Publié le 29 Février 2016

Le message du producteur de "Spotlight", meilleur film des Oscars 2016, au pape François

HuffingtonPost.fr nous montre ce lundi 29 février2016 que le film "Spotlight" de Tom McCarthy a reçu l'Oscar du meilleur film dans la nuit de dimanche à lundi. Au moment de son discours de remerciement, le producteur du film, Michael Sugar, en a profité pour faire passer un message à l'endroit du pape François.

C'est que "Spotlight" raconte la rédaction d'une enquête par une équipe de reporters du Boston Globe, qui, en 2001, a dévoilé un scandale impliquant des prêtres pédophiles couverts par l'Église catholique. Cette équipe de journaliste, Spotlight, avait remporté le prix Pullitzer en 2003.

"Ce film donne la parole aux survivants et cet Oscar apporte une résonance encore plus forte à cette parole, a déclaré Michael Sugar. Nous espérons que cela permettra à la voix des survivants de résonner jusqu'aux portes du Vatican". Et d'ajouter, à l'adresse du pape François : "Il est temps que vous protégiez les enfants pour pouvoir leur redonner foi".

"Spotlight", qui met en scène les acteurs Mark Ruffalo, Michael Keaton, Rachel McAdams ou encore Liv Schreiber, a également remporté l'Oscar du meilleur scénario original.

Michael Sugar producteur du film Spotlight, a adressé un message au pape François, car il souhaite qu'il entende les victimes des prêtres pédophiles pour que cela ne se reproduise plus jamais et protège réellement les enfants, car de récents signes venant de la curie n'ont pas été très concluants dans ce sens.

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Publié le 29 Février 2016

Quand je vois Emmanuel Macron et Ségolène Royal fustiger les "postures conservatrices" et l'"omerta politique" contre la loi El Khomri, c'est un peu facile.

Après la déchéance de la nationalité, qui ne sert à rien puisqu'elle ne fait pas peur à des personnes déjà radicalisées qui les confortent dans leur choix, et l'état d'urgence prolongé alors qu'en 15 jours le plus gros était déjà fait. N'oublions pas le refus de la sociologie, car ce serait une "excuse" au terrorisme, un peu gros, vu qu'elle permet de comprendre pourquoi des gens se radicalisent. Ne pas en vouloir, là c'est une excuse des gouvernements qui n'ont rien fait pour en finir avec les inégalités et les explosions sociales récurrentes.

Enfin, une réforme du code du travail, qui profite au Medef enfonce le clou. Le gouvernement socialiste doit tout revoir et surtout ses bases. Pourquoi un gouvernement socialiste perd ? Parce qu'il fait une politique contre nature, d'ailleurs ils ne peuvent se prétendre de la social démocratie, puisqu'ils appliquent le social libéralisme mis en place à partir de 1999, par Tony Blair et Gerhard Schröder. Enfin, ils ont trahis aussi leurs idéaux en mettant en place des politiques de rigueurs à partir de 1983, et des privatisations sous Jospin (1997-2002). Maintenant, Manuel Valls reporte de 15 jours la présentation du projet de loi pour recevoir les syndicats soit disant afin de lever un certain nombre d'incompréhensions. Un vrai jeu de dupe, car il espère les convaincre de se ranger dans son camp dans une semaine.

De plus, le conseiller de Myriam El Khomri Pierre Jacquemain qui a démissionné aujourd'hui nous fait part que la politique du ministère du Travail se décide à Matignon. La ministre du travail aurait mené une concertation fructueuse avec les partenaires sociaux, qui a débouché sur de réelles avancées. Malheureusement, aucune de ces avancées n'apparaît dans le projet de loi final. Ensuite, la loi du travail a été faite à Matignon pendant l'absence du Président de la République qui avait un Conseil européen décisif sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE et une tournée présidentielle dans le Pacifique et en Amérique latine pendant une semaine. Des méthodes que la curie romaine au Vatican ne renierait pas.

Et si la mobilisation contre la loi du travail pouvait amener une société coopérative humaniste, et si l'on prenait l'exemple de l'économie sociale et solidaire ? C'est une économie de valeur : on est sur des projets collectifs, avec une gouvernance collective, dans laquelle les richesses produites sont redistribuées. Elle n’est pas lucrative : les richesses produites sont réparties différemment, soit sur l’objet social de l’entreprise, soit mises en réserve, soit sur les salariés. Pas ce que propose le gouvernement.

