Publié le 30 Septembre 2014

The Tablet dans son article du 29 septembre 2014 nous montre que l'évêque émérite de Hong Kong avec une certaine franchise a abordé les manifestations sur plusieurs quartiers de la ville dirigées par des étudiants qui ont paralysé la ville.

Les écoles et les banques ont été contraintes de fermer le lundi 28 septembre alors que des dizaines de milliers de personnes, y compris des étudiants et des membres du mouvement Occupy Central with Love and Peace, ont occupé le quartier des affaires de Hong Kong. Comme le signale euronews.com, ils protestent contre les tentatives du gouvernement chinois de contrôler l'élection du maire de Hong Kong en 2017. Il faut dire que la décision de Pékin de faire une sorte de présélection des candidats habilités à se présenter aux prochaines élections générales en 2017 n'a pas plu puisque la Chine avait promis des élections au suffrage universel pour 2017.

Le cardinal Joseph Zen, âgé de 82 ans, qui est un vétéran de la critique du régime de Pékin, déclara à Reuters : "Il est grand temps que nous montrons vraiment que nous voulons être libres et ne pas être esclaves ... Nous devons nous unir." Mais lorsque la police a commencé à tirer du gaz lacrymogène sur les activistes près du siège du gouvernement, et au milieu de la menace d'utiliser l'armée, le cardinal Zen publia un appel à la foule de se disperser. "S'il vous plaît rentrez à la maison, ne sacrifiez pas vos vies", a-t-il dit aux manifestants, en ajoutant que le dialogue était impossible à ce stade. Ces heurts auraient fait une quarantaine de blessés. La police a procédé à plusieurs dizaines d’arrestations. On peut comprendre l'inquiétude du cardinal Zen.

Ce mardi 30 septembre comme le signale RFI.fr, des barricades sont apparues. Les ambassades étrangères appellent leurs ressortissants à la prudence. Sur place, on se demande surtout comment vont se dérouler les deux prochains jours, fériés tous les deux. Les violences policières du dimanche 29 septembre ont créé un véritable traumatisme et ont fait redoubler la sympathie envers les manifestants. Espérons que la suite des événements donne gain de cause aux manifestants et que le régime Pékin négocie pour en sortir avec un meilleure image que celle que lui avait donné Tiananmen.

Merci !

Le cardinal Zen répond aux militants pro-démocratie à Hong Kong

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2014

ouest-france.fr dans son article du dimanche 28 septembre 2014 montre que le pape François a dénoncé l'abandon des personnes âgées comme "une euthanasie cachée", à l'occasion d'une journée d'hommage aux personnes âgées, en présence de Benoît XVI.

Benoît XVI, le pape émérite de 87 ans qui n'était pas apparu en public depuis les canonisations de Jean XXIII et Jean Paul II en avril, est arrivé souriant, en s'appuyant sur une canne, chaleureusement salué par son successeur à l'occasion d'une journée consacrée aux personnes âgées dimanche. Sur la place Saint-Pierre baignée de soleil Benoît XVI s'est assis un peu à l'écart pour écouter, comme le pape François, les témoignages de personnes âgées sur les angoisses, les difficultés mais aussi les joies de la vieillesse.

Le pape François a souhaité que ceux qui n'ont pas de famille soient accueillis dans des maisons de retraite qui ne soient "pas des prisons" mais des "poumons d'humanité dans une ville, un quartier, une paroisse". "Un peuple qui ne traite pas bien ses personnes âgées est un peuple sans avenir (...), parce qu'il perd la mémoire", a lancé le pape."Combien de fois on jette les personnes âgées dans un abandon qui n'est ni plus ni moins qu'une euthanasie cachée !" a-t-il martelé.

"On jette les enfants, on jette les jeunes parce qu'ils n'ont pas de travail, et on jette les vieux sous le prétexte de maintenir un système économique au centre duquel on ne place pas la personne humaine mais l'argent", a-t-il ajouté. Le pape François a rencontré très souvent des familles et des jeunes. Mais c'est la première fois, à une semaine du synode (assemblée d'évêques) sur la famille, qu'il convoque le troisième âge pour saluer son importance dans la société.

