Publié le 16 Avril 2016

Douze réfugiés syriens dans l'avion vers le Vatican

Comme L’OBS nous le montre ce samedi 16 mars 2016: Chose promise, chose due, des réfugiés syriens l'accompagnent dans l'avion retour vers le Vatican.

Douze réfugiés syriens, dont six mineurs, - considérés comme "vulnérables" actuellement hébergées au camp ouvert de Kara Tepe - accompagnent cet après-midi le pape François dans l'avion qui le ramène de l'île grecque de Lesbos au Vatican, où ils seront hébergés, a annoncé le Saint-Siège dans un communiqué.

Il s'agit de trois familles de confession musulmane, deux originaires de Damas et l'autre de Deir Azzor, dans les territoires occupés par l'organisation État islamique (EI), précise le Vatican. Ces derniers ont été tirés au sort parmi ceux arrivés avant le 20 mars, a précisé le gouvernement grec. Une manière d'éviter une intervention trop directement politique, alors que selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, la visite à Lesbos est "strictement humanitaire et œcuménique, pas politique".

Radio Vatican nous signale que les familles seront d’abord accueillies par la Communauté de Sant'Egidio avant d’être entièrement prises en charge par le Vatican. Cette initiative du pape a été réalisée grâce à des négociations entre la Secrétairerie d’État du Saint-Siège et les autorités compétentes grecques et italiennes.

Avec la Fédération des Églises protestantes italiennes, Sant’Egidio a créé, à la fin de l’année dernière, des couloirs humanitaires pour permettre à des réfugiés particulièrement vulnérables de rejoindre l’Italie en toute légalité sans passer par les filières périlleuses de la migration. Les États de l’espace Schengen sont, en effet, autorisés à accorder, pour des raisons humanitaires, des visas limités à leur territoire. Une fois arrivés en Italie, les réfugiés se voient offrir un programme d’intégration qui prévoit l’apprentissage de l’italien, la recherche d’un emploi et la scolarisation des mineurs.

Au moins le pape tient ses promesses sur les réfugiés, une leçon à prendre pour nos gouvernants qui ont oublié leur humanité et leur devoir envers ceux qui souffrent. Un petit effort l’UE, ce n’est pas difficile de faire ce qui est juste, il suffit juste de le vouloir.

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Publié le 16 Avril 2016

Le pape François veut ramener des réfugiés de Lesbos au Vatican

Comme nous le montre L’OBS et Radio Vatican lors de sa visite du camp de Moria, sur l'île de Lesbos ce samedi 16 avril 2016, le pape a appelé l'Europe à répondre à la crise des migrants d'une manière "digne de notre humanité commune".

Dans le cadre de sa visite du camp de réfugiés de Moria, sur l'île de Lesbos, le pape François a manifesté le souhait d'acheminer au Vatican des réfugiés de Lesbos, mais uniquement des personnes arrivées avant le 20 mars - trois familles, soit une dizaine de personnes selon l'agence grecque Ana.

Une manière d'éviter une intervention trop directement politique, alors que selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, la visite à Lesbos est "strictement humanitaire et œcuménique, pas politique". Selon la télévision publique ERT, il s'agit de trois familles hébergées au camp ouvert de Kara Tepe et qui ont été tirées au sort. L'agence Ana assure que le pape veut ramener ces réfugiés, une dizaine au total, à bord de son avion, lors de son départ dans l'après-midi.

Depuis Lesbos, le pape François a appelé les gouvernements à répondre à la crise des migrants d'une manière "digne de notre humanité commune". Le pape est arrivé en fin de matinée dans le camp de Moria où sont enfermés 3000 personnes, y compris de nombreuses femmes et enfants, vouées au renvoi en Turquie et dans leurs pays d'origine car elles sont arrivées après le 20 mars, date d'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie.

"Chers amis, je veux vous dire que vous n'êtes pas seuls (...). Ne perdez pas espoir !", a-t-il lancés aux personnes retenues dans le camp. Il a souligné leurs souffrances et l'incertitude, face à "ce que l'avenir réserve". "Puissent tous nos frères et sœurs de ce continent, comme le Bon samaritain, vous venir en aide dans cet esprit de fraternité, de solidarité et de respect pour la dignité humaine qui a marqué sa longue histoire", a ajouté le souverain pontife, dans un reproche implicite à la volonté des autorités européennes de renvoyer ces migrants en Turquie.

Accompagné du patriarche de Constantinople Bartholomée et de Ieronymos, l'archevêque orthodoxe d'Athènes et de toute la Grèce, le pape s'est immergé pendant une heure parmi eux, serrant des centaines de mains, bénissant, entendant une chorale d'adolescents ou recevant des dessins d'enfants qu'il a confiés à son entourage en faisant le geste qu'ils seraient affichés.

Avant d'aller déjeuner avec quelques réfugiés à l'intérieur même du camp, les trois prélats ont signé aussi une déclaration commune appelant le monde à faire preuve de "courage" face à cette "crise humanitaire colossale". Les exilés de Moria sont détenus dans des conditions dénoncées comme misérables par les ONG, après le durcissement européen face à l'exode entamé en 2015 de personnes fuyant guerres et misère. Un tour de vis marqué par la fermeture de la route des Balkans et l'accord UE-Turquie.

