Publié le 30 Novembre 2014

LePoint.fr dans son article bous montre que le pape François a conclu ce dimanche 30 novembre 2014 son voyage en Turquie par une défense vigoureuse des chrétiens d'Orient, menacés par les djihadistes en Irak et en Syrie, et plaidé pour un rapprochement entre catholiques et orthodoxes séparés depuis plus d'un millénaire. Dans une déclaration commune, le souverain pontife et le plus prestigieux dignitaire des églises orthodoxes, le patriarche de Constantinople Bartholomée 1er, ont assuré qu'ils n'accepteraient jamais "un Moyen-Orient sans les chrétiens". "Beaucoup de nos frères et sœurs sont persécutés et ont été contraints par la violence à quitter leurs maisons", ont-ils relevé dans leur texte, regrettant "l'indifférence de beaucoup" face à leur situation.

L'offensive lancée en juin dernier par les djihadistes du groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie a jeté des centaines de milliers de réfugiés sur les routes, dont plusieurs dizaines de milliers de chrétiens victimes d'exactions. "La terrible situation des chrétiens et de tous ceux qui souffrent au Moyen-Orient demande non seulement une prière constante, mais aussi une réponse appropriée de la part de la communauté internationale", ont insisté les deux prélats.

Avant de reprendre le chemin de Rome en fin d'après-midi, le pape argentin, fidèle à ses habitudes, a rencontré une centaine de jeunes réfugiés de toutes confessions venus de Syrie, d'Irak ou de la Corne de l'Afrique. Le pape François a une nouvelle fois loué les efforts de la Turquie, qui accueille près de 2 millions de déplacés, mais il a déploré leurs conditions de vie "dégradantes" et "intolérables". "Je m'adresse aux chefs politiques, afin qu'ils tiennent compte du fait que la grande majorité de leurs populations aspire à la paix, même si parfois elle n'a plus la force ni la voix pour la demander", a-t-il ajouté.

Dans la matinée, Jorge Bergoglio a argué de la situation de ces victimes de la "guerre atroce" au Moyen-Orient pour hâter le rapprochement entre catholiques et orthodoxes. "L'unique chose que désire l'Église catholique, et que je cherche comme évêque de Rome (...), c'est la communion avec les églises orthodoxes", a-t-il dit lors d'une cérémonie de près de trois heures célébrée avec Bartholomée le jour de la Saint-André, apôtre de Jésus selon la tradition et patron de l'Église d'Orient.

Les orthodoxes, fractionnés en de nombreuses églises autocéphales, et les catholiques sont divisés depuis le grand schisme d'Orient de 1054. C'est Paul VI et le patriarche Athénagoras en 1964 qui ont engagé la réconciliation, très lente. "L'Église catholique n'entend pas imposer une quelconque exigence, sinon celle de la profession de foi commune", a estimé le pape. Pour illustrer leur propos, le pape François et Bartholomée, qui se présentent volontiers comme des amis, sont apparus main dans la main et sont embrassés sur le balcon du Phanar, le siège du patriarcat, sous les applaudissements d'une petite foule de fidèles.

La perspective d'une réunification s'annonce toutefois délicate, tant les rivalités entre Églises orthodoxes, notamment celles de Russie et de Constantinople, restent très vives. Dans leur déclaration, les deux responsables ont mis en avant "l'œcuménisme de la souffrance" comme facteur de rapprochement. Dans le fil de son propos sur le dialogue entre les religions, le pape François a profité de son discours pour condamner fermement l'attentat meurtrier perpétré vendredi contre la mosquée de Kano au Nigeria, attribué au groupe islamiste Boko Haram, qu'il a qualifié de "péché extrêmement grave contre Dieu".

Âgé de 77 ans, le pape, qui a semblé fatigué pendant son séjour turc, s'est offert plusieurs petits bains de foule, très modestes comparés à ceux dont il a l'habitude dans les pays chrétiens, au milieu des communautés catholique et orthodoxe. Seuls quelque 80 000 chrétiens vivent aujourd'hui en Turquie au milieu de 75 millions de musulmans. S'ils y sont tolérés, ils n'y ont pas de statut officiel.

Comme Benoît XVI il y a huit ans, le pape s'est rendu samedi à la célèbre Mosquée bleue, où il a répété la "méditation" silencieuse de son prédécesseur en un geste de fraternité avec l'islam, avant de visiter la basilique Sainte-Sophie, aujourd'hui transformée en musée. Sur un terrain plus politique, sa première journée, vendredi à Ankara, a tourné au dialogue de sourds. Au pape qui défendait la nécessaire alliance des religions contre le terrorisme et le fondamentalisme, le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a répondu en dénonçant l'islamophobie.

