Publié le 30 Septembre 2015

Vatican Insider dans on article du mercredi 30 septembre 2015 nous montre que l'Église africaine en vue du synode d'octobre sur la famille est principalement déployé sur les positions traditionnelles. Mais certains prélats s'ouvrent à la flexibilité, du Ghana à l'Afrique du Sud. "Au synode de l'Afrique doit parler d'une seule voix", avait dit Mgr Mbilingi Gabriel, archevêque de Lubango, en Angola et Président du Symposium des Conférences Épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM), le 11 Juin à Accra lors d'une réunion consacrée à la prochaine synode de l'Église sur le thème de la famille par les évêques du continent.

La position des évêques africains en vue du Synode d'octobre serait pense-t-on monolithique, cependant, cette vision est simpliste. Sans aucun doute l'année dernière, dans le continent on trouva une vision plus rigoureuse de la famille, tout d'abord celle du cardinal archevêque de Durban, en Afrique du Sud, Wilfrid Fox Napier, qui en octobre sera parmi les quatre présidents délégués du synode. Une ligne qui a été réitéré lors de la réunion à Accra par le cardinal Robert Sarah, qui a exhorté les participants à "ne pas avoir peur de répéter" l'enseignement reçu sur les questions du mariage et de la famille. Mais, dans la même capitale ghanéenne, il y avait prélats dont les récentes déclarations sur la possibilité d'un débat le plus vif sur au moins une question ouverte : l'accès possible à l'Eucharistie des divorcés remariés.

Si trois des cinq cardinal qui sont intervenu à Accra (les archevêques John Njue de Nairobi, Polycarp Pengo de Dar Es Salaam et Christian Tumi, Archevêque émérite de Douala) semblent se poser essentiellement la même ligne que l'archevêque guinéen Mgr Sarah, une vision différente s'est ouverte à travers le discours de Berhaneyesus Souraphiel. Le cardinal éthiopien, qui a reçu le chapeau rouge du pape François au cours du dernier consistoire, a récemment expliqué qu'il attendait "une nouvelle flexibilité" après le synode. L'utilisation d'un terme cher aux tenants de la thèse de l'ouverture (également appelé "miséricorde"), dont le cardinal Walter Kasper est considéré comme la source d'inspiration, montre que les postions ne sont pas aussi assise qu'on pourrait le croire en Afrique.

Dans le même sens, à l'ouest du continent, Mgr Charles Palmer-Buckle, qui est archevêque d'Accra et qui, contrairement à Souraphiel, participera en tant que délégué au synode (alors que le cardinal y siègera d'office). Le prélat ghanéen a fait valoir que le véritable enjeu n'est pas "de faire des déclarations avec une approche globale", mais "quand une personne vient à moi, je m'assoie avec elle, ou avec sa famille pour discuter de la situation et trouver des solutions dans des cas individuels".

Des signaux clairs dans ce sens arrivent, enfin, par l'Église d'Afrique du Sud, où les positions du cardinal Napier ne sont pas les mêmes que celle des délégués de la Conférence épiscopale (SACBC, qui comprend également les évêques du Swaziland et du Botswana). Ces derniers - Mgr Stephen Brislin de Cape Town et Mgr Zolile Mpambani Kokstad - ont reçu un mandat explicitement axée "sur la position de 'miséricorde' et de la vertu qui se trouve au milieu, qui ne soit pas trop rigide ou relative", a rapporté l'agence catholique panafricaine Canaan. Il faut se rappeler, en outre, qu'en août Mgr Mpambani, dans un message écrit à la tête de la SACBC pour l'apostolat de la famille a fait allusion à des hommes et des femmes qui "ont perdu un conjoint, dans décès ou divorce, mais le mariage est pour eux une valeur."

Quand on regarde l'Afrique du Sud en ce qui concerne la troisième question laissée ouverte par le synode extraordinaire de 2014, qui a trait à l'accueil des homosexuels : un thème sur lequel même les évêques comme Souraphiel et Palmer-Buckle sont en ligne avec la majorité de l'Église continentale, qui se méfient de ce qui est considéré comme une tendance qui n'"est pas africaine." Cependant, déjà, en janvier de l'année dernière, l'hebdomadaire catholique "The Southern Cross" (dont la SACBC est l'actionnaire majoritaire) avait appelé cette considération comme une "fiction", un fantasme.

"Le préjudice et la persécution des homosexuels enfreignent la doctrine catholique", nous disait l'éditorial de "The Southern Cross", consacré en particulier à la loi "anti-gay" votée par les parlements du Nigeria et de l'Ouganda. En quelques lignes, il mentionne explicitement que le Catéchisme recommande d'éviter "toute marque de discrimination injuste" contre les homosexuels. Le même texte est tiré de l'une des trois sections du rapport final du synode extraordinaire qui n'a pas obtenu le vote des deux tiers.

