Publié le 31 Mars 2016

Une forte mobilisation et la surdité gouvernementale

Les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation contre le projet de loi Travail ce jeudi 31 mars 2016. 250 rassemblements sont prévus dans toute la France. Selon la SNCF, 24,2 % des cheminots sont en grève. 176 lycées ont été bloqués selon le ministère de l’éducation alors que l’UNL en annonce plus de 250. Plusieurs universités ont été fermées à cause de la forte mobilisation étudiante. Les dockers et les portuaires se sont mobilisés fortement au Havre et à Rouen. D’ailleurs, la CFDT est là aussi, pour faire front uni contre la loi El Khomri, la base n’a pas voulu écouter Laurent Berger.

La ministre du travail Myriam el Khomri dans une tentative pour essayer de faire baisser le mouvement a ce matin sur BFMTV a essayé de montrer que son texte «ne vise pas à faciliter le licenciement économique» mais à «clarifier les règles». Peu convainquant, puisque les syndicats ne sont pas prêts à abandonner : Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, a d’ailleurs annoncé que de nouvelles mobilisations sont d'ores et déjà envisagées pour réclamer le retrait de cette loi et qu'elles se tiendront les 5 et 9 avril.

Il y a une forte mobilisation comme le montre la page twitter de Caroline de Haas et de loi travail, non merci : 20 000 personnes à Rouen, 1500 à Guéret, 25 000 à Toulouse, 2000 à Périgueux, Entre 5000 et 10 000 personnes à St-Étienne, plus de 1000 personnes à Dole, 1500 à Châteauroux, 1500 à Troyes, 1200 à Mont-de-Marsan, 15 000 personnes au Havre, 2700 à Aurillac, 30 000 à Nantes, 10 000 à Rennes, 4500 à Brest, 5 500 à Saint-Nazaire, 15 000 à Le Mans, 3000 à Niort, 100 000 à Toulouse, plus de 1500 à Vierzon, 20 000 à Lille, plus de 800 à Calais, 1000 à Boulogne-sur-Mer, 8000 à Avignon, 30 000 à Lyon, 8000 à Grenoble, 120 000 à Marseille et 30 000 à Bordeaux. Pour Paris ? Les manifestants seraient entre 26 000 et 28 000 selon la préfecture de police de Paris. Les doutes sont permis. D'après la CGT et FO, il y a eu 1,2 million de manifestants en France contre la loi Travail ce jeudi

Malheureusement LeMonde.fr nous montre qu’interrogé par le groupe communiste au Sénat lors des questions au gouvernement, Manuel Valls a dit "assumer ses différences" (ce n’est plus des différences, c’est des trahisons) avec les syndicats CGT et FO. Il a notamment souligné qu'à ses yeux la loi n'opérait pas d'inversion des normes (la négociation d'entreprise primant sur la loi), comme l'avancent les opposants du texte. "Nous avons souhaité privilégier, comme d'ailleurs des organisations syndicales qui ne manifestent pas aujourd'hui, qu'on appelle réformistes, nous avons souhaité que la négociation soit d'abord dans l'entreprise et bien sûr dans les branches", a déclaré le premier ministre. Réformistes ? Un peu de bon sens, il y a des membres de ces syndicats qui manifestent dans la rue notamment de la CFDT et CGC-CGE.

Bien sûr comptons sur les médias pour insister sur les incidents en marge du cortège par des casseurs qui finissent par prendre en otage ces manifestations, alors que les divers syndicats sur place condamnent de tels actes, et la préfecture pour bien abaisser les chiffres pour bien faire gonfler le torse au Medef et au gouvernement de droite de Manuel Valls.

Après la manifestation parisienne (et humide), les opposants à la loi travail se donnent rendez-vous à 18 heures place de la République pour une «Nuit debout» comme le montre Libération.fr. «Après la manif, on ne rentre pas chez nous», proclame un tract distribué dans le défilé de l'après-midi. Au programme de cette soirée appelée à durer jusqu'au petit matin vendredi, une introduction de Frédéric Lordon, l'économiste antilibéral, suivie de concerts (avec notamment HK et les Saltimbanks) et d'une projection du documentaire Merci patron de François Ruffin. Le mot d'ordre est clair : «Convergence des luttes» et «assemblées citoyennes».

Bien plus emballant, que de voir le gouvernement essayer de convaincre les jeunes que le précaire et le chômage c’est pour leur bien. Et pour bien enfoncer le clou, la CGT annonce à son tour des journées de grève et manifestations les 5 et 9 avril "jusqu'au retrait" de la loi Travail.

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Publié le 30 Mars 2016

RTL.fr nous montre dans son article du mercredi 30 mars 2016 qu’une enquête a été ouverte pour non-dénonciation d'agressions sexuelles à l'encontre de responsables du diocèse, dont le cardinal Philippe Barbarin.

Une perquisition a eu lieu mercredi matin dans les locaux de l'évêché à Lyon dans le cadre d'une enquête ouverte pour non-dénonciation d'agressions sexuelles à l'encontre de responsables du diocèse, dont le cardinal Barbarin, selon une source proche du dossier. Cette enquête a été ouverte parallèlement à la mise en examen du père Bernard Preynat fin janvier, pour des agressions sexuelles commises il y a plus de 25 ans sur des scouts qu'il encadrait dans la banlieue de Lyon.