La visite du pape sur l'île de Lesbos, porte d'entrée des migrants en Europe, vise à marteler un message d'accueil et de solidarité, qui peine toujours à passer face aux crispations xénophobes. Petit-fils d'immigrés italiens, le pape a multiplié les prises de position fortes en faveur de l'accueil des réfugiés et migrants. Quelques mois après son élection, Jorge Bergoglio s'était rendu sur l'île italienne de Lampedusa, alors principale porte d'entrée des migrants, pour fustiger "la mondialisation de l'indifférence" devant les drames migratoires. Cet automne, il a aussi appelé chaque paroisse du continent à accueillir une famille de migrants - le Vatican avait donné l'exemple - et refuse de faire la différence établie par le droit international entre ceux qui fuient la violence et la misère.

Après avoir déjeuné avec huit réfugiés dans un conteneur aménagé, le pape François a rencontré en début d’après-midi la population de Lesbos et des catholiques venus de toute la Grèce rassemblés sur le port de Mytilène, la capitale de l’île de Lesbos. Et c’est un appel plein de tristesse qu’il lance. Beaucoup de réfugiés qui se trouvent sur cette île et en divers endroits de la Grèce vivent dans des conditions critiques, dans un climat d’anxiété et de peur, parfois de désespoir.

Avant d’être des numéros, les migrants sont des personnes. Certains, parmi lesquels beaucoup d’enfants, n’ont même pas réussi à arriver : ils ont perdu la vie en mer, victimes de voyages inhumains et soumis aux brimades de lâches bourreaux. Le Saint-Père a reconnu que les préoccupations des institutions et des personnes, en Grèce comme dans d’autres pays d’Europe, étaient compréhensibles et légitimes. Mais l’Europe, a-t-il dit, est la patrie des droits humains, et quiconque pose le pied en terre européenne devrait pouvoir en faire l’expérience.

Le pape François appelle donc à construire des ponts et à renoncer à l’illusion de construire des enclos pour se sentir plus en sécurité. En effet, les barrières créent des divisions, au lieu d’aider le vrai progrès des peuples, et les divisions provoquent tôt ou tard des conflits. Pour résoudre cette crise, a-t-il martelé, il faut en supprimer les causes, et développer des politiques de longue haleine, qui ne soient pas unilatérales. Il faut avant tout construire la paix là où la guerre a apporté destructions et mort, et empêcher que ce cancer se répande ailleurs. Il faut s’opposer avec fermeté à la prolifération et au trafic des armes, et de leurs réseaux souvent occultes. Que ceux qui poursuivent des projets de haine et de violence soient privés de tout soutien, a lancé le Souverain Pontife avec force en encourageant la collaboration entre les pays, les Organisations internationales et les Institutions humanitaires.

Dans cette perspective, le pape François renouvelle le souhait que le premier Sommet Humanitaire Mondial, qui aura lieu à Istanbul le mois prochain, soit un succès. Face aux tragédies qui blessent l’humanité, Dieu n’est pas indifférent, il n’est pas distant, a-t-il encore assuré sans oublier de rendre un hommage appuyé aux habitants de Lesbos et d’exprimer son admiration au peuple grec qui, malgré les graves difficultés à affronter, a su tenir ouverts les cœurs et les portes.

Il est grand temps d’oublier l’égoïsme en Europe, alors que c’est en ces lieux que sont nés les droits de l’homme. Les réfugiés fuient la guerre et la mort, à cause du fanatisme religieux tandis que l’on s’arrange avec la Turquie pour ne pas les voir ici, alors qu’Erdogan est une insulte à ces mêmes droits de l’homme que nous prétendons défendre. Le pape François montre la voie, mais l’Europe perd son âme.

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Publié le 15 Avril 2016

Evo Morales au pape : prenez de la coca, c'est bon pour la santé

LePoint.fr nous montre que le président bolivien Evo Morales, reçu ce vendredi 15 avril 2016 au Vatican par le pape François, lui a conseillé de prendre des feuilles de coca, cette plante à l'origine de la cocaïne et que les Indiens des Andes mastiquent. "J'en consomme et je m'en porte très bien. Je vous recommande d'en prendre, cela vous aidera à supporter votre rythme de vie", a dit M. Morales au pape en présence de la presse.

Pendant un entretien d'une petite demi-heure, dans la bibliothèque du palais apostolique, le président bolivien et le pape argentin ont notamment discuté de "la conjoncture socio-économique actuelle" de la Bolivie, a précisé le Vatican dans un communiqué. Evo Morales entretient des relations tendues avec l'épiscopat bolivien, qu'il accuse d'être à la solde de l'opposition de droite. Après avoir accusé le gouvernement bolivien d'être impliqué dans le trafic de drogue, les évêques ont été sommés par le président de fournir une liste des personnes impliquées.

