une lettre ouverte.

Cette réforme, à laquelle les défenseurs des droits homosexuels sont très attachés, est avant tout symbolique, les couples homosexuels bénéficiant déjà des mêmes droits parentaux que les couples hétérosexuels : ils peuvent adopter, recourir à la procréation médicalement assistée et à une mère porteuse, pourvu qu'elle ne soit pas rémunérée. Ils peuvent également s'unir depuis 2005 dans le cadre d'un partenariat civil.

Contrairement à la France où d'immenses manifestations se sont succédé contre le mariage pour tous, le projet de loi britannique, approuvé en juillet 2013 au parlement, n'a suscité quasiment aucun remous dans l'opinion publique, majoritairement favorable à la réforme.

En Angleterre, les homosexuels ont été pris en considération et obtiennent de nouveaux droits, et l'Église anglicane fait l'effort de ne pas s'opposer à un changement de société comme le mariage gay qui est désormais inscrit dans la loi, un exemple à suivre pour certains dirigeants catholiques qui ne semblent pas comprendre que la loi est la même pour tous.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 28 Mars 2014

France24.com dans son article du jeudi 27 mars 2013 nous montre qu'au Vatican, le pape François qui a reçu Barack Obama a évoqué le droit à "l’objection de conscience" des catholiques américains. L’avortement est un des points de discorde entre les deux hommes. C’est l’un des points de divergence entre le chef de l’Église et le président américain. Jeudi 27 mars, à l’occasion d’une rencontre entre Barack Obama et le pape François au Vatican, le souverain pontife a défendu une nouvelle fois le "droit à la vie" pour les catholiques américains confrontés à des interruptions de grossesse.

Le Saint-Siège n’a pas vu d’un très bon œil la réforme de santé de Barack Obama qui prévoit, entre autres, le remboursement par les employeurs de la contraception et de la pilule abortive – deux mesures qu’ils jugent contraires aux droits religieux. Ils demandent donc une nouvelle fois le droit à l’objection de conscience, notamment pour des médecins qui refuseraient de pratiquer des avortements. Le droit d'objection de conscience ne doit pas devenir un alibi qui empêche les femmes de décider et qui pourrait les amener à faire des avortements au noir avec les conséquences que l'on sait.

Les deux hommes ont également évoqué des sujets plus consensuels comme la lutte contre la pauvreté. À cet égard, le pape et le président américain sont tombés d'accord sur un "engagement commun pour l'éradication de trafic d'êtres humains dans le monde", selon le communiqué du Vatican.

À son arrivée au Vatican, Barack Obama et sa délégation, parmi laquelle figurait le secrétaire d'État John Kerry, ont passé en revue les gardes suisses avant d'être conduits dans une salle où le président a échangé une chaleureuse poignée de main avec le pape. Le centre de Rome avait été bouclé pour la venue de Barack Obama, qui devait ensuite être reçu par son homologue italien, Giorgio Napolitano, et par le président du Conseil Matteo Renzi.

Dans une interview que publie jeudi le Corriere della Sera, le président américain estime que "l'autorité morale considérable" du pape François donne plus de poids encore aux appels à un rééquilibrage entre ceux qui profitent de la mondialisation et ceux qui en pâtissent. "Aux États-Unis, nous assistons depuis plusieurs décennies au creusement de l'écart entre les revenus des plus riches et ceux de l'Américain moyen", dit-il dans l'interview. "Mais ce n'est pas seulement le problème des États-Unis, c'est celui du monde entier. Et ce n'est pas seulement un problème économique, c'est une question morale", poursuit-il.

Depuis son élection au pontificat il y a un an, le pape François s’est insurgé à maintes reprises contre le capitalisme sauvage, un discours largement porté par la crise financière qui frappe notamment l’Europe. Il a notamment condamné l’élargissement de plus en plus rapide du fossé entre les populations riches et pauvres.