Cet article nous livre une vision intéressante de la diversité d'opinion au sein de l'Église en Afrique et qui montre que le synode n'est pas encore joué notamment à propos des deux principaux problèmes qui s'y pose, la place des divorcés remariés et des couples de même sexe.

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Publié le 29 Septembre 2015

Synode provincial à Lille : «Chaque paroisse portera un projet d'accueil»

NordÉclair.fr dans on article du lundi 28 septembre 2015 nous montre que le synode provincial de Lille-Arras-Cambrai influera sur la vie des paroisses de Lille. De l’apparition de coordinateurs, aux projets d’accueil des migrants en passant par les «grands dimanches». L’heure est «aux retrouvailles».

«Ce synode est un mouvement de vie missionnaire déjà engagé. » Arnauld Chillon, recteur de la cathédrale Notre-Dame de la Treille, respire. La célébration de dimanche (nos éditions précédentes) a constitué une réussite complète. «Cela fait partie de ces jours où l’on peut dire : J’y étais ! J’adore cette Église qui vit sa relation au monde comme un dialogue.» Ce qui tombe plutôt bien puisque beaucoup reste à faire. Concrètement, les paroisses de Fives, Lezennes et Hellemmes verront l’apparition de deux coordinateurs paroissiaux chargés de faire le lien entre les différents acteurs. «Une intuition».

Des équipes missionnaires auront, elles, à promouvoir une nouvelle forme de proximité basée sur le rapport à l’autre. Une démarche voulue plus active et dont l’un des objets «est de se remettre en curiosité l’un de l’autre». Pas de reconquête de terrain mais «des retrouvailles» précise le recteur. Le terme sous-tend de nombreux projets issus de la restitution du synode. «De grands dimanches, véritables réunions conviviales et intergénérationnelles, seront proposés à Lille à l’image de ces repas de famille dominicaux où tout le monde se retrouve.» Y compris les migrants arrivés depuis peu à Lille. «Chaque paroisse portera un projet d’accueil. Un animateur pastoral jouera le rôle d’interface avec la mairie. »

Sans occulter les publics fragiles. «Conseils de solidarité, repas aux plus démunis. Nous sommes déjà structurellement présents». Enfin, les paroisses du centre-ville (Saint-Maurice, Saint-Étienne et Saint-Sauveur) conduiront, comme d’autres, un projet pastoral commun dont les lignes seront bientôt définies, «pour aller quelque part et vers quelques-uns». Pour y arriver, l’Église se donne jusqu’à la Pentecôte 2016 pour faire passer, auprès de ses fidèles, les grandes orientations (mission, proximité, communion, participation) de ce synode provincial censé inventer «des paroisses toujours plus vivantes et vivifiantes».

Comme le montre synodelac.fr, le synode provincial de Lille-Arras-Cambrai demande aux paroisses, après avoir convoqué une assemblée paroissiale d’établir un projet pastoral élaboré pour une durée déterminée, relu et évalué régulièrement, mais aussi que l’animation des paroisses est de la responsabilité de tous, et de chacun au service des autres. Le synode demande également que le gouvernement de la paroisse s’exerce dans un partenariat effectif et inventif avec les laïcs, plus particulièrement avec les membres des équipes d’animation paroissiale (EAP), tout en rendant indispensable la connaissance et la reconnaissance des missions des animateurs laïcs en pastorale (ALP).

Les acteurs de l’animation paroissiale devront être divers. Les prêtres sont toujours les pasteurs indispensables des paroisses, garants de la communion, de l’annonce de l’Évangile et ministres des sacrements. Les diacres ont leur mission propre en partenariat avec les prêtres et les laïcs. Tandis que les fidèles laïcs nombreux à s’engager dans la vie des paroisses, ont une mission particulière au service de l’ensemble dans les ALP. Le synode constate enfin la fécondité des EAP. En raison du manque de prêtres, certaines seront appelées à participer effectivement à l’exercice de la charge pastorale de la paroisse.

Un choix intéressant qui peut donner des paroisses plus libre et aidant au mieux les prêtres et les évêques surchargés de travail, en invitant les laïcs à jouer leur rôle. Espérons que ces initiatives ne connaitront pas de freins. Après tout comme le dit ce synode : "Inventons les paroisses de demain !"

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Publié le 29 Septembre 2015

Reuters.com nous montre dans son article du lundi 28 septembre 2015 que le pape François a attendu que sa visite historique aux États-Unis soit achevée pour s'aventurer dans le débat sur le mariage des homosexuels, affirmant le droit à l'objection de conscience.

Dans l'avion le ramenant dans la nuit de dimanche à lundi vers Rome, le chef de l'Église catholique a estimé qu'un fonctionnaire ou un dépositaire de l'autorité publique devait être autorisé à s'abstenir d'accomplir des actes allant à l'encontre de ses convictions religieuses.

Le pape François répondait à une question posée par un journaliste sur Kim Davis, cette employée des greffes d'un comté du Kentucky qui a été arrêtée pour outrage à magistrat et écrouée au début du mois pour avoir refusé de délivrer des certificats de mariage à des couples homosexuels malgré l'arrêt de la Cour suprême des États-Unis, qui a légalisé fin juin le mariage homosexuel dans l'ensemble des États de l'Union.