D'autres solutions pour lutter contre le chômage et la précarisation des travailleurs sont plus simples : arrêter les politiques de rigueur, faire la diminution du temps de travail, ne plus laisser à l’abandon les quartiers populaires, les zones périurbaines et les zones rurales, faire revenir l'âge de la retraite à 60 ans et mettre fin aux cadeaux fiscaux faits au Medef qui ne donnent jamais rien. Pour éviter les crises économiques qui provoquent du chômage, il faut aussi une taxe sur les transactions financières et une régulation de la mondialisation.

Le gouvernement nous sortira que l'on doit être concurrentiel dans la mondialisation. La mauvaise mondialisation que l'on nous propose est en gros une excuse pour affaiblir la protection sociale et renforcer la précarité accrue de l'emploi, alors qu'on devrait renforcer la protection sociale. On nous sortira que c'est de la gauche moderne que de précariser ou d'envoyer au chômage des travailleurs. Cela n'a rien de moderne, ce sont des réformes indigne de la gauche. Mais ne soyons pas naïf, nous ne pouvons plus abandonner, le combat n'est pas gagné, car le Premier ministre gagne du temps pour bien nous leurrer et imposer cette réforme qui nous fait revenir au XIXe siècle.

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Publié le 28 Février 2016

FranceSoir.fr nous montre que le pape François a reçu ce samedi 27 au Vatican 7.000 entrepreneurs et cadres affiliés à la Confindustria, l'organisation patronale italienne, lors d'une réunion sans précédent en plus d'un siècle durant laquelle il leur a demandé de refuser "passe-droits" et "malhonnêteté". "Votre voix doit toujours être celle de la justice qui refuse les passe-droits et le favoritisme" ainsi que "la malhonnêteté", a lancé le pape argentin, très préoccupé par les questions sociales, devant l’aréopage du patronat italien rassemblé dans la grande salle Paul VI.

C'était la première fois en 106 ans d'histoire de la Confindustria qu'un pape recevait une délégation de ses patrons venus de toute l'Italie. Le népotisme et les pots-de-vin restent répandus dans le tissu économique italien. Devant les patrons italiens, le pape de 79 ans, pâle et les traits tirés, leur a demandé d'accorder "une attention majeure" aux jeunes, "prisonniers de la précarité et de longues périodes de chômage", qui ont besoin de travailler pour leur "dignité".

Il leur a aussi demandé de prendre en considération les personnes âgées : elles "pourraient encore apporter des ressources et de l'énergie pour une collaboration active", a-t-il plaidé. Pour le pape, "la culture du déchet", qu'il critique sans cesse, met au rebut ces deux populations.

Lors d'audiences publiques au Vatican, le pape argentin a plusieurs fois pris la défense de travailleurs menacés de licenciement, fustigeant "l'argent-roi" et la finance aveugle. Il réfute néanmoins être "marxiste". Selon lui, les propos radicaux qu'il tient correspondent parfaitement à la doctrine sociale de l'Église, formulée déjà à la fin du XIXème siècle sous le pape Léon XIII.

Le pape doit alors aller plus loin et faire une encyclique sociale supportant les travailleurs et plus faire un juste milieu qui profitera toujours au patronat, puisque les gouvernements ne sont plus solidaires des travailleurs, au moins que l'Église pauvre pour les pauvres soit leur soutien. Pendant ce temps en France, la loi sur le travail se fait dans le dos des travailleurs et nous voyons le silence assourdissant des évêques qui devraient soutenir les travailleurs plutôt des mouvements conservateurs s'opposant au mariage gay, ou à l'IVG.

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Publié le 27 Février 2016

Selon Mgr Alfonso de Galaretta, un des trois évêques de la Fraternité sacerdotale saint Pie X (FSSPX), le pape François pourrait prochainement accorder unilatéralement un statut reconnu dans l’Église aux disciples de Mgr Lefebvre comme le montre cath.ch le vendredi 26 février 2016. Vraie information ou coup de sonde pour tester l’opinion des troupes de la FSSPX, il est difficile de trancher. Pourtant, c'est plutôt la deuxième solution qui est concevable.

“Je pense que le pape va passer outre toute condition doctrinale, théorique, pratique, ou quoi que ce soit… Il va faire des pas lui-même, dans le sens d’une reconnaissance de la Fraternité. Il a déjà commencé, il va tout simplement poursuivre. […] quand il verra qu’il n’y a pas d’entente avec la Congrégation de la Foi,[…] je pense que le pape va aller dans le sens d’une reconnaissance unilatérale de la Fraternité, et plutôt par la voie des faits que par une voie de droit ou légale, canonique”, a expliqué Mgr de Galaretta lors d’une conférence à Versailles en janvier dernier et dont La Porte Latine, site officiel du district de France de la FSSPX, donne un large compte-rendu, le 26 février 2016.