Le pape François et Barack Obama se retrouvent sur des sujets comme lutte contre les inégalités et les grandes crises mondiales, mais comme on pouvait s'y attendre pas sur les sujets de société. Pourtant, ces rencontres permettent au pape de tâter le terrain, mais aussi de voir les avis divergents au niveau sociétal, et il doit toujours essayer de trouver un terrain d'entente, même si c'est difficile.

Merci !

Devant Obama, le pape François défend une nouvelle fois le "droit à la vie"

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 27 Mars 2014

L'HuffingtonPost.com nous montre dans son article du mardi 26 mars que l'ancien président des États-Unis Jimmy Carter lance un appel pour que les religions cessent d'utiliser l'Écriture pour fouler aux pieds les droits des femmes. Il parlait de son nouveau livre, "A Call To Action: Women, Religion, Violence, and Power", avec Alyona Minkovski du HuffPost et avait répondu à sa question sur ce que la religion a à voir avec les droits des femmes .

Jimmy Carter souligne qu'il n'y a pas de place pour le sexisme dans le message de Jésus : "Il n'y en a aucune preuve, tout ce que Jésus-Christ a fait est d'exalter les femmes. Jamais un seul mot ou une action venant de lui n'a montré qu'il priverait les femmes de leurs droits égaux ou supérieurs."

Jimmy Carter explique qu'il avait quitté l'Église baptiste du Sud quand elle vota que les femmes devaient être subordonnées à leurs maris en 2012, une décision qui va à l'encontre de son engagement pour l'égalité des sexes. Il maintient une forte foi baptiste et assiste à la messe dans une église baptiste où une femme est pasteur et sa femme diacre.

Pour lui, "Tout le monde est égal dans les yeux de Dieu". C'est une phrase pleine de sens et Jimmy Carter montre que les religions ont encore beaucoup de travail pour que les femmes y soient pleinement à leur place.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 26 Mars 2014

TF1.fr dans son article du mardi 25 mars 2014 nous montre que la présidente du FN Marine Le Pen a annoncé lors d'une conférence de presse au siège du parti à Nanterre que deux de ses listes allaient fusionner avec des listes divers droite pour le second tour des municipales.

Sont concernées Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne, 33 000 habitants), où la liste FN est arrivée en troisième position (26,07%), derrière une liste de gauche (38,88%) et une autre de droite conduite par Philippe Gaudin (31,80%), DVD, ainsi que la commune de L'Hôpital (Moselle, 5500 habitants), où le FN est arrivé en seconde position et fusionnera avec la liste DVD de Jean-Marcel Labach (3e) pour empêcher la victoire de la liste de gauche arrivée en tête.

Même si l'UMP a immédiatement condamné cette décision à Villeneuve-Saint-Georges et a décidé de retirer son soutien à Philippe Gaudin, il faut y voir également la grande faute de l'UMP à comparer le PS avec le FN, et à affirmer que le FN est un parti normal comme le déclare Henri Guaino.

Ce alliances ne sont en rien étonnante, car les sympathisants UMP pour gagner des villes sont prêts à accepter des alliances contre nature. 55 % des sympathisants de l'UMP et 62 % des sympathisants du FN interrogés en mars 2014, selon un sondage exclusif Ifop pour le site internet Atlantico, souhaitent des accords aux élections locales entre l'UMP et le FN.

Non, le FN n'est pas un parti normal, car son programme est celui de l'extrême-droite européenne qui s'oppose à l'Union européenne, l'immigration de masse, et l'islamisation (un délire de l'extrême droite européenne), en gros un parti xénophobe et s'allier à un tel parti est une défaite de la démocratie.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 25 Mars 2014

Dans leurs articles du lundi 24 mars 2014, BFMTV.com, francetvinfo.fr, LeMonde.fr et TF1.fr nous montrent que les journaux européens estiment que le "bond historique" du FN doit tenir lieu de "signal pour l'Europe". La presse italienne s'inquiète de cette "poussée populiste", et analyse ses conséquences pour l'Europe, les grands quotidiens mettant en avant la réussite personnelle de Marine Le Pen. Elle "a accompli le chef d'œuvre politique que son père avait échoué à réaliser", écrit par exemple le Corriere della Serra. Pour l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, "le Front National s'autocélébre en tant que troisième force", une "baffe" pour François Hollande. Les journaux britanniques constatent que la France bascule à droite, mettant l'accent sur l'expression du mécontentement des Français envers le gouvernement socialiste.

