Publié le 31 Janvier 2015

Espagne : Succès, pour la manifestation de Podemos

20minutes nous montre dans son article du samedi 31 janvier 2015 qu'à quatre mois des prochaines élections en Espagne, Podemos se sent pousser des ailes. Au cri de «Oui, c'est possible !», des dizaines de milliers de partisans du parti antilibéral ont manifesté samedi dans les rues de Madrid leur volonté de renouveler la politique en Espagne. La marche intervient moins d'une semaine après la victoire électorale du parti grec Syriza, dont les dirigeants ont régulièrement fait campagne aux côtés de ceux de Podemos.

Les manifestants ont défilé pour une «grande marche pour le changement» dans le centre historique de la capitale. «Le vent du changement a commencé à souffler sur l'Europe», a déclaré Pablo Iglesias, le leader du parti, devant une foule compacte réunie place de la Puerta del Sol brandissant drapeaux grecs et républicains de la gauche espagnole.

En Espagne, «les privilégiés ont rompu le pacte de coexistence», a lancé Iñigo Errejon, 31 ans, le numéro deux de Podemos. «Le problème, c'est un modèle de pays qui a fait travailler l'État contre la société», et la «minorité (qui) engraissait ses comptes bancaires pendant que la majorité voyait les siens fondre, a lancé le chef du parti, queue de cheval et chemise blanche. Ça c'est la corruption».

Podemos, qui signifie comme Syriza «Nous pouvons», dénonce la haute finance, l'austérité et l'establishment accusé de corruption, la «caste», qui aurait laissé le peuple dans une situation «d'humiliation et d'appauvrissement». Issus de deux des pays européens ayant vécu le plus durement la crise, avec encore plus d'un cinquième de leur population active au chômage.

Podemos et Syriza partagent le même rejet de la «troïka» (Banque centrale et commission européennes, Fonds monétaire international). Tout comme le parti grec, appelle à mettre fin à l'empire de la finance internationale qui, selon eux, oublie l'humain et à poser la question d'une restructuration de la dette.

Ce rassemblement a été organisé à moins d'un an des législatives en Espagne et à quatre mois d'élections régionales où Podemos présentera ses candidats. Le parti, fondé il y a tout juste un an, a créé la surprise dès mai 2014 en obtenant 1,2 million de voix, et cinq députés, aux élections européennes. Depuis, son ascension dans les sondages a été fulgurante, dépassant régulièrement le Parti socialiste et parfois même les conservateurs du Parti populaire au pouvoir.

Ce que veux Podemos est changer les choses en partant de la base, les gens qui sont les grand oubliés de la crise de 2008. La volonté de "changement" n'a jamais été aussi forte en Europe et après la Grèce, l'Espagne qui a débuté le mouvement avec celui des Indignés va prendre la suite, à la grande incompréhension des élites traditionnelles qui ont bien profité des cures d'austérité et qui ont laissé pourrir leur population dans la misère.

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Publié le 30 Janvier 2015

metronews.fr dans son article du vendredi 30 janvier 2015 nous montre qu'en préparation d'un sommet sur la place des femmes dans le monde, des conseillers du Vatican ont été chargés de plancher sur la chirurgie esthétique. Pour eux, la pratique serait une "agression" contre les femmes.

Décidément, le pape semble bien vouloir s'attaquer à tous les sujets. Après avoir abordé le délicat problème de la procréation, voilà que le Vatican aborde aujourd'hui celui de la chirurgie esthétique. Un document interne, réalisé par des "consultantes féminines" de la cité papale vient en effet de fournir une expertise sur le sujet. Et selon le texte, que le site d'information Crux a pu consulter, cette pratique serait une "agression contre les femmes". Pire, selon le quotidien irlandais The Irish Times, la pratique serait qualifiée de "burqa de chair" pour les femmes.

Dans le document, les liftings et autres liposuccions y sont décrites comme des "agressions" qui "réduisent les expressions du visage humain, qui sont si connectées à la capacité d'empathie". La chirurgie pourrait refléter "le stress que de nombreuses femmes ressentent vis-à-vis de leur corps", ce qui conduit parfois à "des troubles alimentaires ou à de la dépression". Ce n'est pas le stress que ressentent les femmes à propos de leurs corps qui les amène à faire de la chirurgie esthétique, mais l'image de la femme parfaite qu'impose les médias.