Des victimes ont porté plainte contre des responsables religieux, dont l'archevêque de Lyon, qu'ils accusent de ne pas avoir informé la justice des agissements passés de ce prêtre lorsqu'il en a pris connaissance en 2007-2008, selon ses propres dires. "Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Lyon, le diocèse de Lyon a été amené à remettre aujourd'hui aux enquêteurs, venus effectuer une perquisition, les éléments dont la justice souhaitait disposer pour faire la lumière sur ces événements douloureux", a confirmé le diocèse dans un communiqué.

Selon la source proche du dossier, cette perquisition est intervenue aussi dans le cadre d'une seconde enquête préliminaire, ouverte après le signalement au parquet, en février, de faits de pédophilie anciens d'un autre prêtre du diocèse. Ce signalement émanait d'une ancienne victime, exerçant aujourd'hui une fonction importante au ministère de l'Intérieur. Dans l'affaire du père Preynat, le juge d'instruction vient de déclarer que les quatre cas d'agression retenus à son encontre ne sont pas prescrits, permettant ainsi à la procédure judiciaire de se poursuivre.

"Le cardinal Philippe Barbarin a exprimé à de nombreuses reprises sa volonté de coopérer en toute transparence avec la justice : il se tient à sa disposition avec confiance", a commenté le diocèse dans un communiqué. Le cardinal de Lyon, 65 ans, est une des principales figures de l'Église française et se retrouve donc aujourd'hui dans au cœur d'un scandale de pédophilie.

Les choses sérieuses commencent et cette affaire pourra espérons réformer l’Église durablement. Ce que nous souhaitons maintenant c’est que la justice réponde aux attentes des victimes de prêtres pédophiles de meilleure façon que l’Église.

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Publié le 30 Mars 2016

Comme le montre BFMTV.com Myriam El Khomri se dit ouverte au dialogue. Devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, étape formelle mais délicate avant l'examen du projet de loi au parlement, la ministre du Travail a déclaré le mardi 29 mars 2016 qu'elle comprenait "qu'un texte aussi profondément réformateur suscite des questionnements et nécessite des débats".

"Ceux-ci doivent se poursuivre, et je vous redis ma totale volonté d'être à l'écoute de la représentation nationale pour construire collectivement une société où progrès économique et progrès social ont partie liée", a-t-elle ajouté.

La ministre du Travail a défendu un texte "équilibré" qui vise à "renforcer le dialogue social" au plus près de l'entreprise, mais avec "la conviction que c'est par le collectif que le salarié est le mieux défendu". "Le gouvernement aurait pu faire le choix de ne rien faire, faisant le constat que notre démocratie sociale est perfectible. C'est précisément le pari inverse qu'il fait, car nous sommes convaincus qu'il existe un cercle vertueux à tracer", a-t-elle poursuivi.

Se défendant d'une "vision angélique" du dialogue social, et en reconnaissant que des "pressions" pouvaient exister au niveau de l'entreprise, Myriam El Khomri a fait valoir qu'"aucune souplesse ne serait possible sans négociation, sans assentiment des organisations syndicales représentant la majorité".

Mais il semble que cela n’a pas convaincu la majorité socialiste à l’assemblée nationale comme nous le montre LePoint.fr puisque le rapporteur PS du texte, Christophe Sirugue, n'a pas caché sa volonté de revenir sur plusieurs points. Le député de Saône-et-Loire a averti : «La protection des salariés ne peut être sacrifiée sur l'autel de la souplesse.» Il a notamment pointé le risque «de moins-disant social, pour ne pas dire dumping», alors que la majoration des heures supplémentaires pourra désormais être baissée jusqu'à 10 % entreprise par entreprise, en cas d'accord majoritaire et sans verrou au niveau des branches, comme c'était le cas jusqu'à présent.

Christophe Sirugue entend également revenir sur la sécurisation du licenciement économique. Le rapporteur veut faire inscrire dans la loi des indicateurs permettant de mesurer les fameuses difficultés économiques qui justifient de recourir à un tel licenciement, indicateurs autres que de simples critères de durée (nombre de mois consécutifs du chiffre d'affaires, etc.). «Notre objectif n'est pas de faciliter les licenciements, mais de poser des règles claires et intelligibles», lui avait répondu par avance Myriam El Khomri.

Sur le périmètre géographique d'appréciation des difficultés d'une multinationale, le député veut être sûr que le juge aura bien les moyens de vérifier que le groupe ne crée pas artificiellement des difficultés économiques dans l'Hexagone pour justifier un licenciement. Mais il ne semble pas remettre en cause le fait de ne considérer que la situation française, et non l'ensemble du groupe, ce qui devrait satisfaire les entreprises.

Le rapporteur veut aussi s'attaquer à une clause qui permettra à un accord d'entreprise de se substituer aux clauses contraires des contrats de travail, y compris en termes d'horaires, de durée du travail et de rémunération (sauf le niveau de salaire mensuel), lorsqu'il a été signé «en vue de préserver ou de développer l'emploi». En cas de refus du salarié, Christophe Sirugue exige qu'il soit licencié pour motif économique, ce qui garantit un certain nombre de droits pour le salarié (consultation des instances représentatives du personnel, ordre des licenciements, élaboration d'un plan de sauvegarde de l'emploi, obligation de reclassement, etc.), alors que le projet de loi prévoit qu'il soit soumis aux dispositions relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. Par ailleurs, pour les petites et moyennes entreprises, Christophe Sirugue souhaite aller vers un service public d'accès au droit afin d'aider les petits patrons démunis face au labyrinthe administratif français.

