Publié le 21 Août 2014

FRANCE 24 dans son article du mardi 19 août 2014 nous montre que le pape veut que la béatification de Mgr Oscar Romero, assassiné en 1980, "intervienne rapidement". L’élévation au rang de "bienheureux" de l’ex-archevêque de San Salvador a longtemps été bloquée pour ses sympathies supposées avec le marxisme.

La béatification de Mgr Oscar Arnulfo Romero est-elle imminente ? Dans l’avion le ramenant de Corée du Sud, le pape François a réaffirmé, lundi 18 août, son espoir de voir prochainement le titre de "bienheureux" conféré à cette grande figure de l’Église latino-américaine, assassinée en 1980 par un commando d'extrême droite lors de la guerre civile au Salvador. "Il n’y a plus de blocages idéologiques et il est important que [cette béatification] ait lieu rapidement", a indiqué le souverain pontife devant les journalistes l’accompagnant sur son vol.

Une déclaration qui intervient plus d’un an après que Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, a affirmé, en avril 2013, que le pape avait autorisé le déclenchement du processus. Le procès de béatification de l’ancien archevêque de San Salvador était au point mort depuis des années en raison des résistances opposées par une frange de l’Église estimant l’ancien ecclésiastique trop proche de la théologie de la libération, un courant de pensée chrétien empreint d’idéologie marxiste.

Surnommé "la voix des sans-voix" pour son dévouement envers les plus démunis, Mgr Romero avait beau n’avoir que peu d’accointances avec les courants les plus à gauche de la théologie de la libération, son assassinat avait fait de lui une icône dans les milieux progressistes. Durant son ministère sacerdotal, l’archevêque avait notamment pris fait et cause pour les paysans salvadoriens et, comme le rappelle "La Croix", "admis la légitimité, dans certaines circonstances, de l’engagement politique. Dans ses homélies ainsi qu’à la radio, il avait alors commencé à dénoncer les exactions des militaires au pouvoir, se mettant à dos l’épiscopat et la bourgeoisie catholique."

Considéré par beaucoup comme un "subversif", Mgr Romero s’était senti "abandonné" par Jean-Paul II, avait affirmé en 2011 le théologien italien Giovanni Franzoni. Après sa mort, le Vatican a souvent rechigné à lui accorder le titre de "martyr", lui préférant celui de "témoin de la foi". Lundi, le pape François s’est en tous cas dit persuadé que Mgr Romero était "un homme de Dieu".

Les propos tenus lundi par le souverain pontife envoient un nouveau signal fort au clergé latino-américain qui, sans être engagé dans les luttes les plus radicales et sans prendre les armes, a œuvré pour les plus pauvres en prenant de grands risques. C'est la ligne que semble suivre le pape, qui fut, avant son élection, archevêque de Buenos Aires.

L’élévation de Mgr Oscar Romero au rang de "bienheureux" pourrait ensuite ouvrir la voie à une canonisation. C’est ce qu’espèrent en tous cas quatre évêques du Salvador qui verraient bien la sainteté de l’ancien archevêque reconnue en 2017, année du centenaire de sa naissance.

Si Mgr Oscar Romero est enfin béatifié, puis canonisé, ce sera enfin une personne qui mérite cette distinction, car il fut un fervent défenseur des pauvres. D'ailleurs pour le pape François cette béatification n'a pas de problème doctrinal.

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Publié le 20 Août 2014

Kipa nous montre que le pape François a appelé à la prière pour les chrétiens persécutés à travers le monde. Lors de l'audience générale du mercredi 20 Août 2014, au Vatican, il mentionna spécifiquement les chrétiens et les autres minorités religieuses en Irak, qui souffrent de la terreur du groupe djihadiste "État islamique" ou ont fui.

La semaine dernière, le pape François avait envoyé l'ambassadeur de longue date du Vatican à Bagdad, le cardinal Fernando Filoni en tant qu'envoyé spécial dans le pays déchiré par la guerre afin de faire avancer l'aide pour les minorités persécutées et pour discuter des solutions possibles.

La prière peut soutenir, mais rien ne peut remplacer une intervention militaire contre les djihadistes de l'État islamique, et l'Église semble la soutenir sous le couvert de la communauté internationale.

