Publié le 28 Février 2015

L'OBS dans son article du samedi 28 février 2015 nous monte que le cardinal guinéen Robert Sarah assure que les Africains "joueront leur rôle" pour défendre la famille traditionnelle au prochain synode d'octobre, reconnaissant des incompréhensions profondes avec une partie des Occidentaux sur le divorce et l'homosexualité.

"L'Afrique propose à l'Occident ses valeurs sur la famille, l'accueil, le respect de la vie", explique à l'AFP ce cardinal réservé et modeste, l'un des deux membres africains de la curie romaine. "Les derniers papes ont eu une grande confiance dans l'Église d'Afrique, et c'est une invitation à jouer notre rôle".

Lors du premier synode sur la famille en octobre 2014, les ouvertures sur les divorcés remariés, les unions libres et les homosexuels ont beaucoup irrité les évêques africains, qui peinent déjà à défendre le modèle catholique monogame dans des pays à tradition souvent polygame. "Les Africains ne se sont pas plaints de n'être pas écoutés! Ce sont les autres qui se sont plaints que nous ne comprenions pas leurs problèmes, que nous avions des questions que nous ne voulons pas toucher", réagit le prélat avec humeur. Mais, c'est la réalité, car ces problèmes qui touchent l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Amérique latine ne concernent pas l'Afrique.

"Dieu s'est prononcé de manière claire sur l'homosexualité (...). Si un prélat se met contre la révélation, c'est son affaire, mais nous continuerons à affirmer ce que Dieu entend de l'homosexualité. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas accompagner pastoralement ces personnes", explique-t-il. Non, ce n'est pas Dieu qui s'est prononcé sur l'homosexualité, mais la Bible écrite par les hommes. Accompagner les couples de même sexe n'est pas la solution, car leur sexualité sera toujours vu par l'Église comme contre nature, et ils seront donc traités comme des chrétiens de seconde zone. La miséricorde divine n'y est pas.

"La même chose vaut pour les divorcés civilement remariés: là aussi il y a une déclaration du catéchisme de l'Église catholique, et une déclaration ferme de Jean Paul II (...), qu'il n'est pas possible de donner l'accès à la communion aux divorcés remariés. Il n'empêche que le prêtre doit accompagner ces personnes, les encourager à participer à la messe, à éduquer leurs enfants chrétiennement", ajoute-t-il. Accompagner les divorcés remariés alors qu'on pense qu'ils sont adultères, et leur demander ensuite de participer à la messe sans qu'ils puissent y communier et d'éduquer leurs enfants, alors qu'on leur apprend que leurs parents sont des pécheurs est risible.

Dans un livre d'entretiens avec le vaticaniste Nicolas Diat, "Dieu ou rien" (Fayard), le cardinal guinéen de 69 ans condamne comme "une confusion entre le bien et le mal" les tentatives de l'Occident d'imposer en Afrique ses conceptions sur la famille et la contraception. "L'Occident ne doit pas refuser d'écouter ce que l'Esprit dit aux Églises, même si elles sont africaines !", lance-t-il. L'Esprit n'évite pas la surpopulation mondiale, les famines et les maladies, comme le fait l'Occident.

"Comment comprendre que des pasteurs catholiques soumettent au vote la doctrine, la loi de Dieu et l'enseignement de l'Eglise sur l'homosexualité, le divorce et le remariage ?", ajoute le prélat. La consultation des fidèles ne va pas contre la doctrine, elle la rend plus vivante en posant des questions saines à l'Église qui se montre incapable d'avoir une réflexion crédible à ce sujet.

"J'affirme avec solennité que l'Église d'Afrique s'opposera fermement à toute rébellion contre l'enseignement de Jésus et du magistère ! Comment un synode pourrait-il revenir sur l'enseignement constant" de Paul VI, Jean Paul II et Benoît XVI ? "Je place ma confiance dans la fidélité de François." La Tradition est la solution miracle. On ne veut pas que ça change, utilisons la Tradition. Pauvre Tradition, devenue un alibi constant, alors qu'elle accepte aussi les changements.

Dans ce livre d'entretien, ce cardinal théologiquement proche de Benoît XVI raconte sa vie: une enfance "heureuse" à Ourous, village pauvre de la Guinée des Hauts plateaux, et la résistance à la dictature marxisante de Sekou Touré, puis les postes éminents au Vatican. Revenant avec l'AFP sur ses origines, Mgr Sarah tient à "faire la distinction" entre pauvreté et misère. "Je suis d'un continent qu'on dit pauvre mais quelle dignité dans cette pauvreté ! Chez nous, la plus grande pauvreté c'est d'être isolé, seul".