"L'objection de conscience doit s'intégrer à toute structure judiciaire parce qu'elle est un droit", a-t-il dit. "Si on n'autorise pas autrui à être objecteur de conscience, on le prive d'un droit", a-t-il insisté. Sauf qu'il y a un gros problème à utiliser ce terme, puisqu'un objecteur de conscience est opposé en toutes circonstances à l'usage personnel des armes, pas au mariage de même sexe. C'est ici une définition biaisé de la conception de l'objecteur de conscience.

Le pape François a achevé par une messe en plein air devant des centaines de milliers de personnes dimanche à Philadelphie sa visite aux Etats-Unis, marquée par ses prises de position en faveur de l'immigration ou de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le souverain pontife, âgé de 78 ans, a également fait quelques allusions à la position de l'Église catholique sur le mariage homosexuel, exprimant notamment des inquiétudes quant aux modifications "juridiques" de la définition de la famille. Mais il a pour l'essentiel évité ce thème qui fait l'objet d'un intense débat aux États-Unis.

On s'attendait ainsi à ce qu'il évoque samedi soir la question de la liberté religieuse, sur laquelle s'appuient les partisans de Kim Davis pour la défendre. Mais le pape François s'est écarté des notes écrites de son discours et a opté pour des propos sur l'amour et l'importance des familles.

"Il a voulu construire des liens et non pas diviser, et ce sujet est l'un de ceux qui polarisent le plus la société américaine contemporaine", analyse Stephen Pope, qui enseigne la théologie au Boston College. Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, l'a confirmé: le pape, a-t-il dit dimanche peu avant le départ de la délégation pontificale, "est venu ici pour délivrer un message positif. Il ne souhaite pas je pense s'inscrire dans des polémiques ou des débats."

Radio Vatican nous montre que le pape a aussi répondu dans cette interview de 45 minutes à la question de savoir si la réforme récente des procédures de reconnaissance de nullité de mariage n’est pas un "divorce catholique", le Pape a répondu : "Dans la réforme des procès de nullité, j’ai fermé la porte à la voie administrative qui était la voie par laquelle le divorce pouvait entrer". La simplification des procédures en nullité matrimoniale a été demandé par la majorité des pères synodaux lors du synode de l’an passé, a t-il fait remarquer.

Il a tenu à préciser que le récent Motu Proprio pris adopté en ce sens n'était en aucun cas la porte ouverte à un "divorce catholique" : "ce n’est pas un divorce parce que le mariage est indissoluble quand il est un sacrement, et l’Eglise ne peut le changer, c’est la doctrine, c’est un sacrement indissoluble" a t-il martelé. Concernant l'épineuse question de l'accès aux sacrements pour les divorcés-remariés, le pape a répondu : "Il me semble un peu simpliste de dire que le synode soit la solution pour ces gens et qu’ils peuvent communier. Ce n’est pas la solution, l’unique."

Il est revenu sur la crise migratoire et l'apparition de nouvelles barrières en Europe : "Vous savez comment finissent les murs : tous s’écroulent, a t-il dit, ces murs ne sont pas une solution". Questionné sur les bombardements en Syrie, le Pape a répété ce qu'il avait dit au Congrès américain et aux Nations unies : à savoir qu'il fallait les éviter. Le pape François s'est aussi félicité de l’annonce par le gouvernement colombien d’un prochain accord avec les Forces armées révolutionnaires colombiennes, pour lequel le Saint-Siège a joué un rôle déterminant, il a également redit toute son admiration pour le peuple chinois et souhaiter que les relations continuent à aller de l'avant avec Pékin.

Pour la pédophilie la pape François a parlé de "sacrilège". "Les abus, nous savons qu’il y en a partout : dans l’environnement familial, dans le voisinage, les écoles, les salles de sport, mais quand un prêtre commet un abus, c’est très grave, parce que la vocation d’un prêtre est de faire croître l’enfant, la jeune fille, vers le haut, vers l’amour de Dieu, (…) c'est presque un sacrilège".

Que le pape François soit opposé au mariage de même sexe n'est nullement étonnant, mais fait-il cette démarche pour ouvrir un appui des conservateurs pour une ouverture au synode ? Nous n'en savons rien et après tout nous verrons bien. Cette interview démontre surtout son profil modéré cherchant l'union entre les contraires et la paix là où les conflits existent, mais qui est toujours intransigeant sur la pédophilie.