Le pape François finit son voyage en exigeant qu'on mette à terme la persécution des minorités religieuses en Syrie et à nouveau a appelé au dialogue avec les musulmans, tout en espérant l'unité avec l'Église orthodoxe qui espérons le verra le jour. Attendons de voir les résultats de ce voyage plein de ce geste symboliques.

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En Turquie, le pape se pose en défenseur des chrétiens d'Orient

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Publié le 29 Novembre 2014

Libération.fr nous montre dans son article que le pape François s’est recueilli le samedi 29 novembre 2014 dans la célèbre Mosquée bleue d’Istanbul au deuxième jour de son voyage en Turquie, signe de sa volonté de promouvoir le dialogue entre religions dans un pays musulman proche de l’Irak et de la Syrie en guerre.

Comme son prédécesseur Benoît XVI il y a huit ans, le souverain pontife a conclu son passage à la mosquée bâtie au XVIIe siècle sous le règne du sultan ottoman Ahmet 1er par une «adoration silencieuse», selon la terminologie du Vatican. Au côté du grand mufti d’Istanbul Rahmi Yaran qui priait, Jorge Bergoglio a médité pendant deux longues minutes, les yeux fermés et les mains jointes.

«C’était un beau moment de dialogue interreligieux», a ensuite commenté devant la presse le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, «il s’est passé la même chose qu’il y a huit ans avec Benoît». En 2006, le pape Benoît XVI avait accompli au même endroit un geste identique de réconciliation, une «méditation» tourné vers la Mecque, trois mois après avoir tenu des propos très controversés semblant associer islam et violence.

Le pape François, qui a troqué samedi sa limousine allemande blindée d’Ankara pour une voiture compacte française plus modeste, a ensuite visité la basilique Sainte-Sophie voisine, sous les chants de l’appel à la prière des muezzins. Visitée chaque année par des millions de touristes, cette monumentale église byzantine a été convertie en mosquée à la prise de Constantinople, devenue Istanbul, par l’Empire ottoman en 1453.

Puis elle est devenue un musée sur décision en 1934 du fondateur de la Turquie moderne et laïque Mustafa Kemal Atatürk.Quinze siècles plus tard, Sainte-Sophie nourrit encore régulièrement les tensions entre chrétiens et musulmans, qui souhaitent en refaire une mosquée. Chargée de symboles, la tournée du pape dans le quartier stambouliote de Sultanahmet s’est déroulée devant un petit millier de personnes à peine, loin des foules qu’il attire habituellement, signe du peu d’intérêt des Turcs pour sa visite.

Dans l’après-midi, le pape François a célébré dans la cathédrale du Saint-Esprit une messe pour la minuscule communauté chrétienne de Turquie, à peine 80 000 membres noyés au milieu de plus de 75 millions de musulmans. Le pape a exhorté ses ouailles, éparpillées en une multitude de chapelles et obédiences, à taire leurs divisions. «Quand nous nous arrêtons sur nos particularismes et sur nos exclusivités, nous apportons la division», a-t-il lancé.

Des centaines de fidèles ou de badauds se sont pressés autour de la cathédrale pour tenter d’apercevoir le pape, protégé par un important dispositif de sécurité. «C’est important qu’il soit là car il y a encore des chrétiens qui vivent à Istanbul», a confié Prokop Czesak, un Tchèque qui étudie dans la plus grande ville turque. «Nous devons vivre ensemble et unis dans ce monde», a estimé une Turque venue en curieuse, Tugce Car, «nous n’avons pas besoin d’être de la même religion ou d’avoir les mêmes croyances pour vivre ensemble, c’est pour ça que cette visite est importante».

Selon le Vatican, le pape argentin pourrait profiter de son séjour turc pour aller à la rencontre des milliers de chrétiens d’Irak ou de Syrie réfugiés dans la plus grande ville de Turquie pour échapper à la guerre et à la menace jihadiste. Lors de sa première journée en Turquie, le souverain pontife a déploré vendredi les «graves persécutions» ou «exactions inhumaines» qu’ils subissent dans ces deux pays.

La deuxième journée turque du pape François devait s’achever par une rencontre avec le plus prestigieux des chefs de l’église orthodoxe, le patriarche Bartholomée pour une «prière œcuménique» de près d’une heure à la veille de la saint André, destinée à réduire la fracture entre leurs deux Églises née du schisme de 1054.

