Publié le 31 Mai 2015

Jésus a fait partie d'une famille nombreuse

Françoise Chandernagor à travers son roman Vie de Jude, frère de Jésus, aux éditions Albin Michel en 2014, nous montre que Jésus avait des frères et sœurs. Ils sont présents chez Marc (6,3) et Matthieu (13,54-56). N'oublions pas que Jésus est le fils "premier né" de Marie et Joseph (Luc 2,7), donc rien ne dit que ses parents n'ont pas eu d'autres enfants. Jacques et Joset, Simon et Jude sont cités comme ses "frères". Il a peut être eu deux 2 sœurs qui furent mariés par la suite.

De nombreux historiens, biblistes et exégètes confirment qu'ils étaient bien ses frères et sœurs comme le montre Pierre-Antoine Bernheim dans son excellent ouvrage Jacques, frère de Jésus, aux éditions Albin Michel en 2003. Plus important, un grand nombre d'attestations antiques mentionnent les frères de Jésus, certaines parlant même de "frère du Christ selon la chair", plus encore quand Flavius Josèphe, un auteur juif qui écrit vers 93-94 pour un public romain, nous dit que Jacques est le "frère de Jésus, appelé Christ", dans les Antiquités judaïques.

Les frères de Jésus devinrent très influents et eurent un rôle majeur dans l'Église au point que comme nous le montre Geza Vermes dans son Dictionnaire des contemporains de Jésus aux éditions Bayard en 2008, sous le règne de l'empereur Domitien, les petits-fils de Jude, frère de Jésus, furent mis sous une liste noire par les Romains car ces descendants de David étaient considérés comme des rebelles messianiques (Histoire ecclésiastique III, 20). Ce qui montre que durant les 70 ans qui suivirent la mort et la résurrection de Jésus, un lien familial avec lui était un atout important pour assumer la direction de l'Église.

Pierre-Antoine Bernheim pense que c'est l'appartenance à une lignée davidique qui explique la position prééminente des membres de la famille de Jésus qui jouèrent un rôle significatif dans les Églises de Palestine et des régions voisines longtemps après sa mort. Si on suit ce mode dynastique, cela explique pourquoi Jacques est devenu à la mort de Jésus le premier évêque de Jérusalem, ce que confirme Simon Claude Mimouni dans son ouvrage Jacques le juste, frère de Jésus de Nazareth aux éditions Bayard en 2015.

Devenu gênants pour la succession apostolique que l'on faisait désormais partir de Pierre, il fallait se débarrasser habilement des frères de Jésus, en les transformant en cousins germains, ce que fit en vrai métronome Jérôme au Ve siècle qui fusionna Jacques, fis d'Alphée avec Jacques, frère du Seigneur, tout en faisant devenir aussi Simon et Jude des fils de Clopas, confondu avec Alphée.

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Publié le 30 Mai 2015

abcNEWS.go.com dans on article du vendredi 29 mai 2015 nous montre le pape François pape a salué l'"héroïsme" des parents d'enfants gravement malades qui ont choisi de ne pas avorter.

Le pape François a rencontré pendant près d'une heure un groupe d'enfants gravement malades et leurs parents vendredi à la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. Les familles participent à un pèlerinage aux sanctuaires de Lourdes et Lorette.

Le Vatican a déclaré que le pape François a passé du temps avec chaque enfant, qui étaient âgés de 2 à 14 ans. Le père d'un enfant, Andrea Maria, fit savoir au pape François que les médecins avaient conseillé à sa femme de se faire avorter en raison d'une grossesse difficile et des maladies de l'enfant, mais ils ont refusé. Dans une déclaration lors de cette réunion à huis clos, le pape François a exprimé son admiration pour leur courage, en disant que l'avortement est une fausse solution et que ces parents ont montré leur "l'héroïsme".

