Publié le 31 Octobre 2015

quel côté, pourtant c'est ce qui est arrivé le vendredi 30 octobre dans le deuxième Congrès continental de théologie amérindienne. Par conséquent, l'intervention de Mgr Alvaro Ramazzini, évêque de Huehuetenango (Guatemala), proposant "la lumière à la réforme de l'Église dans un monde controversé, pluraliste et inégalitaire", a eu un résultat surprenant par sa passion et sa force prophétique.

Certains peuvent se demander ce qu'il a dit, mais la vérité est qu'il n'a rien dit de nouveau, mais il assume simplement qu' il a participé aux discussions et à la rédaction du document que le pape François proposées à Aparecida. Mgr Ramazzini n'a pas caché qu'il croit dans une Église en route qui est dans un état permanent de mission, et présent dans les périphéries, avec les laïcs, dans les synodes, présente aussi dans les luttes sociales, dans un rôle prophétique, qui suppose l'option préférentielle pour les pauvres et qui reconnaît que "François est le porte-parole de ceux qui travaillent dans ce continent".

Dans le dernier discours de la journée, Virginie Azcuy a fait une réflexion de son statut de théologienne féministe, fondée sur la nécessité de construire une église inclusive qui accueille la voix des femmes, quelque chose qui apparaît dans le Concile Vatican II dans Lumen Gentium 32b et Gausium et Spes 29.

De la réalité sociale dans laquelle le féminicide est devenu le pain quotidien de nombreuses depuis de nombreuses parties de l'Amérique latine, Virginie Azcuy nous dit que les femmes montrent un désir d'égalité dans différents domaines, y compris l'Église, où le manque de dialogue se sent plus fluide entre le féminisme et le christianisme, avec de plus grands espaces d'écoute et de reconnaissance aux femmes, véritables protagonistes de la vie ecclésiale, parce qu'entre autres choses, sont celles qui mènent l'Église, accompagnant spirituellement la vie du peuple, étant les mères souffrant de douleur pour ceux qui souffrent de jour en jour. D'après elle et à raison : "Nous devons nous convaincre, qu'il n'y a pas d'Église sans les femmes."

Mgr Ramazzini montre que l'Église doit aller vers les périphéries là où s'est toujours trouvé le cœur de l'Église, tandis que Virginie Azcuy souhaite que l'Église donne une réelle place aux femmes dans l'Église. Un travail qui demande un certain appui qui espérons le aura un certain appui du pape François.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 31 Octobre 2015

Pour Oscar Beozzo, "le grand malheur de l'Église est le cléricalisme"

periodistadigital.com nous montre que le vendredi 30 octobre le deuxième Congrès continental de théologie amérindienne, dont le thème est "Une Eglise qui marche avec l'Esprit et les pauvres" a essayé de faire une analyse historico-théologique dans sa quatrième journée. Car il a reçu des voix autorisées sur l'étude et la connaissance de la réalité, destinés à fournir des indices pour aider à agir à l'avenir.

Le théologien brésilien José Oscar Beozzo, a analysé les "Différents modèles de l'Église en Amérique latine aujourd'hui." Basé sur l'hypothèse que la diversité des sensibilités ecclésiales est un élément qui est déjà présent dans les premières communautés chrétiennes, comme cela est reflété dans les livres du Nouveau Testament. De là, il fait une analyse historique du christianisme et, en se concentrant sur la réalité latino-américaine, montrant les causes des structures profondes de l'Église sur le continent. Il a cité l'anthropologue brésilienne Darcy Ribeiro, qui dit que l'Amérique latine "faisait partie des salutistes et des empires mercantilistes", notant comment le lien entre la foi et les empires ont influencé l'expérience chrétienne en Amérique latine, car la foi chrétienne a été imposée par un enserrement économique et politique.

