Publié le 30 Avril 2016

L’OBS nous montre ce samedi 30 avril 2016 qu’un prêtre qui a purgé une peine pour viol sur un mineur de 16 ans officie actuellement près de Toulouse, notamment en tant que responsable de la pastorale des enfants, révèle Mediapart.

L'archevêché a reconnu auprès de l'AFP que le père Dominique Spina officiait depuis 2009 en tant que seul prêtre de l'ensemble pastoral de Fronton-Bouloc-Castelnau, près de Toulouse, qui regroupe sept clochers. Cet ancien aumônier de Pau avait été condamné en mai 2006 en appel à Tarbes à cinq ans de prison dont un avec sursis pour le viol d'un lycéen de 16 ans en 1993.

Le prêtre était alors prêtre du diocèse de Bayonne, où une enquête préliminaire vient de s'ouvrir sur le cas d'un autre prêtre, l'abbé Jean-François Sarramagnan, accusé d'actes pédophiles. Le père Spina a toujours nié avoir imposé des relations sexuelles au jeune, parlant d'un lien amoureux réciproque.

"Le père Dominique Spina a effectué sa peine", a déclaré Mgr Le Gall. "J'ai accepté, en décembre 2007, le père Dominique Spina de manière temporaire avec des charges très réduites. Le père Dominique Spina n'a aucun contact direct avec les enfants", a assuré l'archevêque, précisant que le père Spina "ne confesse jamais dans un endroit isolé". "Il doit toujours avoir la porte ouverte ou encore confesser au vu de tous".

"Aujourd’hui, il faut être extrêmement clair : un prêtre qui a été condamné pour des actes de pédophilie ne doit plus pouvoir exercer de ministère", déclarait pourtant le 13 avril Mgr Stanislas Lalanne, responsable de la cellule de veille sur la pédophilie de l’épiscopat français, sur France 2...

Une question se pose : pourquoi un homme condamné pour viol sur mineur peut encore être en fonction, et pourquoi Mgr Marc Aillet, qui reste le responsable officiel du père Spina ne l’a pas suspendu de ses fonctions ? Et pourquoi Mgr Le Gall fait preuve d’une telle naïveté ? L’Église en France peut-elle vraiment dire aux victimes qu’elle fera quelque chose, si elle montre que les paroles ne sont pas suivies d’actes ? Les doutes sont permis.

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Publié le 30 Avril 2016

38 ans plein d’espoir et de désillusion

Je viens d’avoir 38 ans. Je suis de la génération qui a connu la fin de la guerre froide et les lendemains qui déchantent.

Depuis le pontificat de Benoît XVI, ma paroisse a été noyautée par le Renouveau charismatique qui a changé l’emplacement des bans de l’Église et qui font tous les premiers dimanche du mois, les messes autrement. L’insistance pour que les paroissiens viennent aux parcours alpha et aux groupes de prière, afin que plus de monde viennent agrandir leur groupe. Ils contredisent même l’homélie du prêtre durant la prière universelle qui n’est plus faite avec la participation des fidèles, car ils ont trouvé qu’elle était trop ouverte. Durant les assemblées paroissiales, les bonnes idées ne sont pas gardées, mais celles du RC oui.

L’échec est patent, nos deux églises se vident et nos paroissiens commencent à se rendre dans d’autres paroisses au ton plus progressistes à Hem, Roubaix ou Lomme. Les changements ont fait fuir les fidèles. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu les prêtres de l’échec de telles initiatives. Maintenant le RC veut nous dire comment faire la quête, alors que nous la faisions avant qu’ils viennent dans notre paroisse. Ce qui les gêne, c’est que nous disions ouvertement que l’église manque de monde pour la quête et qu’il faut être plus généreux, surtout les plus riches.

Notre opposition constante durant les assemblées paroissiales à de telles mesures semble leur faire peur, puisque le RC passe par le prêtre pour nous dire ce qui leur déplaît au lieu de le faire en face. Nous détestons l’hypocrisie. Malheureusement notre prêtre veut éviter des conflits et puisque notre paroisse dépend du RC pour l’animation paroissiale et liturgique, ce que nous pouvons penser et dire passe à la trappe. Malgré cela, nous avons réussis à obtenir avec les paroissiens des chants plus adaptés aux liturgies et un groupe de réflexion biblique s’est fait connaître depuis deux ans en proposant les méthodes historico-critiques afin d’aider les fidèles à mieux connaître la Bible.

Le compromis ? Est-ce possible ? Non. Je suis contre. L’Église a force de compromis et de refus de s’ouvrir au monde est devenue aseptisée. Nous ne sommes pas hypocrites. Demain et lors de l’assemblée paroissiale du 22 juin, nous dirons ce que nous en pensons. Cela leur déplaira, mais nous dirons ce que pensent beaucoup de paroissiens, car la parole rend libre.