Pendant ce temps pour éviter de parler de cela dans les médias on préfère parler des primaires à droite qui n’intéressent que 10 % des Français et vu les candidats on comprend ceux qui ne sont pas motivés à y aller, et du débat de la réforme constitutionnelle, où nous avons le droit à l’interminable sujet de la déchéance de la nationalité, alors que cette réforme devrait garantir les droits des citoyens et une meilleure expression démocratique au lieu de priver les citoyens de leurs libertés essentielles pour donner raison aux terroristes. François Hollande a eu raison de décider de clore le débat constitutionnel ce mercredi. On ventile du vent, au lieu de s’intéresser à l’essentiel. Maintenant, il faudra voir si la rue réussit à permettre le retrait de la loi travail ce jeudi, ce que nous souhaitons tous.

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Publié le 29 Mars 2016

Comme de nombreux Lyonnais, catholiques ou non, il a suivi l’affaire, ses rebondissements et le tourment dans laquelle se sont retrouvés plongés l’église lyonnaise et le cardinal Barbarin depuis la médiatisation de cas de pédophilie présumés dans le diocèse comme le montre 20minutes.fr dimanche 28 mars 2016. Dans une interview accordée au Monde (lien payant) ce lundi, l’auteur lyonnais Alexis Jenni, lauréat du Goncourt 2011, s’est dit «frappé et accablé» par «la culture du silence de la hiérarchie catholique à propos des questions liées à la sexualité». «L’institution religieuse parle de miséricorde mais ne prend pas en compte la souffrance des êtres victimes d’agression sexuelle», ajoute l’écrivain, auteur de L’Art français de la guerre, et de Son visage et le tien, une réflexion personnelle sur la foi.

Interrogé sur le cas de l’archevêque Barbarin, accusé par plusieurs victimes d’avoir protégé des prêtres soupçonnés d’agressions sexuelles sur des mineurs, Alexis Jenni n’a pas souhaité s’exprimer sur la question de la démission du cardinal. «Il s’agit avant tout de changer la culture de l’institution (…) L’Église est une machine idéologique folle lorsqu’elle est confrontée à la vie sexuelle en général et à la pédophilie en particulier».

«D’un côté, elle exclut les divorcés remariés pour avoir rompu un sacrement, et de l’autre, les homosexuels sous le prétexte d’une mention dans le Lévitique (…) Mais elle ne semble pas prendre en compte sérieusement la souffrance de ceux qui sont abusés, et ne semble pas davantage prendre les mesures nécessaires pour que les responsables de ces abus ne puissent plus les commettre», ajoute l’écrivain, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre au lycée catholique Saint-Marc à Lyon.

L'enseignant, qui se décrit comme «un chrétien qui a boudé l'église» et «un catholique plus proche des ordres religieux que des paroisses» se prononce donc en faveur d'une réforme urgente des institutions, qui comme «l'école ou l'église, peuvent exercer de la coercition sur les enfants».

L’auteur lyonnais Alexis Jenni nous livre ici son point de vue sur l’Église qui exclut les divorcés remariés et les homosexuels, tout en refusant de prendre en compte la souffrance des victimes des prêtres pédophiles, et que nous rejoignons tous dans son souhait que l’Église se réforme.

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Publié le 29 Mars 2016

Bernadette Sauvaget dans son article du dimanche 28 mars 2016 pour Libération.fr nous montre que sous le coup d’une enquête pour non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs, Philippe Barbarin entame une forme de chemin de croix judiciaire, en jouant des coudes. Une constante chez le cardinal-archevêque de Lyon.

Pour le moment, Philippe Barbarin, le cardinal-archevêque de Lyon, pris dans la tourmente d’affaires de pédophilie qu’il n’a pas dénoncées, a sauvé sa mitre et sa crosse. A moins d’un crash imprévu – à commencer par la révélation de nouveaux faits –, un répit de quelques mois s’offre à lui. Le prélat s’accroche en tout cas à son siège comme une bernique à son rocher. Et il y met les moyens. Pour sa gestion de crise, Barbarin, homme de «coups» et de com, s’est offert les services de l’influent Guillaume Didier, du réputé cabinet Vae Solis. Le montant des émoluments est gardé secret. Mais parmi les clients de Guillaume Didier, Barbarin côtoie Thomas Fabius, «fils de» empêtré dans des histoires de délinquance financière, et le sulfureux photographe François-Marie Banier, qui a profité abusivement (il a été condamné par la justice) des largesses financières de la milliardaire Liliane Bettencourt.

Judiciairement, le temps joue pour Barbarin, un évêque de la génération Jean Paul II, très «wojtylien» dans la forme comme dans le fond : faux moderne et vrai réac. Car l’affaire s’annonce longue. À Lyon, les magistrats se sont prononcés ce mardi sur la prescription des faits de pédophilie reprochés à l’abbé P. et qui datent d’avant 1991, estimant qu'ils étaient non-prescrits et que la procédure se poursuivait. Une question qui intéresse autant l’archevêque de Lyon, lui-même sous le coup d’une enquête préliminaire pour non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineur. Ces décisions, quoi qu’il en soit, ne sont pas définitives mais soumises à des appels judiciaires en cascade.