Le pape François toujours fidèle à son vœu d'assurer le dialogue religieux s'est rendu à la Mosquée bleue d'Istanbul, puis a voulu faire un geste de soutien aux chrétiens de Turquie tout en leur demandant l'unité, pour finir par un geste œcuménique avec le patriarche de Constantinople, mais réservera-t-il une partie de sa visite aux chrétiens réfugiés, c'est ce que nous saurons dimanche.

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Turquie : le pape François se recueille à la Mosquée bleue, comme Benoît XVI

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Publié le 28 Novembre 2014

Europe1.fr nous montre que le pape François entame un voyage de trois jours en Turquie. Dans un pays à 98% musulman, il a appelé vendredi à "la solidarité des croyants" contre "le fondamentalisme".

Arrivé vendredi 28 novembre 2014 à Ankara pour une visite de trois jours en Turquie, le titulaire du Saint-Siège s'efforce dans ses discours de fustiger le fondamentalisme, de quelque confession qu'il soit, sans pour autant alimenter les craintes "d'islamophobie" dont lui a fait part Recep Tayyip Erdogan, président d'une Turquie à 98% musulmane.

Accueilli par le chef d'État dans son "palais blanc" à 277 millions d'euros, le pape François a donc insisté sur ce point : il appelle à une lutte contre "toutes les formes" de fondamentalisme, tout en défendant une "solidarité des croyants", toutes fois confondues. La Turquie a vocation à être "un pont naturel entre deux continents et des expressions culturelles différentes", a estimé le Saint-Père, "une contribution importante peut venir du dialogue interreligieux et interculturel, de manière à bannir toute forme de fondamentalisme et de terrorisme".

Ses premiers mots ont été pour la guerre en Syrie et en Irak. S'il a d'abord félicité la Turquie pour ses efforts – ouverture de sa frontière aux combattants kurdes irakiens pour aller combattre l'Organisation de l'État Islamique à Kobané (OEI), accueil des réfugiés – il a néanmoins rappelé au président turc qu'il était "licite" de "stopper un agresseur injuste". En effet, la Turquie n'est pas intervenue directement pour combattre l'OEI à Kobané, ville syrienne pourtant située à quelques kilomètres de sa frontière.

Mais au-delà des considérations stratégiques et militaires, le pape a surtout rappelé sa priorité : "Ce qui est nécessaire, c'est un engagement de notre part à tous de faire en sorte que des ressources soient mobilisées, pas pour des armes, mais pour les autres nobles luttes de l'humanité: la lutte contre la faim et la maladie", a-t-il poursuivi. Et pour cause, parmi les deux millions de personnes réfugiées en Turquie depuis le début des combats en Syrie en mars 2011, des milliers d'entre elles sont chrétiennes : "Il est essentiel que tous les citoyens - musulmans, juifs et chrétiens - disposent dans la loi et dans la pratique de mêmes droits et respectent les mêmes devoirs."

Le pape arrivera samedi à Istanbul, où il sera reçu par le patriarche œcuménique Bartholomée, primat de l'Église orthodoxe de Constantinople. Les deux dignitaires devraient lancer des appels conjoints en faveur du respect des droits de l'homme et de la liberté de culte, et faire part de leur crainte de voir le christianisme disparaître de ses berceaux proche-orientaux, a déclaré le révérend Dositheos Anagnostopoulos, porte-parole du patriarcat. Il est possible, a-t-il ajouté, que le pape aille prier à l'intérieur de la basilique Sainte-Sophie, érigée sous l'Empire byzantin avant d'être transformée en mosquée par les Ottomans après la chute de Constantinople. Officiellement, Sainte-Sophie a le statut de musée, mais une telle démarche pourrait déranger certains musulmans qui aimeraient voir l'édifice redevenir une mosquée.

Le pape François critique une nouvelle fois le fondamentalisme, tout en demandant aux chrétiens et aux musulmans de puiser dans leurs valeurs communes. Il a fixé ce voyage dans le dialogue interreligieux, et même s'il doit se montrer il a pourtant fait valoir la grande responsabilité de la Turquie pour mettre fin aux violences à ses frontières.

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Turquie : le Pape appelle à lutter contre "tous les fondamentalismes"

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Publié le 27 Novembre 2014

francetvinfo.fr dans son article du vendredi 14 novembre 2014 nous montre que deux auteurs américains affirment avoir découvert un "évangile perdu" qui révélerait cette face cachée de la vie du Christ.