Le cardinal Sarah montre que les Églises africaines ou plutôt leurs hiérarques ne sont pas prêts à écouter la souffrance des divorcés remariés et des homosexuels considérés comme des chrétiens de seconde zone. La miséricorde divine proposée par le pape François a été bien vite oublié par les évêques, archevêques et cardinaux nommés à l'époque de Jean-Paul II et de Benoit XVI. Le prochain synode des évêques va vite devenir une bien belle déception.

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Publié le 27 Février 2015

Europe1.fr dans son article du vendredi 27 février 2015 nous montre qu'après sa mort, un sans-domicile belge, qui vivait aux abords de la place Saint-Pierre, a été enterré au cimetière teutonique du Vatican.

Il aura finalement trouvé le repos éternel à deux pas du Saint-Siège. Un SDF belge a été enterré au cimetière teutonique du Vatican, entre la basilique Saint-Pierre et la Salle Paul VI. Un cloître entouré d'un mur d'enceinte, lieu de sépulture normalement réservé aux religieux des maisons allemandes.

Il avait son santon à la crèche de la paroisse. Mais Willy, c'était son prénom, était la coqueluche du quartier. Assidu à la paroisse Saint-Anne, à l'intérieur du Vatican, il avait même "sa" statuette parmi les santons de la crèche. Un curé avait en effet installé une figurine de clochard pour lui prouver qu'il était bien intégré.

Willy était nourri en partie par les prélats de la curie, rapporte Radiovaticana, ce qui ne l'aura pas sauvé du froid qui l'a emporté le 12 décembre dernier. À sa mort, une famille allemande a financé son enterrement. Ce n'est pas la première attention de la part du Vatican envers les plus démunis. En effet, des douches publiques gratuites avaient été installées début février et le pape avait également distribué 400 sacs de couchage à des SDF.

Ce geste montre le dernier effort du pape pour promouvoir les droits et le bien-être des pauvres, et il franchit une étape supplémentaire pour mettre en place une Église pauvre pour les pauvres en permettant à un SDF d'être enterré à l'intérieur du Vatican. Willy est maintenant entérré entre les diplomates éminents et les riches bienfaiteurs de l'Église. Intéressant.

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Publié le 26 Février 2015

Comme le résume leur slogan, ils ne lâchent rien. Après les municipales et les européennes, la Manif pour tous s'invite jeudi 26 février 2015 comme le montre 20minutes.fr dans la campagne des élections départementales en engageant les candidats à signer une charte défendant «l'intérêt supérieur de l'enfant» face à «l'idéologie de genre», qui n'existe pas sauf dans la tête des membres de cette organisation réactionnaire.

Cette charte réaffirme les convictions du mouvement qui s'était fortement mobilisé contre l'ouverture du mariage aux couples homosexuels: «L'intérêt supérieur de l'enfant est d'être élevé par son père et sa mère», «il ne peut être l'objet d'aucun commerce ni d'aucun don. La grossesse ne peut être l'objet d'aucun contrat».

Elle «va être soumise au plus grand nombre possible de candidats par tout le réseau de la Famille pour tous», a expliqué la présidente Ludovine de la Rochère, lors d'une conférence de presse à Paris. Cette charte a déjà été signée par «200 candidats en trois jours, alors que nos militants commencent à peine à la faire circuler», se félicite-t-elle. Les noms des signataires seront rendus publics «10 à 15 jours» avant le premier tour, a-t-elle précisé.

En la signant, les candidats s'engagent à «préserver la neutralité républicaine des collèges publics», en s'opposant par exemple au soutien du conseil départemental «à toute organisation promouvant l'idéologie du genre en milieu scolaire». La Manif pour tous parlant de neutralité républicaine est plus que risible. «Le lobby LGBT (lesbien, gay, bi et trans) doit rester en dehors de l'école», assène Ludovine de la Rochère. Le lobby catholique ne doit pas être oublié non plus et lui mérite plus qu'un hypothétique lobby LGBT d'être en dehors de l'école.