Mais est-ce de l'héroïsme que de forcer des fillettes violées en Amérique latine à garder leur bébé au risque de leur santé comme le fait l'Église ? Ces parents ont eu le choix d'avorter ou pas, mais ces fillettes et aussi des femmes n'ont pas le droit de choisir en Amérique latine ? Le libre choix doit être dans les deux sens et pas dans un seul. Si, on ne permet pas aux femmes de choisir, alors l'Église va contre le libre arbitre qu'elle prône. Ces cas de fillettes ont relancé les mobilisations contre l'interdiction d'avorter dans différents pays d’Amérique du Sud.

Mais doit-on être surpris que le pape François lors d'une réunion avec des membres de l'association des sciences et de la vie ce samedi 30 mai 2015 nous dise que pour lui "Le fléau de l'avortement, est une atteinte à la vie." Non, pas vraiment il a toujours montré qu'il est contre l'avortement.

Même si c'est la vision du pape peut-on l'imposer aux autres ? C'est difficile. Le pape François a félicité le choix de ces parents ce vendredi, alors qu'il fasse confiance à ceux qui feront ou non le choix de l'avortement.

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Publié le 29 Mai 2015

Joshua J. McElwee dans son article de NCRonline.org nous montre que le pape François a appelé ce vendredi 29 mai 2015 lors d'une audience avec les participants d'une réunion du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Évangélisation à une réorientation de la façon d'éduquer les gens dans la foi dans l'Église, en disant que le processus de la catéchèse doit se détourner "tout simplement de la sphère scolaire" afin d'enseigner les gens à rencontrer et suivre le Christ. Le souverain pontife a également proposé pour la nouvelle évangélisation une définition sur ce qui a longtemps embrouillé de nombreux observateurs de l'Église, comme un effort des catholiques à manifester leur foi en travaillant pour aider ceux qui sont dans les périphéries de la société.

"Combien de personnes pauvres sont en attente pour l'Évangile qui libère !" a déclaré le pape. "Combien d'hommes et de femmes, dans les périphéries existentielles générés par la société de consommation, attendent notre proximité et notre solidarité !" "La nouvelle évangélisation est donc la suivante : prendre conscience de l'amour miséricordieux du Père pour que nous devenions vraiment des instruments de salut pour nos frères", a-t-il dit. Le pape François semble mettre l'accent sur l'évangélisation par l'exemple et par la démonstration de la miséricorde et des soins pour les plus pauvres dans la société.

Touchant le processus de la catéchèse, le souverain pontife a déclaré que la façon d'éduquer les fidèles "n'est pas rhétorique, mais essentielle." "La réponse exige du courage, de la créativité, et la décision prendre parfois des chemins encore inexplorée", a-t-il poursuivi. "La catéchèse, en tant que composante du processus d'évangélisation, doit aller au-delà de tout simplement la sphère scolaire pour éduquer les croyants, dès l'enfance, pour rencontrer le Christ, vivant et travaillant dans son Église."

"Le défi de la nouvelle évangélisation et de la catéchèse, par conséquent, est en jeu vraiment sur ce point fondamental : comment répondre au Christ, quelle est la place la plus cohérente pour le trouver et le suivre", a déclaré le pape. L'accent est mis par le pape François de mettre la catéchèse au-delà de la sphère académique qui pourrait représenter un changement important pour l'Église catholique mondiale, où les éducateurs et les évêques font souvent référence au long Catéchisme de l'Église catholique dans leurs enseignements.

Le pape François nous livre ici sa vision de l'évangélisation et de la catéchèse ouverte et qui n'est pas en opposition frontale avec la société dont les changements "sont une heureuse provocation de recueillir les signes des temps que le Seigneur propose à l'Église de sorte qu'il peut être en mesure d'apporter ... Jésus-Christ pour les hommes de notre temps".

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Publié le 29 Mai 2015

Comme nous le montre The Tablet dans son article du jeudi 28 mai 2015 que l'Irlande a été plus loin que le paganisme et a "défié Dieu" en légalisant le mariage homosexuel, selon le cardinal Raymond Burke.

