Publié le 30 Juin 2014

The Guardian dans son article du dimanche 29 juin 2014 nous montre que dans sa première entrevue avec une journaliste depuis son élection à la direction spirituelle de 1,2 milliard de catholiques baptisés dans le monde, le pape François esquiva une série de questions quant à savoir si il vise à l'amélioration du statut des femmes dans l'Église et fait une blague sur les femmes étant "prises d'un côté".

Le pape dit que les femmes sont "la plus belle chose que Dieu ait faite". Et il ajoute : "La théologie ne peut se faire sans cette touche féminine." Il ne suffit pas d'être d'accord avec ce qui est dit au sujet des femmes, il promet également que des mesures ont été prises pour remédier à cette situation.

Mais quand son interlocuteur, la correspondante du quotidien romain Il Messaggero au Vatican, Franca Giansoldati, lui demanda s'il pouvait détecter une misogynie sous-jacente dans l'Église catholique, le pape François répondit : "Le fait est que la femme est prise à partir d'un côté." Giansoldati écrit qu'il avait alors ri "de bon cœur" avant de dire : "Je plaisante. C'était une blague."

Le pape de 77 ans reprit : "La question des femmes doit être passé plus en profondeur, sinon vous ne pouvez pas comprendre l'Église elle-même." Mais encore faudrait-il savoir s'il envisage, par exemple, la nomination d'une femme à la tête d'un ministère du Vatican ? "Eh bien !, répondit le pape de façon énigmatique. Les prêtres se retrouvent souvent sous l'emprise de leurs femmes de ménage."

Le pape François est trop ambiguë sur la question des femmes dans l'Église qui attendent beaucoup de ce pontificat. Ces dernières voudrait un meilleur rôle tant les paroisses ne peuvent plus survivre sans elles. Les promesses ne font pas des actes et il faut enfin un signal fort qui montrera qu'elles ont été comprises.

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Publié le 29 Juin 2014

Un article de RTL.fr nous dit que les communistes n'ont fait que reprendre les principes chrétiens, mais avec 20 siècles de retard, a estimé avec humour le pape François, dans une interview publiée dimanche 29 juin. Marx n'a rien inventé, "les communistes ont volé notre drapeau, le drapeau de la pauvreté est chrétien", a-t-il encore déclaré.

A une question du quotidien romain Messaggero sur le fait qu'il serait décrit comme un "communiste, paupériste, populiste", François a rétorqué : "la pauvreté est au centre de l'Évangile". Il a cité l'Évangile selon Saint Mathieu évoquant "le protocole sur lequel nous serons tous jugés : j'ai eu soif, j'ai eu faim, j'ai été en prison, j'étais malade, j'étais nu". Pour le pape, c'est le rôle du chrétien de secourir toute personne se trouvant dans une telle situation. Ce n'est pas seulement le rôle du chrétien, c'est celui de toutes les personnes de bonne volonté et cela quelque soit leurs croyances.

Il a aussi évoqué "les Béatitudes, une autre banderole" que le christianisme et le communisme ont en commun, sachant que les Béatitudes s'attachent à réconforter "ceux qui pleurent", "ceux qui ont faim et soif de justice", etc. "Les communistes disent que tout cela est communiste. Ben voyons ! Vingt siècles plus tard cependant ! Alors on pourrait dire d'eux qu'ils sont chrétiens dans ce cas", a ajouté le pape en éclatant de rire, a raconté la vaticaniste Franca Giansoldati qui l'a rencontré.

Dans un autre passage de l'interview, la journaliste l'interroge sur l'équipe qui a sa préférence pendant le Mondial de football au Brésil. "Saint-Père, qui soutenez-vous ?", demande-t-elle au pape argentin, qui lui répond alors : "moi vraiment personne, j'ai promis à la présidente du Brésil (Dilma Roussef) de rester neutre".