Mgr de Galarreta a indiqué qu’une proposition de prélature personnelle a été faite par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à l’été 2015, accompagnée d’une proposition de déclaration doctrinale. Il a fait savoir que le “supérieur général a envoyé les deux textes romains à tous les supérieurs majeurs et à quelques théologiens de la Fraternité, ainsi qu’aux évêques pour que l’on en fasse une analyse, qu’on lui donne notre avis”.

Toujours selon l’évêque argentin, Rome aurait revu à la baisse ses exigences, en particulier doctrinales “Les autorités romaines nous demandent la profession de foi de Pie IV, c’est-à-dire la profession de foi du concile de Trente (et pas celle de Vatican II). Les exigences concernant la reconnaissance de la liberté religieuse et de l’œcuménisme auraient été biffées. Quant à la messe, Rome demanderait seulement “de reconnaître la validité des nouveaux sacrements, de la nouvelle messe, selon l’édition typique, l’édition latine originale. Ce que la Fraternité a toujours reconnu”.

Le prélat argentin met néanmoins une restriction : “Pour moi, un accord avec la Rome actuelle est exclu”. Il précise qu’il s’agit d’un refus prudentiel dicté par les circonstances – l’absence de garanties nécessaires à la vie de la Fraternité –, et il tient à bien se distinguer de ceux qui font de ce refus un absolu: “Nous ne refusons pas de façon absolue et théorique la possibilité d’un accord avec Rome. C’est cela qui nous distingue de la ‘Résistance’ (les opposants à tout rapprochement avec Rome).”

Mgr de Galarreta a indiqué également que le Supérieur général a tenu à répondre à l’offre romaine de reconnaître la Fraternité ‘telle qu’elle est’. “Mgr Fellay nous a dit : 'avant de répondre à cette proposition de la Congrégation de la Foi, je vais leur écrire, de façon assez exhaustive, pour bien préciser comment nous sommes et comment nous agissons, ce que nous prêchons, ce que nous faisons, ce que nous ne faisons pas, et ce que nous ne sommes pas prêts à faire'.”

Le prélat relève que “cette reconnaissance de fait aurait un effet bon, bénéfique. C’est une ouverture apostolique assez extraordinaire.” Il y voit cependant deux risques: celui de créer une division en interne et celui de conditionner la prédication dans certaines circonstances. “Personnellement, je ne suis pas inquiet du tout par rapport à l’avenir de la Fraternité ou de la Tradition”, a-t-il conclu.

Le retour dans l'Église la Fraternité sacerdotale saint Pie X (FSSPX) donnera un mauvais signal à tous les paroissiens qui s'attendent à une véritable réforme de l'Église et un véritable suicide pour le pape François, vu à quel point ils s'opposent à lui à travers les réseaux sociaux, au niveau de l'œcuménisme et de sa vision de l'Église des pauvres. Leur retour n'est pas désiré, puisqu'ils n'apportent rien à l'Église qui devrait arrêter de faire des marchandages avec eux qui ne la grandisse pas, et tout cela dans le dos des fidèles. J'ai des gros doutes quand à leur retour, vu qu'ils imposent à chaque fois leur condition et leur retour ne sera possible que s'il acceptent le Préambule doctrinal qu'ils refusent.

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Publié le 27 Février 2016

HuffingtonPost.fr se demande dans son article du vendredi 26 février 2016 si le gouvernement avait-il vraiment besoin qu'un élu Les Républicains lance une pétition en faveur de la Loi Travail pour contrer celle raillant le projet de Myriam El Khomri ? Pas sûr. D'autant que cette pétition lancée ce vendredi 26 février a été partagée dans l'après-midi par Laurence Parîsot et Pierre Gattaz, respectueusement ancienne et actuel président(e) du Medef. De quoi nourrir les critiques qui reprochent à cette loi de répondre avant tout aux aspirations du patronat, au détriment de celles des salariés.

C'est l'ex-politologue Dominique Reynié qui l'a lancée sur le site Change.org, la même plateforme que celle qui héberge la pétition anti-Loi Travail battant des records en France (elle compte déjà plus de 693 276 signatures). "Ceux qui protestent aujourd’hui ont été bien silencieux pendant les mois et les années précédents, alors que le chômage ne cessait de croître", peut-on lire dans la description qui enjoint l'internaute à soutenir le texte.