S’il gagne du temps, Barbarin a en même temps une grosse épée de Damoclès au-dessus de la tête. Pour lui, l’enjeu est de conserver, contre vents et marées, son siège épiscopal de Lyon, l’un des plus prestigieux de France. Celui d’Irénée, l’un des grands penseurs du christianisme des origines et le premier établi en Gaule chrétienne, ce qui vaut à Barbarin le titre très vintage de primat des Gaules. De là, le cardinal lyonnais a pu mener ses virulents combats contre ce que Jean Paul II appelait en son temps la «culture de mort». Ces dix dernières années, on l’a vu en tête des défilés contre l’avortement, l’euthanasie et, bien sûr, le mariage pour tous. Quitte à agacer parfois, même ses collègues évêques.

L’été dernier, le prélat est ainsi intervenu dans l’affaire Vincent Lambert, en diffusant une lettre qu’il avait fait signer aux évêques de sa région. Barbarin se rangeait du côté des parents – des intégristes catholiques, violemment opposés à tout arrêt des traitements. Par cette missive, l’archevêque de Lyon taillait des croupières à l’archevêque de Rennes, Pierre d’Ornellas, officiellement en charge à l’épiscopat des questions bioéthiques. Sur ce dossier hautement symbolique, d’Ornellas tient une position singulièrement plus ouverte que Barbarin, invoquant la loi Leonetti et s’en remettant à la décision des médecins.

Un Barbarin qui agace, ce n’était pas la première fois. «Ses positions extrémistes sur le mariage pour tous avaient également mécontenté de larges franges du catholicisme français», soutient Christian Terras, le fondateur et patron de Golias, le journal contestataire catholique, installé à Lyon. «Barbarin est très arc-bouté sur ses certitudes et ne supporte pas les critiques. Pour lui, seule l’Église est dépositaire de sens et de transcendance. Il est pratiquement le seul évêque à avoir relayé à l’époque le thème de la laïcité positive de Nicolas Sarkozy», poursuit Terras. De fait, Barbarin a une vision politique à l’ancienne, d’ancien régime presque, une sorte d’alliance du trône et de l’autel où l’Église est la gardienne des vraies valeurs.

Garder Lyon, donc, est essentiel pour Barbarin. Pour conserver son aura, une capacité de se faire entendre, jouer un rôle en somme. Grâce à l’appui de Mgr Jean-Marie Lustiger, il y a été nommé en 2002 au terme d’une ascension fulgurante - un appui que le cardinal-archevêque de Paris aurait regretté à la fin de sa vie. Alors âgé d’à peine 52 ans, Barbarin arrive d’un petit diocèse, celui de Moulins, où il est allé apprendre, depuis 1998, le job d’évêque. Sur ces vieilles terres bourbonnaises, le diocèse ressemble à une grande paroisse. «Son prédécesseur était barricadé dans son évêché. À son arrivée, Philippe Barbarin est allé voir un à un tous les prêtres», raconte une catholique du coin. Un an après les Journées mondiales de la jeunesse de Paris en 1997, le jeune évêque surfe sur la vague «nouvelle évangélisation» de Jean Paul II, reprenant les méthodes des évangéliques protestants. Il distribue gratuitement des évangiles. Ça, c’est pour faire moderne. Comme toujours chez Barbarin, l’autre versant est tradi et conservateur. «À la cathédrale, il a rétabli la récitation du chapelet, tous les jours, en fin d’après-midi. Il y venait lui-même», dit-on là-bas.

Une habitude de famille, peut-être. Né à Rabat (Maroc), Barbarin, fils de militaire, est issu d’une fratrie très pieuse de onze enfants. Il a deux sœurs qui sont religieuses et une troisième engagée au sein de la très conservatrice Opus Dei. L’un de ses frères est, lui, médecin dans le quartier parisien populaire de la Goutte-d’Or (XVIIIe arrondissement). Formé à l’institut catholique de Paris, dit la Catho, et au prestigieux séminaire des Carmes, Barbarin doit surtout sa carrière au cardinal-archevêque de Paris. «Pour sa succession, Jean-Marie Lustiger avait plusieurs hypothèses. Barbarin en faisait partie», raconte l’un des proches collaborateurs de l’archevêque de Paris à l’époque.

En fait, la «malédiction» de Fourvière, du nom de la basilique lyonnaise, propulse Barbarin dans la capitale des Gaules. En moins de cinq ans, l’archevêché a vu mourir trois cardinaux à ses commandes. Barbarin, lui, est alors fringant, sportif accompli, bref, en bonne santé. Superstitieux sans doute, il n’a cependant jamais dormi dans la chambre de ses prédécesseurs, à la résidence épiscopale de la colline de Fourvière. Mais peu importe, le marathonien «hyperactif et brouillon» rate son atterrissage.

À Lyon, «la greffe n’a jamais vraiment pris», lâche un jésuite de la ville. Ici, le clergé, fait de fortes personnalités, est frondeur. Finalement, l’archevêque laisse aller à vau-l’eau les affaires internes de son diocèse. Surtout, ces dernières années, depuis qu’il n’a plus à ses côtés d’évêques auxiliaires dignes de ce nom. Son destin, le prélat «électron libre» le bâtit sur ses combats. Depuis deux ans, il s’est fortement investi dans la défense des chrétiens d’Orient. «Barbarin n’a pas réussi non plus à fédérer autour de lui la frange conservatrice de l’épiscopat, comme l’évêque de Bayonne, Marc Aillet, ou celui de Fréjus, Dominique Rey», remarque un fin observateur de la scène religieuse française.