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Publié le 30 Avril 2016

Bernadette Sauvaget dans son article du vendredi 29 avril 2016 pour Libération.fr nous montre que depuis les affaires de Lyon, de plus en plus de victimes se manifestent. Une vague de faits anciens qui n’étaient pas remontés à la surface en France, contrairement à des pays comme l’Irlande ou l’Allemagne.

Le couvercle s’est levé. Et il ne devrait pas se refermer de sitôt. Plusieurs diocèses catholiques – ceux de Bayonne, de Clermont-Ferrand ou encore d’Orléans – ont été contraints, ces derniers jours, de rendre publiques des affaires de pédophilie qui concernent des prêtres en exercice. La semaine précédente, c’est la prestigieuse Compagnie de Jésus qui essuyait une grosse tempête. D’anciens élèves de Saint-Louis-de-Gonzague, établissement jésuite très huppé de la capitale et fréquenté par la grande bourgeoisie, ont révélé les agissements coupables de membres de l’équipe enseignante (et d’au moins un père jésuite), des faits qui remontaient pour certains jusqu’aux années 50.

Bon gré, mal gré, l’épiscopat français affronte ces révélations en cascade. «Nous souhaitons que les victimes se manifestent. Le cas de Lyon a montré les failles que nous avions dans le traitement des cas anciens», déclare Vincent Neymon, le directeur de la communication de la Conférence des évêques de France. Sous la pression de plusieurs affaires de pédophilie dans le diocèse de Lyon et la mise en cause du cardinal Philippe Barbarin pour non-dénonciation de ces faits à la justice, il a lancé une sorte d’opération «mains propres», demandant la mise en place dans les diocèses de cellules d’accueil et d’écoute des victimes.

Depuis une quinzaine de jours, plusieurs dizaines de victimes se sont d’ores et déjà manifestées. C’est le cas dans le diocèse d’Orléans, l’un des rares en France qui disposait déjà d’une telle structure. «Nous avons été en contact avec une douzaine de personnes, précise-t-on sur place. Huit d’entre elles ne vivent pas dans le diocèse mais ne savaient pas à qui s’adresser.» A la Conférence des évêques, via une adresse mail (paroledevictimes [at] cef.fr) ouverte en attendant la création des cellules d’accueil locales et d’un site internet, une vingtaine d’affaires sont déjà remontées. Quant à Jean-Pierre Martin-Vallas, une victime qui a révélé l’affaire de Saint-Louis-de-Gonzague, il a été contacté par une dizaine d’anciens élèves qui lui ont confié avoir été agressés sexuellement dans l’établissement. «Certains approchaient des 80 ans», raconte-t-il.

Selon la théologienne Véronique Margron, l’une des expertes en France des questions de pédophilie, ces révélations devraient se poursuivre. «C’est actuellement comme une cocotte-minute. Il faut que le processus aille à son terme. La vérité doit être faite pour que l’on prenne conscience de la gravité du mal infligé aux victimes», dit-elle. Contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne, l’Irlande ou les États-Unis, la France n’avait pas été confrontée à la remontée à la surface des affaires anciennes. À Rome, l’épiscopat français a d’ailleurs été discrètement mis en cause. Karlijn Demasure, la directrice du Centre pour la protection des mineurs de la Grégorienne, l’université des jésuites, a déclaré à l’agence de presse I Media que «l’Église de France est en retard et il est étonnant qu’elle ne fasse pas plus».

De fait, toutes les questions sont loin d’être éclaircies. L’épiscopat français semble avoir traîné des pieds pour appliquer les mesures drastiques mises en place successivement par les papes Benoît XVI et François. Comme le reconnaît Vincent Neymon, la Conférence des évêques, par exemple, «ne connaît pas le nombre de dossiers de prêtres transmis à Rome». Au début des années 2000, suite au grand scandale de Boston retracé par le film Spotlight, Joseph Ratzinger, le futur Benoît XVI, alors préfet pour la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait demandé que les dossiers des prêtres pédophiles remontent au Vatican. Par crainte que les évêques n’étouffent localement les affaires.

À Lyon, il a fallu attendre l’automne 2014, au moment où l’une des victimes faisait pression sur l’archevêché, pour que l’affaire concernant l’abbé P. ne remonte jusqu’à Rome. D’après ce qu’il a lui-même déclaré, le cardinal Barbarin avait pourtant eu connaissance des faits depuis 2007-2008. Interrogé par Libération pour savoir si le dossier de l’abbé S. avait été transmis au Vatican, le diocèse de Bayonne n’a pas donné suite à notre demande. Vendredi, une enquête préliminaire a été ouverte par le procureur de la République de Bayonne dans cette affaire.