Beozzo note que chaque Églises ont le droit à leur tradition et à réformer certains éléments ecclésiaux, par exemple, dans l'élection des évêques cela est nécessaire. Il souligne aussi l'importance du Pacte des Catacombes et de la Conférence de Medellin, qu'il appelle Vatican II en Amérique latine, et insiste sur le thème de la justice et de la paix qui en découle, dans le concept du peuple des pauvres et de l'importance des communautés ecclésiales de base comme la première structure de l'Église. Face à cela, le pouvoir est devenu une cause de beaucoup de problèmes des organisations ecclésiales d'aujourd'hui, notant que le grand malheur de l'Église est le cléricalisme, qui est dans les lignes de celui qui critique constamment le pape François.

Après cet aperçu historique, Carlos Schickendantz voulait faire des propositions qui aboutiraient "à une réforme de l'Église de l'action de l'Esprit dans les cœurs de tous les peuples." En préambule, une partie sur laquelle toute réforme doit déboucher sur un renouveau de l'esprit et un retour à l'Évangile qui transforme les formes de vie. Pour accomplir cette tâche qui est basé sur une idée que Carlos Mesters, qui a défini l'Esprit comme une énergie dans la direction du mouvement, qui nous conduit à ressentir le cours des choses, à discerner et rejoindre Schickendantz dans son l'intention de mettre en œuvre la réforme de l'Église et de ses structures.

Le théologien argentin parle de son approche à partir de trois points: une "révolution pacifique décisive" qui provoque des sauts quantiques dans la seconde moitié du XXe siècle, l'évolution négative postconciliaire et un regard sur l'avenir à effectuer comme une façon de procéder dans inconnue. Il dénonce l'européanisation historique de l'Église, qui a conduit à une politique de l'Église coloniale, qui est contraire à ce que désire le pape François et que certains veulent mener en Amérique latine. Il montre comment le choix du pape François a marqué un changement important dans la dynamique de l'Église, car c'est un choix pour réformer l'Église et la curie, avec la récupération des catégories théologiques de Vatican II qui étaient allés dans le fond du concile, que le Peuple de Dieu a appliqué. Le pape François encourage l'idée de la synodalité et ramène la méthode inductive dans la construction théologique.

Depuis cette nouvelle réalité de la vie ecclésiale, il a réussi à trouver les outils pour construire une Église différente, et Schickendantz nous invite à présenter à la conférence un regard sur l'avenir en rappelant que le Vatican propose "une nouvelle façon d'apprendre face à l'inconnu, une nouvelle façon de procéder", comme le montre le théologien français Christoph Theobald.

Une réflexion porteuse sur l'avenir de l'Église à dessiner sans cléricalisme et qui doit exprimer sa diversité pour qu'elle puisse ne pas avoir peur de l'inconnu, mais s'y aventurer.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 30 Octobre 2015

ouest-france.fr dans son article du vendredi 30 octobre 2015 nous montre que l'archevêque de San Salvador, Mgr Oscar Romero, a été «diffamé», «traîné dans la boue», «lapidé» par certains évêques et prêtres, avant et après sa mort, selon le pape lors d’une rencontre ce au Vatican avec environ trois cents pèlerins venus du Salvador.

L'archevêque, béatifié au printemps et qui pourrait être canonisé assez rapidement, avait été assassiné en 1980 par un commando d'extrême droite parce qu'il défendait les paysans pauvres expulsés de leurs terres.

Le pape argentin, qui a exprimé à plusieurs reprises sa proximité pour ce prélat plutôt conservateur mais qui défendait les plus pauvres, a attaqué très vivement, en recevant une délégation de l'Église du Salvador, ceux qui dans l'Église l'ont diffamé.

Improvisant à la fin de son discours, Jorge Bergoglio a estimé que «le martyre de Mgr Romero ne fut pas seulement au moment de sa mort : il avait commencé avant, il avait commencé avec les souffrances subies du fait des persécutions précédant sa mort. Son martyre a continué aussi postérieurement, parce qu'il ne suffisait pas qu'il soit mort : il a été diffamé, calomnié, traîné dans la boue. Son martyre a aussi continué de la main de ses frères dans le sacerdoce et dans l'épiscopat».

