Publié le 30 Juin 2016

Francetvinfo.fr nous montre que quatre prêtres ont été relevés de leur ministère par le cardinal Philippe Barbarin pour des faits d'abus sexuels, après avis d'un collège d'experts, a indiqué jeudi 30 juin le diocèse de Lyon. "Il s'agit de prêtres mis en cause ou non dans la presse, déjà condamnés ou non", a précisé une source diocésaine. Cette annonce fait suite à une affaire d'agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais par un prêtre.

Le père Bernard Preynat, mis en examen en janvier pour des agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et déjà relevé de ses fonctions à l'été 2015, ne fait pas partie de ces quatre prêtres, a ajouté la source diocésaine.

À la suite des avis émis par le collège d'experts, d'autres prêtres du diocèse ont fait l'objet de mesures d'accompagnement particulier. Il s'agit de prêtres déjà jugés qui vont bénéficier d'un "suivi" du diocèse.

Lors d'une réunion à laquelle il avait convié tous les prêtres du diocèse le 25 avril, Mgr Barbarin s'était engagé à publier d'ici le 30 juin les conclusions d'un collège d'experts chargés "d'étudier et d'analyser le cas de certains prêtres dont la situation est problématique au regard de leur activité pastorale, de la loi civile ou canonique dans le domaine affectif et sexuel".

Ce collège est composé d'un magistrat, d'un psychiatre, d'une psychanalyste, d'un médecin, d'un canoniste, d'une assistante sociale, d'un père et d'une mère de famille ainsi que du vicaire général modérateur chargé de présenter les dossiers. Il s'est réuni à sept reprises depuis sa constitution.

Mais pour autant cela ne blanchi par le cardinal Barbarin comme le montre LeMonde.fr. Philippe Barbarin est visé par plusieurs plaintes de victimes du père Preynat qui lui reprochent de ne pas avoir dénoncé les faits à la justice et d’avoir laissé les responsables présumés en poste.

Le cardinal a été entendu le 8 juin pendant plus de dix heures par la police dans le cadre d’une enquête pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs et mise en danger d’autrui à la suite de cette affaire. La justice doit se prononcer sur son cas et sur l’éventualité de poursuites après le 18 juillet. Maintenant attendons de voir ce qu’il en est.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 30 Juin 2016

Comme le montre Jacques Berset pour catch.ch ce jeudi 30 juin 2016 pour Bakou, le pape François, lors de sa récente visite apostolique en Arménie, a appelé à la libération des territoires azéris du Haut-Karabakh “occupés illégalement par les Arméniens”.

Suite à la déclaration commune du pape François et du patriarche Karékine II, catholicos de tous les Arméniens, exprimant dimanche 26 juin 2016 à Etchmiatzine “l’espérance d’une résolution pacifique des questions concernant le Nagorny-Karabakh”, l’Azerbaïdjan en fait sa propre lecture.

Les officiels d’Azerbaïdjan affirment que le pape a lancé de fait un appel pour la “libération des territoires azéris du Haut-Karabakh occupés illégalement par les Arméniens”. Hikmet Hajiyev, porte-parole de Ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, dit espérer qu’Erevan tirera les conclusions de l’appel à la paix lancé par le pape François et “va bientôt mettre un terme à la politique agressive et d’occupation” menée par l’Arménie contre l’Azerbaïdjan, rapporte l’agence d’information indépendante azérie APA.

“L’appel à la paix dans le Haut-Karabakh lancé par le pape François à Erevan est un message pour la fin de l’occupation illégale des territoires azerbaïdjanais par l’Arménie, le retrait des forces armées arméniennes des territoires azerbaïdjanais occupés, y compris de la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabakh, l’assurance du retour des réfugiés et des personnes déplacées azerbaïdjanaises, soumises à un nettoyage ethnique sanglant dans leur terre natale, et donc la reprise de la paix et de la justice dans la région”, a déclaré le 27 juin 2016 Hikmet Hajiyev.

Le pape François effectuera un voyage apostolique en Géorgie et en Azerbaïdjan, du 30 septembre au 2 octobre 2016, à l’invitation du patriarche Ilia II, catholicos de toute la Géorgie, et des autorités civiles et religieuses des deux pays.

Au moins, le pape souhaite encourager la paix dans le Caucase. Selon ses dires, il veut «encourager l’espérance et les sentiers de paix» dans cette région du monde marquée par le différend territorial entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le haut Karabakh. Ce sera difficile et ce n’est pas sûr que les Arméniens l’écoutent.

Une initiative des plus intéressantes a été donnée par hier par Maurice Page sur cath.ch. Le pèlerinage “l’Église avec les femmes” qui avait quitté St-Gall le 2 mai 2016 est arrivé à Rome le 29 juin. Huit femmes et un homme ont rejoint à pied la ville éternelle au cours d’un périple de deux mois.

Le groupe des marcheuses a été accueilli à Rome par une délégation d’une cinquantaine de membres de la Ligue Suisse de femmes catholiques (SKF) qui l’ont accompagné le long Tibre jusqu’à la Place Saint-Pierre. L’arrivée a été fêtée dans les embrassades et les larmes de joie. Les derniers jours de marche ont été assez pénibles à cause de la chaleur et de la circulation sur les routes. Ils ont aussi permis des rencontres inattendues, par exemple avec des prostituées du Ghana, du Nigéria ou de Roumanie. Une des marcheuses s’est cassé le bras, mais n’a pas arrêté le parcours. “Nous sommes toutes fatiguées, nous sommes allés jusqu’au bout de nos forces”.