Ce document servira de base de discussion lors d'une assemblée du Vatican, consacrée aux problématiques féminines, qui se déroulera du 4 au 7 février prochain. Il abordera également la place des femmes dans l'Église. Et pourrait donner lieu à des avancées intéressantes. Le document estime en effet que l'Église pourrait avoir comme objectif "réaliste" d'ouvrir davantage ses portes aux femmes, pour qu'elles puissent "mettre à contribution leurs compétences, leur sensibilité, leur intuition, leur passion et leur dévouement, en totale compréhension avec les membres masculins".

Une façon, peut-être, de tenter de se déringardiser, alors que lundi dernier, l'Église anglicane d'Angleterre a procédé à l'ordination de sa première femme évêque, Libby Lane.

Le renouveau pastoral ne sera réel que si les femmes jouent un rôle plus actif dans l'Église tant elle a besoin de leurs compétences et elle est très en retard sur l'Église anglicane.

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Publié le 29 Janvier 2015

NCRonline.org dans son article du mardi 27 janvier 2014 nous montre un prêtre catholique qui a récemment pris en charge une paroisse de San Francisco a affirmé que seuls les garçons peuvent être des servants d'autel, un mouvement qui est à la fois critiqué et suscite l'intérêt qui vient au milieu d'un débat plus large sur les préoccupations conservatrices sur le fait que l'église catholique serait devenu trop "féminisée". Consternant.

Comme la couverture médiatique de la controverse à la paroisse Star of the Sea a commença à se construire ces derniers jours, le père Joseph Illo a défendu sa décision dans un communiqué publié le lundi 26 janvier, disant qu'il décida de faire ce changement au mois de novembre, quelques mois après qu'il soit devenu pasteur. Le père Illo cita deux raisons principales pour bannir les filles servantes d'autel qui ne convainc que lui.

La première, dit-il, est que "les garçons finissent généralement par perdre de l''intérêt [au service de l'autel], car les filles font généralement un meilleur travail." Si quelqu'un fait un meilleur travail que soi, cela devrait plutôt pousser à améliore le sien. La deuxième et plus importante raison, selon le père Illo, est que "le service de l'autel est intrinsèquement liée à la prêtrise et servir de programmes de connexion pour le séminaire." Si, c'était vrai, alors la crise des vocations serait finie.

"Si l'Église catholique ordonnait des femmes, les filles dans l'autel seraient logique, mais le sacerdoce catholique est un charisme mâle", a-t-il dit. "Rien n'éveille plus un désir pour le sacerdoce comme le service à l'autel parmi la confrérie des jeunes hommes. Au risque de généraliser, je soupçonne que les jeunes hommes servant avec des jeunes femmes pourraient bien être distrait du sacrifice de la messe, et peut-être même d'une vocation sacerdotale." Ce n'est pas les femmes qui distraient les garçons, mais l'ennui.

Star of the Sea est la seule paroisse de l'archidiocèse de San Francisco avec à sa barre des filles servantes d'autel, et le père Illo a déclaré que l'archevêque Salvatore Cordileone - un guerrier de la culture vocale dans la hiérarchie des États-Unis qui dirige dans la Conférence des évêques américains la lutte des évêques contre le mariage gay - lui aurait donné la permission de franchir cette étape.

Le père Illo s'est avéré être un personnage controversé dans son église précédente quand en 2008 il avait dit à ses paroissiens que s'ils ont voté pour Barack Obama ils devaient se confesser avant de recevoir la communion. On peut comprendre que ce prêtre n'a pas eu beaucoup de succès dans cette paroisse.

Sa décision a suscité des critiques des catholiques progressistes et comme par hasard le soutien des catholiques conservateurs, et catholiques traditionalistes. Un certain nombre de paroissiens ont déclaré aux médias locaux qu'ils sont mécontents de la décision du père Illo et certains ont dit qu'ils quitteraient la paroisse Star of the Sea.

L'Église ne devait-elle pas donner une plus grande place aux femmes ? Au vu de ce prêtre, les promesses ne font pas long feu avec toujours ce machisme ambiant qui refuse que la femme puisse s'élever ou être à égalité avec les hommes. La crise des vocations et de la pratique risquent de durer bien longtemps si l'Église ne fait pas de réformes courageuses.

