Publié le 31 Juillet 2016

Les messes d'hommage au père Hamel rassemblent chrétiens et musulmans

L'OBS ce dimanche 31 juillet 2016 nous montre que de Nice à Lille, les messes ont pris un tour très particulier, cinq jours après l'assassinat de Jacques Hamel dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

"Je suis venue partager ma peine avec mes frères et sœurs chrétiens", dit une dame voilée. "Grand merci d'être avec nous", lui répond le curé. Comme dans cette église parisienne, des musulmans, mais aussi des non croyants, ont tenu à aller à la messe dimanche, cinq jours après l'assassinat d'un prêtre.

Sadia, 71 ans, a franchi avec beaucoup d'avance le portail grand ouvert de l'église Notre-Dame d'Espérance, dans le XIe arrondissement, à deux pas de chez elle. Fidèle de la grande mosquée de Paris, elle trouvait évident de répondre à l'appel du Conseil français du culte musulman (CFCM) à assister aux messes dominicales, en signe de "compassion" après la mort du père Jacques Hamel, égorgé mardi dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Au début de la célébration, le curé a invité "les gens de passage" à se présenter. Une femme a dit qu'elle avait simplement "envie d'être avec les gens aujourd'hui". Une autre, Marie-Laure, "pas baptisée", voulait elle aussi "faire la démarche" demandée aux musulmans.

Sadia, discrètement assise dans le fond de l'église entre deux paroissiennes, la tête couverte d'un hijab (voile simple) beige, n'a pas demandé la parole, mais le regard du curé s'est naturellement posé sur elle. "Je suis musulmane pratiquante. Et je viens partager ma peine et vous dire à tous que nous sommes frères et sœurs. Ce qui s'est passé dépasse l'entendement", a-t-elle dit d'une voix faible. "Grand merci d'être avec nous ce matin", lui a répondu le père Francis Barjot. C'était le "18e dimanche du temps ordinaire" dans le calendrier liturgique mais, de Nice à Lille, les messes ont pris un tour très particulier.

Dans une cathédrale de Rouen pleine à craquer, non loin de Saint-Étienne-du-Rouvray qui n'accueillait pas de messe exceptionnellement, près de 2000 fidèles catholiques et au moins une centaine de musulmans ont assisté à la célébration présidée par l'archevêque, Mgr Dominique Lebrun.

À Nice, un peu plus de deux semaines après l'attentat qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais, une dizaine de responsables musulmans se sont rendus à l'église Saint-Pierre-de-l'Ariane.

Le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou, est allé avec une dizaine de fidèles à l'église Notre-Dame, accueillis par le vicaire général du diocèse. "C'est l'occasion de leur démontrer que nous ne confondons pas islam et islamisme, musulman et djihadiste, comme nous ne confondons pas catholique et intégriste", a confié le père Jean Rouet, avant d'inviter les fidèles à "entrer dans l'eucharistie", qui commémore le sacrifice du Christ, "chacun à sa façon".

Lynda, une musulmane pratiquante de Bobigny, et son compagnon catholique ont choisi de se rendre à la basilique-cathédrale de Saint-Denis. Comme un symbole : "C'est important que ce soit ici, où les Rois de France sont enterrés", dit Hervé, 55 ans. "Si je ne devais aller qu'une fois dans une église ce serait aujourd'hui", fait valoir Lynda, 54 ans. "Les musulmans doivent faire entendre leur voix, dire qu'ils ne cautionnent pas ces idiots qui se proclament nous représenter". Zahra, 65 ans, a les larmes aux yeux. "Toucher aux gens qui servent Dieu c'est une catastrophe", lâche cette nounou à la retraite qui porte le voile.

Aux Mureaux (Yvelines), autre ville de banlieue populaire, environ 250 musulmans se sont rassemblés avec autant de catholiques devant la petite église Saint-Pierre-Saint-Paul, au milieu des toits en tuile du bourg, à l'issue de la messe. Ici, une prière commune sur le parvis plutôt qu'à l'intérieur de l'église a semblé "plus respectueuse" aux deux communautés, selon le père Philippe Mallet, prêtre auxiliaire de la paroisse.

Certains fidèles musulmans ont sans doute hésité à passer le seuil des églises, comme à Saint-Paul, intimidant édifice du Marais à Paris. Le curé, le père Pierre Vivarès, a cependant fait lire en arabe la 2e lecture de la messe. "En communion avec les chrétiens arabophones" d'Orient mais aussi pour "saluer nos compatriotes musulmans", a-t-il précisé.

Ces messes d’hommages peuvent donner ce qui n’a pas marché lors des précédents attentats, de l’unité et de la solidarité dans la population française pour lutter contre les divisions et les peurs, malheureusement il a fallu attendre la mort d’un bon prêtre. Mais restons prudents car les jeteurs de feu sont toujours là pour diviser à nouveau et il faudra alors leur répondre en utilisant ce qui unit : le dialogue et l’ouverture.

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Publié le 31 Juillet 2016

Le pape clôture les JMJ avec une grande messe finale

Ce dimanche 31 juillet 2016 LePoint.fr nous montre que plus de 2,5 millions de pèlerins ont assisté à cette messe, qui sonne la fin des Journées mondiales de la jeunesse. Les prochaines auront lieu au Panama.

Le pape François a demandé dimanche aux jeunes du monde entier d'introduire la prière dans leurs «chats» quotidiens et de faire de l'Évangile leur «navigateur» dans la vie. Le souverain pontife a utilisé le langage de l'informatique dans sa dernière homélie adressée à 2,5 millions de jeunes, selon les organisateurs, réunis pour la messe finale des Journées mondiales de la jeunesse célébrée à Brzegi, près de Cracovie.