Pour la dernière étape de 17 km de Laboro au Cimetière teutonique, une cinquantaine de membres de la Ligue suisse de femmes catholiques, arrivées la veille en car, ont accompagné les pèlerins. Les marcheuses ont bientôt aperçu la coupole puis la façade de la basilique Saint Pierre. “Cette arrivée a été particulièrement émouvante”, a témoignée l’initiatrice du pèlerinage Hildegard Aepli. D’autres personnes, dont les membres de la Conférence des évêques suisses Mgr Markus Büchel, Mgr Felix Gmür et l’abbé d’Einsiedeln Urban Federer rejoindront encore le groupe pour la journée de clôture le 2 juillet. Le supérieur général des capucins, le Suisse Mauro Jöhri, ainsi que plusieurs évêques d’Allemagne et d’Autriche devraient également être présents.

Espérons que le pèlerinage “l’Église avec les femmes” soit suivi d’actes de la part de la hiérarchie qui se doit de donner un meilleur rôle à celles qui font vivre nos églises et qui méritent autre chose que la condescendance.

Enfin, Raphaël Zbinden pour cath.ch nous montre hier que le Dalaï Lama, la chanteuse américaine Lady Gaga et le magnat américain Philip Anschutz ont débattu ensemble, le 26 juin 2016, à Indianapolis, à l’est des États-Unis, sur “La nécessité mondiale de développer la compassion dans les espaces urbains”. Le panel de personnalités éclectique était invité à la 84e rencontre annuelle de la Conférence des maires américains.

Les trois célébrités ont parlé du pouvoir de la bonté et de leurs idées respectives pour faire en sorte que le monde se tourne vers la compassion, rapporte le journal en ligne américain The Huffington Post. Durant la conversation, qui a souvent été plus philosophique que pratique, les interlocuteurs ont mis en exergue la conception selon laquelle la bonté était une valeur humaine fondamentale.

Le leader spirituel du bouddhisme tibétain a affirmé à l’assemblée de 200 maires qu’il est important pour les villes américaines de répandre la bonté. “L’Amérique est une nation phare en ce qui concerne le développement matériel (…) le temps est venu où elle doit être une nation phare de la promotion de la compassion humaine, de l’amour humain”, a-t-il déclaré.

Le trio s’est penché sur les facteurs divisant les Américains, tels que l’orientation sexuelle, la santé ou encore les disparités économiques. “Tout cela ne peut plus avoir d’importance”, a souligné Lady Gaga. “Nous sommes unis par notre humanité et la seule chose que nous savons, que nous apprécions en chacun de nous, c’est la bonté”, a lancé la chanteuse. Le milliardaire Philipp Anschutz a également affirmé que, même si beaucoup de choses séparaient les êtres humains, les valeurs telles que la justice, l’humilité, la persévérance, l’amour et la patience étaient universelles.

La bonté est une valeur universelle qui est battue en brèche par les prêcheurs de haine, et si face à la haine les actes d’amour et de bonté les contraient après tout la compassion humaine et l’amour du prochain ne peuvent qu’améliorer le monde, à nous de le vouloir.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 29 Juin 2016

Comme le montre Libération.fr la ministre du Travail, Myriam El Khomri a annoncé ce mercredi 29 juin 2016 que le gouvernement allait déposer «de nouveaux amendements» au projet de loi travail, susceptibles, selon elle, de répondre «aux attentes des frondeurs» et visant à «réaffirmer» le rôle de la branche.

«Ce que nous proposons ne modifie en rien l'importance que nous souhaitons donner à l'accord d'entreprise, mais réaffirmera le rôle de la branche», a-t-elle assuré dans une interview au Monde, quelques heures avant un cycle de rencontre avec les partenaires sociaux à Matignon. L'usage de l'article 49-3 n'est «pas un passage en force», a-t-elle ajouté arguant que c'est prévu dans la Constitution donc que c'est légal. Mouais.

D’après ce que nous dit Europe1.fr Jean-Claude Mailly fait savoir que "la branche sera confirmée comme le niveau de négociation" dans les dossiers suivants : "les salaires, les classifications, la formation professionnelle, la prévoyance, l'égalité professionnelle et la pénibilité". En revanche, l’entreprise pourrait l’emporter sur la branche en ce qui concerne "les heures supplémentaires, le travail de nuit et le temps partiel".

Enfin, l’exécutif semble avoir changé de ton, assurent certains députés PS, et serait désormais ouvert à une clarification du texte, plus précisément en ce qui concerne le rôle de la branche professionnelle. Mais c’est encore pas assez protecteur pour le travailleur. Alors que Philippe Martinez, leader de la CGT, estime que la réforme va créer un code du travail pour chaque entreprise, le gouvernement devrait assurer des garde-fous pour garantir certains acquis. Il n’a pas tort, la négociation en entreprise bénéficiera directement au grand patronat. Le gouvernement doit faire encore un petit effort pour répondre aux attentes des travailleurs.

L'institut Civitas, proche de l'extrême droite catholique, est désormais reconnu comme éligible au financement des partis politiques, ce dont s'est ému le député de gauche Olivier Falorni, qui a dénoncé un "scandale" dans un courrier au ministre de l'Intérieur. Considéré comme le bras séculier de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX, traditionalistes lefebvristes), Civitas a vu sa structure de gestion "agréée en qualité d'association de financement" de parti politique, selon une décision parue le 12 juin au Journal officiel.

"Civitas, sorti par la porte, rentre par la fenêtre", a déploré auprès de l'AFP Olivier Falorni (apparenté Parti radical de gauche), alors que l'association s'était vu privée en janvier de la capacité de délivrer des reçus permettant à ses donateurs de bénéficier d'une déduction fiscale. "Le contribuable n'a pas à financer le fonctionnement d'une association qui prône la discrimination, prêche la haine, conteste la démocratie", a ajouté le député de Charente-Maritime. Comme tout parti politique, Civitas, qui s'était illustré lors de la mobilisation contre le mariage homosexuel en dénonçant "l'homophobie", peut désormais recevoir des dons jusqu'à 7500 euros par personne, avec une possibilité de réduction d'impôt de 66%.

