Publié le 31 Mars 2015

Vatican Insider dans son article du jeudi 30 mars 2015 nous montre que selon le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi : l'homme et l'Église ont souvent tenté de se séparer les uns des autres. Non, plutôt de séparer l'Église d'une vision punitive des pêcheurs.

Donc l'Année sainte extraordinaire voulue par le pape François et qui débutera le 8 Décembre, n'a pas la même interprétation pour le cardinal Gerhard Ludwig Müller qui selon lui servira à rappeler aux hommes que la miséricorde ne peut exister sans la vérité. Le problème, c'est que la vérité telle qu'elle est défini au Vatican cadre mal avec la miséricorde.

Il parle de renouvellement sans pour autant évoluer. En gros un renouvellement dans la continuité, ce qui n'est en rien un renouvellement. Pour lui, nous devons accepter les pécheurs parce que "nous le sommes tous", mais selon l'arrangement de Dieu et non selon le raisonnement humain. Lequel ? Car l'Église n'a jamais clarifié les arrangements divins dont elle nous parle souvent.

Bien que l'homme, et l'Église, "sont souvent tentés de se déconnecter" l'un de l'autre, l'amour de Dieu demeure étroitement liée à la vérité. Cela vaut aussi pour les blessures dites familiales, pour ceux qui sont en situation irrégulière et pour lesquels l'Église est à la recherche de nouveaux instruments pastoraux. Donc, l'amour de Dieu, permet le rejet de l'autre, drôle de vérité divine.

Le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Müller, qui, durant le synode extraordinaire qui s'est tenue octobre dernier, où il était parmi les cardinaux les plus dévoués dans la défense de la doctrine, laisse entendre qu'il n'y aura pas de raccourcis possible sur la question des divorcés remariés.

Encore une fois, le cardinal Müller montre que le changement ne viendra pas de la curie puisqu'elle ne comprend pas la miséricorde qui représente la bonté divine, comment être miséricordieux quand on condamne les fautes sans pour autant faire preuve d'indulgence. la pastorale est la meilleure solution face à une doctrine figée sur les textes plutôt que sur la réalité.

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Publié le 30 Mars 2015

Une demande pour ouvrir la béatification de Dom Helder Camara a atteint Rome

CatholicHerald.co.uk dans son article du lundi 30 mars 2015 nous montre que le Vatican a reconnu qu'une demande pour l'ouverture de la béatification de Dom Helder Camara du Brésil, connu pour son travail avec les pauvres.

Dom Helder Camara a servi comme archevêque d'Olinda et Recife entre 1964 et 1985, sous la dictature militaire au Brésil. Il était un célèbre défenseur de la théologie de la libération et a également dit : "Quand je donne de la nourriture aux pauvres, ils m'appellent un saint. Quand je demande pourquoi les pauvres n'ont pas de nourriture, ils m'appellent un communiste."

Son œuvre est immense, car Dom Helder Camara fut un responsable de la construction des logements de Cruzada São Sebastião, de même qu'il fut le fondateur de la Banco da Providência (Banque de la Providence), qui aide les pauvres. Pendant la période de la dictature, il en est venu à dénoncer la torture au Brésil, et a fini avec maison mitraillée. En 1970, il fut nominé pour le Prix Nobel de la paix, même avec le gouvernement qui tenta d'empêcher sa déclaration. Il est mort en 1999, victime d'une pneumonie.

La Congrégation pour les causes des saints a reconnu officiellement qu'elle avait reçu une lettre demandant l'ouverture de la béatification de Dom Helder Camara de l'archevêque d'Olinda et Recife Fernando Saburido. En réponse à cette lettre datée de juin 2014, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints a dit : "Cette congrégation est en attente de l'avis des différents départements afin de procéder au processus de béatification."

Si la demande au Vatican reçoit un nihil obstat alors le diocèse d'Olinda et Recife sera autorisé à commencer le processus au niveau diocésain.

Le pape François permet à la théologie de la libération de reprendre des couleurs, et amène ses soutiens comme Dom Helder Camara à une image moins négative qu'auparavant. Cette ouverture de béatification si elle se réalise et suit celle de Mgr Oscar Romero aura de belle conséquence pour une vision nouvelle de l'Église, qui se trouvera enfin dans les périphéries.

