Publié le 31 Décembre 2015

Alors qu'il recevait de jeunes choristes au Vatican, le pape s'est confié à eux comme le montre LePoint.fr. Il dit chanter "comme un âne" et être parfois un peu trop autoritaire...

Le pape François a reconnu jeudi 31 décembre 2015 devant des milliers de jeunes choristes reçus au Vatican qu'il chantait "comme un âne". "J'aime le chant" mais "si je devais chanter, je chanterais comme un âne", a répondu le souverain pontife, grand amateur de musique classique, à une choriste d'une dizaine d'années qui l'interrogeait sur son amour du chant. "Je ne sais pas chanter", a-t-il précisé, racontant que sa mère lui avait donné le goût de la musique en lui faisant écouter tous les samedis après-midi un opéra à la radio.

À une autre choriste qui lui demandait s'il se mettait parfois en colère, Jorge Bergoglio, que l'on dit parfois autoritaire, a répondu par l'affirmative, ajoutant toutefois qu'il pensait alors à tous ceux qui avaient pu se mettre en colère à cause de lui. "La colère est un poison" et l'habitude de se mettre en colère est "une maladie", a-t-il affirmé, évoquant ceux qui semblent se "laver les dents avec du vinaigre" chaque matin pour mieux être en colère.

Interrogé sur ce qu'il voulait faire plus tard quand il était enfant, le pape François, 79 ans, a confié qu'il voulait devenir "boucher", déclenchant aussitôt les rires de ces 6 000 jeunes appartenant aux choeurs des "Pueri Cantores" (les enfants chanteurs).

Réunis à Rome pour leur 40e Congrès international, ces chanteurs, originaires du monde entier, ont consacré les derniers jours de l'année à donner des concerts dans les églises de la capitale, avant de participer vendredi à la messe pour la paix, célébrée par le pape François à la basilique Saint-Pierre. La fédération internationale des Pueri Cantores a été fondée en 1944 à Paris. Les membres organisent régulièrement leur congrès annuel dans la Ville éternelle, comme ce fut le cas en 2010, 2005 et 1999.

Le pape François se livre à de jeunes choristes et il n'a pas peur de mettre en avant ses défauts. Il devra se montrer solide pour éviter les colères face aux chantiers à venir.

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Publié le 31 Décembre 2015

"Une chance". C'est en ces termes qu'Angela Merkel va évoquer l'afflux record de réfugiés en Allemagne, dans son allocution du Nouvel An, mettant en garde contre ceux, "plein de haine", qui veulent "exclure les autres" comme le montre HuffingtonPost.fr en ce jeudi 31 décembre 2015. "J'en suis convaincue : si elle est correctement appréhendée, la grande tache actuelle qui consiste à accueillir et à intégrer tant de gens est une chance pour demain", déclarera la chancelière allemande.

L'allocution dans laquelle elle présente ses vœux aux Allemands pour 2016, dont le texte a été communiqué mercredi à la presse par ses services, a été enregistrée mercredi pour une diffusion jeudi soir à la télévision. "Il y a rarement eu une année où nous avons été autant mis au défi de mettre nos paroles en accord avec nos actes", a-t-elle relevé.

"Il est évident que l'afflux de tant de gens va encore nous demander beaucoup. Cela va coûter de l'argent, nous demander du temps et de la force - notamment en ce qui concerne l'intégration de ceux qui vont rester durablement ici", a-t-elle ajouté, contestée en Europe et en Allemagne dans son propre camp conservateur pour sa politique d'ouverture.

"Il est évident que nous devons aider et accueillir ceux qui cherchent un refuge chez nous", a-t-elle martelé, remerciant ses compatriotes pour leurs actions "exceptionnelles" en faveur des migrants. Selon le journal Sächsische Zeitung, l'Allemagne a accueilli en 2015 environ 1,1 million de migrants, soit cinq fois plus qu'en 2014. Le gouvernement va publier début janvier les chiffres officiels.

Sans les nommer, Merkel a mis en garde ses compatriotes contre les mouvements populistes hostiles aux réfugiés, à l'image du mouvement Pegida, particulièrement actif à Dresde dans l'est du pays, et du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD). "Il est important de ne pas suivre ceux qui, le cœur froid ou plein de haine, se réclament eux seuls de l'identité allemande et veulent exclurent les autres", a-t-elle insisté, appelant l'Allemagne "à ne pas se laisser diviser".