M. Morales, qui défend la dépénalisation internationale de la consommation de la feuille de coca, a offert au pape François trois livres sur les bienfaits de cette plante, dont la Colombie est le premier producteur mondial. Principale composante de la cocaïne, la feuille de coca est également utilisée comme remède médicinal. Le pape avait pu en goûter en infusion afin de prévenir le mal d'altitude, dans l'avion qui le conduisait à La Paz l'an dernier. Le pape François a offert au chef d'État bolivien un médaillon de saint Martin, un exemplaire de son Exhortation apostolique "Amoris Laetitia", et un exemplaire de son livre-entretien, "Le Nom de Dieu est miséricorde".

Il s'agissait de la troisième (bien: troisième) rencontre entre les deux hommes. M. Morales avait déjà été reçu une fois par le pape au Vatican, et l'avait accueilli il y a moins d'un an en Bolivie à l'occasion de sa tournée sud-américaine.

Mais cette rencontre se trouve dans un cadre particulier comme le montre Radio Vatican le Vatican se prépare à accueillir des personnalités du monde entier, dirigeants, experts et universitaires, dont le président équatorien Rafael Correa, son homologue bolivien Evo Morales et le candidat américain aux primaires démocrates, Bernie Sanders. Ils participeront à un atelier de travail à l’occasion du 25° anniversaire de Centesimus annus, l’encyclique sociale de Jean-Paul II qui plaidait pour une économie basée sur la dignité, la justice sociale et le développement durable. Ce symposium, qui se déroule les 15 et 16 avril, est organisé par l’Académie pontificale des Sciences sociales.

Les personnalités réunies au Vatican vont analyser ces changements économiques, politiques et culturels et le rôle que la Doctrine sociale catholique a joué face à des crises récentes qui ont eu un impact certain sur les peuples, en particulier sur les plus pauvres, le développement d’internet, la montée en puissance de l’islam, la sécularisation afin de tracer une feuille de route pour l’action de l’Église dans les prochaines décennies.

Intéressant de voir ce que peuvent apporter à ce colloque Evo Morales qui en Bolivie a réduit le salaire présidentiel et de celui des hauts fonctionnaires, augmentât le salaire minimum, nationalisé les hydrocarbures, lancé d’une réforme agraire, et Rafael Correa qui a réussi à relever l’Équateur en évitant les recommandations du FMI, renégociant la dette équatorienne et reprenant en main efficacement sans les nationaliser les grandes multinationales qui exploitent les matières premières du pays.

Une social-démocratie radicale, à la latino-américaine, est sans doute ce dont aurait besoin le président de la République en France, qui fait face à une contestation de plus en plus claire à travers un mouvement comme Nuit Debout.

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Publié le 14 Avril 2016

BFMTV.com nous montre le mercredi 13 avril 2015 que les neuf cardinaux conseillers du pape François ont examiné les critères pour choisir des candidats appropriés au poste d'évêque, dans le cadre d'une réunion du "C9" de lundi à mercredi, a indiqué le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi.

Le C9 rassemble neuf cardinaux, représentant tous les continents. Ils conseillent le pape argentin sur la réforme de la curie, le gouvernement du Vatican, mais ont également souhaité aborder cette question, cruciale pour l'avenir de l'Église catholique. Le manquement à leurs devoirs de la part de certains évêques a été pointé du doigt après l'étouffement de scandales de pédophilie et de corruption au cours des dernières décennies. Des dizaines d'entre eux ont été démis ces dernières années par Benoît XVI et le pape François.

Le choix doit se porter sur des pasteurs et des hommes ouverts plutôt que sur des hommes ambitieux et des courtisans comme à l’époque de Jean-Paul II et Benoît XVI est une bonne chose surtout quand on voit des personnes qui ont fait beaucoup de mal à l’Église comme Mgr Dario Castrillon Hoyos qui a dit dans une lettre à Mgr Pican : «Vous avez bien agi et je me réjouis d'avoir un confrère dans l'épiscopat qui, aux yeux de l'histoire et de tous les autres évêques du monde, aura préféré la prison plutôt que de dénoncer son fils-prêtre».

L’OBS nous montre ce jeudi 14 avril que lors de l'Assemblée générale du mercredi soir, la commission numérique de Nuit debout a détaillé ses projets, dont un portail qui rassemblera toutes les initiatives du mouvement citoyen.

Préparer un portail qui proposera toutes les initiatives de Nuit debout dans le monde. Tel est le projet actuellement en préparation par la commission numérique de ce mouvement ayant germé place de la république à Paris, le 31 mars dernier. Pour ce faire, une cinquantaine de développeurs web, tous bénévoles, ont pris part à l'initiative et travaille d'arrache-pied pour mettre le plus rapidement possible cette plateforme sur la toile. Tout en amplifiant la présence du mouvement sur les réseaux sociaux.

Ce jeudi a eu lieu une manifestation contre la loi du travail de la part des lycéens à Paris, Montpellier, Toulouse, Rennes, Nantes et bien d’autres villes dans une ambiance bonne enfant comme on pouvait le voir à Toulouse. Le matin des étudiants à Rennes avaient déménagé les dossiers du MEDEF et bloqué un McDonald. Malheureusement des casseurs en marge des manifestations notamment à Paris, Montpellier, Nantes et Rennes sont venus troubler les choses et la police a répondu trop rapidement aux jets de projectiles mettant ainsi en danger des manifestants qui n’avaient rien à voir. Dommage, car ces casseurs prennent en otage une manifestation qui mérite mieux que cela.