«Seul Dieu connaît l'histoire de la personne. Et il voit qu'ils la lapident avec la pierre la plus dure qui ait jamais existé : la langue», a martelé le pape François.

Le pape est revenu sur la figure de Mgr Oscar Romero, et a déclaré ce que tout le monde savait que des prêtres et les évêques catholiques qui l'on diffamé après son assassinat dans une campagne qui retarda sa béatification jusqu'au début de cette année. Son martyre a continué, par l'opposition à sa canonisation des ecclésiastiques conservateurs d'Amérique qui craignaient son association avec la théologie de libération enhardirait le mouvement qui soutenait que les enseignements de Jésus exigeaient que les disciples luttent pour la justice sociale et économique.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 30 Octobre 2015

Sudouest.fr montre dans son article du jeudi 29 octobre 2015 que le Conseil national pour la solidarité (CNS) de la Conférence des évêques de France (CEF) a exhorté ce jeudi les catholiques "à s'engager avec les migrants dans un esprit d'amour", dans un communiqué cosigné par ses organismes humanitaires.

"Il nous faut accueillir migrants et réfugiés", souligne ce texte qui cite un passage du Deutéronome ("Vous aimerez l'émigré car au pays d'Égypte vous étiez des émigrés") et rappelle que, dans l'Évangile de Matthieu, "Jésus s'identifie à tout étranger à accueillir".

Présidé par Mgr Jacques Blaquart (Orléans), le CNS regroupe des évêques, des religieux, des laïcs et 14 mouvements et services actifs dans le domaine de la précarité, dont le Secours catholique (Caritas France) et le CCFD-Terre solidaire, représentant au total 90 000 bénévoles ou salariés et près de 2 millions de bénéficiaires.

Dans son texte, le CNS invite à une "coordination concertée" dans chaque diocèse "afin de mettre au service de chaque famille d'exilés accueillie ou déjà présente sur le territoire un réseau de compétences, et d'éviter la superposition des dispositifs, voire une concurrence néfaste entre les acteurs".

Le conseil appelle aussi les communautés catholiques à "poursuivre et développer leur engagement au service de tous les autres migrants et personnes en grande précarité", soulignant qu'il ne faudrait pas que la mobilisation actuelle en faveur des réfugiés "donne à certains le sentiment d'être relégués, au risque de dresser des pauvres contre d'autres".

La crise des réfugiés et le "développement d'une culture de l'accueil en France" constitueront l'un des principaux thèmes de l'assemblée plénière des évêques de France, qui se réunira à Lourdes la semaine prochaine, du mardi au dimanche.

"Depuis que le pape François a lancé son appel (à accueillir au moins une famille dans chaque paroisse, le 6 septembre), 95% des diocèses ont mis en place une organisation" pour accueillir et accompagner les réfugiés, a indiqué jeudi à la presse le secrétaire général et porte-parole de la CEF, Mgr Olivier Ribadeau Dumas.

Mais l'arrivée prévue de 30 000 réfugiés en France sur deux ans dans le cadre d'un accord européen n'a pas commencé, a-t-il rappelé. "Nous sommes prêts à accueillir les migrants, nous attendons", a ajouté le porte-parole des évêques.

Le Conseil national pour la solidarité demande aux catholiques de s'engager aux migrants arguments bibliques à l'appui, espérons qu'il soit écouté, tandis que sur BFMTV.com François Hollande appelle ce vendredi 30 octobre 2015 à "ne pas ériger de murs ou de barrières à l'intérieur de l'Europe", à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec le chancelier autrichien Werner Faymann, alors que l'Autriche envisage de telles mesures face à l'afflux de réfugiés sur sa frontière avec la Slovénie pouvant inclure l'édification d'une clôture, qui serait une première dans l'espace Schengen.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 29 Octobre 2015

Adital.com.br du mercredi 28 octobre 2015 nous montre qu'avec le thème "Situation et pertinence globale du continent et de l'Église", la spécialiste péruvienne de science politique Cecilia Tovar présenta le mardi 27 Octobre, durant le deuxième jour du deuxième Congrès Continental de théologie amérindienne, les défis et opportunités de l'Église après le concile Vatican II. La philosophe dit que le moment présent est le passage d'un christianisme européen à un christianisme universel, en insistant sur les réformes et les questions proposées par le pape François, qui ont suscité une forte opposition au sein de la curie.