La mémoire de Dieu, a-t-il dit, «n'est pas un disque dur qui enregistre toutes nos données, mais un cœur tendre de compassion qui se réjouit d'effacer définitivement toutes nos traces de mal». En prêchant l'espérance, il a demandé aux jeunes de rejeter «la tristesse», un «virus qui infecte et bloque tout, qui ferme toute porte, qui empêche de relancer la vie, de recommencer». Il leur a proposé aussi de renoncer au «dopage du succès à tout prix et à la drogue de penser seulement à ses propres aises».

Dans la même veine, il a eu recours au langage informatique pour demander aux fidèles de rejeter «des liturgies mondaines du paraître et du maquillage de l'âme pour paraître meilleurs». «Au contraire, installez bien la connexion la plus stable, celle d'un cœur qui voit et transmet le bien sans se lasser.» Dieu espère que «parmi tous les contacts et les chats de chaque jour, il y ait à la première place le fil d'or de la prière» et désire que «son Évangile devienne tien et qu'il soit ton navigateur sur les routes de la vie», a-t-il ajouté.

Il a conclu cette grande messe en annonçant que la prochaine édition des JMJ se tiendra à Panama en 2019. «Je vous annonce avec joie que les prochaines Journées mondiales de la jeunesse – après celles au niveau diocésain – se tiendront en 2019 à Panama», a dit le souverain pontife. Une grande pluie de confettis blancs a salué cette annonce. Le président du Panama Juan Carlos Varela a assisté à la messe finale des JMJ.

Auparavant, le pape a béni deux bâtiments de la Caritas, un foyer pour personnes âgées et un dépôt de dons alimentaires distribués aux nécessiteux, à proximité de l'autel. Après avoir entendu trois témoignages de jeunes à qui la foi a donné des forces face à leurs problèmes – une Polonaise mondaine, un chrétien syrien d'Alep, et un ex-drogué paraguayen –, le pape François les a mis en garde contre le risque de confondre «le divan et le bonheur».

Autrement dit, de se contenter d'un confort personnel douillet sans se préoccuper des autres pour se retrouver «étourdis et abrutis tandis que d'autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l'avenir pour nous». Le premier pape latino-américain risquait un accueil tiède dans la patrie de son prédécesseur charismatique Jean Paul II, mais il a rapidement conquis les foules venues à sa rencontre.

Ses discours et homélies n'étaient pas faits pour dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, d'autant que le début de sa visite a été terni par l'assassinat d'un prêtre en France dans une église par deux djihadistes. Encore dans l'avion, il a affirmé que le monde était «en guerre», puis, après avoir visité Auschwitz, il a averti que «la cruauté ne s'était pas arrêtée» à ce camp de la mort créé par les nazis allemands en Pologne occupée.

Il a aussi abordé à plusieurs reprises la question des réfugiés, appelant à accueillir «ceux qui fuient la guerre et la faim», alors que le gouvernement conservateur polonais est réticent à accepter l'arrivée de migrants, invoquant des raisons de sécurité. Les jeunes ont été sommés de ne pas se considérer «comme des retraités à 23, 24 ou 25 ans», et à «ne pas confondre le bonheur avec un divan» et se laisser «étourdir et abrutir» par un confort douillet et les jeux vidéo.

C'est aux jeunes, a-t-il dit, qu'appartient d'enseigner aux adultes «à vivre ensemble dans la diversité, dans le dialogue, en partageant la multiculturalité non pas comme une menace mais comme une opportunité». L'un des moments les plus marquants de sa visite de cinq jours en Pologne restera sa visite à Auschwitz, où il a rencontré un groupe de rescapés. Auparavant, solitaire et recueilli, il a prié en silence, avant d'inscrire sa réaction à l'horreur de l'Holocauste dans le livre d'or : «Seigneur, aie pitié de ton peuple, Seigneur pardon pour tant de cruauté.»

Comme le montre Radio Vatican le pape a surtout annoncé que les prochaines Journées mondiales de la jeunesse auront lieu en 2019 à Panama. La nouvelle a été saluée avec joie par la délégation officielle du gouvernement panaméen venue à Cracovie pour l’occasion et par les jeunes Panaméens présents à ces JMJ.

Le pape François a décidé de bouger les choses lors des JMJ et veut que les jeunes sortent de leur ornière pour aller vers les défavorisés et qu’ils ne se limitent pas seulement à la pratique religieuse. Il leur demande aussi de changer le monde non de façon conservatrice mais de façon ouverte, face aux violences que connaît ce monde. Espérons qu’il soit écouté.

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Publié le 31 Juillet 2016

Le pape aux jeunes : ne confondez pas le bonheur avec un divan

tv5monde.com nous montre que le pape François a mis en garde samedi soir les jeunes contre le risque de confondre "le divan et le bonheur", et de se retrouver "étourdis et abrutis" par le confort personnel et les jeux vidéo.

Le pape s'adressait au coucher du soleil à une foule estimée à plus d'un million de personnes par les services de sécurité, rassemblée dans une grande plaine herbeuse à Brzegi, à quinze kilomètres de Cracovie. Cette veillée, partie traditionnelle du programme des Journées Mondiales de la Jeunesse précédait de moins de 24 heures la fin du "Woodstock catholique", surnom des JMJ faisant référence au festival de musique organisé en août 1969 dans le nord-est des États-Unis.

Après avoir entendu trois témoignages de jeunes à qui leur foi a donné des forces face à leurs problèmes - une Polonaise mondaine et pécheresse, une chrétienne syrienne d'Alep vivant "une vie baignée par la mort", et un ex-drogué paraguayen en rupture avec sa famille – le pape François a appelé les jeunes à combattre une paralysie "dangereuse et souvent difficile à identifier", qui "naît lorsqu’on confond le bonheur avec un divan".

