Publié le 31 Mai 2016

Bernard Litzler dans son article pour cath.ch du dimanche 29 mai 2015 nous montre qu’objet de dissensions entre le Vatican et les évêques francophones, la traduction officielle du Missel romain en français est bloqué, révèle La Croix du 27 mai 2016. Un conflit qui dure et qui concerne également d’autres langues.

“Ne nous laisse pas entrer en tentation” : le changement de la finale du Notre Père avait été annoncé. Son entrée en application, prévue au printemps 2017, à la place de “Ne nous soumets pas à la tentation” risque d’être différée. En effet, les évêques francophones (France, Canada, Suisse, Belgique) chargés de la liturgie s’opposent toujours à la volonté inflexible de la Congrégation pour le culte divin. Selon le quotidien La Croix du 27 mai, les autorités romaines veulent imposer une traduction intégrale du texte latin, sans ajout ni omission. Or les évêques de langue française demandent des adaptations guère prisées en haut lieu.

Le conflit n’est pas nouveau. Depuis 2001 et l’instruction Liturgiam autenticam, une version francophone du Missel est en chantier. Premier refus de Rome en 2007. Une nouvelle commission a remis l’ouvrage sur le métier et a rendu sa copie récemment. Mais Rome la refuse : pas question d’adaptations, mais une traduction du texte latin. Or, argumentent les Canadiens, pourquoi nous imposer par exemple le mot “calice” – un juron au Canada – plutôt que le mot “coupe” ?

Selon La Croix, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, archevêque de Tours et président de la commission liturgique de l’épiscopat français, tient à faire avancer le dossier. Mais le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, insiste : “Les nouvelles traductions du Missel romain doivent impérativement respecter le texte latin”, a-t-il confié à l’hebdomadaire Famille chrétienne.

Les difficultés des traductions liturgiques du Missel ne sont pas propres aux pays francophones. La version anglaise du Missel, adoptée en 2011, passe mal : la moitié des fidèles et 71% des prêtres la rejettent, car trop formelle et pompeuse, indique La Croix. En Allemagne, la commission instaurée par Benoît XVI a essuyé un refus de la part des évêques en 2013. Du côté hispanophone, le travail n’a pas commencé et les Italiens renâclent également.

Les francophones espèrent pourtant que les choses se débloquent du côté de la recognitio officielle. Mais rien n’est certain pour le moment. L’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Missel, prévue pour le carême 2017, pourrait être reportée à l’Avent 2017.

La traduction du Missel romain montre que la décentralisation serait salutaire plutôt que d’imposer d’en haut une traduction ne voulant pas coller aux langues locales alors que l’adaptation serait de mise.

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Publié le 31 Mai 2016

L’EXPRESS.fr dans son article du mardi 31 mars 2016 montre qu’alors qu'une nouvelle semaine de contestation s'ouvre contre la loi Travail, le gouvernement distille ses appels au calme et tente de donner des gages aux syndicats et aux opposants.

L'heure est à l'apaisement, après des semaines d'affrontements sur la loi Travail. Depuis le début de la semaine, le gouvernement égraine les appels au calme après les déclarations fracassantes du patron des patrons, Pierre Gattaz, qui a estimé lundi que certains militants CGT se comportaient comme des "voyous", des "terroristes". Une comparaison qui n'est pas du tout passée et qui a poussé la Confédération générale du travail, opposée à la loi Travail, à déposer une plainte pour diffamation, mardi.

Le même jour, le Premier ministre lui-même est monté au créneau pour dénoncer ces propos, qu'il a jugé "pas acceptables". Un soutien timide mais franc, qui illustre le réchauffement des relations entre la CGT et le gouvernement. Manuel Valls a par ailleurs joint samedi, par téléphone, Philippe Martinez. Une première depuis le mois d'avril qui a été bien perçue. "Quand on se parle [avec le gouvernement], c'est quand même mieux" s'est réjoui Philippe Martinez. "On a pris ça comme une volonté de dialoguer, c'est ce qu'on demande depuis trois mois", a-t-il poursuivi.