"Je ne peux accepter qu'on ait demain des bulletins de vote Civitas alors que cette organisation, prône une théocratie totalitaire, ne s'intègre pas dans le champ d'une république laïque", a poursuivi le parlementaire, qui a écrit lundi au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, pour dénoncer ce "véritable scandale".

Il n’a pas tort, c’est un scandale. Civitas s’est mis en parti politique, pas pour faire de la politique mais pour lui permettre une déduction fiscale de 66% sur les dons au mouvement. D’ailleurs, voter pour eux serait voter contre la démocratie puisque une revue de juin 2016 l’organisation dit sa haine pour elle : "La démocratie, c'est le mal, la démocratie, c'est la mort, on pourrait ajouter, la démocratie, c'est le mensonge."

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 29 Juin 2016

José Manuel Vidal ce mercredi 29 juin 2016 sur periodistadigital.com nous montre que le pape François a distribué le pallium à 25 nouveaux archevêques, durant la solennité des saints Pierre et Paul. Le pape François en profita pour avertir une fois de plus l'Église et sa hiérarchie que la tentation principale de l'institution de «se replier sur elle-même» est mauvaise. Par conséquent, la prière permet «d’ouvrir une voie de sortie», menant sur l’«ouverture».

Une explication qu’aurait du écouter la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, puisque comme le montre Marie Malzac sur la-Croix.com trois mois après la rencontre au Vatican entre le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X et le pape François, Mgr Fellay a fait savoir mercredi 29 juin que la «reconnaissance canonique» n’était pas sa priorité, en dépit des récentes ouvertures de Rome.

Un pas en avant, deux pas en arrière. Dans le pénible dialogue entre Rome et les lefebvristes, leur chef de file, Mgr Bernard Fellay, vient de marquer un coup d’arrêt, opposant un refus net au pape, qui avait pourtant fait des signes dans leur direction, en reconnaissant notamment comme licites les absolutions accordées par les prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) au cours de l’Année de la Miséricorde.

Mgr Fellay a ainsi affirmé, dans un communiqué diffusé hier, que la FSSPX «ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique» mais entend bien «continuer de porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire». Dans cette note, il déplore également «la grande et douloureuse confusion qui règne actuellement dans l’Église», accusant le pape d’encourager des «erreurs».

Il n’y avait pas grand-chose à attendre de la FSSPX qui vit dans le mythe que l’Église irait mieux en retournant dans le passé, mais la réalité c’est que la crise des vocations sacerdotale et religieuse, mais aussi de la pratique religieuse avait déjà lieu dans l’Église du passé qu’ils désirent et c’est en grande partie le concile Vatican II qui avait freinée cette hémorragie.

Enfin, le pape François a prié pour les victimes de l’attentat d’Istanbul lors de l’Angélus : «Prions pour les victimes, pour leurs proches et pour le cher peuple turc». Le pape François, lors de l’angélus place Saint-Pierre, ce mercredi, à l’occasion de la solennité des Saints-Pierre-et-Paul, a évoqué «l’horrible attentat terroriste» qui a frappé l’aéroport international d’Istanbul mardi dans la soirée et qui a causé la mort, selon un bilan provisoire, de 41 personnes comme le montre Radio Vatican. «Que le Seigneur convertisse les cœurs des violents et soutienne nos pas sur la route de la paix» a conclu le pape François.

Il sera difficile de convertir les cœurs des islamistes radicaux, la seule solution pour retrouver la paix est de se débarrasser de Daech et pousser les religions à une plus grande ouverture vers les autres mais aussi à un plus grand dialogue interreligieux.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités de l'Eglise, #Actualités

Repost 0

Publié le 28 Juin 2016

Nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail

francetvinfo.fr, HuffingtonPost.fr et BFMTV.com nous montrent que les opposants à la loi Travail ont à nouveau battu le pavé ce mardi 28 juin. Au même moment, le Sénat a adopté le projet de loi Travail, mardi 28 juin, par 185 voix contre 156. Au cours de la discussion parlementaire, le texte a été largement modifié par la droite dans un sens plus favorable au patronat. Le projet de loi devra donc revenir à l'Assemblée nationale pour une dernière lecture, lors de laquelle le 49.3 pourrait à nouveau être utilisé par le gouvernement. Tous les groupes de gauche ont voté contre. Le groupe socialiste accuse la droite de "sacrifier le droit du travail" en dénaturant le projet de loi.

Les Français opposés à l'utilisation par le gouvernement de l'article 49.3, selon un sondage. "Si le gouvernement utilisait de nouveau le 49.3 (de la Constitution) pour faire passer définitivement la loi en juillet", près des trois-quarts des Français (73%, +2 points en un mois) trouveraient ça "choquant", selon un sondage Odoxa.

Des manifestations étaient organisées un peu partout en France, notamment à Marseille, Lyon, Grenoble, Rennes, Le Havre ou Toulouse. À Paris, la Tour Eiffel a été fermée au public pour la journée. Environ 64 000 personnes ont manifesté dans toute la France contre la loi Travail, mardi 28 juin, selon les chiffres de la police. De son côté, la CGT revendique 200 000 personnes.

À Marseille, 38 000 personnes sont descendues dans la rue, selon les chiffres de la CGT rapportés par La Provence. À Nantes, comme annoncé plus tôt, ils étaient de 3300 (selon la police) à 5000 personnes (selon les syndicats) à manifester dans le calme. À Bordeaux ont défilé 1650 personnes selon la préfecture, 7000 selon la CGT. S'il n'y a pas eu d'incident majeur, trois personnes ont été interpellées suite à des jets de peinture sur les forces de l'ordre, rapporte Sud-Ouest.