Dans les groupes de victimes, l’optimisme n’est pas de mise. Jean-Pierre Martin-Vallas craint «un double langage» de la part de l’Église et que «les commissions mises en place servent à enterrer les affaires». De fait, la clé réside dans la manière dont elles vont fonctionner. «Chez les victimes, le temps de la sidération et du silence peut se prolonger des dizaines d’années, relève la théologienne Véronique Margron. Des victimes qui ont aujourd’hui plus de 80 ans n’ont jamais parlé. Pas mêmes à leurs conjoints. Elles se trouvent dans une détresse terrible. Beaucoup d’églises à l’étranger ont mis en place des numéros verts. Passer à ce stade en France était quasiment impossible jusqu’ici.»

L’Église en France est en retard sur la lutte contre la pédophilie des prêtres, et les victimes n’ont plus confiance en une hiérarchie qui a pris à la légère la dangerosité de ces prêtres pervers. Il va falloir faire mieux et sans doute se débarrasser d’une hiérarchie qui a été jusque là bien complaisante pour que les victimes retrouvent confiance en l’Église.

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Publié le 29 Avril 2016

Comme nous le montre Radio Vatican dans son article du jeudi 28 avril 2016 c’est l’une des lois les plus drastiques en matière de droits d’asile en Europe. Le Parlement autrichien a adopté mercredi 27 avril 2016 un projet de loi permettant de fermer la porte aux demandeurs d’asile, selon certaines circonstances. Il prévoit la possibilité de décréter un «état d’urgence» migratoire. Cette nouvelle loi a été adoptée sur fond de montée de l'extrême droite dans le pays qui a accueilli 90 000 demandes d'asile en 2015.

Élaborée depuis plusieurs mois malgré les protestations d’une partie de l’opposition, des ONG et de l’Église, le texte a été adopté avec 98 voix contre 67. Pour 2016, Vienne s’est fixé un plafond : 37 500 demandeurs d’asile. Or 18 000 sont déjà arrivés depuis janvier. Et parce que «l’Autriche ne peut pas accueillir toute la misère du monde» comme l'affirme son ministre de l’Intérieur Wolfgang Sobotka, les élus du pays ont décidé de restreindre le regroupement familial pour les migrants disposant d’une protection subsidiaire, un statut moins favorable que l’asile obtenu essentiellement par les Afghans.

Concernant le droit d’asile, il sera limité à trois ans, ou même pas accordé du tout. En effet, si l’État juge ses services dépassés par la situation (comment ? et selon quels critères, on ne sait pas), il se réserve le droit de décréter cet «état d’urgence» migratoire. Sous ce régime, tout migrant sera refoulé aux frontières, sans la possibilité de demander l’asile, même pour ceux qui viennent d’un pays en guerre, à moins qu’ils ne soient en mesure de prouver qu’ils sont persécutés par le pays d’où ils arrivent, l’Italie par exemple. Aujourd’hui aucun pays européen, à l’exception de la Hongrie, n’a adopté une telle disposition.

Pour les évêques autrichiens, il s’agit d’«une atteinte inacceptable au droit fondamental qu’est le droit d’asile». L’Église n’est pas la seule à critiquer la mesure. Les Verts, et même une partie des sociaux-démocrates au pouvoir se sont insurgés, obtenant un délai : le gouvernement limitera à deux ans la mise en œuvre de cette disposition. Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a également immédiatement condamné le texte.

Jeudi 28 avril au matin, lors d'un discours devant le Parlement autrichien, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est dit «préoccupé par le fait que les pays européens adoptent aujourd'hui des politiques de plus en plus restrictives concernant l'immigration et les réfugiés». De telles politiques vont à l'encontre des «obligations des États» envers «le droit international, le droit humanitaire et le droit européen», a souligné M. Ban. «Je m'alarme de la montée de la xénophobie ici et ailleurs».

Avant même la victoire de l’extrême droite à la présidentielle de dimanche, l’Autriche, pays pourtant salué pour la générosité de son accueil à l’automne, avait durcit le ton. Cette semaine, 2,4 milliards d’euros supplémentaires ont été alloués aux forces de l’ordre pour «protéger» les frontières, contre 500 millions pour l’intégration des nouveaux venus dans la société autrichienne. Fin mai, l’Autriche prévoit aussi de construire une clôture à sa frontière avec l’Italie, au col du Brenner, le principal point de transit nord-sud à travers les Alpes.

La coalition gouvernementale cherche à stopper l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir qui fait de la guerre aux immigrés son cheval de bataille et a obtenu plus du tiers des suffrages au premier tour, et essaye de se montrer ferme sur la question de l’immigration, mais comme le montre les évêques autrichiens et Ban Ki Moon l’Autriche va perdre son âme à force de courir après l’extrême-droite et elle doit se réveiller pour montrer un autre exemple à l’Europe.

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Publié le 29 Avril 2016

skynews.com.au nous montre dans son article du mercredi 27 avril 2016 que trois anciens responsables de l'éducation catholique ont nié les allégations du cardinal George Pell qui disaient que leur bureau l’a trompé sur les activités d'un prêtre violent et sexuellement abusif.