Il n'ont pas été silencieux : Les économistes atterrés se font connaître à travers un manifeste en 2010, un appel d'un collectif de 82 économistes pour sortir de l’impasse économique a été publié le 10 février 2016 mais que les médias ont rendu invisible, les "Frondeurs" du Parti socialiste ont donné leur programme économique depuis 2014 et sont critiqués parce qu'il ne vantent pas l'économie libérale, et Gérard Filoche, du PS et ancien inspecteur du travail, qui défend le contrôle des licenciements, la semaine de 32 h, la hausse du SMIC, la retraite à 60 ans, et un salaire maxima à 20 fois le SMIC. Oui, travailler plus longtemps et partir plus tard à la retraite, ne permet pas de faire baisser le chômage puisqu'on ne libère pas de postes pour de nouveaux travailleurs, pas plus que les licenciements et la précarisation des travailleurs qui tuent toute relance économique.

"La loi visant à 'instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs, dite 'Loi El Khomri', est une loi imparfaite, comme toutes, mais elle a l’immense mérite d’innover, de tenter, d’agir", plaide encore Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et conseiller régional Les Républicains. Pour l'heure, et avec 4406 petits votes, on est loin du succès que connaît la pétition contre la réforme. Mais c'est sans compter les petits coups de pouce de personnalités, à l'instar de Pierre Gattaz et Laurence Parîsot, qui ont en effet partagé cette pétition, indiquant l'avoir signée. Pas vraiment les soutiens qu'espérait le gouvernement.

Et si le gouvernement agissait plus intelligemment. L'exemple de Théodore Roosevelt est très intéressant sur le sujet, puisqu'il était pour la donne équitable, ce qui n'est pas le cas de la loi El Khomri. Il savait que les travailleurs ne pouvaient conclure un marché équitable avec les patrons, les référendums en entreprise ne sont donc pas la solution, puisque ces derniers contrôlent tout. Il prôna la politique du "grand coup de bâton", car ce n'est pas le courage qui est la valeur du patronat, il suffit de les malmener pour obtenir tout ce que l'on veut. En plus Théodore Roosevelt était aidé par des journalistes d'investigation, qu'on nommait les "fouilles merdes", car leurs enquêtes permettaient de montrer les méthodes contestables du patronat et toute la crasse qu'ils laissaient derrière eux. Le pouvoir public contrebalançait alors le pouvoir privé.

Il est grand temps de faire un nouveau Front Populaire pour unir toutes les forces de gauches contre les politiques de régression, pour éviter plus longtemps l'humiliation des travailleurs et des chômeurs. Et pour ceux qui veulent montrer leur appui à Martine Aubry et aux plusieurs autres députés qui avaient lancé mardi le site Sortirdelimpasse.fr, une tribune en ligne qui peut être par les internautes. Elle consiste en une véritable charge contre la loi de la ministre du Travail. Je vous la mets en dessous pour que vous puissiez aussi la signer.

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Publié le 26 Février 2016

cruxnow.com dans son article du jeudi 25 février et RFI.fr dans celui du vendredi 26 février 2016 nous montre que même si le pape François a refusé de participer au débat en cours en Italie sur un projet de loi pour légaliser les unions civiles de même sexe, affirmant que le pape appartient à tout le monde et qu'il ne doit pas commenter la politique locale, mais deux cardinaux du Vatican n'étaient pas si réticents à cela.

Le mardi, le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal italien Pietro Parolin a dit qu'il est "essentiel" que la législation italienne n'assimile pas les unions civiles avec le mariage, un message qu'il a réitéré mercredi à la présentation d'une copie pour commémorer l'Année Sainte de la Miséricorde à la bibliothèque du Vatican. Mgr Parolin, diplomate du Vatican, a déclaré aux journalistes que "les positions [de l'Église et du gouvernement] sont claires", ajoutant qu'il trouvait "approprié" que la clause d'adoption de son conjoint a été retiré du projet de loi, ce qui aurait permis à une personne gay d'adopter son ou l'enfant biologique de son partenaire. "Le point clé est que l'on assimile en aucune façon le mariage aux unions civiles et qu'ils restent deux disciplines complètement différentes", dit-il.

Le jeudi, un second prélat de haut rang du Vatican a pataugé dans le débat. Lors d'une conférence du Vatican, "La charité ne finira jamais", le cardinal allemand Gerhard Müller, chef de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a déclaré qu'il est impossible d'avoir un mariage entre deux hommes ou femmes. S'égarant loin de ses remarques préparées, il a ajouté, "Ce n'est pas une ingérence politique, mais il faut dire aux politiciens de respecter la nature humaine sur laquelle ils ne sont pas les maîtres." "Les politiciens doivent servir la communauté et ne pas imposer une fausse idéologie", a ajouté Mgr Müller.