Jorge Bergoglio, qui allait souvent au stade le samedi avec son père et était supporter du club San Lorenzo de Buenos Aires, a reçu plusieurs fois des footballeurs au Vatican. Il les a mis en garde contre l'argent roi, soulignant leurs responsabilités auprès d'un très jeune public qui les prend pour modèles.

Le jour de l'ouverture de la Coupe du monde le 12 juin, le pape François avait souhaité que le Mondial se joue "dans un esprit de vraie fraternité", de "solidarité entre les peuples" pour que le foot soit "une occasion de dialogue, de compréhension, un enrichissement réciproque".

Le pape François dit que les communistes ont repris les principes chrétiens, pourtant l'inspiration de Karl Marx sont des philosophes comme Spinoza, Leibniz, Hume, et Kant, mais aussi des socialistes français, notamment Saint-Simon, Charles Fourier et Pierre Joseph Proudhon, qui ne sont pas des penseurs chrétiens. Plutôt que de continuer une rivalité stérile avec les communistes, il faudrait plutôt aider et les accompagner les pauvres.

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Publié le 28 Juin 2014

Le 16 novembre 1965, avant de se quitter, 43 évêques parmi les pères conciliaires se retrouvent en secret pour célébrer une messe dans la catacombe de Domitille. Puis les 43 signent un document, le "Pacte des catacombes", dans lequel ils s'engagent à mettre en avant "une vie de pauvreté" pour une "Église servante" comme le "pape Jean XXIII l'avait demandé".

Le pacte comprend 11 articles qui sont autant d'engagements à suivre pour les évêques signataires. Ils s'engagent donc à tenter de vivre comme le peuple pour l'habitation, l'alimentation et les moyens de transports, renoncer à la richesse, ne posséder ni meuble ni comptes en banque, confier la gestion financière et matérielle des diocèses à des laïcs compétents pour être davantage pasteur qu'administrateur, éviter une quelconque préférence aux riches et aux puissants, refuser les noms et les titres de grandeur et de pouvoir (Excellence, Monseigneur) et leur préférer Mon Père, et les diocèses doivent se débarrasser de leurs possessions foncières pour une promotion humaine et sociale.

Il se dégage aussi dans ces articles un souci réel des pauvres, car ces évêques souhaitent donner les moyens d'un meilleur service pour les travailleurs pauvres, et ils soutiendront les laïcs, religieux, diacres ou prêtres qui évangélisent les pauvres et les ouvriers en travaillant avec eux. Ils souhaitent aussi transformer les œuvres de bienfaisance en œuvres sociales basées sur la charité et la justice qui tiennent compte de tous et de toutes les exigences.

Dom Helder Camara l'un des initiateurs de ce texte appliqua à travers des gestes symbolique ce programme. Il se débarrasse de son imposante voiture pour en prendre une plus petite puis qu'il vend pour aider des sinistrés, ensuite, c'est à pied, en taxi ou selon la générosité des gens qu'il se déplace à Recife, et il quitte l'énorme palais épiscopal pour prendre un simple logement proche de la sacristie d'une église. Les faits parlent toujours plus que les mots.

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Publié le 27 Juin 2014

L'article du 20min.ch du jeudi 26 juin 2014 nous montre que le prochain synode des évêques sur la famille en octobre n'a pas le projet de «changer la doctrine» de l'Église, en proposant par exemple un «divorce catholique», a indiqué jeudi un de ses responsables, douchant les espoirs des partisans d'une libéralisation radicale.

Les évêques qui se réuniront pour répondre aux défis des familles catholiques veulent «guérir les blessures» mais aucunement «changer la doctrine» en proposant par exemple un «divorce catholique», a insisté Mgr Bruno Forte, secrétaire spécial du synode, au cours d'une conférence de presse. Il présentait avec d'autres prélats «l'Instrumentum Laboris», qui servira de document de travail aux évêques devant participer à cette réunion sur les défis de la famille, organisée au Vatican du 5 au 19 octobre, à la demande du pape François.