Annoncée il y a une semaine, la sortie du livre The Lost Gospel (le livre n'est pas encore traduit en français), promettait de secouer la religion chrétienne : ses auteurs, l'historien Barrie Wilson et le journaliste et écrivain israélien Simcha Jacobovici, affirment avoir découvert un manuscrit prouvant que Jésus était marié à sa disciple Marie-Madeleine, avec qui il aurait eu deux enfants.

Mais le soufflé est un peu retombé avec la publication de l'ouvrage, mardi 11 novembre. Voici les raisons pour lesquelles il faut prendre avec des pincettes ce qui était présenté comme une découverte historique.

"Décoder le texte sacré qui révèle le mariage de Jésus et Marie-Madeleine". Sur la couverture qu'il a choisie pour The Lost Gospel, l'éditeur Pegasus Books (pas vraiment spécialisé dans les textes historiques) ne laisse aucune place à l'ambiguïté. Et pourtant, le raisonnement des deux auteurs demande pas mal d'imagination. Le manuscrit qu'ils ont découvert, oublié dans les archives de la British Library, raconte l'histoire du patriarche Joseph (un personnage de l'Ancien testament qui n'a rien à voir avec Joseph le père de Jésus) et de sa compagne Aseneth. Ils sont effectivement mariés et parents de deux enfants, mais pas une fois le nom de Jésus ou de Marie-Madeleine n'est mentionné dans le manuscrit.

Ce qui n'empêche pas les auteurs d'y voir une vaste métaphore de la vie de Jésus, se basant notamment sur un passage qu'ils interprètent comme décrivant le signe de croix, alors que Joseph serait antérieur à la crucifixion. Si les textes bibliques sont loin d'être dépourvus de symbolisme, le lien avec Jésus semble un peu trop ténu pour affirmer que le texte révèle sa vraie vie. Selon le spécialiste des religions du journal britannique The Telegraph, l'ouvrage ressemble plus à un livre de Dan Brown, l'auteur du Da Vinci Code, qui évoquait lui aussi la descendance de Jésus et Marie-Madeleine, qu'à un ouvrage d'historien.

Toujours selon le Telegraph, l'histoire de Joseph et Aseneth est loin d'être une découverte des auteurs de The Lost Gospel, qui sont simplement les premiers à y voir une métaphore de la vie de Jésus. Le manuscrit de la British Library avait déjà été étudié par plusieurs historiens, qui ne l'avaient pas trouvé particulièrement remarquable. D'autres versions du texte, notamment en Grec ancien, circulaient depuis longtemps, et une version anglaise est même disponible en ligne.

Comme l'expliquait l'historien Michael Langlois à francetv info, en avril, les textes les plus fiables pour connaître la véritable vie de Jésus sont ceux qui sont le plus contemporain de sa vie. Difficile, donc, de mettre sur le même plan les évangiles reconnus par l'Église, qui se basent supposément sur les écrits des apôtres de Jésus, et le texte de "l'Évangile perdu", daté l'an 570 après Jésus-Christ. La théorie d'un Jésus marié et père n'est d'ailleurs mentionné dans aucun texte connu et antérieur à cette date. Un historien spécialiste de l'histoire de Joseph et Aseneth pense même que le manuscrit consulté par les deux auteurs, rédigé dans un dialecte de l'Araméen, a été traduit depuis sa langue originelle, le Grec ancien, ce qui augmenterait les risques d'une mauvaise interprétation.

D'ailleurs, ce manuscrit est loin d'être le seul présentant un Jésus bien différent de celui décrit par les différentes églises chrétiennes actuelles. Un parchemin copte divulgué en 2012 avait notamment crée la polémique, car on pouvait y lire "Et Jésus leur a dit, ma femme..." Ce qui témoigne surtout des croyances très diverses des premiers chrétiens sur leur messie.

C'est encore une belle tentative de montrer une vie secrète de Jésus, mais il n'y a pas la moindre crédibilité dans ces revendications, surtout que le manuscrit qu'ont découvert les deux auteurs ne concerne que le patriarche Joseph. Ce texte n'apporte rien de nouveau, mais il montre que la recherche historique sur Jésus n'est pas morte.

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Pourquoi rien ne prouve que Jésus était marié et père de deux enfants

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Publié le 26 Novembre 2014

francetvinfo.fr et RTL.fr dans leurs articles du mercredi 26 février 2014 nous montrent que le texte, non contraignant, a été voté de façon consensuelle par la plupart des députés, le jour du 40e anniversaire de la loi Veil autorisant l'interruption volontaire de grossesse en France.