La conférence dans laquelle il a parlé commémore le 10e anniversaire de Deus Caritas Est (Dieu est amour), une lettre encyclique écrite par le pape émérite Benoît XVI. Mgr Müller a expliqué le document papal à la lumière du pape François pour l'Année Sainte de la Miséricorde. Parlant de l'amour dans le document de Benoît XVI, Mgr Müller a dit qu'il explore différents types d'amour, comme l'amour entre amis, frères et sœurs, mais aussi l' amour pour les arts, la musique, ou de la science. "L'aspect le plus sublime, cependant, où chaque culture parle de l'amour, en particulier dans le contexte de la révélation biblique, est la communion physique et spirituelle entre un homme et une femme dans le lien du mariage", a déclaré le cardinal.

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a réussi à obtenir le vote de confiance du Sénat sur le projet de loi avec 173 voix pour, contre 71. Le conjoint étranger peut obtenir un titre de séjour, et prendre le nom de son compagnon. La loi rend obligatoire l’assistance morale et matérielle réciproque et il autorise aussi le droit de visite à l’hôpital. Mais le texte présenté n’ouvre aucun droit à l’adoption qui sont toujours jugées au cas par cas, car ce vote s’est fait au prix de nombreux compromis. Cette décision a été prise pour tenter de gagner le soutien des sénateurs conservateurs et catholiques, nécessaire pour passer la proposition, connue sous le nom de loi Cirinnà pour la député qui en est l'auteur, Monica Cirinnà, du Parti démocrate du premier ministre.

Le pays était encore le seul en Europe occidentale sans reconnaissance juridique pour les couples de même sexe, et il est fortement divisé par ce débat, avec des rassemblements organisés en faveur et contre le projet de loi. Jusqu'à cette semaine, le Vatican était resté la plupart du temps à l'écart, même les évêques catholiques italiens qui étaient divisés sur la façon dont ils devaient être franc au sujet de la loi.

Lors d' une conférence de presse à son retour du Mexique, le pape François a été interrogé sur le projet de loi, en particulier sur la question de l' adoption. Le pontife a refusé de répondre, en disant : "le pape ne doit pas être mêlé à la politique italienne." Cependant, il a dit que ses croyances correspondent à "ce que l'Église croit", et a souligné que sa position a été indiqué précédemment, étant donné que l'Italie n'est pas le premier pays à participer à ce débat. Par exemple, l'année dernière, quand le mariage homosexuel a été approuvé lors d'un référendum en Irlande, Mgr Parolin l'a appelé comme une "défaite pour l'humanité."

Le pape François n'a pas eu tort d'être neutre et de ne pas faire de politique ici, mais ce n'est pas le cas du cardinal Pietro Parolin et du cardinal Gerhard Müller qui doivent travailler rapidement leur sens de la miséricorde. Se féliciter d'une union civile qui ressemble beaucoup à un mariage est des plus ironique. Plus ironique encore est le refus de l'adoption pour les couples de même sexe alors que depuis 2014, plusieurs tribunaux ont d'ailleurs prononcé des adoptions de ce type au nom de l'intérêt de l'enfant. Un beau marché de dupe.

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Publié le 26 Février 2016

L'OBS nous montre que Myriam El Khomri passe aux choses sérieuses ce vendredi 26 février 2016 : la ministre du Travail a créé un compte certifié sur la plateforme de pétitions en ligne Change.org. Selon les règles du site, toute personne interpellée a en effet le droit de répondre directement, sans validation par l'auteur de la pétition, en l'occurrence la militante Caroline de Haas.

"L'avant-projet de loi Travail suscite un intense débat démocratique. Vu l'enjeu et l'ampleur de la réforme c'est normal et c'est salutaire !" écrit-elle. "Si certaines affirmations de cette pétition sont vraies, de nombreuses autres sont fausses et beaucoup sont incomplètes." Myriam El Khomri rappelle les objectifs de son projet de loi : permettre aux entreprises de s'adapter à la concurrence, donner de nouveaux droits aux salariés via le compte personnel d'activité et favoriser les embauches des TPE et PME. Mais répliquer contre une pétition qui dépasse maintenant les 600 000 signatures n'est-ce pas un aveu d'échec ?

Le message devrait être transféré automatiquement vers les boites mail des signataires. Toutefois, il pourrait y avoir un décalage de plusieurs heures, le temps d'envoyer 500 000 mails, ce qui, même pour un programme informatique, est une tâche conséquente. Il s'agit d'un nouvel épisode de la guerre médiatique sur le projet de loi travail. En réponse au site loitravail.lol, le gouvernement avait déjà publié une page vrai/faux pour tenter de mieux faire accepter son projet. Mercredi, des Youtubers se sont réunis pour inviter les salariés à partager leurs mauvaises expériences. Et ce jeudi après-midi, la rue de Grenelle a répliqué en créant un compte Twitter @loitravail, vite devenu un sujet de plaisanterie sur le réseau social.