«La vraie urgence pastorale est de permettre à ceux qui vivent de grandes souffrances de soigner leurs blessures et de recommencer à cheminer avec toute la communauté ecclésiale», a dit Mgr Forte, faisant notamment allusion à ceux dont le mariage échoue. «Tout cela n'a rien à voir avec le slogan banalisant d'un divorce catholique, comme certains ont dit en anticipant ce que ce synode pourrait apporter», a-t-il ajouté. «La doctrine de l'Eglise, plusieurs fois réaffirmée ces dernières années, n'est pas en discussion», a encore souligné le prélat italien, considéré comme étant libéral. Ces propos semblent doucher par avance les espoirs de ceux qui espéraient un changement de radical sur le divorce. Les évêques chercheront cependant des solutions pour permettre de mieux réintégrer les divorcés remariés. En gros, des solutions qui ne sont pas de vrais solution.

Les défis de la famille, qui ont fait l'objet d'un questionnaire sans tabous comportant 39 questions à tous les diocèses du monde, sont ceux de l'explosion des divorces, des familles monoparentales, des cohabitations hors mariage, des unions entre personnes de même sexe. Le sujet des divorcés remariés, a averti le cardinal français André Vingt-Trois, président délégué du synode, «ne doit pas occuper tout le champ de l'attention d'un synode qui serait celui d'Églises occidentales fatiguées», alors que les cinq continents y sont représentés. En gros, circulez, il n'y a rien à voir.

L'Instrumentum Laboris réaffirme «la donnée biblique de la famille fondée sur le mariage entre homme et femme». Il relève un nouveau «désir de famille» décelable chez les jeunes et les non croyants. Comment peut-il déceler quelque chose qu'il ne peut pas quantifier car le questionnaire visait les fidèles catholiques. Sans doute le fantasme-t-il.

Le document met en avant l'encyclique du pape Paul VI (1968) «Humanae Vitae» qui s'était prononcée contre les moyens non naturels de contraception. Une encyclique «prophétique» qui a «redit l'union indissoluble entre l'amour conjugal et la transmission de la vie», a commenté Mgr Forte. Elle est tellement prophétique qu'elle n'est pas écoutée ou a fait fuir les fidèles. Mgr Vingt-Trois a insisté sur l'attention aux mères célibataires et aux femmes abandonnées, souvent immigrées, qui devront trouver l'écoute des pères synodaux.

On ne pouvait rien attendre d'un synode, où une bonne partie des évêques ont été nommé par Jean-Paul II et Benoît XVI, et qui n'ont jamais écouté les attentes des fidèles. En gros, on dit aux fidèles qu'ils n'ont rien compris et qu'on recommence la même chose. À quoi a servi ce questionnaire, à part monter qu'on se moque bien de ce que pense le fidèle.

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Publié le 26 Juin 2014

NCRonline.org dans son article du mardi 24 juin 2014 estime que 225 prêtres de l'Association des prêtres catholiques américains se sont réunis à Saint-Louis pour une conférence de trois jours visant à la réalisation du renouveau de l'Église. Le thème de l'Assemblée est la "Révélation dans nos vies et dans le Temps", tiré du document du Concile Vatican II, Dei Verbum, le principal document de Vatican II sur l'Écriture.

Le groupe s'est formé à la suite d'une réunion le 25 août 2011, de 27 "prêtres de Vatican II" auto-décrite au Séminaire Mundelein dans l'Illinois. L'assemblée inaugurale de l'organisation en juin 2012 a attiré environ 240 délégués de 55 diocèses de la St. Leo University, au nord-est de Tampa, en Floride. Environ 150 prêtres ont participé à la deuxième conférence l'an dernier à l'Université de Seattle. L'ambiance parmi ces prêtres, dont l'âge moyen est 69 ans, est généralement optimiste à la suite de l'élection du pape François de l'année dernière. une représentation grandeur nature du pape François fut un attrait majeur pour les prêtres, qui prirent des photos entre les assemblées.