Interrogé sur Europe 1, Pierre Moscovici, le ministre de l'Économie, a appelé à un second tour de "ressaisissement". Il a mis les faibles résultats du PS au premier tour sur le compte des réformes économiques et sociales en cours : "La facture, les Français n'ont pas fini de la payer: ils auraient tort de faire un chèque en blanc à ceux qui ont mis le pays dans cet état".

"On a entendu le message des électeurs", a assuré Harlem Désir au micro de BFMTV. Le Premier secrétaire du PS a notamment mis le mauvais résultat de la gauche sur le compte de la "souffrance sociale". "Le pays est éreinté par la crise", a-t-il dit, appelant "l'ensemble de la gauche" à se rassembler.

Pour Olivier Faure, l'implantation du FN, est un phénomène qui n'est pas "neutre". "Le fait d'avoir une extrême-droite qui s'implante durablement sur le territoire, ça n'est pas neutre" explique Olivier Faure, député PS de Seine-et-Marne. "L'extrême-droite est un cancer qui gagne progressivement tout le camp social", ajoute-t-il.

En conséquence, les Français sont 79% à souhaiter un remaniement ministériel et 69% à désirer un changement de Premier ministre, selon un sondage BVA pour l'Express, Orange, France Inter et la presse régionale diffusé lundi. Ces pourcentages, observés avant que les Français n'aient connaissance du vote sanction pour la gauche au premier tour des élections municipales, devraient encore s'accroître dans les jours à venir, souligne l'institut de sondage.

Alors que le FN est arrivé en tête du premier tour à Avignon, le célèbre festival qui porte le nom de la "cité des Papes" envisage de "partir" si le parti de Marine Le Pen l'emporte dimanche 30 mars. "Je ne me vois pas travaillant avec une mairie Front National. Cela me semble tout à fait inimaginable. Donc je pense qu'il faudrait partir. Il n'y aurait aucune autre solution", a déclaré le directeur du festival, Olivier Py.

Comme le montre La-Croix.com dans son article du mardi 25 mars, le ministre du Travail Michel Sapin a admis qu'"il faudra changer" pour tenir compte de "la colère" exprimée contre le gouvernement au premier tour des municipales, et ce avec le "Premier ministre que le président choisira".

Cette élection montre que le parti d'extrême droite s'est banalisé. Et pas seulement parce qu'il a changé de patron. Pour le contrer, la diabolisation est de moins en moins efficace parce que ses thèmes de prédilection — l'immigration, la sécurité — ont largement imprégné la droite, au point que celle-ci rejette désormais l'idée de front républicain. Le FN est en même temps plus offensif parce que son discours, devenu ethnosocial, vise à séduire les victimes de la crise, les «laissés-pour-compte» de la mondialisation, ceux qui avaient cru au changement en 2007 puis en 2012 et n'ont rien vu venir. En ce sens, le Front national de Marine Le Pen est devenu un sérieux problème pour le PS et l'UMP.

Face aux FN, comme nous le montre les élections du premier tour, la diabolisation ne marche plus et le Front républicain non plus, car l'UMP ose comparer le PS au FN dans un raccourci trop facile du "ni, ni", ce qui donnera aux électeurs de gauche l'envie de s'abstenir au second tour.