D'ailleurs francetvinfo.fr nous a montré hier que les militants socialistes sont perdus. Depuis la tribune dans Le Monde, signée notamment par Martine Aubry, les divisions ressurgissent au sein du Parti socialiste. Le texte, qui attaque la politique du gouvernement, montre les dissensions qui existent au sein du parti. Dans les rang des Jeunes socialistes, certains ont même décidé de franchir le pas : les voilà en train de distribuer des tracts contre la politique du gouvernement !

"Si cette gauche-là utilise les mêmes mots que la droite pour poser des diagnostics, pour produire des propositions […] alors ça ne peut en aucun cas s'inscrire dans l'action du Mouvement des jeunes socialistes (MJS)", explique Boris Corlobe, un jeune militant, face à la caméra de France 3. Pour ces jeunes, la balle est dans le camp du président. S'il ne revient pas aux fondamentaux du socialisme, et qu'il est candidat en 2017, alors ce sera sans eux.

Et bien sûr ce vendredi nous découvrons que dix-sept parlementaires de droite et du centre droit sont prêts à voter la réforme du Code du travail. Ils estiment, dans une tribune publiée vendredi dans "L'Opinion" (de droite), que le texte de la ministre du Travail va "dans le bon sens" et annoncent être prêts à le voter. Devrions nous être surpris que ces partis politiques pour la régression des droits des travailleurs et des chômeurs sont pour ? Non. D'ailleurs, ils souhaitent une modification des seuils sociaux ainsi qu'une réforme du syndicalisme. Le progrès social en créant plus de misère, et en minorant les syndicats, le rêve du Medef mais pas des travailleurs.

Maintenant comme le montre HuffingtonPost.fr, la mobilisation a aussi gagné Facebook, avec une page appelant à la "grève générale" contre la loi le 9 mars, jour où le projet sera présenté en Conseil des ministres, avant un débat à l'Assemblée nationale à partir du 4 avril. Vendredi matin, la page comptait 44 000 inscrits. "Cet appel n'est pas à l'initiative d'une organisation. C'est un appel citoyen et militant", affirment dans leur présentation les auteurs de la page. Info'Com CGT, la branche CGT des salariés de l'information et de la communication, a aussi appelé sur Facebook à descendre dans la rue le 9 mars. Ces initiatives prennent de vitesse les centrales syndicales, qui ont critiqué le texte mais n'ont pas encore décidé d'une éventuelle mobilisation.

Tout ce que le gouvernement offre est un mépris général aux inquiétudes des travailleurs. Nous ne comprenons jamais rien, alors que nous nous rendons très bien compte de ce qu'il se passe. On en a assez qu'ils utilisent la pédagogie, pour nous pousser a accepter ce qui est mauvais. Qu'ils nous disent ce qui est pour notre bien, alors qu'ils n'ont pas à subir les réformes qu'ils imposent aux autres. Qu'ils prétendent parler en notre nom, sans nous consulter. À quoi, ont servi les 41 milliards d'euro donné au patronat ? À rien. Où sont les un millions d'emploi promis par le Medef ? Il faut peut être une longue vue pour les trouver ? C'est toujours aux mêmes de faire des efforts, jamais au Medef. Et n'oublions pas les économistes toujours aussi prétentieux et arrogants qui nous disent aussi que c'est pour notre bien, alors qu'ils n'ont pas prévu la crise de 2008. Nous ne leur demandons qu'une chose qu'ils se taisent.

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Publié le 25 Février 2016

Sur You Tube a été lancé le mercredi 24 février 2016 une initiative au nom d'#OnVautMieuxQueCa contre la réforme du code du travail qui rassemble des Youtubeurs et Youtubeuse que j'aime beaucoup : Dany Caligula, Le fil d'Actu, Usul & Charles Oscar Salmacis, Naya - La Ringarde, La télé de Buffy Mars, Osons Causer, Klaire Fait Grrr, Histony, Le Stagirite, Horizon Gull, et Bonjour Tristesse. Des chaînes You Tube qui vous viderons de la pensée néolibérale qu'on nous fait ingurgiter à travers les média grâce à un propos construit qui nous poussent à réfléchir sur la société dans laquelle on vit, pas très réjouissante pour les générations futures.