À Rennes, environ 1000 personnes ont défilé sous le regard de près de 400 policiers et gendarmes, selon Ouest-France. Le quotidien local rapporte également que trois personnes ont été interpellées, dont une qui s'est brûlé la main après avoir mis le feu à un drapeau français. À Strasbourg, la CGT a avancé le nombre de 1000 manifestants. À Paris, la manifestation a attiré 14 000 à 15 000 personnes selon la police, 55 000 personnes selon les syndicats. On dit que le mouvement est en baisse, mais il faut aussi signaler que le dispositif de sécurité mis en place pour encadrer la manifestation a pu faire peur à de nombreuses personnes désirant rejoindre le mouvement.

Parallèlement, pour peser dans le débat, les opposants à la loi travail ont remis à l'Élysée les résultats partiels de la votation citoyenne portant sur 800 000 votants. Quelque 92% ont voté pour le retrait du texte, 8% pour le maintien. Des remises de résultats avaient également lieu en région. Mais la semaine dernière, le président de la République a répété qu'il irait "jusqu'au bout".

La CGT a annoncé une nouvelle "journée d'actions" contre la loi Travail le 5 juillet, jour du retour du projet à l'Assemblée nationale. Le mouvement risque de durer vu que le gouvernement ne veut rien lâcher. Myriam El Khomri, la ministre du travail a choisi la surdité : "La voie que le gouvernement a choisi est celle du progressisme négocié", puisqu’elle "reste tenace et déterminée à amener ce projet jusqu'au bout."

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 27 Juin 2016

Sébastien Maillard (à bord du vol papal) nous montre dans son article dans la-Croix.com que dans le vol retour d’Arménie, le 26 juin, le pape François s’est justifié sur l’emploi du mot génocide en Arménie. Il a commenté l’actualité du Brexit, mettant en garde le continent contre une «balkanisation» et demandant «une nouvelle forme d’Union», conseillant même «une saine désunion». Répondant aussi aux questions sur l’Église, il a reproché aux médias leur précipitation à propos des femmes diaconesses et rappelé, tout en rendant hommage à Benoît XVI, qu’«il y a un seul pape». Sur l’homophobie, il a estimé que l’Église pouvait demander pardon comme sur de nombreux autres sujets.

Interrogé sur les conséquences du Brexit, le pape François a invité à «penser à une autre forme d’Union», critiquant une «Union massive» qui doit «donner plus d’indépendance, plus de liberté aux pays» – sans citer le principe de subsidiarité tiré de la doctrine sociale de l’Église. Le récipiendaire du prix Charlemagne 2016 a conseillé même «une saine désunion». «Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain», a-t-il toutefois aussi indiqué. Reprenant son propre principe général selon lequel «l’unité est supérieure au conflit», il a ajouté aussitôt : «Mais il existe différentes manières de s’unir.» «Les deux mots-clés pour l’Union doivent être créativité et fécondité», a-t-il résumé. Le pape François a aussi mis en garde contre une «balkanisation» de l’Europe, citant les tentations de sécession de l’Écosse et de la Catalogne : «Avant d’avancer, il faut étudier de près.» Il a distingué ces questions de l’émancipation des pays colonisés de leur tutelle, comme en Amérique latine.

«Je ne connais pas d’autre mot.» Le pape François a justifié d’avoir ajouté le terme de génocide dans son discours au palais présidentiel d’Erevan le 24 juin, rappelant qu’il l’avait déjà employé l’année dernière. «Quand j’ai entendu le ton du président (arménien), Ayant déjà utilisé ce mot au Vatican, c’eût été étrange de ne pas le dire ici», a-t-il expliqué, précisant qu’il n’a pas voulu «être offensif mais objectif» alors qu’Ankara a regretté les propos «très malheureux» du pape. Il a reconnu que le mot «génocide» avait une définition juridique précise et pouvait donc avoir aussi une certaine «technicité».

Interrogé sur une récente proposition du cardinal allemand, Reinhard Marx, que l’Église catholique demande pardon pour sa discrimination envers les personnes homosexuelles, le pape François a répondu être d’accord mais en ajoutant qu’il existe aussi «tant de sujets sur lesquels l’Église, la communauté chrétienne, devraient demander pardon», énumérant les manquements envers les pauvres ou les enfants exploités, entre autres. «Les chrétiens doivent demander pardon pour tant de choses», a-t-il insisté comme pour faire valoir que la discrimination envers les homosexuels était une question parmi d’autres. «Il y a des traditions dans des pays, avec des cultures, qui ont une mentalité différente sur cette question», a-t-il aussi mis en avant, estimant parfois excessive des manifestations politiques. Sur l’homophobie, s’appuyant sur le catéchisme de l’Église, il a répété qu’il ne faut «discriminer personne, l’accompagner pastoralement». «Les personnes qui sont de bonne volonté et qui cherchent Dieu, qui sommes-nous pour les juger ?», a-t-il demandé, reprenant une formule employée lors de sa première conférence de presse, en juillet 2013.

Le pape a confié qu’il avait été irrité que la presse annonce d’emblée que les femmes allaient pouvoir devenir diacres quand lui n’avait fait que donner son accord pour la mise sur pied d’une commission qui étudiera le rôle des femmes diacres dans les premiers siècles de l’Église : «J’ai été surpris des nouvelles dans la presse.» Il a indiqué avoir demandé au préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Müller, d’établir une liste de noms pour cette commission, qui est maintenant sur son bureau. Il a rappelé par ailleurs l’existence dorénavant d’une commission de femmes théologiennes. «Savoir ce que pensent les femmes importe plus que leur fonction, a-t-il estimé. Les femmes pensent différemment. Il faut les écouter avant chaque décision.»

