Publié le 31 Juillet 2014

Comme nous le montre cette dépêche d'Apic du 31 juillet 2014, un projet de résolution reconnaissant «les actions et déclarations inspirantes» du pape François reste bloqué au sein du Congrès, le parlement des États-Unis. Selon le quotidien de Washington «The Hill», le blocage pourrait résulter de la désapprobation par une grande partie des députés Républicains de l'approche économique du pontife, considérée comme trop «à gauche».

Le projet de résolution réunissant le démocrate John Larsson et le Républicain Pete King avait été lancé peu après l'élection du pape argentin. Le texte, a priori anodin, n'a pas été validé par le comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants auquel il a été transmis. «The Hill» note que seulement 19 des 221 députés qui ont soutenu le texte sont Républicains.

L'un des parlementaires du parti conservateur a confié au journal que la raison pouvait en être la réputation du pape François auprès de ces derniers d'être «trop libéral», selon l'acception américaine, c'est-à-dire «trop à gauche». Le député évoque notamment la critique du pape, notamment dans son encyclique Evangelii Gaudium, de la théorie de la «rechute favorable». L'idée suppose que la croissance économique, favorisée par le libre marché, réussit à produire une plus grande équité et inclusion sociale, une approche largement défendue au sein de la droite américaine.

Pour tenter de débloquer le dossier, le démocrate catholique John Larson a écrit le 25 juillet au président de la Chambre, le républicain, lui aussi catholique, John Boehner, pour lui demander un vote sur le texte. Ce dernier serait favorable à la résolution.

La missive rappelle que le pape François a été invité à venir s’exprimer devant le Congrès, à l’occasion du voyage évoqué en septembre 2015 dans le cadre de la rencontre mondiale des familles à Philadelphie. Le second auteur de la résolution, Pete King, a relevé qu'un vote positif aurait plus de poids au regard de l'invitation faite au pontife.

Le pape François est considéré comme trop libéral pour les Républicains qui selon eux "sonne comme [le président] Obama quand il [le pape] parle d'égalité". Ce serait drôle mais ce débat existe depuis 2013, on en est même arrivé à traiter le pape François de marxiste. Honorer un homme qui contredit le système économique actuel n'est pas du goût des Républicains qui sont contre l'augmentation des impôts, contre la réglementation de Wall Street, et l'aide aux pauvres qu'ils préfèrent blâmer pour leur situation.

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Publié le 30 Juillet 2014

Libération.fr et France24.com nous montre dans leurs articles du mardi 29 juillet 2014 qu’initialement destinée à marquer les maisons abandonnées par des chrétiens d'Irak à Mossoul et plus généralement dans la province de Ninive, la lettre arabe «ن» («noûn») est devenue en quelques jours le symbole du soutien à la communauté sur Internet et les réseaux sociaux.

Équivalent du «N» de l'alphabet romain, c'est en arabe la première lettre du mot «Nazaréen», terme désignant les chrétiens dans le Coran. C'est par ce moyen que l'État islamique, depuis sa prise de pouvoir à Mossoul le 10 juin, signale les foyers désertés par les familles ayant préféré la fuite à la conversion, au statut de «dhimmi» (statut juridique inférieur accordée aux chrétiens et aux juifs par la loi musulmane) et à la mort.

Depuis, le caractère fait florès sur les réseaux sociaux, via le hashtag ن# (écrit de droite à gauche), et dans les manifestations de soutien à la communauté chrétienne d'Irak, comme celles du dimanche 25 juillet sur le parvis de Notre-Dame à Paris et du lundi 26 juillet à Lyon. Cette lettre est maintenant utilisé pour exprimer sa solidarité envers les chrétiens d'Irak.

La communauté internationale ainsi que l'ONU doivent agir pour que les chrétiens restent en Irak et les soutenir pour cela. La France s'intéresse à ce dossier puisque François Hollande a appelé mercredi 29 son nouvel homologue irakien Fouad Massoum à assurer la protection des minorités et en particulier des chrétiens d'Irak, dans une conversation téléphonique.