"Nous allons y arriver", a encore lancé Angela Merkel, reprenant la formule qu'elle martèle depuis des mois, et insistant sur le fait que l'Allemagne était "un pays fort" qui a surmonté d'autres défis, comme la Réunification, il y a un quart de siècle. La chaîne publique ZDF proposera sur internet un sous-titrage en arabe et en anglais de l'allocution de la chancelière afin "d'atteindre de nombreux réfugiés", a indiqué la chaîne dans un communiqué.

Dans cet horizon post-attentat, Angela Merkel semble être la voie de la raison face aux préjugés et aux peurs qui visent les réfugiés qui sont autant des victimes de Daech.

Pendant ce temps francetvinfo.fr nous montre qu'en France se trouve une autre "jungle" dont on a beaucoup moins parlé que celle de Calais (Pas-de-Calais). À Grande-Synthe (Nord), les migrants s'entassent dans une décharge à ciel ouvert. Dans ce camp situé près de Dunkerque, les conditions de vie sont encore plus difficiles. Ici, le nombre de réfugiés a explosé en quelques mois et ils vivent dans la boue et de simples tentes. Cet été, ils étaient 70, ils seraient aujourd'hui près de 3000.

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Publié le 30 Décembre 2015

Libération.fr dan son article du mercredi 30 décembre 2015 nous montre que le pape François devrait poursuivre en 2016, sur la lancée de ses trois premières années de pontificat, son programme de réformes du Vatican, entre manifestations du Jubilé, voyages au Mexique et en Pologne, et recommandations très attendues sur la famille.

Le calendrier pontifical officiel révèle déjà que Jorge Bergoglio, qui vient de fêter ses 79 ans et montre parfois des signes de fatigue, ne ralentira pas la cadence.

Le pape argentin est attendu en février au Mexique, pour un voyage très dense dans le deuxième pays catholique d’Amérique Latine, où il visitera des lieux liés à différentes problématiques : peuples indigènes, trafic de drogue, immigration aux États-Unis. Son deuxième déplacement l’emmènera en juillet dans le sud de la Pologne, à Cracovie pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Il devrait se rendre au camp d’extermination nazi d’Auschwitz.

D’autres voyages ne sont pas exclus. On a évoqué, sans confirmation, deux pays européens des «périphéries» : le Kosovo et l’Arménie, où le pape pourrait rendre hommage au peuple arménien victime d’un génocide en 1915/16 sous l’Empire Ottoman. En revanche, les perspectives d’un voyage en France en 2016 ne se précisent pas, pas plus qu’une tournée dans son pays natal, l’Argentine. En Italie, Jorge Bergoglio a annulé plusieurs déplacements en raison de son emploi du temps chargé. Il est attendu à la synagogue de Rome le 17 janvier.

Par ailleurs, le pontife entend poursuivre la réforme de la Curie, le gouvernement du Vatican, un travail de longue haleine qui rencontre des résistances et suscite des inquiétudes. «La réforme de la Curie ira de l’avant avec détermination, lucidité et résolution», a néanmoins prévenu le pape lors de ses vœux annuels prononcés le 21 décembre, dans une atmosphère glacée, devant les cardinaux et évêques qui travaillent au Vatican.

Parmi les grands chantiers, deux grands dicastères (ministères) devraient voir le jour : «laïcs, famille et vie» et «justice, paix et migrations». La réforme des médias du Vatican devrait progresser, et celle, particulièrement délicate, des structures économiques, s’approfondir. La réforme économique et financière a déjà provoqué un grand chamboulement, mal vécu, accompagné de craintes de réductions d’effectifs, en dépit des assurances qu’il n’y aura pas de licenciements.

L’autoritarisme, les critiques acerbes, le caractère colérique et imprévisible du pape sont souvent déplorées par une Curie qui ne se sent pas assez consultée. Paradoxalement, l’un des papes les moins aimés au Vatican continue de jouir d’une immense popularité chez les croyants et les non-croyants.

Très attendue également par les catholiques est «l’exhortation apostolique» sur la famille, des recommandations que le pape devrait publier en février, après les deux synodes successifs sur ce thème en octobre 2014 et octobre 2015. L’exercice s’annonce difficile face à l’antagonisme de deux courants minoritaires, conservateurs et progressistes, qui s’opposent durement sur des questions comme l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés. Ce document devrait donc être prudent, pour éviter tout risque de schisme, mais le pape, favorable à une forme de bienveillance pour ceux qui ne sont pas «en règle», devra aussi répondre à certaines attentes.