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Publié le 19 Août 2014

TF1.fr nous montre que le pape François a légitimé lundi 19 août 2014 une action en Irak contre les islamistes tout en précisant qu'"une seule nation ne peut pas décider comment (l'agresseur) doit être arrêté". Le souverain pontife a aussi déclaré qu'il n'écartait pas l'éventualité d'une démission s'il ne se "sentait plus capable d'aller de l'avant".

Alors qu'il rentrait de Corée du Sud, le pape François a répondu aux journalistes, à bord de l'avion, à des questions sur divers sujets de politique internationale mais également plus personnels. Le pape François a estimé que les actions de la communauté internationale visant à stopper la progression des djihadistes en Irak étaient. "Dans les cas où il y a une agression injuste, je peux seulement dire qu'il est légitime d'arrêter l'agresseur injuste", a commenté le souverain pontife s'adressant aux journalistes présents dans l'avion le ramenant de sa visite en Corée du Sud.

Le pape a toutefois critiqué, sans la nommer, l'attaque menée par les États-Unis en Irak. "Je souligne le verbe 'stopper'. Je ne dis pas 'bombarder' ou 'faire la guerre', mais 'arrêter'. Les moyens par lesquels il (l'agresseur) doit être stoppé doivent être évalués. Stopper un agresseur injuste est légitime", a-t-il dit avant d'ajouter : "Une seule nation ne peut pas décider comment il doit être arrêté".

Selon le pape, les Nations unies offrent le forum adéquat pour discuter de cette question et déterminer si cette agression est injuste et comment il doit y être mis fin. Le pape François a également indiqué qu'il avait envisagé de se rendre en Irak mais que pour l'instant il avait préféré s'abstenir d'un tel déplacement. "Ce ne serait pas la meilleure chose à faire en ce moment mais je souhaite toujours y aller", a-t-il dit.

Les djihadistes de l'État islamique ont proclamé l'instauration d'un califat dans les régions sous leur contrôle en Syrie et dans le nord de l'Irak. L'avancée des combattants de l'EI a contraint des milliers de chrétiens et de membres de la communauté yazidie à fuir. Le pape François a précisé qu'il n'approuvait pas les bombardements menés contre les islamistes, ni la guerre en cours, mais il a rappelé que la situation en Irak était grave et que la communauté internationale devait y répondre.

Le pape François a fait part lundi de son "envie" de se rendre en Chine, mais a demandé que l'Église catholique puisse y remplir sa mission. Au cours d'une conférence de presse dans l'avion le ramenant de Corée du sud, le pape François a répondu : "vous me demandez si j'ai envie d'aller en Chine, mais oui certainement ! Même demain". Mais "l'Église demande la liberté pour son métier, son travail (en Chine). Aucune autre condition", a-t-il ajouté.

Pendant son voyage en Corée du Sud, le pape avait demandé à des pays asiatiques comme la Chine et le Vietnam d'accepter "un dialogue fraternel", en soulignant que les catholiques n'entendaient pas se comporter en "conquérants". Le pape, qui parlait alors que l'avion de la Corean Airlines survolait la Chine, a dit son admiration pour "ce peuple sage". "Le Saint-Siège est toujours ouvert aux contacts. Parce qu'il a une véritable estime pour le peuple chinois". Il a rappelé à cet égard une lettre d'ouverture qu'avait envoyée en 2007 le pape Benoît XVI aux catholiques chinois.

Les fidèles chinois sont partagés entre une Église patriotique liée au régime communiste et une Église clandestine fidèle à Rome. Des contacts discrets non officiels existent entre le Vatican et Pékin. Le pape est en outre fasciné en tant que jésuite par l'Asie car les premiers évangélisateurs de la Chine impériale dont le célèbre Matteo Ricci, faisaient partie de la compagnie de Jésus.