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Publié le 13 Avril 2016

euronews.com ce mercredi 13 avril 2016 que les mesures annoncées par l’Église de France, François Devaux les attendait depuis longtemps. Il représente l’association “La parole libérée”, qui vient en aide aux victimes présumées d’un prêtre lyonnais, mis en examen en janvier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts, il y a plus de 25 ans. S’il se réjouit de la réaction de l’Église, il juge ces mesures insuffisantes. “Cela semble être de bonnes mesures multiples, diverses, et ça montre une vraie évolution. On a sauté quelques étapes. Mais, même si ces décisions semblent très bonnes et très crédibles, il manque encore beaucoup de choses.”

Ce que François Devaux réclame notamment aujourd’hui, c’est la démission de l’archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, qui est soupçonné d’avoir caché les agissements du prêtre accusé de pédophilie : “Ce que j’attends de manière immédiate, c’est le départ du cardinal Barbarin. Pour moi, ça fait quinze jours de trop qu’il est à son poste. Cet homme là doit quitter ses fonctions. Tant que cela n’arrivera pas, il n’y aura pas ma confiance.”

François Devaux s’est tourné vers le Vatican pour exprimer ses préoccupations et ses attentes, afin que la confiance s’installe à nouveau dans le diocèse de Lyon. Mais il regrette de ne pas avoir été écouté : “J’ai essayé de contacter le nonce apostolique, j’ai essayé de contacter au moins à cinq reprises le Vatican. Pas un cardinal a voulu me répondre au téléphone, pas un. Et j’ai dit à tous les secrétaires : attention, cette affaire va être un vrai traumatisme pour cette institution. Il y a des décisions à prendre qui s’imposent pour que la confiance puisse se réinstaller. Et après seulement, pourront venir des actions qui sont, a priori, très bonnes, mais pour que ces actions soient crédibles, il faut recouvrir la confiance”.

Depuis sa création en décembre dernier, l’association “La parole libérée” a reçu des dizaines de témoignages de victimes présumées, qui n’avaient jusqu’alors pas osé raconter leur histoire. Elle surveillera sans doute les progrès et la réalité de la lutte contre la pédophilie au sein de l’Église et c’est une bonne chose, et espérons qu’elle poussera l’Église à toujours améliorer ses techniques dans le domaine.

Le mouvement Nuit Debout continue. Vers 22h30, les lumières se sont éteintes place de la République, dans ce qui est devenu avec beaucoup d’humour, le #Lampagate, mais l’explication est plus basique puisque la coupure de courant est due à un barbecue allumé à même le sol qui a brûlé un câble d'alimentation. La police a aussi éclairé les journalistes pour rendre la prise de vue difficile. À minuit tout le monde a allumé portable, briquet, et lampe sur la place.

L’OBS nous montre aussi que le mardi 12 avril, une partie de Nuit debout s’est décentralisée à quelques pas de la place de la République, dans ce QG des syndicats français, pour assister à une conférence organisée par le mouvement altermondialiste Attac. David Graeber, anthropologue anarchiste et activiste d’Occupy Wall Street, va converser pendant deux heures, et pas une minute de plus, avec l’économiste Frédéric Lordon, figure et âme dévouée de Nuit debout. Après avoir écouté attentivement David Graeber saluer Nuit debout "qui réinvente la démocratie directe" et expliquer que "pour gérer les outsiders, il faut un gouvernement", comprendre une tête au mouvement. Frédéric Lordon lui répond posément que les Indignés espagnols sont "un contre-exemple", puisque Podemos s’est mué en "écurie électorale", tandis qu’Occupy Wall Street "n’a rien produit".

Frédéric Lordon n’a rien perdu de ses aptitudes à la provocation et s’en amuse : "La vraie question est : que voulons-nous ?" Les nombreux participants à Nuit debout présents dans l’amphithéâtre se sentent immédiatement concernés. L’organisation du mouvement doit évoluer. "L’intransigeance horizontale de l’AG, couplée à l’homogénéité sociale et l’improductivité du mouvement pourraient rendre la démarche régressive", prévient-il dans son langage typique d’universitaire. Il faut trouver d’autres formes, "c’est l’enjeu du moment". Une nouvelle commission, chargée de la stratégie, peut-être ? Frédéric Lordon l’évoque, mais n’est pas sûr. Un porte-parole, alors ? Christophe Ramaux, un économiste de Paris-1 présent dans le public, pose la question. "Les porte-parole ne me posent aucun problème s’ils sont élus, mandatés, contrôlés et révocables", assène Lordon, beaucoup plus convaincu. La solution est intéressante et permettra au mouvement de durer.