À Rome non plus, Barbarin n’est guère en cour. Il n’a pas réussi à effacer l’effet calamiteux produit lors du conclave de 2005, convoqué après la mort de Jean Paul II et qui a élu Benoît XVI. Tout jeune cardinal, il la joue prophétique en proposant étonnamment de voter… pour le patriarche orthodoxe (!) de Constantinople, Bartholomée, une façon d’appeler à l’unité des chrétiens. La proposition abracadabrantesque fait pschitt ! Et même mauvais genre. Elle plombe durablement Barbarin qui ne participe pas, contrairement aux autres cardinaux français, à des instances importantes au sein de la curie romaine. «Arriviste et courtisan», comme le définissent ses plus féroces adversaires, l’archevêque de Lyon a tenté, ces dernières années, un retour en grâce plus ou moins réussi auprès du pape argentin.

In fine, c’est bien à Rome que son sort se jouera. D’abord perplexe, le pape François, qui a une certaine affection pour Barbarin, attend désormais l’avancée judiciaire du dossier. Au Vatican, comme au sein de l’épiscopat français, la prise de position du Premier ministre Manuel Valls appelant l’archevêque de Lyon à «prendre ses responsabilités» a crispé. Il faut dire que l’ambiance avec Paris n’est pas au beau fixe après l’affaire de la nomination ratée de Laurent Stefanini, comme ambassadeur de France auprès du Saint-Siège.

Peu aimé, Barbarin a maintenant le soutien public de l’Église et des évêques français. Le dernier en date, ce week-end, est celui d’André Vingt-Trois, le successeur de Lustiger à Paris. Mais si tout cela prenait malgré tout mauvaise tournure, Barbarin pourrait démissionner pour raisons de santé, qu’il a désormais fragile. Atteint d’un grave surdité, frappé en 2007 par un cancer de la prostate, Barbarin a subi, il y a deux ans, un triple pontage.

Prescription judiciaire ou pas, il lui reste à affronter la faute morale, insurmontable pour un homme d’Église, même quand celui-ci a demandé «personnellement pardon» aux victimes. Lors de la récente assemblée des évêques à Lourdes, celui de Pontoise, Stanislas Lalanne, a défendu l’imprescriptibilité de la faute morale en ce qui concerne la pédophilie. Si c’est un évêque qui le dit.

Le cardinal Barbarin aurait du éviter de dire "dieu merci, les faits sont prescrits", car le juge d'instruction n’a pas été du même avis et vient d'ouvrir droit aux poursuites en décidant que ces faits ne sont pas prescrits. Comme quoi, on ne doit pas citer le non de Dieu en vain.

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Publié le 28 Mars 2016

Comme nous le montre Lalibre.be de ce lundi 28 mars 2016, au moins 72 personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été blessées dans une explosion dimanche soir à Lahore, grande ville de l'est du Pakistan, alors que des chrétiens célébraient les fêtes de Pâques.

Dans une déclaration à la presse, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a affirmé que le pape François avait été informé de cet "horrible massacre de dizaines d'innocents, qui jette une ombre de tristesse et d'angoisse sur la fête de Pâques".

"Encore une fois, la haine homicide frappe vilement les personnes qui sont le plus sans défense. Avec le pape, nous prions pour les victimes, nous sommes proches des blessés, des familles frappées d'une immense douleur, des membres des minorités chrétiennes encore une fois frappées par la violence fanatique, de l'ensemble du peuple pakistanais blessé", a poursuivi le porte-parole.

"Comme le pape l'a dit ce matin (dans son message de Pâques "Urbi et orbi"), en dépit de la poursuite de ces manifestations horribles de haine, le Seigneur crucifié pour nous et ressuscité continue de nous donner le courage et l'espérance nécessaires pour construire des chemins de compassion, de solidarité, de dialogue, de justice, de réconciliation et de paix".

À nouveau la lâcheté des terroristes islamistes est plus que visible, viser des femmes et des enfants ce n’est pas du courage. L’amour du prochain n’est pas ce qui les touche, mais simplement une basse visée politique menée par la terreur qui finit toujours par se retourner contre eux.

Hier comme nous le montre RTL.Fr, dans la basilique d'Argenteuil, les chrétiens sont venus en foule en ce week-end pascal voir de leurs propres yeux une tunique qui aurait été portée par le Christ, et dont "l'ostension solennelle" n'a lieu qu'une fois tous les 50 ans. Et la messe célébrée ce dimanche de Pâques par monseigneur Philippe Barbarin à 11 heures a marqué le point d'orgue de cette grande manifestation. Une venue inattendue du cardinal accusé d’avoir couvert des prêtres pédophiles dans son diocèse à Lyon. Certains paroissiens n’ont pas vraiment apprécié que le cardinal Barbarin procède au baptême de plusieurs enfants alors qu’il est empêtré dans ce scandale qui agite l’Église. “Je ne savais pas qu’il venait aujourd’hui parce qu’ils avaient annoncé un autre archevêque”, explique par exemple Nicole. Éric s’est dit pour sa part “surpris de voir la présence de certaines personnes pour baptiser les enfants”.

Comme le montre aussi 20minutes.fr mis en cause par plusieurs victimes d’actes de pédophilie, Philippe Barbarin, l’archevêque de Lyon, est aujourd’hui accusé d’avoir fermé les yeux sur les agissements de certains prêtres de Lyon qu’il n’aurait pas dénoncés à la justice. «Il n’y a pas de raisons qu’il démissionne», assure pourtant André Vingt-Trois dans cet entretien au Parisien.