Au cours d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait de Corée du Sud, le pape de 77 ans, qui semblait en pleine forme, était interrogé sur sa popularité et le sentiment qu'elle faisait naître en lui. "Je la vis comme une générosité du peuple de Dieu. Intérieurement, je cherche à penser à mes péchés, à mes erreurs, pour ne pas m'enorgueillir. Parce que, je le sais, ça durera peu de temps. Deux ou trois ans. Et puis, à la Maison du Père !", a-t-il lancé sur le ton de la boutade. Jorge Bergoglio a dit vivre cette popularité "plus naturellement qu'au début", car initialement, elle "m'effrayait un peu". S'il n'avait pas jusqu'alors publiquement parlé de sa mort, il avait, selon une source du Vatican, confié à des proches qu'il pensait n'avoir que quelques années seulement devant lui.

Le pape François a en outre, une nouvelle fois, mentionné l'éventualité d'une démission s'il ne se sentait plus en capacité d'assumer ses fonctions. Depuis celle de Benoît XVI en 2013, la démission d'un pape n'est plus "une exception", "même si ça ne plaît pas à certains théologiens", a-t-il à cet égard déclaré. Il a rappelé que les évêques émérites (à la retraite) étaient une exception il y a 60 ans, et que maintenant c'était une pratique courante. "Vous pouvez me dire : si un jour vous ne vous sentiez plus capable d'aller de l'avant, feriez-vous la même chose ? Oui. Je prierais et ferais de même. Benoît XVI a ouvert une porte qui est institutionnelle", a affirmé le pape.

Interrogé sur ses vacances cette année, le pape François, qui ne prend jamais de congés hors du Vatican, a répondu qu'il les prenait "à la maison", à la résidence Sainte-Marthe où il vit. "Je prends toujours des vacances, a-t-il assuré. Alors, je change de rythme. Je lis des choses qui me plaisent, j'écoute de la musique. Je prie davantage. Cela me repose. Une partie du mois d'août, j'ai fait ça. Cela me convient comme ça".

Le pape François a reconnu qu'il avait "quelques problèmes de nerfs. Il faut bien les traiter, ces nerfs. Leur donner du maté (thé argentin qui est plutôt un excitant) chaque jour", a-t-il plaisanté. Avant d'ajouter : "une de ces névroses, c'est que je suis trop casanier", rappelant que "la dernière fois qu'il (avait) pris des vacances hors de Buenos Aires, c'était avec la communauté jésuite en 1975".

Le pape François a l'art de la franchise et dans ses réponses aux journalistes, il souhaite une action en Irak et montre que son pontificat sera court, mais espérons le riche en réformes, ce qui est plutôt intéressant.

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Publié le 18 Août 2014

"La messe d'aujourd'hui est une prière pour la réconciliation dans cette famille coréenne", a déclaré le chef de l'Église catholique, lors d'une messe à la cathédrale Myeongdong de Séoul (Corée du Sud). Le pape François a conclu selon Francetv info et ici.radio-canada.ca, le lundi 18 août 2014, son voyage en Corée du Sud par un appel à l'unité des deux Corées, déchirées depuis six décennies. De son côté, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a lancé, dès l'arrivée du pape, jeudi, des tirs d'essai de missiles tactiques, officiellement pour commémorer la fin de la colonisation japonaise en 1945.

Dans son homélie, en présence de la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, le pape s'est adressé aux Coréens des deux côtés du 38e parallèle en les exhortant, "comme chrétiens et comme Coréens, à repousser avec force une mentalité fondée sur le soupçon, sur la division et sur la compétition".

"Prions (...) pour l'émergence de nouvelles occasions de dialogue, de rencontres et de résolution des différences (...) et pour qu'il soit toujours plus reconnu que tous les Coréens sont frères et sœurs, membres d'une seule famille, d'un seul peuple", a déclaré le pape François. Vers la fin de la messe, un chœur a entonné "Notre souhait est l'unification".

À aucun moment le pape François n'a cité les dirigeants communistes de Pyongyang, lesquels avaient moqué la visite du "pseudo-pape" dans le Sud. Le Vatican n'a aucune relation avec la Corée du Nord, où une petite communauté catholique est reconnue mais sévèrement encadrée et surveillée par le régime. La Corée du Sud, elle, compte cinq millions de catholiques sur 49 millions d'habitants.

Avant de dire la messe à la cathédrale Myeongdong de Séoul, le pape François a prié avec un petit nombre de "femmes de réconfort", ces femmes qui étaient forcées de travailler comme esclaves sexuelles pour les soldats japonais qui occupaient le pays avant et après la Seconde Guerre mondiale. Le souverain pontife avait également invité à la messe un groupe de transfuges de Corée du Nord et des proches de Sud-Coréens enlevés par la Corée du Nord.