L’ancien directeur Bureau de l'éducation catholique Mgr Thomas Doyle et son adjoint Peter Annett ont dit à commission royale sur les abus sexuels leur choc, leur déception et leur colère en entendant Mgr Pell alléguer que le bureau aurait retenu des informations sur le prêtre pédophile Peter Searson dans les années 1980.

Le cardinal Pell, qui était un évêque auxiliaire à Melbourne dans les années 80, a déclaré à la commission royale en mars que les responsables de l'éducation ont eu peur de lui raconter l'histoire complète sur le père Searson parce qu'ils savaient qu'il serait «décisif» et n’acceptait pas le statu quo. Dans son témoignage à Rome où il est maintenant le chef des finances du Vatican, Mgr Pell a également déclaré qu'il pensait que le bureau de l'éducation à l'époque protégeait Mgr Frank Little. Mais Mgr Doyle et d'autres témoins ont catégoriquement nié que ce fut le cas.

«Je ne suis pas d'accord avec cette preuve. Je ne suis pas d'accord que le Bureau de l'éducation catholique s’est destiné à tromper l'évêque Pell, donc je pense que sa déclaration est erronée», a déclaré Mgr Doyle à la commission mercredi. Il a été déçu par les prétentions du cardinal. «Je ne pense pas que c’est étaient vrai», dit-il. Le prêtre maintenant à la retraite a également déclaré que le bureau aurait souhaité l'aide de Mgr Pell pour éliminer le père Searson.

La commission a entendu des témoignages où le père Searson a menacé une petite fille en tenant un couteau sur sa poitrine, des enfants molestés sexuellement durant la confession et il a menacé des personnes avec une arme à feu. Le père Searson est mort en 2009 sans avoir été inculpé. Il a été suspendu de ses fonctions en 1997, un an après que Mgr Pell est devenu archevêque de Melbourne. La commission a également entendu que Mgr Little a ignoré les demandes répétées pour se débarrasser du père Searson.

M. Annett a déclaré mercredi, qu’à un moment de la fin des années 80 la priorité numéro un pour le bureau était d'obtenir le renvoi du père Searson de la paroisse. «J'aurais pensé notre personnel serait tout à fait franc avec Mgr Pell et que nous l’encouragerons à prendre des mesures s‘il en avait besoin», a-t-il dit. Il a admit avoir eu «un choc» sur ce qu'a dit Mgr Pell à Rome. «Je suis déçu et peut-être en colère, mais certainement très déçu», a déclaré M. Annett.

M. Annett, Mgr Doyle et ancien conseiller pédagogique Allan Dooley disent qu'il n'y a jamais eu aucune instruction de conserver les informations de l'évêque auxiliaire Mgr Pell. Un quatrième témoin, ancien fonctionnaire de l'éducation Catherine Briant qui en 1989 a succédé à M. Dooley comme une agente de zone responsable de Doveton, a déclaré qu'elle n'a pas été informée des problèmes à l’Holy Family school. Elle a traité les plaintes, elle a eue le droit à de l'intimidation et du harcèlement personnel. Elle n'a eu aucun traitant avec Mgr Pell, on ne lui a jamais demandé de garder l'information à son encontre, dit-elle.

Mgr Pell voit sa défense voler en éclat, et il ne peut plus faire croire qu’il ignorait que le père Pearson abusait d’enfants, maintenant le pape François doit le pousser à la démission pour montrer l’exemple de la «tolérance zéro» qu’il prône, surtout que ce dernier est l’un de ses plus grand opposants à la curie.

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Publié le 28 Avril 2016

L'Église catholique de nouveau confrontée à un scandale de pédophilie. Alors que le diocèse de Lyon est fragilisé depuis plusieurs mois, c'est cette fois un prêtre du diocèse de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) qui est mis en cause pour des faits de pédophilie remontant à 1990. Il vient d'être suspendu de toute fonction ecclésiastique, a-t-on appris auprès du Parquet de Bayonne. C'est la mère de l'une des victimes, un adolescent à l'époque, par ailleurs neveu du prêtre, qui a porté plainte auprès du parquet de Clermont-Ferrand, la famille y résidant aujourd'hui.

L'évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet, connu pour ses positions conservatrices et qui mène une croisade contre l'avortement, a indiqué mercredi soir, dans une lettre à ses "chers diocésains", qu'il avait signalé l'affaire au parquet de Bayonne. Le procureur adjoint, Marc Marié, a confirmé la réception d'une lettre de signalement de l'évêque, datée du 15 avril. "Le courrier de l'évêque dénonce des faits susceptibles de relever d'un caractère pénal, mais il est encore trop tôt pour le dire", a-t-il indiqué.