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Publié le 28 Septembre 2015

L'Amérique conquise par le pape François

LePoint.fr dans son article du lundi 28 septembre 2015 nous montre que le pape François a quitté dimanche 27 septembre les États-Unis après avoir célébré une messe géante à Philadelphie, point d'orgue d'une visite de six jours pendant laquelle il a imposé son message sur des thèmes controversés tels que l'immigration, l'écologie ou la famille. "Je n'ai jamais vu autant d'enthousiasme, on est tous unis", s'est exclamé Manuel Portillo, 54 ans, originaire du Guatemala, qui vit à Philadelphie depuis vingt-deux ans et a apprécié les propos "fantastiques" du pape sur l'immigration. Il s'agissait du premier déplacement de Jorge Bergoglio, 78 ans, dans ce pays, qui l'a emmené à Washington, puis à New York et à Philadelphie, où il a clôturé la 8e rencontre mondiale des familles catholiques. Le prochain rendez-vous a été fixé dans trois ans à Dublin.

Devant plus d'un million de personnes, selon le Vatican, il a célébré une dernière messe géante après avoir rencontré dans la matinée des victimes de pédophiles et des détenus. À cette messe, le souverain pontife a repris avec force deux thèmes déjà présents dans ses discours au Congrès et aux Nations unies : la défense de la famille qu'il a encouragé à fonder et la protection de l'environnement. "On ne peut plus tolérer des divisions stériles. Le défi urgent de sauvegarde de notre maison inclut l'effort de réunir la famille humaine tout entière dans la recherche d'un développement intégral et durable", a-t-il dit, revenant sur le réchauffement climatique et la pollution, à deux mois de la conférence COP21 de Paris. Arrivé en papamobile sous les vivats et les cris des personnes massées le long de la grande artère de la ville, le pape François a embrassé des enfants et béni des rubans de prières de sans-logis.

Dimanche matin, le pape avait rencontré cinq victimes de pédophiles. "Dieu pleure" quand des enfants subissent des abus sexuels, a déclaré le pape François, promettant que les responsables "répondront de leurs actes". Il a reçu pendant une demi-heure trois femmes et deux hommes, victimes d'actes pédophiles commis non seulement par des prêtres mais aussi par des éducateurs ou des membres de leurs familles. Au Vatican, il avait déjà pris des mesures en juin, limogeant deux évêques américains qui avaient fermé les yeux sur ces forfaits et créant une instance judiciaire chargée de juger les évêques ayant couvert des crimes pédophiles.

Il s'est ensuite rendu dans la maison d'arrêt de Curran-Fromhold pour y rencontrer une centaine de détenus. Il y a dénoncé des systèmes carcéraux qui ne cherchent pas à "soigner les blessures" et à procurer de "nouvelles possibilités". Dans un pays au système carcéral critiqué pour ses abus, le pape avait appelé jeudi les élus du Congrès à abolir la peine capitale.

Tout au long de son voyage, les foules ont été aux rendez-vous sur les avenues, curieuses et séduites par ce pape qui, au pays des grosses voitures, a voyagé en Fiat 500 ou en papamobile ouverte et s'arrêtait pour rencontrer, embrasser ou écouter. D'un foyer de sans-logis à une école pour enfants d'immigrés, le pape François a privilégié les rencontres directes avec les défavorisés, moments où il a semblé être le plus à l'aise.

Le dixième voyage du pape argentin à l'étranger avait commencé à Cuba, où il avait appelé à l'ouverture et à la réconciliation entre Cubains en ménageant le régime castriste. Facilitateur du dialogue entre La Havane et les États-Unis, le pape François a été accueilli par le président Barack Obama et reçu en grande pompe à la Maison-Blanche. Il a mis dès le premier jour l'accent sur un sujet qui divise les Américains en pleine campagne électorale : l'immigration. Le pape, qui s'est défini comme "le fils d'une famille d'immigrés" (italiens en Argentine), s'est référé à Abraham Lincoln et à Martin Luther King pour appeler à s'inspirer de leurs exemples et à retrouver les valeurs fondatrices de la nation américaine : courage, brassage des cultures, liberté religieuse.

Dans un discours devant le Congrès, une première pour un pape, il a demandé aux élus d'assumer leurs responsabilités pour assurer un système économique plus équitable. Il a aussi plaidé devant l'ONU pour les exclus et la protection de la Terre. Ces prises de position n'ont pas plu aux plus conservateurs du Parti républicain. Mais les critiques ont été globalement modérées, et la presse américaine a accordé une très large place à la couverture du pape.

Parmi les temps forts, la rencontre sur le lieu des attentats du 11 Septembre, à Manhattan, où le pape a condamné la violence au nom de la religion. Tout au long de son voyage, au programme très chargé, le pape François a montré parfois des signes de fatigue, boitant en raison d'un problème de hanche. Il a aussi improvisé comme samedi lorsqu'il a lancé un plaidoyer pour la famille, malgré "les assiettes qui volent" et les "belles-mères".

Le pape François part des États-Unis en réussissant à donner son message sur la protection de l'environnement et la défense des plus pauvres, en dehors de son opposition sur le mariage de même sexe qui risque d'avoir plus d'opposition et à recevoir une bonne écoute, jusqu'à étonner par son immense popularité dans un pays majoritairement protestant.