"Un divan qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. Un divan – comme il y en a maintenant, modernes, avec des massages y compris pour dormir – qui nous garantissent des heures de tranquillité pour nous transférer dans le monde des jeux vidéo et passer des heures devant l'ordinateur.(...) Sans nous en rendre compte, nous nous endormons, nous nous retrouvons étourdis et abrutis tandis que d’autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l’avenir pour nous", a-t-il dit.

"Le temps que nous vivons aujourd’hui n’a pas besoin de jeunes-divan, mais de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons." "Nous ne sommes pas venus au monde pour végéter... mais pour laisser notre empreinte."

La veillée, les témoignages et la méditation du pape étaient agrémentés de chants, démonstrations de break-dance, numéros d'acrobatie et tableaux vivants, comme celui rappelant le pardon de Jean Paul II au Turc Ali Agca qui avait tenté de le tuer sur la Place Saint-Pierre le 13 mai 1981. Les jeunes, venus avec des sacs de couchage, s'apprêtaient à passer la nuit sur place à la belle étoile en attendant la messe finale des JMJ dimanche.

Bouger les choses, c’est ce que désire le pape François et bouscule les jeunes pour cela. Mais, il a aussi réussi à attirer vers lui beaucoup de Polonais qui lui sont favorables comme le montre ouest-france.com, notamment ceux qui désapprouvent le parti ultraconservateur au pouvoir, Droit et Justice. Samedi soir et dimanche matin, ils seront encore nombreux à venir l’écouter sur le Campus Misericordiae.

Bouger les choses, c’est cela aussi qui permettra en France de donner une opposition réelle au terrorisme et comme le montre francetvinfo.fr suite à l'attentat de ce mardi 26 juillet, des rassemblements réunissant plusieurs communautés religieuses ont eu lieu en France. Un moment rare : l'imam de Bordeaux parle du Christ devant l'hôtel de l'église Notre-Dame de Bordeaux. La messe est œcuménique : chrétiens, juifs, musulmans, croyants et athées, main dans la main, unis.

Vaincre par la fraternité : c'était le mot d'ordre de la manifestation pour la paix organisée à Lyon ce samedi 30 juillet après-midi. À l'appel régional du culte musulman, 500 personnes, catholiques, juives, musulmanes ou athées, ont défilé silencieusement pour une même cause. "La vie c'est la paix, le vivre ensemble", affirme une femme venue défiler. En fin de manifestation, sur la place Bellecour, une minute de silence a été observée en hommage au père Hamel.

Espérons que ce message soit écouté pour éviter que les semeurs de discorde et de haine gagnent.

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Publié le 30 Juillet 2016

Le pape François exhorte le clergé à aller dans le monde

journalmetro.com, Radio Vatican et NCRonline.org dans leurs articles du samedi 30 juillet 2016 nous montrent que le pape François a encouragé le clergé à sortir de leur zone de confort et à venir en aide aux nécessiteux vivant en marge de la société alors qu’il célébrait la messe, samedi, dans une église dédiée à l’un de ses prédécesseurs, Jean-Paul II, à Cracovie.

Dans son homélie, le pontife a affirmé que Jésus voulait une Église en mouvement, une Église qui n’hésitait pas à aller dans le monde. Il a ajouté que cet appel lancé par le Christ à ses disciplines était encore pertinent aujourd’hui. Prenant la parole devant des centaines de prêtres et de religieuses, le pape François a soutenu que cette exhortation faisant écho à celle de Jean-Paul II, qui avait dit : «Ouvrez les portes».

Plus tôt dans la matinée de ce samedi, le pape au sanctuaire de la Divine miséricorde s’est recueilli en silence sur la tombe de sainte Faustine, dans la chapelle du couvent qui abrite le tableau de Jésus Miséricordieux, là même où elle venait prier. Le pape a ensuite passé la porte Sainte. Il a confessé plusieurs jeunes puis il s’est rendu au sanctuaire Saint Jean-Paul II pour y présider la messe devant les prêtres, séminaristes, religieux et religieuses polonais. Près de l’autel, une fiole du sang de Jean Paul II était posée, une relique devant laquelle s’est recueilli le pape au terme de la célébration.

Puis samedi après-midi, le pape François avait un déjeuner privé de nourriture traditionnelle polonaise avec 12 jeunes de partout dans le monde. Lors d'une petite conférence de presse suivant le repas, l'une des jeunes femmes qui a pris part au reps a décrit comment le pape a pris un selfie avec le groupe et a répondu aux questions pendant qu'ils mangeaient. Plus tard, le pape François participera à une veillée de prière avec les pèlerins pour les JMJ, qui devrait attirer une foule nombreuse.

Enfin, en fin d’après-midi du samedi 30 juillet 2016, vers 18h, avant de se rendre au “Campus Misericordiae” pour la Veillée de prière avec les jeunes, le pape a accompli une brève visite dans l’église de Saint-François de Cracovie, où sont vénérées les reliques des deux martyrs franciscains Zbigniew Strzałkowski et Michał Tomaszek. Ces deux prêtres polonais ont été tués par les miliciens du Sentier lumineux le 9 août 1995 à Pariacoto au Pérou, et ont été béatifiés le 5 décembre 2015, avec le prêtre italien Alessandro Dordi, du diocèse de Bergame.

Le pape a récité une «prière pour la paix et la protection contre la violence et le terrorisme». Même s'il n'a fait aucune allusion précise aux attentats récents en Europe et à l'exécution mardi à Saint-Étienne-du-Rouvray du père Jacques Hamel, cette prière prend un relief particulier dans le contexte de recrudescence des attaques terroristes en Europe et au Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Irak.

Le pape François après voir bousculé les jeunes veut que le clergé polonais bouge, et n’oublie pas de penser à la paix, mais espérons que la veillée de prière lui donnera la force nécessaire à bouger les choses pour que ces JMJ ne finissent pas en peau de chagrin.