«Il n’y a qu’un pape.» Alors que le secrétaire privé de Benoît XVI, Mgr Georg Gänswein, avait récemment distingué un double exercice du ministère pétrinien, actif d’une part avec le pape François, contemplatif d’autre part avec Benoît XVI, François a corrigé : «Il n’y a pas de deuxième pape.» Rappelant que Joseph Ratzinger fêtera le 28 juin ses 65 ans de sacerdoce, son successeur a rappelé toute son affection et admiration pour celui à qui il rend visite et qu’il appelle : «C’est une grâce d’avoir à la maison le grand-père sage.» Il a raconté que des cardinaux étaient venus se plaindre une fois auprès du pape émérite – ce qui de fait s’est produit durant le premier synode – et que Benoît XVI «les avait chassés, avec son style à lui». Comme en d’autres occasions, il a remercié Benoît XVI d’avoir «ouvert la porte» par sa renonciation historique, instituant ainsi les papes émérites. «Il pourra y en avoir deux ou trois», a-t-il ajouté.

Répondant debout, de manière improvisée, aux questions des journalistes, comme à son habitude à chaque retour de voyage, le pape François a aussi abordé les 500 ans de la réforme de Luther, le concile panorthodoxe qui s’achevait en Crète et son déplacement en Azerbaïdjan en septembre prochain. Comme le montre Radio Vatican aujourd’hui, anticipant sur le voyage que le pape effectuera en Suède à l’automne, sous le signe du dialogue avec les protestants, le pape François a reconnu que «les intentions de Martin Luther ne furent pas erronées : c’était un réformateur», invitant à bien remettre son action et sa pensée dans le contexte de son temps. «Aujourd’hui le dialogue est très bon et ce document sur la justification est un des documents œcuméniques les plus riches et les plus profonds». Si la division a fait du tort à tout le monde, le pape insiste pour que l’on prie ensemble. Il faut aussi «travailler pour les pauvres, pour les persécutés, pour tous les gens qui souffrent et pour les réfugiés».

Le pape François a également répondu à une question sur le concile panorthodoxe qui vient de s'achever, en l’absence, notamment du patriarche de Russie. «Un pas en avant a été accompli», a-t-il estimé. «Le seul fait que ces Églises autocéphales se soient réunies, au nom de l’orthodoxie, pour se regarder en face, pour prier ensemble et parler est positif».

Le pape François lors du vol qui le ramenait d’Erevan à Rome, a dans ses réponses donné un bon signal en disant que l’Église devait demander personnes aux homosexuels et aux pauvres, mais aussi en mettant en avant le dialogue œcuménique qui se baserait sur l’aide à tous ceux qui souffrent. Pour le Brexit, il se met sur la même ligne que beaucoup en ce moment, celui de faire une autre Union européenne qui évitera la division. Simple, sans innover le pape François arrive à se sortir du guêpier qu’est une entrevue avec les journalistes.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 27 Juin 2016

Comme nous le montre L’OBS ce samedi 26 juin 2016 une trentaine de personnalités de la culture, de la société civile et de la politique appellent, dans une tribune publiée aujourd'hui par sept journaux européens, dont le "Journal du Dimanche" en France, à "réinventer l'Europe". "Nous respectons le vote des citoyens britanniques, et nous le regrettons. Mais il est crucial de ne pas laisser le Brexit détourner notre énergie. Tout au contraire, il peut et doit servir à la raviver. Les Européens doivent se réinventer, et relever des défis collectifs considérables."

Initiée par Guillaume Klossa, fondateur du centre de réflexion européen EuropaNova, cette "feuille de route pour une Nouvelle Renaissance européenne" propose : 1. Un renforcement de la démocratie et de la culture civique européenne; 2. Une nouvelle étape en matière de sécurité, de défense et de protection civile des citoyens européens; 3. Une stratégie pour accueillir, intégrer et, le cas échéant, préparer les conditions de retour à plus long terme des réfugiés dans leur pays; 4. Une nouvelle politique industrielle européenne, fondée sur une croissance décarbonée, capable de moderniser notre économie et de créer massivement des emplois de proximité; 5. L'achèvement de la zone euro, pour qu'elle fonctionne efficacement, et non comme une machine à accroître les inégalités ; et 6. La création d'un Erasmus des collégiens, qui rassemblera tous les jeunes d'une même génération.

Parmi les signataires figurent notamment Michel Barnier, Daniel Cohn-Bendit, l'écrivain italien Roberto Saviano... Espérons que cette feuille de route sera suivie des faits, car elle permettra de faire une autre Europe solidaire et ouverte qui se débarrassera de la vision libre échangiste qui avait mis fin aux bonnes intentions qu’aurait pu apporter l’Union européenne.

Allons-nous vers un royaume désuni ? Comme le montre euronews.com plusieurs centaines d’Écossais ont manifesté ce vendredi à Édimbourg, où la veille près de trois électeurs sur quatre s‘étaient prononcé pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. Si le nord de l’Angleterre et le Pays de Galles ont largement voté pour la sortie, l’Irlande du Nord et l’Écosse voulaient rester. En Écosse, le “remain” a recueilli 62%. Le gouvernement écossais se penche déjà sur l’autre option, la tenue un second référendum sur l’indépendance de l‘Écosse, a déclaré Nicola Sturgeon.