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Publié le 29 Juillet 2014

20minutes.fr dans son article du lundi 28 juillet 2014 nous montre que le pape François a demandé pardon ce lundi aux pentecôtistes persécutés par des catholiques durant le fascisme en Italie dans les années 1930, après la promulgation de lois raciales, lors d'une visite privée et inédite à Caserte (sud), rapporte l'agence I-Média. Dans cette ville située près de Naples, le pape argentin a également invité à «dépasser les barrières» entre les différentes confessions chrétiennes.

Le pape François, qui s'était déjà rendu samedi à Caserte, où il avait célébré une messe devant 200 000 personnes, a rendu visite au pasteur Giovanni Traettino, qui dirige dans cette ville l'église évangélique de la Réconciliation. Les deux hommes se sont connus à Buenos Aires, ville dont Jorge Mario Bergoglio était l'archevêque, où ils se sont régulièrement rencontrés à l'occasion de réunions œcuméniques, en particulier lors d'un grand rassemblement des églises en 2006 dans la capitale argentine.

Intervenant devant quelque 350 fidèles, le pape a assuré que l'unité des chrétiens, «commandement du Christ», était «fondamentale», selon l'agence spécialisée dans l'actualité religieuse, citant plusieurs médias italiens ayant pu entendre le discours du pape François. «Il faut chercher quelque chose de nouveau», «dépasser les barrières entre les Églises chrétiennes» qui «ne sont pas nées séparées», a particulièrement demandé le pape.

«Parmi ceux qui ont persécuté et dénoncé les pentecôtistes, comme s'il s'agissait de fous qui gâtaient la race, il y avait aussi des catholiques», a assuré le pape, avant de poursuivre : «je suis le pasteur des catholiques et je vous demande pardon pour ces frères et sœurs catholiques qui n'ont pas compris et ont été tentés par le diable».

Le pape qui appelle à dépasser les barrière entre les différentes confessions chrétiennes et à chercher quelque chose de nouveau, cela est intéressant, mais il faut que le discours soit suivi d'actes pour que l'œcuménisme soit réellement appliqué et ce n'est pas seulement au pape de faire le travail, mais aussi à toute l'Église, qui elle ne se trouve pas qu'à Rome.

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Publié le 28 Juillet 2014

TF1.fr dans son article du dimanche 27 juillet 2014 que plusieurs centaines de personnes se sont rassemblés dimanche à Paris pour attirer l'attention des Français sur la situation des chrétiens d'Irak victimes de persécutions de la part des Jihadistes de l'État islamique (EI), notamment à Mossoul.

"France, tourne ton regard vers l'Irak, un peuple se meurt sous tes yeux". Derrière cette banderole, élus, religieux et croyants, membres de la communauté assyro-chaldéenne notamment, se sont rassemblés dimanche devant Notre-Dame de Paris en soutien aux chrétiens d'Orient menacés par les jihadistes.

Ils étaient au moins plusieurs centaines (des milliers selon le Comité de soutien aux chrétiens d'Irak) à braver la chaleur sur le parvis écrasé de soleil, en fin d'après-midi, avant une "messe pour la paix" en Orient prévue dans la cathédrale. Parmi eux figuraient des prêtres, des parlementaires et élus d'Île-de-France (les UMP Rachida Dati, Nathalie Kosciusko-Morizet, Roger Karoutchi, Claude Goasguen, le PS Philippe Kaltenbach...), le grand rabbin parisien Olivier Kaufmann et de nombreux fidèles et jeunes arborant bleu, blanc et rouge de la communauté assyro-chaldéenne, venus notamment de Sarcelles (Val-d'Oise) ou des environs. Beaucoup portaient sur des pancartes ou des autocollants le "n" arabe signifiant "nazaréen", la lettre peinte sur les maisons des chrétiens de Mossoul depuis que les jihadistes de l'État islamique (EI) en ont pris le contrôle. Les chrétiens ont fui en masse la deuxième ville irakienne depuis une semaine, après un ultimatum de l'EI leur donnant quelques heures pour quitter les lieux. Seules quelques familles chrétiennes y subsisteraient, contre 35 000 personnes il y a dix ans, selon le CSCI.

