Publié le 31 Mai 2014

BFMTV.com nous montre dans son article du vendredi 30 mai 2014 que le pape François veut remettre de l'ordre dans les finances du Vatican. Lors de son retour de Jérusalem en début de semaine, dans l'avion, le Saint père est revenu sur la gestion de la Banque du Vatican, au cœur de nombreux scandales.

Il a confirmé la fermeture de 1600 comptes irréguliers auprès de l'Institut pour les œuvres religieuses. C'est la première fois que le Vatican confirme la fermeture de ces comptes. Pour le pape, "c'est une bonne chose". Mais le pape François ne veut pas s'arrêter là. Il a également promis de mener une enquête sur la perte de 15 millions d'euros liée à un investissement dans la société de production Lux Vide. Cette société a été créée par Ettore Bernabei, membre influent de l'Opus Dei.

Mi-mai, l'autorité d'information financière du Saint-Siège (AIF) avait annoncé qu'en 2013, 202 transactions suspectes ont été signalées. "En 2013, nous avons adopté des mesures décisives pour renforcer le cadre légal et pour le faire fonctionner en pratique. 2013 a vu une institutionnalisation de la collaboration des autorités compétentes du Saint-Siège avec leurs contreparties étrangères, et une performance considérablement accrue pour contrôler de potentiels dysfonctionnements", s'était félicité René Brülhart, le directeur de l'AIF.

Par ailleurs, le Vatican a adhéré au réseau de surveillance financière Egmont Group. Ce réseau international informel d'intelligence financière vise à améliorer la coopération dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Il regroupe plusieurs pays, Tracfin représente la France au sein de ce réseau.

Le pape François fait un véritable nettoyage, et il espère enfin en faire enfin une banque respectable, mais ce travail sera difficile et le pape n'est pas à l'abris de mauvaises surprises.

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Publié le 30 Mai 2014

Ces élections européenne du 25 mai 2014 démontrent une chose que les leçons de la crise de 1929 et la montée des régimes d'extrême-droite n'ont pas servie de leçon à l'Europe. Depuis la crise de 2008, nous sommes face à une situation qui ressemble et épouse celle des années 1930 et qui ne profite qu'aux partis populistes. Un constat visible se dégage : l'échec du néolibéralisme qui prétendait que le modèle keynésien était mauvais pour l'économie.

De 1929 jusqu'en 1935, pour régler la crise les pays européens choisirent la déflation pour défendre la monnaie, au lieu de l'humain. Par ce biais l'activité économique d'un pays est ralentie, et l'on peut voir que l'Europe actuelle c'est déjà le cas. Cette politique demande l'équilibre budgétaire par la réduction des dépenses publiques, par la stabilisation commerciale par une compression des prix favorable aux exportations, mais elle est obtenue par une baisse drastique des salaires. L'expérience tourna court, la crise amputa les recettes de l'État et augmenta ses charges, les pays défendirent leur position commerciale par la dévaluation monétaire et le protectionnisme, avec les syndicats qui font obstacle à la réduction des salaires. C'est ce que nous voyons actuellement comme politique employée par l'UE, déguisée sous le nom austérité depuis la crise de 2008 et qui est un véritable échec.

De nombreux pays ont cru pouvoir fonctionner de manière «autarcique» dans les années 1930, c'est-à-dire sans recours aux échanges extérieurs. Mais cela isola des pays comme l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, et le Portugal ayant choisis des voies populistes ou fascites, au lieu de les rendre plus compétitifs. Cela profita surtout aux élites traditionnelles, au monde capitaliste, à la grande et à la moyenne bourgeoisie débarrassées des syndicats, qui l’emportèrent sur les masses qui espéraient une vraie révolution sociale, et se retrouvent généralement sans droits, sans libertés et sans prospérité, car l'austérité généralisée qui pèse surtout sur les masses populaires amène un endettement de l’État, un affaiblissement de l’appareil productif et un appauvrissement global de la population. C'est le protectionnisme que nous propose l'extrême droite actuellement. Un remède pire que le mal.