La France est confrontée à une crise multiforme, à la fois économique, politique, sociale et morale, marquée par une profonde dépression, une poussée du chômage, une chute des revenus, une perte de confiance dans la démocratie parlementaire et une impuissance des gouvernements successifs, de gauche et de droite, à redresser la situation, il n'est donc plus temps de faire la sourde oreille. Il faudrait donc un nouveau Front populaire, une alliance conclue entre les partis politiques et les organisations de gauche pour résoudre la crise économique, vaincre le chômage, faire échec à l'extrême droite pour remporter les élections. D’importantes mesures sociales doivent être prises. Le faux fuyant doit finir.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 24 Mars 2014

L'Église s'habitue comme elle peut au monde moderne, et se retrouve brutalement plongé dans le XXIe siècle, alors que jusque là elle influençait l'Europe. Elle vit encore le mythe de "l'Europe chrétienne".

L'Église doit déconstruire ce a qui fait son essence depuis le XIXe siècle, la centralité romaine, car la période est à la décentralisation. Ce qui doit l'intéresser, c'est son endormissement depuis les années 1960. Toutes les choses qu'elle connaissait ont disparu, tout a changé. La tragédie est que l'Église refuse de reconnaître son inertie.

La réalité troublante pour L'Église, habitué à voir le monde en noir et blanc, c'est qu'elle n'est pas à l'aise dans un monde où on voit tout en gris. Elle a peu d'alliés et au lieu de s'ouvrir, elle s'offre à des courants minoritaires. À travers ce choix, l'Église n'est pas arrivée à trouver l’équilibre entre sécurité dogmatique et liberté spirituelle.

L'Église devrait être fidèle à ses principes, et être universelle. Elle devrait mettre en avant ses principes qui sont simples : la dignité de la personne humaine, le bien commun, la subsidiarité, la solidarité. L'Église doit être désintéressée. Elle doit être pauvre pour les pauvres, et qui n'a pas peur de montrer ses vertus et ses péchés.

Quand le monde entier était contre les communistes, le mal était facile à identifier. C'est moins clair dans le monde moderne, car les adversaires ne sont plus aussi sûrs et l'on peut se demander si la vision dogmatique ne doit pas s'ouvrir un peu plus aux réalités humaines. On ne sait plus qui est bon et qui mauvais, car les alliés et les ennemis d'hier peuvent devenir les ennemis et les alliés d'aujourd'hui.

Comment se fier même à l'Église qui fait confiance à des groupes aux motivations douteuses. La situation politique mondiale est aujourd'hui extrêmement complexe et ne mérite pas des raccourcis facile au sein de l'Église. L'affaire Vatileaks a démontré que les enjeux d'influence et de pouvoir sont les mêmes que dans les autres institutions.

L'Église tourne donc le dos à sa nature, à ce qu'elle est censé représenter en tant qu'institution dans le monde, pour reprendre les choses en main, elle doit retrouver un sens dans le monde moderne et non le refuser. Le monde change plus vite qu'elle et ses valeurs ne sont plus aussi ouvertes que les nôtres. Elle doit comprendre l'évolution de celui-ci et s'y s'intégrer.

Merci !

L'Église ne doit pas avoir peur d'ouvrir sa porte au monde

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

Repost 0

Publié le 23 Mars 2014

Le Parisien.fr nous montre dans son article du samedi 22 mars 2014 que le pape François fustigeait en janvier les «scandales» de la pédophilie comme la «honte de l'Église». Ce samedi, le Vatican a rendu publique la composition d'une commission d'experts annoncée pour la protection des enfants dans les institutions de l'Église. Par communiqué, le Saint-Siège a révélé les huit premiers noms de cette commission, dont la création avait été accueillie avec scepticisme par les associations de victimes de prêtres pédophiles.

Leur principal objectif sera de préparer les statuts de la Commission et d'en définir les compétences et les fonctions. Parmi ces experts, figurent notamment l'archevêque de Boston, Mgr Sean Patrick O'Malley, l'ancienne Premier ministre de Pologne Hanna Suchocka, l'Irlandaise Marie Collins, une ancienne victime, ainsi que le théologien argentin Humberto Miguel Yanez, proche du pape.