"Nous nous sentons renouvelé ... confirmé", déclare le prêtre à la retraite de l'archidiocèse de Chicago, Leonard Dubi, qui disait également que lui et d'autres prêtres de sa génération se sont senti "écartés" par les évêques et les prêtres conservateurs plus jeunes. Avec un nouveau "patron" à Rome, le père Dubi dit que ces prêtres, dont certains sont à la retraite et d'autres prendront bientôt leur retraite, se sentent touchés et élevés. Un prêtre dit : "Nous ne réinventons pas la roue". "Nous nous sommes engagés à mettre en œuvre le Concile Vatican II."

L'archevêque émérite John Quinn de San Francisco recevra le prix Jean XXIII de l'association lors de l'assemblée de cette année, qui se tiendra à l'aéroport de Marriott.

L'Association des prêtres catholiques américains par cette assemblée essaye de donner un visage plus radieux du concile Vatican II, car ils veulent célébrer et mettre en œuvre les concepts du concile Vatican II, qui voulait une Église servante, humble et miséricordieuse et fidèle au message du Christ.

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Publié le 25 Juin 2014

L'Église se présente comme ouverte, pourtant le dialogue à l'intérieur de celle-ci se fait dans un sens unilatéral. La prise de décision se fait au sommet avec des acteurs qui sont isolés de la vie quotidienne des croyants. Le dialogue ne se fait pas en prenant des décisions et en informant ensuite les fidèles en pensant qu'ils vont admettre le fait accompli. La hiérarchie n'a pas compris que la dialogue ne doit être ni superficiel, ni polémique.

À l'intérieur de l'Église, le dialogue doit se faire entre prêtres et laïcs. Le dialogue est principalement lié à la promotion authentique des laïcs. Il faut dire que les laïcs n'occupent pas dans les Église la place qui leur revient. Ce dialogue doit être ouvert, authentique, franc et direct. La hiérarchie doit donc avoir un vrai souci de dialogue avec une véritable écoute. Elle doit chercher à mieux traduire l’annonce de l'Évangile pour le monde d’aujourd’hui.

Le dialogue est prometteur si l'échange n'est pas biaisé. Il devient ainsi fécond. Il faut donc valoriser le respect mutuel. Le dialogue doit servir à approfondir la compréhension. Il permet de réfléchir. Pour comprendre les laïcs, il faut entendre leurs besoins. Il faut donc simplifier, rationaliser, favoriser la communication, et éviter les redondances.

Pour avoir un véritable dialogue, l'Église a pourtant plusieurs solutions : l'initiation systématique du public, l'organisation de toute une série de conférences pour les membres du clergé, une évaluation critique confiée à des théologiens, un questionnaire très détaillé aux paroissiens, un groupe de consultation des laïcs organisés à un niveau strictement local, la consultation directe par l'évêque des laïcs pour faire parvenir leurs vœux et suggestions, et des groupes de discussion.

Pour ce faire ce dialogue devra être intelligible, humble, véridique et pacifique, tout en sachant utiliser les bons mots, et en le conduisant avec prudence mais sans le contrôler. Malgré les différences, le dialogue est possible avec de grands projets qui concernent tout le monde qui peuvent offrir des opportunités de discussions véritables où le respect sera mutuel.

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Publié le 24 Juin 2014

NCRonline.org dans son article du lundi 23 juin 2013 nous montre que le pape François a reçu une lettre d'un certain nombre de théologiens éminents des États-Unis et de groupes à but non lucratif catholiques critiquant le traitement du Vatican envers la Leadership Conference of Women Religious (LCWR), selon un des groupes qui avait organisé la signature de la lettre.