Dans tout le pays, les chrétiens seraient 400 000 aujourd'hui, contre 1,5 million avant la première guerre du Golfe, selon la même source. "Nous voulons faire entendre la voix des sans-voix, et attirer l'attention des médias et des hommes politiques français sur la situation dramatique des chrétiens d'Irak. Personne n'agit, personne ne bouge, c'est un vrai génocide", a déclaré le père Sabri Anar, curé de la paroisse chaldéenne Saint-Thomas à Sarcelles, avant de réciter le "Notre Père" en araméen avec la foule. Dans la foule avaient pris place aussi des fidèles de l'Église catholique de France, par "solidarité" avec leurs coreligionnaires d'Orient. "Les chrétiens font entendre leur voix, mais elle n'est pas relayée, ensuite, dans les médias, de manière scandaleuse", a estimé Jérôme, 50 ans, portant un haut drapeau "Save" représentant le poisson - signe des premiers chrétiens - et le "n" arabe.

Il faut surtout essayer de comprendre pourquoi les chrétiens sont visés en Irak et le HuffingtonPost.fr nous en donne les véritables raisons. Sous le régime de Saddam Hussein, les chrétiens n'étaient pas considérés comme une menace, ayant peu d'ambitions politiques. Mais après l'invasion américaine, le pays est devenu un champs de bataille entre insurgés et troupes étrangères. Associée aux "croisés" occidentaux, la communauté chrétienne a été visée par les violences confessionnelles qui ont suivi. En dix ans, 61 églises ont été attaquées et un millier de chrétiens tués, mais pas tous dans des attaques ciblées, selon le patriarche chaldéen Louis Sako. L'attentat le plus sanglant a eu lieu le 31 octobre 2010, lorsque 44 fidèles et deux prêtres sont morts dans l'attaque de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, par la branche irakienne d'Al-Qaïda. En avril dernier, Mgr Sako avait évoqué dans un entretien la montée de l'extrémisme religieux, les menaces de mort formulées à l'encontre des chrétiens, et la saisie de leurs propriétés par des gangs armés, qui poussaient sa communauté à l'exil.

Comme le signale Mgr Sako sur les chrétien d'Irak : "Nous sommes un minorité très fragile, nous n'avons ni armée, ni milice." Pourtant ceux qui décident de rester n'attendent pas de se faire tuer et ont commencé à former des milices depuis 2011. Maintenant, attendons de voir si le sort des chrétiens va enfin intéresser l'ONU, après tout elle a bien permis à La France d'intervenir en Centrafrique pour éviter un bain de sang. Et voyons aussi ce que la France peut faire surtout qu'elle était l'un des pays à demander un gouvernement d'union nationale en Irak pour mettre fin aux divisions en Irak.

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Publié le 27 Juillet 2014

NouvelObs.com nous montre que le pape François s'est livré dimanche 27 juillet 2014 à un vibrant plaidoyer pour la paix dans le monde, lors de la traditionnelle prière dominicale de l'Angélus place Saint-Pierre à Rome.

Après avoir évoqué le centenaire de la Première Guerre mondiale, le chef de l'Église catholique a dit que ses pensées allaient tout particulièrement aujourd'hui aux peuples du Proche-Orient, d'Irak et d'Ukraine.

"S'il vous plaît, arrêtez ! Je vous le demande de tout mon cœur, il est temps d'arrêter ! Arrêtez, s'il vous plaît !", a lancé le pape. "Frères et sœurs, plus jamais de guerre, plus jamais de guerre! Je pense avant tout aux enfants, qui sont privés de l'espoir d'une vie digne et d'un avenir."

"Des enfants tués, des enfants blessés, des enfants mutilés, des enfants orphelins, des enfants qui jouent avec ce que leur laisse la guerre, des enfants qui ne peuvent plus sourire", a poursuivi le pape François.