Les signataires veilleront à ce que le Conseil départemental n'apporte aucune subvention aux associations «promouvant explicitement ou implicitement l'idéologie de l'indifférenciation sexuelle, la gestation pour autrui ou la protection médicalement assistée sans père». Les études de genre ne sont pas une idéologie sauf dans l'esprit de ce mouvement, mais utiliser le mot 'indifférenciation' sert avant tout à la Manif pour tous pour condamner l'homosexualité.

Il s'agit aussi de s'assurer que les dossiers de demandes d'adoption, désormais ouverte aux couples de même sexe au grand dam de la Manif pour tous, «soient examinées sans idéologie aucune dans le respect des personnes et de l'intérêt supérieur de l'enfant». Donc, à chaque fois, ce sera le couple de même sexe, qui sera à chaque fois débouté pour adopter des enfants. Sans idéologie ? Mais la Manif pour tous fait de l'idéologie.

La charte diffusée lors des élections municipales avait été signée par 2.402 candidats, dont 51% sans étiquette, 31% par la droite et le centre et 18% par le FN et assimilés, selon la Manif pour tous. Ce qui n'est en rien étonnant, les éléments les plus réactionnaires viennent de ces mouvements politiques.

La Manif pour tous s'implique dans les départementales, après un succès mitigé pour les municipales et les européennes de 2014, et ne regarde pas l'implication politique des candidats qu'elle partenarise. Son but est de porter sa vision conservatrice du monde sur des thèmes comme l’adoption ou l’IVG.

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Publié le 25 Février 2015

Renforcer le dialogue avec l'islam de France et améliorer la formation des imams... Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dévoilé ce mercredi 25 février 2015 à l'issue du Conseil des ministres, quelques pistes pour développer un islam compatible avec la République, selon BFMTV.com.

Ne pas laisser l'islam aux extrémistes et aux djihadistes. Le gouvernement a affiché mercredi sa volonté d'accompagner un islam modéré et "compatible" avec la République. Plusieurs pistes ont été présentées en ce sens par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, mercredi matin à l'issue du Conseil des ministres.

Première piste présentée : l'instauration, "deux fois par an autour du Premier ministre" d'une instance de dialogue réunissant le CFCM, des représentants régionaux du culte musulman et des imams. Au menu de ces rencontres seront débattues "les questions de la formation des imams" et de "l'abattage rituel".

Autre piste avancée par Bernard Cazeneuve : durcir les conditions pour devenir imam. "Nous avons souhaité développer les diplômes des imams: 6 diplômes universitaires sont déjà en vigueur. L'objectif est de porter ces diplômes à 12", a défendu le ministre de l'Intérieur. Par ailleurs, sur la délicate question des aumôniers musulmans, qui officient dans les hôpitaux, les prisons ou dans l'armée par exemple, Bernard Cazeneuve a affirmé qu'il ne seraient recrutés que s'ils avaient obtenus ces 12 diplômes.

Enfin, Bernard Cazeneuve a souligné la "volonté de développer des laboratoires de recherche dans les universités", ceci "pour augmenter significativement le niveau de connaissance et de recherche universitaire de l'islam."

Le gouvernement cherche de nouvelles pistes pour améliorer le dialogue avec l'islam de France, et améliorer sa représentativité pour qu'il s'adapte pleinement à son environnement.

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Publié le 25 Février 2015

LePoint.fr nous montre dans son article que l'écrivain appelle la communauté internationale à intervenir pour sauver les chrétiens victime d'"une sorte de génocide" perpétré par l'EI.

Jean d'Ormesson a dénoncé un "génocide" des chrétiens d'Orient. L'écrivain a appelé la communauté internationale à agir après l'annonce de l'enlèvement de 90 chrétiens par le groupe État islamique (EI) en Syrie. "Il n'y a pas de privilège pour les chrétiens", a expliqué Jean d'Ormesson, rappelant que les violences touchent toutes les populations des pays ou le groupe État islamique (EI) est présent. Cependant "pour les chrétiens je me demande s'il n'y a pas une sorte de génocide dans cette région du monde", a-t-il déclaré à l'AFP le mercredi 25 février 2015.

"Il semble qu'on veuille extirper le christianisme de ses origines. Les chrétiens d'Irak parlaient araméen, c'étaient les plus anciens établissements chrétiens du monde. Ils ont souffert affreusement. Maintenant ça s'étend à la Syrie, à la Libye", constate-t-il. "Le massacre de ces malheureux coptes est une scène abominable", s'emporte l'écrivain en évoquant la décapitation en Libye mi-février de 21 coptes égyptiens, dont l'enlèvement et le meurtre a été revendiqué par la branche libyenne de l'EI.