L'envoie de ce courrier intervient trois jours seulement après la conférence des évêques de France, le 12 avril, consacrée à la thématique ultra-sensible des cas de pédophilie en son sein. Dans ce dossier le cardinal-archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, avec d'autres religieux, est visé par deux enquêtes pour non-dénonciation d'agressions sexuelles. Mgr Barbarin nie avoir couvert de tels faits.

Le prêtre mise en cause, l'abbé Jean-François Sarramagnan, qui a fait deux tentatives de suicide, indique l'évêché, en 1991 et en 2007, avait été une première fois suspendu par l'ancien évêque de Bayonne, Mgr Pierre Molères, prédécesseur de Mgr Aillet, et "exfiltré" en 2008 et 2009 à l'abbaye Notre-Dame de Tournay (Hautes-Pyrénées), près de Lourdes, où il suivait une thérapie.

Après l'avoir rencontré en 2009 au cours d'un entretien dans lequel le prêtre l'informe personnellement, "avec loyauté", précise l'évêque, des faits de pédophilie, Mgr Aillet le réintègre en 2010 dans le circuit ecclésiastique et le nomme prêtre coopérateur à mi-temps à la paroisse de Saint-Pierre-Nive-Adour et Saint-Pierre-d'Irube, près de Bayonne, et adjoint du directeur diocésain, chargé de la pastorale auprès des adultes. Selon l'évêque, "il était entendu qu'il n'aurait pas de responsabilité directe auprès d'enfants et de jeunes. Nous nous rencontrions régulièrement pour faire le point sur ces mesures de prudence et de vigilance". Selon des informations non-confirmées, le prêtre aurait été de nouveau admis à l'abbaye de Tournay.

Pour ne rien arranger on apprend sur 20minutes.fr ce jeudi que Mgr Mansour Labaky, connu pour son action en faveur des victimes et des orphelins de la guerre du Liban et la création d’un orphelinat à Douvres-la-Délivrande (Calvados) en 1991, fait l’objet d’une plainte pour viols et agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans par personne ayant autorité, révèle Normandie-actu, confirmant les poursuites annoncées par La Croix. Selon les informations de Normandie-actu, un mandat d’arrêt a été émis. L’enquête sur les agissements présumés de ce prêtre de 76 ans a été ouverte par le parquet de Caen. Deux autres victimes présumées ont dénoncé des faits similaires, sans se constituer encore partie civile.

Ces plaintes visent des faits remontant au début des années 1990. Le prêtre, qui a dirigé l’orphelinat jusqu’en 1998, aurait abusé d’une jeune française placée sous garde, et âgée de 13 ans au moment des faits. «Ses petites camarades l’avaient prévenue, elles lui avaient dit de ne surtout pas prévenir lorsqu’elle aurait ses premières règles. Mais après l’indiscrétion de l’une d’elles, le Père Labaky l’a violée», selon Me Solange Doumic, avocate des victimes présumées, citée par La Croix.

Le père Labaky a déjà été condamné au Vatican pour «crimes sexuels sur mineures de moins de 15 ans», par décret du 23 avril 2012 confirmé le 19 juin 2013. Ce décret, dont La Croix s’est procuré des extraits, relevait que le comportement du prêtre est «systématique, ne se limitant pas qu’à une seule victime».

«En ce moment, au Liban, Mansour Labaky continue de rencontrer des gens, de parler dans les médias et sans doute à commettre les agressions sexuelles dont il a été coutumier. Ça n’avance toujours pas, c’est inadmissible», a expliqué Solange Doumic voilà plusieurs semaines à RTL. Depuis 2012, le prêtre a été convoqué quatre fois par la justice française. Soutenu par l’Église de son pays, Mansour Labaky a fait valoir que son âge et son état de santé ne lui permettent pas de se rendre en France, certificat médical à l’appui, précise La Croix. L’avocate des victimes présumées demande, elle, que l’homme soit renvoyé aux assises et juger en son absence.

Les affaires portant sur les prêtres pédophiles se généralisent et permettent de mettre fin à une omerta dans l’Église sur ces affaires. Après tout le linge sale, ne peut pas se laver seul, quelquefois on peut avoir besoin d’aide.

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Publié le 28 Avril 2016

Les manifestations du 28 avril, un avant–goût du 1er mai ?

Une nouvelle journée de manifestation contre la loi travail a mobilisé aujourd’hui l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) pour le retrait de cette réforme trop favorable aux employeurs plutôt qu’aux travailleurs. L’objectif est de faire pression sur le gouvernement avant le 3 mai, date du début du débat parlementaire qui va durer plusieurs semaines. Le prochain rendez-vous de mobilisation est prévu trois jours plus tard, le 1er mai, lors du traditionnel défilé célébrant la fête du travail.

Les grèves dans les transports ont été limitées puisque 20 % des vols ont été annulés à Orly, avec quelques retards à Orly et Roissy, le RER B a été perturbé, mais 90 % des trains SNCF ont assurés sur l'ensemble du pays. Les quotidiens nationaux étaient absents des kiosques, en raison d'une grève des imprimeries. Les préfectures font état de plus d'une quinzaine de lycées bloqués, totalement ou partiellement, à travers le pays comme nous le montre LeMonde.fr.