Le pape n'a fait aucune référence directe à la situation à Gaza, mais ses commentaires sont venus après qu'une trêve humanitaire a échoué ce le dimanche et que les combats ont repris. Il a pour cela cité la dénonciation de la Première Guerre mondiale par le pape Benoît XV comme un "massacre inutile". C'est un plaidoyer passionné où le pape demande aux personnes à "ne pas répéter les erreurs du passé", tout en les exhortant à adopter une attitude dialogue pour surmonter les conflits. Sera-t-il écouté ? Espérons le.

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Publié le 26 Juillet 2014

katolische.de nous montre que d'après le quotidien italien "Avvenire" du jeudi 24 juillet 2014, le préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ne voit pas de place pour une autre façon de traiter les divorcés et remariés, car ils ne peuvent pas communier, car ils auraient soit disant une conduite contraire au dogme de l'indissolubilité du mariage. Même un concile ne pourrait pas changer cela, selon lui. Les conciles ont souvent donné tort à de telles assurances.

Dans le même temps Mgr Müller, souligne que peut-être beaucoup de mariages étaient invalides parce que les couples n'étaient pas au courant au moment de leur cérémonie de mariage de l'importance du sens catholique du mariage. En gros, les couples sont des enfant qui ne savent pas ce qu'il font. Ils apprécieront. Actuellement, le cardinal déclare que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi recherche une réponse à ce défi. La réponse tout le monde la connait, mais Mgr Müller ne veut pas l'entendre.

Pour Mgr Müller l'objectif prioritaire du synode des évêques sur la famille en octobre, est de redécouvrir le caractère sacramentel du mariage et de la famille, mais aussi d'encourager les jeunes gens à se marier. Ici, cependant, il ne faut pas compter uniquement sur la publication d'ouvrages et d'articles. Il sera nécessaire d'avoir des «preuves solides» de mariages réussis, déclare l'ancien évêque de Ratisbonne. En gros, pas de place pour les évolutions de la famille, restons à la famille traditionnelle du XIXe siècle.

Mgr Müller déclare que les enfants touchés par le divorce sont "peut-être les plus pauvres des pauvres dans le monde". selon lui, nous l'aurions négligé non seulement dans les pays du Tiers-Monde, mais aussi dans les pays les plus riches en Europe et en Amérique du Nord. Ces enfant risquent d'apprécier une telle comparaison qui ne correspond pas à leur réalité.

Mgr Müller nous met en avant vers une réalité que l'Église ne veut pas voir, elle ne connait plus rien aux couples et ni aux familles, elle se base sur des valeurs d'un autre temps sans pouvoir répondre aux problèmes des familles actuelles.

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Publié le 25 Juillet 2014

APIC dan son article du jeudi 24 juillet nous montre que le diocèse de Ciudad del Este au Paraguay traverse actuellement une situation difficile. Son évêque, Mgr Rogelio Livieres Plano, issu de l’Opus Dei, est accusé de malversations financières, mais également d’avoir nommé, comme vicaire général, un prêtre traditionaliste accusé d’abus sexuels. A cela s'ajoutent des doutes sérieux quant à la qualité de formation des séminaristes. Des inquiétudes suffisamment fondées pour que Rome décide d'ouvrir une enquête et de dépêcher sur place le cardinal Abril y Castello ainsi qu'un autre évêque, indique le quotidien français «La Croix».

Sur le plan financier, l’évêque est notamment accusé d’avoir détourné plusieurs millions de dollars reçus d'une entreprise locale qui exploite un gigantesque barrage hydroélectrique sur le Parana. Elle aurait versé 300 000 dollars et octroyé au diocèse un théâtre d’une valeur de 1,5 million de dollars. Selon des organisations de laïcs, avec lesquelles l’évêque est en difficulté, l’argent devait servir à des œuvres sociales, mais Mgr Livieres Plano l’aurait utilisé pour son nouveau séminaire.