Pour Jean d'Ormesson, "il faut montrer le plus de solidarité possible avec ces chrétiens d'Orient qui sont en train d'être exterminés". L'écrivain estime "que la France seule ne peut rien faire". Mais "il espère que l'Europe va se pencher sur ce problème tragique, et peut-être plus que l'Europe, les Nations-Unies". "Il semble qu'une action internationale devrait absolument venir au secours de ces malheureux chrétiens qui doivent s'imaginer qu'ils sont entièrement abandonnés", déclare-t-il.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé mardi que des djihadistes du groupe EI ont attaqué deux villages chrétiens sous contrôle des forces kurdes dans le Nord-Est syrien et enlevé 90 habitants. Ce serait la première fois que l'EI kidnappe un aussi important groupe de chrétiens en Syrie. La principale raison serait que les chrétiens syriaques s’affichent en première ligne lors des combats au côté des kurdes dans la région de Hassaké face aux djihadistes de l'EI. En Irak voisin, l'organisation extrémiste sunnite a enlevé des milliers de soldats et membres de minorités, notamment des Yazidis. Les chrétiens ont commencé à former leurs propres milices, ne se sentant pas protégés par les forces kurdes et irakiennes face à la menace djihadiste.

L'EI semble perdre du terrain en raison des frappes de la coalition et ils ont sans doute pris ces otages pour en faire des boucliers humains, et Jean d'Ormesson n'a pas tort il faudrait une action internationale pour se débarrasser de ces barbares de l'EI afin d'aider les chrétiens d'Irak et de Syrie.

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Publié le 24 Février 2015

Cukierman et Boubakeur : le Crif et le CFCM mènent "le même combat"

BFMTV.com nous montre que le président du Crif Roger Cukierman et son homologue du CFCM Dalil Boubakeur se sont entretenus mardi 24 février 2015 avec François Hollande au lendemain des propos polémiques tenus par le premier. Une poignée de mains sur le perron a scellé cette entrevue.

"Nous sommes sur le bateau. Nous menons le même combat contre le racisme et l'antisémitisme". Les président du Crif et du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Roger Cukierman et Dalil Boubakeur ont enterré la hache de guerre à l'Elysée mardi après une entrevue d'une trentaine de minutes avec le président de la République François Hollande. Cette rencontre est intervenue, après "plusieurs échanges téléphoniques entre les deux hommes", au lendemain de propos controversés de Roger Cukierman sur "les violences" commises par "les jeunes musulmans", qui avaient conduit le CFCM à boycotter le dîner annuel du Crif.

Le chef de l'État comptait sur cette rencontre pour délivrer "un message de rassemblement de tous pour défendre les valeurs de la République". Il a semble-t-il été entendu. "Nous portons le message d'un apaisement nécessaire et utile afin que les fidèles de nos deux communautés partagent à nouveau le principe du vivre-ensemble", a jugé Dalil Boubakeur sur le perron de l'Elysée avant que Roger Cukierman n'insiste sur "la conception commune des communautés juives et musulmanes du vivre tous, car nous sommes tous citoyens de la nation française".

"Je salue l'esprit de responsabilité des présidents du CRIF et du CFCM. Autour du Président, ils ont montré la force du vivre ensemble", a écrit le Premier ministre Manuel Valls sur twitter.

Lundi soir, à l'occasion de cette réception, François Hollande avait annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite. "Il n'y a pas d'antisémitisme ordinaire", a déclaré le président de la République parlant d'une "lèpre" qui est "toujours là 70 ans après la Shoah" et que "la France combattra sans faiblesse".

Plus tard à la tribune, Roger Cukierman avait tenté de faire retomber la pression en exprimant, en introduction de son discours, son "vif regret" de l'absence du CFCM. "Juifs et musulmans, nous sommes sur le même bateau, j'espère que le contact sera rapidement rétabli", avait-il déclaré rappelant son amitié "ancienne et sincère" avec Dalil Boubakeur.

François Hollande a poussé les président du Crif et du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Roger Cukierman et Dalil Boubakeur a apaiser leur tension, car comme il le signale c'est "l'esprit du 11-janvier qui doit nous élever, à chaque fois".