Le «Jubilé de la miséricorde», ou Année sainte, qui s’est ouvert le 8 décembre et s’achèvera le 20 novembre, l’occupera beaucoup. Outre les Angélus dominicaux et audiences générales du mercredi place Saint-Pierre, le pape doit inaugurer une nouvelle série d’audiences, un samedi de chaque mois. Des Jubilés particuliers seront consacrés dont celui très attendu en faveur des bénévoles, le 4 septembre, date très probable de la canonisation de Mère Teresa, une religieuse ayant consacré sa vie aux pauvres en Inde et dans le monde.

Enfin, l’année 2016 devrait être celle du verdict dans le procès, dit «Vatileaks 2», où cinq personnes - dont deux journalistes italiens - sont jugées pour la publication de documents confidentiels sur les dysfonctionnements des finances du petit Etat. Une saga judiciaire empoisonnée pour ce pape à l’origine des réformes du code pénal du Vatican ayant permis l’ouverture de ce procès très controversé.

Cette année 2016 risque d'être chargée pour le pape François qui est plus que décidé à réformer l'Église et à des gestes forts pour que le Jubilé de la Miséricorde soit exemplaire. Le pape prendra-t-il des risques ou essayera-t-il de contenter tout le monde ? Nous le saurons l'année prochaine.

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Publié le 29 Décembre 2015

kath.ch nous montre dans son article du mardi 29 décembre 2015que le Vatican pense apparemment à donner plus de possibilités pour la transmission de plus grandes compétence aux Conférences épiscopales nationales. Le pape François avait déjà annoncé une telle initiative.

Le Secrétariat du Synode des évêques organisera un séminaire avec des spécialistes dans les domaines du droit canonique et de la doctrine de l'Église sur le sujet de la synodalité en février, a déclaré le Secrétaire général, le cardinal Lorenzo Baldisseri à "L'Osservatore Romano" (29 décembre). Celui-ci veut contribuer à une meilleure compréhension du principe de la structure synodale et pour encourager la poursuite des études sur ce sujet.

Le pape François avait averti en octobre dans un discours sur le 50e anniversaire du synode des évêques à une prise de conscience plus forte du principe de la synodalité à tous les niveaux de l'Église. Il avait appelé pour plus de responsabilités à des Conférences épiscopales nationales. L'adresse aux participants au synode des évêques sur le mariage et la famille le 17 octobre a été considéré par de nombreux représentants de l'Église comme "historique".

Espérons que cela annonce que la synodalité soit véritablement appliquée, et le pape François veut que les conférences épiscopales prennent leurs responsabilités, encore faut-il que la curie suive.

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Publié le 29 Décembre 2015

Le Jubilé de la Miséricorde, les voyages apostoliques internationaux, le Synode sur la famille, la réforme de la Curie romaine... le substitut de la Secrétairerie d’État du Saint-Siège, un des plus proches collaborateurs du pape François, a évoqué, au micro de nos collègues du programme italien de Radio Vatican du lundi 28 décembre 2015, quelques-uns des thèmes et des temps forts de l’année 2015 qui s’achève.

Mgr Angelo Becciu n’oublie pas le jour où le pape lui a fait part de son intention de convoquer une Année Sainte. «Son visage exprimait une joie immense, car il offrait au monde une occasion unique : la possibilité de faire l’expérience de la Miséricorde de Dieu.» Et en sollicitant l’ouverture de nombreuses Portes saintes dans le monde, le pape François a voulu que tous puissent profiter de cette Année Sainte.

Quant à la synodalité qu’il appelle de ses vœux, Mgr Becciu reconnaît que «la tâche n’est pas facile, que le message a du mal à passer malgré la bonne volonté de beaucoup. Il faudrait changer les mentalités, passer d’une Église oligarchique à une Église de communion, conjuguer le côté hiérarchique avec l’esprit collégial. Cela suppose que l’on parvienne à faire entrer l’art de la communion dans les structures de l'Église et dans les assemblées paroissiales, dans les pastorales diocésaines...»