L'effort, annoncé lundi par les groupes de Catholics in Alliance for the Common Good, pourrait représenter le premier appel direct reçu par le pape au sujet de la LCWR, un groupe qui représente quelque 45 000 sœurs catholiques aux États-Unis et qui est placé sous une sorte de mise sous séquestre par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il ya également eu d'autres efforts entrepris par les catholiques américains afin d'atteindre le pape François sur la question de la LCWR, y compris avec une pétition en ligne organisée en mai qui avait atteint près de 10 500 signatures.

Comme le dit la lettre de lundi, signée par une demi-douzaine de théologiens, les chefs des Catholics in Alliance and the Franciscan Action Network, et les anciens chefs du Center of Concern and the Catholic Theological Society of America : "Nous croyons que la critique récente de la Leadership Conference of Women Religious (de LCWR) a été injuste".

La lettre poursuit : "Il semble qu'on ait ignoré votre appel pour une "Église pauvre travaillant pour le compte des pauvres" et qu'on ait opté à la place pour une accusation injuste envers la LCWR qui ne serait pas à l'avant-garde des mêmes enseignements que vous avez prôné à juste titre pour qu'ils soient mis en perspectives, en particulier par rapport à l'impérieuse nécessité pour notre Église de ne pas être conduite par des bergers qui se sentent comme des moutons" et qui se concentrent moins sur les besoins "parmi nous".

La lettre conclut : "Nous demandons aujourd'hui seulement que le travail de ces femmes soit à l'honneur au lieu d'être critiqué et que leur dévotion ne soit pas gênée par les sanctions punitives de ces dernières années". "Nous souhaitons très respectueusement que vous sachiez que nous, catholiques, aimons nos sœurs et croyons que leur service désintéressé est la démonstration la plus authentique de votre vision de notre Église bien-aimée."

Christopher Hale, un ancien membre à des Catholics in Alliance for the Common Good, déclara dans une brève entrevue lundi que la lettre avait été donnée à quelqu'un ayant des "liens étroits" avec le pape François qui a su lui remettre.

Il est intéressant que cette recherche du dialogue de l'Église voulue par le pape François amène cette lettre de soutien envers la LCWR et qui permet de montrer que l'Église est diverse et non limitée à Rome.

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Publié le 23 Juin 2014

Dans un article du CanberraTimes.com.au du dimanche 22 juin 2014, l'ancien évêque de Toowoomba parle de sa relation avec Benoît XVI dans un livre intitulé Benict, Mee et and Three Cardinals, et du fait qu'on le priva de se défendre face au jugement ou aux décisions faites à son encontre qui entraînèrent sa démission forcée suite à la dénonciation groupe minoritaire de paroissiens conservateurs sur sa prédication qui comprenait des discussions sur l'ordination des femmes et des hommes mariés.

Il est sans amertume et dit que son expérience lui a permis de "respirer sous l'eau". Il a enfin la liberté de pouvoir se déplacer et de voir la vie d'une manière différente, tant pour les bonnes et les mauvaises choses. Cela lui a amené à avoir un grand respect pour tout ce qui se trouve autour de lui.

Le livre raconte ce qu'il avait dit au pape Benoît XVI dans une rencontre personnelle à propos d'un cas de violence sexuelle à l'école de Toowoomba, mais le pape rejeta la demande de l'évêque de rester à son poste pour y faire face. Il entend qu'il n'y avait pas de compréhension sur les effets dévastateurs des abus sexuels du clergé sur les mineurs.

Il essaya d'expliquer comment la violence de ces affaires avaient conduit à se méfier de certaines personnes dans l'Église, mais les hauts fonctionnaires du Vatican comme le cardinal Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation de la de Culte Divin et de la Discipline des Sacrements, lui avait dit qu'il n'y "aurait rien de tout cela". Il souligne également : "Ils n'avaient aucune idée qu'il serait presque impossible pour une personne qui avait été abusée sexuellement dans un confessionnal ou dans un autre lieu de retourner dans cette pièce, peu importe la taille, et d'avoir à nouveau un aveu face-à-face".