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Publié le 30 Mars 2015

Les élections départementales : un avertissement pour la gauche

RTL.fr, TF1.fr, nouvelobs.com et BFMTV.com nous montrent que l'union de la droite (UMP-UDI-MoDem) arrive en tête avec 27,77% des voix, suivie du Front national (22,36%) et du Parti socialiste (15,93%).

Le second tour des élections départementales a réaffirmé la tendance du premier tour : l'alliance UMP-UDI-MoDem a récolté le plus de voix : 5,1 millions, soit 27,77% et a gagné 66 départements (25 de plus qu'auparavant). Là où l'UMP s'est présenté seul, ses binômes ont obtenu 8,67%. Ceux de l'UDI 1,35%. Ceux du MoDem 0,26%. Les divers droite ont récolté 6,88% des voix. L'union du Centre 0,21%. Le Front national a encore enregistré de bons scores, bien qu'il ne gagne aucun département. Il se positionne comme le deuxième parti de France lors de ces élections, avec 22,36% des voix.

Le désaveu du Parti socialiste s'est confirmé lors de ce second tour. Il enregistre un score de 15,93% et ne reste présent que dans 34 départements. Là où la gauche a réussi à se rassembler, ses binômes ont récolté 9,14% des voix. Ailleurs, les voix ont été disséminées : 4,30% pour les divers gauche, 1,45% pour le Front de gauche, 0,55% pour le Parti communiste français, 0,35% pour le Parti radical de gauche. Europe Écologie - Les Verts n'a pas convaincu lors de ces élections locales. Le parti n'enregistre que 0,16% des voix. Un chiffre parmi les plus faible avec le parti de Nicolas Dupont-Aignan (0,05%), et les binômes d'extrême droite non affiliés au Front national (0,07%).

La déroute est d'autant plus sévère qu'un certain nombre de départements réputés ancrés à gauche sont passés à droite : c'est le cas de la Corrèze, fief électoral de François Hollande, l'Essonne de Manuel Valls et le Nord de Martine Aubry. Une défaite "nationale" pour le gouvernement, mais qui ne "touche pas le fond" comme cela avait pu être le cas dans les années 1984 après le sacre de François Mitterrand. Certains départements comme le Tarn-et-Garonne, le Gard ou le Vaucluse qui n'ont pas de majorité, devront attendre ce jeudi 2 avril et l'élection du président du conseil général pour connaître la couleur politique de leur département.

La gauche à connue un échec cinglant lors des élections départementales, perdant près de la moitié de ses départements au bénéfice de la droite. Au sein du PS, parmi les écologistes et au Front de gauche, de nombreuses voix se sont fait entendre pour réclamer une inflexion de la politique du gouvernement. Julien Dray, proche de François Hollande, rappelle sur Europe 1 avoir "dit il y a quelques mois que le Parti socialiste pouvait mourir, qu'il n'était pas une formation éternelle". "Il est à refonder totalement", tranche le vice-président de la région Île-de-France. "Il va falloir évidemment des inflexions importantes" de la politique menée, "mais elles ne sont pas que budgétaires", poursuit celui qui fut porte-parole du PS. Un coup de barre à gauche, comme le réclament les frondeurs ? "À gauche de quoi ?", répond Dray. "Quand vous avez un vote comme vous avez autour du Front national, vous voyez bien qu'il y a des questions importantes qui sont posées, sur l'identité de France, son avenir, son rôle".

Plus intéressant encore, le taux d'abstention a atteint 50,02%, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur publiés lundi. Ce sont 20 173 945 qui se sont abstenus de voter. Il y a eu également 1 148 108 bulletins blancs (5,69% des votants) et 530 421 bulletins nuls (2,63%). Au total, 8,32% des votants n'ont pas exprimé de choix entre les binômes candidats encore en lice au second tour dans les 1905 des 2054 cantons restant à pourvoir.

Cette élection montre que la gauche divisée est la grande perdante, vote sanction contre le gouvernement on en convient, mais surtout une sanction contre les élus de gauche qui n'ont pas su voir tous les signes que leur donnaient leur sympathisants et qui n'ont pas voulu les entendre. La gauche doit revoir sa copie, car les régionales vont être salées.