Le propos est le suivant : "Youtubeurs/Youtubeuses, vidéastes, blogueurs/blogueuses, face au projet abject et absurde de réforme du code du travail, nous pensons qu'il est temps de ne plus rester dans notre coin. Nous avons décidé de nous retrouver, d'en parler et de vous proposer de nous rejoindre pour montrer à ceux qui prétendent nous gouverner que, nous tous, #OnVautMieuxQueCa."

C'est aussi une très bonne chose qu'ils nous poussent à être acteurs de nos vies et pas de simples figurants comme ils le montrent ici : "On est restés silencieux trop longtemps, les amis. Maintenant, on va leur montrer nos vies, nos rêves, ce qu'ils en ont fait, et ce qu'on ne veut plus qu'ils en fassent. On va leur montrer que #OnVautMieuxQueCa."

Si vous voulez participer à cette initiative des liens se trouvent vers Facebook (https://www.facebook.com/OnVautMieux/), sur Twitter (https://twitter.com/onvautmieux), sur Diaspora (OnVautMieuxQueCa) et sur Mail (onvautmieuxqueca@gmail.com).

L'initiative est déjà un vrai succès car sur sa page Facebook, #OnVautMieuxQueCa remercie déjà la mobilisation des témoignages : "Un grand merci à vous les amis, quel torrent de messages, d'anecdotes, de soutiens ! On ne sait pas si on doit se réjouir ou pleurer, mais nous ne nous attendions pas à une telle mobilisation de votre part et à un tel succès ! Les témoignages continuent d'affluer et nous sommes bien décidés à faire entendre nos voix à tous !"

agencia.ecclesia.pt nous montre aussi ce jeudi 25 février que la Caritas portugaise favorise à partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche sa collecte publique nationale, une initiative annuelle qui a lieu dans les supermarchés et dans tous les diocèses du pays, pour recueillir des fonds pour aider à combattre "l'inégalité et l'exclusion sociale".

Le président de l'agence catholique note que "les situations de pauvreté et de précarité de l'emploi" ont été "aggravées" et explique que les fonds recueillis sont destinés "exclusivement pour le soutien social" dans chaque diocèse. "Nous anticipons notre gratitude à ceux qui viennent nous aider, rendant ainsi justice au grand dynamisme solidaire du peuple portugais", écrit Eugénio Fonseca, dans une note envoyée aujourd'hui à l'agence Ecclesia.

Les 20 Caritas diocésaines sont les destinataires de cette collecte de dons, canalisée pour "les familles les plus démunies dans leur zone géographique." "Le chômage, le redressement financier des plus pauvres et la création de groupes de soutien sociaux dans toutes les paroisses restent les priorités de la Caritas portugaise", a déclaré le président.

Eugénio Fonseca explique que "pour aider les personnes dans le besoin" cet événement annuel est organisé avec le soutien et la "générosité" de plusieurs bénévoles de Caritas qui vont "demander au peuple de contribuer à fournir une vie plus digne" pour ces familles, car "elles ont perdu leurs ressources financières." "Pour eux, c'est, dès maintenant, un mot d'appréciation et d'encouragement, comme le fait la Caritas diocésaine pour les nécessiteux", ajoute-il.

L'Église catholique au Portugal célèbre la semaine nationale Caritas avec le slogan 'Coração da Igreja no Mundo' (Le cœur de l'Église dans le monde), jusqu'à ce dimanche, qui comprend la collecte publique, un thème développé dans la dernière édition de l'hebdomadaire numérique Ecclesia.

En cette période où on nous vend l'égoïsme et le chacun pour soi, il est bon de retrouver des initiatives qui nous poussent à défendre nos droits et à aider ceux qui n'ont rien. Une solidarité envers les autres qui sera porteuse, en étant les apôtres de l’espérance et des actions solidaires plutôt que les chantres d'une société où l'on ferme les yeux devant les injustices et les souffrances.

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Publié le 24 Février 2016

ANSA.it nous montre que le pape François dans son audience générale hebdomadaire du mercredi 24 février 2016 poursuit ses enseignements sur le pardon pour l'Année jubilaire de la Miséricorde, en utilisant l'histoire biblique de la vigne de Naboth pour illustrer l'"arrogance du pouvoir".

Devant une foule de environ 20 000 personnes sur la place Saint-Pierre, le pape a expliqué comment la femme du roi Achab Jézabel a utilisé la tromperie pour tuer Naboth afin que le roi puisse prendre sa vigne, l'appelant "une histoire d'aujourd'hui". "Même aujourd'hui, le puissant exploite les personnes afin d'avoir plus d'argent", a déclaré le pape François. "Si vous perdez la dimension du service, la puissance se transforme en arrogance et devient de la domination et l'oppression ", a-t-il dit.