Tous sont bien décidés à faire mentir les Nations Unies après la publication d'un rapport très critique à l'égard de la politique du Vatican quant à ce fléau dans l'Église. Dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera, le pape argentin était monté en première ligne sur ce sujet, affirmant que l'Église était «peut-être l'unique institution publique à avoir réagi avec transparence et responsabilité». La pédophilie, avait-il relevé, se produit «dans sa grande majorité» dans la famille et le voisinage. Une mauvaise défense de la part du pape par rapport aux crimes des prêtres pédophiles.

Ce rapport du comité de l'enfant de l'ONU reprochait au Vatican de n'avoir pas rendu obligatoire les dénonciations à la justice et de garder le secret sur les enquêtes ecclésiastiques. De son côté, l'association américaine d'anciennes victimes de prêtres pédophiles Snap avait fustigé «une mentalité archaïque et défensive» de l'Église, reprochant au pape François de «n'avoir rien fait, littéralement rien» pour protéger les enfants.

Cette commission d'experts semble être la réponse du Vatican aux doutes de l'ONU et aux victimes des prêtres pédophiles, mais il faut attendre pour en voir les résultats, car la durée nous dira si les doutes seront levés quant à une réelle transparence de l'Église à ce sujet.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 22 Mars 2014

RFI dans son article du vendredi 21 mars 2014 montre que le pape François a dénoncé «l'argent ensanglanté» des mafieux et les a exhortés à «se convertir», lors d'une cérémonie en mémoire des victimes de la criminalité, organisée à Rome par l'association catholique antimafia Libera. Cette déclaration fait écho au cri de colère de Jean-Paul II en 1993 à Agrigente, en Sicile, lorsqu'il avait appelé les mafieux à «se convertir».

Le pape François a d’abord écouté la liste interminable de 842 victimes innocentes de la mafia, lue par plusieurs de leurs proches. Le pape avait le visage fermé et grave. Il priait. Puis il a pris la parole devant les familles, il leur a confié sa «solidarité», les a remerciées pour leur «témoignage», avant de s’adresser, a-t-il dit, «aux grands absents» de cette soirée : les mafieux.

«S’il vous plaît, changez de vie, convertissez-vous, arrêtez de faire le mal», a demandé le pape d’un ton particulièrement grave avant de poursuivre : «La vie que vous vivez ne vous donnera pas de bonheur… Le pouvoir, l’argent que vous avez maintenant, de tant d’affaires sales, de tant de crimes mafieux, c'est de l’argent ensanglanté, du pouvoir ensanglanté, et vous ne pourrez pas les emporter dans l’autre vie». Et le pape de lancer encore cet appel aux mafiosi : «Convertissez-vous, il est encore temps, pour ne pas finir en enfer !»

Quant au père Luigi Ciotti, fondateur de l’association antimafia Libera, il a pointé du doigt l’attitude parfois tiède de l’Église envers la mafia, faite «d’excès de prudence», de «silences» ou de «mots de circonstances». Mais il a aussi rappelé l’engagement des papes contre le crime organisé ainsi que la lutte de nombreux prêtres et évêques contre ce fléau.

Comme le montre Libération.fr, L’Église italienne porte deux visages: celui de l’engagement courageux de nombreux prêtres et fidèles contre la mafia, mais aussi celui de compromissions très anciennes, les chefs mafieux fréquentant les églises et se targuant parfois encore de leurs rôles de bienfaiteurs et de bons chrétiens. Des fonds de la mafia ont transité par la banque du Vatican, l’IOR, et des investissements douteux dans le patrimoine immobilier du Vatican font l’objet d’enquêtes.

On peut alors se demander si le soutien ouvert du pape François à la lutte anti-mafia le met en danger, car Le procureur-adjoint de Reggio de Calabre, Nicola Gratteri, avait déclaré auparavant que «les chefs mafieux n’hésiteraient pas à lui faire un croche-patte».

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0