Des rassemblements ont aussi été organisés à Londres, où le Brexit n’a recueilli 40% des voix, soit 13 points de moins que dans le reste de l’Angleterre. “On peut imaginer que le Brexit va engendrer une désintégration de l’UE, si d’autres pays suivent l’exemple. C’est triste de que ces opportunités, de pouvoir vivre et travailler à l‘étranger, pourraient bien ne plus se présenter” explique une étudiante venue manifester dans les rues de la capitale. Deux pétitions, l’une en faveur d’un nouveau référendum qui a dépassé les trois millions de signatures en fin de matinée, et l’autre en faveur de l’indépendance de Londres lancée par un journaliste sur le ton de la rigolade déjà a été signée par 160 000 personnes, ont donc déjà dépassé les 100 000 signatures nécessaires à l’ouverture d’un débat par le parlement britannique.

L’Europe ne va pas faire de cadeau au Royaume-Uni comme le montre HuffingtonPost.fr. En Europe, la pression monte sur les Britanniques. Réunis à Berlin, les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l'UE ont demandé à Londres d'accélérer le divorce. Jean-Marc Ayrault a insisté pour qu'un nouveau premier ministre soit désigné au plus vite à Londres, dans "quelques jours". Or David Cameron a annoncé que sa démission prendrait effet en octobre, après la nomination de son successeur auquel il veut laisser le soin de conduire les négociations avec l'UE. Elles pourraient durer jusqu'à deux ans et, entre temps, le Royaume-Uni restera lié par les accords existants.

Attendre deux ans c’est beaucoup trop long pour la France comme le montre francetvinfo.fr, puisque François Hollande a mis l'accent sur la nécessité d'adopter une position ferme, afin d'éviter que les Britanniques fassent traîner les négociations pour obtenir davantage de l'UE. Depuis vendredi, François Hollande a multiplié les contacts avec ses partenaires européens pour chercher des soutiens. Le président s'est entretenu samedi au téléphone avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Il a ensuite dîné avec le président du Conseil italien, Matteo Renzi. Fini les cadeaux pour les Britanniques, plus d’accords. Le départ et rien d’autre.

Le Parlement européen est encore moins patient comme nous le montre HuffingtonPost.fr. Le président du Parlement européen Martin Schulz a exhorté dimanche le premier ministre britannique David Cameron à entamer la procédure de sortie de l'Union européenne dès mardi, date à laquelle un sommet européen doit se tenir. Selon un entretien publié dans le journal Bild, Martin Schulz estime qu'une période de flou "conduirait à davantage d'insécurité, mettant ainsi l'emploi en danger". "Cette attitude d'hésitation, simplement pour faire le jeu tactique des conservateurs britanniques, nous nuit à tous", poursuit-il. "C'est pourquoi nous comptons sur le gouvernement britannique pour tenir ses promesses dès maintenant et le sommet de mardi sera le bon moment." Les quatre plus grandes formations du Parlement européen ont également rédigé une résolution invitant David Cameron à engager le Brexit dès mardi, rapporte le journal allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

L’OBS nous fait aussi part de l’avis de Georges Soros sur le Brexit et il est très critique sur l’UE. "Désormais, le scénario catastrophe que beaucoup redoutaient s'est concrétisé", analyse le financier milliardaire George Soros, sur le site internet Project Syndicate, relayé par France TV info. Pour lui, les conséquences pour l'économie réelle seront comparables à la crise financière de 2007-2008 : "Les marchés financiers du monde entier vont sans doute rester dans la zone de remous le temps que sera négocié le long et complexe processus de divorce politique et économique d'avec l'UE."

Pour lui, il faut donc reconstruire complètement l'Union européenne : "Après le Brexit, nous tous qui croyons aux valeurs et aux principes que l'UE est censée porter doivent s'unir pour la sauver, en la reconstruisant complètement." Le financier espère soulever les foules : "Je suis convaincu qu'à mesure que les conséquences du Brexit se manifesteront dans les semaines et les mois à venir, un nombre de plus en plus grand de gens nous rejoindront."

Concernant le Royaume-Uni, George Soros prévoit beaucoup de "souffrance" : "En quittant l'UE, la Grande-Bretagne se retrouvera peut-être au bout du compte, sans que cela soit sûr, plutôt dans une meilleure situation que d'autres pays; mais son économie et ses habitants vont beaucoup souffrir, à court et moyen terme."

Une victime du Brexit est Jeremy Corbyn qui est accusé de ne pas avoir pris position assez fermement contre le Brexit. Les caciques du Labour, en embuscade depuis neuf mois, passent à l'attaque. Ces derniers partisans d'une ligne plus au centre qui leur a fait perdre deux élections législatives, sont en embuscade pour tenter de se débarrasser de ce chantre de la gauche arrivé à la tête du Labour en septembre à la surprise générale mais avec un fort soutien populaire, persuadés qu'il s'agit d'une erreur de casting. Mais les Blairistes vont déchanter vite puisque le Labour reste majoritairement acquis à Jeremy Corbyn.

Le Brexit est une bonne chose puisque la sortie du Royaume-Uni permettra de refonder l’Union européenne pour renouer avec sa vocation d’origine, assurer la démocratie et le respect de valeurs, la prospérité, la liberté et la paix par la solidarité. L’Union européenne en a besoin puisque le comportement antidémocratique de la commission de Bruxelles, sa soumission aux lobbys économique, son refus constant d'écouter les citoyens européens pour prendre les décisions radicalement contraires à ce qu'ils demandent, n’a fait que donner une image négative de l’Union.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 26 Juin 2016

Radio Vatican ce samedi 26 juin 2016 nous montre que le pape François s’est rendu au monastère de Khor Virap. Ce monastère fut la prison de saint Grégoire l’Illuminateur à la fin du IIIe siècle. Pendant 13 ans, alors que le roi Tiridate III persécutait les chrétiens. Mais le roi, gravement malade, fut guéri grâce à l’intercession de son prisonnier. Un événement qui avait provoqué la conversion du roi et de sa famille, et la proclamation du christianisme comme religion officielle du royaume d’Arménie, une première dans l’histoire, 12 ans avant l’Empire romain. C’est pour rendre hommage à cette conversion de l’Arménie que le pape s’est rendu dans ce monastère.