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Publié le 27 Septembre 2015

RTL.Fr nous montre qu'au dernier jour de sa visite historique aux États-Unis, le pape François a rendu visite ce dimanche 27 septembre 2015 dans la matinée à Philadelphie à un groupe de victimes d'actes pédophiles commis non seulement par des prêtres mais aussi par des éducateurs ou des membres de leurs familles.

"Dieu pleure pour ceux qui ont été agressés. Ceux qui ont souffert sont devenus de vrais héros de la miséricorde", a-t-il dit devant les évêques réunis, promettant que les responsables "répondront de leurs actes". "Nous devons à chacun d'eux notre gratitude pour la grande valeur qu'ils ont démontrée dans la terrible épreuve qu'ils ont subie".

Le pape a reçu durant une demi-heure au séminaire San Carlo Borromeo où il réside, trois femmes et deux hommes, "victimes quand ils étaient mineurs d'abus sexuels perpétrés par des membres du clergé, des éducateurs et des membres de leurs familles", a précisé le Vatican dans un communiqué. Ces cinq personnes étaient accompagnées de membres de leurs familles, par le cardinal de Boston, Sean O'Malley, qui préside la commission vaticane de protection des mineurs, et par l'archevêque de Philadelphie Charles Chaput.

"Chers frères évêques, j'ai dans mon cœur la souffrance de ces jeunes qui ont été agressés sexuellement, et cela continue à peser en moi", a déclaré le pape. "Ceux qui avaient la responsabilité de prendre soin de ces êtres tendres les ont violés, leur causant une grande souffrance. Ces agressions ne peuvent être tenues secrètes et je m'engage à être très attentif à cette question pour assurer que les jeunes seront protégés et que tous les responsables devront répondre de leurs actes", a-t-il insisté.

"Le pape a écouté les témoignages des visiteurs et leur a adressé quelques paroles, avant de s'adresser à chacun d'eux individuellement. Il a prié avec eux, manifestant sa participation à leur douleur et sa honte pour les blessures infligées par des membres du clergé". "Le pape a exigé que toutes les victimes puissent être écoutées et traitées avec équité, que les coupables soient punis et que ces crimes soient combattus par une prévention efficace dans l'Église et dans la société", a ajouté le Vatican. Le pape a remercié les victimes pour "leur contribution essentielle visant à rétablir la vérité et initier un chemin de guérison".

Le pape François avait évoqué deux fois les crimes de pédophilie à Washington et New York, mais les associations d'anciennes victimes avaient estimé qu'il prenait surtout en pitié l'Église américaine pour ce scandale dévastateur qui avait éclaté dans les diocèses de Boston et de Philadelphie. Benoît XVI avait rencontré des victimes en 2008 à Boston. Benoît XVI et le pape François ont initié une lutte beaucoup plus dure contre la pédophilie dans l'Église, également contre les évêques qui ont couvert les criminels.

Le pape François désire que l'Église soit près des victimes et que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes pour qu'elle puisse mener une véritable prévention, toute son attention sera mise sur ce dossier.

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Publié le 27 Septembre 2015

Philadelphie : le pape François exalte les valeurs de la famille

LeParisien.fr dans son article du dimanche 27 septembre 2015 nous montre que samedi soir, le chef de l'église catholique a assisté à un concert géant, avec en vedette la reine de la soul Aretha Franklin. Après le récital de la chanteuse, fille d'un pasteur baptiste, et des témoignages de familles éprouvées venues du monde entier, il a livré un plaidoyer passionné pour la famille, «une usine d'espérance» et «la réalité la plus belle que Dieu a créée». Parfois, «les assiettes volent», a-t-il relevé avec humour, mais Dieu «n'abandonne pas» les couples qui se disputent.

Dans un texte qu'il n'a pas lu mais qui a été validé par le Vatican, il a demandé aux gouvernements de garantir des lois qui protègent les familles socialement. «On ne peut pas, a-t-il écrit, qualifier de saine une société lorsqu'elle ne garantit pas une réelle place à la vie de famille». Le pape est très attendu sur le mariage et la famille au synode des évêques qui s'ouvre dans huit jours sur ces sujets au Vatican. Alors que certains évêques américains s'inquiètent des ouvertures possibles sur le divorce ou encore l'homosexualité, le pape a affirmé à Washington que la famille était «menacée de l'extérieur et de l'intérieur». La famille n'est pas menacée, elle doit s'adapter aux changements comme toutes institutions. Il a aussi défendu devant l'ONU «une loi morale inscrite dans la nature humaine, qui comprend la distinction naturelle entre homme et femme». Cette loi naturelle a beaucoup de mal à expliquer l'existence de l'homosexualité dans l'histoire, puisqu'elle met à mal, le fait qu'il n'y a eu que des couples hétérosexuels. L'histoire nous livre des exemples évitant des raccourcis aussi facile.