Cecilia Tovar est également une chercheuse, membre de l'Institut Bartolomé de las Casas (association fondée par le théologien péruvien Gustavo Gutierrez et un groupe de catholiques), en plus d'être l'auteur d'articles et de livres, tels qu'"être l'Église dans les temps de la violence" et "À l'Église dans la défense de la vie : le Pérou de 1980 à 2000".

Dans sa conférence, la chercheuse a expliqué qu'il y a trois grandes périodes de l'histoire de l'Église, en notant que la troisième période, qui a commencé avec le concile Vatican II (1962-1965), a promu le début d'une Église "véritablement universelle". Non pour elle mais pour elle, la période de réconciliation n'est pas "tombé du ciel", mais a été précédée par un "ferment" de théologiens, souvent condamnés, qui ont été interdit d'enseigner, mais considérés comme des spécialistes par le concile. "Ce fut une longue préparation et une lutte pour ouvrir les fenêtres de l'Église", réfléchit-elle.

Pour Cecilia la nomination durant cette période de personnalités conciliatrices qui ont, en quelque sorte, eues un rôle important dans l'Église amena des opportunités à l'Église. Celles-ci comprennent les papes Jean XXIII, Paul VI, Benoît XVI qui par sa démission a eu "un geste prophétique et sans précédent, démystifiant la papauté", et François qui selon elle propose un changement par la force, devenant un "acteur mondial important". Ce pape selon elle comprend la réalité et se rapproche du contexte pour aborder les "signes des temps" : la "mise à mort de l'économie", l'environnement, la migration (recommandant que toutes les paroisses bénéficient de ces familles), les guerres et le rôle des laïcs.

Elle rappelle également le pacte des Catacombes du groupe d'évêques rénovateurs, qui marquèrent la phase postconciliaire, en incitant aux changements liturgiques, dans l'attitude du dialogue avec le monde, dans l'ouverture à la modernité, la promotion de la séparation de l'Église et de l'État, le rôle des adultes des laïcs, l'œcuménisme et dans une attitude plus ouverte envers la sexualité, tout en mentionnant l'aile conservatrice des évêques alors minoritaire au concile qui s'est réorganisé et renforcé, devenant les néoconservateurs, qui se caractérisèrent par une offensive contre les "progressistes d'Amérique latine", et un troisième courant celui de l'Église des pauvres qui a commencé avec Jean XXIII, qui avait déjà défendu, même devant le concile, une Église des pauvres, qui existait à l'époque, et qui après Vatican II est théorisé en Amérique latine et a connu un grand nombre de martyrs.

Cecilia Tovar dit que le défi actuel de l'Eglise est le retour à l'essentiel, à un message chrétien qui fait sens pour le monde d'aujourd'hui et de restaurer la crédibilité de l'Église, immergés dans des scandales, afin de donner une autre façon d'être chrétien. "Nous sommes maintenant dans la transition", analyse-t-elle, en pointant comme un autre défi d'être une Église des pauvres pour les pauvres. "La question est de savoir comment nous pouvons contribuer à ce moment, et quel est notre rôle dans cette occasion historique. Nous ne pouvons pas rester passifs", dit-elle.