Apportant son «soutien» à celui qu’il considère comme un «frère», André Vingt-Trois estime que «ça n’est pas l’opinion publique qui se substitue à la justice jusqu’à présent», alors que Philippe Barbarin est victime d’une violente campagne médiatique réclamant sa démission. «Il m’est arrivé par le passé de retirer un prêtre de son ministère auprès de jeunes parce qu’il avait commis des actes de pédophilie, énonce André Vingt-Trois. J’ai eu connaissance de faits et j’ai été voir le procureur. A lui de faire son enquête. Les victimes qui viennent nous voir sont toujours entendues.»

Alors qu’elle est destinée à soutenir Philippe Barbarin, cette information pourrait toutefois atteindre le but contraire. En effet, Philippe Barbarin est justement accusé de ne pas avoir saisi la justice après avoir reçu plusieurs plaintes de victimes se plaignant d’actes déplacés de plusieurs prêtres du diocèse de Lyon.

Défendre à ce point Mgr Barbarin donne tout l’effet contraire et ne ravi nullement les fidèles qui peuvent se demander pourquoi tant d’acharnement à le laisser en place, alors que sa démission aurait donné un signal positif et lui aurait permis de se défendre plus librement. Enfin comme le montre Libération.fr le jeudi 24 mars 2016, citant le pape François, le cardinal Barbarin, sous le feu des critiques depuis plusieurs semaines pour sa gestion de cas de pédophilie dans son diocèse, s’est déclaré «dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres et de demander personnellement pardon pour les dommages qu’ils ont causés en abusant sexuellement des enfants, quand bien même je n’étais pas évêque au moment de ces faits abominables». «Chacun est amené à faire son examen de conscience face à cette tourmente et je remercie ceux qui m’aident à faire le mien», a ajouté le prélat. Ces excuses arrivent bien trop tard.

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Publié le 27 Mars 2016

Le pape François nous demande de susciter l’espérance et condamne le refus de ceux qui pourraient aider les migrants

Comme nous le montre ouest-france.fr le pape François a condamné ce dimanche 27 mars 2016, dans son message de Pâques, le «refus de ceux qui pourraient offrir un accueil et de l'aide» aux migrants.

«La file toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés fuyant la guerre, la faim, la pauvreté et l'injustice ne doit pas être oubliée. Ces frères et sœurs rencontrent trop souvent en chemin la mort ou un refus de ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l'aide», a-t-il martelé dans son message «urbi et orbi» («à la ville et au monde»), lançant un nouvel appel pressant aux responsables des pays développés, notamment européens, à ne pas fermer leurs frontières.

Dans un message sombre, une note d'espérance a été pour la Syrie, Jorge Bergoglio exprimant son plein soutien aux négociations de Genève. «Que le Seigneur ouvre des chemins d'espérance à la Syrie bien aimée, pays déchiqueté par un long conflit» et qui a souffert «la décomposition de sa société civile» (...) «Nous confions à la puissance du Seigneur ressuscité les discussions en cours (...) pour qu'on puisse recueillir des fruits de paix».

Il a aussi prié pour l'Irak, le Yémen, la Libye, le conflit israélo-palestinien, et entrevu quelques «ferments d'espérance» dans les conflits civils au Burundi, au Mozambique, en RD Congo et au Sud-Soudan. Jorge Bergoglio a souhaité «le dialogue et la collaboration de tous» au Venezuela, dans la seule allusion à son continent d'origine.

Condamnant «la forme aveugle et atroce de la violence» que constitue le terrorisme, le chef de l'Église catholique a prié pour la Belgique, la Turquie, le Nigeria, le Tchad, le Cameroun, la Côte d'Ivoire et l'Irak, frappés par des attentats. «Face aux gouffres spirituels et moraux, face aux vides qui provoquent la haine et la mort», (...) «le Seigneur nous donne son regard de compassion envers les affamés et les assoiffés, les étrangers et les prisonniers, les marginaux et les exclus, les victimes des abus et de la violence».

«Le monde est rempli de personnes qui souffrent dans leur corps dans leur esprit», «de crimes atroces souvent commis dans les murs du foyer domestique», de «conflits armés qui soumettent des populations entières à ses souffrances indicibles». Le pape François s'est exprimé aussi pour «les personnes âgées écrasées par la solitude» et «les jeunes qui ne pensent pas avoir d'avenir».

Comme nous le montre euronews.com, hier le pape François nous a demandé de susciter l’espérance, après une Semaine sainte marquée par de nouveaux attentats en Europe et au Moyen-Orient.

Le pape François avait voulu que le Samedi saint soit le jour de silence de Dieu. Il n’est apparu qu’en soirée, dans la pénombre de la basilique Saint-Pierre, pour célébrer la résurrection de Jésus. Après qu’eut retenti par trois fois la formule en latin “Lumen Christi”, la basilique s’est illuminée. Le pape a utilisé le mot “espoir” une vingtaine de fois pendant la Veillée pascale.

“Que le seigneur nous libère de ce piège, d‘être des chrétiens sans espoir, qui vivent comme si le Seigneur ne s‘était pas élevé, comme si nos problèmes étaient le centre de nos vies”, a-t-il dit. Le pape François a aussi baptisé douze catéchumènes adultes, parmi lesquels six albanais, et un chinois.