L'Assemblée nationale a adopté, mercredi 26 novembre, une résolution cosignée par tous les présidents de groupes pour réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France et en Europe. Sur 151 députés votants, 143 se sont prononcés pour. Ce texte, non contraignant, a donné lieu à un débat dans l'hémicycle, le jour anniversaire du démarrage des débats sur la loi de Simone Veil, le 26 novembre 1974.

A l'inverse de la violence des échanges d'il y a 40 ans, l'apaisement a dominé dans l'hémicycle lors des interventions, rompu seulement par un virulent discours anti-avortement du député d'extrême droite Jacques Bompard.

Préparée par la présidente de la délégation aux Droits des femmes, Catherine Coutelle (PS), la proposition de résolution "rappelle que le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps est une condition indispensable pour la construction de l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, et d'une société de progrès".

Il affirme également "la nécessité de garantir l'accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée, et à l'avortement sûr et légal". Et ses signataires souhaitent que "la France poursuive son engagement au niveau européen, comme international, en faveur d'un accès universel à la planification familiale".

De nombreux orateurs ont rappelé que le gouvernement conservateur espagnol avait prévu de supprimer le droit à l'avortement, avant de renoncer face aux protestations.

Conformément à ce qu'avait annoncé Christian Jacob, le chef de file de l'UMP à l'Assemblée, la plupart des députés de l'opposition ont voté en faveur de cette résolution. Un consensus obtenu après qu'un "point sensible" a été retiré du texte à la demande du groupe UMP, avec l'aval des autres présidents de groupe. A été enlevé le principe de garantir "l'accès des femmes aux droits sexuels et reproductifs, parce que s'engager sur ce terrain voulait dire qu'on ouvrait la porte pour la PMA, en dehors des cas de stérilité médicaux, et à la GPA", a indiqué Christian Jacob.

Ce texte avant tout symbolique a été adopté par tous les présidents de groupes pour réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France et en Europe. La loi Veil est fondamentale puisqu'elle est un acquis pour les femmes, mais c'est toujours un combat afin que les droits des femmes ne soient pas remis en question.

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Publié le 25 Novembre 2014

BFMTV.com nous montre dans son article du mardi 25 novembre 2014 que le pape François durant cette courte visite espère redonner de l'élan à une Europe plongée dans la crise et menacée de replis nationalistes. Le pape a été reçu à sa descente d'avion par la ministre de l'Écologie Ségolène Royal, accompagnée d'Harlem Désir, secrétaire aux Affaires européennes. Des représentants des autorités religieuses comme l'évêque de Strasbourg, et des autorités européennes étaient présents pour le saluer dès son arrivée sur le sol français.

Le pape a été chaleureusement accueilli dans l'hémicycle européen. Martin Schulz prononce un discours dans lequel il dit son "honneur" de l'accueillir : "Vos paroles s'adressent à nous tous quelque soit notre foi." Il déplore l'image d'une Europe "vieillie" devant le Parlement européen : "Le monde actuel est de moins en moins 'eurocentrique'". "Une des maladies que je vois se répandre en Europe est la solitude".

Le pape est très applaudi quand il critique en Europe "des style de vie égoïstes et une opulence insoutenable et souvent indifférente au monde environnant, surtout les plus pauvres". Il invite à "prendre soin de la fragilité des peuples et des personnes". "Trop de situations subsistent encore dans lesquelles les êtres humains sont traités comme des objets" dit le pape à Strasbourg.

En fustigeant la "culture du déchet", le pape critique l'euthanasie et l'avortement, mais pas seulement. Le pape a critiqué une société où l'être humain risque d'être réduit à un "simple engrenage". "Trop souvent lorsque la vie n'est pas utile au fonctionnement de ce mécanisme, elle est éliminée sans trop de scrupules, comme dans le cas des malades en phase terminale, des personnes âgées abandonnées sans soin ou des enfants avant de naître", a dit le souverain pontife applaudi par certains eurodéputés.

Il rappelle "la disponibilité du Saint-Siège" pour un "dialogue utile, ouvert et transparent" avec les institutions européennes. "J'estime fondamental le patrimoine que le christianisme a laissé par le passé mais avant tout la contribution qu'il pourrait apporter aujourd'hui pour le présent et pour l'avenir", lance le pape qui constate "un grand vide d'idées en Occident". Dont l'Église est aussi en partie responsable, trop occupée à se centrer sur le sociétal plutôt que le social.