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Publié le 28 Janvier 2015

fr.euronews.com dans un article du mardi 27 janvier 2014 nous montre que le pape François n’en finit pas de surprendre. Selon l’information diffusée par le magazine espagnol Hoy et non démentie par le Vatican, le souverain pontife a rencontré samedi dernier un transsexuel accompagné de sa fiancée, après avoir reçu une lettre de lui et lui avoir téléphoné.

Depuis, Diego Neria Lejárraga, qui vit en Espagne, se considère comme «un homme en paix». Fervent catholique, il a confié à Hoy avoir écrit au pape argentin après s’être senti rejeté et profondément blessé par sa paroisse. Un prêtre l’aurait même traité de «fille du diable».

Ce sont les propos positifs du pape François à l’égard des personnes LGTB qui auraient encouragé Diego à tenter sa chance. «J’ai senti que lui m’écouterait», a-t-il déclaré au magazine. L’homme n’a pour l’instant rien révélé de la teneur de son entretien privé avec le pape, mais considère que le simple fait d’être personnellement entendu est déjà une énorme avancée.

Le pape François téléphone et écrit régulièrement à des personnes du monde entier qui lui exposent leurs difficultés et il en reçoit quelques-unes. Mais, si cet événement inattendu peut apparaître comme un signe d’ouverture, il ne s’est jamais exprimé sur la condition des transsexuels. En revanche, il a exprimé par le passé son hostilité au mariage gay.

Sur la question de l’homosexualité, le pape François s’est montré ouvert aux personnes, tout en restant sur la ligne traditionnelle du catéchisme de l’Église catholique qui prêche la chasteté et condamne l’acte homosexuel sans condamner la personne.

Il est bon que le pape François rencontre des personnes LGBT, cela lui permettra de voir que l'Église ne doit pas exclure ceux qui vivent de manière responsable l'amour, la fidélité et l’attention réciproque dans un couple LGBT.

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Publié le 27 Janvier 2015

70 ans de la libération d'Auschwitz : La cérémonie en présence de survivants et de chefs d'État

HuffingtonPost.fr et LeParisien.fr nous montre dans leurs articles du mardi 27 janvier 2014 que les survivants de l'Holocauste et chefs d'État se sont retrouvés mardi 27 janvier à Auschwitz, 70 ans après la libération du camp d'extermination nazi, pour lancer un nouveau "Plus jamais ça".

Les premières commémorations ont commencé dès le matin, dans l'immense camp couvert de neige fraîche, au Mur de la Mort où d'anciens prisonniers se sont recueilli et ont déposé des fleurs et des cierges sur ce lieu d'exécutions bien antérieure à l'installation des chambres à gaz.

La cérémonie principale s'est tenue dans l'après-midi en présence notamment de François Hollande, des présidents allemand Joachim Gauck et ukrainien Petro Porochenko, et le secrétaire américain au Trésor Jack Lew, ainsi que les familles royales belge et néerlandaise.

La commémoration s'est ouverte avec un discours du président polonais Bronislaw Komorowski qui a déclaré que "les nazis ont transformé [son] pays en un cimetière juif, la Pologne doit s'en souvenir" puis exprimé "respect et reconnaissance" aux soldats soviétiques qui ont libéré Auschwitz. Mais dans le même discours, Bronislaw Komorowski a semblé mettre sur un pied d'égalité "les deux totalitarismes", nazi et soviétique, rappelant l'extermination à Katyn des élites polonaises par les services spéciaux de Staline.

Halina Birenbaum, rescapée du camp de concentration libéré par l'armée soviétique en 1945 après l'extermination de 1,1 million de personnes, a ensuite été la première survivante à s'exprimer à l'occasion de cette cérémonie. Elle a raconté sa séparation avec sa famille et sa découverte de l'horreur des camps. "À Auschwitz, rien ne pouvait vous rappeler quelque chose d'un tant soit peu humain". Si ce camp "a pu être créé puis fonctionner en toute légalité pendant des années, c'est que le pire est possible". "J'ai cru que j'allais être incinérée ici et que jamais je ne vivrai l'expérience de mon premier baiser. Mais, je ne sais comment, moi, jeune fille de 14 ans, j'ai survécu", a assuré Halina Birenbaum qui a connu quatre camps nazis dont Auschwitz. Émigrée en Israël en 1947, elle est devenue poétesse et écrivaine.