La mobilisation est plutôt bonne surtout en cette période de vacance : 20 000 personnes à Nantes, 15 000 à Rennes, 4000 à Clermont-Ferrand, 12 000 à Toulouse, 75 000 ou 30 000 à Marseille, 10 000 à Bordeaux, 10 000 à Grenoble, 15 000 à Lyon, 15 000 au Havre, 15 000 à Rouen, 15 000 à Lille, 3000 à Metz, et 60 000 à Paris. Les manifestants seraient plus de 50 000.

Des échauffourées ont éclaté dans plusieurs villes jeudi, notamment à Nantes, Rennes ou Lyon. Malheureusement ces casseurs ne sont que des militants radicaux qui ne cherchent que l’affrontement contre la police et n’en ont que faire de l’opposition à la loi travail. Malheureusement les CRS qui veulent protéger les manifestants et ces derniers sont pris entre deux feux : 24 policiers blessés et un jeune homme de 20 ans pourrait perdre son œil. Le gouvernement peut remercier les «idiots utiles» que sont les casseurs puisqu’ils aident le gouvernement et les médias à saper considérablement le mouvement contre la loi travail.

Espérons que le 1er mai, la situation sera meilleure car la mobilisation aura sans doute plus de poids le jour de la fête du travail, un jour où la lutte contre une réforme du droit du travail profitant au patronat sera vu un grand symbole.

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Publié le 27 Avril 2016

RTL.fr nous montre ce jeudi 27 avril 2016 qu’au cœur du scandale de pédophilie dans l'Église révélé par plusieurs témoignages ces dernières semaines, le cardinal Barbarin a décidé de réunir les prêtres du diocèse de Lyon ce lundi 25 avril. Environ 200 religieux ont fait le déplacement dans la chapelle du Centre Valpré d'Ecully, en banlieue lyonnaise, à 14h45, pour une "réunion d'information et d'échange" à huis clos. Selon l'invitation qu'ils ont reçue, le programme de l'après-midi consistait à faire un "point sur les affaires en cours" et évoquer les décisions "déjà prises" et les "orientations nouvelles" en matière de nomination et d'accueil de religieux au sein du diocèse.

À cette occasion, deux prêtes ont tenu des propos assez ahurissants devant plusieurs journalistes qui couvraient la journée. Georges Favre, un prêtre retraité, s'est essayé à une plaisanterie qui laisse perplexe. "Ma position ? Je n’ai pas violé beaucoup d’enfants, je suis assez clean à ce sujet-là. Heureusement, parce que vous auriez pu en faire partie, comme vous êtes très jeunes les uns et autres". Son homologue de Villeurbanne, Jean Lacombe, quant à lui, reporte la faute sur les victimes du père Preynat. "À l’époque, ils disaient être les chouchous du père Preynat, ils en étaient fiers. Alors est-ce que ces gamins étaient très normaux ? Être fier quand on se fait peloter, ça me paraît curieux". Monseigneur Barbarin a demandé aux deux prêtres de présenter "leurs excuses" et a dénoncé "des propos inadmissibles".

Cette réunion avait pourtant pour but de mettre en exergue des divergences de vue dans le clergé lyonnais. Car il y a d'un côté les "négationnistes" et de l'autre les "Savonarole", glisse un prêtre sous le couvert de l'anonymat, en référence au prédicateur italien qui dénonçait au XVe siècle la corruption morale des prélats romains. Certains en tout cas ont déjà pris position de façon assez ferme, comme le père Franck Gacogne de la paroisse Saint-Benoît à Bron. "La pédophilie, c'est moralement pire quand ça vient d'un prêtre [...] Oui, l'Évangile a été gravement trahi [...] Je n'ai que faire de la préservation de l'institution, elle n'a pas à être protégée à tout prix", a-t-il asséné dans le bulletin de sa paroisse du mois d'avril.

De leur côté, les victimes ont voulu s'inviter à cette réunion. L'association "La Parole Libérée" qui a révélé les agissements du père Bernard Preynat sur des scouts de la région lyonnaise il y a plus de 25 ans, la principale affaire qui vise le clergé lyonnais ces derniers mois, a envoyé la semaine dernière une lettre aux prêtres du diocèse, leur demandant de se faire "les porte-parole des victimes silencieuses" au cours de ce rendez-vous. François Devaux, un des fondateurs de l'association dénonce "la dérive sectaire" de l'institution et espère que "certains prendront leurs responsabilités" malgré la "peur". "Barbarin essaie de rassembler autour de lui car ça sent le sapin" pour lui, estime-t-il.