Mais pour l'instant, ce rapprochement n'a pas abouti à grand-chose : Philippe Martinez continue d'appeler au retrait de la loi. Ce mardi matin, il a énuméré les quatre articles refusés par la CGT - l'inversion de la hiérarchie des normes, le périmètre des licenciements collectifs, la question du référendum en entreprise, et la médecine du travail - tandis que le chef du gouvernement rappelait, de son côté, sa fermeté à faire adopter la loi portée par la ministre du Travail Myriam El Khomri. "Reculer serait une faute politique", a-t-il assuré devant des députés socialistes.

Restons méfiant, car François Hollande espère que le passage au Sénat majoritairement de droite va le sauver. Ainsi il va établir une comparaison entre son texte et ce que préconise l’opposition pour atténuer les oppositions de gauche. Et pour bien acheter la paix sociale Manuel Valls répondra aux revendications catégorielles comme le montre Europe1.fr, ainsi les intermittents n'auront pas à subir les économies redoutées, les cheminots sont en passe de conserver leur régime spécifique, les routiers ont obtenu une dérogation à la loi Travail, les enseignants viennent de se voir promettre des augmentations salariales, tout comme les fonctionnaires, etc. En gros vendons le paradis, avant d’offrir l’enfer.

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Publié le 30 Mai 2016

LePoint.fr dans son article du dimanche 29 mai 2016 nous montre que prêtre, est un sacerdoce qui ne doit pas connaître de repos. Les ecclésiastiques devraient être disponibles pour leurs ouailles jour et nuit au lieu de se limiter à des "heures de visite" et de s'octroyer du temps de détente une fois les portes de l'église closes, a estimé dimanche le pape François.

"Celui qui exerce un sacerdoce ne peut pas se réserver des heures de temps libre, il doit abandonner l'idée qu'il est maître de son temps", a déclaré le souverain pontife dans une homélie dans la basilique Saint-Pierre pour le Jubilé des diacres. "Cela me gêne profondément, quand je vois un planning dans une paroisse : De telle heure à telle heure. Et après ? Il n'y a pas de porte ouverte, pas de prêtre, pas de diacre, ni de profane pour recevoir les gens. Ceci n'est pas bien", a-t-il expliqué.

Le chef de l'Église catholique romaine, âgé de 79 ans, a ajouté que les ecclésiastiques devraient accueillir "ceux qui frappent à leur porte à des heures indues, même si cela implique qu'ils doivent laisser de côté une activité plaisante ou renoncer à un repos bien mérité". Il a également souligné l'importance de la douceur pour les prêtres et les diacres, et a donné ce conseil : "Ne criez jamais, jamais !"

Les diacres du monde entier et leurs familles sont venus à Rome ce week-end pour participer à ce Jubilé des diacres qui se déroule dans le cadre de l'Année sainte convoquée par le pape François et spécialement consacrée à la Miséricorde. Plus tôt dans le mois, la proposition du pape argentin d'ouvrir une commission pour étudier l'accès des femmes au diaconat avait eu un fort retentissement.

Tandis que LaLibre.be nous montre dans son article du lundi 30 mai Le pape François a écarté dimanche soir la possibilité de démissionner, assurant sa volonté d'"aller de l'avant" dans sa lourde tâche à la tête d'une Église d'1,2 milliard de catholiques, a fait savoir lundi le Vatican. Le pontife argentin, âgé de 79 ans, répondait à des participants au 6e congrès mondial du réseau éducatif Scholas Occurrentes.