Encore une fois, le pape François frappe fort et met en valeur la sagesse que les personnes âgés apportent à une société, sans lesquels elle n’a pas d’avenir. Et comme le signale euronews.com, il y a aujourd’hui selon l’OMS 600 millions de plus de soixante ans dans le monde. Dans onze ans, leur nombre aura doublé. Ils méritent mieux que d'être mis à l'écart.

Merci !

Pour le pape : l'abandon des personnes âgées est "une euthanasie cachée"

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 28 Septembre 2014

CatholichHerald.co.uk dans son article du vendredi 26 septembre 2014 nous montre qu'une théologienne catholique affirme qu'elle a été laissée dans le noir sur une décision de l'archevêque de St Andrews et d’Édimbourg pour son interdiction de parler lors d'un événement dans la propriété de l'église.

Le professeur Tina Beattie devait prendre la parole lors d'une réunion de l'Association Newman au couvent de Sainte-Catherine à Édimbourg ce mois-ci. Cependant, dans une lettre à l'association datée du 11 Juillet, l'archevêque Leo Cushley demanda que l'événement soit annulé. Selon The Tablet, Mgr Cushley avait écrit : "Le professeur Beattie est connu pour avoir souvent remis en question la doctrine de l'Église." Il est entendu que l'archevêque a agi sur instruction de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF).

Le professeur Beattie, professeur d'études catholiques à l'Université de Roehampton, déclara : "Je suis vraiment dans le vague sur ce que l'archevêque est opposé ou pourquoi la CDF est intervenu". "L'archevêque n'a pas pris contact avec moi et je sais que ce qu'il dit dans sa lettre." "J'ai n'ai absolument rien entendu venant de la CDF."

Le professeur Beattie dit qu'elle était frustrée par ce qu'elle perçoit comme un manque de dialogue entre la hiérarchie de l'Église et les laïcs. Elle dit que "Le pape François a dit à plusieurs reprises qu'il était pour un déplacement loin de l'élitisme et de l'autoritarisme clérical et pour le désordre, la prise de risque dans l'Église". "Je pense qu'il n'est pas judicieux de traiter un théologien laïque de cette façon quand il y a la chance d'avoir un dialogue ouvert dans l'Église." The Tablet a également publié une lettre de Tina Beattie à l'archevêque.

Dans ce document, elle écrit : "Vous dites que je suis "connu pour avoir souvent remis en question de l'enseignement de l'Église". Puis-je savoir par qui, dans quel contexte, et par rapport à laquelle de mes œuvres publiées ?" "Jamais dans mes écrits ou entretiens publiés j'e n'ai questionné l'un des mystères doctrinaux de la foi catholique. Au contraire, j'ai toujours soutenu et défendu de même les doctrines de l'Église les plus fréquemment mises en cause, en cherchant à les interpréter d'une manière qui illustre leur pertinence pour la foi contemporaine".

Arthur Skelton, président du Cercle d’Édimbourg de l'Association Newman, déclare que le groupe avait essayé de fixer une rencontre avec l'archevêque depuis le mois de juillet pour discuter de la question. Ce dernier déclare aussi : "Nous avons été soucieux de résoudre ce problème par la négociation, parce que nous avons réfuté tous les points de la lettre de l'archevêque".

Un porte-parole de l'archevêque Cushley déclare : "Bien que l'archidiocèse de St Andrews et d’Édimbourg doivent respecter les demandes de la CDF, l'archevêque a offert d'aider les parties concernées à contacter la CDF dans l'espoir de parvenir à une solution équitable."

Encore une fois, on ne désire pas que les fidèles puissent écouter une autre voie, et à force de vouloir qu'ils restent dans le rang la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, va tout perdre. Il est grand temps que l'Église se débarrasse de cet infantilisation de ceux qui la font vivre.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 27 Septembre 2014

Selon francetvinfo.fr et Europe1.fr, plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant la Grande mosquée de Paris, vendredi 26 septembre 2014, pour rendre hommage à Hervé Gourdel, l'otage français assassiné en Algérie par des djihadistes. Elles ont observé une minute de silence.