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Publié le 30 Juillet 2016

Comme l’a montré france24.com dans son article du vendredi 29 juillet 2016, le pape François avait déjà exhorté les jeunes réunis aux JMJ le jeudi 28 juillet à accueillir les réfugiés et à se rebeller pour changer le monde, se disant "meurtri de rencontrer des jeunes ennuyés et ennuyeux".

Le pape François a décidé une nouvelle fois de bousculer les jeunes catholiques dans leur certitudes comme le montre ouest-france.fr dans on article du samedi 30 juillet 2016. Vendredi soir, après les visites d’Auschwitz-Birkenau et d’un hôpital pour enfants, le pape François a rappelé aux jeunes pèlerins l’importance de leur engagement.

Pour le Chemin de Croix, de nombreux Polonais se sont mêlés aux centaines de milliers de pèlerins, parfois avec des enfants, qui attendaient patiemment l’arrivée du pape en jouant aux cartes. Les écrans géants qui parsèment la plaine diffusent des images des pays arabes touchés par la guerre. La croix, symbole des Journées mondiales de la jeunesse, est portée par des membres de 14 différentes communautés, en référence aux 14 stations du Chemin, avant d’être plantée.

À 19 h 20, le pape a pris la parole. Fidèle aux discours tenus depuis son arrivée, mardi, il a évoqué les réfugiés syriens. «Ce soir, Jésus et nous avec lui, embrasse avec un amour spécial nos frères syriens, qui ont fui la guerre. Nous les saluons et nous les accueillons avec une affection fraternelle et sympathie.»

Le pape François a également invité la jeunesse à se mobiliser : «Aujourd’hui, l’humanité a besoin d’hommes et de femmes, et de manière particulière de jeunes comme vous (...), des jeunes prêts à consacrer leur vie au service gratuit des frères les plus pauvres et les plus faibles».

Il leur a demandé d’être «une réponse concrète aux besoins et à la souffrance de l’humanité» avant de les interpeller : «Chers jeunes, ce vendredi saint-là, beaucoup de disciples sont retournés tristes dans leurs maisons, d’autres ont préféré aller à la maison de campagne pour oublier la croix. Je vous pose la question : comment voulez-vous retourner ce soir dans vos maisons, dans vos lieux d’hébergement ? Comment voulez-vous retourner ce soir pour vous rencontrer avec vous-mêmes ? Il revient à chacun de vous de répondre au défi de cette question.»

Radio Vatican montre aussi que le pape a évoqué cette visite lourde d’émotion, en silence, aux camps de concentration et d’extermination d’Auschwitz et de Birkenau vendredi matin, où il a vu «tant de douleurs, tant de cruauté». C’était «il y a 70 ans» mais, «la cruauté ne s’est pas finie à Auschwitz». Aujourd’hui, hommes et femmes continuent d’être torturés, emprisonnés, et «vivent comme des animaux». «Nous disons que nous avons vu la cruauté il y a 70 ans, comment les gens sont morts fusillés, pendus, tués par le gaz ... Mais aujourd'hui, dans de nombreux endroits du monde où il y a la guerre, il se passe la même chose!», «c’est une réalité» a déploré le pape.

Cette troisième journée du pape aux JMJ s’est achevée lorsqu’il s’est adressé à la foule depuis la fenêtre de la résidence papale, invoquant une fois encore la compassion des hommes envers les plus démunis.

Le pape François décide de faire bouger les jeunes mais difficile de les voir changer les choses quand on sait que les mouvements conservateurs ont noyauté ces JMJ, eux qui sont plus porté sur une foi identitaire démonstrative peu porteuse plutôt que de venir en aide aux défavorisés.

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Publié le 29 Juillet 2016

"Notre douleur est aussi la vôtre", dit le curé de Saint-Etienne-du-Rouvray dans la mosquée de la ville

francetvinfo.fr nous montre que trois jours après le drame, chrétiens et musulmans ont prié ensemble dans la mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray en mémoire du père Jacques Hamel, assassiné mardi par deux hommes se revendiquant de l'État islamique.

Chrétiens et musulmans se sont réunis trois jours après l'assassinat du père Jacques Hamel dans son église, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). "Vous partagez notre douleur. Cette douleur est aussi la vôtre", a déclaré le curé de Saint-Étienne-du-Rouvray, Auguste Moanda, devant les musulmans de la ville, lors de la prière du vendredi, le 29 juillet 2016, à la mosquée.

"La fraternité doit continuer entre nous, frères musulmans, elle existe déjà", a ajouté le prélat qui s'adressait à une assistance très nombreuse, dans laquelle figuraient plusieurs dizaines de chrétiens. "Cet événement qui vient d'arriver doit nous aider à renforcer les liens qui existent entre nous. Nous sommes appelés à construire des ponts et non des murs. Nous, les croyants, devons donner l'exemple", a-t-il souligné, en référence au meurtre du père Hamel en pleine messe par deux hommes se réclamant de l'organisation État islamique.

Le prêtre a également pointé le risque d'amalgame, après la revendication de l'attentat par le groupe État islamique. "Je voudrais rassurer mes frères, ce que l'on voit, ce n'est pas le vrai islam. Nous devons nous serrer les coudes", a-t-il dit.

À l'entrée de la mosquée Yahia, on pouvait lire sur une affiche "Mosquée en deuil". Un long tapis a été déployé dans la cour de la mosquée pour accueillir d'autres personnes. À l'intérieur, du thé et de d'eau ont été distribués aux fidèles. Au moins 300 personnes étaient présentes du côté des hommes, les femmes étant à l'étage au-dessus.