Pour ceux qui disent que le FN est démocratique, ils peuvent voir que ce n’est pas le cas puisqu’il a en effet demandé ce mercredi 13 avril la dissolution de "Nuit Debout", qu'il qualifie de "centre opérationnel du saccage de Paris" l’amalgamant aux casseurs alors que le mouvement a condamné les violences (pour les amalgames le FN est très doué). De la jalousie ? Pouvait-on s’attendre à mieux d’un parti qui ne peut pas récupérer un tel mouvement qui n’a envie de rien faire avec l’extrême-droite et qui devient un concurrent sérieux.

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Publié le 12 Avril 2016

SudOuest.fr, Libération.fr et LePoint.fr nous montrent qu’à un an de l'élection présidentielle, le besoin de changement n'a jamais été aussi fort chez les Français. L'apparition du mouvement Nuit debout et la volonté, annoncée lundi par plusieurs autres collectifs et mouvements, de lancer une "primaire des Français" ne sont que deux facettes du mécontentement grandissant d'une large part de la population. Aux yeux des déçus de la politique française, plusieurs raisons expliquent ce malaise : des élus coupés des réalités, un système démocratique verrouillé, des citoyens écartés de la prise de décision... Selon Vincent Tiberj, sociologue, politologue à Science Po Bordeaux, spécialiste des questions électorales, le système français est à bout de souffle et nécessite une vaste "remise en question".

cette semaine s'est lancé le mouvement «La Primaire des Français», qui veut lancer une alternative aux partis traditionnels «pour désigner celle ou celui qui les représentera à la présidentielle de 2017». Le mouvement sera officiellement lancé s'il recueille 500 000 signatures de soutien. À l'origine de cet appel, six organisations, dont certains ont tout des partis traditionnels et d'autres se définissent comme «mouvements citoyens» –comme Nous Citoyens et son spin-off Génération Citoyens – et d'autres comme «do tank» – comme l'ancien parti Cap 21 ou le truc d'Alexandre Jardin, «Bleu Blanc Zèbre».

Selon Claude Posternak, l'un des instigateurs de cette primaire citoyenne, interrogé lundi par France 3, "on est dans une situation où jamais l'exécutif n'a été aussi faible en France. La cote de sympathie du président est de 15%, donc vous avez 85% de mécontents dans le pays. (...) 91% des Français n'ont pas confiance dans les hommes et femmes politiques. Il y a une défiance totale (...) donc il faut une réponse autre car sinon, le pays risque d'être fracturé".

Le mouvement Nuit Debout poursuit son chemin et sait comment faire parler de lui. Après Twitter et Facebook, le mouvement Nuit Debout investit YouTube et a publié dans la nuit sa première vidéo qui reprend les codes des spots de campagne politique. Concise (un peu moins de deux minutes), rythmée par une musique entraînante et concentrée sur le positif (pas d'images d'affrontements avec les forces de l'ordre), la vidéo enchaîne les interventions de manifestants aux profils divers, du lycéen aux seniors en passant par Frédéric Lordon, en guest star. Le message est clair : «venez nombreux, les places sont à nous». On notera que si la vidéo culmine pour l'heure à 216 vues sur YouTube, elle cartonne sur Facebook avec plus de 785 000 vues en moins d'un jour.

Nuit Debout fait aujourd’hui un #43mars sous un jour ensoleillé, où les rencontres, les débats et les constructions reprennent. Hier, les CRS inquiets après les débordements de samedi ont bloqué la sono, puis quand les gens ont créé des corridors pour remonter la nourriture sur la place dans le calme, ils ont renversé une marmité de soupe, donnant naissance au Marmite Gate. L’AG malgré cela a pu commencer dans une ambiance de fête. Aujourd’hui, c’est moins tendu et les personnes qui installent le matériel parlent avec les CRS.

Les citoyens ont montré leur envie de changement à travers «La Primaire des Français» et Nuit Debout qui leur permet d’avoir un rôle plus démocratique que dans le système actuel. Mais cela semble déjoué par le Parlement qui a adopté, mardi 5 avril, la réforme des parrainages et du temps de parole en vue de l'élection présidentielle de 2017. La période d'égalité stricte du temps de parole pendant la campagne électorale passe de cinq semaines aux deux semaines précédant le scrutin. Auparavant, seul un principe "d'équité" calculé en fonction de la représentativité des candidats et de leur implication dans la campagne s'applique aux médias. Cet assouplissement de la loi risque donc de priver les candidats les moins médiatiques de la tribune exceptionnelle que leur fournit l'élection présidentielle. Seule l’opposition citoyenne peut mettre à mal le futur ennui médiatique que nous vivrons entre le PS représenté par un gouvernement qui n’est plus de gauche, l’UMP qui court l’échalote au FN, le troisième larron xénophobe et d’extrême droite.

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Publié le 12 Avril 2016

HuffingtonPost.fr nous montre que le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, a annoncé mardi 12 avril une série de mesures pour mieux lutter contre la pédophilie dans l’Église, dont la création de "cellules d'écoute" des victimes dans tous les diocèses ou provinces.

La CEF a présenté ces nouvelles dispositions à la presse à l'issue d'une réunion de son "conseil permanent", l'exécutif de l'épiscopat, alors que l’Église catholique en France est ébranlée depuis plus de deux mois par des révélations d'affaires de pédophilie ou d'agressions sexuelles impliquant des prêtres. L'une de ses figures, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, est actuellement visé par deux enquêtes pour non-dénonciation.