À l'Independance Hall de Philadelphie, où a été proclamée la déclaration d'indépendance américaine en 1776, le pape a exalté les idéaux de liberté du pays, particulièrement la liberté religieuse. «La Déclaration d'Indépendance a affirmé que tous les hommes et toutes les femmes sont créés égaux, qu'ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables, et que les gouvernements existent pour défendre ces droits. Ces paroles vibrantes continuent de nous inspirer», a souligné le pape. Si tous les hommes et femmes sont créés égaux pourquoi alors s'opposer à de nouveaux droits pour les homosexuels ? Puisqu'ils sont aussi des hommes et des femmes.

Il s'exprimait devant des milliers d'immigrants et a rencontré plusieurs de leurs familles. Les plus nombreux étaient les hispaniques, qui représentent 40% des catholiques américains. Le sens élevé de la liberté a conduit aux «grandes luttes qui ont conduit à l'abolition de l'esclavage, l'extension du droit de vote, la croissance du mouvement des travailleurs, et l'effort progressif pour éliminer toute forme de racisme et de discrimination dirigés contre les vagues successives de nouveaux Américains», a salué le pape François. Le pape a oublié une discrimination, celle qui est sexuelle. Il a aussi rendu hommage à la richesse de la diversité religieuse américaine.

Le pape François se pose en défenseur de la famille en demandant que des lois les protégeant, tout en faisant l'hommage à la déclaration d'indépendance américaine de 1776, et aux combats pour la liberté. Un sous entendu pour le prochain synode ? On le verra au mois d'octobre.

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Publié le 26 Septembre 2015

Le pape appelle à un rôle accru des laïcs et des femmes dans l'Église

LaPresse.ca nous montre que le pape François a appelé samedi 26 septembre 2015 à Philadelphie, dernière étape de sa visite aux États-Unis, à un rôle accru des laïcs et des femmes dans l'Église catholique, confrontée dans beaucoup de pays à une crise des vocations.

«Nous savons que l'avenir de l'Église dans une société en évolution rapide appellera et même appelle déjà à un engagement beaucoup plus actif du laïcat», a souligné le souverain pontife dans son homélie à une messe dans la cathédrale des Saints Pierre et Paul de Philadelphie, devant beaucoup de représentants du clergé. «Notre défi, aujourd'hui, est [...] d'encourager un sens de la collaboration et de la responsabilité partagée» dans les paroisses, a-t-il précisé.

Il a salué en particulier «l'immense contribution que chaque femme, laïque et religieuse» à la vie des paroisses et des communautés catholiques. La majorité des personnes engagées dans l'Église catholique sont des femmes.

Le pape a cité l'exemple d'une religieuse de Philadelphie, Catherine Drexel, canonisée en 2000, qui faisait part de ses besoins au pape Léon XIII. Ce dernier lui a alors demandé : «Et vous? Qu'allez-vous faire ?», a rapporté le pape, en invitant les catholiques à «s'engager» dans l'Église.

Le pape a salué à cet égard pendant son voyage le travail «magnifique» des religieuses américaines auprès des migrants, des pauvres, et dans les écoles. Dans la basilique il a d'ailleurs choisi de faire passer sa procession au milieu des sœurs.

Pour autant, a souligné le pape, «cela ne signifie pas renoncer à l'autorité spirituelle dont nous avons été investis». Pour lui, les laïcs n'ont pas vocation à remplacer les prêtres. Le pape François a d'ailleurs déjà exprimé son opposition à la prêtrise des femmes.

Aux États-Unis, le nombre de nouveaux prêtres ne comble qu'un tiers des besoins de l'Église, selon le Center for Applied Research in the Apostolate (CARA) de l'Université Georgetown. Notamment parce que beaucoup de prêtres des années 1950 et 1960 sont décédés ou partis à la retraite, alors que le nombre d'aspirants à la prêtrise est stable, selon CARA.

Après sa messe, le pape devait rencontrer des religieux au séminaire St. Charles Borromeo, puis parler liberté religieuse avec des migrants. En soirée il présidera une veillée de prières avant un concert clôturant la VIIIe rencontre mondiale des familles catholiques qui s'est tenue cette semaine à Philadelphie.

Le pape François demande aux clercs de donner un rôle plus accru aux laïcs et plus particulièrement aux femmes, tout en collaborant réellement avec eux. Sans doute montre-t-il que les laïcs avaient eu un rôle minoritaire dans les décisions de l'Église et qu'il était temps d'y mettre un terme.

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Publié le 26 Septembre 2015

Le pape au Madison Square Garden plaide pour les oubliés des grandes métropoles

Reuters.com et Radio Vatican nous montre que lors de la messe au Madison Square Garden qui a eu lieu le vendredi 25 septembre 2015 à laquelle assistèrent 20 000 personnes, le pape François a centré son homélie sur la vie dans les grandes métropoles peuplées par de nombreux citoyens oubliés ou "de seconde classe".

"C’est l’étranger, l’enfant sans instruction, ceux qui sont privés d’assurance médicale, le sans toit, le vieillard délaissé. Ces personnes restent sur les bords de nos grandes avenues, dans nos rues, dans un anonymat assourdissant" a-t-il dit en espagnol.