Une liturgie très courte a été organisée, avec des prières en arménien et en italien. Pour l’anecdote, la bougie allumée par un cérémoniaire pour le pape François s’est éteinte à cause d’un courant d’air, et c’est donc le catholicos Karékine II lui-même qui lui a tendu sa flamme : un beau symbole de la complicité entre les deux chefs d’Église, qui ont passé ensemble l’essentiel de ces trois journées.

Le pape François et Karékine II se sont ensuite placés face au mont Ararat, en bénissant cette terre sacrée, considérée dans la culture arménienne comme le lieu de l’épisode biblique de l’Arche de Noé. François et Karékine ont lâché des colombes et sont repartis ensemble au son d’un Gloria entonné par un chœur d’hommes.

Ce voyage aux sources de la spiritualité arménienne était une nouvelle fois l’occasion de manifester le rapprochement entre l’Église catholique de Rome et l’Église apostolique arménienne. Le pape François a décollé de l’aéroport d’Erevan, capitale de l’Arménie à 18h48 heure locale pour Rome. Ainsi s’achève le 14e voyage apostolique du pape en Arménie. Son arrivée à l’aéroport de Ciampino, à Rome, est prévue à 20h40 heure locale. Au cours de ce vol de quatre heures environ, le Saint-Père donnera une conférence de presse aux journalistes qui l’ont suivi tout au long de ce périple.

Cette visite du monastère de Khor Virap montre que le pape a continué de baser son voyage sur l’unité et la paix, au moment où l'Otan tire des missiles anti-aériens en Turquie officiellement pour dissuader Daech - qui ne possède pas d'aviation - officieusement contre la Russie, ce geste très symbolique venant du pape en dit beaucoup sur son inquiétude.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0

Publié le 26 Juin 2016

Arménie : le pape veut hâter l'unité avec les Églises orientales

L’EXPRESS.fr nous montre que le pape François a demandé ce dimanche 26 juin 2016 avec insistance, en participant en Arménie à la "Divine liturgie" de l'Église apostolique arménienne, de "hâter le pas vers la pleine communion" qui tarde entre Rome et Églises orientales.

Dans une procession extrêmement solennelle, accompagnée de chants longuement psalmodiés, les évêques couverts de mitres, suivis de prêtres en lourdes chasubles dorées, ont accompagné le pape, simplement vêtu de blanc, vers un autel sous un portique de pierre en plein air, à côté de la Porte de Saint Grégoire l'Illuminateur, entrée principale du Saint-Siège d'Etchmiadzin. Cet autel avait été construit en 2001 à l'occasion du 1700e anniversaire de la proclamation du christianisme en Arménie.

Parlant dans ce lieu sacré, à vingt km de Erevan, aux côtés du Catholikos Karékine II, Jorge Bergoglio a insisté à plusieurs reprises : "suivons l'appel de Dieu à la pleine communion et hâtons le pas vers elle (...) Que la communion entre nous soit pleine". En marque d'humilité, le pape a demandé au Catholikos de le "bénir ainsi que l'Église catholique, de bénir notre course vers la pleine unité". Les deux hommes se sont ensuite longuement donné l'accolade.

Il a voulu rassurer ses interlocuteurs, alors que les Églises orientales ont peur de perdre leur identité: cette unité "ne doit être ni soumission l'un à l'autre, ni absorption". "Écoutons la voix de tant de victimes de la haine qui ont sacrifié leur vie pour la foi, tendons l'oreille aux nouvelles générations qui implorent un avenir libre des divisions du passé", a-t-il encore imploré.

De son côté, le Catholikos a estimé que "la Sainte Église du Christ est une par son œuvre d'évangélisation, par sa volonté de préserver la Création". Mais, a-t-il observé, "le processus de sécularisation ébranle nos valeurs spirituelles et morales, menace le structure familiale instituée par Dieu". Il a salué les "minorités nationales de l'Arménie" présentes : Assyriens, Biélorusses, Grecs, Géorgiens, juifs, Yézidis, Kurdes, Allemands, Polonais, Russes et Ukrainiens.

L'Église apostolique arménienne s'était séparée de l'Église catholique au IVe siècle parce qu'elle refusait la double nature, humaine et divine, du Christ. Les Églises orthodoxes et orientales donnent le spectacle de leurs divisions, jalousies et luttes d'influence, comme actuellement à l'occasion du Concile panorthodoxe en Crète, que plusieurs Églises dont l'Église russe ont décidé de bouder.

Le pape François plaide pour l’unité avec les Églises orientales tout en restant rassurant sur leur sort au Proche-Orient même si le fanatisme religieux les touche directement. La sécularisation les inquiètent, peut-être doivent-elle trouver comment trouver leur place dans un monde différent où leurs laïcs peuvent jouer un rôle.

Comme le montre RTBF.be la Turquie a qualifié aussi ce dimanche de "très malheureux" les propos du pape François évoquant un génocide en Arménie sous l'Empire ottoman qui relèvent, selon elle, de "la mentalité des Croisades". Le pape François "ne fait pas de croisades" ni ne s'est exprimé contre la Turquie "dans un esprit de croisade" lorsqu'il a évoqué un génocide en Arménie, a réagi pour sa part le porte-parole du Vatican à des accusations d'un dirigeant turc.