"Dans l'histoire des diocèses, des cas particuliers demeurent, même anciens, sur lesquels il est nécessaire de faire la lumière. Nous nous engageons à faire ce travail comme nous le faisons sur les cas portés à notre connaissance, notamment par les victimes", a déclaré mardi Mgr Pontier. Des "cellules d'accueil et d'écoute" seront mises en place au niveau des diocèses ou des provinces ecclésiastiques (regroupements de diocèses), a annoncé le président de la CEF.

"Un site internet dédié, notamment à l'accueil des victimes, permettra à celles-ci de rentrer en contact avec cette cellule locale. Dès aujourd'hui et dans l'attente de la mise en place du site internet, l'adresse mail 'paroledevictimes@cef.fr' est ouverte aux victimes", a-t-il poursuivi.

Une "commission nationale d'expertise indépendante" est en outre créée. "Présidée par une personnalité laïque qualifiée, et composée d'experts (anciens magistrats, médecins, psychologues, parents...)", elle aura "pour mission de conseiller les évêques dans l'évaluation des situations de prêtres ayant commis des actes répréhensibles", selon le discours lu par Mgr Pontier. Enfin, la "cellule de veille" de l'épiscopat sur la pédophilie devient "cellule permanente de lutte contre la pédophilie" pour poursuivre et intensifier le travail mené depuis quinze ans sur ce sujet par l’Église.

Ces engagements étaient très attendus de la part d'un épiscopat sous le feu des critiques ces dernières semaines. Premier visé : le cardinal Barbarin, figure éminente. L'archevêque de Lyon depuis 2002 est ciblé par deux enquêtes pour "non dénonciation" d'agressions sexuelles, notamment à la suite de la mise en examen fin janvier d'un prêtre, Bernard Preynat, pour des actes pédophiles commis il y a plus de 25 ans sur de jeunes scouts lyonnais. À l'origine de ces enquêtes, qui ont mené à des perquisitions à l'archevêché: des plaintes de victimes regroupées dans une association, La Parole libérée, qui reprochent au cardinal Barbarin de ne pas avoir informé la justice des anciens agissements du père Preynat, laissé en poste jusqu'en 2015.

Depuis, des médias ont fait état d'autres affaires d'agressions sexuelles imputées à des prêtres liés au diocèse de Lyon, même si toutes ne sont pas du même ordre. Malgré le soutien de ses "frères" évêques, sa promesse de collaborer avec la justice et la demande de pardon qu'il a adressée aux victimes, l'image du primat des Gaules semble durablement entachée, sa position très affaiblie.

Réuni à Lourdes il y a un mois, l'épiscopat a mis en avant ses efforts contre la pédophilie depuis plus de quinze ans, avant même la condamnation en 2001 - inédite - d'un évêque pour non dénonciation. Mais il sait avoir une marge de progression dans la réponse aux faits les plus anciens et l'écoute des victimes. Ses responsables soulignent désormais que, si des dossiers sont juridiquement prescrits, "aucune prescription morale" ne tient en matière de pédophilie. A fortiori dans une institution qui se doit d'être exemplaire.

"Nous comprenons mieux la profondeur de la blessure subie et la possibilité que nous n'ayons pas géré toujours les situations de la meilleure manière", écrit Mgr Pontier dans une tribune publiée par Le Monde. Évoquant des "décisions malheureuses", l'archevêque de Marseille estime que cette "épreuve" appelle "à l'humilité", et redit : "Notre collaboration avec les autorités judiciaires doit être totale, notre écoute des victimes ouverte et bienveillante".

Concernant les faits récents, la politique de "tolérance zéro" prônée par le Vatican semble désormais largement partagée. Ainsi en Guyane, un prêtre s'est dénoncé la semaine dernière sur ordre de l'évêque de Cayenne, Mgr Emmanuel Lafont. Il sera jugé pour des attouchements sur mineur.

Mais la communication épiscopale a connu encore récemment des ratés. L'évêque de Pontoise, Mgr Stanislas Lalanne, pourtant responsable de la "cellule de veille" de l'Église sur ce dossier, a répugné à qualifier spontanément de péché tout acte de pédophilie, invoquant des considérations théologiques. Devant la polémique, il est revenu sur ses propos, mais le mal était fait.

De toutes parts, l'Église est invitée à agir plus volontairement et à parler plus clairement contre la pédophilie. Une quinzaine d'intellectuels catholiques lui ont intimé, dans une tribune, de "prendre l'initiative de faire éclater la vérité en appelant les coupables à se dénoncer et les victimes à témoigner". Le journal de gauche Témoignage chrétien a réclamé des "commissions d'éthique et de droit".

Ça va dans le bons sens, mais prudence il faudra que les victimes des prêtres pédophiles et les fidèles observent si le plan de l’Église pour lutter contre les prêtres pédophiles soit réellement appliqué, car les promesses ont été nombreuses mais souvent non tenues. Espérons que la CEF aura à l’œil ceux qui ne joueront pas le jeu.