Pourtant Mgr Morris avait soulevé des questions comme le clergé marié, le sacerdoce des femmes et la possibilité de reconnaître les ordres protestants, dans une lettre pastorale de l'Avent en 2006 qui parlait de la diminution du nombre de prêtres dans les paroisses éloignées comme Toowoomba. Dans le livre, Mgr Morris explique les détails de la pression mise sur lui par le pape afin qu'il démissionne comme évêque du diocèse de Toowoomba.

Mgr Morris déclara qu'un groupe de catholiques conservateurs se rendit à Rome avant une réunion des évêques. Ils écrivirent également à Rome sans le voir. Un geste d'une belle lâcheté. Arrivé à Rome, il fut pris en embuscade. Il révèle la tension de la réunion en face-à-face qu'il avait eu avec le pape Benoît XVI en juin 2009. Dans un certain manque de dialogue, le pape lui aurait dit : "C'est la volonté de Dieu que vous démissionnez". Non, c'est la volonté d'une minorité de catholique n'approuvant pas le chemin qu'il avait pris et qui est toujours actif dans les diocèses Toowoomba et Brisbane.

Interrogé pour savoir s'il croyait qu'il aurait été traité différemment par le pape François, William Morris déclara qu'il pensait qu'il aurait eu un dialogue plutôt qu'un monologue. Selon lui, une des principales choses dont a parlé le pape François : "c'est que si nous voulons grandir ensemble et nous comprendre mutuellement, alors le dialogue est l'aspect le plus important de cette relation."

Finalement, cette vie pour Williams Morris n'est pas si mauvaise, car il ne cours pas dans un diocèse et peut faire tout ce qu'un évêque fait : enseigner, prêcher, sanctifier, avec le travail pastoral.

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Selon l'archevêque limogé William Morris, Benoît XVI l'a traité injustement

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Publié le 22 Juin 2014

En ce dimanche 22 juin, fête du Saint sacrement, je vais me centrer sur la communion. Le mot communion, provient du latin communio qui veut dire "uni avec". Elle n'a donc rien à voir avec les querelles théologiques du Moyen âge pour savoir si Jésus se trouvait dans un morceau de pain.

Qu'entendait-on par communion chez les premiers chrétiens, Paul en donne le sens le plus fort qui soit dans 1 Corinthiens 10, 17 : "Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain". Ainsi l'aspect fraternel de la communion est mis en avant. La communion, se célèbre donc en communauté. C'est un repas qui se partage, pas un rite qui s'expose. Il rassemble des gens différents. La communion doit inclure, pas exclure.

Mais nous pouvons pousser plus fort le sens de la communion comme le dit Paul dans 1 Corinthiens 12, 27 : "Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part." Paul le rappelle aussi dans Romains 12, 5 : "ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres." La communauté des croyants est donc le Corps du Christ, qui est la dépositaire de son enseignement. Et ainsi les croyants sont responsables les uns des autres. Ce corps doit être constitué de membres pluriels et divers. Sans diversité, il n'y a pas de corps.

Comme le disait Augustin, au IVe siècle : "Devenez ce que vous mangez; vous mangez le Corps du Christ, devenez Corps du Christ". Alors faisons comme Jésus devenons des serviteurs humbles, conviviaux et proches.

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Publié le 21 Juin 2014

Libération.fr dans son article du samedi 21 juin 2014 nous montre qu'en visite en Calabre, région pauvre du sud italien, le pape François a pourfendu la mafia locale. Visitant une prison, il a défendu la réinsertion plutôt que la «rétorsion sociale».

Le pape François a dénoncé samedi pour sa première visite en Calabre (sud de l’Italie) les souffrances des enfants victimes des «atrocités» de la 'Ndrangheta, en apportant un message de solidarité à des mères et grand-mères détenues dans une prison locale. «Jamais plus un enfant ne doit endurer de telles souffrances. Jamais plus d’enfants victimes de telles atrocités, jamais plus de victimes de la 'Ndrangheta !», s’est exclamé le pape François au centre de détention de Castrovillari, première étape de sa visite, près de la bourgade de Cassano allo Jonio.