En fin de journée dimanche, devant un parterre d'acteurs renommés, dont les Américains George Clooney et Richard Gere, et de jeunes "youtubeurs", le pape François a assuré qu'il "n'avait pas pensé à démissionner" en raison de ses "responsabilités". "Je vous fais une confidence : je ne pensais pas être élu et cela a été pour moi une surprise. Mais, depuis ce moment, Dieu m'a donné une paix qui dure encore aujourd'hui. Et cela me pousse en avant, c'est la grâce que j'ai reçue", a-t-il dit en réponse à une question. "Par nature, je suis un peu inconscient et donc je vais de l'avant", a-t-il ajouté. Dans diverses conférences de presse et interviews ces dernières années, le pape François avait laissé penser qu'il pourrait démissionner, à l'exemple de son prédécesseur Benoît XVI qui, avait-il dit, avait institué la catégorie des "papes émérites".

Les acteurs Salma Hayek, George Clooney et Richard Gere ont reçu la "Médaille de l'olivier" pour leur engagement en faveur de l'éducation. Soutenu depuis l'origine par le pape argentin, le réseau international d'éducation Scholas Occurrentes a en outre invité les jeunes du monde entier à poster des questions au pape sur le site "Ask pope Francis". Ce 6e congrès mondial a vu la participation au Vatican de quelque 400 représentants de la communication, de l'art, du sport et de la technologie, venus de 190 pays.

Le pape François veut des prêtes qui soit prêts à accueillir tout le monde, à la fois humble et doux, tout en montrant que son pontificat ne sera pas bref face aux difficultés qu’il a pour réformer l’Église.

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Publié le 30 Mai 2016

francetvinfo.fr dans son article du lundi 30 mai 2016 nous montre que par solidarité avec le mouvement social contre la Loi travail, Camille Senon, 93 ans, rescapée du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) en 1944, a opposé une fin de non-recevoir à la proposition du Premier ministre de l'élever au rang de commandeur de l'Ordre national du mérite.

"Dans le contexte actuel il m'est impossible d'accepter de votre part cette distinction (...) alors que je suis totalement solidaire des luttes menées depuis deux mois par les salariés, les jeunes, une majorité de députés et de Français contre la Loi travail que vous venez d'imposer par le 49-3", a-t-elle écrit dans une lettre adressée au Premier ministre fin mai 2016.

Accepter cette distinction aujourd'hui serait, explique-t-elle, "renier toute ma vie militante pour plus de justice et de solidarité, de liberté, de fraternité et de paix". Jointe par l'AFP dimanche 29 mai 2016, l'intéressée a évoqué "un hasard du calendrier qui tombe particulièrement mal".

"Quand j'ai reçu cette proposition le 17 mai, il m'a paru évident que dans ce contexte où des gens luttent pour faire respecter leurs droits et où mes camarades syndicalistes d'Air France sont traduits devant les tribunaux il était tout simplement inacceptable pour moi de recevoir cette distinction sur proposition de Monsieur Manuel Valls", a-t-elle ajouté.

Déjà récipiendaire de la Légion d'honneur, cette rescapée du tramway d'Oradour-sur-Glane, qui a perdu sa famille dans la massacre des habitants par le détachement de la Waffen-SS Das Reich le 10 juin 1944, est une infatigable militante syndicaliste et féministe.

Ancienne secrétaire générale du syndicat des chèques postaux, elle a compté parmi les membres dirigeants de la CGT des PTT. En 2014, cette voix qui porte dans le paysage mémoriel avait porté son nom sur la liste d'opposition du Front de gauche lors des élections municipales à Limoges. Plus récemment, en octobre 2015, elle avait, malgré son âge avancé, assisté à la célébration des 120 ans de la création de la CGT, à Limoges, aux côtés du leader syndical Philippe Martinez.

Un geste noble et solidaire de tous les travailleurs, venant d’une femme qui a été de toutes les luttes pour l’amélioration des conditions de travail, en particulier celles des femmes, mais aussi contre la guerre d’Indochine ou d’Algérie, et elle participa avec fièvre à Mai 68. Par son geste, elle refuse de trahir les convictions de toute sa vie.

Son refus s’intercale parfaitement avec cette semaine sociale comme le montre francetvinfo.fr. Dès demain mardi 31 mai, les quatre syndicats de la SNCF appellent à une grève illimitée. Le préavis couvre toute la période de l'Euro de football. À la RATP, la CGT appelle à débrayer à partir du jeudi 2 juin. Là aussi, le préavis de grève est illimité. Le syndicat espère étendre ce mouvement ce jour-là aux ports et aux docks.