Le pape voudrait que tous les fidèles se sentent responsables de l’élaboration des documents et des prises de décision. Cela suppose que chacun se sente libre d’exprimer son opinion mais aussi qu’il soit prêt à accueillir celles des autres. Dans l’Église, «il ne doit pas y avoir de courants de pensée; il faut laisser l’Esprit Saint agir et guider nos décisions». Le Substitut tient à préciser que «promouvoir la communion ne veut pas dire éclipser ou abolir l’autorité qui doit intervenir pour faire la synthèse des différentes contributions. C’est difficile, mais on essaye d’y parvenir», ajoute-t-il.

Mgr Becciu assure par ailleurs que le pape François est déterminé à réformer la Curie mais, précise-t-il, «ce n’est pas sa seule préoccupation». «Le Saint-Père garde les yeux rivés sur le monde entier, confronté à tant de problèmes. Un monde qui a besoin d’être évangélisé, où la déchristianisation avance de manière inexorable, où les valeurs de l’Eglise sont mises au placard, rejetées. Tout cela préoccupe le Pape François ! Et puis les chrétiens persécutés un peu partout». Bref, explique-t-il, «nous nous efforçons de restructurer la Curie mais sans nous replier sur nous-mêmes, car nous percevons l’urgence de diffuser la Parole de Dieu».

Interrogé au sujet des scandales qui ont éclaboussé le Vatican pendant l’année 2015, le Substitut confirme que «le Souverain Pontife en a beaucoup souffert, mais il reste serein et encourage ses proches collaborateurs à aller de l’avant sans se laisser influencer par ces événements négatifs». Les deux personnes accusées d’avoir divulgué des documents confidentiels ont trahi la confiance du pontife et leur propre serment. Quant aux journalistes, ils ont certes le droit de publier les nouvelles qu’ils reçoivent, mais il faut s’interroger sur la manière dont ils se sont procuré ces informations. «Le Vatican n’est pas obscurantiste et n’emploie pas de procédures inquisitoires», tient-il à clarifier.

Enfin la plus belle image de l’année 2015, c’est l’ouverture de la Porte sainte à Bangui, la capitale de la République Centrafricaine. «Par ce geste, le Pape François a lancé un cri vers Dieu le Père afin qu’il accorde la paix à ce peuple qui a le droit de vivre sereinement et ne plus être à la merci des jeux de pouvoir des puissances étrangères».

Mgr Angelo Becciu nous met des pistes pour la future année 2016 que le pape François veut dans le chemin d'une "Église de communion" qui ne soit plus hiérarchique et où les fidèles se sentent responsables de l’élaboration des documents et des prises de décision, tout en souhaitant réformer et en cherchant un meilleur moyen de diffuser la Parole de Dieu.

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Publié le 28 Décembre 2015

Funérailles à Beyrouth de Mgr Grégoire Haddad, "l’Abbé Pierre de l’Orient"

cath.ch nous montre que l’archevêque grec catholique melkite Grégoire Haddad, “l’évêque rouge” libanais décédé dans la nuit du 23 au 24 décembre à l’âge de 91 ans, a été enterré dimanche 27 décembre 2015 lors d’une cérémonie à la cathédrale du Prophète Saint-Elie, place de l’Étoile, à Beyrouth.

Des dizaines de citoyens et proches du père Grégoire Haddad ont organisé une marche dimanche à Beyrouth pour les funérailles de “l’évêque des pauvres”. Partie du siège du Mouvement Social Libanais, fondé par Mgr Haddad, la marche s’est achevée à la cathédrale des grecs catholiques, dans le centre-ville de la capitale.

Les obsèques se sont tenues en présence du patriarche melkite Grégoire Lahham, du ministre du Tourisme Michel Pharaon, représentant le Premier ministre Tammam Salam, du député Michel Moussa, représentant Nabih Berry, chef du législatif, du député Elie Aoun, représentant Walid Joumblatt, leader du Parti socialiste progressiste (PSP) et de Mme Rabab Sadr, sœur de l’imam Moussa Sadr, et de nombreuses personnalités et cadres de la société civile.

Surnommé “l’Abbé Pierre de l’Orient” pour son action sociale engagée, mais aussi “l’évêque rouge” par les grands notables de sa communauté, il suscitera également l’hostilité d’une partie du clergé et de la hiérarchie grecque-catholique qui le dénoncera à Rome. Victime de campagnes de dénigrement, Mgr Grégoire Haddad sera finalement évincé, par le synode melkite, du diocèse de Beyrouth et de Jbeil (Byblos), dont il fut l’évêque de 1968 à 1975, alors même que Rome jugera que ses positions ne portaient nullement atteinte à la foi catholique.