Le cardinal Burke, qui a récemment été déplacé d'un poste de haut rang au Vatican pour être patron de l'Ordre de Malte, a déclaré à la société Newman, une société catholique de l'Université d'Oxford, la nuit du mercredi 27 mai qu'il avait lutté pour comprendre que "toutes les nations redéfinissaient le mariage".

Visiblement ému, il a continué : "Je veux dire, cela est un défi à Dieu. C'est tout simplement incroyable. Les païens pouvaient avoir toléré les comportements homosexuels, ils n'ont jamais osé dire que cela était un mariage". Il est bien sûr de lui, pourtant Eva Cantarella dans son ouvrage Bisexuality in the Ancient World en 2002, nous donne l'exemple de Néron qui a épousé son amant Sporus après l'avoir fait castrer. Martial et Juvénal se réfèrent au mariage entre hommes comme quelque chose qui se produit assez souvent comme le signale Craig Williams dans Roman Homosexuality, Ideologies of Masculinity in Classical Antiquity en 1999. Le mariage homosexuel a été interdit le 16 Décembre 342 par des empereurs chrétiens.

Comme tout nostalgique du passé, il s'accroche à une vision de la société dépassée. Il devrait écouter le cardinal Luis Antonio Tagle qui lors d'une conférence intitulée "Vatican II, se souvenir de l'avenir : œcuménisme, perspectives interreligieuses et perspectives séculières sur l'impact et la promesse du concile", qui a appelé les catholiques à éviter de regarder l'Église préconciliaire avec un sentiment de nostalgie, mais à embrasser et à vivre le sens de l'ouverture du concile avec le monde moderne.

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Publié le 28 Mai 2015

Vatican Insider nous montre dans son article du mercredi 27 mai 2015 que le cardinal allemand Walter Kasper, l'ancien président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens a parlé le samedi 23 mai à la cathédrale nationale de Washington dans le cadre d'une conférence théologique de repère sur le Concile Vatican II intitulée "Vatican II, souvenir de l'avenir . Œcuménique, perspectives interreligieuse et séculières sur l'impact et la promesse du Conseil" co-organisé par la cathédrale, l'université de Georgetown, et l'université de Marymount à Arlington, en Virginie.

"Le pape François veut réorganiser la hiérarchie catholique de sorte que non seulement elle définit et applique les enseignements de l'Église, mais écoute et réponde aussi aux laïcs sur comment comprendre la volonté de Dieu", nous dit le cardinal Kasper.

Le cardinal Kasper, qui est un théologien bien connu dont les écrits sont connus pour avoir influencé le pape François, a déclaré que le pape veut créer un "magistère l'écoute."

Le cardinal Kasper a déclaré que le concept important pour le pape est celui du sensus fidei, la capacité de chaque croyant et de l'Église dans son ensemble à discerner les vérités de la foi. Ce concept, nous dit le cardinal Kasper, "a été souligné par le concile ... [mais] François souhaite maintenant lui donner un sens complet." "Il veut un magistère de l'écoute, qui fait référence à sa position, le oui," a dit le cardinal, "mais il rend sa position après avoir entendu ce que l'Esprit dit aux églises."

"La catholicité nous inclue ... tous", a déclaré le cardinal Kasper. "Les femmes et les hommes, les jeunes et les vieux, les membres du clergé et les laïcs. Les laïcs n'en sont pas seulement les bénéficiaires, mais aussi des acteurs. Plus seulement des objets, mais beaucoup plus, des sujets dans l'Église."

Le cardinal Kasper a également déclaré que la langue œcuménique dans l'Église a toujours insisté sur le dialogue qui, selon lui implique l'écoute réciproque. "Ce que le [dialogue] signifie n'est pas hiérarchique, mais une contre-pensée", a déclaré le cardinal. "Il est ouvert pour valoriser les autres, cherchant des points communs, et entrant dans un processus d'apprentissage réciproque dans une collaboration créative."