Le pape a noté que le roi Achab a ensuite demandé pardon. "Comment ce serait merveilleux si les puissants et exploiteurs d'aujourd'hui pouvaient faire de même", a déclaré le pape François. "La miséricorde peut guérir les blessures et changer l'histoire" a-t-il conclu.

En ce qui s'agit de l'arrogance du pouvoir, une tribune vient la clouer au pilori en France comme nous le montre RFI.fr. Martine Aubry monte au créneau contre la politique du gouvernement. Dans une tribune publiée dans Le Monde et signée par la maire de Lille, mais aussi Daniel Cohn-Bendit, Benoit Hamon, Christian Paul, François Lamy, Yannick Jadot, Michel Wieviorka, dix-huit signataires en tout... une charge sans concession contre la politique du gouvernement.

«Trop c'est trop !» La tribune signée par Martine Aubry dans le quotidien Le Monde ce mercredi (édition du jeudi 25 février) commence comme un cri du cœur pour mettre en garde le gouvernement, car selon les auteurs, "ce n'est plus simplement l'échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France".

Et la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est la réforme du Code du travail. Après le pacte de responsabilité comparé à un "marché de dupe" avec le Medef, après le débat qualifié de "désolant" sur la déchéance de nationalité, après le discours jugé "indécent" de Manuel Valls sur les réfugiés, la loi El Khomri a provoqué chez les signataires du texte "non plus de la déception, mais de la colère". Suit un réquisitoire sans concession sur les mesures envisagées : facilitation des licenciements économiques ou augmentation du temps de travail, qui se conclut par ces mots : "Pas ça, pas nous, pas la gauche".

Cette fois-ci, Martine Aubry prend donc la tête du mouvement de protestation contre la politique et la méthode de l'exécutif. François Hollande, actuellement en tournée en Amérique latine, est visé, mais aussi Manuel Valls, le Premier ministre, auquel s'adresse ce message : "Il ne suffit pas de se revendiquer du réformisme social pour en mériter le titre". La guerre est déclarée.

Enfin nous voyons sur L'OBS le succès fulgurant de la pétition en ligne contre la réforme du droit du travail proposée par Myriam El Khomri créée le 18 février, qui a recueilli 463 494 signatures vers 18 h. Les militants associatifs à l'origine de la pétition, dont la féministe Caroline de Haas, et des syndicalistes (CGT, CFE-CGC, Unsa, Jeunesse ouvrière chrétienne...), ont aussi créé un site Internet, loitravail.lol, pour dénoncer des mesures qu'ils considèrent comme un retour en arrière.

Le projet de loi, transmis la semaine dernière au Conseil d'État, prévoit notamment la primauté des accords d'entreprise en matière de temps de travail, la possibilité de référendums pour valider des accords minoritaires, une "sécurisation" juridique du licenciement économique pour les entreprises, des indemnités prud'homales plafonnées et un recours facilité au forfait-jour dans les petites entreprises.

Le pape François condamne l'arrogance du pouvoir et souhaite que les puissants et les exploiteurs regrettent leurs actes et demandent le pardon, tandis qu'en France la fronde s'organise contre la loi du travail en préparation face à l'arrogance du pouvoir qui ne veut pas écouter ceux qui vont subir cette réforme qui profite largement au Medef.

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Publié le 23 Février 2016

Radio Vatican nous montre que l’Académie pontificale des Sciences sociales a accueilli ce lundi 22 février 2016 au Vatican une table ronde réunissant des scientifiques et des représentants des principales religions mondiales.

Objectif principal : réaffirmer l’urgence d’offrir une réponse commune aux besoins globaux de l’humanité. Les participants entendaient manifester leur solidarité aux peuples les plus défavorisés de la planète et offrir un exemple de collaboration en incitant les groupes de la société civile, les individus et les entreprises à faire davantage.

Pour reconstruire l’humanité, il faut réaffirmer la solidarité globale. Parmi les intervenants, Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Rapports avec les États, a présenté une réflexion sur les rapports entre religions et action humanitaire. De son côté le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, président de Caritas internationalis, espère que le prochain sommet humanitaire mondial prévu fin mai à Istanbul favorisera la coopération entre les Nations-Unies et les organisations humanitaires locales.

Espérons que l'exemple du pape François sera porteur pour cette initiative. Après le séisme meurtrier qui a frappé le sud de l’île de Taïwan le 6 février 2016, le pape François a fait parvenir 50 000 dollars à l’intention des rescapés et des familles des 117 victimes comme nous le montre cath.ch. Le don a été donné à la Conférence épiscopale régionale chinoise à travers le Conseil pontifical Cor Unum, a indiqué le ministère des affaires étrangère taïwanais.

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