Sur les marches de la mosquée avaient pris place des représentants des communautés chrétienne et juive, mais aussi des responsables politiques de gauche (les PS Anne Hidalgo, maire de Paris, François Lamy...) comme de droite (les UMP Valérie Pécresse, Bernard Debré, Claude Goasguen, etc.), offrant aux médias, nombreux, une image d'unité nationale.

"Nous, musulmans de France, nous disons : 'halte à la barbarie', a lancé le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur. Nous affirmons et nous répétons que l'islam, c'est la paix, c'est le respect de la vie. Tous ensemble, nous disons 'non' au terrorisme, 'non' à la barbarie."

"Ce rassemblement, c'est l'expression forte et vivante de notre volonté d'unité nationale et de notre volonté inébranlable de vivre ensemble", a-t-il ajouté, en martelant que l'"islam est une religion de paix" qui "ordonne le respect de la vie".

Citant un verset du Coran, le recteur de la Grande mosquée a affirmer que tuer un homme revenait à "tuer toute l'humanité", mais que "sauver un homme, c'est sauver l'humanité". Aux côtés du recteur, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo et Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France.

"Nous ne céderons pas à la peur car nous sommes debout ici ensemble", a commenté la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS). "La communauté nationale ne se laissera pas diviser", a renchéri la présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Mgr Michel Dubost, évêque du diocèse d'Evry-Corbeil-Essonnes (Essonne), était également présent aux côtés de Dalil Boubakeur, qui dirige par ailleurs le Conseil français du culte musulman. "Face au terrorisme aveugle, face à la barbarie, comment, comment chers frères, chères sœurs, parler d'islam ?", a lancé ce dernier.

Une manifestation similaire a eu lieu à Nantes (Loire-Atlantique). Devant la mosquée des quartiers Nord, plusieurs dizaines de fidèles se sont rassemblés à l'issue de la prière derrière une pancarte où l'on pouvait lire en bleu, blanc, rouge "Pas en mon nom", le cri de ralliement mondial des musulmans opposés à l'État islamique.

Une prochaine manifestation devrait avoir lieu dimanche à 14 heures au départ de la place de la République à Paris. Cet événement montre que les musulmans sont autant Français que les autres et que leur religion ne se résume pas à l'État islamique. Halte à des préjugés qui n'ont plus lieu d'être.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 26 Septembre 2014

Les 126 signataires, tous sunnites, accusent l'État islamique d'avoir fait à tort de l'islam "une religion de dureté, de brutalité, de torture et de meurtre" dans l'article de francetvinfo.fr du vendredi 26 septembre 2014.

Ils condamnent les tortures, meurtres et destructions commis par l'État islamique dans les zones qu'il contrôle. Plus de 120 érudits musulmans du monde entier, pour beaucoup faisant autorité dans leur pays, publient une lettre ouverte de 22 pages qui dénonce les djihadistes de l'État islamique (EI) et réfute leurs arguments religieux.

Nihad Awad, du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), qui a présenté cette lettre à Washington mercredi 24 septembre, a dit espérer qu'elle soit lue par les combattants. "Leur théologie est tordue", dit-il dans une vidéo d'explication. "Ils se sont basés, à de nombreuses reprises, pour mobiliser et recruter des jeunes, sur des textes religieux classiques qu'ils ont mal interprétés et mal compris."

La lettre est adressée au calife autoproclamé de l'État islamique, Abou Bakr Al-Baghdadi, et "aux combattants et partisans de 'l'État islamique autoproclamé'", mais aussi aux recrues potentielles, aux imams et à ceux qui voudraient dissuader les jeunes musulmans de rejoindre l'EI.

Les 126 signataires sont tous masculins et sunnites. Ils sont originaires de nombreux pays musulmans, comme l'Indonésie ou le Maroc, mais aussi de pays où vivent des musulmans comme la France, la Belgique, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Si des chiites et des femmes avaient été signataires, cela aurait pu discréditer l'autorité de ce texte aux yeux des islamistes fondamentalistes auxquels il s'adresse.