Pour le pape le Christ nous conduit à la rencontre puisqu'il "nous retire de la mêlée de la compétition et de l’égocentrisme". Il signale aussi que la paix ne naît que de "l’acceptation des autres" et qu'elle n'est possible que quand "nous considérons ceux qui sont dans le besoin comme nos frères et nos sœurs".

Le pape François pousse un peu plus loin en disant que l'Église vit dans nos cités et qu'"Elle veut entrer en relation avec tout le monde, rester aux côtés de chacun".

Le pape arrivé à New York jeudi soir, a été chanté un peu plus tôt par des écoliers lors d'une visite à une école élémentaire catholique au service des enfants principalement latinos et noirs dans le quartier de East Harlem, tout en parlant avec des étudiants à la Our Lady Queen of Angels School.

Deux ans après son pontificat, le pape François a gagné l'admiration de beaucoup de gens aux États-Unis, avec les libéraux captivé par sa mise en avant de la satisfaction des besoins des pauvres, des immigrés et des sans-abri. Lors de son voyage, il a également souligné les valeurs conservatrices et les enseignements catholiques sur la famille.

Le pape François terminera son voyage américain de six jours à Philadelphie samedi et dimanche lors du sommet catholique des familles, la visite d'une prison et une grande messe en plein air.

Le pape François devant une foule importante demande à ce que les métropoles se souviennent de ceux qu'elle a oublié dans son culte de la réussite pour être auprès d'eux, une parole qui s'ouvre à une vision nouvelle de faire la vie en ville.

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Publié le 25 Septembre 2015

À New York, le pape François défend l'environnement et condamne le fanatisme

TF1.fr, francetvinfo.fr et NYtimes.com nous montre dans son article du vendredi 25 septembre 2015 que lors de son discours depuis la tribune de l'ONU, le pape François a demandé des "accords fondamentaux" sur le climat et dénoncé la guerre silencieuse du narcotrafic. A demi-mot, il a aussi évoqué le mariage gay.

Le souverain pontife estime qu'il "existe un véritable droit de l'environnement" devant être reconnu : "chaque dommage à l'environnement est un dommage à l'humanité" et "la crise écologique peut mettre en péril l'existence même de l'humanité". Il a souhaité le "succès" de l'"Agenda 2030 pour le développement durable" à l'occasion du sommet à l'ONU qui commence ce vendredi.

Le pape argentin a dénoncé "la guerre assumée et faiblement combattue" du narcotrafic, un "conflit, qui en silence, provoque la mort de millions de personnes". "Le narcotrafic est accompagné par la traite des personnes, le blanchiment des actifs, le trafic des armes, l'exploitation des enfants et par d'autres formes de corruption. Corruption qui a infiltré les divers niveaux de la vie sociale, politique, militaire, artistique et religieuse, en générant, dans beaucoup de cas, une structure parallèle qui met en péril la crédibilité de nos institutions", a-t-il dénoncé.

Abordant enfin un sujet très sensible qui divise à l'ONU les pays occidentaux et les pays du Sud, le pape François a dénoncé "la colonisation idéologique" qui impose aux "peuples" des "modèles de vie anormaux" et, "en dernier ressort, irresponsables". Il s'agit d'une allusion implicite à la soit disant théorie du genre (qui n'existe pas) et au mariage gay, qui a beaucoup de défenseurs dans la ville de New York où séjourne le pape jusqu'à ce soir. Ces styles de vie "sont étrangers à l'identité des peuples". Il a demande à l'ONU de reconnaître "une loi morale inscrite dans la nature humaine elle-même, qui comprend la distinction naturelle entre homme et femme". Ces propos risquent d'avoir un écho particulier aux rencontres mondiales des familles catholiques, que le pape va clôturer samedi et dimanche à Philadelphie. Ces propos ne sont en rien surprenant venant du pape François qui s'est toujours opposé au mariage gay en Argentine et il ne faut attendre aucun changement en ce sens de sa part, mais cette opposition semble stérile.

Le souverain pontife a critiqué les organismes financiers internationaux qui "soumettent les pays, de façon asphyxiante, à des systèmes de crédits qui assujettissent les populations à des mécanismes de plus grande pauvreté, d'exclusion et de dépendance". "Les plus pauvres sont mis au rebut, obligés de vivre des rebuts", a-t-il dénoncé, énumérant "la traite des êtres humains, le commerce d'organes, l'exploitation sexuelle des enfants, l'esclavage dans le travail, le trafic de drogue et d'armes, le terrorisme et le crime organisé".