La relance de l'économie suppose au contraire l'augmentation des dépenses de l'État (financer les grands travaux, indemniser le chômage, et venir en aide aux entreprises) et l'acceptation du déficit budgétaire, mais aussi de la dévaluation monétaire (actuellement l'Euro est trop fort, et devrait être dévalué) qui doit en même temps stimuler les exportations. Pour cela l'État doit avoir des moyens accrus : la concentrations des entreprises (des subventions et des dégrèvements fiscaux) pour en simplifier le contrôle; en développant le secteur public par la nationalisation des secteurs essentiels : les banques, les transports, l'information parfois quelques entreprises industrielles (armement et la sidérurgie). Aujourd'hui, les thèmes de Keynes reviennent en force, que ce soit les politiques budgétaires ou l'analyse de l'instabilité des marchés financiers. Keynes était partisan d'une forte régulation du secteur financier, qui n'a pas encore vu le jour.

Comme nous le voyons pour les années 1930 tous les fondements du libéralisme économique, aujourd'hui appelé néolibéralisme - individualisme, non intervention de l'État, libre concurrence - ont fait faillite dans l'Europe en crise. La crise de 2008 a montré que le "laissez-faire" et le "laissez-passer" n'est pas une solution. La crise ne fait qu'accentuer la montée des populisme et des extrémismes. Comme dans les années 1930, au lieu de privilégier la raison et un vrai projet de société, on laisse la situation s'envenimer, et on croit que le déni est préférable à une véritable politique pour mettre fin à la crise.

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L'austérité, la fossoyeuse de l'Europe

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Publié le 29 Mai 2014

À partir des années 1960, un certain nombre de théologiens ont donné leur interprétation sur la tradition néotestamentaire de l'ascension de Jésus. Certains l'ont même rejeté à raison comme le vestige d'une vision postérieure datant du IIe siècle, au moment où les éléments juifs du christianisme commencent à être relégués. Ils laissent entendre que les contemporains ne pouvaient croire à la montée corporelle de Jésus au ciel, ce qui n'est pas faux.

La première interprétation colle à la pensée juive de la résurrection à l'époque de Jésus ? L'objection viendrait du fait que les chercheurs s'inspirent de Paul qui disait que «la chair et le sang ne peuvent hériter de royaume de Dieu» (1 Corinthiens 15, 50). Vient alors l'idée que l'ascension est une tradition tardive et qui fut rajoutée dans les écrits du Nouveau Testament. La déclaration que fait Paul signifie clairement que les corps terrestres sont soumis à la corruption, montrant la puissance du péché, ce qui fait que les morts ne peuvent pas entrer au ciel, mais seraient dans un stade intermédiaire en attendant la résurrection des morts. Suivant la tradition juive, la résurrection pouvait être spirituelle, on peut ainsi voir l'ascension et l'envoi en mission comme une expérience spirituelle qui aurait décidé les disciples de Jésus à continuer le mouvement.

La deuxième interprétation colle à celle de Rudolph Bultmann (1884-1976), un spécialiste du Nouveau Testament. Il écrit que «La cosmologie du Nouveau Testament est essentiellement mythique dans son personnage, le monde est considéré comme une structure à trois étages, avec la Terre au centre, le Ciel au-dessus et en dessous l'enfer. Le Ciel est la demeure de Dieu et des anges célestes .... Personne n'est assez vieux pour penser ou supposer de lui-même que Dieu vit dans un ciel local». Des idées telles que l'incarnation corporelle, l'ascension et les apparitions de Jésus dans la gloire sont pour ce courant théologique de la mythologie.

La troisième interprétation est que l'ascension est une pure fiction. Robert Funk et le Jesus Seminar affirment que dès les premières étapes du mouvement chrétien, que "résurrection et ascension / exaltation [étaient considérés] comme un événement unique." Cela implique que Jésus fut repris immédiatement au ciel après sa résurrection et que les apparitions venaient du ciel. Mais lorsque les apparitions plus tardives commencèrent à être dépeintes comme physiques, "il est devenu nécessaire de mettre un terme aux apparitions corporelle, car Jésus ne pouvait pas continuer à errer sur la terre. Il aurait été vu par beaucoup de gens et aurait dû mourir une seconde fois". Donc, toute la tradition de l'ascension est une fiction inventée par Luc pour résoudre ce problème. Ce serait une "résurrection spirituelle", "où la personne de Jésus fut élevé mais pas son corps."