Il s’adressait notamment aux deux grand-mères du petit Nicola («Coco») Campolongo, trois ans, victime en janvier d’un règlement de comptes qui avait ému toute l’Italie. Son corps avait été retrouvé avec celui de son grand-père dans une voiture carbonisée. Outre ces petits enfants, de jeunes Calabrais sont recrutés pour le trafic de drogue et meurent aussi dans les violences de la 'Ndrangheta, ou encore se retrouvent en prison. «Les mafieux ne sont pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés», a ajouté le pape François.

Devant environ 200 détenus, après avoir serré au premier rang les mains des hommes et embrassé les femmes en larmes, le pape François a élargi son propos aux prisons des cinq continents : «Je voudrais exprimer la proximité du pape et de l’Église à tout homme et toute femme qui se trouvent en prison, dans toutes les parties du monde».

Le souverain pontife qui, à Buenos Aires, se rendait souvent dans les maisons d’arrêt et avait lavé les pieds de jeunes détenus à Rome, à l’occasion du Jeudi Saint de 2013, a axé son message sur la «pleine réinsertion» dans la société, afin que la détention ne soit pas seulement «un instrument de punition et de rétorsion sociale». Il a invité les détenus à «rencontrer Dieu» en prison : Dieu est «un maître de la réinsertion, qui nous prend par la main», a-t-il encouragé. La visite du pape avait aussi une tonalité sociale dans une région où la mafia prospère sur l’échec de l’économie légale et où le chômage des moins de 25 ans a atteint 56,1% en 2013, selon Eurostat.

Jorge Bergoglio, 77 ans, qui avait paru fatigué ces derniers jours et semblait revigoré, a été accueilli par une foule en liesse sur les routes menant à Cassano. Les gens massés derrière les barrières agitaient les drapeaux du Vatican et l’acclamaient, en l’interpellant : «Pape François, tu es notre espérance». Après une visite dans un hospice pour personnes en fin de vie, il a rencontré les prêtres à la cathédrale, leur demandant de ne pas être seulement des «employés» efficaces de l’Église mais d’être à l’écoute des familles en difficulté. Au cours d’un déjeuner avec des personnes défavorisées et d’anciens toxicomanes de l’association thérapeutique Saman, il a exprimé son admiration : «Fort est celui qui, une fois tombé, réussit à se relever !»

La visite dans une des régions les plus pauvres d’Italie s’achèvera par une grand-messe pour laquelle se sont rassemblées déjà plus de 100 000 personnes, sur la plaine de Sibari, à quelques kilomètres. Un dispositif de police consistant assurait la sécurité alors que le pape a circulé en voiture décapotable, sans craindre des gestes hostiles de la mafia. Un hélicoptère de la police survolait les lieux. Il s’agit de sa quatrième visite en Italie, hors du diocèse de Rome. L’an dernier, il s’était déjà rendu à Cagliari (Sardaigne) où il avait dénoncé le chômage, à Assise (Ombrie) où il avait célébré Saint François d’Assise, et sur l’île de Lampedusa (sud) où il avait plaidé en faveur des immigrés arrivant en Europe à bord d’embarcations de fortune.

La 'Ndrangheta calabraise, par laquelle transite une partie de la cocaïne d’Amérique du Sud, est aujourd’hui la plus riche des mafias, avec des intérêts dans le nord de l’Italie et en Europe. Héritées d’une vieille culture de l’omerta, des collusions entre des membres du clergé et les mafias subsistent encore dans le Mezzogiorno même si les papes et l’Église les ont nettement condamnées et que les associations catholiques multiplient les initiatives contre le crime organisé.

Le pape François a fait un bon travail en se mettant du côté des victimes et en excommuniant les maffieux montrent qu'il n' a pas peur des criminels et qu'il a le courage de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

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