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Publié le 29 Mars 2015

Tunisie : des milliers de personnes dans la rue contre le terrorisme

BFMTV.com nous montre que dix jours après l'attentat du musée du Bardo, des milliers de Tunisiens sont descendus dans la rue pour marcher contre le terrorisme ce dimanche 29 mars 2015. De nombreux responsables politiques, dont François Hollande, participent également.

Dénoncer le terrorisme. La Tunisie organise dimanche une marche contre le terrorisme à laquelle des dizaines de milliers de personnes et des personnalités étrangères sont attendues après l'attentat sanglant au musée du Bardo. François Hollande est arrivé sur place à la mi-journée. Samedi, le président français a annoncé le décès d'une quatrième victime française. Huguette Dupeau avait été grièvement blessée lors de l'attaque terroriste du 18 mars. Le musée doit d'ailleurs rouvrir ce lundi.

Peu avant 10h, un responsable policier estimait le nombre de manifestants à 12 000. "Tunisie libre, terrorisme dehors", scande notamment la foule, où de nombreux drapeaux tunisiens flottent. La partie populaire du rassemblement est partie de la place Bab Saadoun pour s'achever devant le musée. Ce bâtiment, qui abrite notamment une exceptionnelle collection de mosaïques, a été la cible le 18 mars d'une attaque qui a coûté la vie à 22 personnes, dont 21 touristes et un policier.

En début d'après-midi, le président tunisien Béji Caïd Essebsi et plusieurs hauts responsables étrangers ont rejoint la marche. Le cortège est sorti dans la confusion du Parlement, mitoyen du musée. Dans une foule compacte d'officiels et de journalistes, les dirigeants ont néanmoins réussis à former un rang. Le chef d'État tunisien était encadré par François Hollande et le président du Parlement tunisien Mohamed Ennaceur. Une stèle à la mémoire des victimes a ensuite été inaugurée près du musée. "Un grand salut au peuple tunisien qui a prouvé qu'il ne céderait pas au terrorisme. Merci à tous et je dis au peuple tunisien : 'En avant ! tu n'es pas seul'", a lancé Béji Caïd Essebsi, 88 ans.

Le chef d'État tunisien a par la suite voulu rendre hommage au président français. Dans un lapsus, au lieu de remercier François Hollande de sa venue, il a cité "François Mitterrand", l'ancien président français décédé en 1996. François Hollande a déposé une gerbe devant la stèle inaugurée, où figurent les noms des victimes de l'attentat du Bardo. "Nous devons tous lutter contre le terrorisme" a lancé le chef de l'État devant la presse, soulignant que le terrorisme avait frappé la Tunisie "qui a eu un parcours exemplaire en matière de démocratie, de pluralisme et de défense des droits des femmes".

Cette marche citoyenne n'est pas sans rappeler celle organisée à Paris au lendemain de l'attentat de Charlie Hebdo et de la prise d'otage de l'HyperCasher de la porte de Vincennes. François Hollande n'est pas venu seul à Tunis ce dimanche. Dans la délégation française qui accompagne le président, Claude Bartolone et de Bertrand Delanoë. Le président de l'Assemblée nationale et l'ancien maire de Paris sont tout deux né en Tunisie. Harlem Désir ou encore Cécile Duflot ont également annoncé leur présence.

Les présidents polonais et palestinien, Bronislaw Komorowski et Mahmoud Abbas, prennent part à la marche, tout comme les Premiers ministres italien et algérien, Matteo Renzi et Abdelmalek Sellal, et les ministres espagnol et néerlandais des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo et Bert Koenders. "Désormais, tout le monde réagit après chaque attentat terroriste comme si l'attentat était perpétré chez lui. C'est nouveau et c'est important", a déclaré le président Caïd Essebsi au quotidien français Ouest-France.

Une importante foule a marché à Tunis "contre le terrorisme" et a voulu montrer son soutien à la démocratie en montrant que la Tunisie est plus forte que le terrorisme. C'est une jeune démocratie qui doit donner l'exemple à tous.