Cecilia Tovar nous montre au travers de son intervention pleine de références historiques que le concile Vatican II a ouvert le début d'une Église "véritablement universelle" et qu'il faut un retour à l'essentiel pour que l'Église retrouve sa crédibilité.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 29 Octobre 2015

LePoint.fr dans son article du mercredi 28 octobre 2015 nous montre que suspendu pour avoir publiquement avoué son homosexualité, le prêtre polonais Krzysztof Charamsa a envoyé une lettre au pape François dans laquelle il accuse l'Église de semer la haine contre les gays et de leur faire vivre «un enfer». «Vous et votre Église avez réussi à transformer notre vie d'homosexuels en enfer», affirme le prêtre dans cette lettre qu'il avait déjà évoquée, sans la diffuser. Elle avait été envoyée au pape le 3 octobre, deux jours avant un synode des évêques au Vatican consacré aux défis auxquels font face les familles. Ce jour-là, ce haut fonctionnaire du Vatican, un théologien âgé de 43 ans, a avoué publiquement son homosexualité et présenté à la presse son compagnon, avec lequel il vit à Barcelone.

L'évêque polonais dont il dépend l'a depuis suspendu, ce qui l'empêche de célébrer des messes et d'administrer des sacrements. «Si le salut que propose l'Église ne respecte pas la nature des homosexuels, eh bien, je n'en veux pas», écrit-il dans ce courrier au pape. Il s'y propose aussi pour défendre les homosexuels et réveiller une «Église endormie», «pétrifiée dans ses doctrines inhumaines, sans miséricorde ni charité», une Église «qui ne sait que poursuivre et détruire la vie de millions de gays qui sont des personnes spirituelles». «L'Église, accuse-t-il encore, les a transformés en lépreux exclus comme si les hommes pouvaient choisir leur orientation» sexuelle. Le prêtre appelle du coup «tous les cardinaux, évêques et curés homosexuels à avoir le courage de laisser cette Église insensible, injuste et violente».

Depuis 2005, l'Église interdit que des hommes ayant des tendances homosexuelles soient ordonnés prêtres. Mais la mesure est diversement appliquée, de nombreux évêques préférant fermer les yeux, tant que la chasteté est respectée. Avec son «coming out», M. Charamsa espérait influer sur le synode convoqué par le pape pour actualiser sa doctrine, mais la question de l'homosexualité n'y a été abordée que très brièvement, dans un document final approuvé dimanche, dans un paragraphe où il est précisé que l'Église «respecte» les homosexuels et condamne «toute discrimination injuste».

Le père Charamsa fait à travers cette lettre au pape un appel pour que l'Église s'ouvre aux homosexuels et condamne toute discrimination à leur encontre qui a le mérite de montrer à l'Eglise qu'elle ne fait pas œuvre de miséricorde à leur encontre.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 28 Octobre 2015

L'Église célèbre Nostra Aetate, pierre angulaire du dialogue interreligieux

Comme le montre L'OBS l'Église catholique a célébré ce mercredi 28 octobre 2015 avec une audience interreligieuse les 50 ans de "Nostra Aetate", une déclaration historique qui a jeté les bases, après des siècles d'antijudaïsme, du dialogue avec les juifs et toutes les autres religions. En présence de milliers de fidèles, des représentants de ces autres religions ont participé mercredi matin à l'audience hebdomadaire du pape François sur la place Saint-Pierre à Rome.

Le 28 octobre 1965, à la fin du concile Vatican II, plus de 2000 cardinaux, évêques et patriarches du monde entier ont adopté ce document très novateur. Le passage le plus important concernait les juifs, après des siècles d'"enseignement du mépris" d'une Église qui les accusait d'avoir provoqué la mort de Jésus et dont l'enseignement avait alimenté l'antisémitisme en Europe. "L'indifférence et l'opposition se sont muées en collaboration et bienveillance. D'ennemis et étrangers, nous sommes devenus amis et frères", a salué le pape mercredi matin.

Le texte cinquantenaire "a montré la voie : oui à la redécouverte des racines juives du christianisme, non à toute forme d'antisémitisme et condamnation de toutes les injures, discriminations et persécutions qui en ont dérivé", a-t-il insisté. Lors d'une conférence de presse après l'audience, le rabbin David Rosen, du Comité juif américain, a salué ce retournement "historique" ayant permis de construire une relation saine "après 2000 ans de haine". Mais en raison de réticences internes, cette "révolution n'a pu aboutir qu'en y incluant la relation avec toutes les autres religions, ce qui constitue une bénédiction exceptionnelle", a-t-il ajouté.