À partir du vendredi 3 juin et jusqu'au dimanche 5 juin, c'est le trafic aérien qui sera perturbé en raison d'un appel à la grève des syndicats de l'aviation civile. La situation s'est en revanche améliorée sur le front des carburants. Les stations-service sont moins nombreuses à être touchées par des pénuries totale ou partielle. Environ une sur cinq est en difficulté.

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Publié le 29 Mai 2016

Francetvinfo.fr nous montre dans son article du dimanche 29 mai 2016 que l'évêque de Pontoise Mgr Stanislas Lalanne, en charge de la cellule de veille anti-pédophilie de la Conférence des évêques de France, passe la main. "Un souhait de sa part", selon les évêques de France.

En aucun cas, un signe de désaveu, mais un "souhait de sa part". Mgr Stanislas Lalanne ne fera pas partie de la cellule permanente de lutte contre la pédophilie, destinée à remplacer la cellule de veille, dont l'évêque de Pontoise avait la charge. L'équipe sortante, composée de quatre évêques et deux laïcs "s'arrête", a expliqué à l'AFP Mgr Lalanne.

Figure de proue de la lutte contre la pédophilie au sein de l'Église de France, Stanislas Lalanne avait fait l'objet de critiques en avril dernier, après avoir hésité à qualifier la pédophilie de "péché". Sa gestion de certains dossiers a également été contestée. France 3 Rhône-Alpes a notamment affirmé que Mgr Lalanne avait mis 18 mois à signaler à la justice des actes pédophiles commis au sein de son diocèse, par un diacre permanent.

L'évêque de Pontoise s'est défendu de tout attentisme, indiquant qu'il avait pris des "mesures conservatoires", après avoir reçu la victime, en décembre 2014, et pensait qu'une plainte serait déposée. Ayant appris qu'il n'en était rien, l'évêque de Pontoise a affirmé avoir demandé "expressément" au diacre de "se rendre à la gendarmerie pour s'expliquer" et avoir écrit au procureur de la République. Le diacre nie les faits qui lui sont reprochés.

Il fallait sans doute que Mgr Lalanne passe la main, maintenant espérons que l’Église en France mette en place une véritable action pour lutter contre la pédophilie avec une équipe plus décidée à la combattre.

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Publié le 29 Mai 2016

Le pape brandit un gilet de sauvetage pour alerter l’opinion sur le sort des migrants

Euronews.com nous montre dans son article du dimanche 29 mai 2016 que le pape François a reçu samedi 28 mai au Vatican des enfants de migrants dont les parents sont morts noyés alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe en traversant la Méditerranée.

L‘évêque de Rome s’est ému du grand nombre d’enfants qui meurent dans les naufrages. Le pape argentin a ensuite montré un gilet de sauvetage orange en expliquant qu’un sauveteur le lui avait remis en pleurant et que “beaucoup d’enfants sont en danger”.

Il a ensuite raconté ce que l’homme lui a dit. “Père, j’ai échoué” aurait ainsi dit le sauveteur en s’adressant à lui. “Il y avait une petite fille dans les vagues, je n’ai pas réussi à la sauver, juste le gilet de sauvetage. C’est le gilet de la petite fille.”

Les conditions climatiques clémentes de ces derniers jours ont poussé un grand nombre de migrants à tenter la traverser et dix mille personnes ont été secourues la semaine dernière à proximité des côtes de la Libye. Dans le même temps, trois naufrages ont eu lieu et les bilans font état d’au moins 70 morts et des dizaines de personnes disparues.

Le pape François souhaite que la compassion sorte, en montrant que les demandeurs d'asile ne sont pas dangereux, alors qu’en Allemagne on s’inquiète de la progression des agressions contre les réfugiés. Difficile de proclamer un message d’amour, dans des sociétés devenues égoïstes ne voyant que midi à leur porte, pourtant le pape ne perd pas espoir et qui sait cela peut être communicatif.