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Publié le 29 Mars 2015

Pour le pape François : L'humilité est le "seul moyen" de vivre pour les chrétiens

Vatican Insider nous montre ce dimanche 29 mars 2015 que le pape François durant son homélie pendant la messe sur la place Saint-Pierre pour le dimanche des Rameaux, nous dit que l'humilité, tel qu'elle est représenté par Jésus, est la seule manière pour les chrétiens de suivre le Christ. Selon le pape "l'humilité, est aussi un service" et "Cela signifie qu'il faut faire de la place à Dieu en se dépouillant, se vidant, comme le dit l'Ecriture. Cette L'effusion de soi, est la plus grande humiliation de toutes."

Le souverain pontife a également déclaré que les fidèles doivent rejeter la "mondanité" qui offre "la vanité, l'orgueil, et le succès." Le pape François nous signale qu'avec l'aide de Jésus, nous aussi nous pouvons surmonter cette tentation à la vanité, à la mondanité, non seulement à des moments importants, mais aussi dans la vie quotidienne.

Le pape pousse plus loin son propos en nous disant qu'il faut "Lier la nécessité de servir les autres avec ceux qui se sacrifient en silence" comme les parents malades, les personnes âgées, personnes handicapées et les sans-abris. Il déclare que: "Nous pensons aussi à l'humiliation subie par tous ceux qui, par leur vie de fidélité à l’Évangile, sont victimes de discrimination et en payent un prix personnel".

"Nous pensons aussi à nos frères et sœurs qui sont persécutés parce qu'ils sont chrétiens, les martyrs de notre temps, et il y en a beaucoup", a-t-il poursuivi. "Ils refusent de renier Jésus et ils endurent l'insulte et blessures avec dignité." "Ils le suivent sur son chemin", a déclaré le pape. "En vérité, nous pouvons parler d'une "nuée de témoins", les martyrs de notre temps."

Le pape François souhaite que durant la semaine pascale les chrétiens soit humbles et aident ceux qui souffrent. Espérons que les princes de l'Église et les croyant trop portés sur le culte sortent vers les périphéries et s'abaissent devant les misères humaines.

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Publié le 28 Mars 2015

Vatican Insider nous montre dans son article du samedi 28 mars 2015 qu'un grand froid persiste entre le Vatican et le groupe fondé par Mgr Marcel Lefebvre.

Une indication claire de l'opposition durable après la réaction négative de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X pour les mots de Mgr Guido Pozzo, secrétaire du Conseil Pontifical "Ecclesia Dei", qui, dans une interview avec I.Media, a parlé de "problèmes internes" au sein du groupe lefebvriste et a dit qu'"il faudra un certain temps pour eux de régler les choses en interne".

Il a poursuivi en disant que leur supérieur, Mgr Bernard Fellay "peut obtenir un assez large consensus avant d'aller de l'avant" pour la réunification en pleine communion avec l'Église catholique. Mais les lefebvristes dans un dernier mouvement ont rejeté les mots de Mgr Pozzo, vus comme trop optimiste, et ont réagit avec hostilité à sa déclaration sur le conflit "interne" dans la Fraternité. Ceci malgré le fait que les problèmes et les tensions sont irréfutables en son sein, comme l'a confirmé l'expulsion de Richard Williamson pour avoir ordonné un prêtre et d'autres, qui accusent la Fraternité et ses dirigeants de trop céder à Rome, même s'il n'y a pas eu d'accords.

Ces dernières déclarations mettent en évidence que le véritable problème dans les relations entre le Vatican et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ne est pas l'interprétation du concile, mais bien le concile lui-même : la Fraternité semble considérer certains de ses documents comme inacceptable. Mais ces documents ont été voté pour la quasi-unanimité par tous les évêques de l'Église catholique (dans de nombreux cas par Mgr Lefebvre lui-même) en communion avec et sous la direction de Paul VI.

Rome a mis trop d'espoir dans une réunification qui va s'avérer impossible, car la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X veut revenir à l'Église d'avant le concile Vatican II, et ne pourra jamais reconnaître le concile Vatican II comme le souhaite le Conseil Pontifical "Ecclesia Dei".