Avant la prière à la mosquée en début d'après-midi, chrétiens et musulmans s'étaient déjà retrouvés à l'église Sainte-Thérèse, à l'occasion de la journée de jeûne et de prière décrétée par le culte catholique, en mémoire du prêtre assassiné par deux jihadistes de 19 ans. Les fidèles ont déposé des fleurs devant un portrait de Jacques Hamel. Après la prière, de nombreux musulmans et musulmanes de tous âges se sont recueillis dans l'après-midi devant cette église, dont l'entrée reste fermée depuis mardi.

Dans son prêche à la mosquée, l'imam Hmitou a dénoncé avec virulence "cette main terrible sortie des ténèbres", cette "main lointaine qui a téléguidé" l'assassinat du prêtre. "Vous vous êtes trompés de civilisation, car vous êtes hors de la civilisation. Vous vous êtes trompés d'humanité, car vous êtes hors de l'humanité", a-t-il lancé aux assassins. "Vous vous êtes trompés à notre sujet et, ça, nous ne vous le pardonnerons pas", a-t-il insisté.

Ce sont des gestes comme cela qui montre que la France doit rester unie, car le fanatisme religieux et les extrémismes politiques profitent de nos divisions. La fraternité, l’ouverture et le dialogue doivent être les valeurs qui nous guident pour chasser la peur et la colère, voire la haine qui facilitent les amalgames et feront le jeu de l’État islamique et de l’extrême-droite. De la haine et de la colère, il n’en sortira que chaos et destruction, c’est pour cela que nos institutions politiques et religieuses ont le devoir de se soulever contre cela et d’apporter des solutions à celles-ci.

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Publié le 29 Juillet 2016

Le pape François à Auschwitz : prier et faire mémoire

euronew.com nous montre dans son article du vendredi 29 juillet 2016 qu’aller à Auschwitz-Birkenau est un déplacement ô combien symbolique pour le chef de l’Église catholique, en ce lieu où plus d’un million de personnes, essentiellement des juifs, ont été exterminées durant la Seconde Guerre mondiale.

Comme l’avait fait avant lui Jean-Paul II en 1979 et Benoît XVI en 2006, le pape François a franchi le célèbre portail orné des mots “Arbeit macht frei” (le travail rend libre). Puis il a prié, en silence. Observer, prier et rendre hommage aux victimes de la barbarie nazie, en ce lieu de mémoire qui n’appartient pas qu‘à la communauté juive, mais à l’humanité entière.

Accompagné de la chef du gouvernement polonais, Beate Szydlo, le souverain pontife a salué des rescapés de ce camp de la mort. Une poignée de mains, parfois une accolade. Des gestes simples empreints d‘émotion…

Émotion également quand le pape François s’est recueilli dans la cellule où fut détenu le père Maximilien Kolbe. Déporté à Auschwitz en 1941, ce prêtre polonais s’est sacrifié pour sauver la vie d’un père de famille. Exécuté par les nazis, il a ensuite été élevé au rang de saint dans l‘Église catholique.

Le souverain pontife s’est enfin rendu sur le site de Birkenau, suivant la voie de chemin de fer qui conduisait les déportés dans les chambres à gaz et les crématoriums. Devant le mémorial, nouveau temps de recueillement, alors qu‘était chanté un psaume en hébreu, avec ces versets :

“Du fond de l’abîme je t’invoque, ô Eternel !

Seigneur, écoute ma voix !

Que tes oreilles soient attentives à mes supplications !”

Une prière qui prend un relief particulier en ce “lieu d’horreurs” où certains ont dit que “Dieu (était) resté silencieux”.

Le pape n’a prononcé aucun discours. Il a salué plusieurs catholiques polonais qui avaient sauvé des juifs sous l’occupation, et qui, pour cela, ont reçu le titre de Justes parmi les nations.

Comme le montre francetvinfo.fr le choix de ce silence - qui est évidemment tout sauf de l'indifférence - a plu à la communauté juive. Le grand rabbin de Pologne a déclaré : 'Il faut rester silencieux sur place, pour ensuite lancer un cri très fort au monde'.

Au terme d’une visite de près de deux heures, le pape François est reparti à Cracovie, rejoindre les milliers de fidèles rassemblés là pour les Journées mondiales de la Jeunesse. À son retour le pape s'est rendu auprès des jeunes patients du grand hôpital pédiatrique de Cracovie comme le montre cath.ch. Avant de saluer avec affection les jeunes malades et de visiter l’hôpital, il a souligné qu’une “véritable civilisation, humaine et chrétienne” devait savoir “mettre au centre de l’attention sociale et politique les personnes les plus défavorisées”.

Il a critiqué une nouvelle fois la culture du rebut dont les victimes sont les personnes les plus fragiles en se centrant ici sur les malades souhaitant que l’on mette en avant l’attention sociale et politique envers les personnes les plus défavorisées. Critique au gouvernement conservateur ? Qui sait ?

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Publié le 28 Juillet 2016

Comme le montre francetvinfo.fr et Libération.fr ce jeudi 28 juillet 2016 dans son homélie, prononcée hier soir lors d'une messe en hommage au prêtre Jacques Hamel, le cardinal André Vingt-Trois a évoqué le "silence des élites devant les déviances des mœurs et légalisation des déviances", provoquant une polémique. C’est surtout une référence à la loi sur le mariage pour tous, selon certains politiques, qui a été très mal perçue. Contacté par francetv info, le diocèse indique que le responsable religieux "assume" ses propos. "Le cardinal ne s'exprimera pas en direct ni par écrit, mais il assume ses propos. En revanche, il affirme ne pas avoir voulu viser le mariage pour tous en particulier, il parlait, de façon plus générale, d'un ensemble de mesures de bioéthique en débat : gestation pour autrui, filiation, fin de vie et famille." Le seul problème est que la mort du père Jacques Hamel n’a rien à voir avec la déviance des mœurs.