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Publié le 24 Février 2015

François Hollande au dîner du Crif : "Sanctions plus rapides et plus efficaces" contre "les propos de haine"

Des "sanctions plus rapides et plus efficaces vont être prises contre les propos de haine", relevant du "racisme, antisémitisme et homophobie", a annoncé le président François Hollande, lundi 23 février 2015 lors du dîner du Crif comme le montre cet article du HuffingtonPost.fr.

"J'ai souhaité que ces propos ne relèvent plus du droit de la presse mais du droit pénal", a affirmé le chef de l'État. François Hollande a souhaité que soit "renforcé le caractère aggravant d'un délit au caractère antisémite". "Il n'y a pas d’antisémitisme ordinaire", a déclaré le président, parlant d'une "lèpre" qui est "toujours là 70 ans après la Shoah" et que "la France combattra sans faiblesse". Manuel Valls présentera "dans les prochains jours" un plan "aussi complet que concret", a précisé le président.

"Nous allons renforcer les outils du droit" contre les personnes tentées par le djihadisme, a dit François Hollande, annonçant la présentation en conseil des ministres le 18 mars prochain d'un projet de loi sur le renseignement. Il a insisté, "pour être efficace", sur la dimension européenne de la lutte contre le terrorisme et s'est félicité de l'application "d'ici la fin de l'année" du PNR, la communication des données des passagers aériens.

Dans le prolongement du voyage de Bernard Cazeneuve aux États-Unis, où il a convié en France les géants d'internet en avril, M. Hollande a placé ces majors devant leurs responsabilités : "Si vraiment les grands groupes d'internet ne veulent pas être complices du mal, ils doivent participer à la régulation". Lors de leur venue en avril, "nous fixerons un cahier des charges clair et précis avec ces géants d'internet et je vous assure que nous contrôlerons son application". De plus, les moyens de la plate-forme Pharos de signalement de contenus illicites seront renforcés.

Dans son discours, le président du Crif Roger Cukierman a de son côté appelé à une minute de silence en hommage aux victimes du "cauchemar effroyable que nous avons vécu au début de cette année". Le président du Crif faisait notamment référence aux attaques début janvier contre le magazine satirique Charlie Hebdo et contre un supermarché casher près de Paris, qui ont fait 17 morts dont quatre juifs, ainsi qu'aux récents attentats de Copenhague qui ont fait deux morts dont un juif mi-février.

La soirée a été ternie par l'absence du Conseil français du culte musulman (CFCM) et de son président Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, qui n'avait jamais fait faux-bond à ce rendez-vous œcuménique religieux et politique. Le président du Crif Roger Cukierman a provoqué lundi la polémique avec des propos équivoques sur Marine Le Pen et stigmatisant sur les "jeunes musulmans" à quelques heures du dîner de son organisation.

Au cocktail apéritif, de très nombreux responsables politiques de droite et de gauche regrettaient cette poussée de fièvre. "C'est très embêtant (...) Là il fait la totale, l'ami Cukierman", a lâché Jean-Paul Huchon, président PS de l'Île-de-France. Jean-Vincent Placé (EELV) a lui regretté que ce dîner n'ait pas été un "temps d'unité nationale maximale". "Les jeunes musulmans se sentent déjà montrés du doigt. Ce n'est pas la peine d'en rajouter", a déclaré Latifa Ibn Ziaten, mère d'Imad tué par Mohamed Merah.

Le président de la République a pleinement rempli son rôle en voulant rassurer les juifs de France, mais ce dîner du Crif aurait pu se dérouler dans une meilleure ambiance, si son président Roger Cukierman n'avait pas fait des propos douteux, sur lesquels il est revenu à moitié, espérons que cela ne profite pas à un parti qui aime diviser pour mieux régner, suivez mon regard.

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Publié le 23 Février 2015

Charlie Hebdo : "C'est reparti!", le numéro tiré à 2,5 millions d'exemplaires

BFMTV.com montre que l'équipe décimée de Charlie Hebdo a dévoilé, ce lundi 23 février 2015, la Une de son nouveau numéro, le 1179, plus d'un mois et demi après l'attentat sanglant perpétré dans leur rédaction. Un exemplaire qui sera "sans concession", a prévenu l'urgentiste et chroniqueur, Patrick Pelloux.