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Publié le 27 Mars 2015

Radio Vatican nous montre que les travaux de l’assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France se sont achevés à Lourdes ce vendredi 27 mars 2015, après avoir été ouverts le mardi 24 mars par un discours du président de la conférence épiscopale, Mgr Georges Pontier, qui avait dressé un état des lieux des principaux points d'actualité traversés par le pays, les élections départementales, les attentats de janvier à Paris, les débats sur la laïcité, les persécutions antichrétiennes dans le monde ou encore la montée des nationalismes en Europe. Cette assemblée de printemps, d'une durée plus réduite que celle de novembre, a permis aux évêques d'aborder plusieurs thématiques.

En début de semaine, les évêques de France ont vécu un temps de discernement évangélique sur le ministère épiscopal, avec des enseignements du père jésuite François-Xavier Dumortier, recteur de l’université pontificale Grégorienne. Mercredi, ils ont travaillé sur le dossier de la pédophilie, en reprenant ce dossier sur ses différents aspects, juridique, législatif et sociétal. Ils poursuivront leur réflexion sur ce sujet lors de l’assemblée plénière de novembre. Jeudi, dans la perspective du synode sur la famille qui se tiendra en octobre au Vatican, ils ont effectué un temps de travail et d’échange en forums, puis en séance plénière. de façon à partager les réflexions vécues dans leurs diocèses. Ils ont notamment écouté deux théologiens et un couple délégué à la pastorale de la famille.

Autre sujet abordé durant cette assemblée de printemps : la présence des prêtres venus de pays étrangers, de plus en plus nombreux dans la plupart des diocèses français. Ce sujet sera approfondi en novembre, de façon à mieux définir leur ministère et leur rôle au sein des communautés diocésaines. Sur un plan plus technique, l'Église se préoccupe aussi du statut des "laïcs en mission ecclésiale", en terme de droit du travail. En parallèle de la réunion des évêques s’est tenue l’assemblée générale de l’Union des Associations Diocésaines de France (UADF), qui a voté en faveur de la constitution d’une branche professionnelle spécifique pour les 12 000 salariés des organismes d’Église, notamment ceux des associations diocésaines et des paroisses.

En marge de l’assemblée, le père Emmanuel Coquet, prêtre du diocèse de Paris, a été nommé secrétaire général adjoint de la CEF à partir du 1er septembre, et Corinne Boilley a été renouvelée pour un deuxième mandat de secrétaire général adjointe.

Cette assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France a surtout permise aux évêques de France de réfléchir sur de nombreux sujets qui espérons le donneront des résultats probants au synode des évêques.

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Publié le 26 Mars 2015

Vatican : la Chapelle Sixtine ouvre ses portes aux sans-abris

Comme le montre BFMTV.com, ce jeudi, la salle des palais pontificaux du Vatican va fermer plus tôt aux touristes afin d'accueillir des sans-abris.

Le Vatican a annoncé ouvrir ce jeudi ses portes de la Chapelle Sixtine à quelque 150 sans-abris et fermer plus tôt que prévu aux touristes.

Cette visite, qui comprend également un tour dans les jardins et dans les Musées du petit État, a été organisée le prélat polonais responsable de l'aumônerie du pape, Monseigneur Konrad Krajewski.

Divisés en trois groupes, a précisé le quotidien L'Osservatore Romano, ces visiteurs inattendus suivront des guides qui leur feront passer devant la Maison Sainte-Marthe, où réside le pape argentin, puis traverser une partie des somptueux jardins. Ils suivront ensuite un parcours à travers les Musées du Vatican qui les mènera enfin à la Chapelle Sixtine qu'ils auront le loisir d'admirer dans un calme inédit. La fermeture aux touristes de la célèbre chapelle peinte par Michel-Ange sera en effet anticipée ce jour-là à 15h.

Confirmant son statut de "pape des pauvres", le pape François a encouragé les initiatives caritatives de son aumônier, qui est allé distribuer lui-même les billets d'entrée à des sans-abri qui campent nombreux autour de la place Saint-Pierre. Mgr Krajewski a dernièrement porté 500 kg de nourriture dans le quartier romain défavorisé de Tor Bella Monaca. Début février, il a fait installer des douches gratuites et un service de coiffeur, sous la colonnade du Bernin. Il a aussi fait distribuer des centaines de parapluies et de sacs de couchage.