Ce séminaire, qui accueille 200 séminaristes, un record dans la région, est justement l’autre difficulté du diocèse. Les évêques paraguayens accusent Mgr Livieres Plano d’y dispenser un enseignement très conservateur, mais aussi bâclé – les études durent 4 ans au lieu de 6. De son côté, l’évêque de Ciudad del Este a accusé ses confrères, dans une lettre à Benoît XVI, d’être des tenants de la théologie de la libération.

Dernière difficulté, mais non des moindres, le cas du vicaire général du diocèse de Ciudad del Este, le père Carlos Urrutigoity, accusé d’abus sexuels il y a une dizaine d’années quand il exerçait son ministère dans le diocèse américain de Scranton en Pennsylvanie. Ce prêtre argentin avait été ordonné pour la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX), séparée de Rome depuis 1988, avant d’en être exclu pour homosexualité. Il avait alors fondé sa propre structure traditionaliste ralliée à Rome.

Finalement accusé d’attouchements sexuels sur un jeune garçon, il était parti suivre une thérapie au Canada avant de rallier le Paraguay où il était devenu vicaire général de Mgr Livieres Plano, malgré une mise en garde de l’évêque de Scranton qui l’avait été averti que le prêtre constituait «une sérieuse menace pour les jeunes» et lui demandant «de ne pas permettre que le Père Urrutigoity soit incardiné dans son diocèse».

En juin dernier, un reportage de la chaîne américaine NBC reprenant les accusations contre le père Urrutigoity avait mis le feu à l’épiscopat paraguayen. L’archevêque d’Asuncion, Mgr Pastor Cuquejo, avait demandé une réouverture de l’enquête, ce qu’avait vertement refusé l’évêque de Ciudad del Este accusant son confrère de la capitale d’être lui-même «homosexuel» et dénonçant des «attaques contre l’Église».

Cet échange musclé entre évêques avait finalement motivé la visitation apostolique décidée par le pape François dans ce diocèse de Ciudad del Este, limitrophe de l’Argentine. Les deux visiteurs apostoliques doivent rester jusqu’au 26 juillet 2014. Ils remettront ensuite leur rapport au Vatican.

Pour paraguay.com, en ce qui concerne l'intervention des envoyés du pape François, le rapport final sera prêt dans les prochains jours, après une analyse approfondie de la situation de Mgr Livieres Plano et du père Carlos Urrutigoity dans les cas de mauvaise gestion de fonds et de pédophilie. "Le journal ABC Color" aurait soit disant lancé une campagne de dénigrement contre le diocèse de Ciudad del Este. Il y aurait aussi des stations de radio concernées et plusieurs laïques qui voudraient soit disant nuire à l'évêque Rogelio Livieres, selon son porte-parole le père Antonio Ortigoza. C'est qu'il voudrait en faire un martyr.

Pourtant comme le signale ABC Color, dans leur tentative de minimiser l'enquête sur Mgr Livieres, ils insistent pour dire que ce n'est tout simplement qu'une "visite apostolique" demandé par le diocèse. C'est un peu gros. L'arrivée de Santos Abril y Castelló et Milton Luis Troccoli vient surtout après de nombreuses plaintes contre le père Carlos Urrutigoity accusé de pédophilie et d'abus sexuels et aussi sur les ouvrages religieux dans le diocèse de Ciudad del Este de Mgr Livieres.

Cela a le mérite d'être clair, et montre que cet évêque au lieu d'apporter la communion dans son diocèse a apporté la division. Espérons que le pape François trouve une solution qui puisse satisfaire le peuple de Dieu et pas la hiérarchie comme à l'époque de Benoît XVI.

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Publié le 24 Juillet 2014

catholicherald.co.uk nous montre dans son article du lundi 21 Juillet 2014 que le pape François exhorte les catholiques de Grande-Bretagne et d'Irlande à lutter contre la soit disant "culture de la mort" dans un message avant la Journée pour la vie qui aura lieu dimanche.