La quatrième interprétation sans doute la meilleure donne une interprétation plus combattive de l'ascension. Jésus disparaît, pour partir à la droite de Dieu, si l'on suit Actes 2, 34, ou dans la clandestinité, pour ceux qui croient qu'en fait il était juste dans le coma dans le tombeau, d'où il ne serait ressorti que lors de la Guerre Juive de 66-70. Le 9 août 70, lors d'un conseil de guerre pour délibérer sur l'opportunité d'incendier et de raser le Temple, Titus évoque 'la lutte l'une contre l'autre de ces deux sectes, en dépit de leur origine commune'. Rome a décidé de mettre fin aux violences entre juifs et judéo-chrétiens. Le mouvement de Jésus est alors le seul qui puisse résister aux Zélotes, moins nombreux mais moins connus, ils ont des soutiens parmi quelques légionnaires, les cas de Longin est Corneille le démontre. Le mouvement est non violent, mais Jésus n'a pas interdit de défendre sa vie. Et si Jésus était revenu à ce moment là, qui sait ? Les apparitions continuèrent après sa disparition. L'ascension ne serait juste qu'un départ précipité de Jésus pour continuer son mouvement de résistance non violent. Il fut donc toujours présent au sein de sa communauté, grâce au rôle important de sa famille qui dirigea l'Église jusqu'en 135.

Après tout, il est possible que l'auteur de Luc et des Actes s'inspire d'une tradition populaire faisant un parallèle avec les assomptions respectives de Moïse, d'Hénoch ou d'Isaïe, ou encore avec d'autres récits édifiants mettant en scène l'élévation de personnages illustres de la mythologie gréco-romaine, comme Romulus, Hercule ou Médée, voire des apothéoses d'empereurs romains, dans une démarche et un récit qui tendent à historiciser le phénomène d'élévation de Jésus.

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Les interprétations théologiques récentes de l'ascension de Jésus

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Publié le 28 Mai 2014

Kipa dans une de ses dépêche montre que le pape François a présenté des excuses au nom de tous les catholiques aux orthodoxes pour les dommages causés par le schisme. "Je vous demande pardon pour ce que nous avons fait pour promouvoir cette division", a-t-il dit, le mercredi 28 mai 2014 durant son audience générale, place Saint-Pierre.

Il souligne pourtant que des divisions existent encore entre les disciples du Christ. Mais, le pape François a aussi entendu le désir de guérir les blessures encore ouvertes et de poursuivre avec ténacité le chemin vers la pleine communion.

La rencontre avec le patriarche œcuménique Bartholomée Ier le dimanche 25 mai à Jérusalem était pour le pape François comme un point culminant de son voyage de trois jours en Terre Sainte. La prière dans le Saint-Sépulcre, avec son "frère bien-aimé dans le Christ" lui fait percevoir toute l’amertume et la souffrance des divisions qui existent dans cette séparation qui s'est faite consciemment. Dans cette audience générale il montre qu'avec Bartholomée Ier, que les deux Églises ont la même volonté de marcher ensemble et de continuer à faire ce que ce qu'elles peuvent déjà faire de concert, prier et œuvrer pour le peuple de Dieu, rechercher la paix et protéger la création.

Le pape François recherche l'unité mais pas une de façade car pour lui elle doit être montré dans les faits. Les chrétiens doivent donc marcher ensemble, prier les uns pour les autres et collaborer pour beaucoup de choses qu'ils peuvent faire ensemble. Là, commence déjà l'unité pour lui.

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Publié le 27 Mai 2014

Le Point.fr dans son article du mardi 27 mai 2014 nous montre que lors de la conférence de presse improvisée dans l'avion qui le ramenait à Rome, le pape François a nuancé la position de l'Église sur le mariage des prêtres. Le pape François a affirmé que "le célibat des prêtres n'est pas un dogme" dans l'Église, tout en défendant sa valeur, alors que l'ordination d'hommes mariés est une revendication de certains catholiques.

Dans une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait de Jérusalem dans la soirée de lundi, interrogé sur le point de savoir s'il serait possible d'ordonner des hommes mariés, François a d'abord répondu que le célibat des prêtres est "un don pour l'Église". Il y a des prêtres mariés dans l'Église, a-t-il par ailleurs relevé, citant entre autres les Anglicans ralliés à Rome, les Coptes catholiques, certains prêtres d'Églises orientales.

En affirmant que le célibat des prêtres "n'est pas un dogme", le pape François a semblé ouvert à une discussion sur ce sujet, laissant une porte ouverte. L'Église - et notamment Benoît XVI - a déjà affirmé que ce n'était pas un dogme, comme l'est par exemple la foi dans la Résurrection du Christ.