Après le témoignage de cette écrivaine née en 1929, deux autres survivants ont pris la parole. Kazimierz Albin a relaté l'extrême violence du camp et Roman Kent, résidant maintenant à New York, a offert un discours plus général. "Nous ne voulons pas que notre passé devienne l'avenir de nos enfants", a-t-il déclaré les larmes aux yeux. "Je veux porter un message pour le monde entier, nous devons toujours nous souvenir" pour éviter à tout prix que ce drame ne se reproduise. Il a d'ailleurs mentionné les attentats qui ont frappé Paris au début du mois de janvier. "La haine n'est jamais vertueuse" a-t-il déclaré.

L'un des "Piliers du Souvenir" — généreux donateur du Musée d'Auschwitz —, l'Américain Ronald S. Lauder, a mis en garde contre la montée de l'antisémitisme, citant notamment "les derniers événements à Paris". Évoquant l'Holocauste il a lancé une nouvelle fois l'appel devenu le leitmotiv de la cérémonie. "Ne permettez pas que cela se produise encore", a-t-il conclu.

Ont ensuite retenti le son du chofar, une corne utilisée dans les rituels israélites, des prières juives pour les défunts et une prière des représentants de l'Église catholique.

Les participants se sont rendus à pied au monument aux victimes de Birkenau quelques instants plus tard. Pour parcourir cette distance de moins d'un kilomètre la délégation a longé pendant une quinzaine de minutes une voie de chemin de fer et les baraquements réservés aux femmes à l'époque. Chacun a après pu observer une minute de silence, déposer et allumer des bougies.

Les chefs d'État et survivants ont enfin terminé la cérémonie devant l'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, couvert par une épaisse couche de neige sous une immense tente blanche. Celle-ci avait été dressée au-dessus des rails sur lesquels étaient passés les trains transportant des juifs de toute l'Europe vers les fours crématoires de Birkenau.

Les survivants d'Auschwitz exhortent le monde à ne pas permettre une répétition des crimes de l'Holocauste, espérons alors que la dans la capitale tchèque Prague, les présidents des parlements de toute l'Union Européenne qui se sont réunis avec le Congrès juif européen arrivent à publier une déclaration condamnant l'antisémitisme et les crimes haineux.

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Publié le 27 Janvier 2015

BFMTV.com nous montre dans son article du mardi 27 janvier 2015 que le chef de l'État a rendu hommage mardi aux morts français d'Auschwitz-Birkenau. Devant les rescapés, il a promis que "la République n'oublierait jamais", et proposé un "plan global" de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

L'heure est à la commémoration dans le monde. Mardi matin, François Hollande s'est rendu au Mémorial de la Shoah, à Paris, pour y déposer une gerbe de fleurs à l'occasion des 70 ans de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Dans une ambiance grave, le chef de l'Etat a écrit un mot dans le livre d'or du Mémorial : "l'œuvre du Mémorial est essentielle pour notre temps. Ici, la mémoire se conjugue à la réflexion pour conjurer la barbarie et inventer l'avenir".

Devant des rescapés français du camp, François Hollande a dénoncé "le plus grand crime jamais connu et commis dans l'Humanité (...)". Puis, s'adressant aux victimes : "l'écho de votre voix ne doit pas faiblir, parce que sinon, nous périrons. Je sais ce qui vous tourmente: qui parlera des camps, et de la Shoah quand vous ne serez plus là? Je vous fais une promesse: la République n'oubliera jamais".

Le président a ensuite longuement évoqué l'attentat perpétré il y a trois semaines à Paris, dans un magasin casher de la porte de Vincennes. Quatre personnes y ont été abattues. "La montée des actes antisémites est une réalité insupportable. Ce fléau conduit certains juifs à s'interroger sur leur présence en France. La France est votre patrie. Vous leur avez donné votre talent, votre travail, votre courage. Notre pays ne serait plus la France s'il devait vivre sans vous. Si le terrorisme devait vous éloigner de la France, sa terre, sa langue, sa culture, alors le terrorisme aurait atteint son but."