En parlant de la façon dont le pape François voit la valeur des différentes églises chrétiennes, le cardinal Kasper a déclaré: "Le tout est plus grand que les parties et n'est donc pas la somme de ces parties." "Pour lui, le mode qu'il propose c'est un ... un prisme à facettes multiples, dans lequel toutes les parties forment un tout, mais elles participent à l'ensemble de différentes façons", a-t-il dit. "Et c'est précisément parce qu'elles conservent leur caractère unique qu'elles contribuent à la ... beauté de l'ensemble."

"Les grandes attentes suivant le concile n'ont pas été suivies", at-il dit. "Nous sommes à l'arrêt." "Un œcuménisme de l'amour, de la rencontre, de l'écoute et de l'amitié sont ce qui est nécessaire." Le cardinal Kasper a terminé son exposé en citant le regretté père jésuite allemand Karl Rahner, qui avait dit que le concile "était que le début d'un commencement." "Avec l'actuel pontificat, une nouvelle phase de sa réception a commencé", a-t-il dit.

Le cardinal Walter Kasper montre que le concile Vatican II a montré la voie et qu'il doit être une voie de lancement pour une réforme salutaire, celle de l'écoute qui ne semble pas encore être entré dans les mœurs du Vatican puisqu'il n'a pas accepté le vote pour le mariage gay en Irlande, tout en développant un véritable dialogue entre les Église chrétiennes.

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Publié le 28 Mai 2015

Dans cet article d'Anaïs Feuga dans franceinfo.fr du mercredi 27 mai 2015 nous voyons que d'abord réticent à l'idée de délivrer l'agrément de Laurent Stefanini, nommé ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, en raison de son homosexualité, le Vatican pourrait bientôt adoucir sa position. Le "dialogue reste ouvert" assure le numéro deux du Vatican.

Ce sont des paroles certes diplomatiques mais encourageantes que tient le cardinal Pietro Parolin, le numéro deux du Vatican, à propos de la situation de Laurent Stefanini. "Le dialogue est encore ouvert et nous espérons qu'il puisse se conclure de manière positive", a-t-il déclaré mardi à propos du dossier du candidat présenté par la France pour être l’ambassadeur auprès du Saint-Siège.

Nommé le 5 janvier dernier au 23 via Piave, l'adresse de l'ambassade de France près le Saint-Siège, Laurent Stefanini attend toujours l'agrément du Vatican. L’homosexualité de ce catholique pratiquant, ayant déjà été en poste à Rome et grand connaisseur du Vatican avait été avancée par les médias comme une raison possible du blocage.

Récemment, François Hollande avait réaffirmé que la France maintenait son candidat. C’est donc un bras de fer feutré qui se joue sur fond de loi sur le mariage homosexuel. Mardi, l’équivalent du premier ministre du pape François a douché ceux qui s’attendaient à une ouverture de l’Église. Réagissant au référendum sur le mariage homosexuel en Irlande, il s’est déclaré "très triste" après ce résultat. "C’est non seulement une défaite pour les principes chrétiens mais aussi pour toute l’humanité."

Le fait que François Hollande soit resté ferme semble payer, mais la curie romaine à travers le cardinal Pietro Parolin semble continuer sa politique de vexation envers les homosexuels. L'Église si elle se veut accueillante doit déjà le montrer en actes fondateurs, comme le fait d'accepter le choix de Laurent Stefanini et sa défaite sur le mariage gay.

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Publié le 27 Mai 2015

BFMTV.com dans son article du mercredi 27 mai nous monte que la très catholique Irlande est le premier pays à avoir adopté par référendum le mariage de couples de personnes du même sexe. Une décision qui ne passe pas du côté du Vatican.

Pietro Parolin est secrétaire d'État du Saint-Siège. Un poste stratégique dans la Curie romaine qui fait de lui le numéro 2 du Vatican et une sorte de Premier ministre du pape. Selon la presse italienne, il a estimé que l'approbation du mariage des homosexuels par les Irlandais vendredi 22 mai n’était pas "seulement une défaite des principes chrétiens, mais une défaite pour l'humanité".