Le message, signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat du Vatican, déclare que le pape était convaincu que la Journée pour la vie allait inspirer "les jeunes catholiques en particulier" non seulement pour l'aider à assurer "une protection juridique appropriée pour le droit humain fondamental à la vie, mais aussi en cherchant à apporter l'amour miséricordieux du Christ comme un baume qui donne la vie à ces troublantes nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité qui sont de plus en plus évident dans la société contemporaine". Il ajoute : "Pour toutes les personnes impliquées dans la journée pour les célébrations de la vie, Sa Sainteté donne sa Bénédiction apostolique en gage de sagesse, de joie et de paix dans le Seigneur ressuscité."

Le thème de la Journée de cette année pour la vie est de "Protéger et chérir la vie", avec le hashtag # Twitter livelife. Plus d'un demi-million de cartes postales ont été envoyées aux paroisses en Angleterre et au Pays de Galles en préparation pour dimanche. Le produit de la Journée pour la vie aidera le travail du Centre de bioéthique Anscombe et d'autres activités liées à la vie soutenus par l'Eglise. Cela sent le lobbying, mais c'est vrai on nous dira qu'ils n'existent pas dans l'Église. C'est très drôle. La journée est célébrée chaque année par l'Eglise en Irlande, en Écosse, en Angleterre et au Pays de Galles.

L'interdiction de l'avortement voulue par l'Église n'est pas la solution. La recherche montre que rendre l'avortement illégal n'évite pas qu'il se produise, mais le rend invisible et oblige les femmes à avoir des procédures clandestines et risquées. Chaque année, 47 000 femmes meurent suite à des avortements non médicalisés et des millions d'autres sont blessées, dont certaines grièvement et de façon permanente. Presque tous ces décès et traumatismes ont lieu dans des pays où les lois sur l'avortement sont très restrictives. Presque tous sont aussi entièrement évitables.

Enfin, pour le pape les lobbies ne sont pas bons, mais il les a limités aux affaires, à la politique, les francs-maçons et les gays. Pourtant rien sur les lobbies catholiques qui abreuvent d’argent des organisations pro-life aux méthodes douteuses et pas des moindre comme le Chemin néocatéchuménal, l'Opus Dei, le Renouveau Charismatique, et les Focolari. Ici l'aveuglement est roi. Toujours la sexualité, le Vatican s'occupe de la seule chose qu'il ne connait pas au lieu d'être aux côté des pauvres. Je n'ai jamais vu ces lobbies catholiques faire une marche pour les pauvres ou être aux côtés des syndicats.

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Publié le 23 Juillet 2014

Dans l'Église existe des outils de parole et d'ouverture, comme les synodes diocésains qui ne peuvent pas traiter des questions sensibles, le conseil pastoral et de paroisse qui sont seulement consultatif, les colloques, les conférences, les groupes paroissiens de réflexion, et les assemblées paroissiales qui devraient être des lieux de dialogue et d’échange. Ces lieux doivent mettre en avant la liberté et un souci d'égalité et de justice sociale.

En ces lieux, on devrait donner la primauté à l'échange d'informations, à la confrontation des idées, à l'exercice de la critique et à l'élaboration de projets pour la paroisse. Ce débat public doit être ouvert, contradictoire, s'enrichir de la libre discussion, et être convaincant. Ainsi, dans ces espaces d'expression devrait être aussi accordé aux femmes une place primordiale. Elles pourraient même les présider.

Cela vient à mettre en avant la délibération dans l'Église, c'est en gros à discuter avec d'autres en vue d'une décision à prendre, ou bien consulter, tenir conseil, et décider. La délibération serait donc une forme de coresponsabilité dans l'Église. Les fidèles ont droit à une correcte information ecclésiale pour pouvoir prendre part à l'édification de l'Église. L'information due en justice concerne tous les aspects de la vie de l'Église : pastoral, sacramentel, liturgique, biblique, catéchétique, etc.