Face aux menaces, François Hollande propose "des réponses fortes", la première étant la sécurité renforcée devant les écoles et établissements juifs. "Mais je veux aller plus loin", prévient-il. D'ici à la fin du mois de février, le gouvernement présentera donc "un plan global de lutte contre le racisme et l'antisémitisme". Un plan constitué de trois axes : "sécurité", "transmission" vers les jeunes générations et "régulation du numérique".

Les sanctions contre le racisme et l'antisémitisme seront renforcées. "Cela supposera de généraliser la caractérisation raciste et antisémite comme circonstance aggravante d'un délit", et de "sortir la répression de la parole raciste et antisémite du droit de la presse pour l'intégrer au droit pénal général". Pour favoriser une "prise de conscience", "des peines alternatives à valeur pédagogique seront prononcées", poursuit-il.

L'enseignement doit aussi prendre sa place dans le plan, selon François Hollande. Il considère d'ailleurs comme une "nouvelle alerte" les perturbations des minutes de silence dans certaines écoles après les attentats de Paris. "L'un des instruments pour désamorcer cette ignorance, c'est l'enseignement de l'histoire de la Shoah. Elle est au programme du CM2, de la 3e et de la 1e. Elle doit pouvoir être enseignée partout, sans restriction".

Il est grand temps de dire "Plus jamais ça" à nouveau, au moment où l'on craint une montée de l'antisémitisme en Europe. François Hollande propose des mesures pour extirper ces idées nauséabondes que sont le racisme et l'antisémitisme, pour y arriver l'éducation y jouera un rôle important pour se rappeler comme le disait Berthold Brecht que "Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde".

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Publié le 26 Janvier 2015

Libby Lane, première femme évêque de l'Eglise d'Angleterre

L'OBS nous montre que la révérende Libby Lane a été ordonnée lundi 26 janvier 2015 première femme évêque de l'Église anglicane d'Angleterre depuis sa fondation en 1534, lors d'une cérémonie historique en la cathédrale de York.

Cette femme de 48 ans avait été désignée en décembre pour inaugurer une nouvelle ère, après des siècles de prédominance masculine dans la hiérarchie cléricale. Son ordination est survenue vingt ans après l'arrivée des premières femmes prêtres en Angleterre, où elles représentent aujourd'hui près d'un tiers du clergé. Elle était attendue depuis longtemps par les modérés de l'Église d'Angleterre, souvent taxée de rétrograde face à d'autres Églises anglicanes comme celles du Pays de Galles, des États-Unis, d'Australie, du Canada ou du Swaziland, qui autorisent déjà l'ordination de femmes évêques.

Mais l'exemple de Libby Lane se heurte aussi à l'opposition d'une frange conservatrice du clergé. Pour preuve, lorsque l'archevêque de York, le Dr John Sentamu, a demandé à la congrégation si c'était leur volonté que Libby Lane soit ordonnée, le cri isolé mais sonore d'un homme a retenti dans la nef de la cathédrale d'York : "non, ce n'est pas dans la Bible!". Le porte-parole de l'Église, Arun Arora, a dit avoir reconnu le conservateur Paul Williamson comme l'auteur de ce cri et jugé qu'il était bien seul au milieu "d'un océan de voix approbatrices".

La célébration - en partie retransmise à la télévision - a eu lieu devant 2000 personnes réunies dans la somptueuse "York Minster" datant du XVe siècle, plus grand édifice gothique d'Europe du Nord. Vêtue en noir, blanc et violet, Libby Lane est officiellement devenue évêque lors du rituel d'imposition des mains, lorsque les autres évêques, une centaine, ont posé leurs paumes sur sa tête. "Faites descendre le Saint-Esprit sur votre servante Libby pour l'office et le travail d'évêque dans votre Église", a déclaré l'archevêque de York.

Vicaire dans le diocèse de Chester depuis 2007, Libby Lane, mère de deux enfants, exercera son ministère à Stockport, ville désindustrialisée du Grand-Manchester. Pour l'archevêque de Canterbury et chef de l'Église anglicane, Justin Welby, "sa présence apaisante, son sens de l'humour très vif et sa modestie lui permettront de s'en sortir brillamment dans ses nouvelles fonctions".