C’est dans le cadre d’une conférence "Economie et société" au Palais de la chancellerie à Rome, que le cardinal s'est déclaré "très triste" de ce résultat. "L'Église doit tenir compte de cette réalité, mais dans le sens d'un renforcement de son engagement pour l'évangélisation", a-t-il poursuivi, y voyant un “défi”. Tenant la ligne qui a toujours été celle du Vatican, il explique que "nous devons tout faire pour la défendre, la protéger et la promouvoir".

Lors du dernier synode, l’assemblée des évêques, il avait justement été question des défis de la famille chrétienne face au monde contemporain. Les responsables de l'Église s'étaient montrés divisés sur les sujets des divorcés remariés, des couples en union libre et des homosexuels. Le pape François avait alors appelé à un accueil plus bienveillant des homosexuels dans l'Église sans pour autant remettre en question la doctrine qui juge leur comportement "désordonné". Pour bien, les accueillir, il faudrait déjà utilisé d'autre mots pour désigner des personnes qui s'aiment et veulent vivre leur amour.

Le Vatican toujours aussi mauvais joueur ne comprend plus le monde dans lequel il vit et en subit le conséquences. L'ouverture ne pourra se faire que par le changement des mots et la prise en compte de la réalité. L'humanité, elle bouge. L'Église fait du surplace.

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Publié le 27 Mai 2015

Au Panthéon, Hollande célèbre la Résistance contre "l'ennemi de l'indifférence"

TF1.fr nous montre que dans un discours historique mais aussi politique, le président de la République a mis en garde les Français contre le retour "des haines", faisant allusion aux attentats de janvier.

L'Elysée annonçait un moment important pour le quinquennat. Mercredi 27 mai 2015, François Hollande aura fait un discours en deux parties pour célébrer les quatre résistants qui sont entrés au Panthéon. D'abord un cours d'histoire précis aux jeunes pour raconter les parcours très différents de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay. Ensuite un éloge des valeurs de la résistance, des valeurs de la République, des valeurs du projet républicain qu'il souhaite pour la France.

Dans des allusions assez fréquentes mais sobres à l'époque actuelle, François Hollande a appelé au "devoir de vigilance" et de "résistance" face à "l'indifférence", qui est "l'ennemi contemporain". "Indifférence face au fanatisme, au racisme, à l'antisémitisme. Indifférence face aux inégalités, aux injustices, aux indécences. Indifférence face aux catastrophes, aux désordres climatiques, à l'épuisement de notre planète", a déclaré le chef de l'État, devant le Panthéon. "Jusqu'à quels abandons, jusqu'à quels renoncements s'il est mauvais, ou à l'inverse jusqu'à quel accomplissement et quel dépassement s'il est bon", a-t-il ajouté après avoir longuement rendu hommage à Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

Dans un discours qu'il a peaufiné jusqu'au dernier moment, le président de la République s'est alarmé que "reviennent", 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les "haines" de la "démocratie", des juifs, des francs-maçons ou encore des "libres penseurs". François Hollande est revenu sur l'assassinat par la Milice de Jean Zay, une des quatre figures de la Résistance entrées mercredi au Panthéon. "Il rassemblait sur lui les haines dont Vichy s'était emparée : haine du protestant, haine du juif, parce qu'il était par ses origines familiales les deux à la fois. Haine du franc-maçon et du libre penseur. Haine du Front populaire, haine de la Ligue des droits de l'Homme, haine de la démocratie", a-t-il rappelé. "Avec d'autres figures, dans d'autres circonstances, mais avec toujours les mêmes mots", a mis en garde le président de la République.