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Publié le 11 Avril 2016

LaLiberté.ch nous montre que lors de la messe matinale du lundi 11 avril dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe, le pape François a évoqué les personnes «qui ont été tuées, jugées (…) avec la Parole de Dieu, contre la Parole de Dieu», alors qu’elles étaient «innocentes».

Dans son homélie rapportée par Radio Vatican, il a cité notamment «la chasse aux sorcières», «sainte Jeanne d’Arc» et «tant d’autres qui ont été brûlés, condamnés, parce qu’ils ne s’ajustaient pas, selon les juges, à la Parole de Dieu». Le pontife a alors invité les chrétiens à un examen de conscience sur les «petites et grandes sottises» présentes dans leur cœur parfois «fermé à la vérité de Dieu» et «agrippé seulement à la vérité de la loi».

Comme le montre Vatican Insider, le pape a affirmé aussi dans un message à la conférence de Pax Christi et le ministère de la Justice et la Paix, tenue à Rome, intitulé «la Non-violence et la paix juste : Contribuer à la compréhension catholique et de l'engagement à la non-violence», qu’afin de lutter contre la «guerre mondiale en morceau», il est nécessaire «pour travailler à une vraie paix» par la rencontre entre des personnes concrètes et la réconciliation entre les peuples et les groupes ayant des «positions idéologiques opposées» et ainsi «œuvrer pour la justice pour que les gens, les familles, les peuples et les nations sentent qu'ils ont des droits sociaux, politiques et économiques». En outre, il peut avoir un rôle de relance de la «réflexion sur la non-violence et la non-violence active».

Le pape continue d’exiger l'abolition de la peine de mort ou son moratoire, et l'annulation ou la gestion durable de la dette internationale des pays pauvres. Le pape François nous rappelle que «le but ultime, et le plus digne de la personne humaine et de la communauté est l'abolition de la guerre.» Dans son discours, le pape aussi il a exprimé une condamnation renouvelée du «mur de l'indifférence» et l'abolition des murs pour l’ «inclusion de tous les peuples».

Le pape veut la fin des chasses aux sorcières à cause d’une vision rigide de la loi au sein de l’Église et il souhaite aussi une véritable réflexion sur la paix qui brise les murs de l’indifférence. Noble pensée, mais qui devra faire face aux réalités d’un monde où l’argent est une arme essentielle des conflits qui épouse aussi les fanatismes à la fois politiques et religieux.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Publié le 11 Avril 2016

Les articles de journaux sur le net montrent une certaine suffisance envers ce mouvement qu’ils ne comprennent pas, regardons pour cela les titres de certains pour hier : «Nuit Debout», rêve debout pour la-Croix.com, Emmanuel Macron, "Nuit Debout"... même combat ! de L’OBS, ou Nuit Debout : les limites d'un mouvement sympathique dans Slate.fr. Pourquoi autant de facilité à dénigrer un mouvement naissant qu’on a pas vu venir. C’est simple, ce mouvement surprend et on veut croire qu’il ne va pas durer.

Non, ce mouvement n’a pas l’apparence de jeunes premiers comme Emmanuel Macron, qui attire plus la droite que la gauche avec son mouvement «En marche» et qu’on a comparé avec Nuit debout, alors que l’«uberisation» de la société n’est pas son rêve. La droite compare le mouvement aux «Veilleurs» et à «La Manif pour tous» ce qui est insultant pour désigner ce mouvement qui veut changer le monde, il n’est pas là pour enlever ou s’opposer à l’arrivée de nouveaux droits. Le mouvement attire ceux qu’on appelle les laissés pour compte de la République, ce qui n’est pas le cas d’En Marche, de La Manif pour tous et des Veilleurs.

Ce mouvement est avant tout constitué de travailleurs précaires, de chômeurs, et de mal logés. Ce que veut Nuit debout c'est mettre fin au déni de «démocratie» et créer un «projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur». Quelques idées phares se dégagent comme le salaire à vie, le plein emploi, la destruction globale de l'économie capitaliste, le meilleur accès à l'agriculture biologique en faisant contribuer les AMAP et les producteurs locaux, la meilleure reconnaissance de la communauté LGBT, la démocratie par tirage au sort (je ne suis pas convaincu par cette méthode quand on voit Athènes à l’époque de Périclès), la régularisation de tous les sans papiers (difficile à faire sans un soutien politique), la baisse des hauts revenus, le meilleur engagement de l'État dans les écoles de banlieue, particulièrement celles de Seine-Saint-Denis et l’inscription de la langue des signes comme langue officielle. Le mouvement est citoyen et pacifique, il s’oppose aux violences policières mais n’est pas contre la police. Et condamnent tous ceux qui veulent l’utiliser contre elle.