La réfutation du diocèse est arrivée trop tard. Cette formulation, interprétée par beaucoup comme une allusion au mariage gay, a fait réagir les internautes. Plusieurs d'entre eux tweetent depuis ce matin des messages et autres GIF à l'intention du cardinal, ainsi que des photos d'eux avec leur compagnon du même sexe, rapporte Buzzfeed France, le tout accompagné du hashtag #Jesuisdéviant.

Il faut dire que la sortie du cardinal André Vingt-Trois sur la "légalisation des déviances" pendant l'homélie prononcée en hommage au père Jacques Hamel fait grincer des dents au sein même des milieux religieux. Dans un bref éditorial, l'hebdomadaire Témoignage chrétien dit sa "stupéfaction". "Doit-on rappeler que [ces termes] font partie de l'arsenal des fanatiques et des jihadistes dans leur guerre infernale vis-à-vis des 'mécréants' ?", écrit le magazine.

Comme le montre francetvino.fr le Conseil français du culte musulman (CFCM) a donné aujourd'hui un meilleur signal que Mgr Vingt-Trois en appelant les responsables de mosquées, imams et fidèles, à se rendre dimanche à la messe dans une église proche de chez eux, pour exprimer "solidarité et compassion" après "le lâche assassinat" du prêtre Jacques Hamel, mardi. L'instance représentative du culte musulman appelle également l'ensemble des 2 500 mosquées de France "à saisir l'occasion du prêche de la prière" de demain. Dans le but d'"évoquer la place prépondérante qu'occupent dans la religion musulmane le respect des autres religions, ainsi que le respect des hommes de foi qui les portent".

Niveau déviance des mœurs, il faudrait regarder derrière sa porte. Comme le montre LeMonde.fr les autorités australiennes enquêtent sur des accusations de pédophilie portées contre un haut responsable du Vatican, le cardinal australien George Pell, mais n’a pas décidé d’engager des poursuites pour le moment, a annoncé jeudi 28 juillet un responsable de la police à une radio locale. «C’est une affaire sur laquelle nous avons enquêté et sur laquelle nous enquêtons toujours», a déclaré le commissaire en chef de la police de l’État de Victoria, Graham Ashton, sur la station de radio de Melbourne 3AW, confirmant une information diffusée mercredi par la télévision publique australienne ABC. La chaîne a indiqué avoir obtenu huit rapports de police de victimes, témoins et membres de familles de victimes utilisés dans l’enquête.

Le cardinal Pell a nié les accusations portées contre lui dans une déclaration à ABC, assurant que les «affirmations selon lesquelles il a abusé sexuellement de personnes (…) sont complètement fausses». Le cardinal Pell a estimé qu’il s’agissait d’un complot contre lui. «Il rejette absolument les accusations», déclare un communiqué du bureau du cardinal, selon lequel les accusations «ne sont qu’une scandaleuse campagne de calomnie, qui semble être soutenue par ABC».

Parmi les accusations figurent les témoignages de deux hommes, aujourd’hui quadragénaires, qui ont affirmé avoir subi des attouchements de George Pell pendant l’été austral 1978-1979 dans une piscine à Ballarat, ville de cet État où le prêtre a grandi. Selon un autre témoignage, George Pell se serait montré nu devant trois garçons de 8 à 10 ans, dans un vestiaire d’un club de surf, pendant l’été 1986-1987. M. Ashton a déclaré que le dossier avait été transmis au Parquet, qui doit décider de sa solidité. «Pour le moment, nous attendons leur réponse», a-t-il affirmé, ajoutant au sujet d’éventuelles poursuites que «tout était possible». En 2002, alors archevêque de Sydney, George Pell avait été déjà accusé d’abus sexuels, mais il avait été innocenté par la suite.

Si c’est une campagne de calomnie, alors pourquoi le cardinal Pell reste au Vatican, alors qu’il pourrait démissionner pour mieux se défendre et répondre aux attaques contre lui. On ne se cache pas, quand on est innocent. Un petit effort aiderait le cardinal à s’innocenter au lieu de donner le signal contraire.

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Publié le 28 Juillet 2016

Le pape à l’épreuve des conservateurs en Pologne

tdg.ch dans son article du mercredi 27 juillet 2016 nous montre que pour le chef de l’Église catholique, plus ouvert que ses prédécesseurs, son déplacement à Cracovie s’annonçait délicat. Dans son premier discours prononcé à Cracovie, il a appelé les Polonais à "dépasser les peurs" et à accueillir "ceux qui fuient la guerre et la faim", abordant d'emblée la question des réfugiés, sujet délicat pour Varsovie.

Peu après son arrivée, le pape a gagné le château royal de Wawel, où il s'est adressé dans la cour d'honneur au président Andrzej Duda, à plusieurs membres du gouvernement conservateur et à quelque huit cents invités, en évoquant le "complexe phénomène migratoire". Comme son prédécesseur polonais Jean Paul II, il n'a pas hésité a faire allusion aux problèmes qui font débat dans le pays, au risque d'indisposer ses dirigeants. La migration "demande un supplément de sagesse et de miséricorde pour dépasser les peurs et réaliser le plus grand bien", a dit le pape François, visant les craintes de la société polonaise, très homogène, face aux migrants étrangers, que le gouvernement conservateur de Mme Beata Szydlo se refuse à accueillir, au nom de la sécurité.