"Elles frappent des journalistes, des juifs, des policiers, toujours des innocents", a-t-il ajouté, en allusion aux attentats de janvier à Paris contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. "C'est pour conjurer cette résurgence funeste que les Français se sont levés le 11 janvier". À ceux qui affirment, comme l'essayiste Emmanuel Todd, que cette marche du 11 janvier n'a réuni que certaines catégories de la population, M. Hollande a répondu que "tous n'étaient pas là, mais la marche était pour tous".

Les Parisiens interrogés sur place par différents médias ont, semble-t-il, apprécié le discours du chef de l'État. L'écueil d'une trop grande récupération par François Hollande de l'événement a été évité. Reste qu'à deux ans de l'élection présidentielle, le président a incontestablement voulu marquer les esprits avec des mots qui parlent à la gauche mais au-delà à l'esprit français. Face à Nicolas Sarkozy qui entend faire de son nouveau mouvement «Les Républicains» le fer de lance de sa campagne en 2017, François Hollande a voulu lui opposer sa conception de la République.

François Hollande a livré un bel hommage un bel hommage à la République à travers ces 4 Résistants qui à travers "Quatre histoires qui donnent chair et visage à la République, en en rappelant les valeurs", mais aussi celle d'être vigilant fac aux menaces qui veulent mettre fin à la démocratie.

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Publié le 26 Mai 2015

20min.ch nous montre dans son article du lundi 25 mai 2015 que des évêques de Suisse, d'Allemagne et de France ont organisé lundi à Rome une réunion de réflexion à huis clos sur les thèmes de la famille.

Les ecclésiastiques ont évoqué «la nécessité que des choses bougent» dans la perspective du synode d'octobre. Selon François-Xavier Amherdt, professeur de théologie à Fribourg, la réflexion des 50 participants a porté «sur le langage de l'Eglise sur le mariage, la sexualité, la famille, les enfants» et sur les manières de lui donner «une clarté humble».

Les participants ont évoqué «la nécessité que des choses bougent». «On ne peut pas arriver à la fin de ce deuxième synode en répétant ce que l'Église a toujours dit», a expliqué le théologien valaisan à l'AFP, citant trois thèmes d'approfondissement du symposium. Le premier est revenu sur les textes où «Jésus parle de l'indissolubilité du mariage», afin d'envisager «quel type d'interprétation utiliser pour respecter ces textes et les adapter au contexte d'aujourd'hui».

Les participants ont aussi débattu de «la théologie de l'amour et du sens de la sexualité», en examinant comment la sexualité pouvait s'exprimer «pour des personnes qui cohabitent en vue du mariage». Troisième sujet : l'examen de «la sexualité à l'intérieur de la biographie d'un individu, avec son histoire, sa spécificité, ses ruptures, sa vulnérabilité, sa fragilité, pour éviter de tomber dans des généralisations».

Le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands, artisan de cette réunion restreinte, s'est refusé à tout commentaire, à l'instar des autres évêques présents. Selon un participant ayant requis l'anonymat, cette «réunion de travail de type universitaire et théologique» n'avait «rien de secret, les présidences des trois épiscopats se réunissant chaque année pour faire le point sur des questions d'intérêt commun».

Plusieurs des théologiens présents militent pour une évolution de la position de l'Église vis-à-vis des divorcés remariés et des personnes homosexuelles. Les catholiques de Suisse veulent une Eglise plus ouverte. Ils estiment dépassée la position dogmatique envers les divorcés remariés ou les couples homosexuels. C'est ce qui ressort des discussions synodales publiées au début du mois, auxquelles 6000 personnes ont pris part. Mais les cardinaux des pays du Sud, en particulier africains, sont vent debout contre ces éventuelles réformes. Le pape ne se prononce pas et reste en retrait, même si on sait que le sujet des divorcés remariés lui tient très à cœur.