Elle avait été ordonnée prêtre en 1994, le même jour que son mari George, devenant l'une des premières femmes du pays à occuper cette fonction. Son ordination au rang d'évêque avait été entérinée en décembre, après des années de querelle, au nom d'un amendement baptisé "Canon 33". Il établit désormais qu'"un homme ou une femme peut être consacré à la fonction d'évêque".

Les modérés espèrent que cette évolution va redonner de l'élan à une Église qui voit ses offices fréquentés régulièrement par seulement 6% de la population. Libby Lane a expliqué avoir été encouragée par les milliers de messages reçus depuis l'annonce de sa nomination. "Nombre d'entre eux venaient de personnes qui avaient peu ou pas du tout de contact avec l'Église d'Angleterre", a-t-elle affirmé.

"C'est absolument merveilleux. Nous y travaillons depuis 1994, a déclaré à l'AFP Cynthia Dowdle, chanoine à la cathédrale de Liverpool. Il y a eu beaucoup de larmes. J'ai les poches pleines de mouchoirs". Pour Fran Wakefield, vicaire près de York, c'est "un moment historique". "J'espère que cela signifie qu'il y a une place pour absolument tout le monde au sein de l'Église, quel que soit leur statut".

Libby Lane a dit avoir conscience du défi, et du fait que tout ce qu'elle fera et dira sera guetté "par des millions" de personnes, dans un entretien sur le site internet de l'Église. "Si mon ordination encourage ne serait-ce qu'une petite fille à lever la tête et à réaliser qu'elle a des capacités et du potentiel, que son entourage n'a pas à lui dicter ce qui est possible, alors je serais vraiment honorée", a-t-elle ajouté.

Avec le renouvellement prévu cette année des évêques de Leicester, de Gloucester, d'Oxford et de Newcastle, il y a de fortes chances qu'elle ne portera pas trop longtemps la responsabilité d'être la seule femme évêque d'Angleterre.

Libby Lane est devenue évêque malgré l'opposition féroce des traditionalistes et cette ordination marque une rupture définitive et décisive de la soit disant tradition d'un sacerdoce exclusivement masculin. Sa nomination n'est pas geste symbolique, c'est un début et vu la solidarité des évêques masculins, elle ne sera pas la seule femme à obtenir ce poste.

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Publié le 26 Janvier 2015

Alexis Tsipras est nommé Premier ministre

L'OBS et L'Express.fr nous montrent dans leurs articles du lundi 26 janvier 2015 que quelques heures seulement après sa très nette victoire aux législatives, le parti anti-austérité Syriza a conclu un accord de gouvernement avec le mouvement souverainiste des Grecs indépendants. Le parti a obtenu 149 sièges, à deux sièges de la majorité absolue. Alexis Tsipras, le nouvel homme fort de la Grèce douche ainsi les espoirs des partenaires européens du pays de voir la gauche radicale assouplir ses positions sur la dette et l'austérité, comme cela aurait été le cas s'il s'était allié avec une formation pro-européenne plus conciliante comme To Potami ("La rivière") arrivée en quatrième position avec 17 sièges.

Fort de cette coalition, le leader de Syriza, Alexis Tsipras, a été officiellement nommé Premier ministre à 15 heures. Après avoir prêté serment auprès du président de la République, Carolos Papoulias, Alexis Tsipras, est devenu officiellement le nouveau Premier ministre de la Grèce. "Je servirai toujours la Grèce et l'intérêt du peuple grec", promet-il en costume bleu, sans cravate comme à son habitude, lors d'une prestation civile de serment, une première en Grèce, pays orthodoxe, où cette cérémonie revêt d'ordinaire un caractère religieux.

François Hollande a été parmi les premiers à féliciter Alexis Tsipras. Le président de la République rappelle "l'amitié qui unit la France et la Grèce et fait part à Monsieur Tsipras de sa volonté de poursuivre l'étroite coopération entre nos deux pays, au service de la croissance et de la stabilité de la zone euro, dans l'esprit de progrès, de solidarité et de responsabilité qui est au cœur des valeurs européennes que nous partageons". Il invite le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, "à se rendre rapidement à Paris", lors d'un entretien téléphonique, indique la présidence française dans un communiqué. "La France sera aux côtés de la Grèce dans cette période importante pour son avenir", afin qu'elle retrouve "le chemin de la stabilité et de la croissance", poursuit le chef de l'État, cité par la présidence française.