Une des "femmes de réconfort" assises au premier rang a fait don au pape d'une petite broche en forme de papillon qu'il a agrafée à son habit. Il s'agit d'un symbole, a expliqué une association qui soutient ces femmes. Elles veulent être libérées de leur fardeau et évoluer dans un monde libre et en paix. De 150 000 à 200 000 Coréennes ont servi d'esclaves sexuelles. Cinquante-six sont encore en vie.

Selon Apic, le pape François avant de célébrer la messe a brièvement rencontré quelques responsables d’autres confessions chrétiennes et de différents cultes asiatiques. "Marchons ensemble" comme des "frères", leur a particulièrement demandé le pape.

Ce voyage été marqué par de nombreux temps forts : la rencontre avec les jeunes participants aux VIe journées asiatiques de la jeunesse, la rencontre avec les évêques de Corée et ceux de l'Asie toute entière, la béatification de 124 martyrs coréens, et s'est conclu par un événement non moins significatif : une messe pour la paix et la réconciliation entre les deux Corées.

Le pape a fait des geste qui ont su conquérir les Coréens comme son soutien aux proches des victimes du ferry Sewol, pourtant le pape doit se montrer prudent car l'Asie même si elle est une terre d'évangélisation, ne voit pas le christianisme à la manière romaine mais de façon asiatique. Il faut accepter que le christianisme s'adapte aux autres cultures et c'est ce que semble souhaiter le pape.

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Le pape François appelle à la réconciliation des deux Corées

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Publié le 17 Août 2014

TF1.fr, Apic, sfgate.com, RTL.fr et ouest-france.fr nous montre que lors d'une allocution prononcée au 4e jour de son voyage en Corée du Sud devant près de 70 évêques d'Asie dans un monument des martyrs de Seosan, à 150 kilomètres au sud de Séoul, le pape François a de nouveau adressé ce dimanche 17 août 2014 un message de paix à la Chine. Il a notamment appelé Pékin à entamer un dialogue formel avec le Vatican.

Il a donc fait un nouveau geste de sensibilisation envers la Chine et la Corée du Nord, disant qu'il espère "sincèrement" améliorer les relations avec ces pays et insistant sur le fait que l'Église catholique ne vient pas en tant que "conquérante" pour essayer d'emporter l'identité des autres. L'appel s'adressait aussi à l'Afghanistan, au Bhoutan, à Brunei, au Laos, au Myanmar notamment.

Le pape François a aussi présenté ses priorités pour l'Église catholique en Asie au cours d'une réunion avec les évêques de la région, les exhortant à écouter les gens de cultures différentes tout en restant fidèles à leur propre identité catholique. Selon lui, "l’Église est appelée à être diversifiée et créative dans son témoignage rendu à l’Évangile, grâce au dialogue et à l’ouverture envers tous".

Les contacts diplomatiques du pape François l'amenèrent plus tôt le matin à un autre geste de solidarité : Il baptisa le père d'une des victimes de naufrage du ferry Sewol, dans laquelle plus de 300 personnes, la plupart des lycéens, ont perdu la vie. Lee Ho Jin, dont le fils y trouva la mort, prit le nom chrétien de "François" pendant le rite, que le pape administra à l'ambassade du Vatican à Séoul, selon le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

Le pape a choisit sa façon de montrer son soutien aux familles des victimes du ferry Sewol, qui réclament une enquête indépendante sur le naufrage. Mis à part répondre publiquement et en privé avec elles, il porta un ruban jaune symbolique sur sa soutane en signe de solidarité. Lors de la messe de béatification de 124 martyrs à Séoul, le pape avait arrêté sa voiture découverte pour saluer un groupe de manifestants et leur exprimer sa solidarité.

Il a appelé les jeunes catholiques du continent, rassemblés pour la messe finale de la Journée asiatique de la jeunesse à Haemi, à "s'éveiller" et à lutter pour la justice et les valeurs de l'Évangile dans leur société, parfois au risque de leur vie. Le pape a également appelé les jeunes à une ouverture envers les cultures traditionnelles asiatiques.