Le référendum en Irlande ouvrant le mariage aux personnes de même sexe n'a en revanche été évoqué que de façon marginale, le thème de l'homosexualité n'ayant pas été retenu parmi les sujets de réflexion. Dans une interview au quotidien catholique français «La Croix», le cardinal de Lyon Philippe Barbarin a toutefois estimé que l'Église doit «'ouvrir les yeux', c'est-à-dire écouter, entendre le désir des personnes homosexuelles, ne pas détourner le visage lorsqu'elles viennent nous voir». «Chez les couples homosexuels que je connais, il y a des aspects que j'admire : leur combat, leur foi, leur générosité», ajoute le primat des Gaules. Qui précise toutefois ne pas pouvoir bénir l'union de deux personnes homosexuelles, mais accorder sa bénédiction «à chaque personne, individuellement».

Cette réunion est salutaire pour l'Église, on se demande même si les évêques réunis sont pour une Église progressiste. Même si elle s'est faite à huit clos, les évêques suisses, allemands et français on débattus sur les thèmes de la famille et notamment le remariage et l'homosexualité pour essayer de trouver des solutions concrètes pour que les choses bougent.

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Publié le 26 Mai 2015

Je vais vous révéler aujourd'hui notre identité secrète. Nous sommes deux Hémois habitant le Nord de la France, Casimiro Alexandre (tai_gong_wang) et Raphaël (freyr1978), tous les deux âgés de 37 ans, nous faisons partie de la paroisse de la Trinité, qui est constitué de 2 églises, Saint-Jean-Baptiste à Roubaix et Saint-Paul à Hem. Nous sommes aussi les chefs quêteurs de l'église Saint-Paul à Hem. Notre paroisse est connue dans l'actualité nordiste pour avoir aidé des familles Roms et pour notre prêtre Michel Clincke pour qui ce n'est pas les bâtiments qui forment les fidèles et pour qui il faut acquérir "l’audace des chemins nouveaux".

Nous faisons partie de la génération X né entre 1960 et 1980, celle qu'on appelle la "génération sacrifiée", qui a le sentiment que ses prédécesseurs lui ont volé une partie des richesses dont elle aurait pu bénéficier avec une meilleure gestion. Mais contrairement, à la génération X qui a le respect des règles de l'entreprise et des institutions, et qui ne s'est pas rebellé, nous sommes entrés dans le marché du travail avec la génération Y, née dans les années 1980 et au début des années 2000, et comme eux nous nous posons beaucoup de questions et nous ne sommes pas prêts à suivre aveuglément les institutions, qui nous demandent de nous contenter de notre sort. Nous avons une préférence pour le monde horizontal et démocratique, que propose Anonymous, le mouvement des Indignés, ou Occupy Wall Street, plutôt que le monde vertical et autoritaire que l'on nous propose actuellement, et où tout se décide sans la population.

Nous ne faisons pas partie de cette nouvelle génération de catholiques montrée dans les médias, qu'on appelle la génération Jean-Paul II et Benoît XVI, qui peut ne représenter que 1% des catholiques pratiquants, venant souvent des grandes écoles et qui n'a pas à se battre pour trouver du travail. Elle est réactionnaire, obéissant à la hiérarchie ecclésiale, accros aux valeurs familiales et aux génuflexions. Nous faisons partie de cette "génération catholique sacrifiée" à l'époque de Jean-Paul II et Benoît XVI, venant des milieux ouvriers et agricoles, voire des classes moyennes, que l'on peut retrouver au sein de la JOC et la JOCF, la JEC, ou le MRJC, qui ont refusé de soutenir la Manif pour tous. Cette nouvelle génération de catholiques ont choisi comme en Irlande de s'ouvrir aux autres.

Pourquoi la révéler ? Parce cela peut nous donner une nouvelle dimension et une nouvelle motivation. Pour que les gens aient confiance en nous, il faut donc que le masque tombe. Renoncer aux faux-semblants et aux déguisements est une bonne chose, mais cela peut générer l'inquiétude de certains paroissiens qui n'ont pas notre ouverture d'esprit. Vous pouvez toujours nous surnommer tai_gong_wang et freyr1978, car ces pseudos font partie de notre vie sur internet.

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Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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