Contrairement à ce qui est dit le mouvement est bien organisé et il a même un collectif de pilotage où l’on trouve Johanna Silva du journal Fakir, Loïc Canitrot intermittent de la compagnie Jolie Môme, Leila Chaibi du Collectif Jeudi noir et adhérente du Parti de gauche (PG), une syndicaliste d’Air France également au PG, un membre de l'association Les Engraineurs, ou encore un étudiant à Sciences Po, l’économiste atterré Thomas Coutrot et Nicolas Galepides de Sud-PTT. Droit au logement, Attac et l'union syndicale Solidaires se joignent ensuite au mouvement. Le mouvement est à gauche et a même évité sa récupération par le groupuscule d’extrême-droite Égalité et réconciliation le 1er avril. Mais le problème est que les antifas, le NPA et le PG essayent de noyauter le mouvement avec peu de résultats.

Le mouvement a pour lui de ne pas avoir de chefs, d’être hors partis, et hors syndicats, ce qui éveille la curiosité, et il a l’intelligence d’occuper des places publiques ce qui le rend visible, où les citoyens discutent de ce qu’ils doivent faire. Les places deviennent de véritables lieux de vie puisqu’on y trouve un accueil, une infirmerie, une cantine, un service de nettoyage, même une bibliothèque. L’ambiance de kermesse y apporte beaucoup. Le public est majoritairement jeune, et il est intéressant de voir aussi des travailleurs et des retraités les rejoindre.

Mais Nuit debout peut aller plus loin, et même s’il ne devient pas un parti politique, il peut apporter un renouveau de la démocratie qui a été confisquée par les élites politiques et économiques. Le mouvement s’étend maintenant en Europe, qui face à l’austérité qui lui est imposé d’en haut veut autre chose que la précarité et le chômage.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

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Publié le 10 Avril 2016

La pêche miraculeuse, un récit symbolique qui indique le bon gouvernement de l’Église

Nous avons vu ce dimanche l’épisode de la pêche miraculeuse dans Jean 21,1-24. Et son intérêt réside dans une partie du texte qui mets en opposition la dynamique de l’Église des auteurs de l’évangile de Jean avec ses pratiques égalitaires où même les femmes disciples jouaient comme le montre l’apparition de Jésus à Marie de Magdala dans Jean 20,11-18, qui veut jouer un rôle en s’attachant à un compromis avec communautés pétriniennes et pauliennes qui se sont institutionnalisés et dogmatisés, tout montrant une autre image plus ouverte de l’Église.

Nous nous centrerons sur la partie où l’on voit la primauté de Pierre dans Jean 21,15-17, qui semble avoir été accepté par la communauté johannique mais pas dans le sens dont la conçoivent les communautés pétriniennes et pauliennes. Jésus va demander à Pierre à trois reprise : «Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?» Cela peut revenir sur son reniement à trois reprises dans les évangiles synoptiques, mais c’est bien plus que cela, à travers cette question. Jésus ne demande pas si l’aime seulement, mais s’il est capable lui aussi d’aimer. C’est sans doute une demande de la communauté johannique qui souhaite que la primauté pétrinienne se fasse dans l’amour de tous les frères et non sur un mur dogmatique. Elle souhaite une Église qui accueille.

Jésus lui demande aussi à trois reprises : «Pais mes brebis». Jésus souhaite que Pierre soit un pasteur et pas un dirigeant politique. Mais ce pasteur ne doit pas être un mercenaire qui abandonne ses brebis aux loups comme le montre Jésus dans Jésus 10, 13-13, mais plutôt un bon pasteur comme le montre Jean 10,14-16, qui connaît ses brebis et que ces dernières connaissent aussi, il va même vers celles qui ne sont pas dans l’enclos et il est prêt à se sacrifier pour elle. La communauté de Jean invite les communautés chrétiennes et plus particulièrement leurs chefs à s’ouvrir aux autres et à ne pas abandonner ceux qui ne sont plus dans l’enclos, mais aussi à bien connaître leurs membres et à les accompagner avec amour durant toute leur vie.

Enfin, quand Pierre demande à Jésus ce que va devenir le disciple que Jésus aimait dans Jean 21,21 : «Seigneur, et lui ?» Il lui dira qu’il veut qu’il demeure jusqu’à ce qu’il revienne, mais cette formulation est des plus symbolique car demeurer veut aussi dire que la foi doit rester forte et sans fanatisme dans ces communautés malgré les vexations qu’elles peuvent subir des chefs des autres communautés et les difficultés à trouver leur place. La fin du texte va plus loin quand l’auteur dit qui témoigne de ces faits et qu’il les a écrits (Jean 21,24), pour montrer aux communautés pétriniennes et pauliennes que le témoignage de la communauté johannique est aussi valable que le sien, et qu’elles doivent accepter des conceptions différentes des leurs. L’acceptation des différences serait une excellente chose dans notre Église où il y a trop d’hommes de pouvoirs et de docteurs de la loi.

Quand Jésus dit à deux reprises «Suis-moi» à Pierre dans Jean 21, 19 et Jean 21,22, serons nous aussi capable de suivre Jésus pour former des communautés où l’amour est central, ouverte aux autres même à ceux qui se sont éloignés, de demeurer dans la foi et d’accepter les différences. Ce n’est pas impossible, mais pour cela il faut débrancher nos préjugés et nos certitudes pour que l’Église soit réellement une communauté de croyants.

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Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Culture biblique

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