Le pape estime que la foi est d'abord menacée par le matérialisme, l'embourgeoisement et le relativisme, qui caractérisent les pays d'Asie en forte croissance.

Pour ce quatrième jour, le pape François fait un geste envers la Chine et la Corée du Nord, tout en demandant que l'Église dialogue et que les jeunes suivent la voir de l'Évangile, sans oublier de soutenir les familles des victimes du ferry Sewol. Le pape se montre prudent et pousse à un modèle d'Église qui peut sembler différent mais qui ne change pas au niveau moral.

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Le pape demande la réconciliation envers les deux Corée et fait un geste envers la Chine

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Publié le 16 Août 2014

TF1.fr, nouvelobs.com, theguardian.com et abcnews.go.com dans leurs articles du samedi 16 août 2014 nous montrent qu'au 3e jour de son voyage dans le pays, le souverain pontife a célébré une grand-messe à Séoul au square de Gwanghwamun devant une foule de 800 000 personnes, où il a béatifié 124 martyrs coréens des XVIIIe et XIXe siècles. il a appelé les catholiques à suivre avant tout Jésus-Christ plutôt que "le monde", à ne pas faire de compromis sur la foi ni diluer les exigences radicales de l’Évangile ou se conformer à l’esprit du temps. Le pape François pense que le courage et la charité des martyrs, mais aussi leur rejet des structures sociales rigides de l'époque devraient être une source d'inspiration pour les gens d'aujourd'hui.

Durant son homélie, Le pape François déclara que les leçons données par les martyrs coréens étaient d'actualité pour l'Église de Corée, qui est petite mais en pleine croissance et devrait être considéré comme un modèle pour le reste du monde. Selon lui : "Les martyrs nous appellent à remettre le Christ au-dessus de tout et à voir tout dans ce monde en relation avec Lui et Son règne éternel. Cela nous pousse à nous demander s'il y a quelque chose pour quoi nous serions disposés à donner notre vie." Il a également appelé les Coréens à continuer à se considérer "une seule famille". L'espérance, avait-il dit, réside notamment dans la langue commune, qui permet d'aspirer un jour à une réunification "sans vainqueurs ni vaincus".

Le catholicisme a été introduit en Corée du Sud par des laïcs lettrés initiés à cette nouvelle "sagesse" par l'enseignement des jésuites en Chine voisine, et non par les missionnaires européens. "Cette histoire nous dit l'importance, la dignité et la beauté de la vocation des laïcs dans l'Église", a souligné le pape François en prononçant la béatification de Paul Yun Ji-Chung et de ses 123 compagnons, exécutés à partir de la fin du XVIIIe siècle.

Et comme d'habitude, il a un peu bousculé le protocole. Il a été à la rencontre des jeunes et il a nouveau testé sa popularité. Il s'est prêté au jeu du selfie. Avant la messe, il rencontra quelques-uns des survivants et des proches des victimes la catastrophe du ferry Sewol qui tua plus de 300 personnes en avril de cette année.

Il s'est offert un bain de foule à Kkottongnae dans sa papamobile, à une centaine de kilomètres de Séoul, pour visiter un centre pastoral et social de l'Eglise établit par un prêtre dans les années 1970 pour s'occuper de Coréens malades et handicapés. Il s'arrêta pour prier à un monument pour les bébés avortés. Le pape François a généralement évité le sujet brûlant de l'avortement, mais ce geste symbolique n'est en rien étonnant, car tout le monde connait sa position sur le sujet.

Il a ensuite caressé et embrassé chacun des résidents de la communauté, jeunes et vieux, et fut sincèrement heureux quand une des résidentes âgées atteinte de paralysie cérébrale, Kim Inja Cecilia, lui présenta une grue d'origami plié avec ses pieds. Dans une société qui considère généralement les handicapés comme une honte, les gestes du pape sont symboliques et puissant.

Enfin, le pape lança un appel au clergé catholique pour qu'il fasse œuvre de charité et consacre son action en priorité aux déshérités. "L'hypocrisie des hommes et des femmes consacrés, qui font vœu de pauvreté et qui vivent comme des riches, blesse l'âme des fidèles et fait du tort à l'Église", a jugé le pape.