“Mgr Grégoire Haddad était, à n’en point douter, l’une des personnalités religieuses les plus controversées de l’histoire contemporaine du Liban”, note ainsi le quotidien libanais francophone “L’Orient-Le Jour”. S’engageant très vite dans l’action sociale, il fonda, à la fin des années 1950, le Mouvement Social Libanais, qui a pour objectif de faciliter l’accès des plus pauvres à l’autonomie et à la citoyenneté et qui poursuit son action jusqu’à aujourd’hui.

Auteur de dizaines d’ouvrages sur la vie politique et sociale, cet évêque hors normes sera un penseur influent tant dans la communauté chrétienne que musulmane du monde arabe. Il était réputé pour son style de vie simple et modeste, rejetant l’apparat des évêques orientaux, se déplaçant en taxi collectif et travaillant à la réforme de son diocèse dans la ligne du Concile. Nommé évêque auxiliaire de Beyrouth des melkites en 1965, il participe à ce titre à la quatrième session du Concile Vatican II. Il est l’un des signataires du “Pacte des catacombes”, quand, vers la fin du Concile, un groupe d’évêques, en majorité latino-américains, s’engagent à une vie pauvre et simple.

Cette sensibilité à l’égard des couches les plus défavorisées de la population – il connaissait l’œuvre de l’Abbé Pierre, dont il était l’ami – puise sa source, note “L’Orient-Le Jour”, dans son origine sociale modeste : Mgr Grégoire Haddad, de son vrai nom Nakhlé, est né en 1924 dans un petit village du caza d’Aley, Souk el-Gharb, où son père, d’origine protestante, était enseignant dans une école privée de la région.

Militant pour le mariage civil et la laïcité dans un pays régi par le système du confessionnalisme, ainsi que pour la participation des laïcs dans la vie de l’Église, il s’engagera aussi pour le dialogue interreligieux. Il était ainsi l’ami de l’imam chiite Moussa Sadr, fondateur du “Mouvement des déshérités” en 1974, et du mouvement chiite “Amal” en 1975. Moussa Sadr disparaîtra mystérieusement lors d’un voyage officiel en Libye en 1978.

Grégoire Haddad vivait depuis quelques années dans une maison médicalisée de Beyrouth. La personnalité de cet “évêque des pauvres”, qui reste l’un des grands hommes du Liban, continue de rayonner. Son message est simple: c’est celui de la citoyenneté, contre le sectarisme.

“Si les Libanais veulent éviter de nouvelles guerres, ils ne doivent plus vivre repliés sur leurs communautés”, lançait-il encore au soir de sa vie. Concernant son Église, sa pensée se résumait dans cette formule : “dans la religion chrétienne, il n’y a que deux absolus, le Christ et l’Homme. Et toute attitude doit être jugée en fonction de ces deux critères”.

L’archevêque grec catholique melkite Grégoire Haddad nous quitte mais laisse un bel héritage celui du combat pour les pauvres qui lui valut de nombreuses inimitiés, mais aussi contre le sectarisme pour que les communautés évitent les guerres et l'invitation au dialogue interreligieux qui apporte plus que les conflits. Un bon exemple pour tous les catholiques qui se perdent actuellement dans des choix qui n'épousent plus le message du Christ.

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Publié le 28 Décembre 2015

Le cardinal Parolin au repas de Noël des sans-abri, des roms et des réfugiés

“Le pape vous aime et est proche de vous”, a assuré le cardinal Pietro Parolin aux quelque 600 personnes pauvres invitées au repas de Noël organisé par la communauté de Sant’Egidio à Rome le 25 décembre 2015 comme le montre cath.ch le samedi 26 décembre 2015.

Après le repas, le secrétaire d’État du Saint-Siège est passé parmi les tables pour saluer les hôtes, sans-abri, personnes âgées, familles roms et réfugiés. Le haut prélat, qui s’est dit “heureux et ému” de cette invitation, a souligné que “nous avons bien mangé, les uns à côté des autres, mais surtout nous avons fait l’expérience de la fraternité et de l’amour réciproque”. Sant’Egidio avait préparé cette année un Noël spécial, à l’occasion du Jubilé de la Miséricorde.

Montrer l'exemple est ce qui doit maintenant primer dans l'Église, qui doit être là auprès des marginaux et des rejetés comme le montre la présence au repas de Noël des sans-abris, des roms et des réfugiés du cardinal Pietro Parolin. Être aux périphéries là est le signe visible du message du Christ.