Le pape recommande d'investir dans l'éducation, "à partir de la famille". Il estime qu'il est "nécessaire de redonner dignité au travail". Il invite aussi à "développer l'écologie humaine". Le pape aborde aussi la question de l'immigration: "Il est nécessaire d'affronter ensemble la question migratoire. On ne peut pas tolérer aujourd'hui que la Méditerranée devienne un grand cimetière". Il appelle l'Union européenne à offrir "aide et accueil" aux migrants clandestins.

Le pape invite à "tout faire pour que l'Europe découvre ou redécouvre sa grande âme". Il estime qu'elle est liée au christianisme. Le pape acheva son discours par une quasi standing ovation. "L'heure est venue de construire cette Europe qui ne tourne pas autour de l'économie mais autour de valeurs".

Le pape arrive enfin au Conseil de l'Europe pour le deuxième discours de sa visite éclair à Strasbourg. "La paix est un bien à conquérir. Il faut privilégier les nouveaux dynamismes dans la société", affirme le pape. Comme il l'a fait au Parlement européen et le fait régulièrement, le pape fustige une "culture du déchet" devant le Conseil de l'Europe. "Nous pouvons légitimement parler d'une Europe multipolaire", estime François. "Les migrants (...) ont principalement besoin que leur dignité de personne soit reconnue", affirme le pape. Le pape achève son discours devant le Conseil de l'Europe où il s'est montré timide sur la question de l'Ukraine et a porté un message similaire à son discours devant le Parlement européen..

Comme le dit 20minutes.fr, en quatre heures, le pape François s'est rendu en tant que chef d'État au Parlement européen et au Conseil de l'Europe. Dans ses discours, longuement applaudis dans les deux hémicycles, le souverain pontife a appelé l'Europe à un humanisme centré sur la dignité humaine, et à une action qui ne tourne "pas qu'autour de l’économie mais autour des valeurs inaliénables". Il a aussi été question de l'accueil des migrants clandestins, de la paix ou encore de la jeunesse.

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Le pape François déplore l'image d'une Europe vieillie

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Publié le 24 Novembre 2014

BrasilPost.com.br du lundi 17 novembre 2014 nous montre que le père Roberto Francisco Daniel, connu comme le padre Beto, ne fait plus partie de l'Église catholique depuis le samedi 15 novembre 2014, lorsque le diocèse de Bauru, à São Paulo, publia la ratification de l'excommunication du prêtre. C'est le résultat d'une histoire qui remonte à 2013, causée par des avis "controversés" du padre Beto, un partisan de la communauté LGBT.

"Je crois en Dieu qui est amour. Dieu n'exclut personne (gay, couples secondes de mariage, etc.), mais il nous a aussi donné l'intelligence pour être en mesure de vivre dans l'amour des gens et de la vie ", écrit le padre Beto sur sa page Facebook, peu de temps après avoir appris la décision envoyée par le Vatican.

Le prêtre était loin de l'Église catholique depuis avril 2013, quand il fut convoqué pour se rétracter au sujet de ses opinions sur l'union de personnes du même sexe, sur les personnes divorcés remariés, la fidélité dans les relations amoureuses et la nécessité de mettre à jour et de modifier la hiérarchie de l'Église, alignant les "valeurs actuelles".

"Je ne vais pas m'excuser pour avoir dit que les homosexuels ont le droit de vivre leur vie, leur sexualité. Comme elle (l'Église catholique) a présenté ses excuses aux Juifs et à d'autres groupes, elle devra présenter des excuses au groupe LGBT pour avoir agi sous une forme d'homophobie déguisée", a-t-il dit à G1.

En réponse de son excommunication, le padre Beto envoya une vidéo sur You Tube le 22 novembre intitulée "E aí Papa?", qui est un message au pape François sur les attitudes de l'Église et sa position sur son excommunication. Comme il le signale, la ratification de son excommunication n'est pas une position de dialogue, et il demande au pape François où est l'Église ouverte qu'il veut construire. Il se demande également pourquoi les prêtres pédophiles exclus, ne sont pas excommuniés.

La vidéo "E aí Papa?" a été actuellement vue par 7473 personnes et les questions que pose le padre Roberto dans la vidéo sont très intéressantes à propos du mode de gouvernement au sein de la hiérarchie qui doit changer et apporter d'autres solutions aux problèmes que de faire taire des voix divergentes qui posent les bonnes questions mais dont l'Église donne les mauvaises réponses.

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Le défenseur de la communauté LGBT, le padre Beto est excommunié par le Vatican, mais ne se repend pas

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Publié le 23 Novembre 2014

LePoint.fr dans son article du samedi 22novmebre 2014 nous montre que la Fondation Lejeune et les évêques de France s'opposent à un projet de résolution discuté lundi à l'Assemblée affirmant que l'IVG est un "droit fondamental".