Commentant devant les caméras son tête à tête de 30 minutes avec le pape qui a suivi, M. Duda a assuré qu'il n'avait pas parlé avec lui de migrants. "Chacun a entendu ce qu'a dit le Saint-Père. Je ne peux que répéter ce que je dis toujours: nous sommes un pays fondé sur des valeurs et nous ne refusons notre aide à personne. Si quelqu'un veut venir chez nous, surtout s'il est réfugié, fuit la guerre, veut avoir la vie sauve, il sera certainement accueilli", a affirmé M. Duda. Mais "nous ne sommes pas d'accord pour qu'on impose des gens en Pologne par la force", a-t-il ajouté, dans une allusion au système de quotas de migrants de l'UE, refusé par Varsovie.

Il faut accueillir «tous ceux qui fuient la guerre et la faim». C’est le message qu’a adressé mercredi à Cracovie, à l’intention des autorités polonaises, le pape François, qui se rendait en Pologne à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Le pape a affirmé que la crise migratoire «demande un supplément de sagesse et de miséricorde pour dépasser les peurs», dans une allusion aux craintes de la société polonaise, très homogène, face aux migrants étrangers. Le gouvernement conservateur de Madame Beata Szydlo se refuse de les accueillir, au nom de la sécurité.

Pour le pape François, cette étape diplomatique s’annonçait délicate, au moment où son message d’ouverture à l’égard des migrants et des musulmans se heurte à l’effroi – et aux amalgames – que suscitent les attentats terroristes, et ce alors qu’un prêtre catholique vient de se faire assassiner en France. Menant une politique migratoire restrictive, le gouvernement ultraconservateur n’est pas en phase avec les déclarations du pape. Mais ce n’est de loin pas le seul sujet qui fâche. Nombre de Polonais, dont les évêques très conservateurs que le pape doit rencontrer ce jeudi, sont encore nostalgiques du charismatique Jean-Paul II, le premier pape polonais de 1978 à 2005.

L’image que cultive le pontife argentin, amateur de tango et défenseur d’une «Église des pauvres», passe mal auprès de la hiérarchie catholique polonaise. Beaucoup d’évêques polonais voient en effet d’un mauvais œil les efforts de François en faveur d’une Église plus flexible et compatissante, selon le vaticaniste Christopher Lamb, cité par The Tablet. Ils sont en désaccord notamment avec les appels à ouvrir les portes des églises aux pécheurs, comme les mères célibataires ou les divorcés remariés. Le pape pourrait toutefois appuyer un projet controversé en Pologne d’interdire presque complètement l’avortement.

L’une des questions sensibles porte aussi sur l’homosexualité. «Ce qui est nouveau, c’est l’attitude de François à l’égard de cette communauté», souligne Michel Grandjean, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève. «Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour le juger ?» déclarait le pape en 2013, de retour des JMJ de Rio. Avec cette prise de position, il s’est démarqué de ses prédécesseurs. Mais «en affirmant une volonté d’ouverture sur ce genre de questions, il a su irriter les branches ultraconservatrices», précise l’historien.

Toutefois, au-delà de quelques divergences sur des sujets «délicats», il serait maladroit de croire que le pape François est l’antipode de Jean-Paul II, poursuit Michel Grandjean. Sur la question du capitalisme, par exemple, «les deux papes marchent dans la même direction. Tous deux n’ont jamais prétendu que ce système est l’antichambre du paradis sur terre.»

Cela dit, malgré les désaccords politiques et idéologiques, la visite du pape pourrait être vécue comme un bol d’air dans une Pologne qui se referme sur elle-même. Certes, «les catholiques polonais ne vont pas accueillir le pontife qu’ils souhaitent, mais compte tenu de leur situation sociale et politique, il se pourrait qu’ils reçoivent justement le pape dont ils ont besoin», a estimé le vaticaniste John Allen sur le site spécialisé Cruxnow.

Bouger les conservateurs pas seulement, il désire aussi bousculer les jeunes. Comme le montre france.info.fr ce jeudi 28 juillet 2016 le pape François a eu ses premiers mots mercredi soir pour la jeunesse catholique à son arrivée en Pologne où se tiennent les Journées Mondiales de la Jeunesse. Du même balcon que Jean-Paul II à son époque, le chef de l’église catholique a demandé aux jeunes de ne pas avoir peur. Il a été accueilli dans une Cracovie sous haute surveillance après la série d’attentats.

De la fenêtre de l’archevêché à Cracovie, Jean-Paul II dialoguait à bâtons rompus avec les jeunes fidèles. Le pape François reprend volontiers la tradition. Tout sourire hier soir pour une allocution très informelle et hors programme. "N’ayez pas peur. N’ayez pas peur ! Le Seigneur nous montre l’exemple de jeunes courageux. Ils nous aident à aller de l’avant dans la vie ! Vous, faites votre devoir, faites du raffut toute la nuit. Et répandez la joie chrétienne…" N’ayez pas peur. Les mots du pape François dans un contexte qu’il décrit lui-même comme un contexte de guerre mondiale. Une guerre dont le prêtre français tué mardi n’est que l’une des très nombreuses victimes souligne le chef de l’église catholique.

Comme le montre francetvinfo.fr ce jeudi le souverain pontife, à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), s'est rendu aussi à Czestochowa pour prier devant une icône de la madone noire, attribuée, selon la légende, à saint Luc, particulièrement vénérée en Pologne et réputée miraculeuse. Il a ensuite présidé une messe en plein air à l'occasion du 1050e anniversaire du baptême de la Pologne, célébré cette année.

Au cours de celle-ci, le pape François est tombé, apparemment après avoir raté une marche, jeudi 28 avril à Czestochowa (Pologne), mais s'est relevé aussitôt, aidé par les prêtres qui l'accompagnaient. Il a immédiatement poursuivi son chemin pour monter à l'autel dressé devant le sanctuaire marial de Jasna Gora.

Devant une foule de quelques centaines de milliers de personnes, composée essentiellement de Polonais, le pape, serein et paraissant en bonne forme, le visage reposé, a prononcé une homélie sur les vertus de la Vierge Marie, invitant les croyants à "aller au-delà des torts et des blessures du passé et de créer la communion pour tous".