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Publié le 28 Mai 2016

Des femmes prêtres «rebelles»  mettent en scène un contre jubilé à Rome

Allan Turner dans son article du HoustonChronicle.com du vendredi 27 mai 2016 nous montre que des dizaines de femmes prêtres catholiques opérant en dehors de l'autorité du Vatican se réuniront à Rome la semaine prochaine pour dramatiser leur opposition à l'interdiction de longue date de l'Église sur l'ordination des femmes.

Ces activités coordonnées par la Women’s Ordination Conference, une organisation internationale pour défendre un élargissement du rôle des femmes dans l'Église, aura lieu en tandem avec le Jubilé du Vatican pour les prêtres, un événement qui devrait attirer des milliers de membres du clergé masculin à Rome.

Kate McElwee, la co-directrice exécutive du groupe, a déclaré qu’environ 150 femmes, dont beaucoup d'anciennes religieuses, remplissent leur fonction en tant que prêtres, principalement aux États-Unis, mais aussi en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Un petit nombre, dit-elle, sont des évêques. «Beaucoup de femmes ont congrégations - Églises de maison - et elles offrent les sacrements du baptême et du mariage», a déclaré McElwee. «Les communautés qui les entourent les ont appelé pour le service.»

Les femmes, excommuniées principalement par l'Église catholique romaine, sont des excroissances de celles qu’on appelle les «Danube Seven», qui ont été ordonnés sur un navire de croisière au Danube en 2002. Elles ont été ordonnées par l’Argentin Mgr Rómulo Antonio Braschi, qui a été excommunié, avec elles. Néanmoins, dit McElwee, les membres du groupe ont ensuite ordonné d'autres femmes prêtres, conduisant à une poursuite du mouvement.

Vendredi prochain, les femmes prêtres mettront en scène une veillée de prière à l'extérieur de la basilique Saint-Pierre, au moment où commencera la messe du Jubilé des prêtres. «Nous voulons que cette célébration soit véritablement inclusive pour tous ceux qui sont appelés à la prêtrise», a déclaré McElwee.

Les partisans de ce plan collectif ont choisi de mettre sur les murs de plâtre du quartier de Trastevere et dans la zone autour de la place Saint-Pierre des dizaines d'affiches photographiques surdimensionnées de femmes prêtres. Une d’elles, l'évêque Michelle Birtch-Conery, rapporte au journal britannique, The Guardian, que son image propose l'ancienne religieuse qu’elle était sous la rubrique «Certaines femmes désobéissent.» En Italie, McElwee a dit aux journaux, que les photographies seront probablement considérés comme choquantes et subversives. Les Photos pour les affiches ont été faites par la photographe italienne Giulia Bianchi, qui a l'intention de réunir plus tard, certains de ces 70 portraits dans un livre.

En mai, le pape François avait dit aux membres des ordres religieux féminins qu'il établirait une commission pour étudier la possibilité de l'ordination des femmes diacres. McElwee dit que le commentaire représentait la «première fissure» dans la résistance de l'Église pour un plus grand rôle pour les femmes. «Nous prenons cela comme un signe d'espoir pour un plus grand dialogue sur l'égalité des femmes dans l'Église catholique», dit-elle. «Je prie pour que ce soit vraiment vrai.»

Sur son site Internet, la Women’s Ordination Conference, se décrit comme une organisation communautaire fondée en 1975 pour travailler à la participation pleine et égale des femmes dans tous les ministères de l'église. Elle prétend être le groupe le plus important et le plus ancien préconisant l'ordination des femmes comme prêtres, évêques et diacres.

Une initiative des plus intéressante qui met en avant la stimulation d’un dialogue avec l'Église à propos de l'égalité des femmes sur la question des ministères féminins qui pourrait aussi avoir un effet transformateur sur chaque institution liée à l'Église, y compris dans des milliers d'écoles catholiques qui éduquent les filles, comme le rappelle Kate McElwee.