"Ce n'est pas un point de vue objectif qui correspond à la réalité", a affirmé samedi soir le Premier ministre adjoint Nurettin Canlikli, cité par l'agence turque d'information Anadolu. "On peut voir toutes les marques et les reflets de la mentalité des Croisades dans les propos du pape", a regretté le Premier ministre adjoint turc.

"Si l'on écoute le pape, il n'y a rien (dans ses propos) qui évoque un esprit de croisade. Sa volonté est de construire des ponts au lieu de murs. Son intention réelle est de construire les fondations pour la paix et la réconciliation", a affirmé dans un point de presse le père Federico Lombardi à Erevan. "François a prié pour la réconciliation de tous, n'a pas prononcé un mot contre le peuple turc. Le pape ne fait pas de croisades, ne cherche pas à organiser de guerres", a-t-il insisté.

Les propos du pape ne sont pas malheureux il désigne le mot que se refuse à dire la Turquie à propos du massacre organise par l’empire Ottomans contre les Arméniens, le mot génocide. Pas d’esprit de croisade ici, puisqu’il a prêché l’esprit de réconciliation entre Arménie et Turquie. Un petit effort, après tout il y a beaucoup d’Arméniens cachés qui veulent retrouver leur histoire et il est difficile à la Turquie de cacher cela.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités, #Actualités de l'Eglise

Repost 0

Publié le 25 Juin 2016

Le pape prône «la réconciliation entre le peuple arménien et le peuple turc»

Cécile Chambraud (Erevan, Gyumri, envoyée spéciale) dans son article pour LeMonde.fr nous montre qu’après avoir évoqué le génocide arménien, un mot que refuse violemment la Turquie, le pape a encouragé les Arméniens à éviter «la vengeance».

Ce samedi 25 juin 2016, après la visite au mémorial du génocide de Tsitsernakaberd, près d’Erevan, le chef de l’Église catholique a encouragé tout au long de la journée les Arméniens venus à sa rencontre à s’appuyer sur la mémoire pour dessiner un avenir de paix. La veille, il avait ravi ses hôtes en qualifiant de «génocide» le massacre de quelque un million et demi d’Arméniens par les troupes ottomanes en 1915 et 1916, un mot refusé par la Turquie. Samedi soir, après le recueillement du matin, il a engagé les jeunes générations à emprunter la voie de «la réconciliation entre le peuple arménien et le peuple turc».

Sur la place de la République, à Erevan, des familles se pressaient samedi soir pour participer à une rencontre œcuménique, mêlant catholiques et membres de l’Église apostolique arménienne, très majoritaires. «Sous le regard du mont Ararat», symbole national arménien aujourd’hui situé en Turquie, sur lequel l’arche de Noé est réputée avoir touché terre après le Déluge, le pape a repris son plaidoyer pour la paix et pour un nouveau départ dans les relations entre deux États voisins, aujourd’hui totalement écrasées par le passé.

Les mots sont forts pour évoquer ces massacres d’il y a un siècle : «Ce tragique mystère d’iniquité que votre peuple a vécu dans sa chair, demeure imprimé dans la mémoire et brûle dans le cœur (…) Le rappeler n’est pas seulement opportun, c’est un devoir : que [ces blessures] soient un avertissement en tout temps, pour que le monde ne retombe plus jamais dans la spirale de pareilles horreurs !», a lancé le pape, applaudi par son auditoire.

Puis le pontife a encouragé les Arméniens à ne pas en rester là et à se tourner vers demain : «S’engager à poser les bases d’un avenir qui ne se laisse pas absorber par la force trompeuse de la vengeance fera du bien à tous ; un avenir où on ne se lasse jamais de créer les conditions pour la paix : un travail digne pour tous, le soin de ceux qui sont le plus dans le besoin et la lutte sans trêve contre la corruption, qui doit être extirpée.»

Cette référence à la corruption, dont n’est pas exempt le pays, a elle aussi été applaudie. Le pape François s’est adressé tout spécialement aux jeunes, nombreux dans le public : «Cet avenir vous appartient : (…) ayez l’ambition de devenir des constructeurs de paix : non pas des notaires du statu quo, mais des promoteurs actifs d’une culture de la rencontre et de la réconciliation.»

Le matin, le pape argentin s’était rendu à Gyumri, dans le nord du pays où vivent la majorité des fidèles de la petite Église catholique arménienne. Dans cette région qui porte encore les stigmates du terrible tremblement de terre de 1988, qui avait fait des dizaines de milliers de victimes, le pape François a proposé, dans son homélie donnée sur la place centrale devant plusieurs milliers de personnes, «trois fondements stables» pour «édifier et réédifier» une «vie chrétienne». Aux côtés de la foi et de «l’amour miséricordieux», la mémoire figurait là encore au premier rang, et notamment la «mémoire du peuple». «Dans vos chants fusionnent les gémissements et les joies de votre histoire», a-t-il lancé.

Le pape François a demandé aux Arméniens de ne pas vouloir la vengeance et de nouer de nouvelles relations avec la Turquie, cela sera sans doute plus facile si cette dernière reconnaît le génocide arménien, mais il va falloir attendre ce ne sera pas avec Recep Tayip Erogan, mais cela peut venir de la société turque qui s’autonomise peu à peu et accepte l’idée d’un génocide en l’évoquant ouvertement, du fait de nombreux Turcs ont découverts qu’ils ont des aïeuls arméniens, qui se sont convertis. Depuis 2010, chaque 24 avril, pour la date anniversaire du génocide, des milliers de personnes se rejoignent sur la place Taksim d’Istanbul pour appeler au souvenir, un fait impensable il y a quelques années.

Merci !

Voir les commentaires

Rédigé par paroissiens-progressistes

Publié dans #Actualités

Repost 0