Ce qui est parfois suggéré est la possible ordination de viri probati, d'hommes mariés notamment à la retraite et très engagés au service de l'Église, qui voudraient devenir prêtres. Il n'a jamais été envisagé par contre que des prêtres puissent être autorisés canoniquement à se marier.

Même s'il ne veut pas mettre fin au célibat ecclésiastique, le pape François laisse une porte ouverte sur l'ordination d'hommes mariés en prenant exemple sur des cas déjà existants. Attendons de voir quel forme le pape souhaite trouver pour ces prêtres mariés.

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Publié le 27 Mai 2014

LePoint.fr nous montre dan son article du mardi 27 mai 2014 que le pape François s'est livré, dans l'avion qui le ramenait lundi de Jérusalem, à un tour d'horizon tous azimuts : il a assuré qu'il ne ferait pas de "médiation" entre Palestiniens et Israéliens, qu'il recevrait des victimes de prêtres pédophiles et qu'il entendait que "la réforme de l'Église continue". À l'issue d'un voyage harassant à Amman, Bethléem et Jérusalem, le pape François a répondu pendant 40 minutes de manière très détendue aux journalistes, alors que son porte-parole, le père Federico Lombardi, l'encourageait à épargner ses forces.

C'était la deuxième fois que le pape argentin, 77 ans, donnait une conférence de presse dans un avion, après celle du vol Rio-Rome en 2013. Le pape n'a rien esquivé. Les crimes pédophiles par des religieux sont comme "une messe noire", car les enfants "cherchent la sainteté" de Dieu en allant dans les églises, et "ces prêtres trahissent le Seigneur". "Il y aura la semaine prochaine, le 6 ou 7 juin, une messe à Sainte-Marthe (la résidence du Vatican où il habite) avec six ou huit victimes, suivie d'une rencontre avec elles", a-t-il annoncé. "Trois évêques font l'objet d'enquêtes dont un a été déjà condamné", a-t-il révélé.

Interrogé sur les scandales au Vatican, et notamment sur un transfert d'argent douteux de la banque IOR à un producteur de télévision, semble-t-il par l'entremise de l'ancien numéro deux de Benoît XVI, le cardinal Tarcisio Bertone, le pape a prudemment affirmé que "l'affaire n'est pas claire". "C'est en train d'être examiné. C'est peut-être vrai. Ce n'est pas définitif."

Revenant sur la démission historique de Benoît XVI en 2012, le pape François s'est félicité que ce pape émérite, "une institution", "ait ouvert une porte" dans la pratique de la papauté. "Un pape qui sent ses forces décliner doit pouvoir se poser la question", a-t-il ajouté, sans dire s'il pensait à lui pour plus tard.

Le pape a précisé aussi le sens de l'invitation qu'il a faite dimanche aux dirigeants israélien Shimon Peres et palestinien Mahmoud Abbas de venir "prier pour la paix" dans "sa maison" au Vatican. "C'est une rencontre au Vatican pour prier ensemble, ce n'est pas pour faire une médiation. Il ne s'agit pas de faire des discussions. Ensuite chacun rentrera chez soi", a-t-il expliqué.

Évoquant la refonte du gouvernement central de l'Église, le pape François a affirmé que "la réforme continue" et rencontre "les obstacles normaux de tels processus". "C'est chaque jour qu'il faut réformer l'Église". Il a mis l'accent sur le nouveau Secrétariat à l'Économie qui doit "travailler" de concert avec la Secrétairerie d'État.

Interrogé sur la question de l'autorisation de la communion pour les divorcés remariés, le pape a souligné que "cela ne lui avait pas plu" que tant de personnes, y compris de l'Église, se focalisent sur elle, alors que "l'affaire est plus ample : c'est la famille, qui a besoin de tant d'aide pastorale".

Le pape François s'est exprimé aussi pour la première fois sur la béatification du pape Pie XII, actuellement gelée, qui est accusé par des historiens de n'avoir pas assez élevé la voix contre l'extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. "La cause de béatification est ouverte. Je suis informé. Mais il n'y a pas eu de miracle, et on ne peut donc aller de l'avant. Un miracle est nécessaire", a-t-il insisté.

Il a enfin confirmé son voyage au début de l'an prochain au Sri Lanka et aux Philippines, dans la région dévastée par le tsunami.

Le pape François a le courage de répondre aux questions sensibles sans nuancer et même s'il ne répond pas à toutes les attentes, il désigne à travers ses réponses les difficultés rencontrées et les réformes à venir. Attendons de voir où cela nous mène, cela risque d'être intéressant.