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Publié le 27 Mai 2016

L'évêque de Lleida exige que les prêtres, les religieux et les bénévoles du diocèse certificat d’antipédophilie

Comme le montre ABC.es ce vendredi 27 mai 2016 les prêtres, les religieux et les laïcs qui travaillent pour l'évêché de Lleida doivent prouver à partir de maintenant, qu’ils n’ont pas de casier judiciaire pour maltraitance envers des enfants. Comme le prouve le décret publié lundi par Mgr Salvador Giménez Valls, en vertu de laquelle le prélat a exhorté «toutes les paroisses, les communautés et les délégations de son évêché pour obtenir un certificat d'autorisation du Registre central des délinquants sexuels de tous les professionnels ou bénévoles qui accomplissent un travail pastoral en contact avec des enfants ou des jeunes (prêtres, religieux et laïcs)».

L’évêché a expliqué hier à ABC que le plan est d'avoir tous les documents rassemblés à la fin septembre pour les envoyer au Ministère de l'Intérieur, qui «doit élargir, en fin de compte, son accréditation». Les mêmes sources ont indiqué que la mesure est prise pour se conformer à la loi 26/2015 de la protection des enfants et des adolescents, qui comprend ce certificat qui est exigé pour tous les professionnels (médecins, enseignants, moniteurs ...) pour maintenir leur contact avec des mineurs.

Il a été dit selon ce journal qu’il y a deux semaines des évêchés consultés par la Conférence épiscopale espagnole pour savoir si la loi 20/2015 les a touchés et la réponse était oui. D'autres diocèses préparent des mesures similaires pour adapter leurs règles à ce propos. «Qu'est-ce qui peut être fait par le biais d'un décret ou avec un courrier interne», ont souligné ces sources religieuses.

Ce processus touchera 80 prêtres et 500 autres personnes, dont l’évêque et cela montre que la France est en retard à ce niveau sur les abus sexuels sur mineurs. Très intéressant surtout que les cas en Espagne a fait réagir très vite la Conférence épiscopale espagnole.

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Publié le 27 Mai 2016

Obama à Hiroshima : l'Église appelle à tirer les leçons du passé

Comme le montre Radio Vatican et LeMonde.fr le président américain en visite à Hiroshima, au Japon, a appelé ce vendredi 27 mai 2016 à un monde sans armes nucléaires. Lors d’un hommage empreint d’émotion dans une ville qui a connu la première attaque nucléaire de l’Histoire, il a affirmé que cette bombe avait «démontré que l’humanité avait les moyens de se détruire elle-même». Il a aussi renouvelé son engagement à œuvrer à un monde débarrassé de l’arme nucléaire et a surtout condamné toutes les guerres et «les souffrances indicibles» qu’elles infligent.

Une visite qui «peut contribuer à développer le désir de beaucoup au Japon de bannir à jamais les armes nucléaires» a estimé Mgr Kikuchi Isao, évêque catholique de Niigata, rapporte l’agence Église d’Asie. Le déplacement de Barack Obama est donc «une surprise agréable» pour l’épiscopat japonais, même s'il rappelle qu’il faut un réel examen de conscience quant aux responsabilités du passé pour aboutir à une paix véritable.

Un message de l’épiscopat japonais dans la lignée, comme le souligne Église d’Asie, de l’appel du pape Jean-Paul II lors de sa visite à Hiroshima le 25 février 1981. Il avait alors appelé les Japonais à savoir revenir sur le passé pour préparer l’avenir de manière responsable.

Les évêques ont réaffirmé depuis à plusieurs reprises leur attachement à la paix, alors que des tensions géopolitiques sont toujours présentes dans la région et que le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe a une nouvelle politique de défense. De nouvelles lois sont entrées en vigueur en pays, autorisant les troupes nippones à combattre à l’étranger pour défendre leurs alliés, si ceux-ci sont attaqués. Une possibilité jusque-là formellement interdite depuis la défaite du pays en 1945.