À quelques jours de l'examen à l'Assemblée nationale d'une proposition de résolution réaffirmant "le droit fondamental" à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), L'Église de France monte au créneau. La députée PS Catherine Coutelle a déposé un texte qui réaffirme le droit à l'avortement et qui sera examiné le 26 novembre, jour anniversaire de l'examen de la loi Veil qui, il y a 40 ans, avait autorisé l'avortement en France. Ce texte "réaffirme l'importance du droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse pour toutes les femmes, en France, en Europe et dans le monde, rappelle que le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps est une condition indispensable pour la construction de l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, et d'une société de progrès, affirme le rôle majeur de la prévention, et de l'éducation à la sexualité, en direction des jeunes, affirme la nécessité de garantir l'accès des femmes à une information de qualité, à une contraception adaptée et à l'avortement sûr et légal, souhaite que la France poursuive son engagement au niveau européen, comme international, en faveur d'un accès universel à la planification familiale".

Il a reçu l'approbation de tous les présidents de groupe à l'Assemblée, dont Christian Jacob (UMP) et Philippe Vigier (UDI), mais il fait l'objet d'un lobbying intensif de la Fondation Lejeune, qui milite depuis quarante ans, contre ce droit. Les députés de l'opposition notamment ont reçu, selon Libération, des mails leur enjoignant de ne pas voter un texte "faux juridiquement" : le "droit universel des femmes à disposer de leur corps" n'est inscrit dans aucun texte national ou international, explique la Fondation. Ce à quoi les défenseurs de l'avortement pourraient rétorquer que, face aux attaques récurrentes que subit ce droit partout dans le monde, justement, il serait temps que cela le soit...

L'Église de France en a rajouté une couche ce samedi, qualifiant le projet de résolution de "surenchère pour imposer l'avortement comme un acte médical banal". Surenchère qui, selon Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble et président d'un groupe de travail sur l'avortement au sein de la Conférence des évêques de France, en dit long "sur la difficulté à fonder de manière solide ce droit fondamental". "Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d'autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance ?" écrit-il dans un communiqué. Et de poursuivre : "Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l'aurions-nous oublié ?"

Pour la Conférence des évêques de France, il va sans dire que "la promotion de la liberté des femmes et de l'égalité homme-femme est une cause juste à laquelle on ne peut que souscrire". Mais, ajoute-t-elle, "de quelle liberté parle-t-on ? Quand on lit le récit de bon nombre de femmes qui ont avorté, on entend leur angoisse, la pression de l'entourage, souvent du géniteur, et la souffrance qu'elles éprouvent durablement d'avoir été amenées à commettre un acte qu'elles ressentent comme grave." "Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié ? s'interroge le porte-parole des évêques. Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite ?" L'évêque n'évoque pas les témoignages de femmes dissuadées d'avorter par des médecins ou leur entourage, de l'angoisse de celles qui craignent d'être hors délai ou encore de la difficulté d'obtenir une information fiable sur le sujet, comme le montre un témoignage sur Rue 89.

Selon Mgr de Kerimel, "c'est en amont qu'il faut travailler à la promotion de la liberté des femmes et à l'égalité homme-femme pour qu'une grossesse ne devienne pas comme une agression qui justifierait une légitime défense en supprimant l'agresseur bien innocent, à qui l'on fait porter les conséquences de comportements irresponsables", conclut Mgr de Kerimel, qui prône donc la prévention. Prévention est justement l'une des exigences du texte qui doit être discuté à l'Assemblée.

Cet article montre que l'Église ne comprend pas la question de l'avortement qui doit être posée de façon concrète et sans exagération, non de façon négative au point d'amener l'incompréhension des fidèles. Comme l'avait montré un sondage BVA pour Aujourd'hui en France/Le Parisien dimanche du 22 février 2014, 90 % des catholiques français dans leur ensemble sont favorables à l'avortement, chez les catholiques pratiquants réguliers 63% l'approuvent.

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Publié le 22 Novembre 2014

L'article de Vatican Insider du samedi 22 novembre 2014 nous montre que le pape François a reçu dans la salle Clémentine les participants au troisième congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles réunis sur le thème "La joie de l'Evangile, une joie missionnaire", organisé par le Conseil Pontifical pour les Laïcs.