Après son discours à l'ONU, le pape s'est rendu sur le site de Ground Zero. Il s'est recueilli au mémorial du 11-Septembre, à New York, où deux gigantesques fosses marquent l'emplacement des deux tours du World Trade Center. Il s'est entretenu avec des proches des victimes, avant de célébrer un office en présence de représentants d'autres religions, où il a déploré "un état d'esprit qui ne connait que la violence, la haine et la vengeance" et mis en garde contre un type d'"l'uniformité rigide" de la croyance qui mène au fanatisme. Et le pape conclue en disant qu'"Ensemble, nous sommes appelés à dire 'non' à chaque tentative d'imposer l'uniformité et "oui" à une diversité assumée et réconciliée", a-t-il dit.

Le pape François a rempli son rôle en demandant à l'ONU de tout faire pour la défense de l'environnement, dans la lutte contre le narcotrafic, tout en condamnant les études de genre sans les connaitre et le mariage gay qui ne s'oppose pas à une soit disant loi naturelle, sans oublier les organismes financier internationaux, en délivrant un message contre le fanatisme à Ground Zero.

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Publié le 24 Septembre 2015

Devant le Congrès américain, le pape met en garde contre le fondamentalisme

LePoint.fr nous montre que le pape François a exhorté jeudi 24 septembre 2015 les élus américains à mettre la finance, l'économie et la technologie au service de la maîtrise des défis des guerres, du changement climatique et des inégalités, mettant aussi en garde contre le danger du "fondamentalisme". Saluant le Congrès comme "la maison des hommes courageux", le pape s'est référé à des Américains illustres, d'Abraham Lincoln à Martin Luther King. "L'Amérique continue d'être, pour beaucoup, un pays de rêves." Sous des applaudissements nourris, il a condamné "le fondamentalisme, religieux ou non, et a mis en garde contre le réductionnisme simpliste qui voit seulement le bien ou le mal, ou les justes et les pécheurs". "Le monde contemporain, avec ses blessures ouvertes, exige que nous affrontions toute forme de polarisation", a-t-il dit.

Au-dehors, des dizaines de milliers de personnes ont pu regarder le discours du pape retransmis sur de grands écrans. Il s'agissait du premier discours d'un pape devant le Congrès américain. Il a appelé à "éliminer les nouvelles formes d'esclavage" et à répondre à "une crise de réfugiés d'une ampleur inconnue depuis la Seconde Guerre mondiale". "Sur ce continent aussi, des milliers de personnes sont portées à voyager vers le nord à la recherche d'une vie meilleure. Nous ne devons pas reculer devant leur nombre" mais "répondre d'une manière toujours humaine, juste et fraternelle" à leur situation, a-t-il plaidé. Il a par ailleurs reconnu que, "tragiquement, les droits de ceux qui étaient ici longtemps (les Indiens) avant nous n'ont pas été toujours respectés". À ces peuples, il "souhaite réaffirmer (s)a plus haute estime".

Le pape a encore demandé "l'abolition totale de la peine de mort" dans un pays où les exécutions sont encore pratiquées dans nombre d'États. "La société ne peut que bénéficier de la réhabilitation de ceux qui sont reconnus coupables de crimes." C'est très en phase avec les appels émanant d'organisations des droits de l'Homme et de nombreux pays qui se sont multipliés pour empêcher l'exécution par décapitation puis la crucifixion du jeune chiite Ali al-Nimr en Arabie Saoudite. François Hollande allant jusqu'à demander à l'Arabie Saoudite de "de renoncer à l'exécution".

Évoquant "les peuples enlisés dans le cycle de la pauvreté", le pape a appelé le Congrès à promouvoir "la juste utilisation des ressources naturelles". Il a invité à "limiter", "orienter", "mettre la technologie au service d'un autre type de progrès, plus sain, plus humain, plus social, plus intégral". "Le bien commun inclut la terre", a-t-il affirmé, assurant que les États-Unis et le Congrès à majorité républicaine avaient "un rôle important à jouer" pour lutter contre le changement climatique. "C'est le moment d'actions et de stratégies courageuses", a-t-il invité fermement.

Le pape François a évoqué la résolution de crises internationales, sans mentionner Cuba ou l'Iran nommément : "Lorsque des pays qui avaient été en désaccord reprennent le chemin du dialogue - un dialogue qui aurait pu avoir été interrompu pour des raisons les plus légitimes -, de nouvelles opportunités s'offrent pour tous." Le pape François a plaidé enfin pour la famille traditionnelle, "si importante dans la construction" de l'Amérique : Elle est menacée, peut-être comme jamais auparavant, de l'intérieur comme de l'extérieur." Que le pape ne s'inquiète pas, la famille traditionnelle n'est pas menacée, mais elle se trouve seulement dans un monde où les situations familiales sont de plus en plus diverses et en perpétuelle évolution.

Le pape François devant le Congrès a condamné devant les élus américains le fondamentalisme tout en demandant d'aider les réfugiés, l'abolition de la peine de mort, sans oublier de leur demander de mettre fin à la pauvreté en mettant la technologie au service du bien commun et en faisant une bonne utilisation des ressources naturelles. Le pape a choisi de ne pas faire plaisir, mais il demande juste aux élus américains de voir les périphéries qu'ils ont tendance à oublier.

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