Dans un document du 7 avril dernier, l’épiscopat japonais avait exprimé sa préoccupation après l’entrée en vigueur de ces nouvelles lois : «Nous nous trouvons à un carrefour des temps. De l’expérience tirée de la Seconde Guerre mondiale, nous connaissons les énormes souffrances infligées aux civils par les destructions de masse causées par les armements modernes. Faisons en sorte de ne pas répéter ces erreurs, mais, plutôt, comme des citoyens de notre temps et comme chrétiens, réfléchissons sérieusement à ce à quoi nous sommes appelés.»

Barack Obama a donc lui appelé aussi «réfléchir à cette force terrible libérée dans un passé pas si lointain». Le président américain, en visite historique, a rendu hommage aux victimes d’Hiroshima, serrant la main et prenant dans ses bras des survivants. Il s’est rendu devant le mémorial aux victimes de la bombe larguée par les États-Unis ce vendredi 27 mai.

Dans son allocution, le président américain a navigué habilement dans les méandres de la sémantique entre émotion, mémoire, éthique et politique. «Pourquoi suis-je ici ?, a déclaré M. Obama. Pour réfléchir pourquoi des femmes et des enfants, des Américains, des Coréens et des Japonais ont péri. (…) Nous devons faire face à l’histoire, a-t- il poursuivi. Il y a soixante et onze ans, la mort est tombée du ciel et le monde a changé. (…) Hiroshima nous a appris la vérité sur la science qui peut devenir un outil de massacre. » Le martyre de ces deux villes « doit éveiller notre conscience morale».

L’Église japonaise est sur la même ligne que Barack Obama sur les leçons à tirer de l’utilisation d’armes nucléaires même si l’insistance de Tokyo et de Washington à exclure des excuses de M. Obama a irrité des victimes qui se sont senties oubliées en raison de la volonté des deux pays de ne pas rouvrir le débat sur les responsabilités.

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Publié le 26 Mai 2016

Une mobilisation en hausse pour la 8e journée de manifestation contre la loi travail

Libération.fr nous a montré hier que la police a levé 11 blocages de dépôts pétroliers, alors que six des huit raffineries du pays sont au ralenti ou à l'arrêt, des salariés du secteur s'étant mis en grève à l'appel de la CGT pour protester contre la loi travail. «La CGT ne fait pas la loi dans le pays», a dit Manuel Valls à l'Assemblée nationale. L'État a commencé à puiser dans sa réserve de carburant, à hauteur de 3 jours sur les 115 dont il dispose. Concernant le nucléaire, si la CGT Energie a prévu des actions dans des centrales nucléaires entre mardi soir et ce jeudi, aucune coupure d'électricité massive n'est à l'ordre du jour. Le Premier ministre a également exclu toute négociation sur l'article 2 du texte de loi, qui accorde la primauté aux accords d'entreprise sur les accords de branche. Cet article «est le cœur de la philosophie du texte», a-t-il justifié, après que Bruno Le Roux, le patron du groupe PS à l'Assemblée, avait évoqué une possible réécriture de cette partie de la loi.

francetvinfo.fr et LeMonde.fr nous montrent que ce jeudi est marqué par une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail à l’appel de la CGT, FO, Solidaires, la FSU, l’UNEF, la FIDL et l’UNL, la huitième depuis le début du mouvement. Des grèves et des manifestations sont prévues un peu partout en France surtout que le mouvement a repris de l’ampleur le 19 mai, avec 128 000 à 400 000 opposants dans la rue. Les actions de la CGT s'intensifient pour réclamer le retrait de la loi Travail. Un tiers des stations-service sont en situation de pénurie (totale ou partielle) vu que six raffineries sur huit subissent des blocages. Des arrêts de travail sont prévus dans «la plupart des ports». Les 19 centrales nucléaires ont voté la grève, selon le syndicat, mais c’est surtout 16 centrales qui ont voté la grève. Dans les transports, la CGT-Cheminots et SUD-Rail appellent à débrayer. 3 TGV sur 4, 4 RER sur 5, 2 TER sur 3, et 6 Intercités sur 10 devraient circuler. 15 % des vols sont annulé à Orly. La publication des quotidiens nationaux a également été bloquée par la CGT.