Le primat des Gaules est visé par plusieurs plaintes pour non-dénonciation d'agressions sexuelles, la plupart en marge de l'affaire du père Preynat, mis en examen fin janvier. Cinq autres affaires d'agressions sexuelles ou de pédophilie ayant un lien avec le diocèse de Lyon ont émergé depuis, en cours d'enquête ou déjà jugées dans le passé. Et d'autres cas ont été signalés en Guyane et dans le Loiret. Le cardinal Barbarin, lui, nie vigoureusement avoir couvert de tels faits. Mais face au scandale, l'Église catholique de France, dont la réponse a souvent été jugée trop tiède et les déclarations maladroites, vient d'annoncer une série de mesures dont la création de cellules d'écoute locales pour les victimes et la mise en place d'une commission d'expertise indépendante pour faire "la lumière" sur la pédophilie dans ses rangs.

Doit-on être étonné que des prêtres puissent se moquer des victimes de prêtres pédophiles ? Non. On préfère défendre l’institution plutôt que ceux qui lui permette de vivre. Le cardinal Barbarin leur demande des excuses, mais il est responsable de cette situation puisque ses défenseurs font la négation de ce qui passe en prétendant à un pseudo complot. Le ménage serait utile pour redonner la confiance aux victimes et pas de simples excuses.

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Publié le 27 Avril 2016

«Le pape correspond à mon désir d'ouvrir un débat libre sur le dogme de l’infaillibilité», c’est ainsi que le théologien suisse Hans Küng, annonce, dans les pages d’El País, que le pape François a répondu à son «appel» pour discuter de cette question au sein de l'Église comme nous le montre Jesús Bastante dans periodistadigital.com ce mercredi 27 avril 2016.

«Je suis ravi d’avoir reçu immédiatement après Pâques et par la nonciature à Berlin, une réponse personnelle du pape François datée du dimanche des Rameaux (20 Mars)», nous dit Hans Küng, qui remercie le pape «de ne pas à laisser son écrit sans réponse, comme s’il était en quelque sorte suspendu dans le vide»; que «c’est lui-même qui a répondu, et non pas son secrétaire particulier ou le cardinal secrétaire d'État»; et qu’il «fait ressortir le caractère fraternel de sa lettre en espagnol en utilisant l'en-tête en italique et en allemand ‘lieber Mitbruder’ (‘cher frère’)».

Selon Hans Küng (qui ne publie pas la lettre de réponse du pape), le pape François a salué «fortement les réflexions qui m'ont conduit à publier le volume 5 [de mes œuvres complètes], dédiées à l'infaillibilité, que je me propose de discuter théologiquement les différents questions autour de ce dogme, à la lumière de l'Écriture et de la Tradition sacrée». «Le pape François ne fixe aucune limite. De cette façon, il est dans mon désir d'ouvrir un débat libre sur le dogme de l'infaillibilité», nous dit Hans Küng, qui conclut que «ce nouveau domaine de liberté doit être utilisé pour faire avancer les déclarations dogmatiques clarifiant la question dans l'Église et l’œcuménisme catholique».

«Je ne pouvais pas imaginer alors le grand espace de liberté que quelques jours plus tard, allait ouvrir le pape Francis dans son Exhortation apostolique Amoris Laetitia», souligne le théologien suisse, qui montre comment le pape «ne veut pas rester le seul porte-parole de l’Église. Ceci est le nouvel esprit que j’ai toujours attendu du Magisterium. Je suis convaincu qu’enfin, le dogme de l'infaillibilité, une question fondamentale et décisive de l'Église catholique, pourrait être discuté avec un esprit libre, ouvert et loin de ce tout préjudice».

«Je suis profondément reconnaissant à François pour nous donner cette occasion. Mes remerciements rejoignent l'espoir que les évêques, les théologiens et les théologiennes lui donneront sans réserve cet esprit et collaboreront à la tâche de clarifier le dogme de l'infaillibilité dans l'esprit de l’Écriture et la grande Tradition ecclésiale», conclue-t-il.

Un changement que le pape François doit amener au sein même de la pensée ecclésiale comme nous le montre l’article de Marie Malzac hier dans la-Croix.com. Dans une lettre publiée mardi 26 avril par le Vatican, le pape François met en garde contre le «cléricalisme», qui «éteint peu à peu le feu prophétique dont l’Église entière est appelée à témoigner».

Le cléricalisme est une «des plus grandes déformations» dans l’Église de l’Amérique latine, a souligné le pape François dans une longue lettre adressée au président de la Commission pontificale consacrée à ce continent, le cardinal Marc Ouellet, également préfet de la Congrégation pour les évêques.

Dans ce courrier daté du 19 mars et publié le 26 avril par le Vatican, le pape met en garde contre cette tendance qui «éteint peu à peu le feu prophétique dont l’Église entière est appelée à témoigner». «Nous avons créé une élite laïque en croyant que les laïcs engagés sont ceux qui travaillent dans des domaines dédiés aux prêtres, et nous avons oublié, en le négligeant, le croyant qui brûle souvent son espérance dans la lutte quotidienne pour vivre sa foi», regrette le pape François. À ses yeux, «ce n’est pas au pasteur de dire au laïc ce qu’il doit faire et dire» dans la vie publique.