Un passage moins connu et beaucoup plus bref de "Nostra Aetate" ("À notre époque") exprime en effet l'"estime" de l'Église pour l'islam, et un autre s'adresse à toutes les autres religions, mentionnant le bouddhisme et l'hindouisme. "L'Église ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions", affirme le texte, en soulignant que leurs doctrines "reflètent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes". "Le dialogue fondé sur un respect confiant peut porter des (...) germes d'amitié et de collaboration dans tant de domaines", a estimé le pape mercredi. "Ensemble, nous pouvons louer le Créateur pour nous avoir donné le jardin du monde à cultiver et à garder comme un bien commun, et nous pouvons réaliser des projets communs pour combattre la pauvreté et assurer à chaque homme et à chaque femme des conditions de vie dignes", a-t-il ajouté.

En 1986, Jean Paul II avait complété "Nostra Aetate" avec une rencontre interreligieuse à Assise, rééditée en 1993 et en 2011. Des communautés catholiques comme Sant'Egidio ont ensuite intensifié ces échanges et ce dialogue. Lors de ces rendez-vous se pose toujours une question délicate: peut-il y avoir des moments de prière ensemble ou seulement côte à côte ? Mercredi matin, l'audience s'est ainsi terminée par un moment de prière silencieuse au lieu du traditionnel "Notre Père" en latin. "Que le Seigneur nous rendent plus frères entre nous et plus serviteurs de nos frères dans le besoin", a plaidé le pape avant ce moment de silence.

Avec les juifs, qualifiés de "grands frères" par Jean Paul II, le pape polonais et ses successeurs ont multiplié les gestes, se rendant par exemple plusieurs fois dans des synagogues. Avec l'islam, les efforts constants des papes et du Saint-Siège ont connu des revers, et le dialogue avec le chiisme est aujourd'hui plus prometteur qu'avec les nombreuses autorités religieuses sunnites, relèvent les experts.

Le pape François a visité la Mosquée bleue d'Istanbul et prévoit de se rendre fin novembre dans celle de Bangui, capitale d'une Centrafrique qui peine à sortir d'un conflit interethnique entre milices chrétiennes et musulmanes. Avec les religions traditionnelles animistes et les religions asiatiques le dialogue reste en revanche formel, limité à des messages et marques de respect, sans discussion théologique.

Pour le pape aucune religion n’est à l’abri de déviances fondamentalistes ou extrémistes, et que c'e n'est qu'à travers un dialogue ouvert et respectueux envers chaque individu dans son droit à vivre, sa liberté de conscience et de pensée, et sa liberté religieuse.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Concile Vatican II

Repost 0

Publié le 28 Octobre 2015

Pour Leonardo Boff la religion et la théologie sont "en hausse" dans le monde d'aujourd'hui

Adital.com.br dans on article du mardi 27 octobre 2015 nous montre qu'avec le thème "Le facteur religieux dans le contexte du conflit", Leonardo Boff a commencé le deuxième Congrès Continental de Théologie, qui se tient du 26 au 30 Octobre à Belo Horizonte (Minas Gerais - Brésil), pour discuter des questions sur la spiritualité, l'intégrisme et le terrorisme. Le théologien a noté que religion et la théologie sont "à la hausse" et sont actuellement des thèmes modernes qui mobilisent des milliers de personnes.

Le fondamentalisme, selon Boff, est l'interprétation et l'imposition d'une doctrine particulière qui serait la seule vérité possible, une position qui, en général, mène à l'incompréhension et de la violence. Pour lui, religion et politique marchent ensemble, par exemple, pour ce qui se passe dans l'Islam, où la religion est une force centrale qui maintient l'identité des personnes, en particulier en temps de crise. "Mais quoi qu'il arrive, vous pouvez être juste malade", a déclaré le théologien, en rappelant les grands conflits existants dans le Moyen-Orient.