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Publié le 26 Mai 2014

BFMTV.com nous montre qu'au dernier jour de son pèlerinage, ce lundi 26 mai 2014, le pape François a visité les lieux à haute charge symbolique de la ville de Jérusalem. Le président israélien Shimon Peres a accepté l'invitation lancée dimanche par le pape François, à une prière commune avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, au Vatican.

Les deux hommes se rendront au Vatican le 6 juin prochain. Après s'être rendu sur l'esplanade des Mosquées, où il a appelé les trois grandes religions monothéistes à se respecter et à œuvrer pour la paix, devant le grand mufti de Jérusalem, le pape s'est recueilli devant le Mur des Lamentations, où il a glissé un message écrit sur un papier dans les interstices des pierres de ce célèbre lieu saint du judaïsme, comme l'avaient déjà fait ses prédécesseurs, Jean-Paul II, en 2000, et Benoît XVI, en 2009.

S'approchant seul du Mur, le souverain pontife y a posé une main durant quelques instants, avant de lire à voix haute, mais hors micros, le message qu'il était en train de déposer. Selon une radio israélienne, il était écrit : "Je suis venu ici pour prier Dieu afin qu'il fasse régner la paix". À l'issue de cet instant de recueillement, le pape François a embrassé fraternellement le rabbin Abraham Skorka et le professeur musulman Omar Abboud, qui faisaient partie de la délégation officielle de ce voyage en Terre sainte.

Le pape François a aussi rendu plusieurs hommages au peuple juif en se rendant tour à tour au mont Herzl, qui abrite le cimetière national d'Israël, puis au mémorial de Yad Vashem des victimes de la Shoah, après avoir fait une nouvelle étape surprise, cette fois-ci au mémorial des victimes israéliennes d'attentats, à Jérusalem. Selon la radio militaire israélienne, le souverain pontife aurait fait ce détour à la demande du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui n'aurait pas apprécié son geste de la veille devant le "mur" de la séparation, à Bethléem. Une information non confirmée, pour l'heure, par les autorités israéliennes. Il célébrera par la suite une messe au Cénacle, au grand dam d'extrémistes juifs revendiquant l'exclusivité du site.

Ce pèlerinage pourrait connaître des retombées immédiates notamment avec l'invitation à une prière commune avec le président israélien Shimon Peres et le président palestinien, Mahmoud Abbas au Vatican, mais ce qui se dégage est surtout la promotion de la paix du pape François symbolisée travers des gestes forts.

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Le dernier jour du voyage du pape François en Terre Sainte

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Publié le 25 Mai 2014

RFI.fr dan son article du dimanche 25 mai 2014 nous montre qu'après la Jordanie, le pape François est en Cisjordanie, où le souverain pontife a été accueilli ce matin par le président palestinien. Le pape a tenu des paroles très fortes à côté du président Mahmoud Abbas. Il a ensuite entamé la célébration d’une grande messe devant l’église de la Nativité.

Le pape François a célébré ce dimanche matin une messe devant une foule de milliers de fidèles, dans une ferveur impressionnante, et sous un soleil de plomb sur la place de la Mangeoire, au cœur de la ville. Arrivé directement en hélicoptère de Jordanie, sans passer au préalable par Israël - c’est tout un symbole ici -, il a été accueilli un peu plus tôt sur les hauteurs de Bethléem par le président palestinien, Mahmoud Abbas. Le pape François n’a pas hésité à embrasser le président palestinien. Une accolade qui en dit long.

Mais dans son discours, le pape n’a pas, non plus, caché qu’il venait témoigner de sa proximité «avec ceux qui souffrent le plus de la situation dans la région». Le pape a demandé aux responsables politiques, aussi bien palestiniens qu’israéliens, de faire preuve de «courage» pour mettre un terme au conflit qui entraîne depuis des décennies insécurité, isolement et exode. Il a plaidé pour que «redoublent les efforts et les initiatives destinés à créer les conditions d'une paix stable, basée sur la justice, sur la reconnaissance des droits de chacun et sur la sécurité réciproque» et affirmé que «le courage de la paix s'appuie sur la reconnaissance de la part de tous du droit de deux Etats à exister et jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues.»