Le pape François suit son bonhomme de chemin tout en y plaçant des gestes symboliques, et en mettant en avant le rôle des laïcs sans oublier une critique sur le clergé qui se doit de montrer l'exemple. Le pape essaye à travers cette journée de concilier deux visions de l'Église tout en essayant de ne pas prendre de risque. Voyons ce qu'il en sera demain.

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Messe en plein air, bain de foule, selfie, visite dans un centre pastoral et social et critique du clergé pour le pape en Corée du Sud

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Publié le 15 Août 2014

TF1.fr et Apic nous montre que le pape François a célébré, le vendredi 15 août 2014 au matin, la messe de l'Assomption dans le stade de Daejon en Corée du Sud, où il effectue un voyage de 5 jours. Ce jour coïncide en Corée avec l'anniversaire de la libération en 1945 de la péninsule du joug colonial japonais. Il s'y est rendu sous escorte rapproché et s'est noyé dans la foule.

Devant 45 000 fidèles, il a comparé la société de consommation à "une culture de la mort" et "un cancer du désespoir" dans un pays qui connaît un nombre important d’avortements et un taux de suicide record, dont l'antidote serait l'"espérance offerte par l'Évangile". Le pape François a donc demandé aux chrétiens de s’opposer aux "modèles économiques inhumains qui créent de nouvelles formes de pauvreté". Sa charge contre le matérialisme est un message fort dans un pays passé de la pauvreté à la richesse en un demi siècle. Son souhait est que les catholiques coréens soient une force de "renouveau spirituel" dans la société.

Il a rendu hommage et prié pour les 300 Coréens morts dans le ferry Sewol le 16 avril dernier. Des proches des victimes et des survivants de la catastrophe étaient présents à la messe présidée par le pape et une dizaine d’entre eux l’avaient préalablement rencontré en privé. Au même moment, des manifestants ont défilé dans la ville de Séoul pour demander la vérité sur le naufrage.

Le pape François a également rencontré les 6000 participants aux VIe Journées asiatiques de la jeunesse, au sanctuaire de Solmoe, durant l’après-midi. Devant ces jeunes, le pape a déploré que le monde ressemble de plus en plus à un "désert spirituel" et exhorté les jeunes à rester "éveillés et alertes", à aller vers ceux qui souffrent de "pauvreté spirituelle". Quittant son texte, il a également improvisé pour répondre aux questions de certains jeunes, assurant notamment qu’il y avait une "espérance" pour la réunification de la péninsule coréenne et invitant à prier à cette intention.

Le pape François commence son voyage en critiquant la société de consommation et la pauvreté spirituelle dans un monde où le matérialisme est roi. Mais le message n'est pas encore assez relevé car par prudence le pape n'a pas critiqué le gouvernement Sud coréen qui n'a pas joué son rôle lors de la catastrophe du ferry Sewol. Mais la suite des événements pourra sans doute être plus audacieuse.

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Le pape François fustige la "société de consommation" et les "déserts spirituel" en Corée du Sud

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Publié le 14 Août 2014

TF.fr nous montre dans son article du jeudi 14 août que le souverain pontife a entamé jeudi son voyage en Corée du Sud, le premier d'un chef de l'Église catholique en Asie depuis 15 ans. Dès son arrivée, il a plaidé pour la réconciliation inter-coréenne.

Venu en Corée du Sud pour, entre autres, plaider pour la réconciliation avec le Nord, le pape François a été accueilli jeudi matin à sa manière par Kim Jong-un. Juste après l'arrivée du souverain pontife à Séoul, le dictateur nord-coréen a en effet fait procéder aux tirs en mer de trois missiles de courte portée.

Ce geste est un moyen régulièrement utilisé par le régime pour manifester son mécontentement et menacer Séoul ainsi que ses alliés. Malgré tout, lors de sa première prise de parole devant présidente Park Geun-Hye et les autorités du Sud, le pape François a ensuite salué "les efforts entrepris en faveur de la réconciliation et de la stabilité sur la péninsule coréenne". Il a dit encourager "ces efforts car ils constituent le seul chemin vers une paix durable". S'exprimant pour la première fois en anglais dans un cadre officiel, il n'a cependant pas désigné le régime communiste de la Corée du Nord. Lundi, au 5e et dernier jour de son voyage, le pape célébrera une messe pour la paix et la réconciliation près de la frontière.