Le succès de Syriza a fait naître l'espoir chez les partis de gauche radicale européens. En Europe, nombreux sont ceux qui considèrent comme Pablo Iglesias que la victoire de Syriza a sonné le glas des politiques d'austérité. Mais ceux qui exigent une renégociation de la dette ou la sortie de l'euro restent minoritaires. Au Sud, les partis traditionnels comme le PD italien (Parti démocrate au pouvoir, gauche) de Matteo Renzi ou le Parti socialiste portugais d'Antonio Costa (opposition), semblent avoir intégré une partie du discours de Syriza.

Tout juste rentré de Grèce, le volcanique Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, avertit ses camarades : "Si le Parti socialiste ne change pas, il va connaître le sort du Pasok", le Parti socialiste grec, qui n'a recueilli que 4,68% des voix aux législatives. "Il y a une telle déception vis-à-vis de la politique d'austérité qui est menée en France ! On n'est pas encore au niveau de la Grèce, mais le processus est le même, on a juste deux ans de retard", s'alarme-t-il sur le site de FrancetvInfo. Selon lui, le PS "doit s'inspirer" de Syriza. "Le PS n'a que deux choix : cap à gauche ou cap vers le suicide", résume-t-il en guise d'avertissement.

Je conclurais avec Thomas Piketty. "Je pensais en 2012 qu'il aurait fallu un choc de ce type. La cure d'austérité imposée à l'Europe est une catastrophe", réagit l'économiste Thomas Piketty sur France Inter. L'économiste exprime son "espoir" que cette élection puisse faire "changer l'Europe". Nous aussi.

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Publié le 25 Janvier 2015

Libération.fr dans son article du dimanche 25 janvier 2015 montre que des milliers de manifestants munis de ballons noirs et d’affichettes «Je suis Vincent Lambert» ont défilé dimanche, à Paris, pour dénoncer, lors d’une «Marche pour la vie», «la menace de l’euthanasie à l’Assemblée nationale», a constaté une journaliste de l’AFP. Le défilé entre les places Denfert-Rochereau et Vauban a réuni entre 11 000 selon la police et 45 000 personnes d’après les organisateurs, venues de toute la France. Ce n'est pas porteur d'être pro-vie.

Pour sa 10e édition, la Marche pour la vie, traditionnellement dédiée à la dénonciation de l’avortement, a choisi de s’élever contre «la légalisation de gestes euthanasiques». Elle s’est tenue quatre jours après un débat sur la fin de vie à l’Assemblée nationale autour d’une proposition déposée par Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS), qui sera examinée en mars.

Derrière la banderole de tête «Je suis Vincent Lambert», avaient pris place Viviane Lambert, sa mère, l’avocat de cette dernière, Me Jérôme Triomphe et, en blouse blanche et stéthoscope, le neurologue Xavier Ducros, conseiller médical des parents de Vincent Lambert.

Viviane Lambert est venue «se battre» pour son fils, victime d’un grave accident de la route en 2008, atteint de lésions cérébrales irréversibles et dont elle refuse l’arrêt des soins. Les parents de Vincent Lambert sont proches de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, dont il avait souffert physiquement et moralement. Il avait finalement reniée cette dernière.

«On se bat pour Vincent mais aussi pour la société (...) Il y a une porte qui s’est ouverte. Aujourd’hui, c’est Vincent. Il n’est pas le premier et il ne sera pas le dernier», a-t-elle assuré à la presse avant le début de la manifestation. Pourtant les professeurs Marie-Germaine Bousser, Jacques Luauté et Lionel Naccache, ont fait savoir le 5 mai 2014 que Vincent Lambert a un état de conscience «en dégradation» et une communication inexistante avec son entourage. Un pronostic clinique sans réel espoir. Ne mêlons pas la société à une affaire purement familiale.

«La loi Leonetti permet l’euthanasie; c’est grave de l’introduire dans le droit sans la nommer», a renchéri le Pr Ducros. Non, elle veut juste un droit des malades incurables à une «sédation profonde et continue» jusqu'au décès.