Le pape François n’a pas tort nous devons être des vecteurs d’espérance et de paix, mais il ne faut pas non plus être naïf car ces deux qualités ne se font pas seulement à coup de grands principes mais d’actes réels au sein de son propres pays pour qu’ils soient porteur ailleurs, car si on n’aide pas ceux qui sont marginaux (notamment les réfugiés) ici, comment peut-on être crédible ailleurs. Ensuite, nous pourrons porter avec crédibilité l’espérance ailleurs comme nous le feront ici.

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Publié le 27 Mars 2016

La résurrection, une libération

Aujourd’hui à Pâques, on célèbre la résurrection de Jésus. C’est le fondement de la foi chrétienne et comme le dit Paul (ou le disciple de Paul qui a écrit l’épître) nous sommes spirituellement ressuscités avec Jésus, et rachetés afin que puissions marcher dans un nouveau mode de vie [Romains 6, 4]. Mais est-ce tout ?

Non, si l’annonce de la résurrection a si bien marché c’est qu’elle représente une libération de nos oppressions morales et physiques. Jésus apparaît d’abord aux femmes nous libérant du machisme puisque les premiers témoins ce sont elles, ce qui en fait des apôtres envoyées pour annoncer cet événement, puis aux disciples en plein doute, ce qui les transfigurent et les changent complètement les amenant à une vie communautaire dont devrait s’inspirer nos gouvernants et l’Église, nous libérant ainsi de nos lâchetés.

Ce changement incroyable a mis en avant la première communauté chrétienne basée sur le partage et l’accueil de tous, alors comment pouvons-nous utiliser les valeurs chrétiennes pour se fermer à tous, plus particulièrement aux réfugiés et aux pauvres. Les premiers chrétiens ne partageaient-ils pas leurs biens, n’accueillaient-ils pas en leur sein les étrangers, n’allaient-ils pas vers les rejetés, ne soignaient-ils pas les malades et n’aidaient-ils pas ceux qui n’avaient rien ? Retrouverons-nous cela ? Cela ne peut qu’arriver si nous voyons la résurrection comme libératrice et pas seulement comme une question de foi.

Libérons-nous de nos préjugés et de nos jugements comme Jésus a vaincu la mort et donc les élites de son temps qui ont voulu se débarrasser de lui en ressuscitant d’entre les morts. Oui, la résurrection doit être vue comme une libération nous menant vers une société plus juste et solidaire. Vaincre la mort, c’est aussi vaincre tout ce qui est mortifère en nous et qui nous empêche de nous ouvrir aux autres, comme Jésus l’a fait en apparaissant à ses disciples pour qu’ils en finissent avec leurs doutes et se délivrent de leurs pensées réductrices.

Merci et bonne fête de Pâques !

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Publié dans #Pensées de paroissiens-progressistes

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Publié le 26 Mars 2016

Vendredi saint : le pape fustige la "conscience anesthésiée" de l'Europe et dénonce les prêtres pédophiles

Migrants, prêtres pédophiles, terrorisme... Dans sa prière à l'issue de la cérémonie du Vendredi Saint, qui commémore chaque année la passion et la mort du Christ, le pape François a balayé, vendredi 25 mars, tous les sujets d'actualité. La Méditerranée et la Mer Égée "sont devenues un cimetière insatiable, image de notre conscience insensible et anesthésiée", a-t-il déploré depuis le Colisée de Rome comme nous le montre francetvinfo.fr.

Il a renouvelé son appel aux pays de l'Union européenne à accueillir dignement des centaines de milliers de demandeurs d'asile et immigrés. "Ô Croix du Christ, nous te voyons aujourd'hui dans les visages des enfants, des femmes et des personnes, épuisés et apeurés qui fuient les guerres et les violences et ne trouvent souvent que la mort et tant de Pilate aux mains lavées", a-t-il martelé. Le pape vise juste en montrant l’égoïsme des pays européens face aux réfugiés qui fuient la guerre en Syrie et en Irak dont ils sont les principales victimes tandis que les partis d’extrême droite en profitent pour faire leur beurre électoral sur eux.

Le pape a condamné aussi avec force la pédophilie dans le clergé : "Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd'hui dans les ministres infidèles qui au lieu de se dépouiller de leurs vaines ambitions dépouillent même les innocents de leur dignité", s'est-il exclamé. Il est bon que le pape montre son soutien aux victimes des prêtres pédophiles, mais maintenant les actes doivent suivre les paroles pour que les victimes se sentent comprises.

Évoquant les offensives djihadistes qui touchent l'Afrique, le Moyen Orient jusqu'au cœur de l'Europe, Jorge Bergoglio a dénoncé "les fondamentalismes et le terrorisme des adeptes de certaines religions qui profanent le nom de Dieu et l'utilisent pour justifier leurs violences inouïes". Le pape François dénonce ici à nouveau l’utilisation fondamentaliste de la foi qui justifie l’arrivée d’un régime extrémiste n’ayant aucune valeur morale qui n’a rien à voir avec la religion.

Ce sont "les vendeurs d'armes qui alimentent le four des guerres avec le sang innocent des frères", a-t-il remarqué. Faisant allusion aux persécutions des chrétiens, Jorge Bergoglio a déploré "le silence lâche" du monde pour "nos sœurs et nos frères tués, brûlés vifs, égorgés et décapités avec des épées barbares". Malheureusement ces persécutions sont les résultats des mauvaises interventions des pays occidentaux qui ont préféré soutenir des dictatures pour avoir la paix contre les djihadistes, alors qu’ils n’ont fait que les rendre plus crédibles vu que les régimes qu’ils soutenaient se sont débarrassés des oppositions démocratiques.