Le pape François et son aumônier ont aussi embauché les sans-abri pour la distribution d'évangiles de poche à la foule lors des Angélus du dimanche.

Le pape François s'intéresse au plus près des marginaux et le démontre aussi au Vatican, ce qui doit peu enthousiasmer les princes de l'Église, mais au moins ils apprendront à quoi ressemble une Église pauvre pour les pauvres.

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Publié le 25 Mars 2015

L'OBS dans son article du mercredi 25 mars 2015 nous montre que le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, a prévenu mardi à Lourdes que "l'État ne saurait passer sans risque de la garantie des libertés", religieuses notamment, "à leur surveillance soupçonneuse".

"Des durcissements sont apparus" depuis les attentats djihadistes de janvier, a déclaré l'archevêque de Marseille en ouverture de l'assemblée plénière de printemps des évêques de France, dans le sanctuaire marial des Hautes-Pyrénées.

Relevant que la laïcité de l'État "veille à la paix civique tout en permettant le vivre-ensemble de citoyens aux convictions diverses", le président de la CEF a déclaré : "On ne peut assurer cette paix en surveillant les uns, en leur demandant de renoncer à l'expression de leurs convictions religieuses tout en permettant à d'autres de les stigmatiser".

"L'État ne saurait passer sans risque de la garantie des libertés à leur surveillance soupçonneuse", a poursuivi Mgr Pontier.

Le débat sur la laïcité s'est tendu ces derniers semaines, avec des tentatives d'imposer la neutralité religieuse aux structures privées accueillant des mineurs et de bannir les menus de substitution dans les cantines. Des responsables religieux et laïques y ont vu une conception dévoyée et stigmatisant l'islam de la loi de 1905 portant séparation des Églises et de l'État.

Les quelque 120 évêques titulaires et auxiliaires de France sont réunis jusqu'à vendredi à Lourdes pour un temps de récollection (retraite) et de débats. Plusieurs thèmes sont à l'ordre du jour, dont la prévention de la pédophilie dans le clergé et la préparation du synode (assemblée des évêques) ordinaire sur la famille d'octobre prochain à Rome.

L'assemblée des évêques de France qui fait des leçon de laïcité à l'État fait sourire, mais au moins il parle de la garantie des libertés en se centrant malheureusement sur les seules liberté religieuses, tout en appelant les électeurs à se rendre aux urnes dimanche en réfléchissant aux propositions des candidats afin de bien mesurer les conséquences des choix électoraux, notamment sur l'extrême droite.

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Publié le 24 Mars 2015

Le Vatican reconnaît qu'il y avait une campagne de dénigrement envers Mgr Romero

PeriodistaDigital.com dans son article du lundi 23 mars 2015 montre que trente-cinq ans après l'assassinat de l'archevêque Oscar Arnulfo Romero, le Vatican a reconnu qu'il y avait une campagne cherchant à dénigrer le religieux d'Amérique centrale, dont la béatification a été bloqué à l'époque de Jean Paul II, mais revendiquée dans la nouvelle ère du pape François, qui le considère une modèle pour l'Amérique latine.

Tué à San Salvador lors de la célébration d'une messe le 24 Mars, 1980 par un tireur d'élite engagé par l'extrême droite, Mgr Romero a été décrit à la fois dans les dernières années de sa vie et après sa mort comme un "déséquilibrée", un "marxiste", une "marionnette manipulée par des prêtres de théologie de la libération, qui lui écrivaient ses sermons enflammés" contre l'oligarchie, l'injustice sociale et la répression dans leur pays. Des allégations, des plaintes et des critiques furent formulées par diplomates, des hommes politiques, et des religieuses et même des cardinaux.