Le pape François a demandé aux 350 personnes présentes, que "pour parvenir à la maturité de l'Église", il faut "préserver et maintenir la fraîcheur du charisme, respecter la liberté des gens et toujours chercher la communion, il ne faut pas oublier que la conversion doit être missionnaire". "Nous devons, dit-il, toujours revenir aux sources du charisme pour relever les défis."

"Allez, sans chercher le spectacle", a déclaré le pape, au pied levé, aux participants du congrès, après avoir rappelé qu'"un progrès moral ou spirituel atteint en misant sur l'immaturité de gens est un succès apparent, destiné au naufrage." Car "Chaque personne a son temps : elle chemine à son rythme, et nous devons l’accompagner".

Enfin, le pape François rappelle "l'importance de la communion", "parce que, dit-il, le frère vaut beaucoup plus que nos positions personnelles à son sujet : pour lui le Christ a versé son sang pour que nos idées ne soient pas venues pour rien", et donc la "vraie communion, ne peut alors pas exister dans un mouvement ou une nouvelle communauté, si elle ne s'intègre pas dans la communauté plus large qu'est notre sainte Mère l'Église."

Belle mise au point du pape François qui démontre de façon subtile les limites des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles. Il souhaite probablement que ces mouvements suivent un autre chemin plus profond et stratégique et pas seulement émotionnel.

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Publié le 21 Novembre 2014

Libération.fr nous montre que le pape François a dit le jeudi 20 novembre 2014 devant la FAO redouter que la planète ne «s’autodétruise», par la surexploitation de ses ressources naturelles, tout en rappelant aux États leurs devoirs envers les «affamés».

«Il faut à nouveau protéger la terre pour éviter qu’elle ne s’autodétruise», a déclaré le pape devant la reine Letizia d’Espagne et un parterre de ministres rassemblés au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à l’occasion d’une conférence internationale sur la nutrition.

«Tandis qu’on parle de nouveaux droits, l’affamé est au coin de la rue à demander d’être inclus dans la société et d’avoir le pain quotidien. C’est la dignité qu’il demande et pas l’aumône», a également affirmé le pape, dont c’était la première visite à la FAO, qui a son siège à Rome.

«Les personnes qui manquent du pain quotidien, en sont réduits à lutter pour survivre au point de ne plus se préoccuper de vie sociale ni de rapports familiaux», a-t-il observé, évoquant la dissolution des liens sociaux qui résulte de la faim.

L’Église catholique, a-t-il argumenté, entend «aider à adopter des critères en mesure de développer un système mondial juste», qui, «au plan juridique, doivent lier entre eux droit à l’alimentation et droit à la vie, droit à une existence digne, droit à une protection légale (...) mais aussi obligation morale du partage des richesses».

«Il y a de quoi nourrir tout le monde, mais tous ne parviennent pas à manger, alors que le surplus et le rebut, la surconsommation et l’usage détourné d’aliments sont monnaie courante», a-t-il ajouté, dénonçant la «spéculation» dictée par la «dictature du profit».

Appelant à renoncer à l’arme de la faim, le pape a aussi jugé inique «tout conditionnement politique et économique» de l’accès aux aliments.

«Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, quant à l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde», a-t-il martelé.

«Malheureusement, a-t-il poursuivi, il y a peu de sujets comme la faim auxquels on applique tant de sophismes, dont on manipule les données et les statistiques en fonction de la sécurité nationale, par corruption ou référence feinte à la crise», a-t-il déploré.

Le pape François a également souligné la gravité de la situation de l’environnement, faute de bonne exploitation des ressources naturelles. «Dieu pardonne toujours, les hommes quelquefois, mais la nature ne pardonne jamais», a-t-il lancé, alors qu’il prépare pour l’an prochain une encyclique sur la protection de l’environnement et le respect de la nature.

Lors de la première conférence organisée par la FAO sur la nutrition en 1992, plus d’un milliard d’êtres humains ne mangeaient pas à leur faim. Aujourd’hui, ce total est tombé à 805 millions, alors que la population mondiale a augmenté. C’est la quatrième visite d’un pape à la FAO, après celles de Paul VI en 1970 à l’occasion des 25 ans de sa création, de Jean Paul II en 1992 et de Benoît XVI en 2003.

Le pape François est venu à la FAO pour demander à ce que les États respectent leurs devoirs en assurant que l’homme devait être prioritaire dans leurs actions, soutenant aussi que les affamés réclamaient de la dignité et non l’aumône, tout en remerciant le personnel de la FAO pour son esprit de solidarité et de compréhension.

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Le pape met en garde contre une «autodestruction» de la planète

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