"...C'est reparti !" Tel est ce qu'on pourra lire, ce mercredi, sur la Une du prochain numéro de Charlie Hebdo, le 1179e. Un mois et demi après la tuerie qui a décimé une partie de la rédaction, dont ses mythiques capitaines Charb et Cabu, le journal satirique va de nouveau paraître en kiosques et repartir sur un "rythme hebdomadaire. C'est ce qu'a promis son nouveau rédacteur en chef, Riss, blessé lui aussi par les frères Kouachi.

Sur cette nouvelle Une, la première depuis "le numéro des survivants", est représentée une meute aux trousses du journal, avec en tête Marine Le Pen, le pape, Nicolas Sarkozy et un djihadiste, sous la forme d'un chien noir, une kalachnikov entre les dents. Le numéro 1179 de Charlie Hebdo, sur fond rouge et signé par Luz, qui sortira en kiosque mercredi sera diffusé à 2,5 millions d'exemplaires, a annoncé l'hebdomadaire.

Les récentes attaques à Copenhague ont ravivé la douleur des journalistes qui ont survécu à l'attentat du 7 janvier dernier, mais n'ont pas entamé "la bonne ambiance" au sein de la rédaction, selon Patrick Pelloux, médecin urgentiste et chroniqueur au journal. Le prochain numéro sera "excellent et sans concession", a-t-il notamment affirmé sur son compte Twitter.

Le précédent numéro, diffusé à près de huit millions d'exemplaires, avait suscité un engouement historique, mais aussi une colère sans pareil dans certains pays à cause du prophète mis à la une. Le journal est passé de 10.000 abonnés avant les attentats à plus de 200 000 aujourd'hui.

Couverture choisie en fonction de l'actualité et satire grinçante sont les éléments de choix que nous sert le prochain numéro de Charlie Hebdo. Âme sensible intégriste s'abstenir.

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Publié le 22 Février 2015

HuffingtonPost.fr nous montre dans son article du dimanche 22 février 2015 que plus d'un millier de personnes ont participé samedi 21 février, à l'initiative de jeunes musulmans norvégiens, à un rassemblement pacifique autour de la synagogue d'Oslo en signe de solidarité avec les juifs visés à Copenhague.

La foule a applaudi lorsqu'un groupe de jeunes musulmans, dont de nombreuses jeunes filles portant des foulards, ont formé une chaîne humaine symbolique devant la synagogue dans la capitale. Selon un responsable de la police, Steiner Hausvik, environ 1300 personnes ont participé au rassemblement qui s'est déroulé dans le calme sous la surveillance de la police.

"Cela montre qu'il y a beaucoup plus d'artisans de la paix que de va-t-en guerre", s'est félicité l'un des organisateurs, Atif Jamil, 26 ans. "Il y a encore de l'espoir pour les sentiments humains, la paix et l'amour au-delà des différences religieuses", a-t-il dit avant la traditionnelle cérémonie du shabbat qui s'est déroulée en plein air. De nombreux manifestants ont joint leur voix aux chants hébreux.

Le chef de la communauté juive de Norvège Ervin Kohn a souligné que c'était la première cérémonie du shabbat à se dérouler en présence d'une assistance aussi nombreuse. Le fait que "des musulmans manifestent ainsi contre l'antisémitisme est unique et cela nous remplit d'espoir", a-t-il ajouté en notant : "Vous nous avez envoyé un signal très fort nous disant que nous ne sommes pas seuls".

Ce projet de chaîne humaine rassemblant juifs et musulmans norvégiens émane d'un groupe de jeunes musulmans voulant dénoncer l'attaque qui a tué dimanche dernier un juif danois qui montait la garde devant la grande synagogue de Copenhague. "Nous voulons manifester notre soutien aux juifs après ce qui est arrivé à Copenhague", a déclaré Hibaq Farah, un étudiant d'origine somalienne.

"C'est la meilleure réponse que nous pouvons donner à la polarisation des débats à laquelle nous avons assisté après les attaques en France et au Danemark", a expliqué à l'AFP Youssef Bartho Assidiq, un responsable d'un mouvement de jeunes musulmans.

Cette chaîne humaine autour de la synagogue d'Oslo est un symbole fort contre le terrorisme islamiste qui est tout sauf religieux et qui s'oppose de fait également à la surenchère de l'extrême droite sur ce sujet. La paix et la défense des valeurs de la démocratie est le meilleur remède contre l'extrémisme religieux.