Leonardo Boff a également déclaré qu'en plus de la religion, d'autres formes de fondamentalisme s'illustrent en citant la macroéconomie des "capitalistes", qui a imposé un seul mode de production et de consommation pour la société d'aujourd'hui. Le théologien dit que ce fondamentalisme est responsable des scénarios de déstabilisation des pays grecs et latins comme la crise au Brésil et en Argentine, qui ont "forcé" les gouvernements à obéir à une logique économique unique.

Citant la devise du Pentagone (USA) "un monde, un empire", Boff montre que les contraintes sont directement en face de ce que va vivre la communauté. Selon le théologien, Washington (États-Unis) a déclaré : "L'Amérique est en guerre", le monde a vécu sous le point de vue des conflits modernes, comme cela se passe avec les réfugiés européens actuels, qui seraient le résultat de guerres menées par l'Occident. Pour Leonardo Boff, nous devons préserver le lien avec la terre, parce que nous vivons dans une "fatigue de la culture".

Prônant une position plus autocritique, Boff a également rappelé que l'intégrisme individuel pratiqué est parfois inconsciemment. En tout temps, ce comportement appelle une réflexion du processus de mondialisation, qui permet aux gens d'interagir avec différentes personnes de différentes parties du globe.

Et pour le fondamentalisme, le théologien souligne aussi qu'il doit également aborder la question du terrorisme, une pratique qui, pour lui, installe et répand la peur dans l'esprit des gens. Pour a produire, le terrorisme a des caractéristiques telles que la nécessité d'actions qui soient spectaculaire et l'image que les attaques sont minutieusement préparés.

À propos de la spiritualité, Leonardo Boff a défendu la nécessité de sauver la connexion avec la terre, parce que "nous vivons dans une culture de la fatigue." Pour lui, l'avenir peut être déterminée à partir de deux points de vue : L' otique que le monde connaît une tragédie annoncée dans laquelle il est impossible de réparer les dommages déjà causés par l'homme, et l'idée d'une crise de civilisation, à laquelle il est possible de reprendre le chemin de l'équilibre, ce qui est le point de vue défendu par Boff.

Pour le théologien, la prochaine étape de l'humanité est, ensuite, de découvrir ce qu'il appelle le "capitalisme spirituel" de l'être humain. Ce qui signifie la migration de la tête au cœur et de sentir Dieu à partir de là. Une route qui offre un potentiel illimité, en termes de vie et aucune accumulation.

Paradoxalement, "aucune religion n'est toujours alimenté", a-t-il dit. Boff, relatant une conversation qu'il a eue avec le Dalaï Lama, dans laquelle le théologien a demandé au bouddhiste quel serait la meilleure religion. Surpris, Boff a déclaré que, selon le Dalaï-lama, la meilleure religion est celle qui fait de l'individu un homme meilleur, plus humain, compatissant et plus sensible.

Pour Leonardo Boff la prochaine étape pour les êtres humains est de découvrir leur capitalisme spirituel qui est infini, ne limite pas l'amour, la spiritualité, l'art, la communication, le pardon, la coexistence, la fraternité et qu'il est possible pour avoir une terre de bonne espérance, de civilisation bio, où l'axe structurant est la vie. Ces considérations doivent donc être construites dans une Église qui marche avec l'esprit et les pauvres.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 27 Octobre 2015

BFMTV.com nous montre que des évêques du monde entier ont lancé le lundi 26 octobre 2015 un appel solennel pour un "accord contraignant" à la conférence de Paris sur le climat (COP21), demandant "une décarbonisation totale d'ici à 2050" et une aide des pays "responsables du changement climatique" envers les "plus vulnérables". Ces prélats des cinq continents s'inspirent largement de l'encyclique "Laudato si" publiée en juin par le pape François, très engagé depuis le début de son pontificat dans la lutte pour la protection de l'environnement.