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Publié le 27 Décembre 2015

Le Point.fr et cath.ch nous montrent que pour sa dernière célébration importante de l'année, le pape François a insisté sur l'importance de la famille. 2016 sera consacrée au jubilé de la miséricorde.

Dimanche 27 décembre 2015, le pape François a célébré le jubilé des familles, dernière grande manifestation jubilaire de l'année 2015, un événement placé lui aussi sous le signe du pardon, dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. "Au cours de l'année de la Miséricorde, que chaque famille chrétienne puisse devenir un lieu privilégié de ce pèlerinage où s'expérimente la joie du pardon. Le pardon est l'essence de l'amour qui sait comprendre l'erreur et y porter remède", a déclaré le pape aux milliers de fidèles présents, dont de nombreuses familles avec de petits enfants. "C'est à l'intérieur de la famille qu'on s'éduque au pardon, parce qu'on a la certitude d'être compris et soutenus malgré les erreurs qui peuvent se commettre", a poursuivi le pape.

Puis lors de l’Angélus dominical qu’il a présidé place Saint-Pierre en présence de quelque 50 000 personnes, le pape a aussi déploré les "incompréhensions et difficultés" qui "affaiblissent" la famille aujourd’hui. Pour orienter les familles dans leur style et choix de vie, le pape a recommandé de se modeler sur les traits spécifiques de la Sainte Famille, à savoir "recueillement et prière, compréhension mutuelles et respect, esprit de sacrifice, travail et solidarité".

Le pape François a aussi évoqué le sort de près de 5000 migrants cubains bloqués depuis plusieurs semaines en Amérique centrale, notamment à la frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua. Le pape a dénoncé le "trafic d’êtres humains" dont beaucoup parmi eux sont victimes. Et le pape d’inviter les pays de la région à "renouveler avec générosité tous les efforts nécessaires pour trouver une solution opportune à ce drame humanitaire".

Samedi déjà, au cours de la prière de l'Angélus, Jorge Bergoglio, revenant sur l'un de ses thèmes préférés, avait affirmé que le pardon rend le monde "plus propre". Il y a deux semaines, le pape François avait ouvert la "porte sainte" de la cathédrale de Rome, la basilique Saint-Jean-de-Latran, en annonçant "le temps du grand pardon", quelques jours après le début du jubilé de la miséricorde. "Le temps du grand pardon commence", avait-il lancé à propos de l'année sainte qui a débuté le 8 décembre et s'achèvera le 20 novembre 2016. La célébration de dimanche, dernière d'importance de l'année, a été placée sous le signe d'importantes mesures de sécurité des autorités italiennes qui ont multiplié les contrôles aux abords de la place Saint-Pierre.

Le pape François met en avant la famille comme exemple pour expérimenter le jubilé de la miséricorde, sans oublier les migrants d'Amérique centrale et de dénoncer le trafic d'être humain.

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Publié le 26 Décembre 2015

C'est ce qu'a dit le pape à l'Angélus pendant la Saint-Étienne ce samedi 26 décembre 2015 comme le montre Vatican Insider. Le pape François a également mentionné les martyrs d'aujourd'hui : "Il y a beaucoup de gens qui sont persécutés comme Étienne pour leur foi." Et "La Vierge nous aide à recevoir et à donner le pardon".

"Par le pardon nous vainquons le mal avec le bien, nous transformons la haine en amour et nous rendions ainsi le monde plus propre" a déclaré le pape François avant la prière de l'Angélus, le jour où l'Église célèbre saint Étienne, son premier martyr, qui a pardonné à ses persécuteur avant de mourir (Actes 7,60).

Comment pardonner ? En commençant par la prière qui nous délivre de nos ressentiments intérieurs, puis en mettant en avant la miséricorde, car à travers le pardon on vainc le mal par le bien, par l'amour on rend le "monde plus propre". Le pardon nous délivre et nous amène aussi à pardonner.

Le pape a confié à la Vierge Marie les chrétiens persécutés. "(...) ils sont malheureusement très nombreux, qui comme Saint Étienne ont subi des persécutions au nom de la foi, nos si nombreux martyrs d'aujourd'hui", a dit le pape François, puisque Marie "oriente notre prière à recevoir et donner le pardon. Recevoir et donner le pardon".