Malheureusement comme le montre LeMonde.fr Manuel Valls réaffirme sa détermination sur BFMTV et RMC. "Ce n'est pas la CGT qui peut bloquer le pays", déclare le premier ministre. Selon lui, le retrait du texte "ne serait pas l'impossibilité pour ce gouvernement mais pour tous les gouvernements de réformer". Pour lui, il est "hors de question de changer le cap" même s'il estime qu'"il peut toujours y avoir des modifications". Le président français, François Hollande, a apporté jeudi depuis le Japon son soutien à son premier ministre, Manuel Valls, dans le débat sur la loi travail, estimant que "ce qu'a dit le premier ministre", notamment à propos de l'article 2 du projet de loi, "est ce qu'il fallait dire". "Je me tiens informé très régulièrement" de la situation sociale en France, "d'abord auprès du premier ministre qui a fait une intervention à la radio ce matin qui correspond exactement à ce que nous avions convenu avant notre départ". Cela ne va pas arranger les choses.

LeMonde.fr et francetvinfo.fr nous montrent aussi que le nombre de manifestants est en hausse : Entre 500 et 700 personnes ont manifesté à Valenciennes, selon la préfecture et les syndicats, et 300 à 600 à Calais. À Rennes, 3 500 manifestants selon la police, 8 000 selon les syndicats. À Nantes, au moins 1 300 personnes défilaient malgré une interdiction préfectorale. À Caen, près de 300 personnes ont participé à une "manifestation sauvage", après celle officielle ayant rassemblé entre 2 000 et 7 000 personnes. À Marseille, plus d'un millier de personnes se sont réunies dans la zone portuaire de la Joliette derrière une banderole "Marseille insoumise". À Fos-sur-Mer, un automobiliste a forcé un barrage de la CGT, faisant un blessé grave selon la police. La victime a été prise en charge par les pompiers, son pronostic vital n'est pas engagé. Selon la préfecture de l'Hérault, 2 000 manifestants ont défilé à Montpellier, 500 à Béziers et 250 à Sète ; le double selon les organisateurs dans les trois villes. A Bordeaux, de 3 000 à 13 000 personnes ont manifesté à la mi-journée. À Lyon, une première estimation policière a fait état de 3 000 manifestants. À Clermont-Ferrand, le défilé a rassemblé de 1 550 à 7 000 personnes. Tandis que la préfecture de police annonce entre 18 000 et 19 000 manifestants à Paris, FO évoque 100 000 personnes. Au total, au moins 153 000 et 300 000 personnes ont défilé dans toute la France, affirment respectivement la police et la CGT.

Comme le montre francetvinfo.fr en première ligne dans la mobilisation contre la loi Travail, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez assure que : "Plus de 70% (de Français) sont pour le retrait du projet de loi". Son homologue Jean-Claude Mailly de Force Ouvrière déplore un "gouvernement sourd". Et que font les médias et bien ils se centrent sur les casseurs pour éviter de parler des manifestants qui défendent leurs droits. En Belgique aussi, le climat social se détériore, en particulier du côté francophone comme le montre LeMonde.fr. Deux jours après la manifestation qui a rassemblé quelque 60 000 personnes à Bruxelles mardi opposées à un projet de "loi travail" renforçant la flexibilité, le trafic ferroviaire était à l'arrêt jeudi en Wallonie (sud du pays), où les cheminots ont débrayé spontanément pour protester contre la suppression de jours de récupération décidée par leur employeur, la SNCB.

Manuel Valls a invité chacun à «prendre ses responsabilités et se dire que manifester tous les jours peut à terme poser un problème», face aux nombreuses missions des forces de l’ordre. Ce gouvernement est-il encore de gauche ? On se le demande.

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Publié dans #Actualités

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