Les négociateurs de 195 pays qui se retrouvent à Paris fin novembre, pour tenter de sceller l'accord le plus ambitieux jamais conclu pour lutter contre le réchauffement, doivent "fixer un objectif pour la décarbonisation complète d'ici à 2050", affirme l'appel. "L'idée centrale est de faire progressivement disparaître les émissions produites par les combustibles fossiles et d'offrir à tout un chacun l'accès à une énergie renouvelable, saine, fiable et à un prix abordable", insiste le texte.

Les évêques catholiques demandent des "feuilles de routes précises" et des "révisions périodiques obligatoires" sur les engagements des différents pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, les évêques insistent sur le fait qu'il incombe "aux responsables du changement climatique d'aider les plus vulnérables à s'adapter et à gérer les pertes et les préjudices et de partager la technologie et le savoir faire". Les mesures de réduction d'émissions de GES doivent être prises par "tout les pays, lesquels reconnaissent leur responsabilité commune mais différenciée et leurs capacités respectives sur la base de leurs responsabilités historiques", ajoutent-ils.

Lors d'un point de presse au Vatican, des évêques d'Océanie sont intervenus pour rappeler les dangers menaçant leurs archipels: "Des régions et des nations entières sont menacées par la hausse du niveau des mers" provoquée par le réchauffement climatique, ont-il rappelé.

Les présidents des conférences épiscopales des cinq continents ont donc lancé un appel de manière inédite pour un "accord mondial juridiquement contraignant" limitant le réchauffement climatique souhaitant l'implication des plus pauvres dans le processus, et ce texte souhaite également que chacun ait accès à une énergie renouvelable, saine, fiable et qu’elle ne soit pas nucléaire.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 26 Octobre 2015

Gens du voyage : le pape François souhaite "une nouvelle histoire"

BFMTV.com nous montre que le pape François a reçu, ce lundi 26 octobre 2015, plus de 5.000 gens du voyage en pèlerinage à Rome en appelant à la fin des préjugés mais aussi des petits arrangements avec la légalité pour "que s'ouvre une nouvelle histoire".

Dans la grande salle Paul VI, chants, danses et témoignages ont marqué cette première rencontre de Jorge Bergoglio au Vatican avec des pèlerins venus du monde entier pour célébrer le 50ème anniversaire de la première visite d'un pape, Paul VI, dans un camp rom à Pomezia, au sud de Rome.

"Je voudrais que, pour votre peuple, s'ouvre une nouvelle histoire ! Que l'on tourne la page ! Il est temps d'éradiquer les préjugés séculaires, les méfiances réciproques qui servent de fondement à la discrimination, au racisme et à la xénophobie", a lancé le pape.

"Je connais les difficultés de votre peuple, j'ai pu voir les conditions précaires dans lesquelles vivent beaucoup d'entre vous", a-t-il dit, faisant allusion à ses visites dans les banlieues de Rome. "Nous ne voulons plus assister à des tragédies familiales où les enfants meurent de froid ou dans les flammes", a-t-il insisté, tout en demandant aux gens du voyage de faire de leur côté des efforts pour "s'intégrer".

"Au milieu de tant d'individualisme, c'est aussi votre devoir de travailler à construire des périphéries plus humaines. Vous pouvez le faire si vous êtes d'abord de bons chrétiens en évitant tout ce qui n'est pas digne de ce nom: mensonges, escroqueries, embrouilles, litiges", a-t-il expliqué.

Le pontife argentin a insisté en particulier sur l'instruction: "Vos enfants ont le droit d'aller à l'école, ne les en empêchez pas ! C'est le devoir des adultes d'assurer que les enfants fréquentent l'école !", a-t-il lancé en demandant aux États de "garantir des parcours de formation adéquats pour les jeunes gitans".

Plus que jamais le pape François va vers ceux qui sont marginalisés et plus particulièrement pour le gens du voyage qui sont victimes de préjugés discriminants et xénophobes tout en leur demandant d'être les protagoniste du changement à leur encontre, sans oublier de nous ouvrir aussi pour que nous leur tendions la main.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0