Parmi les signataires figurent l'actuel et l'ancien grand mufti d'Égypte, Chaouki Allam et Ali Gomaa, le sultan nigérian de Sokoto, Muhammad Sa'ad Abubakar, et le chef de la grande organisation indonésienne Muhammadiyah, Din Syamsuddin. Huit éminences de l'université Al-Azhar du Caire, la plus haute autorité de l'enseignement sunnite, ont également signé la lettre.

Cette longue lettre, rédigée en arabe, comporte de nombreuses citations tirées du Coran et d'autres sources de l'islam. "Vous avez fait à tort de l'islam une religion de dureté, brutalité, torture et meurtre, écrivent ces personnalités. C'est une grosse erreur et une offense à l'islam, aux musulmans et au monde entier."

Les signataires utilisent des arguments théologiques pour réfuter les déclarations faites par Abou Bakr Al-Baghdadi et son porte-parole, Abou Mohamed Al-Adnani, pour justifier leurs actes et attirer de nouvelles recrues.

Les signataires ne se contentent pas de condamner l'assassinat des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et de l'humanitaire britannique David Haines, ils rejettent aussi ces actes en invoquant la tradition musulmane de protection de ceux qui servent d'émissaires entre groupes.

La lettre qualifie de "crimes de guerre atroce" plusieurs cas de meurtres de prisonniers de l'EI, 2850 au total. Pour étayer ce point, la lettre rappelle plusieurs citations du prophète Mahomet interdisant cette pratique. Elle souligne aussi que les Arabes de religion chrétienne et les Yazidis, adeptes d'un culte ancien dérivé du zoroastrisme, sont deux "peuples du Livre" qui doivent être protégés selon la loi musulmane, la charia. Ces deux communautés ont été poussées à la fuite quand l'EI a envahi le nord de l'Irak.

"Reconsidérez vos actions, renoncez-y, repentez-vous-en, cessez de faire du mal aux autres et retournez à la religion de la miséricorde", conclut la lettre.

Les musulmans ont démontré que les préjugés à leur encontre ne tiennent pas. Il suffit de voir la campagne #NotInMyName qui bat son plein sur les réseaux sociaux, que de nombreux intellectuels musulmans condamnent avec fermeté les actions de l'État Islamique. Des personnalités musulmanes en France ont également signé une tribune "Nous sommes aussi de 'sales Français'" dans Le Figaro ce vendredi proclamant leur solidarité avec les victimes de Daesh.

Les musulmans ne se reconnaissent pas dans l’État islamique, puisqu'il n'a pas grand-chose à avoir avec l'islam, il va à l'encontre de l'orthodoxie sunnite. Cette radicalisation est l'œuvre d'une infime minorité.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 25 Septembre 2014

Libération.fr dans son article du 24 septembre 2014 nous montre que le Vatican se prépare à juger pour la première fois au pénal un ancien prélat accusé d’actes pédophiles, le Polonais Josef Wesolowski, dans une démarche voulue par le pape François pour marquer la fin de l’omerta.

Déjà condamné en juin par un tribunal ecclésiastique, M. Wesolowski a été convoqué mardi pour une audience préliminaire destinée à enclencher les poursuites pénales, et assigné à domicile pour la durée de la procédure. «Il y aura probablement un procès», a confirmé mercredi à l’AFP le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, sans pour autant se prononcer sur un calendrier de la procédure. Si Josef Wesolowski est condamné, il pourrait alors être emprisonné, dans l’enceinte même du Vatican.

Le seul procès retentissant ayant eu lieu récemment au Vatican a été celui de l’ancien majordome de Benoît XVI, Paolo Gabriele, incarcéré plusieurs mois au Vatican et condamné fin 2012 pour avoir livré des documents confidentiels à la presse italienne. Il avait été ensuite gracié.

En revanche, aucun haut prélat n’a comparu dans l’histoire récente du Saint-Siège. «C’est un tournant qui marque par sa force, sa puissance et aussi sa dimension symbolique (...). Le choix de François est clair : dans l’État dont il est souverain et pontife, il n’y a pas de place pour les clercs et les laïcs soupçonnés d’abus sexuels, à plus forte raison sur des mineurs», a estimé dans La Stampa le constitutionnaliste Francesco Clementi.