Depuis Bethléem et avant d’entrer en Israël, il a exhorté chacun à «stopper les initiatives qui contredisent la volonté déclarée de paix». Des propos qui résonnent de manière toute particulière, alors que la colonisation israélienne se poursuit. En sortant du palais présidentiel, le pape a créé la surprise : il s’est arrêté le long du mur de séparation avec l’État hébreu, est descendu de sa «papamobile» pour se recueillir quelques instants près d’un mirador, à quelques mètres d’un graffiti sur lequel on pouvait lire «Liberté pour la Palestine». «On en a ras le-bol de cette situation», lui a glissé un Palestinien. Amer, un séminariste en soutane noire, a également assisté à la messe. Il a pu voir, sur écran géant, le passage du pape devant le mur de séparation entre la Cisjordanie et Israël. «C’était un message très fort du Pape d’aller au mur. Il a pu sentir les souffrances des Palestiniens», juge le séminariste, interrogé à la fin de la messe donnée par le pape François à Bethléem. «Le mur fait partie de notre vie, au quotidien. C’était intéressant de voir qu’il a touché ce mur, qu’il a prié pour qu’il disparaisse, et c’est aussi ce que je souhaite.»

Le pape François a aussi créé une deuxième surprise en invitant les présidents palestinien et israélien, Mahmoud Abbas et Shimon Peres à une «rencontre de prière» pour la paix. C'était lors de la messe dont l'homélie a été largement consacrée aux droits des enfants, les enfants qui «trop nombreux qui continuent à vivre dans des situations inhumaines, aux marges de la société». Le pape a déjeuné avec des familles palestiniennes avant de rencontrer des enfants du camp de réfugiés de Dheisheh, auxquels il a déclaré : «La violence ne se vainc pas par la violence mais par la paix». Il s'est rendu à la basilique de la Nativité.

En fin de journée, le pape François a rencontré le patriarche orthodoxe de Constantinople Bartholomée à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Une rencontre œcuménique historique en faveur de l'unité des chrétiens. Une déclaration commune a été signée appelant à progresser dans le rapprochement entre leurs Églises, près de dix siècles après le grand schisme qui les a séparées.

Le pape François délivre un message fort dans un pays où la violence est fréquente entre Palestiniens et Israéliens, afin de demander la paix et inviter Mahmoud Abbas et Shimon Peres à la vouloir, tout en délivrant des gestes symboliques qui ne lui feront pas que des amis mais qui diront que pour avoir la paix, la violence n'est pas une solution.

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À Bethléem, le pape se recueille devant le mur de séparation

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Publié le 25 Mai 2014

Comme le montre nouvelobs.com le pape François a exhorté samedi 24 mai 2014 à "revenir sur le chemin de la négociation" et à renoncer à la voie des armes pour résoudre le conflit en Syrie, lors d'une étape dans la Jordanie voisine, la première d'un voyage au Proche-Orient placé sous le signe du dialogue interconfessionnel.

Le souverain pontife, attendu dimanche à Bethléem puis Jérusalem, a également insisté sur la nécessité d'une "solution juste au conflit palestino-israélien" et la légitimité dans la région de la présence déclinante des chrétiens, "citoyens à part entière au Proche-Orient".

A bord d'une Jeep ouverte blanche qui a fait le tour du stade d'Amman, souriant, il s'est prêté de bonne grâce à l'exercice du bain de foule, le premier des deux prévus au cours de ce voyage, prenant des bébés ou des enfants dans les bras. François a célébré une messe dans le stade rempli de quelque 30 000 fidèles, pavoisé des drapeaux jaune et blanc du Vatican, avec une attention particulière pour "les nombreux chrétiens réfugiés de Palestine, de Syrie et d'Irak".

Le pape a ensuite martelé son "appel le plus pressant pour la paix en Syrie", souhaitant que "tous abandonnent la prétention de laisser aux armes la solution des problèmes et que l'on revienne sur le chemin de la négociation". Il a également admonesté la communauté internationale pour faire plus face à "l'urgence humanitaire" de l'afflux des Syriens, au nombre de 2,7 millions, dont près de 600 000 en Jordanie, lors d'une rencontre avec des réfugiés syriens à Béthanie, sur le Jourdain, site présumé du baptême de Jésus, où il s'est recueilli.