Et il a répété en nous demandant "De recevoir et d'accorder le pardon." Dans un nouveau tweet propagé avant l'Angélus dans @Pontifex, le pape François a écrit : "Prions pour les chrétiens qui sont persécutés, souvent avec le silence honteux de beaucoup."

Le pardon est essentiel pour le pape François plus particulièrement en ce jubilé de la miséricorde, car avec lui les hommes se traitent avec amour et n'ont plus de mauvais sentiments à l'égard de ceux qui les ont offensés.

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Publié le 26 Décembre 2015

Olivier Rogeau dans son article du vendredi 25 décembre 2015 pour LeVif.be nous montre que selon l'historien Simon Claude Mimouni, Jésus a lui-même fondé une communauté urbaine à Jérusalem, entreprise qui va redémarrer après sa mort sous l'impulsion de son frère Jacques. Une thèse qui rompt avec la théologie des Actes des apôtres.

À Jérusalem, la mort infâmante de Jésus sur la croix a jeté le désarroi parmi ses disciples. Les propos désabusés que l'auteur de l'Évangile selon Luc prête aux disciples d'Emmaüs traduisent leur état d'esprit : "Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël..." (Lc 24,19). Les exégètes ont tendance à considérer que Jésus n'aurait été qu'un épisode sans lendemain, un échec parmi d'autres dans l'histoire des mouvements prophétiques ou messianiques de l'époque, si un phénomène exceptionnel ne s'était pas produit dans l'esprit des disciples : l'exaltation et la résurrection de leur Maître. C'est la croyance fondatrice de ce qui deviendra le christianisme. Jésus assume ainsi une destinée semblable à celle des prophètes souffrants et persécutés, modèles qui ne manquent pas dans la tradition judéenne. Dans ce cas, le "génie" du christianisme est un inconnu : on ne sait pas qui, parmi les proches du crucifié, a eu le premier l'idée de donner à croire qu'il a été "revivifié", pour employer le langage de l'époque.

On peut toutefois envisager tout autrement le lien qui s'établit entre Jésus et son entourage après la crucifixion : les apôtres ne feraient que continuer l'œuvre fondatrice de leur Maître. Le véritable fondateur de la communauté préchrétienne de Jérusalem serait donc Jésus lui-même. C'est la thèse défendue par Simon Claude Mimouni, titulaire de la chaire Origines du christianisme à l'Ecole pratique des Hautes études de Paris et auteur de plusieurs ouvrages sur cette communauté (Jacques le Juste, frère de Jésus de Nazareth, Bayard, 2015; Le christianisme des origines à Constantin, avec Pierre Maraval, PUF, 2006; Les Chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, Albin Michel, 2004.).

Le Vif/L'Express : Comment est né le mouvement chrétien ?

Simon Claude Mimouni : Pour la plupart des critiques, le Messie n'a pas organisé grand-chose de son vivant. Les vrais fondateurs de la communauté qui deviendra plus tard le christianisme sont, estiment-ils, Paul de Tarse, l'apôtre Pierre ou Jacques le Juste. Pourtant, on voit mal, à l'époque comme aujourd'hui, comment un groupe pourrait survivre à son leader charismatique sans qu'un embryon de communauté ait été créé du vivant de ce chef. Cela dit, ce groupe ne comptait peut-être qu'une douzaine de membres ou familles, soit la taille d'une petite synagogue contemporaine à Bruxelles ou Paris.

Quels éléments incitent à penser que la communauté de Jérusalem a été fondée par Jésus lui-même ?

Seule l'existence d'une communauté du vivant de Jésus permet de comprendre la prise en charge du corps du crucifié après sa mort. Elle explique aussi le retour des disciples à Jérusalem après un temps de dispersion. Ce groupe est à l'origine de la représentation traditionnelle de l'exaltation et de la résurrection, car il a refusé d'admettre la disparition définitive de son chef, en qui il avait mis tant d'espoir. La tradition évangélique du tombeau vide trouvé par les femmes et celle des apparitions de Jésus sur la route d'Emmaüs ou en Galilée sont manifestement postérieures au retour des disciples à Jérusalem et à la croyance en la résurrection.

Qu'en concluez-vous ?