Âgé de 66 ans, Jozef Wesolowski a été ordonné prêtre en 1972 par l’archevêque de Cracovie, le cardinal Karol Wojtyla, futur pape Jean Paul II qui l’a ensuite ordonné évêque en 2000. Nommé nonce apostolique en Bolivie puis dans différents pays d’Asie, il est arrivé en 2008 en République dominicaine. En 2013, des médias locaux l’ont accusé d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec des mineurs. La justice dominicaine a ensuite assuré avoir identifié au moins quatre victimes âgées de 12 à 17 ans. Mais le prélat a été rappelé en urgence en août 2013 au Vatican, qui a également refusé de l’extrader vers la Pologne.

Ce choix a choqué tous ceux, y compris au sein de l’Église, qui réclamaient des poursuites et des sanctions rapides. L’ONU a plusieurs fois cité son cas comme symbolique de l’opacité des pratiques vaticanes. Le prélat a en effet d’abord été traduit devant un tribunal ecclésiastique, dont la procédure n’est pas publique, et condamné en juin à la réduction à l’état laïc. Il a fait appel.

Les poursuites pénales ont été finalement lancées, a insisté le père Lombardi, «conformément à la volonté exprimée par le pape, afin qu’une affaire aussi grave et délicate soit traitée sans retard, avec la rigueur juste et nécessaire». Recevant début juillet des victimes de prêtres pédophiles, le pape François avait assuré que leur douleur pesait «sur la conscience de l’Église» et «demandé pardon» pour la complicité ou l’indifférence d’une partie de la hiérarchie. «Il n’y a pas de place dans l’Église pour ceux qui commettent ces abus», avait-il martelé. Selon le nouveau code pénal du Vatican promulgué en juillet 2013, les violences sexuelles sur les mineurs sont passibles de 12 ans de prison et 150 000 euros d’amende, et la peine peut augmenter si la victime a moins de 14 ans.

Depuis les années 1990, la révélation de dizaines de milliers de cas de prêtres pédophiles dans les pays occidentaux, remontant souvent aux années 1960 et 1970, a décrédibilisé le Vatican et l’Église catholique, accusés d’avoir protégé les coupables par peur du scandale, sans égards pour les enfants.

Le pontificat de Benoît XVI a cependant marqué le début d’une plus grande sévérité. En mai, le nonce auprès des Nations unies, Mgr Silvano Tomasi, avait annoncé que depuis dix ans, les tribunaux ecclésiastiques avaient défroqué 848 prêtres et sommé 2572 autres de mener «une vie de prières et de repentance», pour des faits remontant jusqu’aux années 1950.

Mais les associations de victimes regrettent que ces procédures restent secrètes, et que la collaboration avec les autorités civiles, en vue de poursuites pénales, ne soit pas encore obligatoire. Espérons que le pape François entende ces victimes, car la loi du silence n'a plus lieu d'être.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 24 Septembre 2014

nouvelobs.com dans son article du mardi 23 septembre 2014 nous montre que le supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (intégriste), Mgr Bernard Fellay, a été reçu au Vatican par un haut prélat pour discuter "de certains problèmes" et tenter progressivement de "rejoindre la pleine réconciliation espérée", indique un communiqué du Vatican.

Mgr Fellay a eu un entretien de deux heures avec le cardinal Gerhard Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), le gardien du dogme, au siège de cette congrégation et la rencontre s'est déroulée "dans un climat cordial", précise le communiqué.

"Certains problèmes d'ordre doctrinal et canonique ont été examinés au cours de la rencontre et il a été décidé de procéder graduellement et dans des délais raisonnables pour surmonter les difficultés et parvenir à la pleine réconciliation espérée", indique le bref communiqué.

Cette rencontre entre la Fraternité intégriste et le cardinal Müller, à la réputation de conservateur, est la première entre les deux parties depuis l'élection du pape François. Mgr Fellay avait rencontré seulement brièvement, pendant "quelques secondes", le pape François en décembre 2013, selon DICI, le site de la communauté intégriste.