En attendant, le souverain pontife visitera un pays où le catholicisme prospère. Les chrétiens, toutes catégories confondues, y sont plus nombreux que les bouddhistes. Les catholiques (10,7% de la population) y forment une Église vivante, influente, mais menacée par un certain embourgeoisement que le pape devrait secouer.

Les objectifs du périple ont été énoncés par le Saint-Siège : le premier est un message pour l'évangélisation de l'Asie (où les catholiques représentent 3,2% mais croissent régulièrement) adressé à plusieurs milliers de jeunes venus de 23 pays, pour une mini-JMJ (Journée de la jeunesse catholique) du continent. Nul doute que les catholiques chinois seront au cœur de la pensée du pape.

La béatification à la porte de Gwanghwamun à Séoul de Paul Yun Ji-chung et 123 autres martyrs des débuts du christianisme en Corée est le deuxième objectif : une manière d'honorer la résistance des chrétiens asiatiques face aux nombreuses persécutions du passé, et de souligner le rôle des laïcs dans l'Église, puisque la foi chrétienne s'est répandue à travers des laïcs lettrés. Dans ce travail de mémoire, il saluera brièvement plusieurs "confort women", d'anciennes esclaves prostituées des occupants japonais.

Vendredi, ce sera à la fois l'Assomption et la fête nationale sud-coréenne. Elles seront célébrées avec une messe dans le World Cup Stadium de Daejeon, en présence notamment de rescapés et de proches des victimes de la catastrophe du ferry Sewol (293 morts en avril dernier), suivie d'une rencontre avec les jeunes Asiatiques au sanctuaire de Solmoe, lieu du martyr du premier prêtre coréen, Saint André Kim Daejeon.

Samedi, plusieurs centaines de milliers de fidèles sont attendus à la béatification des 124 martyrs à Séoul. Dimanche, le pape rencontrera au "sanctuaire du martyr inconnu" de Haemi les évêques de toute l'Asie, moment pour délivrer un message au continent.

L'arrivée du pape François s'est faite sur les chapeaux de roue avec une démonstration de force de la Corée du Nord, mais cela ne semble pas émouvoir le pape qui a des buts bien précis pour son voyage dans une terre où l'Église catholique est pleine croissance. La suite des événements sera des plus intéressante.

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À Séoul, François appelle les deux Corée à chercher la paix par le "dialogue"

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Publié le 13 Août 2014

BFMTV.com dans son article du mercredi 13 août 2014 nous montre qu'au fil de ses 11 discours en Corée, les dimensions sociales et sociétales chères au pape ne devraient pas être oubliées. Il devrait ainsi inviter l'Église, d'où provient une partie de la classe dirigeante, à rester proche des exclus.

L'Asie est un objectif stratégique de l'Église : le pape François entame en Corée du Sud son premier voyage sur le continent, va à la rencontre d'une Église minoritaire mais vivante, et aura en vue notamment la Chine. Le pape François sera du 13 au 19 août en Corée du Sud. Le motif officiel du voyage est sa participation aux Journées de la jeunesse catholique d'un continent où les catholiques ne sont que 3,2%, mais où leur nombre croît.

Il a choisi le pays où coexistent le plus de cultes : bouddhistes mais aussi évangélistes et pentecôtistes, en plein essor. 30% des Sud-Coréens sont chrétiens et 10% (5,3 millions) catholiques. La visite en Corée sera suivie dès janvier 2015 d'une autre au Sri Lanka et aux Philippines, le plus catholique des pays asiatiques. Aucun pape ne s'était rendu en Asie depuis 15 ans.

Et même si au Vatican on évite de parler de "priorité", l'Asie représente un "espace d'évangélisation". Quand il était jeune, Jorge Bergoglio rêvait de devenir missionnaire au Japon, où il admirait la résistance des catholiques clandestins ayant maintenu leur foi sans prêtres au XVIIIème et XIXème siècles.