Le pape François en ce Vendredi Saint nous rappelle des choses essentielles comme l’accueil de l’étranger, la défense des enfants qu’il faut rapidement mettre en place surtout dans l’Église, la dénonciation du fondamentaliste religieux pour mettre en avant une religion tolérante et ouverte, la demande de la paix et la fin des persécutions contre les chrétiens.

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Publié le 25 Mars 2016

Vendredi Saint : la crucifixion de Jésus une mort des plus politique

Comme le montre Libération.fr, le pape François a lavé jeudi 24 mars 2016 les pieds de onze migrants de confession chrétienne, musulmane ou hindoue et d’une employée de leur centre d’hébergement près de Rome, témoignant de la priorité qu’il accorde à l’accueil. Dans une courte homélie improvisée, le pape a opposé ce geste de «fraternité» au «geste de guerre, de destruction» commis mardi à Bruxelles, où des attentats ont fait 31 morts et près de 300 blessés. «Derrière ce geste, il y a les fabricants, les marchands d’armes, qui veulent le sang, pas la paix, qui veulent la guerre, pas la fraternité», a-t-il dénoncé. «Nous sommes différents, nous avons des cultures et des religions différentes. Mais nous sommes frères et nous voulons vivre en paix, et tel est le geste que je fais avec vous», a-t-il insisté avant de demander aux centaines de demandeurs d’asile présents d’échanger «un geste de fraternité».

Après ce geste louable du pape François pour nous rappeler que les migrants sont toujours là et que nous ne voyons pas ignorer leur situation, nous allons voir aujourd’hui d’un peu plus près la crucifixion de Jésus. Dans ElComercio.pe le jeudi, Douglas Boin signale que «les témoignages bibliques qui accusent les Juifs sont une distraction essayant de jeter les historiens sur un mauvais chemin.» Encore une fois il y a un consensus parmi les chercheurs : si Jésus a été condamné à la crucifixion, ce devait être pour des crimes qui causaient une méthode d'exécution aussi extrême : la sédition, défier la puissance de Rome, ou une insurrection contre l'État. Et un gouverneur romain comme Ponce Pilate ne pouvait pas hésiter un instant à appliquer ce châtiment. Le fait que, selon certains des Évangiles, il a été exécuté avec les voleurs, «nous pouvons parler de rebelles» comme Savage le précise, confirme cette thèse. Simon Sebag Montefiore écrit dans «Jérusalem. A Biography» : «Les Évangiles, écrites ou modifiées après la destruction du Temple en 70, accusent les Juifs et acquittent les Romains, désireux de montrer leur fidélité à l'Empire Cependant, les accusations portées contre Jésus et la punition elle-même disent le contraire. Elles racontent leur propre histoire : c’était une opération romaine».

Comme le montre debate.com.mx, selon une étude réalisée par le médecin légiste Frederick Zugibe, qui enquêta sur la mort de Jésus il y a plus de 30 ans, Jésus serait mort d'un arrêt cardiaque en raison de chocs causés par les saignements des cils et la lance un soldat romain qui lui perça le côté droit, le touchant au poumon et au cœur. D'autres recherches suggèrent que la crucifixion de Jésus dura trois heures à la mort, mais dans le cadre de son calvaire subi une hypovolémie, une diminution des fluides sanguins dans tout le corps en raison de saignements multiples et de déshydratation, en plus d'énormes maux de tête et de crampes. Complètement nu devant la foule, la douleur et les dommages causés par la crucifixion ont été conçus pour être si intense que l'on devait sans cesse lutter pour éviter la mort, mais cela pouvait durer des jours sans aucun soulagement. Selon le Dr Frederick Zugibe, les mains étaient clouées à la nervure médiane avec un clou qui peut causer une douleur tellement forte que même la morphine n’aiderait pas à la soulager; la douleur intense, horriblement brûlante, comme un éclair à travers le bras. La rupture du nerf pied plantaire avec un clou avait un effet terrible aussi. En outre, la position du corps sur une traverse, rendait la respiration extrêmement difficile.

Je laisse le dernier mot à Luis G. Collazo dans sa tribune «El Jesus crucificado» dans ElNuevoDia.com : «Jésus crucifié remet la conversion à des structures et des systèmes qui sont en retard sur le vrai progrès humain. Ils sont appelés à devenir le Royaume de Dieu et rendre sa justice pour promouvoir une répartition équitable des biens matériels, ce qui contribuera à la guérison de la terre, au lieu de cela ils donnent une économie de marché néolibérale; les progrès de la construction d'une richesse fondée sur le bien commun, la démilitarisation et la ‘transformation des armes en outils agricoles’, la promotion du dialogue et de pardon, au lieu de cela on cautionne les dettes des pays pauvres plutôt que d'assurer le ‘pain quotidien’ pour tout le monde. En fin de compte, le Crucifié, a donné sa vie ‘pour l'amour du monde’. Il a annoncé un Royaume de Dieu pour ‘tous’. Il s’offre comme un holocauste révolutionnaire pour ouvrir à nouveau l’espérance et y dénoncer toute la nécrophilie abominable; toute la xénophobie; mettant en avant la Xénophilie pour tous; rendant toute discrimination absurde; tout génocide et toute action qui annule la glorieuse manifestation du bonheur vaines. La croix nous dit que finalement, que les forces du mal ne prévaudront pas.»

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Publié dans #Culture biblique

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