Mgr Fellay avait critiqué avec virulence les canonisations, en avril dernier, par le pape François de Jean Paul II et de Jean XXIII, accusant ces deux pontifes d'avoir contribué à "l’autodestruction" de l'Eglise. Depuis l'élection du pape François en 2013, le dialogue avec la communauté traditionaliste fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre et qui a rompu avec l'Eglise en 1988, est au point mort.

Aux yeux des intégristes, toutes les ouvertures du Concile Vatican II, de 1962 à 1965, ont été foncièrement mauvaises. Mais les intégristes eux-mêmes sont divisés en plusieurs courants, certains refusant même tout dialogue avec le Vatican.

Le WashingtonPost.com est loin d'être naïf puisqu'il met en avant que les trois ans de négociations avec la FSSPX ont échoué en 2012, lorsque Mgr Fellay refusa d'approuver le préambule doctrinal proposé par le Saint-Siège; et que l'année dernière, la FSSPX a même semblé durcir sa position après l'élection du pape François. Alors que la communication reste ouverte, il y en a beaucoup au sein du Vatican qui préfèrent voir une scission formelle entre les deux parties.

Les négociations avec Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X durent depuis bien longtemps avec à chaque fois des échecs et cela pour une raison son refus du concile Vatican II. Le dialogue reste ouvert, mais arrivera avec toujours la même chose aucun progrès significatif et un groupe minoritaire qui veut imposer ses dires à l'Église avec l'échec que l'on connaît.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 23 Septembre 2014

Kipa dans sa dépêche du 22 septembre 2014 montre que le cardinal émérite Walter Kasper a appelé à une plus grande ouverture et objectivité dans le débat sur la traitement de la question des divorcés remariés dans l'Église. Personne n'a le droit "dès le départ de dire ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas", comme l'a déclaré Mgr Kasper le lundi 22 Septembre, dans une interview à Radio Vatican. Sinon, est-ce le début dans le synode des évêques qui aura lieu dans deux semaines, "d'une farce". Le Pape a voulu un débat ouvert. Toutefois, cela ne devrait pas être une "guerre des doctrines", mais on doit placer la pratique pastorale au centre.

Mgr Kasper s'est dit confiant sur le fait que le synode des évêques trouvera une solution qui pourrait convenir à une large majorité, et le "message de l'Évangile" sera justifié. Dans le même temps, il s'est opposé à une réduction du synode des évêques sur la question de la réception de la communion pour les divorcés remariés.

Mgr Kasper exprime notamment en ce qui concerne les quelques jours prévus avant le début du synode des évêques la publication d'un livre d'essais des cardinaux, qui veulent organiser la réception de la communion pour les personnes divorcées qui se remarient alors qu'elles en sont exclues. Les médias italiens ont également alimenté le débat et parlèrent d'un différend entre les cardinaux allemands. Le livre contestant les vues de Mgr Kasper est un essai fait par cinq cardinaux, parmi lesquels se trouve Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et Walter Brandmüller. Mgr Kasper appelle lui-même, sous certaines conditions limitées à la réadmission des divorcés remariés à la communion.

Comme le déclare Mgr Kasper : "Bien sûr, chacun a le droit d'exprimer publiquement son opinion". Cependant, il est simplement "surpris" du fait que tout le synode soit réduit à un point d'exécution d'un "problème interne". Le cardinal souligne que le but du synode était beaucoup plus ambitieux. C'est une question que l'Église ne sera jamais en mesure de parler à nouveau de la conception chrétienne de la famille. Selon Mgr Kasper, l'Évangile est une bonne nouvelle, que ne devrait pas être réduire à un "code de lois", pour dire ensuite "maintenant on ne peut plus en discuter".

Dans l'interview, il a également souligné que sa propre proposition pour faire face à cette question est assortie avec son ouvrage sur les divorcés remariés avant le collège des cardinaux en février avec le pape.