Des intrigues et des pressions ont ralenti le processus de canonisation de Mgr Romero, qui finira par être béatifié le 23 mai dans sa ville natale, 19 ans après le processus officiel ouvert par le Vatican en 1997. L'archevêque italien Vincenzo Paglia, l'actuel président du Conseil Pontifical pour la Famille et postulateur de la cause de béatification de Mgr Romero, a reconnu en février les nombreux obstacles dont le processus de béatification a souffert. "Si le pape François n'avait pas été d'Amérique latine, Romero n'aurait pas été béatifié", a-t-il avoué.

Parmi les ennemis de l'intérieur de Mgr Romero au Vatican se trouvent deux cardinaux influents, colombien Alfonso López Trujillo, aujourd'hui décédé et connu pour ses positions ultraconservatrices et Dario Castrillon Hoyos, retraité, qui occupaient à cette époque 90 postes importants dans la Curie romaine. "López Trujillo craignait que la béatification de Romero se transforme en la canonisation de théologie de la libération", a rappelé Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, un mouvement catholique qui a soutenu et financé la cause de Mgr Romero.

Les ennemis de la canonisation du prélat d'Amérique centrale attaquèrent et critiquèrent sa proximité avec théologien jésuite Jon Sobrino, censuré pendant des années par le Vatican, du fait qu'il était l'un des plus grands interprètes de théologie de la libération, qui avait survécu au massacre en 1989 de six jésuites par l'armée salvadorienne.

Les questions doctrinales, l'analyse intense de ses homélies, la peur de la manipulation idéologique par la gauche de sa béatification avait quelques arguments pour entraver la cause. "Depuis 15 ans, la cause était dans un état de paralysie bureaucratique", expliquent des sources religieuses, qui accusent la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dirigée par le cardinal Joseph Ratzinger, aujourd'hui le pape émérite Benoît XVI, d'avoir freiné le processus.

Mgr Jesus Delgado qui vient de publier en italien un livre sur des lettres inédites de Mgr Romero entre 1977 et 1980 avec le titre "L'Église ne peut pas rester silencieuse." Il fut un évêque conservateur proche du pouvoir, mais lorsque Mgr Romero prit l'archevêché de San Salvador en février 1977 fit sa conversion et se rapprocha de la théologie de la libération 15 jours après son investiture horrifié par la répression militaire et la pauvreté.

Alors que Jean-Paul II avait personnellement inclus le nom de Mgr Romero dans la liste des "témoins de la foi" du XXe siècle, pendant le Jubilé de l'an 2000 et pria sur sa tombe quand il visita le Salvador, certains n'ont pas oublier "l'humiliation" qu'il subit durant sa vie quand il fut reçu avec de nombreuses difficultés en 1979 au Vatican. "Il regardait en arrière et a fini par se sentir seul, déçu, frustré, humilié", écrivait dans son témoignage María López, qui parla avec Mgr Romero quelques jours après cette réunion.

L'annonce quelques jours après son élection en mars 2013, que Jorge Mario Bergoglio voulait "une Eglise pauvre et pour les pauvres" a déverrouillé le processus. Le pape Francisco utilise presque les mêmes mots que Mgr Romero il y a trois décennies : "La mission de l'Eglise est de s'identifier avec les pauvres".

Lorsque le pape François a reconnu en août 2014 qu'il n'y a "plus d'obstacles" pour sa béatification, cela signifiait qu'il avait trouvé un moyen de le porter à l'autel. En effet la béatification, sans obtention d'un miracle après avoir été proclamé martyr pour sa foi, est un résultat cohérent de son pontificat qui rappelle la lutte pour la justice sociale en Amérique latine.

Aujourd'hui en ce 24 mars, le monde se souvient aujourd'hui avec douleur, mais aussi avec espoir, du 35e anniversaire du lâche et impitoyable assassinat de Mgr Oscar Arnulfo Romero y Galdamez tout en célébrant une messe dans la chapelle de l'hôpital de la Divine Providence à colonia Miramonte à San Salvador. Enfin, une veillée œcuménique en mémoire de Mgr Romero dans la basilique des Saints-Apôtres sera effectuée. Cette veillée sera présidée par l'évêque auxiliaire de Rome, Mgr Matteo Zuppi.

Il est heureux que maintenant que Mgr Romero qui était le pasteur des opprimés et des humiliés, est aujourd'hui reconnu comme un saint de l'Église.

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