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Publié le 21 Février 2015

HuffingtonPost.com et CBSNews.com dans leurs articles du vendredi 20 février 2015 nous montrent que l'archevêque de San Francisco Mgr Salvatore Cordileone rejette les critiques des législateurs de l'État sur l'utilisation des clauses de moralité pour les enseignants catholiques, leur demandant s'ils auraient "embauchés un directeur de campagne qui préconise des politiques contraires à celles que vous représentez ?"

L'archidiocèse a suscité des protestations au début du mois quand il a dévoilé les clauses de moralité pour les quatre manuels de lycées catholiques ainsi que pour les contrats de travail des enseignants. Les manuels mettent l'enseignement de l'Église contre les relations homosexuelles, le mariage de même sexe, l'avortement, le contrôle artificiel des naissances et les "techniques de reproduction", l'ordination des femmes, la pornographie, la masturbation et le clonage humain, selon le National Catholic Reporter. La clause dit que "les administrateurs, les professeurs et le personnel de foi ou qui n'a pas de foi sont attendus d'organiser et de mener leur vie de manière à ne pas contredire visiblement, à nuire ou refuser" la doctrine de l'Église et de la pratique sur ces sujets. Imposer sa religion à des non croyants est déjà plus que contestable, car ce qui demeure dans le cadre du privé n'est pas du domaine de l'Église.

Cinq membres de l'Assemblée de l'État et trois sénateurs de l'État envoyèrent à Mgr Cordileone une lettre lui demandant de supprimer ces clauses qui sont discriminatoires et amènent des divisions. Le jeudi 19 février, Mgr Cordileone a répondu avec une lettre disant qu'il ne demande que le même droit qu'ils ont à l'embauche. "Voulez-vous embaucher un directeur de campagne qui préconise des politiques contraires à celles que vous représentez et qui montre un manque de respect pour vous et le Parti Démocrate en général ?", a demandé ainsi aux législateurs Mgr Cordileone, selon l'Associated Press. Une réponse qui ne chasse pas la réalité puisque cette clause est clairement discriminatoire et chasse de fait une catégorie de population. L'Église ne prône pas ici une de ses valeurs qui est l'amour du prochain.

La controverse est la dernière d'une série de conflits périodiques à travers le pays dans lequel les employés dans l'Église ou dans des écoles catholiques ont été virés parce que, par exemple, faisaient un mariage de même sexe ou devenaient enceintes sans être mariées, ou trouvaient des traitements de fertilité interdit par l'Église. La questions du sexe et du genre ont été particulièrement sensibles à San Francisco. La région a une grande communauté LGBT et est un bastion de la politique libérale, et Mgr Cordileone est le principal porte-parole de la Conférence américaine des évêques contre le mariage homosexuel.

Pourtant cette vision de l'évêque fait déjà face à de sérieux problèmes. Le code de moralité pour les enseignants a suscité la controverse dans les écoles catholiques de la région, conduisant à une prière de protestation menée par des étudiants le mercredi 18 février, qui intervient alors que l'archidiocèse de San Francisco fait face à des critiques sur d'autres questions. CBS News a annoncé le jeudi 19 février que l'archidiocèse fait face à une rébellion sur un autre sujet à la paroisse Star of the Sea, dans une école primaire catholique de San Francisco. Les parents et les élèves ont réagi négativement à une brochure de morale donnée à de jeunes étudiants dans la paroisse.

Appelé un "examen de conscience", le document était destiné à les préparer à confesser leurs péchés, avec des questions comme : "Ai-je participé ou approuvé un meurtre par compassion ?" et "Ai-je accompli des actes impurs par moi-même (la masturbation) ou avec un autre (l'adultère, la fornication ou la sodomie) ?" "Ce n'est pas un contenu qui est approprié pour tout le monde dans le domaine K-through-8th-grade", a déclaré Christy Brooks, dont le fils de 11 ans, est venu un jour à la maison citant la brochure.

C'est vraiment catastrophique de voir, un tel évêque nommé par Jean-Paul II et serviteur fidèle de Benoît XVI punir ainsi ses paroissiens et ses employés. Encore une fois, les mauvais choix d'évêques n'aboutissent qu'à un résultat rendre l'Église peu attractive et aussi amener les fidèles en ne plus croire en elle. Mais heureusement les fidèles résistent.

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