Les organisateurs de la Marche font un lien direct entre l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et «le droit à mourir dans la dignité» qui permettrait aux malades incurables, de «bénéficier d’une sédation profonde et continue», comme proposé par Jean Leonetti et Alain Claeys. Un lien qui est bizarre, car je n'ai jamais entendu un embryon demander une sédation profonde et continue à son médecin.

«L’avortement est un permis de tuer, mis dans la loi sous couvert de la liberté des femmes, qui se poursuit aujourd’hui» avec les textes en débat, a dit Cécile Edel, présidente de Choisir la vie, un des mouvements fondateurs de la Marche. L'avortement n'est jamais une décision facile pour une femme, donc on ne peut pas la considérer comme une tueuse, sauf dans un esprit fanatique. C'est avant tout, elle qui décide, pas la société ni une religion.

«Ce n’est pas à nous de décider qui doit vivre ou mourir», explique Isabelle, une ancienne infirmière venue défiler en famille, dont sa fille trisomique de 21 ans. «Cela commence ainsi mais où s’arrête-t-on ? Ce qu’on a fait dans les camps de concentration, on risque de le faire dans les hôpitaux», lance-t-elle. Cette comparaison est des plus cynique et une scandaleuse reprise de l'Holocauste. On ne peut pas rapprocher l'avortement et l'euthanasie d'un tel événement. C'est ignoble.

La marche, animée par une sono et encadrée par une centaine de jeunes volontaires, s’est figée lors d’une minute de silence «pour les neuf millions de vie qui n’ont pas pu naître». L'embryon n'est pas un être vivant et humain en puissance puisqu'il dépend de sa mère pour se développer.

Jean-Paul, un badaud, estime qu’il assiste à «un mélange des genres». «On croit que les revendications portent sur la santé puis on voit des drapeaux à fleur de lys, des symboles de la chouannerie», constate-t-il, «ça dérive sur un mouvement droitier, d’après moi, ça les dessert».

Le mouvement, qui dit avoir reçu le soutien du pape François, a réuni l’an dernier à Paris plusieurs dizaines de milliers de personnes contre l’interruption volontaire de grossesse. Le pape ne fait pas toujours de bons choix.

La Cour européenne des droits de l’Homme a été saisie de l’affaire Vincent Lambert par ses parents notamment qui refusent une décision du conseil d’État en faveur de l’arrêt de l’alimentation et hydratation artificielles de cet homme de 38 ans, tétraplégique et en état végétatif.

Le pauvre Vincent Lambert qui malgré lui sert la cause de dangereux fanatiques capable de comparaisons douteuses avec un certain cynisme. Espérons que la Cour européenne des droits de l’Homme ne donne pas raison à cette famille qui devrait laisser partir son enfant comme il le souhaite.

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Publié le 25 Janvier 2015

Vatican Insider dans son article du samedi 24 janvier 2015 nous montre que le pape François annonce la possibilité de nouvelles "mesures législatives" pour rendre plus rapide les processus de nullité matrimoniale.

"Il ont été jusqu'ici exploré dans toutes les ressources" que l'Instruction "Dignitas connubii", destiné aux opérateurs des tribunaux locaux, "diocésain et interdiocésain", publié il y a dix ans, qui "prévoit un processus rapide, dépourvu de tout formalisme qui ne peut être une fin en soi; elle n'exclut pas pour l'avenir d'autres mesures législatives visant le même objectif", a déclaré que le pape a reçu les participants au congrès sur Dignitas connubii, où selon ce dernier il y avait ''une large participation".

"La connaissance et je dirais la pratique de la présente Instruction, a ajouté le pape, aidera également les futurs ministres des tribunaux à abréger le parcours procédural perçut par les époux comme longues et difficiles." Selon le pape François cette instruction "n'affecte pas le juge, mais elle favorise et encourage l'impartialité de son jugement, pour qu'il puisse mettre en avant les arguments pour et contre la déclaration de nullité du mariage."

La nullité des mariages même accélérée n'est pas une solution, car cela ne règle pas le problème des divorcés remariés à qui l'on demande toujours de vivre avec leurs conjoints "comme frère et sœur". Ce serait drôle, malheureusement notre hiérarchie pense pas ainsi. Ce n'est pas de petite mesurette dont l'Église a besoin mais d'une vrai réforme à ce sujet.

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