Comme le disait Jean Monnet : "Sans les institutions, les choses meurent; sans les personnes, elles ne vivent pas". Prenons alors comme exemple Santo Stefano de Paterno, dans le diocèse de Florence, s'est fixé pour objectif de passer d'un fonctionnement "hiérarchique" à un mode de vie fraternel et participatif, le Centre pastoral des Halles Beaubourg qui "cohabite" avec l'église Saint-Merri à Paris, est un espace de liberté pour des gens qui se sentent "aux marges", un lieu de recherche sur la liturgie, d'approfondissement de la foi et de solidarité, et la Fraternité diocésaine des Parvis, à Lille, qui est issue du Synode des jeunes, et elle est devenu, depuis 2006, une association publique de fidèles.

Nous pouvons donc avoir un autre regard sur la vie de Église, qui peut devenir plus libre, créative, et avec un sens certain des responsabilités. Créons ces lieux où nous pourrions avoir une liberté de parole et un vrai attachement à l'Église, tout en gardant une capacité de critique sans pour autant avoir de ton revendicatif.

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Publié le 22 Juillet 2014

NouvelObs.com nous montre qu'au lendemain d'un week-end marqué par des violences lors de manifestations pro-palestiniennes, François Hollande a reçu six représentants des cultes.

Après un week-end marqué par des violences en marge de manifestations pro-palestiniennes à Paris et à Sarcelles (Val d'Oise), alors qu’elles avaient été interdites, une rencontre entre le président de la République et les représentants des cultes religieux a eu lieu lundi 21 juillet en fin d'après-midi au Palais de l’Elysée.

Parmi les représentants : Dalil Boubakeur, le président du Conseil français du Culte musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris, Joël Mergui, le président du Consistoire central israélite de France, Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise pour la Conférence des Evêques de France, mais aussi les représentants des cultes protestant (Georges Michel), orthodoxe (Mgr Joseph) et bouddhiste (Vô Minh Tri) se sont donnés rendez-vous au Palais de l’Elysée. Dalil Boubakeur et Joël Mergui sont restés quelques instants au bas des marches de l'Elysée pour une poignée de mains devant les photographes de presse.

"Au-delà du non à l’antisémitisme, il est fondamentale qu’on trouve des moyens pour que ce soit toute la France qui dise non à l’antisémitisme", a déclaré Joël Mergui à la sortie de réunion, sur le perron de l’Elysée. Le président du Consistoire central israélite de France a déploré la situation dans laquelle les fidèles de confession juive se trouvaient : "Aujourd’hui quand il n’y a pas de policiers devant une synagogue ou une école, on m’appelle. J'ai demandé à mon ami le recteur Dalil Boubakeur que cette dénonciation de l’antisémitisme soit relayée par l’ensemble des imams et des relais à travers la France, représentants des cultes pour que l’antisémitisme soit arrêté", a-t-il annoncé.

Le président du Conseil français du Culte musulman a pour sa part déclaré avoir une "très grande responsabilité à informer" les fidèles et à "dialoguer" avec eux afin "d’ appliquer les notions de vivre ensemble qui est un impératif". Dalil Boubakeur a par ailleurs affirmé que "la communauté musulmane n’[était] pas antisémite". "Elle souffre elle-même du racisme",a-t-il précisé.

Par ailleurs, les évêques d’Île-de-France se sont déclarés "choqués" par les violences du week-end : "De tels actes ne peuvent en aucun cas être justifiés par la situation internationale", ont-ils affirmé dans un communiqué commun. "Nous demandons au gouvernement de tout faire pour maintenir l'ordre républicain."

Dimanche, lors de la remise de décorations à Beate et Serge Klarsfeld à l'Elysée, François Hollande a réaffirmé sa volonté "que ne soit tolérés aucun acte, aucune parole qui puisse faire ressurgir l'antisémitisme et le racisme", alors que d'autres appels à la manifestation sont prévus mercredi et samedi prochains.

Une question aussi sensible que l'antisémitisme fait parler en France les religions d'une seule voie pour soutenir le président de la République dans la lutte contre une haine qui n'a plus lieu d'être, et espérons que cette initiative portera ses fruits.

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À l'Elysée, les chefs religieux font front commun contre l'antisémitisme

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