Cette lettre fait suite à la rencontre le 4 mars dernier entre le pape et les participants à l’assemblée plénière de la Commission, consacrée à «l’engagement indispensable des fidèles laïcs dans la vie publique des pays latino-américains». Si l’on considère les laïcs comme de simples «mandataires», ajoute le pape argentin, on «limite les différentes initiatives, les efforts et, j’oserai dire, les audaces nécessaires pour porter la Bonne Nouvelle de l’Évangile à tous les milieux de l’activité sociale et surtout politique».

«Nous devons reconnaître que le laïc, par sa réalité, son identité, parce qu’immergé au cœur de la vie sociale, publique et politique, parce que partie prenante de formes culturelles qui se génèrent en permanence, a besoin de nouvelles formes d’organisation et de célébration de la foi», poursuit le pape dans cette missive. «Il est illogique et même impossible de penser que nous, en tant que pasteurs, devrions avoir le monopole des solutions aux multiples défis que la vie contemporaine nous présente», soutient-il. Au contraire, il s’agit pour le pape «d’accompagner le peuple, en l’accompagnant dans ses recherches et en stimulant cette imagination capable de répondre à la problématique actuelle».

Il ne faut pas «uniformiser», prévient toutefois le pape François, rappelant la nécessité «d’inculturation de la foi», un travail «artisanal» et non pas une «usine pour la production d’une série de processus» pour créer des «mondes et espaces chrétiens».

Le pape François répond favorablement à la demande d’Hans Küng de donner de la place à une discussion libre sur le dogme de l'infaillibilité et dénonce le cléricalisme comme une des plus grandes déformations de l’Église qui a consisté à diminuer et sous-estimer les contributions que les laïcs lui apportent. Le changement que veut le pape François devra se faire dans les actes et répondre aux attentes des fidèles qui veulent que l’Église s’ouvre et ne soit pas une forteresse.

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Publié le 27 Avril 2016

Libération.fr nous montre qu’alors que les négociations concernant le régime d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle continuent, ceux-ci tentent de faire entendre leur voix dans ces pourparlers. Après le théâtre de l’Odéon dimanche, la Comédie-Française a été investie mardi soir. La mobilisation prend de l’ampleur dans la capitale, mais essaime aussi dans de nombreuses villes de province, à Lille, Caen, Strasbourg, Montpellier ou Bordeaux notamment.

Pourtant le gouvernement fait mine de ne rien voir, comme le montre francetvinfo.fr avec Audrey Azoulay qui appelle les intermittents du spectacle et leurs employeurs au dialogue. La ministre de la Culture a demandé, dans la cour de l'Elysée, mercredi 27 avril, que les négociations sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle reprennent mercredi après-midi. Tandis qu’Europe1.fr nous montre que le même jour la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a estimé que les négociations sur le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle qui reprennent ce mercredi devaient "se dérouler dans un climat serein", alors que plusieurs représentations théâtrales ont été annulées.

Pour ne rien arranger, la ministre du Travail se satisfait des 60 000 chômeurs en moins, cependant ce la tient au fait que les emplois précaires sont en hausse. Comme le montre Libération.fr, Pour la ministre du Travail Myriam El Khomri, «(cette baisse) n’est pas suffisamment forte ; c’est pour ça qu’il faut apporter des mesures structurelles». Et d’ajouter : «Mon travail est de me battre au quotidien pour faire qu’elle soit durable.» Avec la loi travail que nous prépare la ministre du travail, ce ne sera qu’une baisse artificielle du chômage à coup de travail précaire et un risque de chômage massif.

Vu ce que nous montre LesEchos.fr, sur ce que prépare le patronat pour les chômeurs l’avenir n’est pas rose. Le Medef, la CGPME et l’UPA ont envoyé aux syndicats un document détaillant leurs propositions de réforme de l’Unédic. Le patronat veut limiter les avantages des seniors, renforcer les contrôles, revoir le calcul des allocations et faire varier la durée des droits selon le niveau du chômage. En gros, rendre la situation des chômeurs précaire pour leur proposer des emplois au rabais. Il y a de sérieux doute sur l’acceptation des syndicats à ce niveau là. Le patronat ne sait plus que faire du chantage pour se débarrasser du social.

La lutte contre la loi travail verra le jeudi 28 avril des manifestations contre la loi travail avant celle du 1er mai pour mettre la pression sur les députés qui vont examiner le texte le 3 mai. Tous les transports pourraient être touchés. Paris et Toulouse sont toujours en période de vacances, mais les syndicats espèrent malgré tout que la mobilisation soit forte.

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