Manifestement à l'aise, aussi bien avec les dignitaires politiques et religieux que parmi la foule, Jorge Bergoglio est arrivé du stade d'Amman en voiture de golf conduite par le roi Abdallah II en personne, qu'il a déjà vu deux fois au Vatican, et qui accueillait son troisième voyage papal. "Nous avons fait toute la route, jeunes et vieux, enfants et femmes, pour voir le pape. Nous avons besoin de sa bénédiction", a confié une participante à la messe, Warda Khoury, 23 ans, venue de Mafraq (nord-est), avec un drapeau du Vatican dans une main et de Jordanie dans l'autre.

Le pape François a également prôné le respect de la liberté religieuse dans la région, en allusion à l'inquiétude du Vatican face à l'exode des chrétiens, dont 2 millions ont quitté le Moyen-Orient ces 10 dernières années, selon le Centre catholique jordanien.

Pour ce premier voyage «à risques» pour le pape François, il est très difficile de voir ce déplacement comme un pèlerinage tant la dimension politique de celui-ci est visible. Le pape François plaidera donc en faveur de l’unité et de la fraternité au Proche-Orient qui espérons le touchera au cœur un Moyen-Orient, ce qu'ils commença à Amman en prononçant des paroles fortes sur le drame des réfugiés syriens. Cette visite est une également une bouffée d'air frais pour les chrétiens qui sont de plus en plus marginalisés.

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Le pape appelle à choisir la négociation plutôt que les armes en Syrie

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Publié le 24 Mai 2014

Il est habituel chez les tradis et les conservateurs catholiques de dire à ceux qui se montrent critiques envers l'Église qu'ils ne l'aime pas, puis de la quitter et de rejoindre les protestants, nous y avons eu droit à plusieurs reprises dans ce blog et sur notre boite mail. Si on aime l'Église, alors on ne doit pas avoir peur de lui dire qu'elle se trompe, c'est ce qu'on fait quand on aime quelqu'un. On ne peut pas mentir quand la personne qu'on aime est en plein déni de la réalité.

Le désir des catholiques réformateurs que nous sommes est de réformer l'Église, pas de voir ailleurs. Et pour faire des réformes, faut-il fermer les yeux sur ce qui ne va pas. Nous répondons non. Il est du devoir de tous les catholiques de dire ce qui ne fonctionne pas, et si ils ne le font pas, c'est non assistance à Église en danger. Car les problèmes sont grands et demandent de véritables mesures face à la baisse de la pratique religieuse et des vocations.

Ce que nous critiquons est le fait que l'Église devienne une forteresse qui croit que personne ne pourra la franchir, que faire si les gens plutôt que de la défendre en sortent en grand nombre pour ne la laisser qu'avec quelques personnes pour la défendre. Cela ne peut qu'aboutir à l'échec. C'est pour cela que l'Église doit devenir une communauté ouverte sur le monde.

Est-ce mal de vouloir une Église fraternelle ? Si oui, alors les Évangiles n'ont plus lieu d'être. L'annonce de la "Bonne nouvelle" ne demande pas des condamnations. Est-il normal que des mesures telles que les nominations épiscopales, les mises à pied, les condamnations de théologiens ou de mouvements se font sans les fidèles trahissant ainsi même l'organisation des premiers chrétiens où pour prendre une décision importante l'évêque devait demander leur avis.

Revenir à l'époque des premiers chrétiens où hommes et femmes étaient égaux, où les fidèles participaient bruyamment aux réunions liturgiques tout en sachant protester quand la prédication n'était pas à leur goût, et où les fêtes des martyrs étaient célébrées dans des banquets et des fêtes populaires n'est pas un mal, car la "Bonne nouvelle" est une fête.

Partir, pour quoi faire ? Pour faire plaisir aux mouvements conservateurs ? Peut-on se dire "catholique" quand on renonce face à des obstacles qui se mettent en face de vous. Non ! Si vous n'aimez pas le débat et ce que nous écrivons, alors vous n'avez pas compris ce qu'est l'Église, car si elle est catholique, c'est-à-dire "universelle", nos propos ont autant de place que les vôtres, car l'Église est diverse et multiculturelle.

Allez voir ailleurs, est-ce la seule solution que vous trouvez à notre encontre, c'est ce qu'on appelle de la facilité. Nous y sommes très bien dans l'Église et nous y resterons malgré vous, car les réformes ont besoin de catholiques critiques comme nous, car sans eux le concile Vatican II n'aurait jamais vu le jour. L'Église qui a peur de s'ouvrir monde doit finir pour enfin laisser la place à une Église qui serve mais ne condamne pas.

tai_gong_wang et freyr1978

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