Le cardinal Kasper souhaite un débat serein où l'Église pourra parler de la famille et trouver une solution pour les divorcés remariés, plutôt sur un débat serein et ouvert que sur un combat doctrinal qui n'amènera ps grand chose.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2014

Comme nous le montre RFI.fr, le pape François a effectué, dimanche 21 septembre, un bref déplacement en Albanie. Outre ses déplacements en Italie, c’est la première fois qu’il se rendait dans un pays européen. Lors de cette visite, le pape a dénoncé l’extrémisme religieux. Il a aussi soutenu l’entrée de l’Albanie dans l’Union européenne.

Depuis l’Albanie, pays modèle en matière de coexistence religieuse, le chef de l’Église catholique a lancé un message à tous les fondamentalistes. Au palais présidentiel de Tirana, il a déploré que le sens religieux authentique soit «trahi par des groupes extrémistes» qui «instrumentalisent» la religion.

Comme un message aux djihadistes de l’organisation de l’État islamique, le pape a assuré que Dieu ne pouvait être pris pour «bouclier» pour projeter et accomplir «des actes de violence et de mépris». Puis, devant des responsables de différentes religions, le pape est revenu à la charge, affirmant sans aucune ambiguïté que «tuer au nom de Dieu» était «un grand sacrilège».

Au fil de sa visite en Albanie, pays sorti il y a 23 ans de l’un des régimes communistes les plus répressifs et athées, le pape François a salué le témoignage des martyrs de la foi durant plus de quatre décennies. Visiblement très ému à l’écoute d’un vieux prêtre ayant passé 30 années de sa vie en prison ou aux travaux forcés, le pape a appelé les catholiques à s’opposer aujourd’hui aux «nouvelles formes de dictature» comme «l’individualisme» ou les «rivalités». Lors de ce premier déplacement sur le vieux continent, il n’a pas caché non plus son soutien à une entrée de l’Albanie dans l’Union européenne.

Le pape François dénonce le fondamentalisme religieux tout en dénonçant comme à son habitude les nouvelles formes de dictature, mais en utilisant l'Albanie comme modèle, du fait qu'elle a «réussi à trouver la paix avec les différences religieuses», ne vise t-il pas l'Europe qui est divisée au niveau économique et social, et l'Église sur sa façon de voir le synode sur la famille.

Merci !

En Albanie, le pape François regrette l’instrumentalisation de la foi

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 21 Septembre 2014

nouvelobs.com nous montre dans son article du samedi 20 septembre 2014 que le pape François a créé une commission chargée de réfléchir aux moyens de simplifier la procédure de reconnaissance en nullité d'un mariage, ce qui faciliterait les séparations pour les catholiques, a annoncé samedi le Vatican.

Cette commission de 11 membres formée de théologiens et de spécialistes en droit canon aura "pour objectif de simplifier la procédure du procès (matrimonial canonique), de la rendre plus souple tout en sauvegardant le principe d'indissolubilité du mariage", écrit le Vatican.

L'Église catholique, qui ne reconnaît pas le divorce, peut, par un "décret de nullité", déclarer qu'un mariage n'était pas valable au moment de sa célébration si certaines conditions n'étaient pas réunies chez les époux, notamment le libre arbitre, la maturité psychologique ou la volonté d'avoir des enfants.

La plupart des annulations sont prononcées au niveau du diocèse mais chaque décision doit être réexaminée par un tribunal d'appel, ce qui aux yeux de nombreux réformateurs constitue une étape supplémentaire superflue et vouée à être supprimée.

Les catholiques qui divorcent et se remarient en dehors de l'Église sont considérés par cette dernière comme toujours liés à leur premier conjoint et vivant dans le péché, ce qui leur interdit de recevoir les sacrements tels que la communion. La situation de ces catholiques remariés mais désireux de continuer à participer à la vie de l'Église est un sujet de vif débat et devrait être l'un des principaux thèmes abordés lors du synode des évêques organisé en octobre au Vatican.

La semaine dernière, la pape François a marié 20 couples, dont certains vivaient déjà maritalement avec des enfants, à la basilique Saint-Pierre de Rome.

Cela ne règle pas pour autant la question des divorcés remariés et germe peu à peu l'idée d'une détente qui leur permettrait de recevoir la communion comme en a fait allusion le cardinal Walter Kasper qui est proche du pape François, en février.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0