Que Jésus n'est pas seulement à l'origine d'un mouvement prophétique itinérant en Galilée. Il est aussi le fondateur d'une communauté urbaine à Jérusalem. Le rabbi de Nazareth donne à cette association, similaire à tant d'autres dans la société judéenne du Ier siècle, une dimension messianique et une perspective eschatologique : l'avènement du "Royaume" ou du "Règne de Dieu". Lancée peu avant la condamnation de Jésus, l'entreprise va être poursuivie, non sans hésitations, par ses disciples revenus à Jérusalem. Plus précisément, il va y avoir un redémarrage, sous la direction de membres de la famille du condamné, avec à leur tête Jacques le Juste.

Jacques le Juste, et non par l'apôtre Pierre ?

Au regard de la documentation dont on dispose, ce redémarrage peut être attribué à Jacques le Juste ou à Pierre. Je penche pour Jacques, qui a bénéficié d'une apparition de Jésus attestée non seulement dans la littérature canonique, mais aussi dans les textes apocryphes, ces écrits non retenus par l'Église. Plusieurs Pères de l'Église affirment eux-mêmes que Jacques a été le premier responsable de la communauté de Jérusalem après la mort du Christ. Il n'y a aucune raison de négliger leurs témoignages. Par ailleurs, situer la fondation de l'entreprise avant la Passion, et non après la Pentecôte, c'est placer cette création du côté du Jésus de l'histoire, du Jésus "réel", et non du Jésus de la tradition, de la foi. En considérant Jésus comme le fondateur de l'entreprise, on le réintroduit dans une dimension historique, celle d'avant la résurrection.

L'auteur des Actes des apôtres ne dit-il pas que la communauté a été fondée à la Pentecôte, avec la descente de l'Esprit Saint ?

Cette présentation relève de la théologie. Le texte de Luc vise à mettre une distance entre le Jésus de l'histoire et celui de la tradition, entre l'époque du ministère de Jésus et celle des apôtres. Les Actes distinguent le temps ascendant et le temps descendant : la montée du Messie au ciel, qui permet la descente de l'Esprit Saint sur terre. Faire commencer l'histoire de la communauté de Jérusalem après la résurrection est une construction destinée à montrer que le fondateur est toujours vivant. En fait, c'est au moment de son entrée et de son séjour dans la ville sainte que Jésus peut être reconnu dans sa messianité et l'a sans doute été, et c'est à Jérusalem qu'il peut fonder sa communauté et l'a sans doute fondée. Cela dit, cette entreprise n'est pas directement à l'origine de l'Église, dont l'émergence va nécessiter des siècles de gestation.

Que sait-on encore sur cette première communauté judéo-chrétienne ?

Le lieu où elle se rassemble est désigné, dans les Évangiles et les Actes, par l'expression "chambre haute". La communauté de Jérusalem a été fondée dans une maison du quartier du mont Sion, non loin du Temple. Le site, désigné habituellement comme une synagogue judéo-chrétienne, paraît avoir subsisté jusqu'au IVe siècle.

Que devient la communauté de Jérusalem au cours du Ier siècle ?

De la mort de Jésus, vers l'an 30 de notre ère, à la lapidation du diacre Étienne, chef du groupe des judéo-chrétiens hellénistes, vers 36-37, l'histoire du mouvement créé par le Nazaréen se confond avec la communauté établie dans la ville sainte. Ce qui n'exclut pas l'existence de communautés semblables en Galilée ou ailleurs. Jusqu'à la mort de Jacques le Juste, lapidé en 62, cette situation perdure, mais dans une moindre mesure, vu le développement des fondations pauliniennes en Asie mineure et en Grèce. Par la suite, la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, appelée "nazôréenne", se trouve de plus en plus marginalisée à l'intérieur de la mouvance chrétienne, mais aussi au sein même de l'ethnicité judéenne.

Quand se marque cet affaiblissement des Nazôréens ?

Il est manifeste après le départ de la communauté chrétienne pour Pella, ville de la Décapole, à l'est du Jourdain, vers 68 de notre ère, lors de la première révolte juive contre Rome. Il s'accentue quand la communauté revient à Jérusalem, vers 74. Au IIe siècle, la marginalisation du mouvement nazoréen par les chrétiens d'origine païenne ne conduit pas à sa disparition totale : tant bien que mal, les Nazôréens subsistent, même si nous manquons de documents pour l'attester.

L'hypothèse que la communauté chrétienne existait déjà sous la forme d'un petit mouvement synagogal autour de Jésus et de ses frères permet aussi d'expliquer pourquoi on verrait un mouvement déjà bien organise comme le montre les Actes des Apôtres. Très intéressant.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Culture biblique

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