Le pape François bouscule les conservateurs et leur politique migratoire, tout en réaffirmant les positions de l'Église sur la défense de la famille et la protection de la vie "de la conception à la mort naturelle", autrement dit en proscrivant l'avortement et l'euthanasie, mais il n’a pas peur de dire aux jeunes d’avancer et de ne pas avoir peur, car ils doivent être des porteurs de joie, tout en demandant aux Polonais de créer la communion pour tous. Le message du pape sera-t-il porteur, sans doute s’il répond aux attentes de la population polonaise et s’il réveille les jeunes catholiques de leur torpeur pour que les JMJ ne soient pas un Woodstock catholique de plus.

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Publié le 27 Juillet 2016

Le monde est en guerre, mais pas de religion

L’EXPRESS.fr, francetvinfo.fr, LePoint.fr, L’OBS et LeMonde.fr nous montrent dans leurs articles que François Hollande a rencontré ce mercredi 27 juillet 2016 dans la matinée à l'Élysée les représentants des cultes, avant de réunir un cinquième Conseil de Défense. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a suggéré "une certaine réforme dans les institutions" de l'islam. "Il y a un contresens des valeurs. Nous avons espéré que dans l'avenir, ce serait l'heure pour les musulmans de prendre conscience de ce qui ne va pas dans cette vision mondiale de l'islam et que les musulmans de France soient à l'initiative... à l'initiative d'une formation de nos religieux beaucoup plus attentive, et que de ce fait, un sentiment aussi d'une certaine réforme dans nos institutions soit à l'ordre du jour" a affirmé Dalil Boubakeur, sur le perron de l'Elysée à l'issue d'une rencontre entre François Hollande et la conférence des représentants des cultes. Aux côtés des autres représentants des cultes, il a aussi réclamé une sécurité renforcée dans les lieux de culte de l'Hexagone.

Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, dont le diocèse est celui de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, où a eu lieu l'attaque, mardi, a indiqué sur France Info que l'église catholique demande à "vivre en paix", mais ne réclame pas "de protection spéciale". Il va ainsi à l'encontre des conclusions de la réunion des représentants des cultes, ce mercredi matin, à l'Elysée. Dalil Boubakeur, leur porte-parole, avait demandé "une plus grande attention" des services de police dans les lieux de cultes.

Le chef de l'État assistera à 18h15 à la messe célébrée en hommage au prêtre assassiné et les blessés de l'attentat, à Notre-Dame-de-Paris. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, présidera cette messe. De nombreuses autres personnalités politiques sont également attendues. Outre François Hollande, de nombreuses personnalités politiques sont attendues à Notre-Dame. Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault et Najat Vallaud-Belkacem seront notamment présents. Les anciens chefs de l'État Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy seront également là, tout comme le président du MoDem, François Bayrou, et le vice-président du Front national, Florian Philippot.

Dans une cathédrale Notre-Dame bondée, les fidèles, retardataires, continuaient d'affluer. L'archevêque de Paris a réitéré son appel à la paix : "L'espérance à un projet : le projet de rassembler l'humanité en un seul peuple" (...) "c'est cette espérance qui nous permet de ne pas succomber à la haine quand nous sommes dans la tourmente." la messe en hommage au père Hamel, assassiné mardi, s'est terminée sous les applaudissements des fidèles, lorsque l'archevêque de Paris et François Hollande ont remonté l'allée pour sortir de la cathédrale.

"56 événements" prévus cet été sont a sécuriser par les forces de sécurité publique, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Après l'appel du gouvernement aux réservistes, "2500 Français ont manifesté leur intérêt", a-t-il aussi affirmé. La mobilisation de cet été regroupe "plus de 70 forces mobiles sur le territoire" indique-t-il, en évoquant "23 500 policiers, gendarmes, militaires, réservistes mobilisés". "Nous ne pouvons pas sortir de l'État de droit pour protéger l'État de droit", a aussi affirmé ce mercredi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve au sortir du Conseil des ministres alors que l'opposition réclame des mesures d'exception pour lutter contre le terrorisme.

Le grand imam de la mosquée Al-Azhar au Caire, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite, a qualifié de "barbare" le meurtre du curé dans son église en France, revendiqué par le groupe djihadiste État islamique. Les deux hommes qui ont attaqué mardi l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray et égorgé le prêtre octogénaire qui y officiait "étaient dépourvus de toute humanité et des valeurs de l'islam", a déclaré le cheikh Ahmed el-Tayeb dans un communiqué d'Al-Azhar, l'institution qui comprend la mosquée et l'université du même nom, l'un des principaux centres d'enseignement de l'islam dans le monde. L'imam a aussi "renouvelé son appel à un effort commun pour combattre le cancer du terrorisme qui menace le monde entier".

Tandis que pour le pape François, "le monde est en guerre... parce qu'il a perdu la paix", a-t-il déclaré ce mercredi à bord de l'avion qui l'amenait en Pologne. Mais, "quand je parle de guerre, je parle d'une guerre d'intérêts, d'argent, de ressources, pas de religions. Toutes les religions veulent la paix, ce sont les autres qui veulent la guerre", a poursuivi le pape, qui entame une visite de cinq jours en Pologne à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse. Le pape a aussi évoqué le père Hamel : "un saint prêtre. C'est une personne tuée. Mais combien de Chrétiens d'innocents d'enfants..." "Je remercie ceux qui m'ont appelé hier spécialement le Président Hollande qui a voulu me téléphoner comme un frère".

Heureusement même s’ils sont "sidérés", les croyants ont exprimé leur compassion et leur volonté d'éviter le piège de la division entre les communautés religieuses, au lendemain de l'attentat dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

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