Le pape, qui n'a encore annoncé aucun voyage en Afrique, s'intéresse en particulier à "l'inculturation" (imprégnation) du christianisme dans les cultures asiatiques. Un de ses modèles est le jésuite italien Matteo Ricci (1552-1610), enterré à Pékin, apprécié de l'empereur de Chine, et évangélisateur de ce pays dans le respect de la culture locale.

Au fil de ses 11 discours en Corée, les dimensions sociales et sociétales chères au pape --pauvreté, corruption, mondialisation, avortement notamment-- ne devraient pas être oubliées. Il devrait inviter l'Église, d'où provient une partie de la classe dirigeante, à rester proche des exclus d'une croissance très rapide. "Aujourd'hui il y a le risque que l'Église apparaisse comme l'Église des riches pour les riches", a noté le missionnaire italien Vincenzo Bordo sur le site Vatican Insider.

D'autres accents de la visite seront l'hommage à la résistance d'une Église locale fondée par des laïcs lettrés - il béatifiera 124 martyrs de la première génération des catholiques coréens -, et une messe à Séoul pour la réconciliation des Coréens. Mais la venue tant espérée de catholiques nord-coréens, une minorité contrôlée et persécutée, n'a pas été autorisée par Pyongyang. Certains Coréens auraient souhaité un déplacement du pape dans la zone démilitarisée sur le 18e parallèle mais rien n'est prévu en ce sens.

Les spéculations les plus folles et infondées avaient circulé dans la presse asiatique: le pape irait en Corée du Nord et se rendrait même à Pékin pour rencontrer le président Xi Jinping, élu comme lui en 2013. Le rapprochement avec la Chine communiste a été une priorité de Benoît XVI, puis du pape François, après des décennies de persécutions des chrétiens sous Mao. Le Vatican aimerait bien que se produise avec Pékin le dégel qui a marqué les relations avec le Vietnam communiste. Aujourd'hui l'Église vietnamienne, contrôlée et parfois persécutée, est très vivante.

Les buts de l'Église en Asie sont nombreux, mais le pape n'y amène pas un regard européen mais le sien avec pour exemple Matteo Ricci. Les raisons de son voyage en Corée du Sud sont avant tout symboliques : les Journées asiatiques de la jeunesse, la rencontre avec l’Eglise catholique coréenne et le thème de la paix et de la réconciliation. Donc, ce voyage en Asie devra se dérouler avec prudence et le pape François devra montrer à nouveau son désir d'une Église plus proche des pauvres.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

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Publié le 12 Août 2014

"Aucune cause, et sûrement pas une religion, ne saurait justifier une telle barbarie" comme celle dont se rendent coupables les djihadistes de l'État islamique, dénonce le Vatican dans le direct sur l'Irak du nouvelobs.com du mardi 12 août 2014, demandant à tous, et notamment aux responsables musulmans, de les condamner "sans aucune ambiguïté".

Dans une longue déclaration d'une extrême fermeté, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux dirigé par le cardinal français Jean-Louis Tauran, énumère les "actions criminelles indicibles" des "djihadistes de l'État islamique", parmi lesquelles "la pratique exécrable de la décapitation, de la crucifixion et de la pendaison de cadavres sur les places publiques", "l'enlèvement des femmes et des jeunes filles", "l'imposition de la pratique barbare de l'infibulation (une mutilation génitale féminine)", "le paiement d'un tribut (jizya)", "la violence abjecte dans le but de terroriser".

"La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et d'autres communautés religieuses et ethniques numériquement minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, de personnes engagées dans le dialogue interreligieux."

Comme le dit LeParisien.fr, le Vatican devant ces horreurs demande aux responsables musulmans de condamner "sans aucune ambiguïté" la barbarie des djihadistes de l'État islamique (EI), estimant qu'"aucune cause, et sûrement pas une religion, ne saurait la justifier". Au Vatican, on déplore depuis longtemps de la part de certains interlocuteurs musulmans un certain silence sur le terrorisme djihadiste antichrétien, ou des déclarations molles ou ambiguës. La restauration du "califat" par l'EI a été condamnée par "la majorité des institutions religieuses et politiques musulmanes", se félicite cependant le Vatican.

Le Vatican fait la différence entre une vaste majorité de musulmans tolérants et une minorité en plein essor, qui refuse tout dialogue au nom d'une vision déformée de la Charia.

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